Perlustrazioni confinarie e sfaccettature identitarie nella narrativa di Nelida Milani e di Sebastiano Vassalli
p. 77-96
Résumés
Résumé en italien
In Nelida Milani-Kruljac, la rappresentazione del binomio identità-frontiera è dapprima collegata al flusso memoriale che fa risorgere l’universo domestico e comunitario precedente il frangente del sopruso politico inferto dal regime di Tito che determinò le vicende dell’esilio. La valigia di cartone palesa per un verso come gli italiani d’Istria siano mossi da un tropismo elegiaco verso l’epoca idilliaca della gioventù e per l’altro come la consapevolezza di un’identità bifrons in bilico fra la cultura italiana e quella croata induca il bisogno impellente di una catarsi tramite la letteratura. L’identità dei personaggi sembra dunque costruenda perché viene confrontata alla mutevolezza delle frontiere politiche, sociali e metafisiche.
Nell’universo di Sebastiano Vassalli, il profilo identitario scaturisce dalle traiettorie diegetiche in cui giovani personaggi vengono confrontati a frontiere che rispecchiano complessità e ambivalenza, poiché significano innanzitutto il bisogno di un limite strutturante e di una sublimazione di sé, onde svincolarsi da un mondo squallido in cui dilagano biechi figuri adescati dal mero tornaconto e dal potere. Comunque, certi racconti, come Comprare il sole, mettono in scena personaggi ignavi e vili, amorali ed edonisti, incapaci di scandagliare la coscienza e indifferenti alla vita sociale, perché non riconoscono nessuna frontiera né intrinseca, né estrinseca. L’assenza di solidarietà intergenerazionale e di credenza in valori etici e spirituali lascia trapelare l’accidia di un’epoca e il baratro identitario di individui gregari in balia dell’alienazione.
Résumé en français
Le concept de frontière revêt un aspect éminemment polysémique, même si étymologiquement il renvoie à la confrontation et à l’antagonisme face à l’ennemi. En effet, il induit aussi l’idée d’adjacence, de contiguïté avec le finis, d’espace interstitiel qui sépare et fait communiquer deux entités géographiques, culturelles voire ethnolinguistiques et bien sûr étatiques. Dans la littérature italienne, nous trouvons la notion de frontière d’abord comme ligne de démarcation entre le nous et les autres, limes bien perceptible chez Pétrarque, puis comme passage ou seuil initiatique, comme limen fatidique qui pose la question fondamentale sur l’identité : qui sommes-nous, d’où venons-nous et où allons-nous ? De là, découle la frontière existentielle qui laisse poindre l’aspect ontologique et même eschatologique de l’identité. La frontière, enfin, a trait au processus scriptural, à la réécriture qui interprète et dilate l’appréhension des limites imposées et véhiculées que le texte décante et sublime. Nous nous pencherons sur les œuvres de Nelida Milani-Kruljac et de Sebastiano Vassalli qui offrent une vision complémentaire de la problématique de la frontière, étant donné que la première retrace le drame de l’exil d’Istrie ainsi que ses séquelles, tandis que la seconde brosse le portrait de personnages à l’identité ondoyante plongés dans un Piémont confronté à des métamorphoses anthropologiques. Nelida Milani-Kruljac figure parmi les représentants les plus emblématiques des écrivains de langue italienne résidant en Istrie ; sa représentation du binôme identité-frontière est liée tout d’abord au flux mémoriel qui fait resurgir l’univers domestique et communautaire antérieur à la période cruciale de l’oppression politique du régime de Tito qui entraîna les vicissitudes de l’exil. La valigia di cartone montre d’une part comment les Italiens d’Istrie sont mus par un tropisme élégiaque vers l’époque idyllique de la jeunesse et de l’autre comment la prise de conscience d’une identité bifrons oscillant entre la culture italienne et la culture croate induit le besoin incoercible d’un exutoire grâce à la littérature. L’identité des personnages semble donc en devenir parce qu’elle est confrontée à la mouvance des frontières politiques, sociales et métaphysiques. Dans le corpus de Sebastiano Vassalli, nous procéderons à l’analyse de Comprare il sole, L’oro del mondo et Cuore di Pietra. Dans ces trois romans, les concepts d’identité et de frontière comportent des aspects protéiformes qui apparaîtront à travers l’axiologie des personnages. Dans l’univers romanesque de Sebastiano Vassalli, le profil identitaire découle de trajectoires diégétiques dans lesquelles de jeunes personnages sont confrontés à des frontières qui révèlent leur complexité et leur ambivalence, puisqu’elles signifient tout d’abord le besoin d’une limite structurante et d’une sublimation de soi, afin de s’affranchir d’un monde sordide où pullulent de sinistres sires mus par l’appât du lucre et du pouvoir. En revanche, certains récits, comme Comprare il sole, mettent en scène des personnages veules et vils, amoraux et hédonistes, incapables de se livrer à l’introspection et indifférents à la vie sociale, parce qu’ils ne reconnaissent aucune frontière ni extrinsèque ni intrinsèque. L’absence de solidarité intergénérationnelle et de croyance en des valeurs éthiques ou spirituelles reflète l’acédie d’une époque et la béance identitaire d’individus grégaires qui se complaisent dans leur aliénation. Les divergences diégétiques entre les deux corpus n’occultent pas leur pertinence, eu égard aux concepts d’identité et de frontière. Chez Milani, il se dessine très nettement une identité qui est forgée par le legs culturel et moral des Istriens italophones, ce qui implique que la frontière s’identifie avec la césure correspondant à l’annexion à la Yougoslavie en 1945 et avec la croatisation après 1990. L’identité bifrons se manifeste d’emblée à travers l’héroïne qui se sent écartelée entre deux cultures, puis par le biais d’autres personnages dont l’amnésie et l’opportunisme favorisent l’acceptation à part entière de la citoyenneté croate. Autrement dit, l’on remarque une autre frontière séparant les membres d’une communauté italienne qui n’est pas unanime face à son positionnement face à l’identité originelle et face à l’identité d’adoption. Chez Vassalli, en revanche, le profil identitaire relève d’abord de personnages appartenant au Bildungsroman qui sont en quête de frontières spatiales et comportementales qui puissent les soustraire à la vulgarité et au conformisme ambiants. Cela dit, l’on rencontre également de sinistres individus conjuguant leur pusillanimité aux pires avatars de la société capitaliste, à tel point qu’ils ignorent la caducité de leurs idoles, étant à la merci d’une identité insaisissable et béante. Dans ces deux corpus, il se dégage de manière patente une aspiration à une frontière mémorielle et à un chronotope qui serve d’antidote aux turpitudes de l’Histoire, tant à l’époque fasciste, que dans l’après-guerre, jusqu’à une époque récente. En dépit de leurs modalités narratives particulières, l’on perçoit dans ces récits la frontière existentielle comme mystère ineffable de l’être en devenir.
Entrées d’index
Texte intégral
1Il concetto di identità come consapevolezza del proprio essere e del proprio esistere è intrecciato con quello di confine ovvero di frontiera, dato che la nostra quiddità umana dipende dai vincoli trascendentali del tempo e dello spazio.
2Come ha sottolineato Régis Debray nell’agile e acuto saggio Éloge des frontières1, gli antichi avevano illustrato nei miti e nella letteratura il viaggio come ricerca indefessa dell’identità e della frontiera, mentre per i nostri contemporanei sembra piuttosto in auge un’infatuazione per l’ubiquità propiziata dalla tecnologia pervasiva, ubiquità che riesce poi illusoria. Difatti, ogni processo di deterritorializzazione va di pari passo con una contromossa di riterritorializzazione perché la frontiera va considerata una tappa necessaria, una dialettica tra identità e alterità.
3Etimologicamente, il vocabolo di frontiera rimanda allo schieramento bellico, all’antagonismo con il nemico posto di fronte, mentre il sostantivo confine rimanda all’adiacenza, alla contiguità con il finis, allo spazio interstiziale che separa due entità geografiche, culturali, etnolinguistiche…
4Si evince da queste prime considerazioni che l’idea di confine/frontiera assume un carattere polisemico se non anfibologico su cui val la pena far mente locale:
- La linea di demarcazione tra il noi e gli altri (vedasi Todorov), il crinale, lo spartiacque, il limes.
- Lo spazio interstiziale, l’identità in fieri ad esempio nel Bildungsroman.
- Il passaggio, la porta, il ponte, la mediazione, la soglia iniziatica, cioè il limen donde il quesito fondamentale sull’identità: chi siamo, da dove veniamo, dove andiamo?
- La frontiera esistenziale, il memento mori, il lato ontologico dell’identità, l’al di qua e l’al di là, lo Stige e l’Acheronte o il Lete.
- Il confine della rappresentazione letteraria, il di-scrivere per ri-scrivere, il processo scritturale come reinterpretazione della frontiera, l’intergenericità.
5Ci soffermeremo sulle opere di Nelida Milani-Kruljac e di Sebastiano Vassalli che offrono una visione complementare della problematica identitaria e confinaria, dato che la prima rievoca il dramma dell’esilio dall’Istria e i suoi strascichi, mentre il secondo tratteggia personaggi dall’identità ondivaga calati in un Piemonte confrontato a svolte epocali.
6Nelida Milani-Kruljac (Pola, 1939) va annoverata tra gli esponenti più emblematici della letteratura degli italiani residenti in Istria. La Valigia di cartone (1991) consta di due racconti, il primo omonimo rispetto al titolo, il secondo chiamato “Impercettibli passaggi”, in cui la figura dell’io narrante si focalizza o su uno sguardo retrospettivo o sullo scandaglio interiore. In ambedue comunque spicca il binomio identità-confine, ovvero un rapporto complesso, ondivago e sofferto degli esuli istriani rispetto alla terra natia, all’esilio o alla permanenza in luoghi metamorfizzati dal nuovo assetto politico e dal logorio del tempo.
7Nella prima vicenda, la protagonista Norma si sofferma sugli eventi essenziali della propria vita prima dell’esilio e dopo l’esilio. La vita nei dintorni di Pola pur non essendo improntata all’idillio, anzi, dato che le condizioni socioeconomiche determinano il disagio di fronte ai bisogni quotidiani, lascia trasparire spie identitarie quali il retaggio culturale insito nelle chiese e nei monumenti di stile veneziano e l’uso del dialetto istriano in famiglia. Vengono quindi evidenziati discrimini della costruzione identitaria analizzati da Carlo Tullio Altan2, cioè il topos e il logos. Potremmo precisare che la crescita identitaria del soggetto non può prescindere dall’uso di una lingua che stabilisce un nesso con l’ambiente circostante e con una comunità di cui fa parte. “Il fogoler”, la “stanzia”, il “freschin” suggellano nel lavorio memoriale momenti privilegiati o momenti fondatori, mitici, atti a strutturare la consapevolezza identitaria. In compenso, la seconda protagonista che vive in Istria presumibilmente negli anni 1980, considera di primo acchito più l’identità altrui che non la propria, magari per mettere in risalto una dimensione pluri-individuale e collettiva della questione che coinvolge pure le nuove generazioni. Luca, l’allievo curioso, rivolge alla maestra una domanda che lascia intuire che certe omissioni degli adulti non riescono a tacitare tale questione identitaria, nonostante il trascorrere degli anni e la capillarità del modello nazionale diffuso dalla scuola.
Maestra, a casa mi parlo crovato, a scola talian e in strada talian e crovato. Cossa son mi, talian o crovato3?
8Alla microstoria quasi felice o per lo meno ammantata di un alone di nostalgia subentra nella diegesi la cogenza della macrostoria che inferisce traumi contro cui solo il fatalismo offre una scappatoia. A questo punto, viene a galla la complessità semantica del concetto di confine che acquisisce significati vari e talvolta contrastanti e addirittura antinomici se facciamo mente locale all’assiologia del personaggio della maestra nel secondo racconto. Innanzitutto, il confine esprime lo steccato, la separazione imposta dalle potenze politiche a popoli conviventi. Poi, il confine si riferisce al trapasso epocale, allo iato cronologico tra il periodo precedente l’esilio e quello successivo. Il ritrovarsi nella comunità, il condividere il destino con i simili assurge a disacerbamento, sia pure labile, della nostalgia struggente che attanaglia l’individuo rimasto solo.
Stavamo sempre insieme, naufraghi sopravvissuti ad un naufragio, tristi e pensosi a meditare il segreto della nostra storia e il senso misterioso di quel confine, sentivamo il desiderio di riunirci, di stare vicini, di star seduti dietro lo stesso tavolo, di tenerci a contatto di gomito come a sentirci consolati e protetti dal numero, non dalla nostalgia che non ci abbandonava né di giorno né di notte4.
9In certi casi, la via di uscita dal tropismo della nostalgia alla stregua di un confine interiore che inibisce l’avvio verso la “normalità”, viene offerta dall’accettazione del fluire del quotidiano e dall’accettazione serena della morte, esito fatidico che accomuna tutti gli uomini al di là delle contingenze sociali ed esistenziali. Il confine assume anche la valenza di spazio della memoria, di riflusso memoriale allo scopo di creare un microcosmo intercluso, un cronotopo che da un lato rievoca un episodio felice dell’esistenza e dall’altro mantiene forse la persona in una dimensione regressiva che inibisce la progettualità, la facoltà di proiettarsi verso un futuro. Il mistero, il fascino, la grazia che infondono gli oggetti palesano una sintonia irripetibile tra l’essere e l’ambiente. Si sprigiona indubbiamente il senso di un totalità serena, per cui possiamo sottolineare che quest’identità appagata riveste un aspetto ontologico abbinato all’essere al mondo. Riesumando il ricordo di un momento beato dell’infanzia, la protagonista Norma appare per l’ultima volta nel primo racconto “la valigia di cartone” come a significare che non vi è nessuna possibilità di aggancio a una realtà presente se non squallida quanto meno insipida.
Eravamo tutti a letto, noi bambini, e ascoltavamo la musica dei catini, la sinfonia delle pignatte: clin clin faceva il secchio piccolo, clang clang cantava l’acqua del grande, pluc pluc scendeva la goccia nella caldiereta della polenta. Ci si addormentava in mezzo a quel concerto…5
10In “Impercettibili passaggi”, ricorre spesso il monologo interiore, per cui la protagonista cerca di conquistarsi uno spazio, varcando una specie di confine che la protegge dalle ingiunzioni subdole della vita quotidiana, mentre per gli anziani polesani considerati come un gruppo dall’identità alloglotta, ma primigenia rispetto alla città croatizzata, l’anelito per ricrearsi come un santuario riesce più difficoltoso. Intanto, si staglia il muro di cinta reale o immaginario che racchiude il nucleo urbano in cui si ritrovano i superstiti dell’italianità. Poi, subentra il confine psicologico che non combacia necessariamente con gli edifici e le vie visibili. Difatti, gli anziani cercano oltre le apparenze, la città autentica e l’anamnesi fa calare come un sipario diacronico, un palinsesto in cui possono immedesimarsi. Nel ricovero dei vecchi, la narratrice ravvisa un microcosmo generazionale con il quale l’idea di confine è equiparata a quella di confino. Confine perché gli anziani vengono tagliati fuori materialmente, tangibilmente dal tessuto urbano e confino perché vengono messi in tale spazio in modo pressoché coatto, senza via di uscita, da nuove generazioni che si sbarazzano di persone ritenute non solo ingombranti, ma anche depositarie di una memoria collettiva che non è più in auge in una prospettiva strumentale ed edonistica. In sostanza, in queste pagine aleggia una temperie di defraudamento identitario e esistenziale acuita sia dalla perdita di legame col territorio e sia soprattutto dalla consapevolezza che la propria gioventù e l’affiatamento con i familiari appartengono al passato remoto.
Credono di essere loro l’anima della città vera. […] toccano ogni giorno, passando per di là, il confine tra la vita e la morte, tra la forma e la dissoluzione, esiste una sola linea per entrare nella vita e per uscirne, quella è la loro; quest’altra città, rutilante di siporex, di pasta di vetro e di pietra di Pisino la ignorano, estraniata dal ruolo di segno6.
11Per la protagonista maestra, al confine legato alla diversità alloglotta e nazionale, coinvolgente i membri della sua comunità, si aggiunge il confine esistenziale che corrisponde alla latitanza di Ugo, l’uomo amato. Nella fattispecie, il confine simboleggia un ricordo traumatico che segna un divario tra il passato e il presente. Per la maestra, si manifesta comunque nel contempo un confine ovvero una frontiera che assolve un compito alternativo e perfino liberatorio. Ad intervenire come via transeunte di catarsi e di riscatto è la letteratura, vettrice di evasione e di scoperta di nuovi orizzonti. In tal modo, la frontiera dell’ignoto svincola il soggetto dal bozzolo del solipsismo perché ogni libro diventa un viatico verso la sublimazione dell’esistere.
Gli piacciono i luoghi ibridi, le zone di frontiera, linee incerte, gente aggrappata alle zattere7.
12La maestra rimane comunque in cerca di un refrigerio ancora più risolutivo per cui auspica di riparare in un chiesa invocando Dio, il che è difficile per via delle pregnanza di un paesaggio urbano e rurale che materializza il divario tra l’al di qua e l’al di là, tra un hic et nunc irto di difficoltà esistenziali, e una sponda insieme ubiqua e chimerica, vagheggiata più che reale riconducibile all’Italia letteraria.
Potessi claustrarmi in questa chiesa, essere una monaca, tagliare ogni radice con il sentimento e con la carne, liberarmene per sempre, come l’uccello del salmo volarmene sotto l’ala di Dio. Di qua si vede tutta la cittadina, immersa in una nebbia tremolante, il mare traversato in fondo da lame di foschia che creano una zona ambigua e smarrita sull’altra sponda, l’Italia amore letterario, a sinistra la strada muore nelle campagne gialle punteggiate di alberi e di case nuove. […] Esco. Dio, salvami dal buttarmi in macchina e correre da Ugo, supplicarlo. Oh, no, lui non può permettere che una persona si dilati oltre il confine che lui stesso le ha fissato8.
13Interessante comunque in Nelida Milani, la capacità di una raffigurazione variegata della questione identitaria e confinaria in quanto viene a galla un certo umorismo dal modo con cui compaiono e si delineano certi personaggi. Così, Ivo Gianni che offre un’identità cangiante e disinibita che va di pari passo con il carpe diem oppure con il bieco opportunismo.
Il suo maggior vantaggio è di non avere come tanti di noi una sola identità. Il suo è un fluido scorrere di coscienze posticce, lui è un vero maestro diplomato del nazionale e del sovranazionale, butta ogni dieci anni alle ortiche la sua bautta e cambia letteralmente nazionalità9.
14La narratrice insiste sul fatto che il caso di Ivo Gianni non è un’eccezione, per cui questo personaggio assurge a antonomasia di un contegno, di una forma mentis capillarmente diffusa che rappresenta magari una strategia vincente non solo per adeguarsi ai cambiamenti repentini della storia ma anche per non impegolarsi in rovelli incresciosi. L’umorismo si fa sarcasmo quando la narratrice non si risparmia una stroncatura lapidaria.
La cattedra del trasformismo è nata in Istria10.
15Nell’excipit de Una valigia di cartone, la narratrice rimane in pieno subbuglio pervasa da una pungente nostalgia o saudade come avrebbe detto Antonio Tabucchi cioè l’autorappresentazione di ciò che sarebbe potuto accadere se… Molto avvincente del resto è la descrizione di una saturazione sensoriale di tipo sinestico che palesa un essere sensibilissimo alla bellezza del mondo coadiuvata dall’uomo.
16Tuttavia, sembra attingere a una specie di atarassia ammettendo l’idea di porsi dei confini cioè dei limiti nel desiderare per non sperperare l’esistenza.
Ci si persuade tanto facilmente di ciò che si desidera e la speranza sconfina nella disperazione più dolorosa. Meglio riconciliarsi con l’esistenza, piegare la testa al limite di ciò che deve essere e così sia11.
17Se ci focalizziamo ora sul corpus di Sebastiano Vassalli, procederemo alla disamina di: Comprare il sole (2012), L’oro del mondo (2014) e Cuore di Pietra (1996). Vassalli, com’è noto, fu un seguace dello sperimentalismo della Neovanguardia, ma come ha sottolineato Giorgio Barberi Squarotti, il romanziere di Novara si contraddistingue per “la capacità straordinaria di evocare personaggi e luoghi, stagioni e fatti della vita e delle cronache di sempre, usando tutti i sottogeneri del romanzo, anche quello satirico, così poco amato dalla nostra letteratura12”. Nelle tre opere, i concetti di identità e di confine/frontiera assumono aspetti proteiformi che chiariremo con l’analisi degli spazi, delle isotopie narrative e dei personaggi. Intanto, approfondiremo il confine metafisico che appare in modo ricorrente ne L’oro del mondo e in Comprare il sole.
18Difatti, si riscontra ne L’oro del mondo sin dall’incipit il motivo della morte di uno dei personaggi. Nella fattispecie, si tratta dello zio Alvaro che fa le veci del padre per l’io narrante e perciò ricorre quale depositario di valori esemplari. Possiamo prospettare il concetto del confine facendo mente locale alle due fasi attorno alle quali viene imperniato l’incipit. Dapprima, il divario tra la città di Milano, metropoli congestionata e indaffarata, che simboleggia l’homo freneticus della civiltà capitalista, e il giovane protagonista per cui la scomparsa dello zio segna una svolta esistenziale e desta magari il bisogno di dialogare. Ora, dando la stura ad un umorismo mordace, Vassalli rappresenta lo squallore dell’ospedale e del personale sanitario che custodiscono la salma defunta rinvilita a mero oggetto verso il quale non si esprime né rispetto, né decenza; insomma, viene reificata quale un peso ingombrante di cui bisogna sbarazzarsi quanto prima.
19La seconda fase del racconto verte sulle esequie e sull’esilità e perfino l’aridità del lutto, visto che il protagonista Sebastiano e la signora Roberta, ex fidanzata del defunto, non riescono ad avviare un dialogo autentico. Sembrano avere assistito al funerale religioso pro forma senza un pizzico di consapevolezza metafisica e senza il minimo quesito escatologico. D’altra parte non vi è nemmeno il rispetto, nel significato etimologico, di sguardo a ritroso, di retrospettiva sulla vita di zio Alvaro. Non si manifesta nessuna simpatia, nessun compianto e nemmeno un lieto ricordo che onori la memoria di chi se n’è andato. La donna si limita a giustificare sé stessa per timore dei pettegolezzi, accomiatandosi per giunta frettolosamente dal narratore come per eludere questioni che non può o non vuole toccare anche perché il proprio nipote, perfetto esponente del giovane edonista, non vede l’ora di migrare verso lidi più in sintonia con il suo mondo. Insomma, siamo a mille miglia da un viatico vicendevole tra i conoscenti o parenti di zio Alvaro visto che il trapasso tra la morte e la vita non determina il bisogno di conoscenza e di meditazione sulla condizione umana. Prevale un’algida ignavia vieppiù stuzzicante per il lettore per via della stroncatura sarcastica di Vassalli.
20In altre parole, si delinea un confine stagno tra il mondo dei vivi e quello dei morti perché la civiltà moderna è tanto immanentista da considerare la morte quale un’oscenità da rimuovere.
Siamo arrivati alla strada provinciale. Sul bivio del cimitero, da dove noi venivamo, s’era fermata un’automobile e ne era uscito un giovanaccio di vent’anni, d’una ottantina di chili: uno di questi giovanacci del giorno d’oggi che sanno tutto e non valgono la carne che pesano13.
21In Comprare il sole, va notato innanzitutto che la cornice cittadina riesce saltuaria se non evanescente, dato che ci imbattiamo in luoghi dalla caratterizzazione scarna, senza una dovizia di particolari che infonda il senso del bello e dell’unico; la natura, poi, e il paesaggio vengono obliterati di modo che aleggia una temperie plumbea. Fra i luoghi in cui vengono calate le vicende comunque tocca notare la tabaccheria, l’agenzia di viaggi e i vari appartamenti ossia non luoghi dove si limitano a passare velocemente i personaggi dediti a relazioni “usa e getta” di tipo compulsivo. I rapporti umani difatti sono retti da impulsi egoistici e da interessi pragmatici in cui conta soltanto lo scopo a prescindere dai mezzi adoperati.
22Il confine lampante entro il quale soggiace Nadia Motta riguarda la supinità di fronte all’andazzo quotidiano e alla trivialità dilagante in una società contrassegnata peraltro dal tramonto delle utopie ideologiche nell’epoca del turbocapitalismo trionfante. Vige il mero tornaconto individuale mentre manca qualsiasi interesse collettivo o comunitario, prevale un’anomia introiettata da una protagonista priva di remore morali, per cui non esiste il confine tra il lecito e l’illecito, il decente e l’indecente, il male e il bene. Ignara di ogni limite, la nostra antieroina si sollazza in una poliandria strumentale, dato che i due amanti appagano a turno l’appagamento di un desiderio, abbinato o al lato “b” come babbeo o al lato “i” come intelligente. Non viene mai superato il confine della mediocrità nel significato più deteriore che non ha nulla da spartire con la mediocritas oraziana.
23Insomma, l’antieroina è confinata in un involucro unidimensionale e contingente avulso dal sia pur minimo anelito di apertura verso l’alterità e verso una nuova frontiera dell’essere. Inetta, Nadia Motta è un’irresponsabile autoreferenziale incapace di progettualità e negata alla trasmissione della vita e dei valori, ragione per cui rifiuta di avere figli. Non per caso la vediamo precipitarsi in una parabola di discesa agli inferi.
24Indubbiamente, la protagonista è succube del modello propinatole dalla madre “femminista storica” ed è vittima della latitanza del padre. Vassalli indugia sugli effetti devastanti di una pseudo educazione del “proibito proibire” in cui l’assenza di divieto strutturante determina l’illusione fallace della libertà, in quanto scorrazzano personaggi in preda a bramosie alienanti, trasformati in veri e propri burattini.
25Nella diegesi, appaiono per tre volte sogni che fanno scaturire la forma mentis della protagonista.
26Innanzitutto, in una prima fase narrativa consecutiva alla vincita colossale alla lotteria, poi dopo la scomparsa del denaro e infine nel momento della morte in seguito all’ingerimento di un’overdose di cocaina.
“Affrettatevi. Affrettatevi. Affrettatevi…” “Tutto è in svendita. Tutto è in svendita…” “Comprate oggi e incomincerete a pagare tra un anno. Tra due anni…” Nadia camminava con gli occhi spalancati e lo sguardo fisso. […] Poi il sogno era diventato più angoscioso, perché l’uomo-ragno, continuando a sorridere, aveva preso lo lancio per saltarle addosso. […] Pensava che il Signore dei Saldi e dei Soldi non poteva essere il mostro: l’uomo-ragno, che le aveva fatto paura nel suo vecchio sogno14.
27L’universo onirico in cui sprofonda la protagonista Nadia Motta potrebbe aprire un varco su un altro mondo possibile, sull’utopia e sull’ucronia di un’alterità. In realtà il confine superato si riduce a una visione autotelica e tautologica di una vita votata alla smania di acquisti. Semmai, potremmo ravvisare nella cosiddetta città metafisica del denaro la dismisura, l’hybris di una donna imbambolata che vagheggia un mondo asociale e disumano sul quale troneggia il signore dei soldi, specie di nume ovvero di idolo munifico elargitore di una felicità prettamente edonistica. Il possesso materiale che appaga Nadia Motta implica anche l’avvio di un annientamento nei confronti di un idolo che si tramuta in mostro. Al fascino incoercibile subentra un ribrezzo, ma dinanzi alla prospettiva di una fagocitazione, la protagonista non lascia tralepare nessun segno di ravvedimento. Anzi, spicca certo l’orrore, ma prevale soprattutto il fatalismo di fronte alla sopraffazione come se non fosse prospettabile una consapevolezza autenticamente metafisica e ancor meno trascendente. Insomma, il mondo onirico di Nadia Motta rimane al di qua del confine della conoscenza esaudendo una bramosia materialistica dai contorni teriomorfi.
28Il secondo momento si colloca dopo l’assunzione del “bonbon” insieme all’amante Alessandro in modo da smaltire lo sgomento dovuto alla perdita del denaro. Vassalli raffigura il viaggio psichedelico di Nadia Motta in cui appaiono di nuovo la città metafisica del denaro e il signore dei soldi. La reificazione e la mercificazione vanno di pari passo con l’insipienza e con la grettezza di una donna scialba che non sembra nemmeno paventare il proprio annientamento. Mediante l’analessi, la narrazione ribadisce il ripetersi di una situazione di stallo psicologico, di incapacità di travalicare il confine dell’alienazione edonista.
29Il “fissare il vuoto” definisce icasticamente l’assenza di prospettive, la mancanza di un’introspezione in grado di conferire sostanza al proprio esistere. Facendo il bilancio della propria vita e del lavoro, la protagonista elude le domande scottanti perché è mentalmente preclusa all’eventualità di un futuro diverso. Anzi, lo scacco subito, con lo smarrimento della vincita alla lotteria, non dà adito a nessuna consapevolezza circa il significato profondo della vita e della condizione umana improntata alla caducità e alla finitezza ineludibili. Tutto sommato, il futuro duplica un passato e il presente come essere al mondo viene accantonato, il che induce un senso di ciclicità soffocante scevro di palpito teleologico. Con ferocia, Vassalli ritrae sarcasticamente un personaggio che asserisce senza scomporsi che “i soldi sono Dio”:
Si era detta: “Dentro ai soldi ci siamo noi con le nostre vite, con i nostri amori e i nostri odii, con la nostra fortuna e la nostra sfortuna, con i nostri difetti e le nostre virtù” “Il denaro, in terra, è ciò che in cielo dovrebbe essere Dio. I soldi sono Dio15”.
30Nadia Motta rimane quindi impaniata entro i confini dell’ignavia, chiusa in un alveo che la conduce all’autodistruzione. Difatti, nell’ultima fase narrativa in cui compare il personaggio, siamo confrontati a un universo onirico già visto. Il denaro assurge a ultima ratio sia del mondo della vita sia del mondo della morte, poiché viene rimossa ogni prospettiva trascendente, come se il confine tra la vita e la morte fosse appannato presso esseri dediti alla trivialità.
31Va notato che Vassalli infrange il confine del genere romanzesco e l’immedesimazione del lettore nella vicenda narrata indulgendo a un’ironia metaletteraria. Vassalli sembra propugnare inoltre il confine della rappresentazione letteraria di fronte all’aporia dell’escatologia e di fronte all’ineffabile. Magari trattasi anche di un’autoderisione che assume sia la veste della reticenza, del non possumus, sia del distacco postmoderno improntato al pensiero debole come per sottolineare che la narrativa finzionale avrà qualche pregio, ma che esula da intenti apodittici.
Nelle favole, si sa, c’è sempre il lieto fine, dove tutti vissero felici e contenti. Anche nelle favole di oggi. E un lieto fine, a dire il vero, non poteva mancare nemmeno in questa favola così strana, almeno in apparenza, perché si conclude con la morte della protagonista16.
32Sia pure presentando differenze cospicue di indole rispetto a Nadia Motta, anche il deuteragonista Eros Ravasi, suo convivente casuale e improbabile, palesa da un lato uno sconfinamento nella volgarità e dall’altro l’assenza di qualsiasi consapevolezza di una frontiera in grado di far raggiungere altri valori, ideali e sentimenti edificanti. Alla stregua di Nadia Motta, Eros Ravasi si muove in spazi desacralizzati, soltanto funzionali e sprovvisti di ogni alone estetico, ovvero in una specie di non-luoghi intercambiabili. Pertanto si capisce la valenza antonomasica attribuita a siffatto personaggio da Sebastiano Vassalli. Difatti, egli funge da paradigma, da emblema di una società in cui pullulano gli uomini che condividono la stessa condizione di squallore morale più che materiale.
33Semi-analfabeta incallito di un’ignoranza abissale, smidollato e illuso, Ravasi potrebbe definirsi anche arizomatico in quanto ha reciso i legami sia con i genitori che con le generazioni passate di cui la storia e i libri raccolgono gli eventi e le testimonianze. Il padre, professore pensionato, incarna una cultura da lui aborrita, mentre la madre pare un peso ingombrante per la quale Ravasi non sente affetto al punto che alla morte di lei, lungi dal rispettare il lutto, pensa solo alla quota da ereditare. Individualista scervellato, il nostro personaggio assorbe i dettami subdoli della società dei consumi, come invischiato nei confini angusti della propria meschinità e nell’introiezione di un modello imperante “usa e getta”. Essendo dedito all’appagamento di piaceri volgari, Ravasi è inconsapevole della dignità umana e della dialettica di diritti e di doveri che ne costituisce il corollario. La grettezza e la viltà vengono palesate in modo dirompente con il tentato suicidio che assume la sembianza di una mossa avventata e grottesca da parte di un pusillanime velleitario. In questo caso, viene superato il confine dell’indecenza se badiamo alle modalità con cui Vassalli narra le reazioni degli altri personaggi.
Aveva continuato a ripetere quelle tre domande, più e più volte finché era stato colpito alla testa da una bottiglia di plastica piena d’acqua. L’altro moribondo che era con lui, nelle sua stessa stanza, era riuscito a tirargliela con le sue ultima forze. Era riuscito a gridare: “Liberatemi da questo cretino. Io non lo reggo17!”
34Viene anche trasgredito il tabù dell’incesto, quindi un altro confine che garantisce la vita sociale. Ma come abbiamo ribadito, Eros Ravasi è privo di qualsiasi scopo che conferisca alle sue azioni una dimensione di crescita collettiva. Insomma, egli è equiparabile ad un bamboccione immaturo dedito ad un regresso infantile dai contorni edipici poiché l’amante, madre dell’ex fidanzata, viene chiamata “mamma”. Il confine generazionale viene infranto e come per Nadia Motta la prospettiva della procreazione viene rifiutata. L’apice dell’indecenza viene comunque raggiunto alla fine della fabula nel momento in cui viene narrata la morte dell’ex fidanzata. Ravasi sembra ignorare il significato dell’ultima frontiera, il trapasso dalla vita alla morte come richiamo alla finitezza dell’essere umano e apertura su un’incognita metafisica e casomai trascendente. Anziché rispettare il lutto e esprimere compassione, a Ravasi premono i soldi della defunta, sicché nuovamente spuntano il cinismo e la cupidigia come orizzonte micragnoso del personaggio. “Il mondo postideologico e postindustriale” sembra costellato da tanti Eros Ravasi, un mondo, potremmo aggiungere, in coma spirituale.
35La tecnica narrativa acuisce l’impressione di frammentarietà e di inconsistenza del personaggio, visto dapprima come di straforo tramite il nomignolo affibbiatogli dall’amante e dall’amante dell’amante: “il babbeo”. I punti di sospensione come spia della reticenza e dell’implicito, le virgolette, le ripetizioni di termini pregnanti come ridondanza grottesca (“un grand’uomo”) mirano ad evidenziare l’ironia e addirittura il sarcasmo con cui Vassalli tratta le sue creature.
36Provvisto del lato “i” come intelligenza, il personaggio di Alessandro, cosiddetto intellettuale di sinistra, sembra in un primo tempo meno unilaterale degli altri perché si colloca al di sopra dei confini dell’incultura e dell’ignoranza. Confidente dell’amante Nadia Motta, affascinata dalla “freddezza di ragionamento” e dal “lato imprevedibile” del suo ex professore di filosofia, si atteggia altresì a gaudente disinibito e poligamo, a predatore di donne che quale un nuovo Don Giovanni le “pone in lista” in un catalogo di continue conquiste. Se da un lato Alessandro disquisisce dottamente circa il concetto di felicità per esempio cercando di far riflettere l’amante, si comporta come lei in modo amorale o immorale, perché neanche lui conosce il confine tra il lecito e l’illecito, il bene e il male. Spicca in lui il divario patente tra un certa acribia raziocinante e un comportamento cinico che ben poco si addice a un cultore della saggezza. Così, lucidissima è la sua definizione ossimorica dei “poveri ricchi” che si riferisce a coloro che pur nuotando nell’opulenza sono privi dell’essenziale come l’amore verso sé stessi, verso altrui, verso l’umanità e verso la vita come dono. Nel contempo, ridicola risulta la sua assuefazione alla cocaina per dimenticare una realtà ostica.
37Come per gli altri personaggi di Comprare il sole, la perizia narrativa di Vassalli, come confine interpretativo, si avvale del sarcasmo, per cui il lettore non si adagia nell’immedesimazione beota. Alla fine del racconto, Alessandro fa capolino a sprazzi tramite notizie fornite da Nadia Motta, sicché il personaggio viene rintuzzato quale un pupazzo in balia dell’amante chiamata Cerbero la quale esige il matrimonio, figli e igiene di vita. Insomma, si dilegua la sicumera dell’intellettuale di sinistra che ormai sta capitolando poco decorosamente di fronte all’odiata vita borghese.
38Rispetto alla Valigia di cartone di Nelida Milani, l’aspetto identitario risulta meno vistoso in Comprare il sole perché viene illustrato non subito, ma piuttosto alla fine della narrazione oppure in alcuni frangenti, spesso in modo implicito. Difatti, nessuno dei personaggi rivendica un’appartenenza consapevole a una cittadinanza, a un ideale, a una fede. Vige il pensiero debole del “post”, dalla “postfemminista” al “postmaschilista”, quindi nell’ambito della deliquescenza ideologica scarseggia una consapevolezza di sé come persona a tutti gli effetti e come membro di una comunità. Per via del confine dell’individualismo più sfrenato, la parvenza di felicità cui approdano i nostri antieroi nichilisti diventa mortifera. Indubbiamente, la caratteristica dei personaggi di questo romanzo è di possedere un’identità labile e ondivaga ovvero inafferrabile, spia di un mondo in cui non si crede più al telos della Storia perché a prevalere è una logica strumentale ed arraffatrice.
39Dopo questa perlustrazione di Comprare il sole, ci pare che i confini vadano intesi come limite e condizionamento di un personaggio non solo per via dell’assiologia che si evince dal dipanarsi delle vicende, ma anche per via degli strumenti discorsivi e enunciativi che costellano la narrazione. In certo qual modo, Vassalli innesca un processo di dissonanza cognitiva atto a stuzzicare il lettore.
40Il confine appare come spazio intercluso dai contorni di un locus amoenus in Cuore di pietra e ne L’oro del mondo. Il professor Annovazzi compare soprattutto nel capitolo 22 di Cuore di pietra. Per via di addentellati intratestuali con L’oro del mondo, può essere considerato un personaggio abbastanza emblematico della poetica ovvero della Weltanschauung di Vassalli. Difatti, Annovazzi va inserito nel novero dei meditabondi, ovvero di coloro che non sono dediti alla frenesia del possesso o della cupidigia. La vicenda che lo riguarda viene ambientata all’epoca dell’“uomo della Provvidenza” cioè in pieno fascismo, mentre la propaganda va esaltando la forza e la sopraffazione. L’identità collettiva propugnata dal fascismo cozza antinomicamente con l’identità personale di Annovazzi a cui preme serbare la libertà di pensiero e inserirsi armoniosamente nell’universo circostante. Un personaggio umile quindi che è consapevole della condizione umana, dei limiti trascendentali, ma che appunto per questo si mostra aperto ad essere ospitato in una realtà che lo travalica non per stritolarlo, bensì per collegarlo con il tutto. Annovazzi varca il confine della quotidianità e della pacchianeria dilagante al fine di solcare la pianura padana, come se questa rappresentasse un locus amoenus di connubio, di ritorno all’alma mater, di simbiosi squisita con le forze telluriche. Mediante un climax ascendente, il testo è improntato a un’impennata lirica che trasfigura la pianura e infonde l’idea di pancallismo, di estasi dell’essere al mondo come nella visione cromatica del crepuscolo e delle stelle. Paradossalmente, lo spazio come intercluso, ritagliato fra i campi proietta il personaggio in una dimensione sconfinata che se non dà adito alla trascendenza divina consente al professore di assaporare la propria esistenza quale un dono collegato a forze primordiali e a forze cosmiche. Tale sconfinatezza è foriera di un’atarassia che fa resistere il nostro viandante alle intrusioni dell’uomo della provvidenza. Alla coartazione politica imposta dal regime fa riscontro la pace interiore.
Si era innamorato della pianura: dei suoi boschi; dei suoi fiumi, dei suoi cieli, delle sue atmosfere rarefatte oppure splendenti, dell’energia sconosciuta che gli si rivelava nell’ordine della cose naturali e che gli entrava sotto la pelle come gioia di vivere… […] Il professore lo aveva seguito, all’inizio senza troppo entusiasmo e poi, a mano a mano che si allontanavano dalla città, con l’esatta sensazione di ritrovare qualcosa che già gli era appartenuta prima della nascita: il piacere di sentire pulsare la propria vita dentro una vita più grande, e di essere una parte piccolissima di un insieme, di cui non conosceva i confini18.
41Ne L’oro del mondo, si notano similitudini notevoli nella ricerca di spazi tagliati fuori dalla consuetudine e dalla civiltà, sebbene vada aggiunta la componente di romanzo di formazione. Difatti, il protagonista Sebastiano è un adolescente strapazzato dal padre e trascurato dalla madre, che viene educato da uno zio scapolo che fa le veci dei genitori latitanti. Nel prologo del romanzo viene messo subito in risalto il confine temporale anzi epocale che oppone il mestiere remoto dei cercatori d’oro ripristinato nel secondo dopoguerra alla metamorfosi antropologica dell’Italia, in procinto di diventare una potenza industriale e una civiltà urbana. Vassalli fa scoprire il volto ignoto dei fiumi padani e la smemoratezza di cui parla il testo significa la propensione all’oblio, alla rimozione dalla memoria collettiva di una specie di epopea interstiziale che la letteratura vuole restituire, trasfigurandola.
Sembrò anche scomparire il ricordo di un’epoca per certi aspetti sognata più che vissuta. Smemorata per scelta, povera per necessità. Fuori del tempo, come l’oro19.
42Il confine si presenta pure come una specie di santuario personale che è svincolato dalle alterne vicende del vivere, fomite di frustrazioni e di delusioni. Il confine va quindi da un lato prospettato come distacco dalle contingenze presenti e dall’altro come spazio intercluso della memoria che può in certi vasi collimare con spazi ambientali e paesaggistici raffigurati nella diegesi. Di fronte al logorio del tempo, si salva la bellezza pancallica del carpe diem colta in un attimo transeunte, fascino di uno sguardo femminile intrecciato con la bellezza dell’oro del fiume.
Nella memoria e nel sogno tutto deve restare inalterato e la Ferranda soprattutto; perché è lei la regina del mio sogno. […] A quell’epoca non capivo cosa ci fosse al fondo dei suoi occhi, quel misterioso bagliore che s’accendeva nel suo sguardo finché compresi: era… oro! Era lo stesso pulviscolo che si depositava sul fondo della ciotola di ferro, laggiù sul fiume, d’estate ; il sole già era sceso sotto l’orizzonte e lo zio Alvaro era un’ombra che si spostava pian piano contro la striscia luminosa del cielo, che mi chiamava: “Sebastiano20!”
43Tale idea di scrigno memoriale che salva dalla sferza del tempo viene ribadita verso la fine dell’opera, allorché Sebastiano pone allo zio una domanda filosofica, mentre questi lo ha appena dissuaso dallo scrivere un romanzo storico.
“Perché viviamo?” domandai. “Per noi stessi”, rispose lo zio Alvaro. “Per la nostra memoria : e per che altro?” Spiegò: “Per quelle poche pagliuzze di felicità che rimangono in fondo alla memoria come l’oro sul fondo della batea21…”
“Sai come immagino la mia vita, io?” Alzò una mano. Sorrise. “Una manciata di sabbia, Sebastiano! E ogni granello è un istante che deve essere considerato per sé stesso, se si vuol essere felici22!”
44La frontiera ne La chimera si delinea come mistero affascinante e irraggiungibile in quanto viene a galla un altrove, il confine geografico, anzi ipsometrico, delle Alpi che non funge da mera cornice esornativa. Se la catena alpina costituisce uno sfondo paesaggistico corrispondente alla realtà extradiegetica, che rimanda peraltro alla componente autobiografica dello scrittore di Novara, esula dal referente per rivestire vari significati che ci preme evidenziare. Le Alpi rappresentano l’altrove maestoso, il lato stupendo dell’universo che si oppone alla violenza dell’uomo. Per la protagonista Antonia, che dopo la farsa di processo verrà torturata e giustiziata dall’Inquisizione, le montagne svettanti assumono dapprima il volto dello splendore naturale (la natura naturata) e della sconfinatezza pancallica fino a diventare successivamente il simbolo soteriologico cui aggrapparsi.
Il paesaggio di questi luoghi è dominato ed è fortemente caratterizzato dalla presenza di quella montagna di granito e di ghiaccio che s’innalza sui picchi circostanti23 […] guardando attraverso le feritoie nella prima luce del mattino vedeva sotto di sé il rosso dei tetti, e la nebbia della pianura, e il Monte Rosa che affiorava da quelle nebbie, irraggiungibile, come il suo sogno di salvezza24 […]
45Traendo spunto dalla descrizione di fenomeni tipici della pianura padana, Vassalli offre uno squarcio cromatico proprio suggestivo come se senza dirlo esplicitamente con l’uso della reticenza, intendesse accennare a un noumeno, al mistero di una bellezza prodigata doviziosamente e libata da coloro che possiedono una sensibilità mistica.
I nuvoloni grigi che erano gravati sulla bassa per otto giorni, ininterrottamente, si diradavano e s’alzavano fino a scoprire le montagne lontane, aprendosi in squarci d’azzurro profondo, quasi blu, sopra un paesaggio infradiciato e vaporante che tornava a bearsi nel sole della primavera25.
46Mutatis mutandis, tale raffigurazione della pianura e delle Alpi offre non poche attinenze con la visione del Friuli da parte di Ippolito Nievo sia nelle Confessioni di un italiano, sia nelle Novelle campagnole che ne Il conte pecoraio. Anche qui spicca la volontà di riflettere sul significato profondo di un ambiente di ineffabile bellezza in sé e per coloro che sanno alzare lo sguardo come i fanciulli e i poeti.
Il Piemonte, le Alpi lontane, il mondo intero si beavano e si crogiolavano nell’azzurro del cielo e nel verde della pianura26.
47Le divergenze diegetiche tra i due corpus romanzeschi non precludono la riflessione circa i punti comuni in merito ai concetti di identità e di frontiera. In Milani, emerge perspicuamente un’identità plasmata dal retaggio morale e culturale degli istriani italofoni e in questo caso il confine combacia con lo spartiacque dell’annessione alla Jugoslavia e con la croatizzazione più recente. L’identità bipolide si estrinseca in varie figure in quanto appare innanzitutto nella protagonista che si sente scissa tra cultura italiana cultura croata, perché non è possibile rimuovere il passato e adagiarsi nell’oblio, poi in altri personaggi versipelle che non indugiano ad adeguarsi alla cittadinanza croata. In sostanza, si prospetta un altro confine fra gli istriani stessi che non percepiscono l’ethos civile e la propria identità similmente. In Vassalli, il profilo identitario scaturisce innanzitutto da personaggi ascrivibili al Bildungsroman, che cercano confini spaziali e valoriali che li sottraggano alla volgarità e al conformismo imperanti. Tuttavia, si incontrano anche biechi individui allettati dal potere e dal lucro che sono ignari dei confini esistenziali, per cui presentano un’identità monca e inafferrabile. Certo, appaiono anche differenze, dato che se Milani indugia sui connotati precisi dell’identità bipolide istriana, dall’altro Vassalli tratteggia con levità i confini paesaggistici piemontesi. Comunque in ambo le opere spicca l’anelito a un confine memoriale o cronotopico che funga da surrogato alle turpitudini della Storia sia durante il ventennio fascista, sia nel periodo postbellico, sia anche in un’epoca più recente. Sebbene con modalità diverse, viene a galla il confine ovvero la frontiera esistenziale quale mistero ineffabile dell’essere.
Notes de bas de page
1 Op. cit.
2 Op. cit.
3 Nelida Milani-Kruljac, La valigia di cartone, Palermo, Sellerio, 1991, p. 44.
4 Ibid., p. 52.
5 Ibid., p. 64.
6 Ibid., p. 96.
7 Ibid., p. 74.
8 Ibid., pp. 82, 87.
9 Ibid., p. 102.
10 Ibid., p. 103.
11 Ibid., p. 118.
12 “Sebastiano Vassalli: il ‘mare blu’ dell’ideologia dissacrata” in Giorgio Barberi Squarotti, Le varie verità del romanzo italiano, Verona, Bonaccorso, 2014, p. 303.
13 Sebastiano Vassalli, L’oro del mondo, Novara, Interlinea Edizioni, 2014, p. 11.
14 Sebastiano Vassalli, Comprare il sole, Torino, Einaudi, 2012, pp. 75; 79; 128.
15 Ibid., p. 156.
16 Ibid., p. 171.
17 Ibid., p. 95.
18 Sebastiano Vassalli, Cuore di Pietra, Milano, Rizzoli, 2016, pp. 222-223.
19 Op. cit., p. 5.
20 Ibid., pp. 67-68.
21 Ibid., p. 168.
22 Ibid., p. 126.
23 Sebastiano Vassalli, La chimera, Torino, Einaudi, 1990, p. 5.
24 Ibid., p. 85.
25 Ibid., p. 115.
26 Ibid., p. 154.
Auteur
-
Jean-Igor Ghidina
Maître de conférences en italien à l’université Clermont-Auvergne, membre du CELIS
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