• Contenu principal
  • Menu
OpenEdition Books
  • Accueil
  • Catalogue de 16479 livres
  • Éditeurs
  • Auteurs
  • Facebook
  • X
  • Partager
    • Facebook

    • X

    • Accueil
    • Catalogue de 16479 livres
    • Éditeurs
    • Auteurs
  • Ressources numériques en sciences humaines et sociales

    • OpenEdition
  • Nos plateformes

    • OpenEdition Books
    • OpenEdition Journals
    • Hypothèses
    • Calenda
  • Bibliothèques

    • OpenEdition Freemium
  • Suivez-nous

  • Lettre d’information
OpenEdition Search

Redirection vers OpenEdition Search.

À quel endroit ?
  • Presses universitaires Blaise-Pascal
  • ›
  • Littératures
  • ›
  • Îles réelles, îles fictionnelles
  • ›
  • Quatrième partie / Identités insulaires ...
  • ›
  • « Insularité et espaces de l’intérieur »...
  • Presses universitaires Blaise-Pascal
  • Presses universitaires Blaise-Pascal
    Presses universitaires Blaise-Pascal
    Informations sur la couverture
    Table des matières
    Liens vers le livre
    Informations sur la couverture
    Table des matières
    Formats de lecture

    Plan

    Plan détaillé Texte intégral L’île : protection et liberté L’île maternante L’île de la rêverie Bibliographie Notes de bas de page Auteur

    Îles réelles, îles fictionnelles

    Ce livre est recensé par

    Précédent Suivant
    Table des matières

    « Insularité et espaces de l’intérieur » dans Les Rêveries du promeneur solitaire (1776-1778) de Jean-Jacques Rousseau

    Josiane Guitard-Morel

    p. 201-214

    Texte intégral L’île : protection et liberté L’île maternante L’île de la rêverie Bibliographie Notes de bas de page Auteur

    Texte intégral

    1« Nulle île de littérature ne peut échapper à la vision à la fois particularisante et globalisatrice propre à chacun surtout s’il est un artiste1 ». L’île, une île littéraire telle que l’édifie Jean-Jacques Rousseau à travers son écriture, correspond aux représentations de singularité qu’il esquisse de lui-même.

    2Puisqu’« il n’y a pas d’île, du point de vue de sa représentation, sans pensée d’île2 », cette pensée insulaire s’inscrit chez Rousseau sous le double sceau de son exclusion et de son isolement, lui « seul sur la terre, n’ayant plus de frère, de prochain, d’ami, de société que [lui]-même3 ». Le motif de l’espace insulaire se développe dans l’œuvre du philosophe et représente une quête assimilable à un tropisme qui échafaude des actes réflexes installés depuis fort longtemps dans le comportement du citoyen de Genève.

    3De fait, le mythe de l’insularité tel qu’il est revisité par Rousseau a partie liée avec l’évocation du paradis perdu et forme une hétérotopie4 participant à la construction d’un univers insolite et propice à la rêverie. Les différents contacts établis avec l’île réelle favorisent chez le promeneur5 qu’est Rousseau une rupture avec le temps6 et engendrent une hétérochronie7 qui projette dans une chronologie toute subjective, hors du temps.

    4Comment le motif de l’île, par les représentations textuelles et mentales qu’il autorise, nourrit-il l’imaginaire de Jean-Jacques Rousseau ? « L’île constitue en cela l’axe mobile et tournant du monde immuable8 » à travers lequel l’homme de Lettres déploie une féconde intériorité : « Nul n’ira plus loin en ce sens que Rousseau9 ».

    5Grâce à l’interrogation soulevée par le lieu hybride, pluriel et ambigu de l’île, telle qu’elle apparaît dans l’œuvre rousseauiste, nous analyserons comment l’insularisme édifie un univers protecteur, loin de toutes atteintes extérieures et où la solitude imposée et subie se transforme en solitude choisie. Puis, nous étudierons selon quelles manières l’espace îlien donne à renouer un lien filial avec la mère. Enfin nous déterminerons pourquoi la chimère, la rêverie, circonscrite à une temporalité toute subjective, éclôt de l’île réelle.

    L’île : protection et liberté

    6Celui que Madame d’Épinay appelait affectueusement « mon ours » décide de quitter « le monde et ses pompes10 » en 1751. Il explique que de cette époque date son « entier renoncement au monde et ce goût vif pour la solitude11 » qui ne le quitta plus jusqu’au trépas. Rousseau conçoit donc un bonheur de la solitude, une félicité de l’espace isolé où le lien social ne fait plus vraiment défaut parce que la sécession, le renoncement à autrui, sont compensés par les joies d’une heureuse retraite entretenant l’homme authentique qui est en lui. Ainsi, lorsque Rousseau se voit contraint de fuir le conflit avec Montmollin12 en 1765, il trouve apaisement et repos sur le domaine de l’île de Saint-Pierre13. L’île figure alors un refuge bien circonscrit qui préserve toute liberté d’action et de déplacements :

    Je prenais donc en quelque sorte congé de mon Siècle et de mes contemporains, et je faisais mes adieux au monde en me confinant dans cette Île pour le reste de mes jours, car telle était ma résolution, et c’était là que je comptais exécuter enfin le grand projet de cette vie oiseuse auquel j’avais inutilement consacré jusqu’alors tout le peu d’activité que le Ciel m’avait départie. Cette Île allait devenir pour moi celle de Papimanie, ce bienheureux pays où l’on dort14.

    7La narration adopte des tournures de théâtralisation par lesquelles Rousseau se dépeint comme le héros15 qui tire sa révérence à la société et trace autour de lui les limites d’un espace insulaire dans lequel il échappe au temps et à ses semblables.

    8L’île ménage un asile où le philosophe se sent à l’abri et en sûreté pour résider à perpétuité. Sa décision relève d’une attitude déterminée et énergique qui prend le parti de la sérénité et du désœuvrement. Le projet de l’inaction et de l’indolence s’inscrit dans un présent définitif où l’île symbolise deux expressions des souhaits rousseauistes : d’abord répondre aux besoins d’une fuite imposée par « la lapidation de Môtiers16 » et ensuite partir à la découverte de soi. De fait, « la solitude insulaire ne communique jamais à Jean-Jacques le sentiment de l’exil ou de la captivité, mais de la vraie liberté, soustraite aux contraintes sociales, favorable aux épanchements de l’âme et de la sensibilité17 ». L’île autorise une séparation absolue et affranchit Rousseau en le délivrant de toute pression sociale. Elle le libère de conventions dont l’autobiographe se sent prisonnier.

    9Rousseau s’en ouvre déjà précisément à Malesherbes dans sa missive du 4 janvier 1762 où il livre la cause de son besoin de solitude : cette cause « n’est autre que cet indomptable esprit de liberté que rien n’a pu vaincre, et devant lequel les honneurs, la fortune et la réputation même ne sont rien18 ». Le philosophe ne supporte plus les obligations de la vie civile à laquelle il préfère une existence non plus matérialiste mais idéaliste, conçue comme une langueur et une disponibilité bienfaitrices. L’endormissement et l’oisiveté agissent ainsi qu’un phénomène protecteur qui crée une bordure de délivrance : sur l’île de Saint-Pierre, Rousseau se dégage des atteintes du groupe et de l’ipséité aliénante. Le motif insulaire permet d’atteindre une vie de liberté, état sans lequel l’homme n’est pas homme. L’île entretient et préserve la qualité d’humanité de Rousseau, car elle aménage une entité centrale gardienne de protection.

    10Ainsi, malgré les persécutions de Môtiers qui contraignent à une sorte de bannissement, puisque Rousseau est chassé à coups de pierres jetées sur sa maison, « l’île, mieux que toute autre terre ou que tout continent, représente une image approximative du paradis et de l’âge d’or, parce que, grâce à son isolement, à la défense naturelle de l’eau, elle échappe à l’emprise des contraintes sociales19. » Rousseau n’a donc plus à subir l’asservissement de la domination sociale et les tiraillements imposés par l’extérieur. L’espace insulaire constitue un lieu naturel baigné par les flots et cet environnement aquatique joue le rôle d’un élément tampon, garantie de défense contre les atteintes du dehors. L’île symbolise également une sorte de monde idéal propice aux « idées, au domaine de la création artistique, au champ de l’imaginaire, à la sphère du sentiment d’existence et de l’extase20 ».

    11Les Rêveries reviennent, avec la cinquième promenade, sur le bonheur ineffable vécu durant ces quelques semaines au milieu du Lac de Bienne, après l’épisode traumatisant de Môtiers. Rousseau évoque l’île de Saint-Pierre – située au milieu du lac suisse – ainsi qu’un locum du dedans, une structure d’intériorité qui pose une frontière physique, géographique avec un espace extérieur hostile :

    J’en trouvai le séjour si charmant, j’y menais une vie si convenable à mon humeur que je résolus d’y finir mes jours […]. Dans les pressentiments qui m’inquiétaient, j’aurais voulu qu’on eût fait de cet asile une prison perpétuelle, qu’on m’y eût confiné pour toute ma vie, et qu’en m’ôtant toute puissance et tout espoir d’en sortir, on m’eût interdit toute espèce de communication avec la terre ferme, de sorte qu’ignorant tout ce qui se faisait dans le monde, j’en eusse oublié l’existence et qu’on y eût oublié la mienne aussi21.

    12L’île offre donc la possibilité au rêveur de se soustraire à une existence commune, édifiée sur des déboires et déceptions, pour vivre une « suprême » évasion. Le havre « îlien » devient une forteresse de solitude entourée de douves qui relèguent tout le reste de l’univers à sa périphérie. Le milieu insulaire correspond à la singularité du caractère de Rousseau, car il protège son exception, entretient son indépendance particulière et lui réserve une retraite paisible. En cela, l’île de Saint-Pierre forme un lieu d’intimité qui favorise une dynamique de l’isolement et soustrait le promeneur aux dangers du dehors. Elle devient un dispositif topographique qui empêche toute perturbation et tisse autour de Rousseau une sorte de cordage imaginaire, une barrière protectrice et protectionniste qui limite les dommages causés par l’extérieur.

    13La conservation de la personne de Rousseau est rendue possible par une île qui se mue en bouclier et le défend des agressions du monde. L’image de la « prison perpétuelle » réfère à un lieu totalement clos où paradoxalement un prisonnier satisfait jouit de sa liberté individuelle. L’île fantasmée ressemble à une geôle heureuse où la captivité se convertit en autonomie. La figure idéalisée de l’île de Saint-Pierre passe par une poétique oxymorique renforçant la vision d’un ailleurs bienfaiteur et cristallisant une cassure bienfaitrice avec les tourments de « la terre ferme ». La mise à distance du continent, de cette matière cosmique, vaste, continue et solide, souligne la quête d’une nouvelle unité territoriale, l’île, qui donne à penser à l’espace borné des origines.

    14L’île Saint-Pierre appelle un imaginaire matriciel suspendu – loin de la terre ferme – qui enclenche un retour métaphorique aux origines de soi à travers l’image d’une île maternante.

    L’île maternante

    15L’espace insulaire représente un lieu unique, favorable à l’émergence des souvenirs d’un temps plus intense et plus heureux. Il induit ainsi une hétérochronie qui permet à Rousseau de renouer avec des perceptions originelles, selon une fantasmagorie propice à l’heureuse disposition d’une dilation temporelle. Non seulement l’île déclenche un retour à l’état embryonnaire, mais elle réussit également à stopper l’incessant écoulement chronologique : cet arrêt analeptique du temps métamorphose le lieu îlien en temporalité subjective. De la sorte, grâce à la présence réelle de l’eau ceignant la terre sur laquelle il s’est installé, Rousseau se raccroche aux périodes les plus reculées de sa vie :

    Je m’esquivais et j’allais me jeter seul dans un bateau que je conduisais au milieu du lac quand l’eau était calme, et là, m’étendant tout de mon long dans le bateau les yeux tournés vers le ciel, je me laissais aller et dériver lentement au gré de l’eau, quelquefois pendant plusieurs heures, plongé dans mille rêveries confuses et délicieuses22.

    16Le contact de la barque avec l’eau impulse des balancements qui donnent à Jean-Jacques la possibilité de retrouver une position fœtale bienfaisante, en suspension. Cette impression de revenir à un état antérieur à celui de la vie terrestre, avec l’idée d’une présence maternelle encore entièrement dévouée aux bien-être et développement de l’enfant à naître, réunit toutes les conditions nécessaires à l’échappée de l’esprit et procure une douce insouciance au rêveur. Bien que Rousseau n’ait jamais connu Suzanne Bernard, « un enfant de neuf jours qui perd sa mère le sait – c’est certain. Aucune autre présence, si affectueuse qu’elle soit, ne lui rendra le parfum, la voix, on ne sait quelles ondes immédiatement perçues par l’être qui vient de passer neuf mois à leur contact23 ». L’espace insulaire exerce un pouvoir mémoriel, d’une mémoire automatique qui fait rejaillir des souvenirs très lointains : l’île de Saint-Pierre figure donc un espace mnémique entraînant un phénomène de reviviscence d’états primitifs.

    17Lorsqu’il se retrouve sur les flots bordant l’île, le philosophe éprouve une confiance telle qu’il s’abandonne aux mouvements aquatiques, un bercement maternel qui favorise le « laisser-aller », le « lâcher-prise ». L’espace insulaire recrée un cadre spatial intra-utérin, où Rousseau redevient une jeune plante renfermée dans la graine, un point d’origine qui connaît le bonheur de se laisser aller à soi-même. La ligne de démarcation circulaire tracée par l’île place le poète dans une disposition de délassement et de sérénité le dispensant de tout contrôle. Le passé originel surgit hinc et nunc dans une posture d’ouverture immédiate et inconditionnelle selon un sentiment authentique de responsabilité envers soi-même.

    18Évoquant une eau maternelle, Gaston Bachelard souligne que « l’amour filial est le premier principe actif de la projection des images, c’est la force projetant de l’imagination, force inépuisable qui s’empare de toutes les images pour les mettre dans la perspective humaine : la perspective maternelle24 ». L’île de Saint-Pierre réveille des attentions de mère, attentions enfouies au plus profond de la mémoire du marcheur ce qui crée un espace de veille d’une immense douceur. Ses contacts avec l’île permettent à Rousseau de revivre la vigilance émotionnelle de son existence intra-utérine dans un effet de « constellation maternelle25 ». « Eau féminine26 », l’eau lacustre des Rêveries du promeneur solitaire renvoie dans la cinquième promenade à l’idée d’infinie aménité, telle que l’évoque Bachelard :

    Cette rêverie dans la barque détermine une habitude rêveuse spéciale […]. Cette rêverie a parfois une intimité d’une étrange profondeur […]. Ainsi que tous les rêves et toutes les rêveries qui s’attachent à un élément matériel, à une force naturelle, les rêveries et les rêves bercés prolifèrent. Après eux viennent d’autres rêves qui continueront cette impression d’une prodigieuse douceur. Ils donneront au bonheur le goût de l’infini27.

    19L’espace insulaire et aquatique, enveloppant avec bienveillance le promeneur, symbolise l’essence maternelle et la sécurité. Cette eau maternelle baigne une île maternante activant le pouvoir imaginaire du promeneur dont les pensées se muent en agréable rêverie. « Bercé » par les eaux du lac, Rousseau réussit sa fuite mentale. Au milieu du lac de Bienne, le balancement aquatique, semblable au bercement maternel, entraîne l’esprit à vagabonder sans plus prendre « la peine de penser28 ». Il s’opère un réveil instinctif offrant un retour à une époque pré-natale qui permet à Rousseau de recréer un univers maternel par l’effleurement de l’univers îlien, car « un enfant, dans le cas de Rousseau, sait depuis toujours, profondément, tragiquement ce qu’il a perdu, même sans récit, même si on lui ment, même si personne jamais ne lui parle de la morte29 ». La topographie insulaire remédie à cet arrachement et procure la sensation d’une régénérescence de l’affection maternelle. L’abandon à la naissance connaît une compensation provisoire mais intense, grâce à l’espace insulaire qui se métamorphose par le jeu d’un imaginaire que fertilisent les sensations du bercement, en patrie maternelle.

    20Embarqué sur l’onde frémissante, le marcheur se laisse alors aisément happer par la rêverie : d’abord à cause du temps, de cet horaire d’après-midi paisible, puis à cause de l’espace îlien et du cadre unique, conditions qui produisent un contexte spatio-temporel propice aux circonstances d’états psychologiques inédits. Trouvant refuge dans ce milieu lacustre, berceur et réconfortant, Rousseau rêve un ineffable bonheur, nourri par une mémoire qui fait revivre un passé disparu et suspendu aux plaisirs ordinaires de l’existence. Liés à l’immersion spatiale dans une île qui devient nid, ces moments de bonheur donnent à goûter à l’existence elle-même, hors des atteintes positives ou négatives du dehors : pareilles expériences provoquent « l’annihilation du temps […] réalisée […] dans […] [une] parfaite sérénité d’âme30 ».

    21Rousseau souligne ainsi que grâce à l’environnement insulaire le promeneur parvient à faire fi de ses passions, de ses activités et détient le secret de la jouissance du sentiment exclusif de l’existence à l’état pur. Par l’expérience de l’insularité et du contact avec l’élément liquide sont convoquées des périodes heureuses du passé fœtal, de même que certains traits de la personnalité du marcheur : la rêverie fournit l’accès à l’essence humaine, dans ce qu’elle détient de plus impénétrable et de plus irréductible. La contemplation de l’espace insulaire et de l’eau, élément inlassablement aimé de Rousseau, donne la possibilité de quitter la rigidité des lieux terrestres, parfois incompatibles avec le tempérament hypersensible du promeneur. L’île, refuge maternant, crée toutes les conditions nécessaires aux vagabondages et errances de l’imaginaire et favorise une activité mentale libre à l’écoute entière du moi : elle se fait alors île fantasmée, l’île de la rêverie.

    L’île de la rêverie

    22Ainsi, immergé au cœur de l’espace insulaire, Jean-Jacques Rousseau « n’aime pas seulement l’eau parce qu’elle suscite en lui la rêverie, mais parce qu’elle contient un pouvoir de résurrection spirituelle31 » donnant accès à l’éternité. Dans le Deuxième Dialogue, l’auteur mentionne déjà la légèreté du mouvement aquatique autour de l’île tel un déclencheur de rêverie propice au sentiment d’absolu :

    La rêverie, quelque douce qu’elle soit épuise et fatigue à la longue, elle a besoin de délassement. On le trouve en laissant reposer sa tête et livrant uniquement ses sens à l’impression des objets extérieurs. Le plus indifférent spectacle a sa douceur par le relâche qu’il nous procure, et pour peu que l’impression ne soit pas tout à fait nulle, le mouvement léger dont elle nous agite suffit pour nous préserver d’un engourdissement léthargique et nourrir en nous le plaisir d’exister sans donner de l’exercice à nos facultés32.

    23L’espace îlien, avec sa forme arrondie ou ovale, est appréhendé ainsi qu’un berceau légèrement balancé par des souffles zéphiriens. Les ondulations du lieu insulaire créent un charme de douceur, un ondoiement souple, fluide et aisé qui absorbe l’écrivain. Il s’opère une forme de flottement qui produit des frémissements physiques et sensitifs favorables à l’apaisement.

    24La régularité du bercement devient caresse et engendre un tel état d’agrément que Rousseau se laisse captiver par les impressions nées de cette cadence insulaire et lègue son fort pouvoir imaginatif au hasard des associations d’idées. L’espace insulaire lui permet alors de concevoir une chimère poétique qui « lui donne des illusions d’être plus qu’il est33 ». Le mouvement délicat, rendu possible par l’élément liquide de l’insularité et le déplacement en barque, fait éclore la rêverie et construit un espace intérieur comblé par une certaine plénitude de l’âme :

    J’ai toujours aimé l’eau passionnément, et sa vue me jette dans une rêverie délicieuse, quoique souvent sans objet déterminé. Je ne manquais point à mon lever lorsqu’il faisait beau de courir sur la terrasse humer l’air salubre et frais du matin, et plâner des yeux sur l’horizon de ce beau lac, dont les rives et les montagnes qui le bordent enchantaient ma vue. Je ne trouve point de plus digne hommage à la dignité que cette admiration muette qui excite la contemplation de ses œuvres et qui ne s’exprime point par des actes développés34.

    25Comme en témoigne son propos, Rousseau apprécie de manière inconditionnelle l’inoubliable spectacle que donnent les espaces insulaires baignés d’eau. Caractérisée une nouvelle fois encore dans la septième promenade, cette impression de béatitude née de l’île réelle montre que « c’est le lieu qui fonde le récit [autobiographique], parce que l’événement a besoin d’un ubi autant que d’un quid ou d’un quando35 » :

    Plus un contemplateur a l’âme sensible plus il se livre aux extases qu’excite en lui cet accord. Une rêverie douce et profonde s’empare alors de ses sens, et il se perd avec une délicieuse ivresse dans l’immensité de ce beau système avec lequel il s’est identifié. Alors tous les objets particuliers lui échappent ; il ne voit et ne sent rien que dans le tout. Il faut que quelque circonstance particulière resserre ses idées et circonscrive son imagination pour qu’il puisse observer par parties cet univers qu’il s’efforçait d’embrasser36.

    26L’espace insulaire se transforme en espace intime, espace de l’intériorité, et l’expérience de la rêverie provoquée par l’indentification du rêveur avec l’île donne à découvrir les bienfaits d’une pérégrination intérieure en quête de bonheur. Cette félicité née de l’imagination avivée par le domaine îlien forme « une dynamique du bonheur assujettie à des mouvements oscillatoires de plus en plus larges, toujours plus amples37 ». C’est à l’intérieur de lui-même que Rousseau découvre les véritables ressources d’une existence heureuse, dont les perceptions sont rendues possibles et actives grâce aux contacts réitérés avec le milieu insulaire. Dans ses Confessions, il narre son irrésistible attrait pour l’île de Saint-Pierre, endroit révélateur d’un « suprême bonheur ». Découverte en 1764 lors d’une promenade organisée avec son fidèle ami Du Peyrou, l’île de Saint-Pierre traduit le désir d’une permanence de bonheur qui élit l’espace insulaire, propédeutique à l’introspection par l’extase de la rêverie, comme lieu d’existence :

    L’été précédent, […] nous avions visité cette île et j’en avais été tellement enchanté que je n’avais cessé depuis ce temps-là de songer aux moyens d’en faire ma demeure38.

    27L’île telle qu’elle est dépeinte est étroitement rattachée au pays des chimères rousseauistes ce qui souligne la dimension diégétique39 des espaces lacustres. De fait, l’eau îlienne – cette eau baignant les rivages de l’île – représente une psyché distanciée dans laquelle l’autobiographe se retrouve lui-même et se délecte des reflets de « la surface des eaux [qui lui] offrait l’image […] [de sa réflexion]40 ». L’élément liquide inhérent à l’espace insulaire sollicite donc le sens visuel, mais c’est également la stimulation du sens tactile, exalté par l’instabilité vivifiante du lac, que goûte Jean-Jacques Rousseau :

    Au lieu de m’écarter en pleine eau je me plaisais à côtoyer les verdoyantes rives de l’île dont les limpides eaux et les ombrages frais m’ont souvent engagé à m’y baigner41.

    28Le contact physique avec les eaux montre la volonté d’être absorbé par le domaine insulaire, de devenir partie intégrée de l’île pour mieux laisser libre cours aux rêveries.

    29Ainsi, c’est dans un style à la fois resserré et pénétrant que la cinquième promenade reprend le souvenir d’une sortie en barque, favorable à une découverte plus approfondie des rivages de l’île de Saint-Pierre à proximité du lac de Bienne :

    Souvent averti par le baisser du soleil de l’heure de la retraite je me trouvais si loin de l’île que j’ai été forcé de travailler de toute ma force pour arriver avant la nuit close. […] Mais une de mes navigations les plus fréquentes était d’aller de la grande à la petite île, d’y débarquer et d’y passer d’après-dînée, tantôt à des promenades très circonscrites au milieu des marceaux, des bourdaines, des persicaires, des arbrisseaux de toute espèce et tantôt m’établissant au sommet d’un tertre sablonneux couvert de gazon, de serpolet, de fleurs, même d’esparcette et de trèfles qu’on y avait vraisemblablement semés autrefois42.

    30La promenade sur le lac métamorphose Rousseau en explorateur des lieux, mais également en navigateur, comme l’indique le champ lexical du déplacement maritime. De même que sur la terre ferme, les promenades lacustres se pratiquent dans un rayon éloigné du lieu de résidence, pour mieux perdre toute notion chronologique. C’est un peu comme si la temporalité contraignante et angoissante se diluait dans l’élément liquide de l’espace insulaire – victoire des espaces sur le temps – pour révéler au promeneur « l’immortalité de l’âme43 ».

    31La description détaillée de l’île et du lac montre combien la mémoire du marcheur s’est imprégnée des lieux afin de leur redonner vie par l’écriture. Puisque « l’eau du lac qui inspire les Rêveries de Rousseau […] est plutôt une eau qui berce, […] celle de la quiétude, […] à égale distance de l’eau qui court et de l’eau inerte44 », elle écarte les tourments de l’âme et exerce une action purificatrice. L’espace insulaire applique une thérapie cathartique qui traite les troubles affectifs, comme « dans la cinquième Promenade […] [lors de laquelle] l’effet quasi hypnotique sur l’âme des mouvements du lac qui se substituent au désordre des mouvements intérieurs où vibrent encore tant de sentiments malheureux45 » engendre calme, consolation et félicité. La topographie de l’île de Saint-Pierre ainsi exposée par le promeneur forme une « description psychologique des effets du paysage [qui] […] étoffe […], et peut-être légitime […] les solutions un peu mythiques de l’asile intemporel46 ». L’espace insulaire conduit Rousseau à pérégriner sur les rivages de son âme et à se plonger dans une méditation vagabonde, « flottement entre le moi et le monde47 » qui lui ouvre les portes d’un bonheur fusionnel avec la nature îlienne.

    *

    * *

    32Conjointement aux multiples mouvements migratoires d’un lieu insulaire à un autre, Rousseau réalise un voyage intérieur qui autorise « la paix du cœur et l’abolition des aléas du temps48 ». À l’image de l’île de Saint-Pierre, le promeneur se présente comme un philosophe à la géographie intérieure riche et complexe, se déployant entre contradictions et permanences, et qui, par une promenade intime, proche de l’introspection, forme une poétique de la promenade littéraire. Celle-ci contribue à parvenir à la connaissance de soi dans un élan de volupté que Rousseau lie à la méditation sur soi49. L’île favorise la méditation comme un moyen de retour sur soi, elle devient une place engendrant l’exploration des énigmes hermétiques de la conscience pour une exégèse de soi dans une émancipation du corps.

    33L’île réelle procure une telle harmonie intérieure qu’elle se métamorphose en île fantasmée, un lieu de haute protection où le philosophe n’éprouve plus aucune crainte d’être bouleversé par les atteintes du monde. L’île devient alors le refuge, le domaine d’un confinement protecteur où tous les projets de bonheur restent envisageables. Ce retrait du monde, sur une terre suspendue entre deux eaux, crée un effet si hypnotique que le marcheur revit une ère prénatale grâce à laquelle il retrouve la quiétude fœtale. Le motif de l’île, par les représentations textuelles et mentales qu’il autorise, nourrit l’imaginaire de Rousseau au point qu’il renoue avec une temporalité d’avant la vie terrestre ménageant, en quelque sorte, des retrouvailles symboliques du fils et de sa mère.

    34Ainsi ce lieu hétérogène, pluriel et flottant représenté par l’île crée un insularisme bienfaisant grâce auquel l’exil imposé se mue en solitude salvatrice. Celle-ci autorise non seulement un retour dans le passé, mais permet également l’éclosion des chimères, des rêveries.

    35L’île acquiert un statut maternel qui crée l’illusion d’une douceur maternante et sublime l’absence originelle par un bercement enchanteur. Loin des turpitudes humaines, Rousseau incarne une sorte de Robinson dont l’île esquisse une matrice protectrice favorable à de nouveaux possibles d’existence. Le paysage insulaire tel que l’appréhende l’auteur construit des espaces de l’intérieur qui répondent aux besoins « qu’a son cœur de ressentir des émotions sublimes et […] qu’ont ses sens d’être subjugués par des extases50 ».

    Bibliographie

    [Coll.], Les Rêveries du promeneur solitaire, dirigé par Tritter, Jean-Louis, Paris, Ellipses, septembre 1997.

    Bachelard, Gaston, L’Eau et les Rêves, Paris, Le livre de poche, 2007.

    Bachelard, Gaston, La Poétique de la rêverie, Paris, PUF, 1960.

    Barguillet, Françoise, Rousseau ou L’Illusion passionnée, Paris, PUF, 1990.

    Eigeldinger, Marc et Raymond Trousson (sous la direction de), Dictionnaire de Rousseau, Paris, édition Champion, 2006.

    Eigeldinger, Marc, Jean-Jacques Rousseau et la réalité de l’imaginaire, Neuchâtel, La Baconnière, 1962.

    Foucault, Michel L’Herméneutique du sujet, Paris, Gallimard, 2001.

    Foucault, Michel, Les Hétérotopies et Le Corps utopique, conférences radiophoniques, des 7 et 21 décembre 1966, CD, INA Mémoire vive, Référence IMV056NT92.

    Fougère, Éric, Les Voyages et l’ancrage. Représentation de l’espace insulaire à l’Âge classique et aux Lumières (1615-1797), Paris, L’Harmattan, 1996.

    Genette, Gérard, Figures III, Paris, Seuil, collection « Poétique », 1972

    Goldschmidt, Victor, « Individu et société », in Pensée de Rousseau, Paris, Seuil, 1981

    Guilhem, Farrugia, Bonheur et fiction chez Rousseau, Paris, Classiques Garnier, 2012.

    Henri Mitterand, Le Discours du roman, Paris, PUF, 1980.

    Jouve, Vincent, La Poétique du roman, Paris, Armand Colin, 2006.

    Montandon, Alain, Sociopoétique de la promenade, Clermont-Ferrand, PUBP, 2000.

    Poulet, Georges, Études sur le temps humain (1952), deux volumes, Paris, Presses Pocket, 1989.

    Rousseau, Jean-Jacques, Les Confessions, Livre Douzième, Œuvres complètes, volume I, Paris, Gallimard La Pléiade, 1961, p. 640.

    Rousseau, Jean-Jacques, Les Rêveries du promeneur solitaire (1778), Paris, Garnier Flammarion, 1997.

    Rousseau, Jean-Jacques, Les Rêveries du promeneur solitaire, Paris, Garnier Flammarion, 1997.

    Rousseau, Jean-Jacques, Les Rêveries du promeneur solitaire, Paris, Le Livre de Poche Classique, 1971.

    Rousseau, Jean-Jacques, Œuvres complètes, I. Paris, La Pléiade Gallimard, 1961.

    Starobinski, Jean, Jean-Jacques Rousseau, La Transparence et l’obstacle, Paris, Gallimard, 1971.

    Stern, Daniel, La Constellation maternelle, Paris, Calmann-Lévy, 1997.

    Tripet, Arnaud, « Rousseau et l’esthétique du paysage » in Annales de la société Jean-Jacques Rousseau, tome quarantième, Genève, Droz, 1992, p. 65-82.

    Notes de bas de page

    1 « Ce n’est pas un simple hasard si la source imaginaire en même temps que métaphorique de La Nouvelle Héloïse s’enracine dans les deux îles de Tinian et Juan Fernandez […] [puisque] leur nombre pair […] rend aussi compte du rêve d’union des deux amants dans l’Élysée », in Éric Fougère, Les Voyages et l’ancrage. Représentation de l’espace insulaire à l’Âge classique et aux Lumières (1615-1797), Paris, L’Harmattan, 1996, p. 75 et 76.

    2 Ibid.

    3 Jean-Jacques Rousseau, Les Rêveries du promeneur solitaire, Paris, Garnier Flammarion, 1997, « Première Promenade », p. 55.

    4 « Hétérotopie et hétérochronie » ont été définies par Michel Foucault lors de deux conférences radiophoniques, Les Hétérotopies et Le Corps utopique diffusées sur France Culture les 7 et 21 décembre 1966 : « Les hétérotopies sont liées, le plus souvent, à des découpages du temps, c’est-à-dire qu’elles ouvrent sur ce qu’on pourrait appeler, par pure symétrie, des hétérochronies ; l’hétérotopie se met à fonctionner à plein lorsque les hommes se trouvent dans une sorte de rupture absolue avec leur temps traditionnel ; on voit par-là que le cimetière est bien un lieu hautement hétérotopique, puisque le cimetière commence avec cette étrange hétérochronie qu’est, pour un individu, la perte de la vie, et cette quasi éternité où il ne cesse pas de se dissoudre et de s’effacer ». CD, INA Mémoire vive, Référence IMV056NT92.

    5 Sur la question de la promenade, voir Alain Montandon, Sociopoétique de la promenade, Clermont-Ferrand, Presses Universitaires Blaise Pascal, 2000.

    6 « Souvent Rousseau n’est guère affecté par la sensation au moment où il l’éprouve. Sa “réaction affective” n’est alors que très faible. Et c’est plus tard, c’est-à-dire dans le souvenir, que la sensation lui réapparaît, non plus “nulle”, “indifférente”, mais comme susceptible d’attirer son attention et de l’émouvoir », in Georges Poulet, Études sur le temps humain (1952), deux volumes, Paris, Presses Pocket, 1989, vol. 1, p. 233.

    7 Se référer à la note 4 de la présente étude qui définit le terme.

    8 Éric Fougère, op. cit., p. 76

    9 Ibid.

    10 Jean-Jacques, Rousseau, Les Rêveries du promeneur solitaire, Paris, Garnier Flammarion, 1997, « Troisième Promenade », p. 79.

    11 Ibid., p. 80.

    12 Frédéric-Guillaume de Montmollin est le pasteur de Môtiers : « Il n’a pas suffisamment examiné la religion de Rousseau en fonction de sa doctrine avant de l’admettre à la Sainte Table », in Dictionnaire de Rousseau, sous la direction de Marc Eigeldinger et Raymond Trousson, édition Champion, 2006, article « Frédéric-Guillaume de Montmollin », p. 614.

    13 Rappelons que Rousseau décide alors de s’éloigner de « toute cette bouquinerie » à laquelle l’île lui fait préférer fleurs et foin. Jean-Jacques, Rousseau, Les Rêveries du promeneur solitaire, Paris, Flammarion, 1997, coll. « GF », « Quatrième Promenade », p. 89.

    14 Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions, Livre Douzième, Œuvres complètes, volume I, Paris, Gallimard La Pléiade, 1961, p. 640.

    15 Dans Les Rêveries, « l’auteur, qui s’est pris pour destinataire, se prend aussi pour thème de son discours », Jean Starobinski, La Transparence et l’obstacle, Paris, Gallimard, 1976, p. 415. Cette définition rejoint celle du personnage-narrateur-autobiographe tel que la conceptualise Vincent Jouve. Voir Vincent Jouve, La Poétique du roman, Paris, Armand Colin, 2006.

    16 « Village rural de quelques trois cent cinquante habitants vers 1765, dans le Val-de-Travers, Môtiers est le centre d’une juridiction de six communes » où Rousseau se réfugie le 10 juillet 1762. Il bénéficie de la protection officielle du Roi de Prusse « qui lui accorde l’asile sur ses terres ». Toutefois, la publication des neuf Lettres écrites de la montagne déclenche en décembre 1763, « un incendie non seulement à Genève ou en Suisse, mais dans toute l’Europe chrétienne, catholique ou réformée et Voltaire, pris à partie, attisera le feu ». La situation s’envenime tant que le 6 septembre 1764 se produit « un cailloutage » de la maison occupée par Rousseau. « Le lendemain de ce qu’il désormais convenu d’appeler “la lapidation”, Rousseau quitte Môtiers le 8 septembre dans un piteux état psychologique ». Il va se réfugier à l’île de Saint-Pierre « nouvelle étape sur le long chemin de l’exil », in Dictionnaire de Rousseau, sous la direction de Marc Eigeldinger et Raymond Trousson, édition Champion, Paris, 2006, article « Môtiers », op. cit., p. 628-631.

    17 Marc Eigeldinger, Jean-Jacques Rousseau et la réalité de l’imaginaire, Neuchâtel, La Baconnière, 1962, p. 154.

    18 Jean-Jacques Rousseau, Fragments autobiographiques, Lettres à Malesherbes, Œuvres complètes, volume I, op. cit., p. 1132.

    19 Marc Eigeldinger, Jean-Jacques Rousseau et la réalité de l’imaginaire, op. cit., p. 152.

    20 Victor Goldschmidt, « Individu et société », in Pensée de Rousseau, Paris, Seuil, 1981, p. 158.

    21 Jean-Jacques Rousseau, Les Rêveries du promeneur solitaire, op. cit., « Cinquième Promenade », p. 110.

    22 Ibid., p. 113.

    23 Dictionnaire de Rousseau, sous la direction de Marc Eigeldinger et Raymond Trousson, édition Champion, Paris, 2006, article « Mère », op. cit., p. 596.

    24 Gaston Bachelard, L’Eau et les Rêves, Paris, Le livre de poche, 2007, p. 133.

    25 Daniel Stern, La Constellation maternelle, Paris, Calmann-Lévy, 1997.

    26 Gaston Bachelard, L’Eau et les Rêves, op. cit., p. 132.

    27 Ibid., p. 151.

    28 Jean-Jacques Rousseau, Les Rêveries du promeneur solitaire, op. cit., « Cinquième Promenade », p. 113.

    29 Dictionnaire de Rousseau, op. cit., article « Mère »,  p. 596.

    30 Georges Poulet, op. cit., vol. 1, p. 217.

    31 Marc Eigeldinger, Jean-Jacques Rousseau et la réalité de l’imaginaire, op. cit., p. 156.

    32 Jean-Jacques Rousseau, Deuxième Dialogue in Œuvres complètes, I., Paris, La Pléiade Gallimard, 1961, op. cit., p. 816.

    33 Gaston Bachelard, La Poétique de la rêverie, Paris, PUF, 1960, p. 130.

    34 Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions, op. cit., p. 642.

    35 Henri Mitterrand, Le Discours du roman, Paris, PUF, 1980, p. 194.

    36 Jean-Jacques Rousseau, Les Rêveries du promeneur solitaire, op. cit., « Septième promenade », p. 135.

    37 Guilhem Farrugia, Bonheur et fiction chez Rousseau, Paris, Classiques Garnier, 2012, p. 21.

    38 Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions, op. cit., p. 636.

    39 Par ses réminiscences, Rousseau recrée un espace insulaire qui appartient strictement à l’univers fictif que racontent ces écrits autobiographiques. Pour approfondir cette question de la diégèse appliquée à la littérature, lire Gérard Genette, Figures III, Paris, Seuil, coll. « Poétique », 1972.

    40 Jean-Jacques Rousseau, Les Rêveries du promeneur solitaire, op. cit., « Cinquième promenade », p. 114.

    41 Ibid., p. 113.

    42 Ibid.

    43 Marc Eigeldinger, Jean-Jacques Rousseau et la réalité de l’imaginaire, op.cit., p. 163.

    44 Jean Grenier, « Introduction », in Jean-Jacques Rousseau, Les Rêveries du promeneur solitaire, texte intégral présenté par Jean Grenier, Paris, Le Livre de Poche Classique, 1971, p. 24.

    45 Arnaud Tripet, « Rousseau et l’esthétique du paysage » in Annales de la société Jean-Jacques Rousseau, tome quarantième, Genève, Droz, 1992, p.∫ 77.

    46 Ibid.

    47 Guilhem Farrugia, Bonheur et fiction chez Rousseau, op. cit., p. 132.

    48 Ibid., p. 78.

    49 Voir Michel Foucault, L’Herméneutique du sujet, Paris, Gallimard, 2001, p. 441.

    50 Guilhem Farrugia, Bonheur et fiction chez Rousseau, op. cit., p. 79.

    Auteur

    • Josiane Guitard-Morel

      CELIS, Université Clermont Auvergne

    Précédent Suivant
    Table des matières

    Le texte seul est utilisable sous licence Licence OpenEdition Books. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont « Tous droits réservés », sauf mention contraire.

    Voir plus de livres
    L’Atlantique littéraire au féminin

    L’Atlantique littéraire au féminin

    Approches comparatistes (xxe-xxie siècles)

    Chloé Chaudet, Stefania Cubbedu-Proux et Jean-Marc Moura (dir.)

    2020

    Emily Dickinson du côté de Shakespeare

    Emily Dickinson du côté de Shakespeare

    Modalités théâtrales du lyrisme

    Adeline Chevrier-Bosseau

    2020

    Voyages illustrés aux pays froids (xvie-xixe siècle)

    Voyages illustrés aux pays froids (xvie-xixe siècle)

    De l’invention de l’imprimerie à celle de la photographie

    Gilles Bertrand, Daniel Chartier, Alain Guyot et al. (dir.)

    2020

    Le souper

    Le souper

    Françoise Le Borgne et Alain Montandon (dir.)

    2020

    Îles réelles, îles fictionnelles

    Îles réelles, îles fictionnelles

    Vanezia Pârlea (dir.)

    2019

    Terrains vagues

    Terrains vagues

    Les friches urbaines dans la littérature, la photographie et le cinéma français

    Jacqueline Maria Broich, Wolfram Nitsch et Daniel Ritter (dir.)

    2020

    Genres littéraires et gender dans les Amériques

    Genres littéraires et gender dans les Amériques

    Assia Mohssine (dir.)

    2019

    La forme et l’énergie

    La forme et l’énergie

    L’esthétique du formalisme russe

    Serge Zenkine

    2018

    Anachronismes créateurs

    Anachronismes créateurs

    Alain Montandon et Saulo Neiva (dir.)

    2018

    Mosaïque des frontières dans la littérature italienne contemporaine

    Mosaïque des frontières dans la littérature italienne contemporaine

    Jean-Igor Ghidina

    2018

    Temporalités amérindiennes

    Temporalités amérindiennes

    Représentations de l'Autre et rachat du passé

    Saulo Neiva et Soraya Lani (dir.)

    2021

    Vivre et travailler au même endroit

    Vivre et travailler au même endroit

    Personnages, écrivains et peintres confinés

    Thierry Poyet (dir.)

    2022

    Voir plus de livres
    1 / 12
    L’Atlantique littéraire au féminin

    L’Atlantique littéraire au féminin

    Approches comparatistes (xxe-xxie siècles)

    Chloé Chaudet, Stefania Cubbedu-Proux et Jean-Marc Moura (dir.)

    2020

    Emily Dickinson du côté de Shakespeare

    Emily Dickinson du côté de Shakespeare

    Modalités théâtrales du lyrisme

    Adeline Chevrier-Bosseau

    2020

    Voyages illustrés aux pays froids (xvie-xixe siècle)

    Voyages illustrés aux pays froids (xvie-xixe siècle)

    De l’invention de l’imprimerie à celle de la photographie

    Gilles Bertrand, Daniel Chartier, Alain Guyot et al. (dir.)

    2020

    Le souper

    Le souper

    Françoise Le Borgne et Alain Montandon (dir.)

    2020

    Îles réelles, îles fictionnelles

    Îles réelles, îles fictionnelles

    Vanezia Pârlea (dir.)

    2019

    Terrains vagues

    Terrains vagues

    Les friches urbaines dans la littérature, la photographie et le cinéma français

    Jacqueline Maria Broich, Wolfram Nitsch et Daniel Ritter (dir.)

    2020

    Genres littéraires et gender dans les Amériques

    Genres littéraires et gender dans les Amériques

    Assia Mohssine (dir.)

    2019

    La forme et l’énergie

    La forme et l’énergie

    L’esthétique du formalisme russe

    Serge Zenkine

    2018

    Anachronismes créateurs

    Anachronismes créateurs

    Alain Montandon et Saulo Neiva (dir.)

    2018

    Mosaïque des frontières dans la littérature italienne contemporaine

    Mosaïque des frontières dans la littérature italienne contemporaine

    Jean-Igor Ghidina

    2018

    Temporalités amérindiennes

    Temporalités amérindiennes

    Représentations de l'Autre et rachat du passé

    Saulo Neiva et Soraya Lani (dir.)

    2021

    Vivre et travailler au même endroit

    Vivre et travailler au même endroit

    Personnages, écrivains et peintres confinés

    Thierry Poyet (dir.)

    2022

    Voir plus de chapitres

    Le bonheur d’un « pauvre reclus » : Voltaire et Émilie à Cirey

    Josiane Guitard-Morel

    Voir plus de chapitres

    Le bonheur d’un « pauvre reclus » : Voltaire et Émilie à Cirey

    Josiane Guitard-Morel

    Accès ouvert

    Accès ouvert freemium

    ePub

    PDF

    PDF du chapitre

    Suggérer l’acquisition à votre bibliothèque

    Acheter

    Édition imprimée

    • amazon.fr
    • decitre.fr
    • mollat.com
    • leslibraires.fr
    • placedeslibraires.fr
    • lcdpu.fr

    1 « Ce n’est pas un simple hasard si la source imaginaire en même temps que métaphorique de La Nouvelle Héloïse s’enracine dans les deux îles de Tinian et Juan Fernandez […] [puisque] leur nombre pair […] rend aussi compte du rêve d’union des deux amants dans l’Élysée », in Éric Fougère, Les Voyages et l’ancrage. Représentation de l’espace insulaire à l’Âge classique et aux Lumières (1615-1797), Paris, L’Harmattan, 1996, p. 75 et 76.

    2 Ibid.

    3 Jean-Jacques Rousseau, Les Rêveries du promeneur solitaire, Paris, Garnier Flammarion, 1997, « Première Promenade », p. 55.

    4 « Hétérotopie et hétérochronie » ont été définies par Michel Foucault lors de deux conférences radiophoniques, Les Hétérotopies et Le Corps utopique diffusées sur France Culture les 7 et 21 décembre 1966 : « Les hétérotopies sont liées, le plus souvent, à des découpages du temps, c’est-à-dire qu’elles ouvrent sur ce qu’on pourrait appeler, par pure symétrie, des hétérochronies ; l’hétérotopie se met à fonctionner à plein lorsque les hommes se trouvent dans une sorte de rupture absolue avec leur temps traditionnel ; on voit par-là que le cimetière est bien un lieu hautement hétérotopique, puisque le cimetière commence avec cette étrange hétérochronie qu’est, pour un individu, la perte de la vie, et cette quasi éternité où il ne cesse pas de se dissoudre et de s’effacer ». CD, INA Mémoire vive, Référence IMV056NT92.

    5 Sur la question de la promenade, voir Alain Montandon, Sociopoétique de la promenade, Clermont-Ferrand, Presses Universitaires Blaise Pascal, 2000.

    6 « Souvent Rousseau n’est guère affecté par la sensation au moment où il l’éprouve. Sa “réaction affective” n’est alors que très faible. Et c’est plus tard, c’est-à-dire dans le souvenir, que la sensation lui réapparaît, non plus “nulle”, “indifférente”, mais comme susceptible d’attirer son attention et de l’émouvoir », in Georges Poulet, Études sur le temps humain (1952), deux volumes, Paris, Presses Pocket, 1989, vol. 1, p. 233.

    7 Se référer à la note 4 de la présente étude qui définit le terme.

    8 Éric Fougère, op. cit., p. 76

    9 Ibid.

    10 Jean-Jacques, Rousseau, Les Rêveries du promeneur solitaire, Paris, Garnier Flammarion, 1997, « Troisième Promenade », p. 79.

    11 Ibid., p. 80.

    12 Frédéric-Guillaume de Montmollin est le pasteur de Môtiers : « Il n’a pas suffisamment examiné la religion de Rousseau en fonction de sa doctrine avant de l’admettre à la Sainte Table », in Dictionnaire de Rousseau, sous la direction de Marc Eigeldinger et Raymond Trousson, édition Champion, 2006, article « Frédéric-Guillaume de Montmollin », p. 614.

    13 Rappelons que Rousseau décide alors de s’éloigner de « toute cette bouquinerie » à laquelle l’île lui fait préférer fleurs et foin. Jean-Jacques, Rousseau, Les Rêveries du promeneur solitaire, Paris, Flammarion, 1997, coll. « GF », « Quatrième Promenade », p. 89.

    14 Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions, Livre Douzième, Œuvres complètes, volume I, Paris, Gallimard La Pléiade, 1961, p. 640.

    15 Dans Les Rêveries, « l’auteur, qui s’est pris pour destinataire, se prend aussi pour thème de son discours », Jean Starobinski, La Transparence et l’obstacle, Paris, Gallimard, 1976, p. 415. Cette définition rejoint celle du personnage-narrateur-autobiographe tel que la conceptualise Vincent Jouve. Voir Vincent Jouve, La Poétique du roman, Paris, Armand Colin, 2006.

    16 « Village rural de quelques trois cent cinquante habitants vers 1765, dans le Val-de-Travers, Môtiers est le centre d’une juridiction de six communes » où Rousseau se réfugie le 10 juillet 1762. Il bénéficie de la protection officielle du Roi de Prusse « qui lui accorde l’asile sur ses terres ». Toutefois, la publication des neuf Lettres écrites de la montagne déclenche en décembre 1763, « un incendie non seulement à Genève ou en Suisse, mais dans toute l’Europe chrétienne, catholique ou réformée et Voltaire, pris à partie, attisera le feu ». La situation s’envenime tant que le 6 septembre 1764 se produit « un cailloutage » de la maison occupée par Rousseau. « Le lendemain de ce qu’il désormais convenu d’appeler “la lapidation”, Rousseau quitte Môtiers le 8 septembre dans un piteux état psychologique ». Il va se réfugier à l’île de Saint-Pierre « nouvelle étape sur le long chemin de l’exil », in Dictionnaire de Rousseau, sous la direction de Marc Eigeldinger et Raymond Trousson, édition Champion, Paris, 2006, article « Môtiers », op. cit., p. 628-631.

    17 Marc Eigeldinger, Jean-Jacques Rousseau et la réalité de l’imaginaire, Neuchâtel, La Baconnière, 1962, p. 154.

    18 Jean-Jacques Rousseau, Fragments autobiographiques, Lettres à Malesherbes, Œuvres complètes, volume I, op. cit., p. 1132.

    19 Marc Eigeldinger, Jean-Jacques Rousseau et la réalité de l’imaginaire, op. cit., p. 152.

    20 Victor Goldschmidt, « Individu et société », in Pensée de Rousseau, Paris, Seuil, 1981, p. 158.

    21 Jean-Jacques Rousseau, Les Rêveries du promeneur solitaire, op. cit., « Cinquième Promenade », p. 110.

    22 Ibid., p. 113.

    23 Dictionnaire de Rousseau, sous la direction de Marc Eigeldinger et Raymond Trousson, édition Champion, Paris, 2006, article « Mère », op. cit., p. 596.

    24 Gaston Bachelard, L’Eau et les Rêves, Paris, Le livre de poche, 2007, p. 133.

    25 Daniel Stern, La Constellation maternelle, Paris, Calmann-Lévy, 1997.

    26 Gaston Bachelard, L’Eau et les Rêves, op. cit., p. 132.

    27 Ibid., p. 151.

    28 Jean-Jacques Rousseau, Les Rêveries du promeneur solitaire, op. cit., « Cinquième Promenade », p. 113.

    29 Dictionnaire de Rousseau, op. cit., article « Mère »,  p. 596.

    30 Georges Poulet, op. cit., vol. 1, p. 217.

    31 Marc Eigeldinger, Jean-Jacques Rousseau et la réalité de l’imaginaire, op. cit., p. 156.

    32 Jean-Jacques Rousseau, Deuxième Dialogue in Œuvres complètes, I., Paris, La Pléiade Gallimard, 1961, op. cit., p. 816.

    33 Gaston Bachelard, La Poétique de la rêverie, Paris, PUF, 1960, p. 130.

    34 Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions, op. cit., p. 642.

    35 Henri Mitterrand, Le Discours du roman, Paris, PUF, 1980, p. 194.

    36 Jean-Jacques Rousseau, Les Rêveries du promeneur solitaire, op. cit., « Septième promenade », p. 135.

    37 Guilhem Farrugia, Bonheur et fiction chez Rousseau, Paris, Classiques Garnier, 2012, p. 21.

    38 Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions, op. cit., p. 636.

    39 Par ses réminiscences, Rousseau recrée un espace insulaire qui appartient strictement à l’univers fictif que racontent ces écrits autobiographiques. Pour approfondir cette question de la diégèse appliquée à la littérature, lire Gérard Genette, Figures III, Paris, Seuil, coll. « Poétique », 1972.

    40 Jean-Jacques Rousseau, Les Rêveries du promeneur solitaire, op. cit., « Cinquième promenade », p. 114.

    41 Ibid., p. 113.

    42 Ibid.

    43 Marc Eigeldinger, Jean-Jacques Rousseau et la réalité de l’imaginaire, op.cit., p. 163.

    44 Jean Grenier, « Introduction », in Jean-Jacques Rousseau, Les Rêveries du promeneur solitaire, texte intégral présenté par Jean Grenier, Paris, Le Livre de Poche Classique, 1971, p. 24.

    45 Arnaud Tripet, « Rousseau et l’esthétique du paysage » in Annales de la société Jean-Jacques Rousseau, tome quarantième, Genève, Droz, 1992, p.∫ 77.

    46 Ibid.

    47 Guilhem Farrugia, Bonheur et fiction chez Rousseau, op. cit., p. 132.

    48 Ibid., p. 78.

    49 Voir Michel Foucault, L’Herméneutique du sujet, Paris, Gallimard, 2001, p. 441.

    50 Guilhem Farrugia, Bonheur et fiction chez Rousseau, op. cit., p. 79.

    Îles réelles, îles fictionnelles

    X Facebook Email

    Îles réelles, îles fictionnelles

    Ce livre est diffusé en accès ouvert freemium. L’accès à la lecture en ligne est disponible. L’accès aux versions PDF et ePub est réservé aux bibliothèques l’ayant acquis. Vous pouvez vous connecter à votre bibliothèque à l’adresse suivante : https://freemium.openedition.org/oebooks

    Suggérer l’acquisition à votre bibliothèque

    Si vous avez des questions, vous pouvez nous écrire à access[at]openedition.org

    Îles réelles, îles fictionnelles

    Vérifiez si votre bibliothèque a déjà acquis ce livre : authentifiez-vous à OpenEdition Freemium for Books.

    Vous pouvez suggérer à votre bibliothèque d’acquérir un ou plusieurs livres publiés sur OpenEdition Books. N’hésitez pas à lui indiquer nos coordonnées : access[at]openedition.org

    Vous pouvez également nous indiquer, à l’aide du formulaire suivant, les coordonnées de votre bibliothèque afin que nous la contactions pour lui suggérer l’achat de ce livre. Les champs suivis de (*) sont obligatoires.

    Veuillez, s’il vous plaît, remplir tous les champs.

    La syntaxe de l’email est incorrecte.

    Référence numérique du chapitre

    Format

    Guitard-Morel, J. (2019). « Insularité et espaces de l’intérieur » dans Les Rêveries du promeneur solitaire (1776-1778) de Jean-Jacques Rousseau. In V. Pârlea (éd.), Îles réelles, îles fictionnelles. Clermont-Ferrand: Presses universitaires Blaise-Pascal. https://doi.org/10.4000/books.pubp.2805
    Guitard-Morel, Josiane. « “Insularité et espaces de l’intérieur” dans Les Rêveries du promeneur solitaire (1776-1778) de Jean-Jacques Rousseau ». In Îles réelles, îles fictionnelles, édité par Vanezia Pârlea. Clermont-Ferrand: Presses universitaires Blaise-Pascal, 2019. doi:10.4000/books.pubp.2805.
    Guitard-Morel, Josiane. « “Insularité et espaces de l’intérieur” dans Les Rêveries du promeneur solitaire (1776-1778) de Jean-Jacques Rousseau ». Îles réelles, îles fictionnelles, édité par Vanezia Pârlea, Presses universitaires Blaise-Pascal, 2019, https://doi.org/10.4000/books.pubp.2805.

    Référence numérique du livre

    Format

    Pârlea, V. (éd.). (2019). Îles réelles, îles fictionnelles. Clermont-Ferrand: Presses universitaires Blaise-Pascal. https://doi.org/10.4000/books.pubp.2640
    Pârlea, Vanezia, éd. Îles réelles, îles fictionnelles. Clermont-Ferrand: Presses universitaires Blaise-Pascal, 2019. doi:10.4000/books.pubp.2640.
    Pârlea, Vanezia, éditeur. Îles réelles, îles fictionnelles. Presses universitaires Blaise-Pascal, 2019, https://doi.org/10.4000/books.pubp.2640.
    Compatible avec Zotero Zotero

    1 / 3

    Presses universitaires Blaise-Pascal

    Presses universitaires Blaise-Pascal

    • Mentions légales
    • Plan du site
    • Se connecter

    Suivez-nous

    • Facebook
    • LinkedIn
    • Instagram
    • Bluesky
    • Flux RSS

    URL : https://www.pubp.fr

    Email : publi.pubp@uca.fr

    OpenEdition
    • Candidater à OpenEdition Books
    • Connaître le programme OpenEdition Freemium
    • Commander des livres
    • S’abonner à la lettre d’OpenEdition
    • CGU d’OpenEdition Books
    • Accessibilité : partiellement conforme
    • Données personnelles
    • Gestion des cookies
    • Système de signalement