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    Plan détaillé Texte intégral Saint-Flour à la veille de sa promotion épiscopale La reconfiguration de la carte diocésaine par Jean XXII La promotion épiscopale de Saint-Flour Des nouvelles relations sociales et spatiales Les premières conséquences cultuelles de l’épiscopalisation À l’échelle diocésaine, une extension limitée du réseau sanflorain À l’échelle de la cité, une vocation épiscopale qui s’affirme Notes de bas de page Auteur

    Les nouveaux territoires diocésains

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    Table des matières

    Saint-Flour, chap de diocesi

    Conséquences socio-spatiales d’une promotion épiscopale

    Hugo Todescato

    p. 19-31

    Texte intégral Saint-Flour à la veille de sa promotion épiscopale La reconfiguration de la carte diocésaine par Jean XXII La promotion épiscopale de Saint-Flour Des nouvelles relations sociales et spatiales Les premières conséquences cultuelles de l’épiscopalisation À l’échelle diocésaine, une extension limitée du réseau sanflorain À l’échelle de la cité, une vocation épiscopale qui s’affirme Notes de bas de page Auteur

    Texte intégral

    1« Comma chap de diocesi1 » [comme chef-lieu de diocèse] : ainsi est qualifiée Saint-Flour à plusieurs reprises dans ses comptes consulaires au début du xve siècle. À cette époque, le consulat sanflorain cherche à obtenir que la répartition de la taille royale imposée sur la province d’Auvergne soit faite désormais par diocèses plutôt que par feux. Après avoir obtenu gain de cause à partir de 1430, les consuls insistent sur ce titre de « chef-lieu de diocèse » pour que l’opération de répartition se déroule dans la cité, entraînant des plaintes des Aurillacois à la suite d’abus des Sanflorains2. Cette mention, « chap de diocesi », illustre l’appropriation de cette nouvelle identité, celle de cité (épiscopale), par les Sanflorains. Le diocèse de Saint-Flour est ici adopté comme cadre territorial de l’administration royale. Dans L’évêque et le territoire, Florian Mazel note qu’en matière territoriale, l’Église ouvre le chemin à l’État, en mettant à sa disposition les hommes et le cadre administratif indispensables à l’enquête et la fiscalité et en offrant un modèle de domination spatiale d’ordre territorial et non seigneurial3. Se pose la question de la « fabrique sociale et politique » du diocèse territorial4. Si cette « fabrique » du diocèse territorial se déploie entre le ixe et le xiiie siècle, la création tardive du diocèse de Saint-Flour pose des questions similaires. Pour Florian Mazel, cette construction repose sur la combinaison de quatre processus : l’essor du pouvoir juridictionnel de l’évêque et l’endiguement des aspirations monastiques à l’autonomie, se manifestant par la généralisation d’une fiscalité épiscopale et canoniale (cens épiscopal, droits de visite et de synode) ; l’essor des pratiques de délimitation et de subdivision de l’espace diocésain ; le développement de procédures de gestion par l’écrit et de pratiques socio-spatiales de type administratif (visite et synode) ; l’invention d’une mémoire de l’institution avec une histoire de la fondation des sièges5.

    2Afin de voir comment se déploie la « fabrique » du diocèse de Saint-Flour, il nous paraît nécessaire, dans un premier temps, de brièvement revenir sur ce qu’était Saint-Flour à la veille de sa promotion épiscopale en 1317, avant d’évoquer cette promotion qui s’inscrit dans un redécoupage plus global de la carte ecclésiastique de la France, ainsi que les conséquences à l’échelle de la ville et du diocèse jusqu’à la fin du xve siècle.

    Saint-Flour à la veille de sa promotion épiscopale

    3Au début du xive siècle, Saint-Flour est une bourgade marchande située au sud du diocèse de Clermont, établie autour d’un prieuré recueillant les reliques de Florus, saint patron de la ville. Après quelques péripéties autour de l’an mil, le comptour de Nonette rend le prieuré à l’abbaye de Cluny dans les années 1020. Saint-Flour s’inscrit donc dans le réseau clunisien. Si le prieuré sanflorain dépend de Cluny, il est lui-même chef-lieu d’un réseau d’églises et de prieurés. Ce réseau de taille modeste, mais non négligeable, a pu être une base pour la création d’une cité. Son étendue est relativement limitée, puisque les dépendances se situent en majorité sur le plateau de la Planèze et correspondent aux donations effectuées par les vassaux du seigneur de Nonette. Seul le prieuré du Breuil-sur-Couze est plus éloigné, la donation ayant probablement été effectuée par le seigneur de Nonette (Fig. 1).

    Fig. 1 – Dépendances (églises, prieurés, chapelles) du prieuré sanflorain avant 1317.

    Cartographie : H. Todescato.

    4Ce réseau est aussi limité par la présence d’autres abbayes ou prieurés qui ont des dépendances dans la région : les abbayes ou prieurés de Lavoûte, Sauxillanges, Lérins pour l’ordre de Cluny ; les abbayes de Blesle, La Chaise-Dieu ou Pébrac ; le chapitre Saint-Julien de Brioude ; les abbayes Saint-Géraud d’Aurillac et Sainte-Foy de Conques ou encore les abbayes lointaines de Saint-Victor de Marseille et Notre-Dame de La Couronne6. Enfin, l’évêque et le chapitre cathédral de Clermont avaient aussi diverses dépendances dans le pays des montagnes d’Auvergne : les églises d’Alleuze, Roffiac, Neuvéglise et Saint-Cirgues-de-Malbert pour l’évêque, l’église d’Anglards pour le chapitre cathédral de Clermont.

    5Outre le prieuré, Saint-Flour accueille une confrérie ou université de prêtres et de clercs de Sainte-Foy comportant vingt-six membres en 1310, et constituant un réservoir de religieux qui se révèlera nécessaire lors de la promotion épiscopale. Enfin, la bourgade s’est dotée de consuls qui administrent la cité et sont plutôt en entente cordiale avec le prieur, seigneur de la ville en tant que représentant de l’abbé de Cluny.

    La reconfiguration de la carte diocésaine par Jean XXII

    6La promotion épiscopale de Saint-Flour s’inscrit dans une vaste reconfiguration de la carte diocésaine par le pontife Jean XXII dans les années 1317-1318. Le diocèse de Toulouse est démembré pour permettre la création des diocèses de Montauban, Rieux, Lombez, Saint-Papoul, Mirepoix et Lavaur ; le diocèse de Condom est créé à partir du diocèse d’Agen, celui de Castres à partir du diocèse d’Albi, Vabres à partir du diocèse de Rodez, Saint-Pons-de-Thomières et Alet à partir de celui de Narbonne, Sarlat à partir de celui de Périgueux, Tulle de Limoges, Luçon et Maillezais de Poitiers, Saint-Flour de Clermont7 (Fig. 2). Cette entreprise n’est pas la première de ce type puisque les papes procèdent à des reconfigurations de la carte diocésaine dès les années 1050-1060. À la fin du xie siècle, le monopole pontifical dans ce domaine est affirmé8. Le projet de remaniement de la géographie ecclésiastique pour le Midi aurait été suggéré dans un contexte d’hérésie cathare. Elle connaît un début de réalisation sous Boniface VIII avec la création du diocèse de Pamiers en 1295. L’érection de chapitres cathédraux suit la création des diocèses. La plupart de ces chapitres proviennent de monastères et de prieurés bénédictins ou de bénéfices augustins.

    Fig. 2 – Les diocèses créés en 1295 et en 1317-1318.

    Cartographie : H. Todescato.

    7Les bulles d’érection des nouveaux diocèses de 1317-1318 mentionnent la volonté de réduire la taille des circonscriptions ecclésiastiques et de changer le personnel pour améliorer l’encadrement pastoral des fidèles comme motifs de la réforme. Sur la taille, l’argument est valable pour le diocèse de Toulouse qui est quasiment réduit au quart. Cependant, des grands diocèses comme ceux de Bourges, de Besançon, du Mans sont laissés intacts. Le diocèse de Tulle correspond seulement à 1/18e de l’étendue de l’ancien territoire du diocèse de Limoges9. D’après la bulle, Jean XXII a peut-être d’autres motifs : « Aliis suadentibus justis causis » selon ses propres mots.

    8Divers motifs ont été avancés pour expliquer ce redécoupage de la carte ecclésiastique : la volonté pour Jean XXII de substituer ses propres réseaux à ceux de son prédécesseur Clément ; or certains évêques comme Aubert Aycelin de Montaigu à Clermont, dont le diocèse est affecté par la réforme, n’étaient pas opposés à Jean XXII. Des raisons financières ont aussi été mentionnées, mais la création de ces nouveaux diocèses n’a probablement pas permis de renflouer le trésor pontifical. Enfin, des raisons religieuses ont été aussi convoquées. Jean XXII aurait pu chercher à resserrer le contrôle de l’Église sur les populations dans des zones où se développait l’influence des Spirituels et des Béguins. Il est vrai que pour un certain nombre des nouveaux diocèses, en particulier du Midi, la présence de Spirituels est attestée. Plusieurs évêques nommés par Jean XXII, comme le premier évêque de Saint-Flour Raymond de Mostuéjouls, participeront à la lutte contre les Spirituels. Mais la majorité des condamnations de Spirituels concernera la seule province de Narbonne. Une volonté de réformer l’ordre bénédictin a aussi été avancée10.

    La promotion épiscopale de Saint-Flour

    9L’historiographie locale a eu tendance à rechercher des prémices à la division du diocèse de Clermont, s’inscrivant dans une vision déterministe et téléologique, où la nature du pays qui serait peu propice aux communications aurait rendu obligatoire ce découpage. Un texte qualifié de « charte de Landeyrat », daté de 972, ou encore la constitution du bailliage des montagnes, qui n’ont pourtant que peu de lien avec la question, ont été lus comme annonciateurs de la création de ce diocèse.

    10La question du choix du chef-lieu de diocèse fut posée. L’inventaire des titres de l’hôtel de ville de Saint-Flour mentionne une supplique faite à Saint-Flour pour obtenir l’évêché, car une demande similaire a été faite pour Aurillac11. Il y aurait eu concurrence des consulats de Saint-Flour et d’Aurillac pour l’obtention du siège épiscopal. Le choix de Saint-Flour a probablement été influencé par le refus de l’abbé d’Aurillac de perdre les privilèges de l’abbaye. Le prieuré sanflorain et ses dépendances offraient des ressources pour la création du siège.

    11La chronologie de l’épiscopalisation de Saint-Flour est connue12. Le 1er juillet 1317, l’évêque de Saint-Flour est mentionné comme destinataire dans une lettre du Souverain pontife13. Le 9 juillet, l’évêché de Clermont est divisé en deux diocèses et Saint-Flour est promue cité14. Le 12 juillet, l’archevêque de Bourges Raynaud et le frère Bérenger de Landorre maître général de l’ordre des Frères Prêcheurs, reçoivent la mission de procéder au découpage des diocèses de Toulouse, Albi et Clermont15. Le lendemain, Raymond de Mostuéjouls obtient l’administration de l’église érigée cathédrale16, puis la fonction d’évêque le 31 juillet 1317. La nouvelle est annoncée par lettres au chapitre de l’église de Saint-Flour, au clergé et à la population de la ville et du diocèse, ainsi qu’à l’archevêque de Bourges et au roi Philippe V17. La bulle de délimitation du diocèse est datée du 14 février 131818. Elle assigne au nouvel évêché les archiprêtrés de Saint-Flour, d’Aurillac, de Langeac, de Brioude et de Blesle. Les églises de l’archiprêtre de Blesle sont d’ailleurs énumérées19, probablement parce que les limites de l’archiprêtré n’étaient pas encore précisément fixées. Il est à noter que les archiprêtres de Langeac et de Blesle étaient sanflorains à la fin du xiiie siècle. Les droits et biens de l’évêque de Clermont sont transférés le 20 février20. L’évêque Raymond de Mostuéjouls est transféré le 16 avril 1319 à l’évêché de Saint-Papoul21, remplacé par l’abbé de Cluny, Henri de Fautrières22.

    Des nouvelles relations sociales et spatiales

    12La création du diocèse de Saint-Flour entraîne la transformation du prieuré conventuel clunisien en église cathédrale. L’église, la ville, le chapitre et le diocèse de Saint-Flour deviennent exempts à la fois de la juridiction et du pouvoir de l’évêque de Clermont et de son chapitre, mais aussi de l’ordre de Cluny. Le pape Jean XXII transfère tous les droits que possédait l’abbé de Cluny sur la ville à l’église cathédrale et à l’évêque. Il décrète que la mense épiscopale sera de cinq mille livres tournois par an, à prélever sur des biens et possessions de l’église ou sur ceux de la mense épiscopale de Clermont les plus proches de Saint-Flour23. Cependant, les chanoines de l’église cathédrale conservent la règle bénédictine. La mention du titre de prieur disparaît jusqu’à la fin du xive siècle, mais le titre de sous-prieur est présent24. Dans les conflits qui l’opposent aux consuls ou au doyen du chapitre cathédral25, l’évêque se présente comme le successeur du prieur. Néanmoins, le titre de prieur réapparaît à la fin du xive siècle26. L’évêque hérite de la cour temporelle du seigneur prieur et de la cour spirituelle que l’évêque de Clermont avait réussi à obtenir dans la ville en 131027, contrairement à Aurillac où il échoue en 130128. Après 1317, le collège des prêtres et clercs cherche à s’assurer de la validité de ses titres : des actes dressés sous l’autorité du juge en les montagnes d’Auvergne pour l’évêque de Clermont sont copiés afin que l’official de Saint-Flour y applique le sceau de sa cour29.

    13La promotion de Saint-Flour en cité entraîne des conflits nouveaux entre les consuls et l’évêque. L’épiscopat d’Archambaud, troisième évêque sanflorain, semble déjà attiser les tensions avec les consuls30. Dès 1325, dans une lettre de la chancellerie de Charles le Bel adressée au bailli des montagnes d’Auvergne, sont évoquées les plaintes des consuls. L’évêque les empêcherait d’user des droits du consulat ou encore d’élire le crieur public. Les consuls semblent opposer deux époques : Saint-Flour, jadis ville, où le consensus régnait avec le prieur, et maintenant cité, avec les empêchements de l’évêque31. Surtout, les conflits portent sur les serments que doivent prêter les consuls aux évêques. Les consuls contestent le transfert de la seigneurie de l’abbé de Cluny aux évêques et cherchent à éviter de prêter serment au seigneur évêque Archambaud32.

    14La promotion épiscopale change aussi le lien entre Saint-Flour et l’abbaye de Cluny. Henri de Fautrières, ancien abbé de Cluny, est choisi comme deuxième évêque de Saint-Flour en 131933. Un conflit entre Cluny et le chapitre cathédral et l’évêque de Saint-Flour est relaté dans une enquête de 1341. Lors de sa translation vers le siège sanflorain, Henri a effectué le transfert de biens issus du trésor de Cluny. Nombre de ces objets liturgiques, comme la mitre, la cape, la crosse, consacrent l’évêque de manière vestimentaire34. À peine vingt ans après la promotion épiscopale, l’évêque de Saint-Flour perd ces objets qui symbolisent sa fonction, au profit de l’abbaye de Cluny.

    15Les relations avec Clermont, ancien chef-lieu de diocèse, sont aussi modifiées. En 1319, l’évêque Henri de Fautrières mande au prieur de Molompize, à son official de Saint-Flour et à ses vicaires, de laisser le chapitre de l’église cathédrale de Clermont percevoir les droits qu’ils possèdent dans le diocèse sanflorain. En contrepartie, ils ne doivent pas exiger les anciens droits de l’évêque de Clermont qui ont été donnés à celui de Saint-Flour35. La situation n’était donc pas si claire. De plus, en 1319, l’évêque de Clermont profite de la translation de Raymond de Mostuéjouls à Saint-Papoul pour récupérer la totalité des revenus et produits des églises transférées dans la mense épiscopale de Saint-Flour36.

    Les premières conséquences cultuelles de l’épiscopalisation

    16Les nouveaux diocèses manquent d’une identité religieuse et sacrée forte, et se trouvent dans la nécessité de promouvoir une mémoire de leur institution. Avant 1317, le « béatissime » confesseur Flour est présenté, à l’exception d’une mention, comme un disciple du Christ37. Après 1317, le titre d’évêque de Lodève lui est systématiquement attribué. La première évocation de Flour comme évêque pourrait se trouver dans la vita Sancti Flori écrite entre 1324 et 1329, par Bernard Gui, lui-même ancien évêque de Lodève, à l’époque de rédaction de son Speculum sanctorale dédié à Jean XXII. Le Speculum sanctorale évoque d’autres saints patrons de nouveaux diocèses comme saint Pons, saint Papoul38. Cette instrumentalisation de l’hagiographie est continuée par l’évêque de Saint-Flour Hugues de Manhac. En 1398, dans un acte adressé aux ecclésiastiques et aux fidèles de son diocèse en vue d’obtenir des fonds pour reconstruire la cathédrale, il use de la paronomase qui associe l’action de fleurir et saint Flour : « qui Florus floruit floret et florebit »39. Ce nouveau statut de Flour est aussi pris en compte artistiquement : une statue en bois polychrome du xive siècle le représente en habit d’évêque (mitre, crosse disparue…). Le saint fait aussi l’objet de plusieurs cérémonies : fêtes avec des processions, messes40.

    17La vocation épiscopale de Saint-Flour s’affirme aussi rapidement avec l’apparition de nouvelles institutions religieuses. Sous l’évêque Archambaud, un chapitre collégial est créé vers 1323 à partir du collège des prêtres et clercs qui deviennent chanoines et obtiennent le droit de construire une nouvelle église dans la cité41. Néanmoins, l’idée d’établir une nouvelle église à Saint-Flour était déjà présente dans les esprits avant 1317. Dans une charte de 1313, Colrad le Teutonique, clerc et procureur en les montagnes d’Auvergne pour le roi, encourage le collège des prêtres et clercs à édifier une église en l’honneur de saint Louis42. Le roi avait déjà accordé sa protection au collège des prêtres de Saint-Flour pour les droits et maisons qu’il a acquis du chapitre cathédral du Puy en 131043. Cette création du chapitre collégial Notre-Dame entraîne des conflits entre le chapitre de l’église cathédrale et l’évêque, car ce dernier n’a pas demandé l’avis du chapitre cathédral sur la création de la nouvelle collégiale. De plus, il a donné l’autorisation au chapitre collégial d’avoir son propre cimetière et a transféré la paroisse de l’église cathédrale à l’église Sainte-Marie, entraînant un conflit entre le chapitre collégial et le chapitre cathédral à propos des droits de sépulture44.

    18L’épiscopalisation semble aussi être un contexte favorable aux œuvres bienfaitrices. D’importants dons sont formulés dans des testaments et nous offrent les premières mentions d’institutions religieuses jusque-là absentes des sources. En 1323, un certain Géraud Gaillard, de Sériers, lègue les revenus qu'il perçoit sur la montagne (actuellement « les vacheries ») de Chavestras située dans la paroisse de Saint-Urcize, afin d'exercer la charité et de financer des œuvres pieuses45. Dans les années 1360, alors que les frères dominicains s’installent dans la cité, ces bénéfices leur seront attribués pour permettre la construction d’une chapelle46. Quant au testament d’André Bermons du 10 août 1324, il évoque pour la première fois la recluse et l’hôpital de Saint-Flour47, institutions cultuelles contribuant à l’affirmation du statut épiscopal.

    À l’échelle diocésaine, une extension limitée du réseau sanflorain

    19Les conséquences de la promotion épiscopale dépassent l’échelle de la cité. Saint-Flour étend son influence à son diocèse avec la mise en place de pratiques socio-spatiales de type administratif. En 1326, Archambaud tient un synode à Saint-Flour qui rassemble la plupart des ecclésiastiques du diocèse. L’assemblée synodale entraîne la rédaction de statuts48, traduisant la nouvelle centralité diocésaine de la cité sanfloraine à l’échelle du diocèse par le relais des églises paroissiales. Par exemple, lors des principales fêtes et tous les dimanches, la commémoraison de saint Flour devra être faite et la fête du confesseur sera célébrée dans tout le diocèse sous peine de punition arbitraire49. Enfin ces statuts synodaux instaurent deux synodes annuels, l’absence pouvant être punie par l’excommunication. Cependant, des dispenses étaient accordées : la communauté de Bredons en reçoit une en 137150.

    20Toutefois, l’extension du réseau sanflorain reste limitée. À l’instar des autres évêques des diocèses créés en 1317, ceux de Saint-Flour tentent bien de constituer un réseau d’influence en favorisant des communautés de prêtres. En 1323, Archambaud transforme celle de Saint-Flour en chapitre. Comme l’a déjà montré Hervé Chopin dans un article consacré aux collégiales du diocèse de Saint-Flour51, les évêques suivants continuent cette action. Mais aucune collégiale n’est créée dans l’archiprêtré d’Aurillac. L’abbaye d’Aurillac s’est probablement opposée à l’institutionnalisation de la communauté des prêtres et clercs de l’église Notre-Dame d’Aurillac. De fait, les nouvelles collégiales se concentrent dans l’archiprêtré de Saint-Flour, à l’exception de celle de Massiac. Quatre sur les six créées sont d’ailleurs constituées dans des localités qui étaient déjà dans l’orbite du prieuré sanflorain avant 1317 (Fig. 3).

    Fig. 3 – Les collégiales du diocèse de Saint-Flour au xve siècle.

    Cartographie : H. Todescato.

    21L’extension du réseau sanflorain passe aussi par la décision de Jean XXII, en 1317, d’unir au chapitre cathédral de Saint-Flour des églises paroissiales qui dépendaient du prieuré clunisien de Saint-Flour, et certaines qui étaient dans la mense de l’évêque de Clermont ou de son chapitre cathédral52. À la suite de la promotion épiscopale, des nouveaux offices sont créés auxquels sont associés de nouveaux prieurés ou églises au xive siècle. Quant à la collégiale Notre-Dame, elle n’obtient qu’un seul nouveau prieuré, celui de Roffiac. Cette extension connaît rapidement des limites. Au xve siècle, le chapitre cathédral de Saint-Flour et le chapitre collégial Notre-Dame sont même en concurrence pour obtenir les prieurés de Vauclair et de Viellespesse53. Après avoir passé un ou plusieurs accords avec l’abbé de la Couronne, le prieuré de Vauclair et ses dépendances (Conches, Mejanneserre) sont unis à la mense du chapitre cathédral de Saint-Flour54. Les prieurés de Vic, de Malbo, la chapelle d’Alauzon et l’église de Saint-Mary-le-Plain sont unis à divers offices55. Le chapitre collégial obtient quant à lui le prieuré de Vieillespesse en 143056. À la fin du siècle, les évêques de Saint-Flour tentent d’annexer le prieuré d’Arpajon à la collégiale sanfloraine de Notre-Dame, mais les prêtres communalistes d’Aurillac s’y opposent. En 1481, le pape Sixte IV attribue le prieuré d’Arpajon aux prêtres de Notre-Dame d’Aurillac57.

    22L’importance des réseaux abbatiaux dans le diocèse oblige aussi l’évêque de Saint-Flour à transiger. Archambaud négocie avec l’abbé de La Chaise-Dieu au sujet des droits de procuration ou de visite des bénéfices dépendant de l’abbaye et dont elle avait le droit de patronage58. De plus, les droits de collation de l’évêque sont limités par les réseaux concurrents comme ceux de La Voûte, La Chaise-Dieu, Pébrac et Blesle, à tel point que l’évêque ne possède aucun droit de collation dans l’archiprêtré de Langeac. Cependant, les procurations épiscopales étaient plus étendues dans le diocèse de Saint-Flour que dans celui de Clermont. Elles étaient de deux sortes : les procurations ordinaires, qui frappent surtout des monastères et prieurés, et les procurations qui ont fait l’objet d’un arrangement (concordatae)59. Les comptes de la Chambre apostolique font aussi état de procurations archidiaconales, sachant que l’archidiaconé de Saint-Flour reste attaché au chapitre de Clermont, et de procurations archipresbitérales qui semblent n’avoir été perçues que pour l’archiprêtré de Saint-Flour60.

    À l’échelle de la cité, une vocation épiscopale qui s’affirme

    23C’est à l’échelle de la cité que les conséquences de la promotion épiscopale semblent être les plus visibles, avec de nombreux chantiers. Vers 1400, le sanflorain Jean Moreyras fait des legs à trois églises en construction61, dont l’église Notre-Dame, en chantier depuis 1324 et l’église dominicaine Saint-Vincent, qui l’est depuis probablement l’année 1362 et qui sera consacrée le 4 mars 142562. L’arrivée des dominicains permet par ailleurs à la cité de s’inscrire dans de nouveaux réseaux, dont la démonstration la plus spectaculaire est l’accueil du chapitre provincial de l’ordre en 142963. La cité accueille par ailleurs de nombreux prédicateurs dont le célèbre Vincent Ferrier lors de son parcours sur la route du Languedoc pour une de ses missions64. De façon moins exceptionnelle, la cité s’inscrit aussi dans de nouveaux réseaux en envoyant des étudiants dans les universités méridionales, en particulier à Toulouse65. Ces études étaient en partie financées par le legs d’une maison à Toulouse effectué par Pierre Sulpin, évêque de Bazas et fils d’un médecin de Saint-Flour, afin que six clercs pauvres et deux prêtres originaires de Saint-Flour ou du diocèse puissent faire des études à Toulouse66.

    24Cependant, c’est un troisième chantier qui marque le plus symboliquement l’affirmation de la vocation épiscopale de Saint-Flour. En 1396, une partie de l’église romane de la ville s’effondre67. Ce sont à la fois les clochers, les cloches, les murs, le chœur et les horloges qui sont détruits68. En 1398, l’évêque Hugues de Manhac envoie aux abbés, prieurs, doyens, archiprêtres, recteurs des églises, curés, vicaires et fidèles du diocèse une lettre au sujet de la réparation de l’église cathédrale69. Il y ordonne la création d’une confrérie de fabrique et accorde quarante jours d’indulgence aux personnes qui viendront faire des dons à l’église de Saint-Flour lors des principales fêtes religieuses. Ces éléments témoignent du rôle central désormais joué par la cité à l’échelle du diocèse. Il demande aussi aux prieurs, aux recteurs et aux vicaires de mentionner le nom des confrères sur une liste à remettre au prieur de l’église de Saint-Flour ainsi qu’aux consuls lors des synodes, témoignant là encore du développement de procédures de gestion par l’écrit et de pratiques socio-spatiales de type administratif. Le 7 décembre 1466, Antoine de Montgon consacre la nouvelle cathédrale. Une plaque placée au-dessus du portail principal rappelle la date de la cérémonie. D’après Joël Fouilheron, une dernière campagne sous l’épiscopat de Charles et de Louis de Joyeuse élève la tour nord où leurs armes sont apposées70. Avec ses tours, la cathédrale de Saint-Flour était dès lors visible au lointain. Saint-Flour montrait au pays d’alentour qu’elle était la chap de diocesi.

    Notes de bas de page

    1A. M. de Saint-Flour, chap. XI, art. 2, no 41, comptes consulaires du 28 mars 1429 au 17 avril 1430, fo 43 ro et no 47, comptes du 14 avril 1438 au 6 avril 1439, fo 46 vo.

    2Albert Rigaudière, Saint-Flour ville d’Auvergne au bas Moyen Âge. Étude d’histoire administrative et financière, Paris, PUF, 1982, p. 812-816.

    3Florian Mazel, L’évêque et le territoire. L’invention médiévale de l’espace (ve-xiiie siècle), Paris, Le Seuil, 2016, p. 371-373.

    4Ibid., p. 368.

    5Ibid., p. 368-369.

    6Com. de la Charente, ar. d’Angoulême, cant. La Couronne.

    7Jacques Dubois, « La carte des diocèses de France avant la Révolution », Annales. Économies, Sociétés, Civilisations, 20e année, no 4, 1965, p. 680-691.

    8F. Mazel, L’évêque et le territoire […], op. cit., p. 356-357.

    9Abel Poitrineau (dir.), Clermont, Paris, Beauchesne, coll. « Histoire des diocèses de France », 1979, p. 77.

    10Michelle Fournié, Fabrice Ryckebusch, Agnès Dubreil-Arcin, « Jean XXII et le remodelage de la carte ecclésiastique du Midi de la France : une réforme discrète », Revue d’histoire ecclésiastique, vol. 98, no 1-2, 2003, p. 29-60.

    11A. M. de Saint-Flour, chap. XIII, no 41, fo 85.

    12Marc Duval, « Jean XXII et Saint-Flour. Premières bulles, premier évêque (1317-1319) », Patrimoine en Haute-Auvergne, no 6, 2005, p. 29-56.

    13Guillaume Mollat, Lettres communes de Jean XXII, Paris, Bibliothèque des Écoles françaises d’Athènes et de Rome, 1904-1946, t. I, no 4227.

    14Ibid., no 4335.

    15Auguste Coulon, Lettres secrètes et curiales du pape Jean XXII, Paris, Bibliothèque des Écoles françaises d’Athènes et de Rome, 1906-1967, t. I, no 312 et 313.

    16G. Mollat, Lettres communes […], op. cit., no 4394.

    17Ibid., no 4565.

    18Ibid., t. II, no 6283.

    19Charles-Edmond Perrin (dir.), Pouillés de la province de Bourges, Recueil commencé par Maurice Prou, Paris, Imprimerie nationale, 1961-1962, p. LXXV-LXXVII.

    20G. Mollat, Lettres communes […], op. cit., t. II, no 6309.

    21Ibid., no 9270.

    22Ibid., no 9305.

    23Paul de Chazelles, « Saint-Flour », in Jean-Baptiste Deribier du Châtelet, Dictionnaire statistique du Cantal, Aurillac, 1855, t. III, p. 430-431.

    24A. M. de Saint-Flour, chap. X, titre 3, art. 4, no 3 : deux quittances mentionnent un sous-prieur.

    25Marcellin Boudet, Cartulaire du prieuré de Saint-Flour, Monaco, Imprimerie de Monaco, 1910, p. 471.

    26À titre d’exemple, A. M. de Saint-Flour, chap. XI, art. 2, no 12, fo 81 vo.

    27A. D. du Puy-de-Dôme, 1 G 1, no 24.

    28A. D. du Cantal, E DEP 1 500, 142.

    29Ibid., 3 G 33, pièces no 5 et 8.

    30A. M. de Saint-Flour, chap. XIII, no 1, fo 85, inventaire de titres du consulat.

    31Ibid., chap. II, art. 2, no 7.

    32Ibid., chap. XIII, no 1, fo 2.

    33G. Mollat, Lettres communes […], op. cit., t. II, no 9 283.

    34A. D. du Cantal, 1 G 1, pièces no 1 et 2.

    35A. D. du Puy-de-Dôme, 3 G 0 255, cote 11.

    36A. Coulon, Lettres secrètes […], op. cit., t. I, no 312 et 313.

    37A. M. de Saint-Flour, sous-série 3 Z 7, inventaire du chapitre cathédral, fo 27 ro.

    38M. Fournié, F. Ryckebusch, A. Dubreil-Arcin, « Jean XXII et le remodelage de la carte ecclésiastique du Midi […] », op. cit., p. 52-53.

    39A. M. de Saint-Flour, chap. X, titre 3, art. 3, no 0.

    40À titre d’exemple, Ibid., chap. XI, art. 2, no 4, fos 17 vo et 74 ro.

    41A. D. du Cantal, 3 G 1.

    42Ibid., 3 G 25, pièce no 8.

    43Ibid., pièce no 2.

    44A. M. de Saint-Flour, chap. X, titre 3, art. 4, no 1 et G. Mollat, Lettres communes […], op. cit., t. VI, no 23 902.

    45A. M. de Saint-Flour, chap. VII, art. 1, no 1.

    46Ibid., chap. VII, art. 1, no 8.

    47Ibid., chap. VII, art. 1, no 2.

    48BnF, département des manuscrits, Latin 1595, Statuta synodalia Sancti Flori, Concilium Bituricense, 1336.

    49Louis-Antoine-Marie Chaludet, Les évêques de Saint-Flour, t. I, Aurillac, impr. de « La liberté », 1923, p. 59-64.

    50Ibid., p. 205-206. La dispense est conservée aux archives départementales du Cantal sous la cote 13 G 55.

    51Hervé Chopin, « Les collégiales du diocèse de Saint-Flour au Moyen Âge », in Anne Massoni (dir.), Collégiales et chanoines dans le centre de la France du Moyen Âge à la Révolution, Limoges, Presses universitaires de Limoges, 2010, p. 37-56.

    52A. D. du Cantal, 2 G 1, pièce no 2, inventaire, fo 16 vo.

    53Ibid., inventaire, fo 6 ro : « Item alia compositio inter capitulum Sancti Flori et collegium beate Marie super unionibus prioratuum Veterispice et Vallis Clare. »

    54Ibid., 2 G 17.

    55A. M. de Saint-Flour, 3 Z 7, inventaire, fos 8 ro, 10 ro, 10 vo ; A. D. du Cantal, 2 G 1, pièce no 2, inventaire, fo 5 vo.

    56A. M. de Saint-Flour, chap. VI, art. 1, no 6, terrier de la collégiale pour la paroisse de Vieillespesse.

    57L.-A.-M. Chaludet, Les évêques […], op. cit., t. II, p. 240-241.

    58A. D. de la Haute-Loire, 1 H 238.

    59Charles-Edmond Perrin et Jacques de Font-Réaulx (dir.), Pouillés de la province de Bourges, Paris, Imprimerie nationale, 1961-1962, t. II, p. LXIX-LXX et p. 270-275.

    60Pour le compte au terme du 1er février 1393 des procurations archipresbitérales, voir C.-E. Perrin (dir.), Pouillés […], op. cit., t. I, p. 269-270.

    61A. M. de Saint-Flour, chap. XI, art. 2, no 18, fo 32 ro.

    62Ibid., chap. XI, art. 2, n 35, fo 74 ro.

    63Ibid., chap. XI, art. 2, no 41.

    64Ibid., chap. XI, art. 2, no 29.

    65A. Rigaudière, Saint-Flour […], op. cit., t. II, p. 812-816.

    66A. M. de Saint-Flour, chap. VIII, art. 11, no 1.

    67Ibid., chap. X, art. 2, no 14, fo 84 vo.

    68Ibid., chap. X, titre 3, art. 3, no 0.

    69Ibid., chap. X, titre 3, art. 3, no 0.

    70Joël Fouilheron, La cathédrale de Saint-Flour, Paris, Nouvelles Éditions latines, 1966, p. 19-20.

    Auteur

    • Hugo Todescato

      Hugo Todescato, professeur certifié d’histoire-géographie, est titulaire d’un master « Territoires et cultures » de l’université Blaise-Pascal au cours duquel il a soutenu un mémoire de recherche sur « Saint-Flour dans les derniers siècles du Moyen Âge : étude sur la promotion d’une ville néo-épiscopale », réalisé sous la direction de Jean-Luc Fray.

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    1A. M. de Saint-Flour, chap. XI, art. 2, no 41, comptes consulaires du 28 mars 1429 au 17 avril 1430, fo 43 ro et no 47, comptes du 14 avril 1438 au 6 avril 1439, fo 46 vo.

    2Albert Rigaudière, Saint-Flour ville d’Auvergne au bas Moyen Âge. Étude d’histoire administrative et financière, Paris, PUF, 1982, p. 812-816.

    3Florian Mazel, L’évêque et le territoire. L’invention médiévale de l’espace (ve-xiiie siècle), Paris, Le Seuil, 2016, p. 371-373.

    4Ibid., p. 368.

    5Ibid., p. 368-369.

    6Com. de la Charente, ar. d’Angoulême, cant. La Couronne.

    7Jacques Dubois, « La carte des diocèses de France avant la Révolution », Annales. Économies, Sociétés, Civilisations, 20e année, no 4, 1965, p. 680-691.

    8F. Mazel, L’évêque et le territoire […], op. cit., p. 356-357.

    9Abel Poitrineau (dir.), Clermont, Paris, Beauchesne, coll. « Histoire des diocèses de France », 1979, p. 77.

    10Michelle Fournié, Fabrice Ryckebusch, Agnès Dubreil-Arcin, « Jean XXII et le remodelage de la carte ecclésiastique du Midi de la France : une réforme discrète », Revue d’histoire ecclésiastique, vol. 98, no 1-2, 2003, p. 29-60.

    11A. M. de Saint-Flour, chap. XIII, no 41, fo 85.

    12Marc Duval, « Jean XXII et Saint-Flour. Premières bulles, premier évêque (1317-1319) », Patrimoine en Haute-Auvergne, no 6, 2005, p. 29-56.

    13Guillaume Mollat, Lettres communes de Jean XXII, Paris, Bibliothèque des Écoles françaises d’Athènes et de Rome, 1904-1946, t. I, no 4227.

    14Ibid., no 4335.

    15Auguste Coulon, Lettres secrètes et curiales du pape Jean XXII, Paris, Bibliothèque des Écoles françaises d’Athènes et de Rome, 1906-1967, t. I, no 312 et 313.

    16G. Mollat, Lettres communes […], op. cit., no 4394.

    17Ibid., no 4565.

    18Ibid., t. II, no 6283.

    19Charles-Edmond Perrin (dir.), Pouillés de la province de Bourges, Recueil commencé par Maurice Prou, Paris, Imprimerie nationale, 1961-1962, p. LXXV-LXXVII.

    20G. Mollat, Lettres communes […], op. cit., t. II, no 6309.

    21Ibid., no 9270.

    22Ibid., no 9305.

    23Paul de Chazelles, « Saint-Flour », in Jean-Baptiste Deribier du Châtelet, Dictionnaire statistique du Cantal, Aurillac, 1855, t. III, p. 430-431.

    24A. M. de Saint-Flour, chap. X, titre 3, art. 4, no 3 : deux quittances mentionnent un sous-prieur.

    25Marcellin Boudet, Cartulaire du prieuré de Saint-Flour, Monaco, Imprimerie de Monaco, 1910, p. 471.

    26À titre d’exemple, A. M. de Saint-Flour, chap. XI, art. 2, no 12, fo 81 vo.

    27A. D. du Puy-de-Dôme, 1 G 1, no 24.

    28A. D. du Cantal, E DEP 1 500, 142.

    29Ibid., 3 G 33, pièces no 5 et 8.

    30A. M. de Saint-Flour, chap. XIII, no 1, fo 85, inventaire de titres du consulat.

    31Ibid., chap. II, art. 2, no 7.

    32Ibid., chap. XIII, no 1, fo 2.

    33G. Mollat, Lettres communes […], op. cit., t. II, no 9 283.

    34A. D. du Cantal, 1 G 1, pièces no 1 et 2.

    35A. D. du Puy-de-Dôme, 3 G 0 255, cote 11.

    36A. Coulon, Lettres secrètes […], op. cit., t. I, no 312 et 313.

    37A. M. de Saint-Flour, sous-série 3 Z 7, inventaire du chapitre cathédral, fo 27 ro.

    38M. Fournié, F. Ryckebusch, A. Dubreil-Arcin, « Jean XXII et le remodelage de la carte ecclésiastique du Midi […] », op. cit., p. 52-53.

    39A. M. de Saint-Flour, chap. X, titre 3, art. 3, no 0.

    40À titre d’exemple, Ibid., chap. XI, art. 2, no 4, fos 17 vo et 74 ro.

    41A. D. du Cantal, 3 G 1.

    42Ibid., 3 G 25, pièce no 8.

    43Ibid., pièce no 2.

    44A. M. de Saint-Flour, chap. X, titre 3, art. 4, no 1 et G. Mollat, Lettres communes […], op. cit., t. VI, no 23 902.

    45A. M. de Saint-Flour, chap. VII, art. 1, no 1.

    46Ibid., chap. VII, art. 1, no 8.

    47Ibid., chap. VII, art. 1, no 2.

    48BnF, département des manuscrits, Latin 1595, Statuta synodalia Sancti Flori, Concilium Bituricense, 1336.

    49Louis-Antoine-Marie Chaludet, Les évêques de Saint-Flour, t. I, Aurillac, impr. de « La liberté », 1923, p. 59-64.

    50Ibid., p. 205-206. La dispense est conservée aux archives départementales du Cantal sous la cote 13 G 55.

    51Hervé Chopin, « Les collégiales du diocèse de Saint-Flour au Moyen Âge », in Anne Massoni (dir.), Collégiales et chanoines dans le centre de la France du Moyen Âge à la Révolution, Limoges, Presses universitaires de Limoges, 2010, p. 37-56.

    52A. D. du Cantal, 2 G 1, pièce no 2, inventaire, fo 16 vo.

    53Ibid., inventaire, fo 6 ro : « Item alia compositio inter capitulum Sancti Flori et collegium beate Marie super unionibus prioratuum Veterispice et Vallis Clare. »

    54Ibid., 2 G 17.

    55A. M. de Saint-Flour, 3 Z 7, inventaire, fos 8 ro, 10 ro, 10 vo ; A. D. du Cantal, 2 G 1, pièce no 2, inventaire, fo 5 vo.

    56A. M. de Saint-Flour, chap. VI, art. 1, no 6, terrier de la collégiale pour la paroisse de Vieillespesse.

    57L.-A.-M. Chaludet, Les évêques […], op. cit., t. II, p. 240-241.

    58A. D. de la Haute-Loire, 1 H 238.

    59Charles-Edmond Perrin et Jacques de Font-Réaulx (dir.), Pouillés de la province de Bourges, Paris, Imprimerie nationale, 1961-1962, t. II, p. LXIX-LXX et p. 270-275.

    60Pour le compte au terme du 1er février 1393 des procurations archipresbitérales, voir C.-E. Perrin (dir.), Pouillés […], op. cit., t. I, p. 269-270.

    61A. M. de Saint-Flour, chap. XI, art. 2, no 18, fo 32 ro.

    62Ibid., chap. XI, art. 2, n 35, fo 74 ro.

    63Ibid., chap. XI, art. 2, no 41.

    64Ibid., chap. XI, art. 2, no 29.

    65A. Rigaudière, Saint-Flour […], op. cit., t. II, p. 812-816.

    66A. M. de Saint-Flour, chap. VIII, art. 11, no 1.

    67Ibid., chap. X, art. 2, no 14, fo 84 vo.

    68Ibid., chap. X, titre 3, art. 3, no 0.

    69Ibid., chap. X, titre 3, art. 3, no 0.

    70Joël Fouilheron, La cathédrale de Saint-Flour, Paris, Nouvelles Éditions latines, 1966, p. 19-20.

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    Todescato, H. (2021). Saint-Flour, chap de diocesi. In V. Flauraud & S. Gomis (éds.), Les nouveaux territoires diocésains. Clermont-Ferrand: Presses universitaires Blaise-Pascal. https://doi.org/10.4000/13hwe
    Todescato, Hugo. « Saint-Flour, chap de diocesi ». In Les nouveaux territoires diocésains, édité par Vincent Flauraud et Stéphane Gomis. Clermont-Ferrand: Presses universitaires Blaise-Pascal, 2021. doi:10.4000/13hwe.
    Todescato, Hugo. « Saint-Flour, chap de diocesi ». Les nouveaux territoires diocésains, édité par Vincent Flauraud et Stéphane Gomis, Presses universitaires Blaise-Pascal, 2021, https://doi.org/10.4000/13hwe.

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    Flauraud, V., & Gomis, S. (éds.). (2021). Les nouveaux territoires diocésains. Clermont-Ferrand: Presses universitaires Blaise-Pascal. https://doi.org/10.4000/13i3u
    Flauraud, Vincent, et Stéphane Gomis, éd. Les nouveaux territoires diocésains. Clermont-Ferrand: Presses universitaires Blaise-Pascal, 2021. doi:10.4000/13i3u.
    Flauraud, Vincent, et Stéphane Gomis, éditeurs. Les nouveaux territoires diocésains. Presses universitaires Blaise-Pascal, 2021, https://doi.org/10.4000/13i3u.
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