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p. 158-168
Texte intégral
1Rabaza : Ce groupe de musique, créé en 2001 par Christo Benny, est spécialisé dans les anciens rythmes tanosy, principalement mangabila et sarandra. Il s’appuie entièrement sur des instruments traditionnels : hazolahy, belamaky, pitiky langay, sosoly, kasaky, amponga et langoro.
2Rabefanatrika : Ce souverain tanosy aida ceux de ses sujets qui le souhaitaient à fuir la domination merina en les faisant protéger dans leurs déplacements vers la vallée de l’Onilahy dans la seconde moitié du XIXe siècle. Francophile, il demanda par ailleurs à la France d’envoyer un instituteur pour que les enfants apprennent le français (Peyrot, 1974).
3Rabefialy : Ce souverain tanosy, le dernier, avait son palais à Manambaro.
4Rabesiaka (Jean-Maryse, 1976-2010) : Ce jeune musicien né à Tuléar, mort assassiné, était un virtuose de l’accordéon et le créateur du groupe Médicis.
5Radio : La radio est considérée comme un loisir mais aussi comme un outil au service du développement notamment grâce à l’ONG Andrew Lees Trust. Des émetteurs sont en place dans divers fivondronana comme Ambovombe, Amboasary, Ankililoaka, Betioky, Bekily, etc. (Waeber et Orengo, 2008). À Tuléar, on peut capter diverses stations radios en FM dont quelques unes émettent localement : Radio Soleil, Radio Mazava qui est la radio rurale de la communauté des Salésiens de Don Bosco et émet 6 heures par jour à Ankililoaka depuis 1994. Il faut noter la bonne réception des stations radios émises depuis le Mozambique ce qui explique l’engouement des Tuléariens pour la musique de qualité.
6Rage : Vu le nombre de chiens errants, le risque rabique est une réalité qu’il est difficile d’occulter dans le Sud malgache. Les chiens errants en sont en effet le principal vecteur. La maladie était déjà présente avant le début de la colonisation française.
7Raiamandreny : Il s’agit de comités d’anciens et de notables. On en a parlé particulièrement lors du déplacement du chef de l’État le 11 septembre 2012 à Betroka pour essayer de trouver une solution au problème des vols de zébus. Le terme est valable pour l’ensemble de Madagascar.
8Raihara : On désigne ainsi le territoire des Bara Imamono, situé ente Mangoky et Fiherenana et centré sur l’Isalo tabulaire. Le terme apparaît sur la carte de Madagascar du Service géographique des Armées (1894).
9Raketa : « Les bœufs que l’on achète sur la côte Ouest ont la langue garnie d’épines de raquettes (cactus), ces raquettes constituant probablement leur unique nourriture ». (Anonyme, 1901). Sous ce nom dérivé de « raquette » en français, parfois orthographié rakaita, on désigne en malgache diverses espèces et cultivars d’oponces ou figuiers de Barbarie de la famille des Cactaceae provenant d’Amérique tropicale. :. Ces plantes apparaissent comme les végétaux naturalisés les plus remarquables, tant dans le paysage que dans la vie sociale du Sud de Madagascar. Opuntia dillenii (Ker.) Haw. et O. monocantha Haw. (raketa gasy) auraient été introduites à Fort-Dauphin en 1769 par le comte de Maudave mais sont souvent considérés comme indigènes (Middleton, 1999). Les raketa connurent alors rapidement un grand succès auprès des habitants de l’Extrême-Sud de Madagascar. Elles étaient en effet parfaitement adaptées au climat subaride, ce qui leur permettait une croissance très rapide. On les utilisa alors pour clore les champs, protéger l’accès aux habitations, et pour nourrir le bétail, moyennant une opération de nettoyage des épines et des glochides (épines microscopiques) par le feu. Mais les espèces mentionnées furent victime de la cochenille Dactylopius ceylonicus, introduite vers 1923. Cela provoqua une grande famine dans le Sud. De nouvelles espèces d’oponces comme Opuntia ficusindica (L.) Mill.2 et O. stricta Haw. (raketa vazaha, raketa sonjo, raketa malama, raketa mena) furent alors diffusées dans l’Extrême-Sud de Madagascar, à partir de Tuléar. En pays Mahafaly, des champs de raketa furent créés pour permettre l’alimentation des chèvres angora productrices de mohair.
10Ramahatra : Cet officier merina, neveu de la reine Rasoherina, vint en délégation auprès de Tompoemanana dont il devint fatidra (frère de sang), ce qui lui permit de construire un rova (poste militaire) en 1890 à Tolia.
11Ramananolona : Ce prince merina fit la conquête de l’Anosy en 1825. Il fut assassiné un peu plus tard par ses propres officiers agissant sous les ordres de son cousin Radama Ier.
12Ramampy Benoît : Ce réalisateur, né à Ambalavao en 1947, est l’auteur de Dahalo, dahalo.
13Ramarlah (Antoine-Marie, 1887-1970) : Ce fut l’un des premiers médecins malgaches sortis de l’école de Médecine d’Ankadinandriana ; il fut affecté dans la région de Tuléar, à Benenitra, en 1912, au titre de l’Assistance médicale indigène.
14Ramy : Canarium madagascariense Engler est un grand arbre (une trentaine de mètres de haut) endémique de Madagascar, de la famille des Burseraceae, caractéristique des forêts rivulaires. Il possède des feuilles composées paripennées, donne des drupes de 2,4 cm couvrant une graine grasse comestible. Son bois blanc est utilisé pour les pirogues. On trouvait communément cette espèce le long du Mangoky, du Fiherenana et de l’Onilahy.
15Rançon (Lieutenant-colonel Emile) : Cet officier français a administré le cercle de Betafo et participé à la conquête du Makay (1899) ; il a donné son nom à une rue de Tuléar (quartier d’Ankenta) : la rue Rançon.
16ranjo ou ranjampano : Dans les villages de pêcheurs vezo, on trouvait ce type d’autel (ranjo ou ranjampano) destiné à sacrifier des tortues marines à l’extérieur des enclos familiaux. L’autel comprend une armature de piquets de bois enserrant des feuillages d’Avicennia. Sur le pieu central, on enchâsse les têtes de tortues. De grosses pierres servent de cale pendant le dépeçage de la tortue qu’on cuit ensuite dans des touques de ferraille. La cérémonie est accompagnée d’imprécations au monde des tortues (Kœchlin, 1975). Depuis les années 1990, les ranjo ont progressivement disparu.
17Ranobe : 1. Le lagon et le récif de Ranobe [litt. « beaucoup d’eau »] : on a donné le nom d’une petite localité, située à quelques km du rivage, au lagon et au récif barrière situés le long du canal de Mozambique entre Songoritelo et Andrevo. En dépit de l’état déplorable de la RN9 (Tuléar-Morombe), tout ce littoral a été transformé par le tourisme qui a connu un grand développement depuis 2003 grâce à la construction de plusieurs hôtels (secteur d’Ifaty-Mangily). 2. Non loin du village de Ranobe, un gigantesque projet d’exploitation de l’ilménite, appelé Toliara Sands, doit être mis en place par une société australienne, World Titanium Resources. Située à l’est de la RN9, l’espace voué à l’exploitation devrait couvrir 5 000 ha et menacerait de destruction le fourré xérophile à très fort taux d’endémisme qui couvre les sables. L’exploitation devait débuter en 2014. Le VOI (Vondron’Olona Ifotony) créé dans le cadre de GELOSE (Gestion Locale de Sécurité) pour gérer la forêt n’aurait pas été consulté par le ministère malgache de l’Énergie et des Mines (Rajerisoa Adrien, Madagascar Tribune, juillet 2006). Le site d’exploitation de l’ilménite de Ranobe pourrait devenir une propriété définitive de la société exploitante. Selon le bureau d’étude australien Madagascar Ressources, les exploitants espèrent rester sur le site de Ranobe pendant une centaine d’années d’exploitation. Le potentiel minier serait de 560 000 tonnes par an. Il y a conflit avec les agro-pasteurs masikoro et avec les pêcheurs vezo dans la gestion du lagon de Ranobe. Une association, Mazoto, conduite par Théo Rakotovao représente les intérêts des communautés locales. Le dossier semble particulièrement explosif, au moins autant que celui de QMM-Rio Tinto à Tôlagnaro. 3. La commune de Ranobe : une commune du fivondronana d’Amboasary Atsimo porte également ce nom de Ranobe. Elle est peuplée d’environ 5 000 h. répartis sur 8 fokontany et 373 km2 (SIRSA, 2006), en majorité des Tandroy avec une minorité tanosy. Manioc, maïs, patate douce et riz sont les cultures vivrières auxquelles s’ajoutent l’arachide et le voandzou. L’élevage bovin y est bien développé. La question de l’insécurité y a été souvent posée. (p. 157)
18Ranofotsy [litt. « l’eau blanche »] : Cette grande lagune peu profonde, d’environ 5 km sur un de large au maximum, débouche dans la baie d’Italy, située immédiatement au pied du massif du Grand-Lavasoa.
19Ranohira [22°33’S, 46°24’E] [litt. « l’eau des singes » ou « l’eau qui chante »] : Cette commune très étendue du fivondronana d’Ihosy est située sur la RN7 à 243 km de Tuléar, au pied de l’escarpement gréseux de l’Isalo. Sa fondation serait liée à la création par les Merina d’un poste militaire. L’essentiel de la population est composée de Bara, accessoirement de Betsileo et de Merina. Elle était d’environ 30 000 habitants répartis sur 2 356 km2 et une douzaine de fokontany (SIRSA, 2006) mais a continué à augmenter. Une infrastructure touristique s’y est développée depuis quelques années notamment grâce à plusieurs hôtels comme le Relais de la Reine, l’Isalo Rock Lodge, le Jardin du Roy, Satrana Lodge, Isalo Ranch, Chez Berny et Chez Alice. Le petit bourg a en effet la chance de correspondre à l’entrée orientale du parc national de l’Isalo. Son altitude de 830 m garantit des nuits fraîches même au cours de l’été austral. L’agriculture vivrière est fondée sur le riz, le manioc et le maïs. L’élevage bovin profite des larges étendues herbeuses reste une composante importante de cette partie de l’Ibara. L’insécurité qui y est liée se manifeste par des vols de zébus. Elle s’est aggravée avec l’exploitation du saphir dans laquelle la commune est impliquée. La feuille I-56 de la carte FTM au 1/100 000e porte le nom cette localité.
20Ranomafana Atsimo [24°34′ S, 46°57′ E] [litt. « l’eau chaude »] : Il ne faut pas la confondre avec un autre Ranomafana plus connu situé au NE de Fianarantsoa et qui a donné son nom à un parc national. Cette commune du bassin du fleuve Manampanihy et de la partie centrale du fivondronana de Tôlagnaro comptait en 2010 environ 6 900 habitants répartis sur 215 km2 et 10 fokontany. La population est majoritairement Tanosy ou apparentée avec de petites communautés antaisaka et betsileo. Les principales cultures vivrières y sont le riz, le manioc et les patates douces, les cultures commerciales étant le café, les litchis, les agrumes et l’arachide. Ces dernières coexistent avec un élevage bovin familial (SIRSA, 2006). Cette localité a donné son nom à la feuille N-61 de la carte de Madagascar du FTM au 1/100 000e.
21Ranomainty [24°32’S, 46°06’E] [litt. « l’eau noire »] : Cette localité du fivondronana d’Amboasary Atsimo a donné son nom à la feuille K-61 de la carte FTM au 1/100 000e. Elle est située à la confluence du Mandrare et de l’Andratina à une douzaine de kilomètres au sud d’Ebelo.
22Ranopiso : 1. [25°03′ S, 46°41′ E] [litt. « l’eau des chats », « pipi de chat »] : Cette commune du fivondronana de Tôlagnaro est située le long de la RN13. Connue pour son arboretum, elle compte environ 27 000 habitants répartis sur 161 km2 et 15 fokontany. La population y est majoritairement Tanosy avec une importante communauté tandroy. Les principales cultures vivrières y sont le riz, le manioc et le maïs, les cultures commerciales étant la canne à sucre, les haricots, les tomates et les oignons. L’élevage bovin tient une place importante chez les ménages (données SIRSA, 2006). On trouve à Ranopiso une école secondaire. C’est dans cette commune que fut aménagée la première plantation de sisal en 1928 et que s’est établie la SAR. La question de l’insécurité y est souvent posée. Cette localité a donné son nom à la feuille M-62 de la carte FTM au 1/100 000e. 2. [25°01′ S, 46°39′ E] Le col de Ranopiso : ce col situé à une altitude de 165 m sépare le bassin-versant de l’Efaho de celui du Mandrare. Il correspond à une célèbre faille pluviométrique. On parle du centre d’endémisme de Ranopiso (espèce porte-drapeau : Dypsis decaryi).
23Ranotsara Avaratra [22°47’S, 46°36’E] [litt. « belles eaux - Nord »] : Cette commune enclavée du fivondronana d’Iakora s’étend sur 1 750 km2 ; elle se situe le long de l’Ionaivo, au nord d’Iakora. Sa population de 17 700 habitants (SIRSA, 2006) est majoritairement formée d’Antaisaka, de Bara et de Betsileo. L’élevage y est l’activité principale. Les cultures vivrières principales sont le riz, le manioc et la patate douce. S’y ajoutent des cultures commerciales comme l’arachide et les haricots.
24Ranovao [23°10’S, 44°37’E] [litt. « l’eau nouvelle »] : Cette localité du fivondronana de Sakaraha, située près de Miary Taheza, sur la Taheza, a donné son nom à la feuille G-57 de la carte FTM au 1/100 000e.
25Ranovato : Un ranovato est une cavité dans les calcaires dans certains cas naturelle, dans d’autres creusée, servant de réservoir pour un impluvium.
26Ranovory : Ce terme désigne une mare, une nappe d’eau temporaire [litt. « l’eau qui réunit »].
27Raoke / raoky : C’est une expédition guerrière entre petits royaumes, telle celle qui est relatée par Drury en 1705 et reprise par Bernard (1978). Elle se manifeste par des morts, des prisonniers promis à passer au rang d’esclaves et une prise de butin, principalement des zébus. Ce terme est encore utilisé pour désigner des vols de zébus en masse ou vorak’ambala.
28Raseta (Dr Joseph, 1886-1979) : Ce médecin et homme politique malgache a donné son nom à une rue de Tuléar, ville où il s’est établi en 1922.
29Rasoa Kininike (1978-2014) : Cette célèbre artiste de tsapiky, née à Tongobory, est décédée en 2014 dans un accident routier ; d’abord chanteuse dans le groupe Los Belia, elle était reconnue pour ses qualités de danseuse mais aussi pour sa voix.
30Rat : Le rat noir (Rattus rattus) et le rat surmulot (Rattus norvegicus) sont des animaux introduits à Madagascar, omniprésents dans les villes comme en pleine nature ; le prouvent les captures effectuées un peu partout. Le rat noir porteur de la puce Xenopsylla cheopis est considéré comme le vecteur de la peste. Celle-ci, endémique des Hautes Terres, a déjà été observée pendant les années 1957-66 dans le district de Betroka. On croit savoir par ailleurs que ces deux espèces ont un effet négatif sur la biodiversité en s’attaquant à des espèces endémiques fragiles, notamment des oiseaux. Il arrive que les rats soient protégés par des faly : c’est le cas à Nosy Ve.
31Rauh (Werner, 1913-2000) : Ce botaniste allemand de l’université de Heidelberg, spécialiste des succulentes, est né à Bitterfield (Niemagk). Sa première mission à Madagascar date de 1956. Ami d’Hermann Pétignat, il a contribué à la création de l’arboretum d’Antsokay.
32Ravalitera (Bruno, 1950-1977) : Ce footballeur malgache, né à Tuléar, a donné son nom à une rue de cette ville. Il est mort sur le stade de Fianarantsoa, à la suite d’un choc très violent.
33Raveloson Mahasampo (1909-1966) : Cet homme politique malgache, né dans le village vezo de Belalanda en 1907, est le fondateur en 1948 de l’Union Démocratique Côtière (UDC). Député, sénateur, il a été un ancien rival de Philibert Tsiranana.
34Raveloson Mahasampo (Christopher Bien-aimé) : Général, fils du célèbre homme politique homonyme, né en 1932, il a épousé une sœur de l’épouse de Didier Ratsiraka dont il fut le ministre de la Défense et le chef de la DGID (les services de renseignement qui bénéficiaient alors de l’appui de la RDA). Il a donné son nom au camp militaire situé au centre de Tuléar.
35Ravenea rivularis : Ce palmier, appelé localement akoraka, est endémique des rives des petits cours d’eau de la région de Sakaraha et de l’Isalo.
36Ray aman’dreny : Chez les Tanosy, c’est le doyen d’âge du lignage. Son autorité surpasse celle du chef administratif du village (Peyrot, 1974).
37Rayon vert : On pourrait croire que ce phénomène optique qui survient au coucher du soleil sur la ligne d’horizon que forme la mer serait fréquent à Tuléar, l’ensoleillement semblant s’y prêter. En fait les condensations atmosphériques au-dessus du canal de Mozambique semblent limiter l’apparition de cet éclair vert si convoité.
38Razafintsalama : C’était le chef de la garnison merina de Nosy Ve qui tomba aux mains de l’Armée française en février 1895. Razafintsalama réussit néanmoins à s’enfuir.
39Rebeke (festival) : Le premier festival Rebeke ou « festival des terroirs du Sud de Madagascar » a eu lieu à Tsiombe en décembre 2005. Cette manifestation culturelle a eu un réel succès et s’est poursuivie les années suivantes.
40Rebiby : 1. Ce mpanjaka mahafaly de l’Ilinta signa en 1860 une convention avec Fleuriot de Langles, autorisant les Français à commercer à Machicora, à acheter et exploiter des terres et aux missionnaires catholiques de s’implanter. 2. Un autre Rebiby (1876-1918), fils de Tompoemana, de la dynastie des Andriavola, a réuni en 1901 sous son autorité une partie des Masikoro. Il fut nommé fonctionnaire de l’administration coloniale. Il a donné son nom à l’ancienne rue de la Voirie à Tuléar.
41Rebona zaza mihisa : C’est le nom d’un célèbre groupe se consacrant au tsapiky.
42Récif barrière : En malgache : « toly haranana ». C’est un récif corallien séparé du rivage par un lagon plus au moins profond et large d’au moins un km. De ce point de vue, on peut considérer le Grand Récif de Tuléar et celui de Ranobe comme des récifs barrières alors que le récif mikea n’est qu’un large récif frangeant. La structure générale du Grand Récif repose, du large vers le lagon, sur une pente externe comprenant elle-même un glacis inférieur et une zone d’éperons et de sillons, sur un large platier récifal comportant une levée détritique et en troisième lieu sur une pente interne s’enfonçant doucement sous le lagon. (p. 156)
43Récif corallien : Des récifs coralliens bordent la plus grande partie des littoraux du Sud de Madagascar. Les conditions optimales de température, de clarté des eaux et de salinité sont réunies. La biodiversité de ces récifs a été longtemps sauvegardée. Cependant la turbidité croissante aux embouchures, la pression croissante des activités humaines et les possibles changements climatiques contribuent à une dégradation de cet écosystème aux indispensables ressources. Ces dernières ont contribué au développement du tourisme.
44Récif frangeant : C’est un récif corallien directement accolé au rivage ou séparé de ce rivage par un simple chenal d’embarcation. Le littoral mahafaly est bordé par de nombreux récifs frangeants qui forment une ligne discontinue. Il en est de même sur le littoral du pays Mikea où les récifs peuvent s’étendre sur plus de 4 km de large.
45Reddition : La phase militaire de la colonisation dans le Sud fut marquée par des redditions de grande ampleur, suivies de cérémonies de soumission et de dépôt des armes. Les mpanjaka reconnaissaient ainsi la tutelle de la France qui de son côté laissait à ces derniers une partie de leur autorité, parfois utilisée à écraser leurs sujets. En 2014, on a assisté à de spectaculaires redditions/soumissions de dahalo, notamment à Amboasary. L’État renouait ainsi avec des traditions anciennes, mais les victimes des voleurs ont eu l’impression de passer pour les dindons de la farce. Malgré tout, ce processus semble un des plus sûrs pour revenir à la paix civile.
46Reef Doctor : Il s’agit d’une association britannique créée à Londres en 2002, travaillant dans la région de Tuléar notamment à Ifaty où on a accès au récif et au lagon de Ranobe. Ses objectifs sont la recherche scientifique sur les récifs coralliens, leur conservation et la sensibilisation les concernant. Plus au nord, une autre association, Blue Ventures, travaille sur des bases assez semblables.
47Référent spatial : Il est admis, à tort ou à raison, que les habitants ruraux de la brousse et les pêcheurs de cette région de Madagascar ont d’excellents référents spatiaux mentaux qui leur permettent de retrouver facilement leur chemin que ce soit en mer ou sur la terre ferme.
48Refotaka : « À première vue, Refotaka est un homme qui pourrait faire illusion. Ses traits énergiquement accentués, le silence qu’il sait garder, et, quand il ouvre la bouche, sa parole nette et ferme, ne sont pas sans lui donner un air d’énergie et de décision. ». (Anonyme, 1901). Ce souverain mahafaly résidait à Manera près de Betioky. C’est avec lui qu’E. J. Bastard négocia en 1899 son exploration de la partie septentrionale du pays Mahafaly. En 1900, il doit accepter la création du poste de Betioky par Toquenne. En mai 1902, il est contraint à la reddition devant la pression des troupes de Lyautey. Cet acte met fin à la conquête du pays Mahafaly. Refotaka a donné son nom à une voie de Tuléar, l’ancien boulevard Branly.
49Rehavana (affaire Michel) : Le 8 décembre 2011, le premier substitut du procureur de Tuléar, Michel Rehavana, est pris en otage puis battu à mort par des policiers. Ceuxci reprochaient au magistrat d’avoir condamné l’un des leurs pour complicité avec des malfaiteurs, méfait devenu commun de la part de policiers. Cette affaire, qui a eu un grand retentissement à l’échelle nationale, est survenue dans un climat de corruption généralisée.
50Relenja : Relenja est un des plus célèbres sadiavahe du Triangle du Menarandra. Originaire du clan Milahe de Tranoroa, ce chef d’une bande d’une quarantaine d’hommes était ombiasy ce qui lui conférait un certain prestige. Celui-ci fut accru par ses évasions de la prison de Tsivory. Fait prisonnier et jugé, il fut condamné en 1918 pour « association de malfaiteurs et vol en bande organisée » à dix ans de travaux forcés suivis de dix ans d’interdiction de séjour dans sa région natale. Habilement, il ne fut pas considéré comme un rebelle à l’ordre colonial (F. Esoavelomandroso, 1975).

Anémomorphose sur un kily ou tamarinier. L’arbre qui pousse sur du sable dunaire est sculpté par le vent dominant, le tsiokantimo qui souffle du Sud (© J.-M. Lebigre).
51Religieuse : Plusieurs congrégations de « bonnes sœurs » sont ou ont été actives à Tuléar et dans l’ensemble de la région méridionale de Madagascar : les Filles de la Charité (de 1912 à 1955), les sœurs de Saint-Paul de Chartres arrivées en 1955, les Carmélites, les sœurs de Sainte-Thérèse d’Avesnes, les sœurs de la Providence de Rouen, les sœurs de l’Enfant-Jésus (Belamoty, Bezaha) de la communauté de Saint-Nicolas Barré, les sœurs orante de l’Assomption, les sœurs de la Sainte Famille. Au départ les « sœurs » venaient d’Europe ou d’un peu partout dans le monde. Aujourd’hui, elles sont majoritairement malgaches, souvent originaires des Hautes Terres. Toutes s’investissent dans des activités sociales, notamment la scolarisation, les soins de santé et la gestion de foyers pour jeunes enfants. Leur travail qui s’inscrit sur la longue durée, à la différence de la plupart des ONG, contribue à soulager la pauvreté dans cette région.
52Religion : ► Catholique, luthérien, musulman, protestant, orthodoxe, secte, tombeau.
53Remako : Ce souverain tanosy, de la seconde moitié du XIXe siècle, aurait été décapité par les militaires merina dans son palais de Tsilanga. Ils auraient alors obligé sa fille à danser devant la tête de son père (Peyrot, 1974).
54Remananga (manda de) : Le manda de Remangana, près de Bekily sur la rivière Menakompy, est un site archéologique décrit par Jean-Pierre Emphoux (1981). Il consiste en un mur d’enceinte de 800 m de long et de nombreux murets correspondant à un habitat ancien très original. Les tessons de poterie retrouvés sur ce site datent du XVIe siècle.
55Remena Bila / Remenabila : Il s’agit d’un pseudonyme car le nom véritable de cet homme serait Arthur Rabefihavanana. Considéré comme un ombiasa de la région d’Esira, connu pour inspirer la crainte, doublé d’un redoutable dahalo qui aurait été à la tête de 700 hommes, ce chef de bande a commencé à faire parler de lui en mars 2012. Lors d’un vol de zébus à Mahaly, les poursuivants sont massacrés à l’aide d’armes de guerre. En juin, le meurtre de 5 gendarmes qui cherchent à l’arrêter déclenche l’intérêt des médias et la mobilisation des forces de l’ordre contre lui. Dotée d’importants moyens, l’« opération Tandroka » est menée contre lui. Cela conduit à découvrir son repère dans des grottes de la commune de Befotaka, dans la région de Farafangana. Début 2014, on le déclare mort du paludisme mais cela ne convainc que peu de monde.
56Renard : Dans certains textes anciens écrits en français ou en anglais, notamment les aventures de Drury, le terme de renard peut aussi bien désigner des civettes que des mangoustes de Grandidier, moins vraisemblablement des fosy, mais en aucun cas de véritables renards, animaux absents de Madagascar.
57Reniala : 1. Ce nom vernaculaire a été donné à une espèce de baobab : Adansonia grandidieri. 2. Reniala : c’est le nom d’une association franco-malgache régie par la Loi de 1901, créée en février 1998 et dont les statuts ont été déposés à la sous-préfecture de Vienne dans le département de l’Isère en France. Cette association, ancrée à Mangily, gère une aire protégée (voir ci-dessous). 3. La Réserve naturelle de Reniala : située au PK32 de la RN10 à la sortie nord du village de Mangily, cette réserve privée couvre une soixantaine d’ha. Ouverte au public depuis 2000, elle a reçu l’aval de l’Office national de l’Environnement en 2005. C’est un lambeau de ce qu’on a appelé la réserve Domergue. La végétation y est formée de bush dégradé dans lequel sont facilement observables Didierea madagascariensis et baobabs.
58Renitra : Ce genre musical traditionnel d’origine masikoro a inspiré le tsapiky.
59Requin : Les requins (akiho) font l’objet, depuis le début des années 1990, de pêches préoccupantes car destructrices. Leur chair est peu appréciée quoique commercialisée séchée vers l’intérieur des terres. C’est le commerce international des ailerons qui est en fait le moteur de cette pêche (Pascal, 2003). On pratique celle-ci selon diverses techniques au matra, au jarifa ou au zz. La période propice va d’août à novembre.
60Resampa (André, 1934-1993) : Né à Tuléar en 1934, André Resampa est un homme politique ayant eu un rôle majeur dans la vie politique malgache de 1956 à 1983. Ministre de l’Enseignement puis ministre de l’Intérieur, vice-président de la République, il est à l’origine du PSD avec Philibert Tsiranana. Ce dernier le rétrograda le 18 février 1971 avant de le faire arrêter et de le mettre en résidence surveillée à l’île Sainte-Marie le 1er juin 1971, le soupçonnant de vouloir prendre sa place. La fragilisation du pouvoir que cela implique est à mettre en parallèle avec l’insurrection de 1971. Sympathisant du socialisme des pays de l’Est, il rejoignit la mouvance Ratsiraka à partir de 1973.
61Résidence : On dénommait Résidence le bâtiment où vivait le chef de cercle ou de province et où travaillait l’administration de ces entités territoriales. En voici une brève description en ce qui concerne Tuléar en 1899 : « ...campé au sommet de la dune, un autre édifice relativement majestueux, aussi en bois et en fer : c’est la Résidence ». (Bastard, 1900)
62Restauration : Avec Fort-Dauphin, Tuléar estresté longtemps la seule ville où l’on pouvait trouver des restaurants dignes de ce nom. Les choses ont progressivement changé et il est possible aujourd’hui d’aller au restaurant dans quelques hôtels situés sur le littoral, voire dans des chefslieux de fivondronana. Lors du voyage de Galliéni en 1898, il est déjà mentionné qu’il existait deux restaurants et deux cafés à Tuléar. Le tout premier créé aurait été le restaurant Roucher de Chazotte, du nom de son propriétaire. Les hotely, terme qu’il faut traduire par gargote et non par hôtel, furent en fait longtemps les seuls établissements dans lesquels le voyageur pouvait s’alimenter, au côté de pensions comme le fameux « Chez Madame Bullen » ou de restaurants d’hôtels comme celui du Capricorne.
63Retanjo (plateau de) : Ce plateau, situé entre la RN10 et le causse Mahafaly, au niveau d’Ampanihy, est couvert de sables roux et est dominé par des buttes façonnées dans les formations continentales néogènes (Battistini, 1964b).
64Résurgence : Ce type de source d’eau douce correspond à la réapparition d’un cours d’eau ou d’une partie de cours d’eau ayant eu un parcours souterrain. Ce phénomène a un lien fort avec les karsts. On l’a mis en évidence à Sarodrano où resurgissent une partie perdue des eaux de l’Onilahy.
65Retraité : De nombreux retraités français se sont installés à Tuléar à partir de 2003. Il s’agit généralement d’hommes célibataires, plus rarement de couples, attirés par la mer, le soleil, en relation avec le coût modéré de la vie.
66Réunionnais : « Il est véritablement regrettable que notre colonie de Bourbon ne se décide pas à nous envoyer, pour coloniser les nouveaux territoires de la côte ouest et du sud, quelques-uns de ces solides et laborieux habitants des hauts plateaux, habitués aux cultures tropicales, au lieu de ces malheureux citadins qui ne pensent qu’à ouvrir des débits d’horribles liqueurs et que la colonie doit rapatrier après quelques mois de séjour. ». (Envoyé spécial à Madagascar, Le Temps du 4 octobre 1898, n °13635) Des ressortissants français de la Réunion se sont établis anciennement à Fort-Dauphin, ville avec laquelle s’est établi un lien très fort depuis le XVIIe siècle (► Opéra du bout-du-monde), et dans la région de Tuléar, notamment pour le commerce de traite en provenance des maisons de commerce de la Réunion : Le Roy, Lauratet et Jacquelin. Lors du voyage de Galliéni en 1898, il est mentionné que 46 créoles réunionnais sont établis à Tuléar. La proximité de la Réunion et l’actuel niveau de vie des Réunionnais permettent aujourd’hui à nombre d’entre eux de fréquenter Madagascar dans le cadre d’activités touristiques.
67Rezimont (Gilles) : Le capitaine du navire Saint-Laurent débarqua 70 colons français à Sainte-Luce, le 1er mai 1643. Il rejoignit plus tard Pronis et Cauche (Flacourt, 1658).
68Rezoky [litt. « l’aîné »] : Cette localité située au nord d’Ankazoabo est le site d’un ancien village des XIIIe-XVe siècles. Des prospections ont été menées par l’équipe du Musée d’Art dirigée par Pierre Vérin, en août et septembre 1970. Les anciens habitants de Rezoky, des éleveurs, possédaient des objets importés et de nombreux bovidés qu’ils consommaient. D’après les ossements, ils auraient pratiqué la chasse au fosa.
69Richard Murat (rue) : La rue Richard, prénom Murat, à Tuléar, renvoie à un colon de Vineta, acheteur de bétail pour le compte de Lewison, membre des comices agricoles en 1902. Mais cela ne semble a priori pas suffisant pour donner son nom à une rue.
70Ricin : La culture du ricin (Ricinus communis var. minor), de faible rapport mais bien adaptée à un climat subaride, a été développée dans l’Androy pendant la colonisation. Elle a été en 2013 relancée dans cette région par la GIZ. La plante, d’origine américaine, pousse de manière spontanée dans tout le Grand Sud.
71Ridderschap van Holland : Ce gros vaisseau hollandais de 45 m, affecté à la liaison Amsterdam-Batavia a coulé sans laisser de trace au large du Cap Sainte-Marie, probablement sur le Banc de l’Étoile, en février 1694 avec un trésor en lingots d’or et d’argent à son bord (Pierre van den Boogaerde, 2009).
72Riha : Ce grenier est le plus souvent sur pilotis. Considéré comme d’origine tanosy, il a été adopté notamment par les Bara et les Tandroy. Synonyme : tragnambo.
73Rima : C’est un repas pris en commun, offert à l’ensemble des individus mobilisés lors de travaux collectifs au sein d’une communauté villageoise ou d’une association. C’est ce qui se fait au sein de Zanga par exemple.
74Ringa : Cette lutte traditionnelle, accompagnée de musique et de chants, est pratiquée dans l’Androy. Elle est parfois appelée balahazo.
75Risques : ► Acridien, catastrophe, changement climatique, cyclone, déforestation, kere, inondation, marée rouge, mégatsunami, pathologie, pollution, sécheresse, tsunami.
76Rivière Saint-Vincent : Cette vaste baie, dénommée en malgache helodrano Andefitra, devrait son nom aux Portugais. Elle est en majeure partie colmatée et bordée par des dunes grésifiées ou des épandages sableux. Nul fleuve n’y aboutit, ce qui suscite bien des interrogations à propos de la provenance de l’énorme masse des sédiments l’ennoyant ; on peut supposer qu’une partie est venue du Mangoky et que le reste résulte de l’action du vent et du ruissellement sur les dunes grésifiées, ce qui semble attesté par une forte teneur des sols en carbonates. Le marais à mangrove de la Rivière Saint-Vincent est sans aucun doute l’un des plus intéressants de Madagascar. On peut différencier plusieurs faciès de ce qu’on pourrait qualifier de « savane à palétuviers » tant le paysage échappe aux classifications établies : près du village d’Antaniloba Atsimo, la majeure partie de l’espace est couvert par un tapis de Sporobolus ; sporadiquement se dressent des boqueteaux de Lumnitzera racemosa et, en se rapprochant du centre de la baie, de Bruguiera gymnorrhiza. Il s’agit de spécimens d’une dizaine de mètres de haut (diamètre du tronc : 40 cm), de belle venue, au feuillage dense et aux fructifications abondantes. (p. 157)
77Riziculture : Même si le riz est un produit agricole qui passe aujourd’hui derrière le manioc et le maïs en Androy et autour de Tuléar, il ne faudrait pas sous-estimer son importance dans le Sud de Madagascar. Il existe en effet des secteurs où la riziculture fait vivre des milliers de personnes comme le long de la vallée de l’Onilahy et de ses affluents comme la Taheza (riziculture tanosy) ou le long du Mangoky ou encore dans le couloir d’Antseva autour d’Ankililoaka. On trouve même quelques dizaines d’ha de rizières (tanimbary, horake) dans le delta du Fiherenana. Il semble que le riz ait été cultivé anciennement le long du cours inférieur du Fiherenana par les Tanandro et reste une valeur sûre sur le haut Fiherenana. Chez les Bara, longtemps « manger » a signifié « manger du riz », nourriture plus noble que le maïs ou que le manioc, plus facilement cultivés. Il n’en reste pas moins que dans presque tous les villages bara, on observe de superbes rizières. Les Tandroy, longtemps réticents à la riziculture, s’y sont bien adaptés comme le montre le succès du périmètre irrigué de Behara.
78RN7 : La route nationale 7 relie Antananarivo à Tuléar. Elle traverse notamment Ihosy, Ranohira, Ilakaka, Sakaraha, Mahaboboka, Vineta et Andranovory. Elle a d’abord été bitumée entre Tuléar et Sakaraha, avant de l’être presque complètement vers 1986. (p. 166)
79RN9 : La route nationale 9 conduit, sur 208 km, de Tuléar à Mahabo dans le Menabe, en passant par Bevoay sur le Mangoky. Elle n’est pas bitumée et son état est très mauvais, même s’il existe quelques km où un goudron très dégradé est encore visible. Elle passe notamment par Ifaty, Ankililoaka et le couloir d’Antseva, Antanimieva et Befandriana Atsimo. (p. 166)
80RN10 : La route nationale 10 (446 km) conduit d’Andranovory à Ambovombe, en passant par Bezaha, Betioky, Ejeda, Ampanihy, Beloha et Tsiombe. Elle n’est pas bitumée et franchit de nombreux radiers. Son état était considéré comme mauvais sur la totalité du parcours en 2011. (p. 166)
81RN12 : La route nationale 12 part de Tôlagnaro pour aboutir au nord de Manakara, via Manentenina (110 km) Vangaindrano et Farafangana, en longeant l’océan Indien sur la façade orientale de Madagascar. Étroite et en grande partie non bitumée, elle franchit de nombreux cours d’eau, en l’absence de ponts, grâce à des bacs manuels. (p. 166)
82RN13 : La route nationale 13 (492 km) conduit de d’Ihosy à Tôlagnaro, en passant par Betroka et Beraketa. Elle n’est pas bitumée entre Ihosy et Ambovombe et franchit par ailleurs de nombreux radiers. Son état était considéré globalement comme mauvais en 2011, y compris pour les secteurs bitumés.(p. 166)

Le Grand Sud : le réseau routier

La mise en place du réseau routier

Sarodrano, l’embouchure de l’Onilahy et la baie de Saint- Augustin

Plan de la ville de Sakaraha

Les communes du ivondronana de Sakaraha

Unsakasaka

L’aire d’exploitation du saphir

La flèche de Sarodrano
83RN15 : La route nationale 15 (211 km) conduit de Sakaraha à Beroroha, avec une courte bretelle vers Ankazoabao. Elle n’est pas bitumée. Son état était considéré comme mauvais en 2012 sur la totalité de son parcours.
84Rochefortaise (La) : La Société Anonyme Rochefortaise de Produits Alimentaires (SARPA), dite La Rochefortaise, implantée à partir de 1920 à Madagascar, a possédé plusieurs domaines d’embouche sur l’Horombe (50 000 ha) et jusqu’à 7 usines dont une à Tuléar (la Jamoka) et une autre à Soalara, ouvertes jusqu’après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Sa principale finalité était de produire du « corned beef » pour l’Armée française. En 1958, elle racheta l’usine de la SCAMA. Le siège de la SARPA se trouvait à Antananarivo. Des postes d’achat du bétail avaient été ouverts à Bekily, Betioky, Betroka, Ihosy et Vineta. Dans cette dernière localité se situait un parc de transit pour les troupeaux dont le convoyage se faisait par les pistes. La Rochefortaise a été un des plus importants employeurs de la région jusqu’à la fermeture de l’usine de Tuléar au profit de la SECIAM de Morondava en 1976 (Douessin, 1981).
85Rödseth (Marit, 1885-1985) : Cette épouse de missionnaire luthérien norvégien nous a laissé l’intéressant récit de son séjour à Tuléar en 1914. Ce texte a été ensuite traduit en anglais et mis en ligne sur Internet.
86Rohandria(na) : Cette caste noble chez les Tanosy et, sous la dynastie Zafimanara, chez les Tandroy et les Karimbola, correspondrait à une ancienne ascendance arabe. Ce terme est souvent employé par Flacourt.
87Rollier terrestre à longue queue : ► Brachyptérolle à longue queue.
88Rombo : On désigne ainsi une cérémonie de possession par les doany dans l’Androy.
89Rosée : L’hygrométrie est exceptionnellement élevée dans les régions côtières du Sud de Madagascar : plus de 80 % à 7 heures en toute saison et même plus de 90 % de mars à août. Cela explique l’abondance des rosées matinales, si importantes pour le développement du fourré xérophile littoral et de certaines plantes comme l’orseille.
90Rosiers (Maison) : Cette entreprise commerciale (1897-1905) était spécialisée dans l’exportation de bovins vers le Mozambique (Mahatsanga, 1995).
91Røstvig (Révérend Lars Jackubsen, 1846-1936) : Ce pasteur norvégien, né à Hemme, ordonné à Kristiansand en 1874, a donné son nom à une rue de Tuléar, adjacente au temple protestant. En 1881, il épousa Martha Serine Olsen. Après avoir servi 14 ans à Tuléar puis dans le Menabe, il fut, de 1888 à 1911, directeur de la mission luthérienne norvégienne (Norske Misjonsselskap) à Tuléar. Il rentra ensuite en Norvège.
92Rotaka : Rotaka et pogrom sont des termes à peu près synonymes. À Tuléar, les Karana et les Merina en ont déjà été victimes. Le rotaka du 6 mars 1987 contre les commerçants indiens, orchestré depuis Antananarivo, n’a pas entraîné d’autres victimes que des émeutiers blessés accidentellement. Il a été prétexte à des pillages et à des incendies de commerces indiens. En octobre 1991, des manifestations pro-fédéralistes tournent au rotaka antimerina et betsileo. Le 26 avril 2007, des manifestations étudiantes sont transformées en pillages anti-merina, contraignant des membres de cette communauté à se réfugier dans le camp militaire de Tuléar. En janvier 2013, des commerçants merina furent attaqués et dévalisés suite à un meeting politique. Le terme raoky, parfois employé à tort comme synonyme, a un sens encore plus fort.
93Rotra : Eugenia jambolana Lamk. (synonyme : Syzygium cumini), le jamelonier, est un arbre de la famille des Myrtaceae, introduit d’Asie. Ses fruits sont comestibles et ses graines utilisées en pharmacopée.
94Route : Le réseau de transport du Grand Sud repose sur un réseau de nationales (RN7, RN9, RN10, RN12, RN13, RN15) en partie bitumées (fig. 96) et un réseau à faible densité de petites routes secondaires non bitumées, normalement accessibles une partie de l’année aux charrettes et aux véhicules tout-terrain. La mise en place de ce réseau a été difficile. On observe sur le croquis que les prévisions de Lyautey en 1902, n’ont pas été respectées, soit parce que certaines pistes charretières ont été déclassées, soit parce qu’elles n’ont pas été aménagées suffisamment rapidement si l’on en croit la carte d’État-Major de 1903. (p. 166)
95Roy : Veut à la fois dire arbre ou arbuste épineux et épine, ce qui renvoie à Androy. En ce qui concerne les plantes, il s’agit avant tout d’Acacia et de Mimosa (Fabaceae) : A. nilotica (L.) Delile, A. tortilis (Fors.) Hayne, M. pigra L. introduits ou à vaste aire de répartition, d’A. sakalava Drake et de Mimosa grandidieri Baill., des végétaux endémiques.
96Rubéfaction : Le phénomène de rubéfaction consiste en un rougissement progressif, sur plusieurs milliers d’années, de matériel sédimentaire par libération d’oxydes de fer. Il touche notamment les sables roux et les terrasses. Une nomenclature des teintes a été créée par les pédologues et les géologues allant du beige au rouge foncé.
97Rubis : De petits producteurs exploitent le rubis à Vohitany et à Ianavoha près de Bekily.
98Rue : 1. Les activités se déroulant dans la rue (micro commerces de détail, coiffure, réparation de vélos, flannerie, etc.) sont favorisées à Tuléar par le climat ensoleillé et chaud. On note que, de ce point de vue, les rues ont un statut différent selon leur situation, leurs fonctions et leurs dimensions. L’heure de la journée joue aussi son rôle. En dépit de la devise de la ville, les rues de Tuléar dorment la nuit « sur leurs deux oreilles ». 2. Les rues de Tuléar ► Antaninarenina, Bataillon de Chasseurs malgaches (12e), Bligny, Bostard (Explorateur), Bridiers (Lieutenant de), Campan, Campistron (Gouverneur), Cannone (Révérend), Chanaron (Lieutenant), Détré (Père Isidore), Edward Nestor, Estèbe, Fahaleovantena, Flayelle, France, Jatop (Marius), Kambetta (Sergent Toto), Laborde, Labourdonnais, Lavoigot (Colonel), Leda (Albert), Lucciardi, Lyautey, Martin (Henri), Monja Jaona, Montagnole, Rançon, Raseta, Ravalitera, Rebiby, Richard Murat, Røstvig (Lars Jackubsen), Thépaut, Tsiebo (Calvin), Tsiranana (Philibert), Vaguier, Valen.
99Rythmes : ► banaike, basimena, batrelaky, beko, bilo, galeha, hotrobey, jihe, kaike, karatake, kenokenoke, kilalaky, kinetsanetsa, kolondoy, liandambo, lokanga, lulu, mangabila, mitsabo, musique, ondre, papango, paritaky, pecto, pokitse, renitra, sabo, sahiry, sarandra, tosiky, tsakaoro, tsapiky, tsikidona, tsinjake.
Notes de bas de page
2 En fait cette espèce aurait été introduite vers 1900 par des officiers français (Middleton, 2009).
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Forêts d’hier et de demain
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Michel Arbez, Jean-Michel Carnus et Antoine Kremer (dir.)
2017
