Introduction
Introduction
p. 9-14
Texte intégral
1L’œuvre de Sylvie Germain, ses romans en particulier, ne cessent d’ouvrir au mystère et à l’infini sous toutes ses formes, d’explorer notre monde – que les esprits rationnels tendent à limiter, répertorier et expliquer –, de façon à nous faire parcourir toutes sortes de chemins extraordinaires et à mettre en évidence d’étranges manifestations. C’est sur cet « inexpliqué » aux multiples visages, étrange, fantastique ou merveilleux, dont foisonne son univers et qui nous requiert et nous happe si fort, que s’est penché le colloque qui s’est tenu en octobre 2012 et dont voici les actes. Réunis à l’abbaye d’Ardenne autour de la magicienne du verbe, douze de ses fervents lecteurs au regard aigu et armés de leur point de vue spécifique se sont appliqués à éclairer une facette particulière de ce si riche et si singulier univers de mots, à tracer quelques voies d’accès, poser des jalons, esquisser des aperçus, et formuler diverses problématiques à partir du programme proposé, fondamental et inépuisable : « L’inexpliqué dans l’œuvre de Sylvie Germain : mystère, fantastique, merveilleux… ».
2Tous les lecteurs de Sylvie Germain savent à quel point cette question du mystère et de l’inexpliqué est au cœur de son écriture et des mondes qu’elle explore. Qu’on songe déjà aux oxymores et apories que nous proposent des titres tels que Opéra muet ou Couleurs de l’Invisible, ou à ce que nous invite à considérer ceux d’Immensités, d’Inaperçu, de Hors champ ou des Échos du silence… C’est en cela que son œuvre est de nature profondément poétique, même si l’écrivain s’est toujours défendu d’être poète. Car « les artistes, et par excellence les poètes, sont des messagers de la beauté dont ils tentent de transcrire, en mots, en formes, en couleurs, en sons, les mystérieuses inflexions comme les mystiques le font du souffle de l’Esprit » (ST, 58). Sylvie Germain, formée à la philosophie et ouverte à la mystique, n’a cessé de s’interroger sur les mystères de la vie et de l’être, et dans les essais rassemblés dans Songes du temps par exemple, elle aborde les champs ouverts par les notions de rêve et de songe, de la Nuit et du Jour, de la Licorne ou de la beauté, ou encore de l’Esprit Saint, « flux d’énergie et de lumière en effusion continuelle » (71). Dans Rendez-vous nomades, elle reprend les questions auxquelles se confronte tout enfant :
D’où est-ce que je viens ? Pourquoi suis-je en ce monde ? Pourquoi suis-je « moi » plutôt qu’un autre ? C’est quoi, la mort ? Qu’appelle-t-on Dieu ? (RV, 19)
3Toute son œuvre romanesque est pétrie de fantastique et de merveilleux, d’inexpliqué. Le fantastique, c’est ce qui fait vaciller toutes les frontières de la réalité et de la raison, qui fait se mêler à notre perception la pensée d’une intervention d’un au-delà, ce qui provoque l’inquiétude, la surprise et nous place devant une évidence qu’on ne peut expliquer. Quant au merveilleux, c’est le champ de l’au-delà, de nos contes de fées, sans cesse réensemencé pour notre plus grand plaisir, celui de notre croyance en un monde où interviennent tout naturellement les êtres les plus surprenants et qui se font nos alliés ou se révèlent nos adversaires. Et puis, il y a le mystère, qu’aucune interprétation ne dissipe, contrairement à l’énigme.
4Tous les romans de Sylvie Germain ouvrent au mystère des êtres, de leurs destinées, de leurs rêves et de leurs visions, de leurs relations et de leurs échanges. Et c’est en me rendant compte que, bien des fois, je me heurtais à des événements surprenants et déroutants, que je butais contre certains passages qui me résistaient, que je ne parvenais pas à expliquer et que même je n’étais jamais sûr de comprendre, que je me suis trouvé mis sur la piste de la théorie de la crypte et du fantôme1 qui s’est révélée pour moi la clé essentielle de bien des passages ouvrant au mystérieux de la destinée ou du comportement de certains personnages.
5Et puis, son temps romanesque se trouve toujours ensemencé par ce que les Grecs appelaient le kairos, ces moments trouant le temps et ouvrant le fil de la vie sur une autre perception de l’univers ou d’un événement apparemment banal, ou encore concernant soi, son existence. Parfois, c’est toute une vie qui se met alors à basculer, ou que s’opère une révélation de ce qu’on ignorait porter en soi.
6L’écriture de Sylvie Germain est toujours à l’écoute des voix, des signes et des songes venus d’on ne sait où. « Comme si un coup de vent s’était engouffré dans un livre, troussant les pages, secouant les phrases, sifflant entre les mots, et finalement arrachant les lettres pour les jeter en plein ciel, d’étranges signes se meuvent dans les airs » (ST, 87). Une telle phrase évoque son écoute particulière du monde et son écriture appliquée à déchiffrer des signes qui viennent à elle, tout en parlant de l’effet que sa lecture produit en nous. Car c’est à chacun de ses lecteurs que revient le soin de s’approprier et de laisser agir en soi les signes d’une œuvre si personnelle, si riche, si pleine de mystère, des signes qui l’interrogent et le prennent à partie. Cet ouvrage espère lui permettre de prolonger son expérience de lecteur en jetant quelques torches dans l’inexpliqué de leurs abîmes et de leurs espaces infinis, en indiquant quelques pistes.
7Ajoutons encore que cet univers singulier de Sylvie Germain parle à sa façon de notre monde et s’avère extraordinairement moderne tout en se situant dans ses marges, d’une modernité qui ne cesse d’interroger nos existences et nos identités, ouvrant des voies là où les sphères et les discours si envahissants du politique et de l’économique n’ont pas d’accès ou sont incompétents et aveugles. Qu’il concerne la chair de nos vies, à l’écart du monde du pouvoir et de l’argent qui voudrait dicter ses lois, fissurant de toutes parts la conception et la vision d’un monde borné.
8C’est à l’occasion du dépôt des archives littéraires de Sylvie Germain auprès de l’Institut Mémoires de l’édition contemporaine (IMEC) que ce colloque a eu lieu2. Il n’a pas été facile de la déterminer à franchir ce pas, car elle n’a gardé ni brouillons, ni manuscrits de ses œuvres. Mais la notion d’archives ne se limite pas à eux, et désormais les lecteurs et les chercheurs auront un lieu qui saura les accueillir et où vont continuer à se déposer divers documents concernant son œuvre et l’éclairant.
9Venons-en maintenant au beau bouquet d’études que rassemble cet ouvrage, dont chacune explore et expose une voie d’accès particulière à « l’inexpliqué dans l’œuvre de Sylvie Germain ». Il s’ouvre avec la contribution de Marie-Hélène Boblet montrant que les histoires de cette conteuse exceptionnelle se caractérisent par leur « merveilleux spirituel », et que leur façon d’aborder et d’explorer l’inaperçu de la vie et ses mystères l’apparente à Barbey d’Aurevilly, tous deux mettant en évidence des liens entre le naturel et le surnaturel et ouvrant à l’invisible, à la compréhension d’un impensé en marge des voies de l’intelligence. À sa suite, Isabelle Dotan constate qu’en fait, dans les romans de Sylvie Germain, coexistent deux sortes d’émerveillements : d’une part ceux qui, d’une « merveilleuse simplicité », procurent des moments de plaisir suscité par les sens (visuels, olfactifs, etc.), instants de communion avec le monde ; et d’autre part, plus rares et plus profonds, plus intimes aussi, des états de grâce qui prennent la forme d’extases ou de ravissements, qui sont les signes d’un accomplissement de soi en harmonie avec le monde conduisant à percevoir l’infini.
10Pour sa part, considérant l’ensemble des romans de Sylvie Germain et les questions qui les déterminent en profondeur, les thèmes directeurs qui sont à l’œuvre dans chacun d’eux, leur façon de « réenchanter le monde », Bénédicte Lanot propose de reconsidérer la notion de cycles. C’est ainsi qu’elle estime que Magnus vient clore la première quête ouverte avec la saga formée par Le Livre des Nuits et Nuit-d’Ambre, vaste ensemble mettant d’abord en scène des mondes archaïques et des formes de violence barbare, voire sacrificielle, et se poursuivant dans un renversement désignant le vide comme lieu de la Présence, jusqu’à l’initiation au silence et à l’écoute due à frère Jean. Après quoi, L’Inaperçu et Hors champ exposent différentes formes de présence au monde qui demeurent invisibles pour la plupart des personnes, et différentes formes d’aveuglement et de surdité à « l’éminente dignité de l’homme ».
11À sa suite et de façon singulière, Maryk Le Hène interroge l’expérience particulière qu’a le lecteur de Sylvie Germain de se sentir embarqué dans une aventure à nulle autre pareille, qui peut le mener vers des horizons inattendus, étranges et mystérieux. Elle se concentre en particulier sur la question de l’incarnation, du mystère de la vie, de la naissance, de l’identité, du mystère de l’existence ainsi que celui des personnages, pour en arriver à la magie du langage et à sa parenté avec l’existence, tant le lecteur de Sylvie Germain peut sentir combien « le verbe s’est fait chair ».
12De son côté Anne Gourio, après avoir souligné combien l’œuvre est hantée par les origines et l’immémorial, montre comment sa langue s’efforce de mettre au jour un sens caché et occulte du monde, dans le sillage du Liber mundi de Paracelse. Sauf que, pour Sylvie Germain, ce livre du monde n’est perçu qu’en lambeaux, ce qui l’engage dans une herméneutique des éléments qui se révèle une voie d’accès à l’inconnu. Ainsi le tombeau que constituent ses « Variations sibériennes » s’inscrit-il dans un silence qui correspond à l’absence de l’être disparu, à la perte, et au vide du Moi, ce qui creuse la place de la substantialité du monde et conduit à une refondation du langage en vue d’éclairer les ténèbres. Le Moi se met à l’écoute d’un langage de l’élémentaire et développe toute « une rêverie sur le corps-monde » qui porte la présence des disparus. Et cette forme de retour à l’origine permet d’accéder à un merveilleux et au rêve.
13Après ces diverses perspectives d’ensemble prennent place trois études qui interrogent la place singulière de cette œuvre et de son monde dans l’immense domaine de la littérature, où se profilent des affinités et des familles d’esprit. Tout d’abord, Laurent Demanze attire notre attention sur une des particularités du fantastique de Sylvie Germain, qui s’inscrit dans une lignée qui irait de Flaubert à Patrick Modiano, celle d’un « fantastique de bibliothèque » constitué et alimenté par des réminiscences de livres et de savoirs les plus variées. Ainsi son essai Les Personnages s’abreuve-t-il aux sources d’un fantastique où s’agitent des figures spectrales, ce qui fait d’eux une sorte d’« essai-fiction ». Et la romancière, réceptacle de tant de récits écrits ou oraux où se mélangent des sources lointaines ou proches, personnelles et anonymes, encryptées en elle, transmue cette mémoire de bibliothèque en une germination sourde qui fait lever une écriture hantée par toutes sortes de fantômes du passé lointain ou proche, pour créer sa propre poétique de l’immémorial.
14C’est une autre facette de l’imaginaire de Sylvie Germain que met en évidence Alain Goulet en montrant combien sa vision du monde semble apparentée à celle de Victor Hugo, en particulier à celle qu’il expose longuement dans « Ce que dit la bouche d’ombre » à la fin des Contemplations, où le poète dévoile toute une philosophie de l’unité cosmique, avec son échelle des êtres allant du grain de poussière à Dieu, de la nuit obscure à la lumière éblouissante, avec une commune attention des deux écrivains portée aux animaux et aux arbres, et à toutes les merveilles de la vie. Et leurs univers se trouvent baignés dans une semblable aura de mystère et de sacré, tandis que la pente de leurs rêveries peut conduire à d’insondables abîmes.
15Après quoi Toby Garfitt souligne les multiples façons qu’a l’écrivain d’attirer notre attention sur des points de tangence, de contact, entre les univers. Ainsi en va-t-il de la frontière entre la vie et la mort, entre le monde de l’errance terrestre et celui de la grâce divine, entre la misère du corps et l’ouverture sur l’infini, l’éternité et la transcendance. Ces points de tangence sont toujours lieux de métamorphose, de passage dans un autre ordre et un autre monde, et c’est pourquoi ils aiguisent le regard de certains peintres comme Sylvie Germain l’a bien montré pour différents tableaux, en particulier Le Songe de Constantin de Piero della Francesca.
16En définitive, tous les mondes romanesques présentés par Sylvie Germain s’ouvrent à leurs façons sur un au-delà du visible, un hors-champ et un hors-temps. Ainsi Milène Moris-Stefkovic s’est-elle attachée à scruter la notion et les effets du « hors-champ » dans ses romans en soulignant leur parenté avec les films et les techniques cinématographiques, et plus particulièrement en analysant son art d’évoquer « le mystère qui gît dans la perception » ; ce qui conduit à une réflexion sur les différentes façons de se sentir hors-champ dans la société et, au-delà, à une véritable « métaphysique du latent ».
17Valérie Michelet s’est penchée plus particulièrement sur la « fiction critique » que constitue Hors champ, roman ouvrant à de vastes réflexions sur notre société et invitant son lecteur à une « critique-fiction » par une fécondation des marges du récit, tout en proposant une fiction où se succèdent toutes sortes de phénomènes qui échappent à notre rationalité. Creusant cette question, elle note qu’Aurélien est un personnage cryptophore à l’existence improbable, « au conditionnel passé », et que sa famille se trouve elle aussi frappée de « décréation », renvoyant à l’histoire des massacres de Katyn comme à ceux de la Shoah. Ainsi cette « fiction critique » se mue-t-elle en roman métahistorique ; ce qui n’exclut pas d’autres lectures comme celle consistant à voir, dans l’histoire d’Aurélien, notre propre figure de lecteur.
18Après le hors-champ, le hors-temps sur lequel s’est penchée Évelyne Thoizet, plus précisément les moments d’éternité qui peuvent faire irruption dans la réalité et qui donnent lieu à un fantastique bien particulier, celui d’une étonnante immanence du réel. Ce hors-temps se distingue de celui qui prend place dans les marges du récit en ce qu’il surgit dans le temps vécu d’un personnage, dans une conscience, et qu’il constitue une rupture inexplicable par l’irruption fulgurante d’un instant extratemporel qui procure un sentiment d’éternité. De tels instants se présentent comme une saturation du réel hors de toute logique et de toute interprétation, ce qui est le cas en particulier des apparitions spectrales telles que celles d’un double, et ils manifestent la puissance fantastique du réel qui prend la forme d’un condensé surnaturel.
19C’est d’un point de vue très particulier que Mareike Wolf-Fédida, professeur de psychopathologie et psychanalyste, examine à son tour Hors champ, qu’elle estime constituer un document de choix pour tous les professionnels travaillant dans le domaine de la psychè humaine, comme elle l’avait déjà fait pour L’Enfant Méduse3. Cette fois, elle centre sa lecture sur la notion de « l’autre en soi », posant d’abord la question du statut du lecteur investi dans l’œuvre comme l’avait fait Valérie Michelet, de la façon dont sa lecture l’engage, le questionne et le modifie ; celle de diverses formes d’émoussement affectif rencontrées en psychiatrie ; de la disparition du lien avec l’autre constitutif de soi, du sentiment de présence et d’absence, d’identité personnelle. Cette fable pose aussi la question du secret de famille et du poids du transgénérationnel sur son propre destin, et de sa place dans sa propre famille.
20Toutes ces études conduisent à un « Entretien avec Sylvie Germain » qui, au cœur du colloque, s’est prêtée avec grâce et bonne humeur à l’épreuve de la « question ». Questions sur sa pratique des archives, ses modes d’écriture, les chemins qui la mènent à la fiction, pente naturelle de son imaginaire, et ceux qui la conduisent à l’essai, dans la poursuite de ses réflexions universitaires ; sur la façon dont ses œuvres se succèdent, ou sur l’influence des commentaires. Elle évoque aussi la façon dont son père a pu ensemencer son imaginaire et la conduire à sa vocation d’écrivain ; sa passion des mots dès l’enfance ; son sens du merveilleux dans la vie quotidienne, et tant d’autres choses qu’on a plaisir à découvrir et dont on peut se régaler… Bref, c’est toujours une joie très particulière que de s’entretenir avec Sylvie Germain, si généreuse et à l’intelligence si vive.
21La bibliographie qui suit s’est efforcée d’être aussi complète que possible concernant les écrits publiés de Sylvie Germain, sans pouvoir prétendre à l’exhaustivité, tant l’écrivain est amené à écrire toutes sortes de choses qui la requièrent et à répondre à diverses sollicitations sans jamais se préoccuper d’en tenir un registre, d’où l’humble travail infini et imparfait que représente cette bibliographie.
22Ce volume constitue une nouvelle halte dans le cours et la progression des œuvres de Sylvie Germain. Un nouveau roman d’elle a vu le jour depuis le colloque : Petites Scènes capitales, et tant d’articles divers, dont ses « tribunes » du journal Sud-Ouest, ainsi que « Vents du sacré » écrit pour un ouvrage du photographe Ferrante Ferranti, attaché à l’iconographie et à l’expression du sacré. Comme on le voit, l’écrivain continue à semer à tous vents, et le vent souffle où il veut ! Puisse ce monument consacré à son œuvre servir à sa lecture et à sa reconnaissance.
Notes de bas de page
1Voir Alain Goulet, Sylvie Germain : œuvre romanesque. Un monde de cryptes et de fantômes, Paris, L’Harmattan (Critiques littéraires), 2006, p. 27-31.
2Ce colloque « L’inexpliqué dans l’œuvre de Sylvie Germain : mystère, fantastique, merveilleux » (18-19 octobre 2012) a eu lieu grâce à Albert Dichy, directeur littéraire de l’IMEC, qui m’a aidé à le concevoir et le préparer, et à l’IMEC qui en a permis la réalisation, en collaboration avec l’université de Caen et son centre de recherche LASLAR.
3Voir Mareike Wolf-Fédida, « Sylvie Germain psychothérapeute : le mandat inconscient », in L’Univers de Sylvie Germain, Alain Goulet (dir.), Caen, Presses universitaires de Caen, 2008, p. 296-302.
Auteur
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Alain Goulet
Université de Caen Basse-Normandie
Alain Goulet, professeur émérite de l’université de Caen Basse-Normandie, est l’auteur de nombreuses études sur l’œuvre d’André Gide, notamment : Fiction et Vie sociale dans l’œuvre d’André Gide, Paris, Minard, 1986 ; André Gide : écrire pour vivre, Paris, J. Corti, 2002 ; le cédérom Édition génétique des “Caves du Vatican”, Sheffield – Paris, Université de Sheffield – Gallimard, 2001. Il a participé à la nouvelle édition d’André Gide, Romans et récits. Œuvres lyriques et dramatiques, Paris, Gallimard (Pléiade), 2 volumes, 2009. Ses autres publications portent essentiellement sur Robbe-Grillet, Sarraute, Duras, Perec, Modiano, et Sylvie Germain (Sylvie Germain : œuvre romanesque. Un monde de cryptes et de fantômes, Paris, L’Harmattan, 2006 ; L’Univers de Sylvie Germain, Caen, Presses universitaires de Caen, 2008). Il est aussi l’auteur d’une chronique romanesque : La Vie d’une femme à des messieurs sans compréhension, MJW Fédition, 2011, et membre de l’académie des sciences, arts et belles-lettres de Caen.
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