V
p. 203-209
Texte intégral
1Vaguier (rue) : ► Vaquier [ce patronyme a été déformé].
2Vahava : C’est le nom vezo du poisson-scie.
3Vahimalaza : Cette localité du fivondronana d’Ihosy, correspond à un ancien poste militaire.
4Vahombe : Ce nom vernaculaire est celui de l’Aloe vohombe Decorse et Pois., un végétal très commun du fourré xérophile, diffusé dans le monde à la fois comme plante ornementale et pour ses propriétés cicatrisantes. Depuis quelques années on cultive la plante pour soigner certains cancers.
5Vakimbararata/vakilande : Cette bande de cotonnade d’environ 5 m sur 0,80 m, donc plus large que le salaka, est portée lors des cérémonies mortuaires. On la fabrique à l’aide d’un métier à tisser (Battistini, 1964a, p. 149).
6Vaky sofy : Les découpes d’oreilles des zébus sont les marques d’un clan (sofin’draza). On compte de nombreux termes pour les désigner. On parle également de vilo.
7Vala : Le terme vala désigne à la fois l’enclos et l’espace enclos par des végétaux (aloès, sisal, raketa, etc.) ou par des piquets de bois ; on y accède par un fananiha. Les vala sont soit dédiés à des cultures sèches, soit servent à rassembler le bétail, ce qui est le cas des valan’aombe, mais aussi à l’habitat. Souvent c’est ce dernier, une fois fertilisé par les déjections bovines, qui devient plus tard un champ. Le paysage de vala a été comparé à un bocage (Battistini, 1965). Les haies sont d’ailleurs, comme dans le bocage, le refuge d’une forte biodiversité. On peut opposer les terroirs vala à des terroirs non vala.
8Valabe : Un valabe est un grand vala collectif appartenant à un ou plusieurs lignages, pouvant atteindre plusieurs dizaines d’ha, partagé en parcelles familiales parfois dédiées à l’élevage des zébus mais incluant aussi des baiboho. Battistini (1965) les rattache au paysage d’openfield et au mechou breton. Les valabe sont communs en pays Tatsimo et dans le Mahandrovato.
9Valavato [litt. « enceinte de pierre »] : ► Tombeau.
10Valaza : Ce terme vezo désigne un coup de vent dangereux pour les pirogues (Rejela, 1993).
11Valen (Arne Farteinsen, 1844-1906) : Ce missionnaire norvégien a donné son nom à une rue de Tuléar. Il vécut dans cette ville en 1874 et en 1875, puis à Ranompasy de 1875 à 1876, et enfin à Manja en 1876.
12Vallée sèche : Ce terme de géomorphologie désigne des vallées en partie façonnées par dissolution (forme karstique) dans des calcaires ayant la particularité de ne pas présenter d’écoulement pérenne. Les causses situés près de Tuléar en présentent de nombreuses.
13Valo’hazomanga : Sous ce terme, on désigne les hommes libres vivant sous l’autorité du mpanjaka dans la société mahafaly (Bernard, 1978).
14Valovo(n)taka : On appelle parfois ainsi, de manière tout à fait péjorative, les migrants des Hautes Terres intégrés vivant dans les régions côtières.
15Valy : On distingue parfois dans un ménage rural une valy be (première épouse) et une valy masay (deuxième épouse) ce qui implique à la fois des moyens matériels et l’accord de la première. Il ne faut pas confondre valy masay et sakaiza, la maîtresse officielle, ni sakaiza et valy kely, la petite amie.
16Vanadium : Un important gisement de vanadium, en site sédimentaire, a été découvert en 2011 par la compagnie canadienne Energizer Resources Inc. à Fotadrevo et dans des communes proches, comme Lazarivo et Ianapera, dans le cadre du Green Giant Project.
17Vanga de Lafresnaye : Xenopirostris xenopirostris Lafresnaye est un oiseau endémique du Sud malgache qu’on observe du lac Ihotry jusqu’à Amboasary Atsimo. C’est un gros Vangidé qui vit dans le bush et se nourrit d’insectes qu’il extrait du bois mort, et de petits reptiles (Langrand, 1995).
18Vantazana : On trouve ce grenier à sorgho temporaire sur les sites où on pratique le tetikala.
19Vaovy / vovy : Tetrapterocarpon geayi Humb. est un arbre de la famille des Fabaceae poussant dans les forêts sèches. C’est une espèce endémique de l’Ouest et du Sud-Ouest, dont le bois est réputé pour sa dureté et sert notamment à la fabrication des charrettes. On utilise aussi cette plante en pharmacopée et pour la production de charbon de bois.
20Vaozavo : Avec le melon d’eau (Cucumis melo L.), on se désaltère du gros fruit de cette plante naturalisée. Séché puis ouvert, ce fruit peut servir de récipient rudimentaire.
21Vaquier : Le sergent Vaquier fut tué le 10 février 1900 lors de l’attaque du poste d’Andaka. Il a donné son nom, déformé en Vaguier, à une rue de Tuléar.
22Vara pohe : Ce terme vezo désigne un vent de direction N-S.
23Varindry : Varindry serait le premier roi de la dynastie masikoro des Andrevola, victorieux des Tanandro.
24Varo : On donne ce nom à Thespesia populnea de la famille des Malvaceae, un arbre commun des embouchures.
25Varompotsy : Le très commun héron pique-bœuf (Bubulcus ibis L.) est très souvent représenté sur les stèles funéraires aussi bien chez les Sakalava et les Mahafaly que chez les Tanosy.
26Vatolahy [litt. « la pierre mâle »] : Cette pierre levée commémorative évoque une personne décédée loin du village dont elle est originaire. Deux d’entre elles entrent dans la composition de certains tombeaux tandroy.
27Vatolatsaka [23°17’S, 44°16’E] [litt. « la pierre tombée »] : Cette commune du fivondronana de Betioky Atsimo est située non loin de la Sakondry.
28Vatomirindry : C’est le nom donné par les Tanosy à des dunes à grésification mauve trouvées le long de la RN12 (Peyrot, 1974).
29Vatoroka [litt. « le rocher qui s’effrite »] : Ce petit massif rocheux de 98 m de haut est situé près du lac Mananivo. On y trouve le cap Itapera.
30Vavarano [litt. « la bouche de la rivière »] : Ce terme désigne une passe ou également le bassin-versant d’un petit cours d’eau. C’est une unité spatiale fondamentale chez les Bara (Saint-Sauveur, 1998).
31Vavatane : Ce mot désigne le bas-fond argileux affecté à la riziculture.
32Vazaha : « Presque tous les Européens qui ont habité longtemps Madagascar s’en reviennent enthousiastes de cette contrée et comme ensorcelés par ses habitants ; ils désirent y retourner ; ils se plaisent à se rappeler la vie qu’ils y ont menée ; ils en font le sujet continuel de leurs entretiens ». (Eugène de Froberville, 1840.- Précis géographique, cité par B. F. Leguével de Lacombe, 1840). Dans le Sud, ce terme désigne les étrangers d’origine européenne (c’est ce que signifie ce terme de vazaha qui a pris le pas sur celui d’olompoutsi) mais aussi les Merina. Elli (1993) note qu’en Ibara, les représentants de l’État, fonctionnaires et gendarmes, sont appelés vazaha. Les étrangers stricto sensu ont une présence ancienne comme pirates, missionnaires ou commerçants, plus tard comme fonctionnaires ou comme militaires, actuellement comme touristes. L’annuaire général de Madagascar de 1903 montre qu’à côté des colons français, on rencontrait déjà alors des Allemands, des Autrichiens, des Anglais, des Belges, des Italiens, des Scandinaves et des Suisses. Depuis quelques années, le nombre de résidents et semi-résidents tend à augmenter sensiblement sans que cela soit chiffrable puisque personne n’est tenu de s’inscrire à un Consulat. C’est un véritable problème car de plus en plus d’individus mal identifiés ont un comportement susceptible d’altérer la bonne entente générale. Les intervenants des ONG, les retraités français s’installant à Tuléar en constituent les groupes les plus originaux. Ils ont pris numériquement le dessus sur les coopérants, français, soviétiques et vietnamiens, victimes des coupes budgétaires.
33Vazimba : Ce peuple correspond à un vieux fond de peuplement de la Grande Île. On en trouve de nombreux témoignages sur les Hautes Terres et dans l’Ouest de Madagascar. On a longtemps cru à une origine africaine des Vazimba mais aujourd’hui on prend davantage en considération l’hypothèse d’une origine austronésienne. Les apports récents de la génétique (Razafindraka, 2010) laisseraient penser que les Vazimba sont les représentants du substrat de population mis en place entre 6 000 et 2 000 ans B. P., déjà riches d’apports asiatiques et accesoirement africains. On a aussi parfois opposé Vazimba et Vezo, les premiers habitant l’intérieur des terres, les seconds descendant de marins malais arrivés sur le littoral malgache. Ses membres semblent avoir été au fil des siècles plus ou moins assimilés par de nouveaux venus. On trouve encore des villages vazimba dans les régions du Menabe et du Melaky, mais il ne semble pas y avoir l’équivalent dans le Grand Sud.
34Végétation : C’est l’ensemble des rahamitiry [litt. « les choses qui poussent »] (Lefèvre, 2009). ► Ala, bush, mangrove, forêt-galerie, forêt dense pluviale, forêt dense sèche, forêt sacrée, forêt sclérophylle, fourré xérophile, mangrove, ornementales, prairie marécageuse, pseudosteppe, savane, tanne, xérophile. (p. 193)
35Vélo : Ce n’est que depuis quelques années que le niveau de vie permet à une petite partie de la population d’acheter une bicyclette pour ses déplacements. L’essor du vélo, actuellement rapide dans une ville comme Tuléar, entraîne la mise en place d’innombrables petits commerces spécialisés dans la réparation ou dans la vente de pièces détachées. Des concours spontanés de vélo acrobatique organisés par des adolescents se déroulent chaque semaine sur le bord de mer, attirant la foule.
36Velondriake [litt. « vivre avec la mer »] : Cette association féminine a été créée en 2006 avec l’aide de Blue Ventures par une communauté de 23 fokontany de la commune de Befandefa (soit environ 6 200 habitants). Elle est fondée pour l’essentiel sur la gestion des ressources en poulpes.
37Vent : Le vent dominant sur la côte autour de Tuléar est le tsiokantimo, qui rend si performante la saliculture, mais il existe d’autres flux importants comme le fandohotse, le sagary ou le vara pohe. L’ampala est utilisé par les marins vezo qui redoutent les valaza. À Tôlagnaro, soufflent les alizés en provenance de l’Est et du NE.
38Vertisol : Cette catégorie de sol à argiles gonflantes est reconnaissable à ses profondes fentes de dessiccation. On peut observer des vertisols dans certaines dépressions (exemples dans le couloir d’Antseva) ou en relation avec le volcanisme basaltique qui a marqué le secteur de Vineta. Il s’agit de sols fertiles à condition d’avoir une bonne maîtrise l’eau.
39Vezo [litt. « ceux des pagaies » ou « ve(-ry) + zo, ceux qui ont perdu leur droit (sur la terre) »] : Cette communauté, parfois considérée comme très proche par sa culture, et donc par sa langue, des Masikoro et des Sakalava, est souvent définie comme un simple groupe social lié à un genre de vie et à un système de production, la pêche (Kœchlin, 1975). Tous les Vezo se réclament cependant d’une même ancêtre mi-femme, mi-poisson : Ampela manan’isa et observent le faly du mouton. Cette communauté vit sur les rivages du Canal de Mozambique entre l’embouchure du Menarandra et le Cap Saint-André. Ainsi les Sara sont un groupe vezo vivant sur le littoral mahafaly tandis que les Voroneoke sont décrits par Flacourt comme le peuple de Tuléar. Le secteur où les densités sont les plus fortes correspond au segment de côte situé entre Tuléar et Morombe. Leurs prédécesseurs présumés sont appelés Antevela. On a parfois opposé les Vazimba, premier peuple malgache de l’intérieur des terres aux Vezo et aux Masikoro, strate de peuplement plus récente. Rien n’est moins sûr. En fait, a été construit un autre scénario selon lequel les Vezo constitueraient une mosaïque de petits groupes humains venus de divers horizons, à différentes époques (Marikandia, 1995). Certains seraient venus anciennement et directement d’Afrique comme les Morima, d’autres seraient arrivés plus récemment, en provenance de l’intérieur des terres ou inversement de la mer à la suite de naufrages de navires négriers (Koto, 1996). Au contact d’autres groupes venus d’Asie, leur culture serait devenue plus protomalaise qu’africaine. Par leurs coutumes, Otto Dahl (1991) rapproche en effet les Vezo des Bajau, ou plus précisément des Orang Laut de l’île de Bangka ou Sekak en Indonésie. On est en effet d’accord pour considérer que les coutumes vezo sont proches de celles des peuples de la mer indonésiens mais sans véritable rapport avec les coutumes des pêcheurs vivant sur le littoral mozambicain. C’est l’hypothèse qui ferait des Vezo un peuple asiatique anciennement établi à l’image des Vazimba et ayant tardivement assimilé la culture des gens venus du SE. Les apports récents de la génétique (Razafindraka, 2010) permettent d’opposer des Vezo du Nord (Andavadoaka, Ampasilava) à des Vezo du Sud (Manombo, Sarodrano) ce que confortent les variations de langage (Lefèvre, 2009). On oppose également des Vezo « dans tout leur être », semi-nomades et pêcheurs, aux Vezom’potake (littéralement : « Vezo de la vase »), sédentarisés et chasseurs de crabes. Cette distinction n’a plus lieu d’être aujourd’hui dans la mesure où une grande partie des Vezo vit en milieu urbain. Certains marins vezo ont joué un rôle important dans les relations avec les vazaha en assurant la fonction de mpitantsambo.
40Vifotsy : Cette entreprise liée à la STAR et établie à Tuléar est spécialisée dans la fabrication de capsules.
41Vigne : La vigne (akitsy) serait parvenue dans le Sud-Est en provenance du Proche-Orient avant le XVIe siècle (Domenichini, n. d.). Elle aurait conquis, notamment grâce aux missionnaires chrétiens, une partie du Sud sous forme de treilles. Plus tard, de petits vignobles destinés à la production de vin, sur un modèle suisse mis en place autour de Fianarantsoa, ont été aménagés. La société Amblard a produit des vins mousseux à Ihosy mais elle subit de plein fouet depuis plusieurs années la concurrence des vins sud-africains.
42Viha : Typhonodorum lindleyanum Schott. est appelé parfois « faux-bananier » (Araceae). Cette grande herbacée des prairies marécageuses possède un rhizome comestible quoiqu’irritant, utilisé dans l’alimentation en période de kere.
43Ville-de-Tuléar : C’est le nom donné à deux cargos caboteurs de la Nouvelle Compagnie Havraise Péninsulaire de Navigation. Le premier était un caboteur à vapeur deux ponts, construit par les Ateliers et Chantiers de la Loire à Nantes, lancé en 1915 sous le nom de Château Latour. Il fut mis en service en 1916 pour la Compagnie Maritime Worms. De 1951 à 1955, il est rebaptisé et affecté au cabotage à Madagascar au départ des différents ports malgaches avant de partir à la démolition à Hambourg. Le second est un caboteur à deux ponts en shelter fermé, adapté au service outremer. Construit par les Chantiers Ottensener Eisenwerk de Hambourg-Altona, il fut lancé en 1958. De 1961 à 1980, il fut au service de la Compagnie Malgache de Navigation avant d’être revendu à Singapour.
44Vilo : La découpe des oreilles des zébus permet de fournir une marque d’appartenance à un lignage possesseur d’un troupeau (sofin’draza). On parle également de vaky sofy.
45Vilon’androy : Ce groupe reconnu de musique et de danse est originaire de l’Androy.
46Vinanibe (lagune de) : 1. C’est le nom parfois donné à la lagune d’Andriambe. 2. La Société anonyme de Vinany-Bé fut fondée à la fin du XIXe siècle pour l’exploitation de bois tropicaux. Son siège social se trouvait à Excideuil en Dordogne.
47Vinany : C’est en Anosy le nom donné aux passes saisonnières ouvertes dans un lido, cordon littoral séparant une lagune de la mer.
48Vinda : 1. Ce nom a été donné à la partie de la population bara vivant autour de Benenitra : les Bara Vinda. 2. vinda : Scirpus spp. et Cyperus spp. sont de grandes herbacées de la famille des Cyperaceae poussant dans les prairies marécageuses. Elles sont dévolues à divers usages traditionnels.
49Vineta : Cette petite localité de la commune d’Andalamasina Vineta se trouve sur la RN7 à 86 km de Tuléar. Elle a donné son nom au causse sur lequel elle se situe.
50Vintany : Ce bel aven ennoyé est situé près d’Itampolo [24°42’-43°57’E). On y a étudié les subfossiles découverts là. Le premier travail de collecte a été réalisé vers les années 1960 par P. Vérin, R. Battistini et Ramilisonina.
51Vital (Général Albert-Camille) : Militaire et homme politique malgache issu d’une grande famille tuléarienne, né le 18 juillet 1952, nommé premier ministre de la Haute Autorité de Transition en décembre 2009, a été remplacé par Omer Beriziky en octobre 2011. Sa formation est passée par Moscou (École des ingénieurs en génie civil) et par Paris (École de Guerre). En 2013, candidat au premier tour des présidentielles, il arriva en tête dans plusieurs circonscriptions du Sud (p. 200). Une analyse rapide de ces deux croquis montre : 1. les excellents résultats à l’échelle de sa région d’origine pour le Général Vital : dans les districts de Toliara I et II, il atteint environ 40 % des suffrages et même davantage à Sakaraha ; 2. la bonne assise de Rajaonarimampianina Hery, le futur président élu, presque toujours classé dans les deux premiers choix des électeurs, sauf dans le fivondronana de Betioky Atsimo ; 3. la très faible popularité locale de Jean-Louis Robinson, le vainqueur national du premier tour : dans certains fivondronana il ne dépasse pas 1 % des suffrages ; il n’arrive jamais ni en première, ni en seconde place ; 4. les bons résultats d’Hajo Herivelona Andrianainarivelo qui, comme au niveau national, se classe le plus souvent parmi les 3 premiers candidats choisis ; à Betioky, c’est même un incroyable succès puisqu’il y obtient plus de 50 % des suffrages ; 5. les bons résultats de la candidate verte Saraha Georget dans l’Ivohibe et l’Iakora (2e avec 31 %), ainsi que dans le district de Betroka (Anosy) ; 6. la quasiabsence de Monja Roindefo, autre candidat régional ; à Tsihombe, il arrive cependant en seconde place ; 7. les résultats décevants de Roland Ratsiraka, pourtant bien placé à l’échelle nationale.
52Voafaria : Ce nom vernaculaire est celui de Cardiospermum halicaccabum L. de la famille de Sapindaceae, une plante rampante adventice utilisée pour la fabrication de talismans.
53Voajiry : Selon Flacourt, cette caste tanosy correspondrait aux premiers arrivants dans la région, les tompontany arrivés dans l’Anosy bien avant les Rohandria. Selon Grandidier, ils seraient venus du Waziristan, proche du Gujarat, et n’étaient pas islamisés, contrairement aux Rohandria.
54Voalohany : Ce quartier deTuléar est rattaché à Mahavatse I.
55Voandzou : Vigna subterranea L. Verdc., voanjobory en malgache, est une Légumineuse alimentaire assez proche du niébé et de l’arachide, originaire d’Afrique, principalement cultivée et commercialisée en pays Mahafaly.
56Voazavo : C’est le nom d’une variété de pastèque très prisée dans le Sud.

Coupe de végétation : un fourré xérophile sur sable au nord de l’Onilahy (d’après Koechlin, Guillaumet, Morat, 1974)

Coupe de végétation : un fourré xérophile de l’Extrême-Sud (d’après Koechlin, Guillaumet, Morat, 1974)

Le parc national de Zombitse Vohibasia

Les ZEE du Canal de Mozambique

Ankilibe vu du ciel (© J.-M. Lebigre)
57VOC (Verenigde Oostindische Compagnie) : La Compagnie hollandaise des Indes Orientales commandita de 1650 à 1730 plusieurs achats d’esclaves dans la baie de Saint-Augustin. La principale destination était Le Cap mais aussi différents ports d’Asie (Allen, 2015).
58Voeltzkow (Alfred, 1860-1947) : Ce grand naturaliste allemand semble avoir été le premier à constituer des collections d’insectes dans la région de Tuléar vers 1904.
59Vohibasia : 1. C’est la forêt sèche la proche de Sakaraha. ► Zombitse-Vohibasia. 2. [litt. « le rocher étoile »] : cet inselberg granitique, situé non loin d’Antanimoro, mesure 8 km de long et s’éleve à 711 m, soit 300 m de dénivelé (Battistini, 1964b, p. 266).
60Vohibory : Le Vohibory est un massif tabulaire dont le sommet culmine à 945 m. Comme le Manamana, il flanque l’Analavelona (Salomon, 1986).
61Vohidolo : Cette petite région pastorale est située entre la Taheza et le massif de l’Isalo.
62Vohimalaza [22°57’S, 45°22’E] : Cette localité, située sur le bassin du Menamaty, est un ancien chef-lieu de canton du district de l’Isalo.
63Vohimanga [24°03’S, 45°24’E] [litt. « le rocher bleu »] : Cette commune rurale du fivondronana de Bekily est peuplée d’environ 6 000 habitants répartis en 9 fokontany sur 191 km2 (données SIRSA, 2006). La population est partagée entre Tanala, Tandroy et Antaisaka. Riz, manioc, maïs et patate douce sont les principales cultures vivrières auxquelles s’ajoutent l’arachide, les tomates et les oignons. L’élevage bovin se présente comme une activité importante. La question de l’insécurité y est souvent posée.
64Vohimena [litt. « le rocher rouge »] : 1. Tanjon’i Vohimena est le nom malgache du Cap Sainte-Marie. 2. Cet inselberg granitique, situé non loin d’Antanimoro, s’éleve à 690 m d’altitude, soit 390 m de dénivelé (Battistini, 1964b). 3. Vohimena (massif du) : ce massif montagneux qui culmine à 1055 m est en grande partie couvert de forêt. En fait partie le pic Saint-Louis. Son versant oriental, très arrosé, est drainé par l’Ebabika. Il se termine au Sud par le massif de Beseva.
65Vohinghezo : Ce massif boisé et accidenté est situé à la confluence du Mangoky et du Malio. Le 12 mars 1898, un violent accrochage entre des insurgés et l’Armée française fut à l’origine de la mort du capitaine Flayelle et du lieutenant Montagnole. Un poste militaire fut créé à Soaserano qui porta le nom de Fort Montagnole.
66Vohitany [24°08’S, 44°45’E] : Cette commune du fivondronana d’Ampanihy est située au nord de Gogogogo. Une coopérative de producteurs y exploite le rubis dans le fokontany d’Andranomilitsy [24°07’S, 44°47’E] et on y trouve un centre pénitencier. La commune est peuplée d’environ 11 000 habitants répartis sur 273 km2 (SIRSA, 2006), en majorité tandroy avec une forte minorité mahafaly. Manioc, maïs et patate douce sont les cultures vivrières auxquelles s’ajoutent l’arachide et le niébé. L’élevage y serait nettement moins développé que l’agriculture.
67Vohitsara (plateau de) : Ce plateau formé de matériel sablo-argileux culmine à 300 m. Il sépare le plateau Mahafaly du socle à hauteur de Betioky. C’est l’équivalent septentrional du plateau de Retanjo.
68Vohitse : Ce terme désigne un des deux grands ordres des sociétés de l’Ouest malgache ou les personnes lui appartenant, notamment chez les Masikoro et les Mahafaly. On peut parler de « sujets libres », mais ils sont cependant assujettis aux souverains (mpanjaka).
69Vohitsiombe : Ce nom désigne la partie centrale du massif volcanique de l’Androy. ► volcanisme.
70Voi Fiharatsi et Voi Mikamba : Ces deux associations de Manombo Atsimo sont dédiées à la gestion durable des écosystèmes littoraux, notamment à celle de la mangrove.
71Voix du Sud (La) : Cet hebdomadaire à faible tirage, créé par Maître Jean Ducaud en 1958, était domicilié à Tuléar.
72Vola mafana [litt. « l’argent chaud »] : Il s’agit d’un concept vezo rapporté par Bernard Kœchlin (1975), selon lequel afficher de la richesse entraîne automatiquement des conséquences négatives. C’est une indication permettant de mieux comprendre certains comportements.
73Volcanisme : Il y a bien lieu de parler du volcanisme même si nous sommes dans une région où il n’y a plus depuis longtemps de volcan actif. Certaines manifestations hydriques sont cependant observables comme les sources chaudes de Bezaha. Le plus grand massif volcanique, fortement érodé, se trouve à l’Extrême-Sud dans les environs de Mahaly : c’est le massif volcanique de l’Androy qui s’étend sur plus de 2 000 km2 et culmine à 904 m (rhyolites du Vohitsiombe). L’épaisseur des épanchements volcaniques, qui datent de la fin du Crétacé, a sans doute atteint 2 000 m. Il a été décrit minutieusement par René Battistini (1964). Il existe par ailleurs de beaux épanchements basaltiques également crétacés, le plus important s’étirant sur 200 km de long selon un axe N-S, et culminant à l’Analavelona où il atteint une trentaine de kilomètres de largeur (Nicollet, 1984). Les basaltes prismés de Vineta le long de la RN7 ont donné lieu à de très beaux vertisols. Ces épanchements sont contemporains de la séparation de l’Inde et de Madagascar au Crétacé. On observe des épanchements de plus petite taille et beaucoup plus récents (Plioquaternaire) à l’ouest du couloir d’Antseva. (p. 201)
74Volirano : [litt. « le pied des eaux »] : c’est le nom donné au delta du Mangoky par les Masikoro.
75Volofotsy [litt. « cheveux blancs »] : Aerva javanica (Burm.) Schultes est de la famille des Amaranthaceae. Son inflorescence laineuse sert à confectionner des matelas et des coussins.
76Velognala [litt. « ceux qui vivent de la forêt »] : Ce nom désignerait les descendants des peuples autres que les Vezo, ainsi que ceux des Vazimba.
77Volon’aomby : Ce terme désigne la robe des zébus, littéralement leurs poils. Chez les Bara, les Tandroy et les Mahafaly, on compte ainsi plusieurs dizaines de termes pour les désigner. Certaines robes sont censées porter malheur ce qui conduit à l’abattage ou à la vente de l’animal dès sa naissance. Ainsi la robe vandamanga, tachetée de noir et de marron, porte-t-elle malheur (Raharinjanahary, 1996).
78Voloso : Ce harpon à lame est utilisé par les pêcheurs vezo pour la pêche.
79Voltigeur (Le) : En 1835, le brick français Le Voltigeur relâcha à Saint-Augustin avec plusieurs officiers et militaires merina à son bord. Ces derniers capturèrent plusieurs dignitaires, sujets du mpanjaka du royaume de Fiherenana, qui leur faisaient confiance et les firent conduire à Antananarivo où ils furent exécutés. Ce fait peu glorieux provoqua localement une certaine haine contre les Hova et une méfiance durable contre les Français (Esoavelomandroso, 1981).
80Vomanga : Appelée vomanga, la patate douce (Ipomoea batatas L., famille des Convolvulaceae) fait partie des plantes vivrières les plus cultivées du Sud malgache après le riz, le manioc et le maïs.
81Vondro : Typha angustifolia est une grande herbe de prairie marécageuse, saumâtre ou non, ayant une utilisation fondamentale dans la construction de l’habitat. On s’en sert aussi bien pour les toits que pour les parois. Le vondro est léger, facile à manipuler, et permet une bonne ventilation. Son étanchéité ne vaut que s’il y en a une bonne épaisseur et qu’il se gorge d’eau. Sa récolte, son transport sur des charrettes à zébus et son commerce permettent à de nombreuses familles rurales d’en vivre.
82Vaovy : Ce groupe musical tandroy a été créé par Jean Gabin Fonovona (1948-2010) à Ambovombe. La fondation Vaovy gère le groupe depuis la mort de son fondateur.
83Vorak’ambala [litt. « faire sortir du parc »] : le plus souvent commis la nuit] : Ce type de vol de zébus consiste à voler plusieurs bovins en même temps ce qui implique de nombreuses complicités (Hoerner, 1990).
84Vorehe [22°25’S, 43°51’E] [litt. « ensorcellé »] : Dans cette localité du cœur du pays Mikea s’établit la Mission luthérienne norvégienne en 1958. Elle y a mis en place un dispensaire.
85Vorombe/vorompatra [litt. « Gros oiseau »] : Ces noms s’appliquent à l’Aepyornis, transformé en divinité, avec laquelle on communique chez les Vezo et les Masikoro, lors de phénomènes de possession.
86Voroneoke : Les Voroneoke seraient un groupe apparenté aux Vezo, qui auraient été autrefois établis à Saint-Augustin et dans le delta du Fiherenana. Flacourt qualifie la région de Tuléar de « pays des Voroneoke ».
87Vositsy : Ce mot désigne un zébu coupé.
88Votolatsaka [litt. « là où la pierre tombe »] : Il s’agit d’un ensemble de 4 petits avens situés non loin de Tuléar.
89Vovo : Ce puits traditionnel est souvent en forme de cratère, sable oblige. On peut facilement en observer à Betsinjaka, un ancien village absorbé par Tuléar, ainsi que dans les lits des principaux cours d’eau de la région. On parle également de vovo pour désigner des puits aménagés, plus profonds. Ambovombe est étymologiquement la ville des vovo et des vovotany (puisards).
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Forêts d’hier et de demain
50 ans de recherches en Aquitaine
Michel Arbez, Jean-Michel Carnus et Antoine Kremer (dir.)
2017
