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p. 17-39
Texte intégral
1Abobo : Le lait caillé de bovins, parfois d’ovins ou de caprins, est un produit alimentaire important pour les agropasteurs.
2Abraham Samuel (±1670-1705) : Ce pirate métis fut surnommé « Tolinor Rex » ou encore le « Roi de Fort Dauphin ». En 1696, avec des compagnons, il s’établit à Fort-Dauphin. Une princesse locale le reconnût comme le fils qu’elle aurait eu d’un colon français. Samuel de ce fait accéda au trône. Il accueillit avec cordialité pirates et marchands d’esclaves.
3Acanthaster : La multiplication de ce genre d’étoile de mer est, avec celle de Diadema setosa, à l’origine de la dégradation des récifs coralliens du Sud malgache. Ce phénomène est symptomatique de graves déséquilibres dans la chaîne alimentaire récifo-lagonaire. Un des principaux ennemis d’Acanthaster est un gastéropode, la conque ou grand triton qu’il est donc indispensable de protéger.
4Acridien : ► Criquet, lutte antiacridienne.
5Adabo : Ficus cocculifolia Bak. (famille des Moraceae) est un gros arbre à faux-troncs multiples, une plante d’ombrage qu’on trouve dans de nombreux villages. C’est un banyan.
6Adenia : Les plantes du genre Adenia (famille des Passifloraceae) sont représentées par une dizaine d’espèces dans le Sud de Madagascar ; ces espèces connues en malgache sous le nom de holabe ou de haza présentent généralement une racine-toupie spectaculaire quoique essentiellement enfouie sous terre. Certaines espèces comme A. firingalavensis Harms présentent des propriétés thérapeutiques utilisées en pharmacopée traditionnelle.
7ADES : L’Agence pour le Développement des Energies Solaires est une ONG suisse, fondée en 2001 par une femme de nationalité suisse, Regula Ochsner. Elle a pour mission la production de fours solaires et la promotion d’énergies renouvelables à Madagascar. ADES essaie d’offrir à la population pauvre de Madagascar, grâce à des fours solaires fabriqués sur place, une alternative à la cuisson au charbon de bois, participant ainsi à la préservation de l’environnement et à la lutte contre la pauvreté. Les ateliers se trouvent à Tuléar, Ejeda et Morondava. Le succès est cependant mitigé car les fours ne permettent pas une cuisson du riz satisfaisante.
8Æpyornien : C’est la période géologique à laquelle correspondent des dépôts contenant des coquilles d’Aepyornis. Le terme créé en 1957 par René Battistini est synonyme de Plio-quaternaire. Il palliait « la difficulté de définir exactement ce que l’on entend par Quaternaire à Madagascar » (Battistini, 1984). Cette période est marquée par 3 grandes transgressions : le Tatsimien, le Karimbolien et le Flandrien.
9Æpyornis : Ce genre d’oiseau de l’ordredes Struthioniformes ou Ratites et de la famille des Aepyornithidae ressemblait à une sorte de grande autruche. Etienne de Flacourt en 1652 fait une description du vouroun patra (vorompatra) « qui hante les Ampatres » dont on peut penser qu’elle a été transmise jusqu’à lui à travers la tradition orale. Mais ce n’est qu’en 1851 qu’Isidore Geoffroy Saint-Hilaire présente un œuf d’Aepyornis qu’on lui a transmis, à l’Académie des Sciences de Paris. C’est Alfred Grandidier qui le premier en 1868 recueille un oeuf sur le site d’Ambolisatra.
10Plus proche de nous, Henri Humbert entend parler d’une chasse à l’oiseau des marais à la fin de XIXe siècle, en pays Masikoro. Gustave Toudouze (L’île aux mystères, 1891) parle de l’« oiseau-éléphant » sans l’avoir vu évidemment mais des légendes vezo et masikoro parlent du vazoa et du vorombe. La bête était en effet impressionnante : 3 mètres de haut, environ une demi-tonne de viande, d’os et de plumes, une grande vitesse de déplacement. On trouve encore des œufs minéralisés (30 à 33 cm de haut, 23 cm de diamètre, 8 litres de contenance) et des débris de coquilles, visibles chez des particuliers et dans différents musées. En 2010, une équipe australienne de l’université de Murdoch à Perth, a extrait avec succès l’ADN de ces oiseaux à partir de coquilles fossiles. Il aurait existé 4 espèces dans le Sud malgache : Aepyornis maximus Saint-Hilaire, A. medius Milne-Edwards et Grandidier, A. hildebrandti Burckhardt, Mullerornis agilis Milne-Edwards et Grandidier. On a aujourd’hui l’assurance que les hommes sont responsables de leur disparition (Douglass & Zinke, 2015).
11Aéro-club : L’aéro-club de Tuléar fut créé en septembre 1935, peu après celui de Tananarive. D’autres virent le jour à Fort-Dauphin et à Behara. Ils ont tous cessé leur activité.
12AES : Le programme Alimentation en Eau dans le Sud qui a un statut d’Établissement public à caractères industriel et commercial a été mis en place en 1980 pour tenter d’apporter des solutions à l’épineuse question de l’approvisionnement en eau du Sud de Madagascar. Il dépend du soutien financier de bailleurs de fonds internationaux notamment de la Japan International Cooperation Agency (JICA). Un des projets les plus importants consisterait à dériver une partie de l’eau du massif de Beampingaratra.
13Afanjaka : Les Afanjaka constituent un clan tandroy de la région d’Ambovombe. Un conte leur est consacré par Szumski (1968 : p. 105-108).
14Afiafy : ► Avicennia, mangrove.
15Afomarolahy [litt. « le feu de plusieurs mâles »] : Les Afomarolahy constituent un clan tandroy bien connu grâce aux travaux de Georges Heurtebize (1986).
16Agave : Cette plante introduite, de la famille américaine des Agavaceae, est connue dans le Sud sous la forme de sisal. On utilise les agaves à sisal pour enclore les champs et pour leurs fibres. Certaines espèces peuvent servir à l’élaboration d’un sirop de sucre actuellement très demandé sur le marché mondial ce qui pourrait devenir un axe de développement pour le Sud.
17Agriculture : 1. Agriculture commerciale : le Grand Sud de Madagascar est davantage connu pour ses produits de la mer ou pour son élevage bovin que par sa production agricole. Le sisal et le coton font exception de même que, dans une moindre mesure, le pois du Cap (kabaro). Il existe des spéculations moins visibles car plus opportunistes portant sur des plantes alimentaires comme le maïs ou les oignons. Rien n’est figé : de grandes plantations de Jatropha voient actuellement le jour. 2. agriculture itinérante sur brûlis. ► tetik’ala et hatsake. 3. agriculture vivrière : l’alimentation des habitants de la région de Tuléar repose, sauf exceptions comme la population tanosy, souvent davantage sur le manioc (balahazo), le maïs (katsaka), la patate douce que sur le riz, quoiqu’il faille se garder de minimiser l’importance grandissante de ce produit. D’autres cultures sont également pratiquées : ignames, kabija, voandzou, niébé, bananes, haricots, lentilles, oignons, etc. Cette agriculture est pratiquée sur des champs permanents soumis à des jachères, sur des parcelles irriguées, ou sur des défrichements dans le cadre d’une agriculture itinérante sur brûlis. L’arboriculture concerne essentiellement la production de fruits en petits vergers.
18Ahipody : Panicum pseudovoeltzokowii A. Camus est une des Poaceae les mieux représentées dans les savanes du Sud lorsque la pluviométrie annuelle moyenne dépasse 600 mm.
19AHSMC : L’Association Humanitaire Sœur Marie-Colette vient en aide aux enfants et jeunes défavorisés ainsi qu’aux lépreux et tuberculeux de la région de Tuléar, là ou sont implantées les missions des Sœurs de la Providence. La communauté est également présente dans plusieurs points de brousse : Bezaha, Ejeda et Belamoty, et plus récemment Benenitra, Fotadrevo, Mahaboboka.
20Aide et Action : Aide et Action est une ONG française créée en 1981, intervenant dans de nombreux pays dont Madagascar, ayant des locaux dans le quartier d’Ampasikibo à Tuléar. Son action consiste à favoriser l’accès à l’éducation des enfants, à améliorer leurs conditions d’accueil et à améliorer les compétences des formateurs. Elle porte également sur l’appui aux communautés dans le développement de leur projet éducatif. Un projet de lutte contre le travail des enfants, mis en œuvre dans 3 fivondronana de la région d’Atsimo Andrefana, a touché environ 1 800 enfants.
21Aire protégée : Elles se partagent entre parcs nationaux, réserves privées, réserves spéciales et réserves intégrales. Est envisagée par ailleurs la création d’une réserve de la Biosphère qui couvrirait une partie importante du littoral et des espaces marins de part et d’autre de Tuléar sur 164 200 ha. ► Andohahela, Berenty, Beza Mahafaly, Cap Sainte-Marie, Isalo, Kalambatritra, Mikea, PK32-Ranobe, Tsimanampesotse, Zombitse. (p. 16) Akesson-SAGI (Groupe) : Le Groupe Akesson (du nom d’un homme d’affaires d’origine suédoise résidant à Tuléar) a d’importants intérêts dans le Sud de Madagascar en matière de production de sisal et de mica.
22Ala : Ce terme malgache désigne un type de végétation ligneux dense : forêt ou un simple boisement selon le cas. Exemples : ala ambavarano ou forêt-galerie ; alavondro ou clairière, ala maiky. Comme dans d’autres traditions, notamment en Europe, la forêt représente la nature dans toute sa sauvagerie. Ici aussi, elle est le domaine du sacré et des êtres surnaturels. Chez les Masikoro, pour désigner l’action d’aller déféquer, on emploie le terme de mananala, c’est-à-dire « aller dans la forêt » (Fauroux, 1991). « Mitro ny ala » (la forêt gronde) correspond à un phénomène surnaturel lors de la mort d’une personne importante (Randrianantenaina, 1995). ► Déforestation, forêt dense sèche, forêt sacrée, forêt sclérophylle, fourré xérophile, layon.
23Ala maiky : Ce terme malgache qui signifie « boisement épineux », vulgarisé par le WWF, s’applique au fourré xérophile.
24Alakaosy : Ce mot désigne un mois du calendrier lunaire malgache. C’est également le titre d’un long métrage du réalisateur Solo Randrasana, sorti en 2004 et qui traite du phénomène de vol de zébus et de la corruption des responsables politiques et administratifs.
25Alana ou alanana : Ces figures de divination du sikily avaient autrefois la particularité d’être dessinées sous forme de tatouages.
26Alliance : Il existe des alliances entre des lignages de la côte et ceux de l’intérieur des terres. Ainsi nous explique B. Kœchlin (1975), certains lignages vezo ont des alliés chez les Bara. Cela leur permet d’obtenir le bois nécessaire aux pirogues. Le fate-dra est un type d’alliance.
27Alluaudia : C’est un genre de la famille endémique des Didiereaceae supportant 6 espèces. Il tient son nom de Charles Alluaud (1861-1949), entomologiste français originaire de Limoges qui prospecta dans le Sud de Madagascar en 1900 et 1901. Les espèces Alluaudia procera Drake (fantsiolotse) et A. ascendens bien représentées dans l’Androy et en pays Mahafaly sont les plus connues. Le spectaculaire A. montagnacii Rauh est endémique des environs d’Itampolo. Il s’agit dans les 3 cas de plantes à grandes tiges épineuses munies de petites feuilles succulentes. Assez commun dans toute la région de Tuléar, A. comosa Drake se reconnaît à son port en cône renversé. L’espèce A. dumosa Drake quant à elle a des analogies avec certaines euphorbes aphylles avec des tiges en articles en « saucisses ». Dans l’Androy et en pays Mahafaly, A. humbertii Choux se remarque par des tiges grêles et épineuses.
28Alluaudiopsis : Ce genre de la famille endémique des Didiereaceae comprend deux espèces assez peu répandues : A. fiherenensis Humbert et Choux, à fleurs jaunes, une plante rare, et A. marnierana Rauh à fleurs rouges.
29Aloalo/alualu (bara) : 1. [Forme redoublée d’alo, litt. « intermédiaire »] : Les aloalo sont des sculptures qui servent d’intermédiaires entre les vivants et les morts. Ce sont des poteaux funéraires sculptés dans du bois, typiques des tombeaux mahafaly, karimbola et de ceux de l’Androy occidental. Il ne faut cependant pas confondre aloalo et hazomanga. Chez les Bara, il peut s’agir de simples statues représentant une personne. Les plus anciens aloalo dateraient du début du XVIIIe siècle et ne concerneraient que certains clans. Ils représentaient alors presque exclusivement des zébus et des oiseaux. Ces aloalo ne présentent pas de scènes érotiques à la différence des sculptures funéraires du Menabe. D’une extraordinaire diversité, aujourd’hui souvent peints de couleurs vives, ils représentent différentes scènes de la vie du défunt associées à des motifs géométriques alternés. On peut considérer les aloalo comme une des formes d’expression les plus fortes de l’art populaire malgache. On en trouve aujourd’hui chez des particuliers ou dans des jardins d’hôtel, comme à Tuléar au Sud-Plazza ou Chez Alain. Traditionnellement, ils étaient payés au sculpteur en zébus, jusqu’à 5 bêtes pour des pièces exceptionnelles (Oberlé, 1979). 2. C’est le nom donné par les Vezo au barracuda (Syphraena barracuda Edwards, famille des Syphraenidae).
30Aloe : Ce genre de la famille des Asphodelaceae est représenté par de nombreuses espèces endémiques dans le Sud malgache. Il est d’ailleurs admis que Madagascar est le centre de diffusion dans le monde pour ce genre. Parmi les espèces qu’on rencontre communément, nous citerons : Aloe acutissima H. Perr. observable à Manombo sur calcaire ; A. antandroy H. Perr. (tsikirahonbaho du causse Mahafaly) ; A. contigua Reynolds, plante en rosette, commune dans l’Isalo ; A. divaricata Berger (voatsoy ou voadranjo), très commun dans tout le Sud, très grand avec une inflorescence rouge, sur sable blanc ou sur sable rubéfié, utilisé en pharmacopée ; A. intermedia Reynolds, acaule sur substrat siliceux (Betroka) ; A. isaloensis H. Perr., petite plante (30-50 cm), à inflorescence grêle et à fleurs rouges ; A. millotii Reynolds au cap Sainte-Marie ; A. rauhii Reynolds, au sudest d’Ampanihy ; A. suzannae Decary, très grand (10 m), ramifié : on en trouvait sur les littoraux mahafay et tandroy mais la plante semble en voie de disparition ; A. viguieri H. Perr. sur substrat calcaire entre Fiherenana et Onilahy à floraison rouge ; A. vohombe Decorse & Pois. (vahombe).
31Amade : L’Association nationale Monégasque des Amis de l’Enfance est intervenue dans la région de Tuléar pour financer le préventorium de Belemboka en 1999 et l’aménagement de puits à Miary et à Sakaraha.
32Ambahikily [21°37’S, 43°40’E] [litt. « aux racines du tamarinier »] : Cette commune du fivondronana de Morombe est peuplée d’environ 44 000 habitants (SIRSA, 2006), en majorité des Masikoro, elle couvrirait 442 km2 dans la plaine supérieure du delta du Mangoky, bien pourvue en baiboho propices à l’agriculture. S’y tient toutes les semaines un petit marché de bovins. En amont du bourg se trouve le périmètre irrigué de Tanandava. On y pratique la culture commerciale du pois du Cap ; les principales cultures vivrières y sont le riz, le maïs et le manioc. Le taux de salariat agricole n’y est pas négligeable. Liée au diocèse de Morombe, une paroisse catholique y a été créée en 1969. La question de l’insécurité y est souvent posée.
33Ambahita [24°00’S, 45°15’E] [litt. « là où se voient les racines »] : Cette commune du fivondronana de Bekily est peuplée d’environ 15 000 habitants répartis en 20 fokontany sur 532 km2 (SIRSA, 2006). La population est partagée entre Tandroy, Tanosy et Bara. Riz, manioc, maïs et patate douce sont les principales cultures vivrières auxquelles il faut ajouter l’arachide, la canne à sucre, le voandzou et les oignons. L’exploitation minière est une activité marginale. La question de l’insécurité est d’actualité.
34Ambahitrimitsinjo [23°51’S, 44°24’E] [litt. « aux racines du try où l’on voit de loin »] : Cette commune du fivondronana de Betioky Atsimo est peuplée d’environ 3 000 habitants (SIRSA, 2006) en majorité mahafaly. La culture vivrière prédominante est le manioc. L’arachide est la principale culture commerciale, avant le niébé et la canne à sucre.
35Ambalabe [litt. « là où il y a un grand enclos »] : C’est le nom donné au centre pénitencier de Tuléar à cause du grand mur qui l’entoure. Construit à l’époque coloniale sur 9 000 m2 au centre de la ville, près du Bazary Be, celui-ci est aujourd’hui anachronique. Cette prison vétuste était censée abriter 250 prisonniers mais en héberge au moins le double. Diverses tentatives de libération de prisonniers s’y sont déroulées notamment lors des événements du Tokobe telo et de ceux menant à l’assassinat par des policiers du substitut Michel Rehavana.
36Ambalanomby Camoin [litt. « là où il y a le parc à zébus de Camoin »] : C’est ainsi qu’on appelle le quartier de Tsimenatse II à Tuléar. À l’origine, ce parc, qui a disparu, aurait appartenu à Maurice Camoin, un architecte connu, établi dans la cité coloniale vers 1927.
37Ambalasoa [23°08’S, 46°00’E] [litt. « là où il y a un bel enclos »] : Cette commune fait partie du fivondronana de Betroka. Sa superficie serait de 473 km2 pour 4 700 habitants. La population est majoritairement bara avec une grosse minorité betsileo. Les principales cultures vivrières y sont, dans l’ordre, le riz, le manioc et le maïs. Les cultures commerciales sont les haricots, l’arachide, la canne à sucre et les oignons. L’insécurité y a posé un problème dans le passé. (SIRSA, 2006).
38Ambalavato [23°36′S, 45°25′E] [litt. « là où il y a un enclos de pierre »] : Cette commune du fivondronana de Benenitra est peuplée d’environ 5 000 habitants.
39Ambaniandro/Ambaneandro [litt. « sous le soleil (jour) »] : C’est le nom donné traditionnellement aux personnes appartenant à la communauté merina.
40Ambanisarike [25°12′S, 45°56′E] [litt. « sous le sarike »] : Cette commune du fivondronana d’Ambovombe a une population d’environ 11 000 habitants répartis sur 12 fokontany et 359 km2. Celle-ci est majoritairement Tandroy. Les principales cultures vivrières y sont le manioc, la patate douce et le maïs, auxquels s’ajoute le niébé (SIRSA, 2006).
41Ambanilanitra [litt. « sous le ciel »] : C’est un des noms donnés autrefois aux personnes relevant de la communauté merina (Gautier, 1895).
42Ambanitry [litt. « sous les try »] : Ce site de subfossiles est situé au nord-est de Betioky. La première collecte de surface fut réalisée en 1970 par l’équipe de Chanudet et Ramilisonina.
43Ambaro [25°02’S, 45°41’E] [litt. « là où il y a des varo »] : Ce site archéologique est désigné également sous le nom de Fenoarivo.
44Ampasinabo [litt. « là où il y a du sable en hauteur »] : Ce petit quartier suburbain de Tuléar, n’entrant pas dans le découpage administratif, est peuplé à l’origine de migrants mahafaly (Hoerner, 1990).
45Ambatoabo [24°51′S, 46°40′E] [litt. « là où se trouve un haut rocher »] : Cette commune forestière du fivondronana de Tôlagnaro comptait en 2005 environ 5 000 habitants répartis sur 479 km2 et 8 fokontany. La population est majoritairement tanosy avec une importante communauté tandroy. Les principales cultures vivrières y sont le manioc, le riz et la patate douce, les cultures commerciales étant la canne à sucre, la banane et les mangues (SIRSA, 2006).
46Ambatolahy [22°31’S, 46°00’E, 1 059 m d’altitude] [litt. « là où se trouve un rocher dressé (mâle) »] : Cette commune du fivondronana d’Ihosy a une population, essentiellement bara, de 10 000 habitants. La société Tozzi Green y cultive Jatropha curcas en grande plantation.
47Ambatomilo [litt. « là où se trouve un rocher submergé »] : Village de pêcheurs situé sur le littoral mikea au nord de Salary. On y trouve un hôtel, le Floma.
48Ambatomivary [23°50’S, 45°34’E] [litt. « là où se trouvent les rochers qui tombent du talus »] : Cette commune du fivondronana de Betroka est peuplée d’environ 9 000 habitants répartis en 11 fokontany sur 507 km2 (données de la région Anosy, 2010).
49Ambatosola [24°13’S, 45°27’E] [litt. « là où se trouve un rocher chauve »] : Commune rurale du fivondronana de Bekily dans l’Androy. Elle est peuplée d’environ 9 000 habitants répartis en dix fokontany sur 131 km2 (SIRSA, 2006). La population est partagée entre Tandroy, Tanosy et Bara. Riz, manioc, maïs et patate douce sont les principales cultures vivrières auxquelles il faut ajouter l’arachide, le voandzou et les oignons. L’élevage bovin se présente comme une activité importante. La question de l’insécurité y est souvent posée.
50Ambavarano (lac d’) [24°58′S, 47°02′E] [litt. « la bouche de l’eau, la passe »] : Cette grande lagune reliée à la mer se trouve entre Tôlagnaro et la pointe Evatra. Elle est directement touchée par l’exploitation de l’ilménite.
51Ambazoa [25°18′S, 45°53′E] [litt. « là où on trouve le vazoa »] : Cette commune rurale littorale du fivondronana d’Ambovombe est peuplée d’environ 15 000 habitants, en quasi-totalité tandroy, répartis sur 20 fokontany et 69 km2 (SIRSA, 2006). La densité de population y est très élevée. Patate douce, manioc et maïs sont les principales cultures vivrières auxquelles s’ajoute le niébé.
52Ambia [22°21’S, 46°11’E] [litt. « là où se trouve un viha »] : Cette commune du fivondronana d’Ihosy comptait environ 5 000 habitants en 2006.
53Ambika [litt. « là où se trouve un tabika (canal d’irrigation) »] : Cette petite localité est située en pays Mahafaly non loin de Betioky. On y trouve une léproserie rassemblant environ 200 malades. Celle-ci fut fondée en 1938 puis prise en mains par les Assomptionnistes. Un centre de traitement de la tuberculose y fut adjoint en 1993.
54Ambiky [litt. « là où se trouve un viky (bambou-liane indéterminé) »] : Dans cette localité de la commune d’Ambohimahavelona intervient l’ONG HAMAP sur des questions d’approvisionnement en eau.
55Ambinany [22°39’S, 44°43’E] [litt. « là où se trouve une confluence »] : Cette commune rurale du fivondronana de Sakaraha avait en 2006 une population d’environ 5 000 habitants. Elle correspond en partie à l’espace couvert par la forêt de Vohibasia.
56Ambindandrakemba [24°33’45” S, 46°30’E] [litt. « là où les vieilles femmes trouvaient des vinda »] : Cette localité relève de la commune de Tranomaro, fivondronana d’Amboasary. On y découvre une profonde excavation remplie d’eau. Ce lieu-dit riche en thorianite a été avant l’Indépendance la propriété du CEA. Plusieurs compagnies minières (Pan Africa Mining Corporation Atomique SA, Petra, Pentana, K-Ozone) y ont relancé la prospection à partir de 2004.
57Ambinda-Miboboka [litt. « là où il y a des vinda - miboboka : gorgé d’eau »] : Ce site de subfossiles est situé non loin de Rezoky, dans une petite dépression au bord de la rivière de Miboboka, près de Mikaiky-Ampandralava. Un travail de collecte y a été autrefois mené par Pierre Vérin et Ramilisonina (selon Rakotozafy et Goodman, 2005).
58Amboaboaka [litt. « là où il y a des boaboaka »] : Ce site de subfossiles le long de la route de Tuléar à Manombo au PK 27-28, a été reconnu en 1970 par Pierre Vérin et René Battistini.
59Amboalambo [litt. « chien et cochon »] : Ce mot mahafaly méprisant désignait à la fois les Européens et les Merina dans leur insupportable arrogance : « ils sont comme des chiens nous considérant comme des cochons ».
60Amboasary : 1. Amboasary Atsimo [25°02′S, 46°23′E] [litt. « là où il y a des orangers »] : Cette commune compte environ 32 000 habitants pour 248 km2, répartis en 29 fokontany ; c’est aussi le chef-lieu d’un fivondronana. Le bourg, traversé par la RN13, est établi sur le Mandrare aux confins de l’Anosy et de l’Androy. Un pont Eiffel de 400 m de long, construit en 1958, franchit le fleuve. Il a remplacé l’ancien bac. Tout autour on cultive le sisal en grandes plantations, source d’emploi avec les usines de défibrage. La population est majoritairement tandroy avec d’importantes communautés tanosy et betsileo. Les principales cultures vivrières y sont la patate douce, le manioc et le maïs. Les cultures commerciales sont outre le sisal, le jojoba, la canne à sucre et les oignons (SIRSA, 2006). On trouve à Amboasary 4 écoles secondaires et 22 écoles primaires. Cette localité a donné son nom à la feuille L-62/63 de la carte FTM au 1/100 000e. 2. Le fivondronana d’Amboasary : les communes de ce fivondronana (10 200 km2) situé dans la région Anosy sont les suivantes : Amboasary Atsimo, Behara, Ebelo, Elonty, Esira, Ifotaka, Mahaly, Manevy, Maromby, Marotsiraka, Ranobe, Sampona, Tanandava Sud, Tomboarivo, Tranomaro et Tsivory. (p. 22) Amboa sirasira : [litt. « chien sel »] ► Coton de Tuléar.
61Amboboka [litt. « là où il y a des boboka (grandes herbes de marécage) »] : Cette source importante (1 600 à 3 000 litres par seconde) est située à environ sept kilomètres d’Ankililoaka. C’est le point de départ de la rivière Ranozaza. Elle a permis la création d’un important périmètre d’irrigation.
62Ambodikily : Il s’agit du kily sous lequel ont lieu les réunions villageoises.
63Ambohibe [21°20’S, 43°31’E] [litt. « là où se trouve une grosse dune »] : Cette localité de la commune d’Antongo Vaovao dans le fivondronana de Morombe, est établie dans le Volirano ou delta du Mangoky. On y trouve une vieille chapelle dont le toit rouge sert de repère aux marins. Un poste militaire y fut créé en décembre 1897 lorsque s’y établit la 5e compagnie de tirailleurs sénégalais. Une mission luthérienne norvégienne y a été mise en place (Rév. Olaf Nome, 1903). Le bourg perd sa place de cheflieu de district au profit de Befandriana Atsimo en 1906. Selon Ottino (1963) cet ancien petit centre administratif et commercial a été endommagé par un cyclone en 1922, ce qui a conduit les traiteurs de pois du Cap à se déplacer vers Morombe. N’y subsistent aujourd’hui qu’une cocoteraie et un cimetière européen.
64Ambohibola : 1. [25°04’S, 44°06E] [litt. « là où se trouve une colline argentée »] : Ambohibola était autrefois connu sous le nom d’Andevenantsaba, nom qui aurait été donné suite à l’enterrement par des vazaha d’une caisse pleine d’argent. Son nom aurait changé à la suite de la formation d’une dune à l’endroit où l’argent aurait été enterré. Ce village de pêcheurs est situé sur une dune non loin d’Androka. Du Vergé (1887) parle de Bouïbolo comme d’un comptoir spécialisé dans l’orseille et les holothuries. Il s’agirait de Port Cruizer. Cette localité a fait l’objet d’une étude de Benjamin Pascal (2008), focalisée sur la pêche et la gestion des ressources naturelles. 2. Le site archéologique d’Ambohibola : situé à Miary près de Tuléar, il a été inventorié en 1970. Des travaux de collecte ont été réalisés en surface par l’équipe de J.-P. Domenichini à côté du tombeau royal masikoro en 1976. Il existe un second site de subfossiles proche du tombeau royal près du Fiherenana.
65Ambohimalaza [25°15′S, 45°56′E] [litt. « là où se trouve une colline connue »] : Cette commune du fivondronana d’Ambovombe est peuplée d’environ 13 000 habitants, en grande majorité tandroy, répartis sur 15 fokontany. Elle s’étend sur 250 km2 (SIRSA, 2006). Patate douce, manioc et maïs sont les principales cultures vivrières auxquelles il faut ajouter l’arachide, le niébé, l’arachide et le voandzou. L’activité la plus importante, après l’agriculture et l’élevage, est la production de charbon de bois.
66Ambohimahavelona [23°26’S, 43°53’E] [litt. « là où se trouve une colline qui fait vivre »] : Cette commune du fivondronana de Toliara II, peuplée d’environ 13 500 habitants de la vallée de l’Onilahy, se situe à 30 km de route de Tuléar en direction des Sept-Lacs. À flanc de coteau, dominant les champs sur sols alluviaux, Ambohimahavelona se présente avant tout comme un village traditionnel de riziculteurs tanosy. De gros Ficus ombragent des maisons. Cette localité a donné son nom à la feuille D-58 de la carte FTM au 1/100 000e.
67Ambohitsabo [litt. « là où se trouve une grande colline »] : Ce quartier de Tuléar régulièrement sujet aux inondations a été très touché lors de Haruna. Ce fokontany est rattaché au firaisana de Besakoa. On y observe de nombreux salins.
68Ambohitsitoriana [22°11’S, 45°16’E] [litt. « là où on n’évangélise pas (mitory : évangéliser ou déposer une plainte) »] : Cette petite localité située à l’est de Berenty a donné son nom à la feuille I-55 de la carte au 1/100 000e.
69Ambohitsy (repaire d’) [25°01’S, 44°51’E] [litt. « là où se trouve une colline »] : De ce petit massif montagneux, les sadiavahe du Triangle du Menarandra organisaient leurs coups de mains. Ils en furent délogés en mars 1916. Ce repaire, bien protégé par la végétation et les rochers, se présentait comme un véritable village où vivaient au moins 250 hommes armés (F. Esoavelomandroso, 1975).
70Ambolava : Parfois considérés à tort, avec les Antandavaka, comme les ancêtres des Vezo (Marikandia, 1995). Sous la dynastie des Andrevola, les Ambolava sont un clan d’origine tanosy qui se révèle capable de capturer des crocodiles vivants d’Ifantsy pour leur prélever à vif une dent qui servira avec la clavicule, la phalange de l’auriculaire et une mèche de cheveux des mpanjaka masikoro à fabriquer des reliques royales (Rejela, 1993).
71Ambolimailaka/Ambolimelaky [23°03’S, 43°34’E] [litt. « au champ de Melaky »] : Ce fokontany de la commune de Manombo Atsimo, est situé au km 36 de la RN9, au niveau de la réserve Domergue qui pendant la dernière décennie a fortement régressé dans ce secteur du fait de la production de charbon de bois. On y trouve une grande plantation, la cocoteraie Tsiebo. Loin de la route, en direction de Ranobe, plusieurs petits lacs produisent de la spiruline et abritent une riche vie avienne. Deux hôtels de bord de mer, la Mira et le Bellevue, se sont adjoints à une boîte de nuit plus ancienne, le Mangoustan.
72Ambolisatra [litt. « au pied du satra »] : Dans cette localité proche d’Ambolomailaka où ont été découverts, dès 1866 par Alfred Grandidier, de nombreux subfossiles. Y ont été retrouvés notamment des restes de Crocodilus robustus. Il en est fait mention dans le roman en forme de récit de Gustave Toudouze « L’Ile aux mystères » (1891), le lieu étant orthographié Amboulintsatre. Ce site apparaît également sous les noms d’Ambohisatrana et d’Andolonomby.
73Ambolofoty [23°32’S, 43°52’E] [litt. « là où on trouve du volofotsy »] : Cette commune du fivondronana de Toliara II, région d’Atsimo Andrefana, située sur la rive gauche de l’Onilahy, est peuplée d’environ 8 000 habitants.
74Ambonaivo [25°14′S, 45°54′E] : Cette commune du fivondronana d’Ambovombe, peuplée d’environ 9 000 habitants, en quasi-totalité tandroy, répartis sur 15 fokontany occupe 145 km2 (SIRSA, 2006). Patate douce, manioc et maïs sont les principales cultures vivrières auxquelles s’ajoute le niébé.
75Ambondro [25°12′S, 45°49′E] [litt. « là où on trouve du vondro »] : Cette commune du fivondronana d’Ambovombe dans l’Androy est située sur la RN10 à 30 km à l’ouest d’Ambovombe. Elle a donné son nom à la feuille J63 de la carte de Madagascar au 1/100 000e. Un poste militaire y fut créé en août 1901 par le capitaine Ducarre et le lieutenant Barbagan sous les ordres de Lyautey. Elle est peuplée d’environ 19 000 habitants, en grande majorité tandroy, répartis sur 23 fokontany et 150 km2 (SIRSA, 2006). Patate douce, manioc et maïs sont les principales cultures vivrières auxquelles s’ajoute le niébé.
76Ambondrolava [litt. « là où on trouve des grands vondro »] : Cette communauté d’exploitants de vondro (Typha) de Belalanda, se trouve immédiatement au nord de Tuléar. S’y est établie l’association Honko qui travaille en collaboration avec la communauté villageoise à la restauration des mangroves et à la création d’un centre d’initiation et de sensibilisation à cet écosystème.
77Amborompotsy [24°40’S, 44°56’E] [litt. « là où il y a des oiseaux blancs »] : Cette commune du fivondronana d’Ampanihy, située sur la RN10, est peuplée d’environ 14 000 habitants répartis sur 591 km2 (SIRSA, 2006), en majorité des Tandroy et des Mahafaly. Manioc, maïs et patate douce sont les cultures vivrières auxquelles il faut ajouter l’arachide, le niébé et le voandzou. L’élevage bovin y est bien développé. On Cette localité a donné son nom à la feuille L-51 de la carte de Madagascar au 1/100 000e.
78Amboronabo [22°39’S, 44°24’E] [litt. « là où il y a des oiseaux de grande taille »] : Cette commune rurale du fivondronana de Sakaraha appartient à la région de l’Atsimo Andrefana. Elle est peuplée d’environ 7 300 habitants, en majorité des Bara, répartis sur 11 fokontany et 900 km2 (SIRSA, 2006). Y a exercé, de 1898 à 1901, le Révérend Olaf Nome. Riz, manioc et maïs sont les principales cultures vivrières auxquelles s’ajoutent l’arachide et le coton. L’élevage bovin y est peu développé, l’activité la plus importante après l’agriculture étant la production de charbon de bois. La question de l’insécurité y est souvent posée.
79Ambovombe : 1. [25°10′S, 46°05′E] [litt. « là où il y a de gros puits »] : Cette petite ville est à la fois le chef-lieu d’un fivondronana et celui de la région Androy. La tradition orale veut qu’un certain Rangoike du clan des Ntesevohitse découvrit de l’eau et fonda un village d’abord appelé Ambovontany ce qui veut dire « lieu où on a trouvé de l’eau en creusant ». Un poste militaire y fut créé en juin 1900 par le capitaine Combe sous les ordres de Lyautey. Le plus ancien quartier est celui d’Avaradrova où se trouvent les administrations. Ceux d’Anjatoka, d’Ambaro et de Tanambao sont à peu près contemporains. En 1917 s’établissent des missionnaires luthériens qui construisent un temple, achevé en 1928. Les Lazaristes inaugurèrent l’église qui allait être baptisée Meday Mahagaga (médaille miraculeuse) en 1921. Bien qu’on n’y trouve aucun cours d’eau, l’eau y est moins rare qu’aux alentours car elle provient de nombreux puits traditionnels (vovo) dont les plus rustiques forment de petits cratères. La commune d’Ambovombe compterait officiellement environ 65 000 habitants répartis en 58 fokontany sur 679 km2 (SIRSA, 2006) mais une étude du GRET (Kibler, 2004) évalue la population du bourg à seulement 18 328 habitants. La grande majorité de celle-ci est formée de Tandroy, mais Tanosy et Betsileo sont également nombreux. Manioc, maïs et patate douce sont les principales cultures vivrières auxquelles il faut ajouter l’arachide (programme Aropa) et le niébé. On y trouve 4 écoles secondaires dont un lycée et 44 écoles primaires. Un petit hôtel, « l’Ikonda » se trouve sur la RN13. La première pierre du Centre Universitaire Régional de l’Androy (CURA) a été posée en mai 2013, dans la commune rurale d’Ankilibevoa située à 4 km d’Ambovombe. Cette localité a donné son nom à la feuille K62 de la carte FTM au 1/100 000e. 2. Le fivondronana d’Ambovombe : les autres communes du fivondronana d’Ambovombe sont Ambanisarike, Ambazoa, Ambohimalaza, Ambonaivo, Ambondro, Ambovombe, Ampamata, Andalatanosy, Anjeky-Ankilikira, Ankilibevoa, Antanimora Sud, Imanombo, Erada, Jafaro, Maroalomainty, Maroalopoty, Marovato-Befeno et Sihanamaro. (p. 22)

Les communes du ivondronana d’Amboasary

Les communes du ivondronana d’Ambovombe

Plan d’Ambovombe

Plan d’Ampanihy

Les communes du fivondronana d’Ampanihy
80American Lutherian Missionary Society : Cette institution recouvre en fait diverses sociétés luthériennes indépendantes, au sein desquelles se manifestèrent de nombreux Norvégiens naturalisés étatsuniens. Depuis son siège implanté à Fort-Dauphin, avant la conquête française, et bien qu’en butte aux tracas de l’administration coloniale, elle fut très active dans le Sud de Madagascar, précisément au sud de Tuléar et du Fiherenana, à la fin du XIXe et au début du XXe siècles. La Station Manasoa en est la meilleure illustration.
81Amika : Ce foyer d’accueil localisé dans le quartier d’Andabizy à Tuléar, a été fondé en 1989 sous la responsabilité du diocèse de Tuléar.
82Amiral Pierre (Pierre-Joseph, 1827-1883) : Le Contre-amiral Pierre, chef de la flotte française affectée à la conquête de Madagascar, donna son nom à un cargo mixte sous pavillon français du gouvernement de Vichy. Il se saborda après avoir été intercepté par le destroyer britannique HSM Nizam au large de Faux-Cap le 30 septembre 1942. On eut à déplorer de nombreux morts (Pierre van den Boogaerde, 2009). Son épave n’a pas encore été repérée. Ce bateau avait été lancé en 1905 à Glasgow.
83Ammonites : Il y a de beaux gisements d’ammonites à la base du front de cuesta de la Sakondry sur la route allant de Sakaraha à Tongobory. Il existe même un lieu dénommé « la rivière aux Ammonites ». À la colline des Tombeaux, au Sud-Est d’Ankilirelaza, les bancs calcaires sont fortement inclinés vers le Nord-Ouest et sont surmontés d’une formation à polypiers. Au delà de la Menarandroy, à Ambalabe, aux Monts Anjoho et Vohisola, les calcaires à polypiers sont associés à des ammonites du Bathonien. À Manasoa, une équipe de l’université de Varsovie a étudié les ammonites des séries turo-coniaciennes (Walaszczyk et al., 2004).
84Ampala : Ce terme malgache désigne la brise de mer.
85Ampalaza : 1. [25°08’S, 44°17’E] [litt. « là où il y a des tréteaux pour sécher le poisson »] : Cette localité est située à l’entrée de la lagune de Bevoalava, non loin de l’embouchure du Menarandra. La carte du Service géographique de l’armée (1903) la situe sur la presqu’île Gaga. Ce fut d’abord un petit comptoir européen, parfois appelé Port Crocker ; on y trouvait orseille, maïs et bois. Il devint en septembre 1900 un poste militaire sous le commandement de Lyautey. Y résidait une garnison de tirailleurs sénégalais. Relié à Ampanihy par une piste charretière, le poste était ravitaillé depuis Tuléar par goélette. Il ne reste aujourd’hui d’Ampalaza que quelques ruines. En avril 1971, une colonne de gendarmerie tira sur des centaines de paysans fuyant la répression de l’insurrection du 31 mars. Il y eut de nombreux morts (Althabé, 1972). 2. C’est également le nom de la baie autrefois appelée Mautalle (Leslez Pezeron, 1732-36) ou Sainte-Justine, située entre Ambohibola et Fanambosy où se trouve Nosy Manitsa. Ce nom a également été donné à un chevron.
86Ampamata [24°28′S, 45°38′E] [litt. « là où on trouve des famata »] : Cette commune du fivondronana d’Ambovombe compte environ 10 000 habitants répartis en 25 fokontany sur 127 km2 (SIRSA, 2006). La majorité de la population est formée de Tandroy. Manioc, maïs, patate douce et riz sont les principales cultures vivrières auxquelles il faut ajouter l’arachide, le tabac, le voandzou et la canne à sucre. Les élevages caprin et bovin y sont bien développés. La question de l’insécurité y est souvent posée.
87Ampandrandava [25°04’S, 45°43’E] [litt. « là où on trouve des fandrandava »] : Cette localité située non loin de Beraketa, à l’est de Bekily dans l’Androy a donné son nom à la feuille J60 de la carte de Madagascar au 1/100 000e. On y trouve une grande exploitation de mica phlogopite. André Seyrig (1897-1945), un des directeurs, a envoyé pendant 15 ans une phénoménale quantité d’insectes au laboratoire d’entomologie du Muséum d’Histoire Naturelle de Paris, notamment de nombreux spécimens d’Hyménoptères endémiques. De ce fait Bekily est connu des entomologistes du monde entier.
88Ampanihy Ouest : 1. [24°41’S, 44°44’E, 275 m d’altitude] [litt. « là où on trouve des chauves-souris »] : C’est le principal centre administratif (25 000 habitants répartis sur 1 397 km2 - SIRSA, 2006) du fivondronana. La ville est située le long de la RN10 à 227 km de Tuléar le long de la Sakatovo. Elle fut fondée en 1900 par le roi Etsiamponde à l’initiative des autorités militaires françaises auxquelles il s’était rendu, qui en firent un poste militaire en septembre 1901. Le transfert du chef-lieu du cercle des Mahafaly, d’Androka vers Ampanihy, eut lieu en 1907, fondé sur le fait que ce chef-lieu devait être « situé au milieu de la région la plus peuplée et lieu de résidence des principaux chefs ». Dans tout Madagascar, Ampanihy, capitale culturelle mahafaly,, est connu pour ses tapis mohair. La tradition des « tapis d’Ampanihy » s’est développée à partir de 1934, date de la première foire de la laine mohair (Bernard, 1978). En témoigne la Maison du mohair dans le centre ville. On trouve aussi quelques exploitations de grenat. Manioc, maïs et patate douce sont les cultures vivrières auxquelles il faut ajouter l’arachide, le niébé, les lentilles et le voandzou. La ville, qui dispose d’un aéroport (piste de 1 100 mètres), a donné son nom à la feuille G61 de la carte FTM au 1/100 000e. 2. Le fivondronana d’Ampanihy : les autres communes du fivondronana sont les suivantes : Amboropotsy, Androka, Ankiliabo (Anosa), Ankilimivory, Ankilizato, Antaly, Beahitse, Belafike, Beroy Atsimo, Ejeda, Fotadrevo, Gogogogo, Itampolo, Maniry et Vohitany. (p. 23)
89Ampasimaiky : L’abri-sous-roche d’Ampasimaiky dans l’Isalo présente des inscriptions rupestres exceptionnelles étudiées par Rasolondrainy (2011). Le lieu, faly, appartient à la famille royale bara des Zafimanely. C’est un site funéraire. L’abri sert encore à abriter des bovins. L’article tend à démontrer que les inscriptions monochromes et polychromes (noir, blanc, rouge, rouge bordeaux, orange rougeâtre) trouvées sur les parois d’un abri-sous-roche façonné dans les grès de l’Isalo, se rattachent à celles qui sont qualifiées de libyco-berbères. Ces dernières ont été relevées dans la partie septentrionale de l’Afrique et aux Canaries. Les premières d’entre elles dateraient de 500 ans avant J. C., les dernières de l’an 800 de notre ère. Pour l’auteur, il n’y a aucun doute possible, il s’agit pour partie d’une véritable écriture.
90Ampasimena [24°16′S, 47°19′E] [litt. « au sable rouge »] : Cette commune de la partie septentrionale du fivondronana de Tôlagnaro dans la région Anosy compte environ 20 000 habitants répartis sur 584 km2 et 11 fokontany. La population est majoritairement composée de Tanosy avec une petite communauté antaisaka. Les principales cultures vivrières y sont le riz et le manioc, les cultures commerciales étant la canne à sucre, les litchis, les bananes et le café. La question de l’insécurité y est souvent posée (SIRSA, 2006).
91Ampasimoro [litt. « au sable du bord »] : ► Ianantsony, Saint-Augustin.
92Ampasimpolaka [25°07′S, 46°23′E] [litt. « au sable dressé »] : Cette localité de l’Androy, située sur le Mandrare au sud d’Amboasary Atsimo a été le site d’un ancien poste militaire français.
93Ampasy-Nahampoana [24°58′S, 46°59′E] [litt. « au sable qui a fait vider »] : Cette commune du fivondronana de Tôlagnaro comptait en 2006 environ 7 500 habitants répartis sur 91 km2 et 3 fokontany. La population est majoritairement tanosy avec une importante communauté antaisaka. Une léproserie gérée par les catholiques y a fonctionné. Les principales cultures vivrières y sont le manioc, le riz et la patate douce, les cultures commerciales étant la canne, la banane, l’ananas et le café (SIRSA, 2006). Cette commune accueille l’usine et une grande partie de l’exploitation d’ilménite de QMM. Elle a été considérablement transformée depuis 2009.
94Ampatois : Ce nom a été donné par Flacourt aux Tandroy. Macé Descartes (1846) parle des Ant-Ampâtes.
95Ampatres : Ce nom a été donné par Flacourt (1658) à l’Androy, repris par plusieurs auteurs et par les cartes de l’époque. Ce terme viendrait du toponyme local Ampatrambe, le nom donné aux espaces nus ou couverts de pseudo-steppe de l’Androy méridional. Flacourt décrit « la Province des Ampatres » ainsi : « Pays sans rivières excepté quelques mares ça et là » (p. 35). Macé Descartes (1846) parle de l’Ampâte.
96Ampela manan’isa : Cette sirène, fille des eaux, être mythique possédant des branchies, est l’équivalente des mamiwata d’Afrique. Dans un vieux conte vezo, la très belle Ampela manan’isa, sirène qui connait tous les secrets de la mer, tombe amoureuse d’un pêcheur dénommé Zatovo qui l’épouse mais ne doit pas prononcer le mot isa (branchies). Leur fille rompt le secret mais leur fils devient le premier maillon de la lignée des Vezo (Rejela, 1993). Un colloque « Sirènes et filles des eaux dans l’océan Indien : mythes, récits et représentations » a été organisé sur ce thème à Tuléar en mai 2008.
97Ampiamy (forêt d’) : C’est dans la forêt d’Ampiamy, à l’est de Manombo, que Brachylaena merana ou merana a été exploité sous le nom de santal.
98Ampingaharatra : [du portugais : espingarda, fusil] : Ce terme est utilisé dans le Sud de Madagascar pour désigner des fusils à pierre, le mot s’étant répandu avec l’arme introduite par les Portugais.
99Amponga : Ce terme désigne un tambour : « ...je perçus même le grondement étouffé d’un amponga dont le rythme alterné se répétait indéfiniment. » (Szumski, Images du Sud) Ampotaka [25°03’S, 44°40’E] [litt. « là où il y a de la boue »] : Cette localité située dans le Triangle du Menarandra, en amont de Marolinta, est le point de départ du « pipeline japonais ».
100Ampoza [22°18’S, 44°43’E] [litt. « là où il y a des foza, crustacés »] : On trouve à Ampoza plusieurs sites de subfossiles. Le village se situe à environ 27 km à l’est d’Ankazoabo-Sud. Un des sites est formé d’une dépression marécageuse recoupée par la rivière Sakavanaka. Le site a été prospecté par Mahé et Sourdat en 1972, puis par S. Goodman en 2000.
101Ana’ampela : Ce terme désigne un « descendant de femme »., une personne reléguée à un rang inférieur du fait qu’un de ses ancêtres n’a pas respecté la règle de la patrilocalité : une femme est restée dans son village d’origine au lieu de suivre son mari.
102Anakandriana : C’est la caste des « nobles » dans la tradition tanosy.
103Anakao [23°39’S, 43°38’E] [litt. « là où il y a des amas de souches »] : Anakao est une commune littorale du fivondronana de Betioky dans la région d’Atsimo Andrefana. C’est un gros village de pêcheurs vezo situé sur le rivage mahafaly ; en face, se trouve l’îlot de Nosy Ve. Selon Du Vergé (1887) on pouvait y rencontrer « les Antifingokas, les peuples les plus méchants qu’on puisse imaginer.. ». Y régnait le roi Latehafika. Le tourisme a commencé à l’investir dans les années 1980 grâce à un pionnier Jean-Louis Prévost et son agence « Safari Vezo » qui attirait principalement une clientèle d’origine italienne. La plage d’Anakao, accessible en bateau depuis Tuléar, se trouve au sud de l’embouchure de l’Onilahy le long d’un chenal d’embarcation. On y a construit plusieurs petits hôtels fréquentés notamment par des amateurs de plongée. Un roman d’Emile Errhel, publié en 1949, s’intitule Anakao. La localité a donné son nom à la feuille C59 de la carte FTM au 1/100 000e. (p. 32)
104Analalava (forêt d’) [litt. « là où il y a une forêt alongée »] : On a donné ce nom à un grand massif à de hauts fourrés xérophiles sur dunes se trouvant immédiatement à l’est de Morombe.
105Analaliry [22°36’S, 46°13’E] : Cette commune du fivondronana d’Ihosy est située dans la vallée de l’Ihosy à 730 m d’altitude. Sa population serait d’environ 5 000 habitants. On y cultive le riz, l’arachide et les haricots.
106Analamahery [24°43’21’’S, 45°28’38’’E] [litt. « là où il y a une forêt puissante »] : Il s’agit du petit village de l’Androy où l’ethnologue Georges Heurtebize a vécu et travaillé à partir de 1966.
107Analamary : 1. [23°13’S, 45°50’E] [litt. « là où il y a une calme forêt »] : Dans la commune du fivondronana de Betroka, la population est d’environ 5 300 habitants répartis sur 8 fokontany et 545 km2. Celle-ci est majoritairement Tandroy avec une grosse minorité betsileo. Les principales cultures vivrières y sont le riz, le manioc et le maïs, auxquelles s’ajoute le niébé (SIRSA, 2006). 2. [24°18′S, 47°12′E] : cette commune de la partie septentrionale du fivondronana de Tôlagnaro comptait environ 14 600 habitants répartis sur 3 fokontany et 711 km2 lors du recensement de 2001.
108Analamisampy [22°29’S, 43°39’E] [litt. « là où il y a une forêt suspendue - où se trouvent des statues sacrées »] : Cette commune du fivondronana de Toliara II est peuplée d’environ 5 000 habitants. Elle est située sur la RN9 à 23 km au sud de Befandriana, en limite de la forêt des Mikea. En fait, la limite entre les fivondronana de Morombe et de Tuléar II qui correspond à une ligne de partage des eaux passe à l’intérieur de la commune. La commune fait partie du couloir d’Antseva. C’était le centre d’une des régions grandes productrices de coton.
109Analampatsy [25°07′S, 46°41′E] : Cette commune littorale du fivondronana de Tôlagnaro compte environ 12 000 habitants répartis sur 56 km2 et 14 fokontany. La population est très majoritairement tanosy. Les principales cultures vivrières y sont le maïs, le manioc et la patate douce, les cultures commerciales étant les haricots, la tomate et le niébé (SIRSA, 2006). L’élevage a une place importante dans les activités locales.
110Analana : Ce nom est donné aux clairières à terre rouge du causse Mahafaly.
111Analavelona [litt. « là où se trouve une forêt vivante »] : Ce massif gréseux et basaltique, situé à une centaine de kilomètres au NE de Tuléar [22°43’S, 44°08’E], est le plus élevé du Sud-Ouest malgache : 1 348 m au Mitsinjoriaka. Il est flanqué de deux massifs plus petits (Manama et Vohibory) et de buttes-témoins. Son sommet a une forme tabulaire légèrement inclinée (NE-SO). La présence de basaltes témoigne d’un volcanisme actif au Crétacé. Difficilement accessible, il possède une végétation originale, reconnue pour la première fois par Henri Humbert en 1946 : des savanes à grandes Poaceae et des lambeaux de forêt d’altitude. Plusieurs espèces de lémuriens y ont été observées : Lemur catta, Propithecus verreauxi, Eulemur rufus, Microcebus murinus, Cheirogaleus medius, Lepilemur rufucaudatus. On y trouve aussi Zoosphaerium analavelona.
112Analavoka [22°32’S, 46°29’E] : cette commune du fivondronana d’Ihosy aurait une population d’environ 5 000 habitants.
113Anandria [litt. « talus », « colline »] : cette longue langue sableuse (34 km de long) orientée SE-NW, culminant à 87 mètres d’altitude, formée de dunes paraboliques, située au SE d’Androka, est parfois appelé massif de Saodona. On a également dénommé à tort ce massif linguiforme chevron d’Ampalaza.
114Anantsono : [litt. « là où on trouve des sony »] ► Ianantsono, Saint-Augustin.
115Andabizy [litt. « là où on trouve des buses »] : ce quartier du firaisana de Tanambao II est situé à l’entrée de Tuléar sur la RN7.
116Andaboly : C’est le quartier du stade [litt. : « laboly, le ballon de football »] à Tuléar.
117Andalamasina Vineta [23°03’S, 44°15’E] [litt. « là où on trouve le chemin fait à la machine (bulldozer) »] : dans cette commune rurale du fivondronana de Sakaraha on comptait environ 4 000 habitants (2001). À l’image de la famille Ducaud, des colons s’y établirent dès 1900. Profitant de la fertilité des vertisols, ils y aménagèrent des plantations de sisal (CAM), aujourd’hui disparues, et un parc de transit de la Rochefortaise. Une des sociétés agricoles y disposait autrefois d’un petit aérodrome privé.
118Andalatanosy [24°40′S, 45°35′E] [litt. « sur la route des Tanosy »] : cette commune du fivondronana d’Ambovombe compte environ 31 000 habitants répartis en 52 fokontany sur 990 km2 (SIRSA, 2006). La majorité de la population est Tandroy. Manioc, maïs, patate douce et riz sont les principales cultures vivrières auxquelles il faut ajouter l’arachide, le tabac, le voandzou et la canne à sucre. Les élevages caprin et bovin y sont bien développés.
119Andaro [24°38′S, 45°23′E] [litt. « là où on trouve des laro »] : sur ce site archéologique de l’Androy, près de Betroka, on a découvert en 2003 des murets de pierre entourant des enclos allant jusqu’à 21 ha associés à des débris de céramiques arabes et chinoises. Ils ont été rattachés à la civilisation Manda (XIe -XIIIe siècles).
120Andatabo [23°24’S, 43°46’E, 165 m] : c’est la malgachisation du toponyme « La Table » (une table se dit « latabatse » ou « latabo » en malgache), forme de relief sédimentaire tabulaire qui sert de repère aux marins et aux habitants de Tuléar. Les anciens navigateurs étaient avertis qu’il ne fallait pas confondre cette « vraie » Table avec la « fausse table » située à une vingtaine de milles au nord. On parlait auparavant du Mahinia [litt. « qui est desséché »] tandis que les Anglais le baptisèrent Westminster Hall au XVIIe siècle. Ce relief formé de marnes à huîtres éocènes surmonte les calcaires lutétiens du causse de Belamotra.
121La RN7 la longe en amorçant sa descente vers Tuléar. À la base, les calcaires lutétiens sont surmontés par des marnes à huîtres. Au sommet de la Table, on trouve des tubes de Cyphus arenarius de l’Aquitano-burdigalien.
122Andavadoaka/Andavadoake [22°05’S, 43°15’E] [litt. « le trou (andavake) percé (loake) »] : ce village littoral de pêcheurs vezo, peuplé d’environ 2 000 habitants, créé en 1902 (F. Veriza, thèse), est situé au sud de Morombe et au nord de Lambo(h) ara(na). Le site ancien se trouve à Andabotibe, 4 km au nord. Liée au diocèse de Morombe, une paroisse catholique y a été créée en 1968 par un missionnaire suisse de la Sainte-Famille, le Père Kissling. Andavadoaka est un site d’habitat ancien où l’on trouve des poteries en grande quantité, associées à des ossements d’Aepyornis aux niveaux stratigraphiques les plus bas. Une collecte de spécimens a été effectuée dans les dunes par l’équipe Chanudet et Ramilisonina en 1970. Le tourisme international a commencé à se développer à Andavadoaka au début des années 2000 : aujourd’hui, on compte 3 bons hôtels et une piste permet à de petits avions privés de se poser. Andavadoaka constitue un centre d’étude important pour l’ONG londonienne Blue Ventures. Celle-ci en collaboration avec des institutions locales a été en 2004 à l’initiative du programme Velondriake au sein duquel des communautés de pêcheurs œuvrent à la conservation des ressources marines grâce à un système de réserves temporaires. Il existe de grands sira sira au nord de la baie éponyme. Tout semble indiquer qu’il s’agit de lagunes récemment isolées de la mer par des cordons littoraux remaniés en dunes, et dont le niveau moyen est celui des hautes mers actuelles. La nappe alimentée par de constantes infiltrations d’eau de mer est subaffleurante, même en saison sèche. Le terme de marais maritime s’applique donc à ces dépressions. L’intense évaporation provoque la formation d’une croûte de sel exploitée par la population pour la préparation du poisson. Il sera intéressant de lire le conte de Szumski (1968) intitulé « Toutes voiles dehors » célèbrant l’alliance entre les hommes et les animaux, qui a pour cadre Andavadoaka. (p. 32et 33) Andavaposa [litt. « là où on trouve le trou du fosy »] : ce massif dunaire, orienté Est-Ouest, se développe sur la rive occidentale de la baie d’Italy.
123Andefitra : 1. Helodrano Andefitra. ► Rivière Saint-Vincent 2. Tanjona Andefitra. ► cap Saint-Vincent Andevenantsaba [litt. « là où on a enterré des cuivres »] : C’est l’ancien nom d’Ambohibola.
124Andiolava [22°30’S, 45°37’E] [litt. « là où on trouve souvent du sang »] : dans cette commune du fivondronana d’Ihosy la population était d’environ 6 000 habitants (2001). C’est le site d’une ancienne ferme d’État. La société Tozzi Green y cultive aujourd’hui Jatropha curcas en grande plantation.
125Andohahela : 1. Ce nom correspond à un massif montagneux du Sud-Est (Humbert, 1941). 2. Parc national d’Andohahela [25°01’S, 46°38’E] : ce parc dont l’entrée est éloignée d’une cinquantaine de kilomètres de Tôlagnaro, relève de la région Anosy. Sous la forme de 3 parcelles, il s’étend sur 76 000 ha entre 120 et 2 000 m d’altitude, couvert en partie de fourrés xérophiles (parcelle occidentale couvrant 12 000 ha) et de divers types de forêts pluviales. Il est passé du statut de réserve naturelle intégrale, créée en 1939 sur 30 000 ha, à celui de parc national en 2004. Le parc est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2007. Il abrite treize espèces de lémuriens, environ 150 espèces d’oiseaux, 1 800 espèces végétales et quantité d’amphibiens et de reptiles.
126Andohanilakaka : [litt. « à l’entrée d’Ilakaka »] ► Ilakake. (p. 40)
127Andoharano : 1. [litt. « à la source (tête de l’eau) »] ► Manombo Andoharano (périmètre irrigué d’), irrigation. 2. Andoharano (vallée de l’) : c’est le nom d’une vallée encaissée affluente de la rive droite de l’Onilahy à proximité de la baie de Saint-Augustin. De belles rizières y sont cultivées par les communautés rurales masikoro et tanosy. Elles sont pour la plupart entourées de hautes diguettes sensées les protéger contre les marées hautes de vive eau. On est en effet en limite du domaine tidal comme le montrent des efflorescences salines en bordure des rizières. S’y développent exceptionnellement quelques palétuviers des genres Avicennia et Lumnitzera, mais en fait prédomine la fougère Acrostichum aureum le long du petit cours d’eau né d’une magnifique résurgence surnommée « l’Aquarium ».
128Andolonomby : Ce site archéologique riche en subfossiles est connu également sous le nom d’Ambolisatra. Il fut découvert par Grandidier en 1866 et a fait récemment l’objet d’une analyse en biostratigraphie (Burney, 1993). C’est là que furent trouvés les plus vieux restes de bovins à Madagascar (2000 ans BP).
129Andonaka [litt. « là où se trouve une terre fertile »] : cette localité ancienne située au nord-est de Tuléar correspondant à l’actuel Miary. On y découvre un vieux banyan et le tombeau du roi Tompomanana mort au début de la colonisation française. Cette sépulture est connue pour la présence d’un authentique vase Ming.
130Andrahomana : 1. [25°50’S, 46°40’E] : ce terme correspond à un gisement de subfossiles. 2. [25°11′S, 46°38′E] : ce cap de l’Anosy entre le lac Anony et la baie d’Italy, présente une plage soulevée et de hautes falaises (une trentaine de m) façonnées dans les grès de la petite dune karimbolienne (Battistini, 1964).
131Andramaka [litt. « qui est venu de la Mecque »] : dans cette ancienne localité tanosy serait né Andriandramaka.
132Andrananany (lagune d’) : C’est une des 3 lagunes situées à l’ouest de Tôlagnaro, bordées par la forêt de Petriky. Elle se trouve entre celle d’Andratoloharano et celle d’Andriambe.
133Andranobory [25°07′S, 46°31′E] [litt. « là où se trouve la mare (le ranovory) »] : Cette commune littorale du fivondronana de Tôlagnaro comptait en 2005 environ 8 500 habitants répartis sur 139 km2 et 11 fokontany. La population est majoritairement Tanosy avec une importante communauté tandroy. Les principales cultures vivrières y sont le manioc, le maïs et la patate douce, les cultures commerciales étant le tabac et le niébé (SIRSA, 2006). La question de l’insécurité s’y est souvent posée.
134Andranogadra [litt. « là où se trouvent les prisonniers »] : Ce quartier de Tuléar du firaisana de Besakoa est situé immédiatemment au nord d’Ambohitsabo.
135Andranohinaly : [23°16’S, 43°58’E] [litt. « là où on a creusé le puits »] : cette commune du fivondronana de Toliara II est située sur la RN7, dans la région d’Atsimo Andrefana. Elle fournit de grosses quantités de charbon de bois à Tuléar.
136Andranolava [22°38’S, 44°40’E] [litt. « là où l’eau reste longtemps »] : Cette commune du fivondronana de Sakaraha, est située au nord de ce chef-lieu. Elle est peuplée d’environ 7 400 habitants, en majorité des Bara avec des minorités tandroy et betsileo, répartis sur 6 fokontany et 788 km2 (SIRSA, 2006). Riz, manioc, maïs et patate douce sont les principales cultures vivrières auxquelles il faut ajouter l’arachide, les oignons, le niébé et le voandzou. L’élevage bovin y est peu développé. La question de l’insécurité y est souvent posée. La commune a donné son nom à la feuille G56 de la carte FTM au 1/100 000e.
137Andranomafana [22°02’S, 44°20’E] [litt. « là où l’eau est chaude »] : Cette commune du fivondronana d’Ankazoabo est peuplée d’environ 7 200 habitants sur 1 287 km2 (SIRSA, 2006). Elle a donné son nom à la feuille E55 de la carte FTM au 1/100 000e.
138Andranomangatsiaka [23°22’S, 44°31’E] [litt. « là où l’eau est froide »] : Cette commune du fivondronana de Betioky est située sur la Taheza. Elle est peuplée d’environ 10 000 habitants répartis sur 380 km2 (SIRSA, 2006), en majorité tanosy avec des minorités tandroy et mahafaly. La question de l’insécurité s’y est souvent posée. Riz, patate douce et manioc y sont les principales cultures vivrières et commerciales.
139Andranomanintsy [22°14’S, 45°00’E] [litt. « là où l’eau coule »] : Cette localité située à une dizaine de kilomètres au sud de Berenty le long de l’Isahena a donné son nom à la feuille G55 de la carte FTM au 1/100 000e. Ce toponyme est également utilisé en pays Mahafaly près du gisement de la Sakoa.
140Andranomena [litt. « là où l’eau est rouge »] : Ce quartier de Tuléar situé à proximité de l’aéroport, est connu pour sa station de pompage de la Jirama destinée à alimenter en eau le centre de la ville, situé à 7 km. Ces eaux de la nappe phréatique sont considérées comme de qualité médiocre.
141Andranondambo [24°25′S, 46°35′E] [litt. « là où se trouve la bauge (l’eau) des sangliers »] : On a découvert en 1991 sur ce site de la commune de Maromby un gisement de très beaux saphirs. Cette localité a donné son nom à la feuille M61 de la carte FTM au 1/100 000e.
142Andranosoa [24°55’S, 45°21’E] [litt. « là où l’eau est belle »] : Ce site archéologique de la vallée du Manambovo dans l’Androy, a été exploré par l’université d’Antananarivo et Jean-Pierre Emphoux dans les années 1970 et rattaché à la civilisation Manda. Les plus anciennes datations font remonter ce site au XIe siècle.
143Andranovory [23°08’S, 44°08’E] [litt. « où se trouve le ranovory »] : Cette commune du fivondronana de Toliara II est située en plein causse de Vineta. Un petit bourg commercial s’est établi à la bifurcation entre la RN7 (Fianarantsoa-Tuléar) et la RN10 qui part vers Ampanihy ; il a pris progressivement de l’ampleur. Cette commune est peuplée d’environ 31 000 habitants, répartis sur 26 fokontany et 860 km2 (SIRSA, 2006). La population autochtone masikoro est minoritaire, partage l’espace avec les migrants et descendants de migrants mahafaly et tandroy. Manioc, maïs, patate douce et riz sont les principales cultures vivrières auxquelles s’ajoutent le voandzou, le pois chiche, l’arachide et le coton. La question de l’insécurité y est souvent posée. On y trouve un collège Andranozaza [22°52’S, 43°35’E] [litt. « Là où l’eau est enfant (c’est-à-dire native) »] : Ce village est situé dans la commune de Manombo, connu pour sa résurgence. Celle-ci aurait un débit de 8 000 litres par seconde.
144Andratina [litt. « là où se trouve le za bien-aimé »] : Sur cet affluent rive droite du Mandrare se trouvent les localités d’Ebelo et de Tsivory.

La ville de Tuléar est en partie édifiée sur des dunes. Cela apparaît bien lors des travaux de réfection de la voirie (© J.-M. Lebigre).

L’aven de Vintany près d’Itampolo (© J.-M. Lebigre).
145Andratoloharano (lagune d’) : Des 3 lagunes situées à l’Ouest de Tôlagnaro, bordées par la forêt de Petriky, c’est la plus petite et la plus occidentale des 3.
146Andrevo [litt. « là où se trouve de la boue pâteuse »] : ce fokontany de la commune de Manombo Atsimo peuplé de pêcheurs vezo, est situé entre Manombo et Ifaty sur le lagon de Ranobe. Lire le conte « À cause de la mer » (Szumski, 1968 : 53-56) sur le thème des rapports entre les Vezo d’Andrevo et les Masikoro d’Ankilikely.
147Andrevola : Nom d’un clan masikoro apparenté aux Maroseranana, d’où serait issue au XVIe siècle la dynastie qui aurait fondé le royaume du Fiherenana un siècle plus tard. Le premier roi de la dynastie aurait été Varindry, connu pour avoir été victorieux des Tanandro. Mais c’est le prince Itsilavany qui imposa cette dynastie dans la région du Fiherenana lors de la deuxième moitié du XVIIIe siècle (Marikandia, 1995). Plus tard, en 1902, le mpanjaka Rebiby s’entendit avec la nouvelle autorité coloniale.
148Andrew Lees Trust : Cette ONG a été créée par l’écologiste britannique Andrew Lees (1949-1994). Juste après sa mort, dans la forêt de Petriky, on fonda un mouvement basé sur l’approche participative en milieu rural, très actif dans le Sud malgache. Le projet radio constitue un de ses volets les plus dynamiques (Waeber et Orengo, 2008).
149Andriamagnare : C’est le nom du clan royal tandroy. Synonyme : Zafimagnare.
150Andriamaro : Ce personnage légendaire, objet d’un culte chez les Mahafaly, serait venu du ciel pour protéger les Maroseranana. Déçu du comportement des mpanjaka mahafaly, en particulier de Refotaka, Andriamaro aurait abandonné le pays, ce qui a permis aux Français de s’y établir.
151Andriamasilalina : C’est le nom du mpanjaka mahafaly que rencontra, à Androka, le Père Luis Mariano venu par la mer.
152Andriambahoaka [litt. « Prince du peuple de l’embouchure »] : ce titre fut donné au souverain tanosy Andrian dramaka.
153Andriambaloalina : C’est le nom d’un roi mahafaly de la dynastie des Zafindravola qui régna au début du XVIIe siècle à la fois sur les Mahafaly et les Masikoro.
154Andriambe (lagune d’) [25°03′S, 46°55′E] [litt. « à la grosse vague »] : appelée également Vinanibe, c’est l’une des 3 lagunes situées à l’ouest de Tôlagnaro, bordée à l’ouest par la forêt de Petriky. C’est la plus grande et la plus orientale des 3. Elle constitue l’embouchure de l’Efaho et du Manambaro et communique directement avec la mer. C’est sur cette embouchure que se trouve le tranovato ou fort des Portugais. On observe sur ses rivages quelques peuplements linéaires de palétuviers, principalement de Bruguiera gymnorrhiza.
155Andriamitsioka [litt. « au seigneur qui souffle »] : ce gros inselberg, qui culmine à 1 263 m, visible de très loin le long de la RN7, domine le petit bourg de Zazafotsy (759 m).
156Andrian : En Anosy : c’est le terme employé pour désigner un souverain, un roi, une prince(sse), un mpanjaka. Dans les ouvrages du XVIIe siècle, on retranscrit « dian ». Le terme viendrait d’une déformation d’El Hadj mais cette étymologie ne fait pas l’unanimité.
157Andrianambohitra [24°03’S, 44°05’E, 227 m] [litt. « au seigneur de la colline »] : Ce lieu-dit a donné son nom à la feuille D60 de la carte FTM au 1/100 000e. Cette feuille a la particularité de ne présenter aucun lieu habité. Il s’agit d’une vaste portion du causse Mahafaly remarquable par le nombre d’avens et de grandes dolines. Sa partie nord-occidentale fait partie de l’aire protégée du lac Tsimanampesotse.
158Andriandampy [22°45’S, 45°41’E] : Commune du fivondronana de Betroka située sur la rive gauche de l’Ilanana. Sa superficie était de 551 km2 pour 9 000 habitants. La population y est majoritairement Bara. On y trouve un collège. Les principales cultures vivrières y sont le riz, le manioc et le maïs, et la culture commerciale, l’arachide. L’insécurité n’y pose pas de gros problèmes ce qui permet un élevage bovin prospère (SIRSA, 2006). Cette localité a donné son nom à la feuille J56 de la carte FTM au 1/100 000e.
159Andriandramaka [litt. « souverain du peuple de l’embouchure »] : Ce prince tanosy, fils d’Andriantsiambany, appelé Dian Ramaka dans les ouvrages du XVIIe siècle, était originaire du village de Fanjahira, la capitale tanosy. Il fut envoyé très jeune à Goa, de 1613 à 1617, pour acquérir la langue portugaise, la religion catholique et tout ce qui faisait la culture des Portugais établis en aval du fleuve Efaho. Il fut baptisé sous le nom de Dom André de Sahavedra. Flacourt le rencontra alors qu’il avait succédé à son père. Cela ne l’empêcha pas de lancer en octobre 1850 une attaque sur Fort-Dauphin. Il y aurait eu 10 000 hommes sous ses ordres ce qui semble peu vraisemblable. L’attaque échoua. Le gouverneur français répliqua en juillet 1651 en tuant le coupable et en brûlant son village.
160Andriantsiambany : Ce souverain tanosy du début du XVIIe siècle, est le père d’Andriandramaka. Il reçut en 1613 à Sainte-Luce avec un grand faste l’équipage de la Nossa Senhora da Esperança sur laquelle se trouvait Luis Mariano.
161Andringitra : Ce massif granitique situé aux confins orientaux de l’Ihorombe culmine à 2 658 m au pic Boby, deuxième plus haut sommet de Madagascar. Il a été exploré pour la première fois en 1925 par H. Perrier de la Bâthie.
162Androka [25°00’S, 44°07’E] [litt. « où se trouvent des arbres morts charriés par le fleuve »] : Cette commune littorale du fivondronana d’Ampanihy en pays Mahafaly est peuplée d’environ 26 000 habitants répartis sur 24 fokontany et 1 600 km2 (SIRSA, 2006). Ce petit bourg est situé à l’embouchure de la Linta, à environ 200 km au sud de Tuléar. L’ancienne localité aurait d’abord été dénommée Ankilitelo. Aujourd’hui on la désigne sous le nom d’Androka Taloha ou Androka Ela, c’est-à-dire du vieil Androka. Le site ancien, au milieu des mangroves, fut en effet abandonné après un cyclone en 1969. Ce fut d’abord un petit poste militaire entre Itampolo et Ampalaza. Il devint, de manière éphémère, le chef-lieu du cercle des Mahafaly de 1902 à 1907, date à laquelle Ampanihy remplaça Androka. En 1930 y avait été édifiée une église dont les ruines sont peu visibles. Le site actuel du bourg, appelé Androka Voavoa, se trouve sur la rive gauche de la Linta à quelques kilomètres en amont de l’ancien bourg. Avant le transfert, il était occupé par un village mahafaly dénommé Lembeitake. La pêche y est une activité importante, à côté de l’élevage et de l’agriculture (manioc, maïs, patates douces). On y trouve aussi un site de subfossiles prospecté par l’équipe du musée d’Art et d’Archéologie de Tananarive (Vérin, Battistini et Ramilisonina) en 1965-1966. La région a fait l’objet de plusieurs études par Battistini (1964), Lebigre et Réaud (2001) puis Kaufmann (2008). La localité a donné son nom à la feuille D62 de la carte FTM au 1/100 000e.
163Androvakely [litt. « à la petite fortification »] : ce quartier de Tuléar est situé sur la route de Miary entre Belemboka et Befanamy. (p. 40)
164Androy : 1. [litt. « pays des épines » et non « pays des ronces » !] : l’Androy appelé parfois par ses diminutifs (Ndroy, Ndroike) correspond à l’Ampatres de Flacourt. C’est le territoire où vivent les Tandroy ou Antandroy. On y associe généralement le Karimbola. Ce territoire est qualifié par M. C. Deleigne (2009a) de « Madagascar inutile », suivant en cela la logique économique coloniale. Il est marqué par la pauvreté, périodiquement touché par des sécheresses entraînant des kere, et possède de forts caractères identitaires. Au début du XIXe siècle, sa principale localité aurait été Fangahé (Léguével de Lacombe, 1840). 2. Androy est également le nom d’une région administrative de 19 317 km2, peuplée de 476 000 habitants, formée de 4 fivondronana : Ambovombe, Bekily, Beloha et Tsiombe. En 1901, on y comptait 125 000 habitants selon les estimations de Lyautey qui en fit la conquête militaire. 3. Massif volcanique de l’Androy. ► volcanisme. (p. 41)
165Âne : Jusqu’à l’Indépendance, on pouvait observer dans le Grand Sud quelques ânes notamment en provenance de la ferme de l’Iboaka, près de Fianarantsoa. On pouvait opposer une race de baudets introduite d’Algérie à une autre, plus grande, venue de France. Ces animaux étaient utilisés notamment pour le transport de citernes. Voir aussi : mangarsahoc.
166Angatse/angatsy/angatany : Ces termes tandroy et bara s’appliquent à des esprits maléfiques, revenants, proches des helo (Moizo, 1997).
167Anguille : 3 espèces de ce poisson (Anguilla spp.) très prisé à Madagascar sont visibles dans les cours d’eau et les lagunes du Sud. L’une d’elle est appelée rente ou renty.
168Animaux dangereux : La mer constitue un domaine plus risqué que la terre ferme du point de vue de la dangerosité des animaux. Sur cette dernière (y compris les mangroves), les crocodiles et les chiens atteints par la rage présentent le plus grand danger (plusieurs morts chaque année à l’échelle de la Grande Île tout entière). Les scolopendres, les scorpions, les guêpes, les maki domestiqués (morsures graves), une espèce d’araignée peuvent être considérés comme d’autres animaux qu’il est préférable d’éviter. Les différentes espèces de serpents sont quant à elles inoffensives, ce qui doit pousser à les respecter. Cette rubrique exclut les animaux qui sont des nuisibles de l’agriculture ou des vecteurs de pathologies graves responsables de nombreux décès, notamment certains insectes.
169Anivorano Mitsinjo [24°11’S, 45°42’E] [litt. « au milieu de l’eau ; dans le lit de la rivière »] : Cette petite commune du fivondronana de Bekily, située à l’est de Beraketa, est peuplée d’environ 3 000 habitants répartis en 10 fokontany sur 246 km2 (SIRSA, 2006). La population est partagée entre Tandroy, Tanosy et Bara. Riz, manioc, maïs et patate douce sont les principales cultures vivrières auxquelles sont ajoutés l’arachide, le voandzou et le niébé. La question de l’insécurité s’y est souvent posée.
170Anja Avaratra/Anja Nord : [24°16’S, 45°16’E] [litt. « là où il y a un baobab za »] : cette petite commune rurale du fivondronana de Bekily est peuplée d’environ 3 500 habitants répartis en 6 fokontany sur 115 km2 (SIRSA, 2006). La population est partagée entre Tanala et Tandroy. Riz, maïs et patate douce sont les principales cultures vivrières auxquelles il faut ajouter l’arachide, le voandzou et le niébé.
171Anjamala [23°11’S, 43°57’E] [litt. « là où l’on trouve du cannabis (jamala) »] : Cette petite localité du fivondronana de Toliara II est située au bord du Fiherenana. Elle a donné son nom à la feuille D57 de la carte FTM au 1/100 000e.
172Anja(m)paly [25°30’S, 45°48’E] [litt. « là où il y a un za sacré »] : Cette commune littorale du fivondronana de Tsiombe est peuplée d’environ 10 000 habitants répartis en 14 fokontany (SIRSA, 2006). La population est composée majoritairement de Tandroy. Manioc, maïs et patate douce sont les principales cultures vivrières auxquelles il faut ajouter le niébé et le pois du Cap. L’élevage y est bien développé : ovins, caprins et bovins.
173Anjeky-Ankilikira [25°07′S, 46°14′E] [litt. « là où il y a une défriche – là où il y a le kily de Kira »] : Cette commune du fivondronana d’Ambovombe compte environ 13 000 habitants répartis en 27 fokontany sur 150 km2 (SIRSA, 2006). La grande majorité de la population est composée de Tandroy. Manioc, maïs et patate douce sont les principales cultures vivrières auxquelles il faut ajouter le pois du Cap et le niébé. L’élevage y est bien développé.
174Anjomba : Ce terme s’applique à la maison où habite le mpisoro et où sont conservés les objets rituels.
175Ankalika : Ce quartier de Tuléar correspond à Ankiembe Bas situé au sud de Mahavatse I, au milieu des salins.
176Ankaramena [25°02′S, 46°45′E] [litt. « là où il y a du corail rouge »] : Cette commune du fivondronana de Tôlagnaro compte environ 13 000 habitants répartis sur 110 km2 et 12 fokontany. La population est majoritairement tanosy avec une importante communauté antaisaka. Les principales cultures vivrières y sont le riz, le manioc et la patate douce, les cultures commerciales étant les haricots, la tomate et les mangues (SIRSA, 2006).
177Ankaranabo Nord [24°11’S, 45°17’E] [litt. « là où il y a un gros tas de corail »] : Cette commune du fivondronana de Bekily compte environ 5 000 habitants répartis en 14 fokontany sur 184 km2 (SIRSA, 2006). La majorité de la population est composée de Tandroy complétée de personnes d’origine tanala et antefasy. Riz, manioc, maïs et patate douce sont les principales cultures vivrières auxquelles il faut ajouter l’arachide, le voandzou et le niébé.
178Ankaraobato : [litt. « là où il y a des pierres éparses »] ► Ankoraobato Milenaky
179Ankariera [24°56′S, 46°38′E] [litt. « là où il y a une carrière »] : Cette commune du fivondronana de Tôlagnaro compte environ 4 000 habitants répartis sur 152 km2 et 4 fokontany. La population est majoritairement tanosy avec une importante communauté tandroy. Les principales cultures vivrières y sont le maïs, le manioc et la patate douce, les cultures commerciales étant les haricots et l’arachide (SIRSA, 2006). La question de l’insécurité y est souvent posée.
180Ankasy [litt. « là où il y a un cotonnier »] : Est ainsi dénommée une vieille dune en « dos de baleine » (Sourdat, 1977) formée de sables beiges grésifiés et encroûtés, située à quelques kilomètres à l’est de Tuléar et couvertes de tombeaux. Le fourré xérophile à Alluaudia comosa y est assez bien conservé et on peut y observer un petit aven. Ce toponyme assez répandu est repris par un hôtel de Tsifota : l’Ankasy Lodge.
181Ankatsaoka [litt. « là où l’on entend le bruit des pas sur le sable »] : C’est le nom du village vezo à partir duquel fut fondé Tuléar. Il fut décrit par Alfred Grandidier vers 1865.

Anakao et ses récifs

Andavadoaka et ses environs

Andavadoaka
182Ankazoabo : 1. Ankazoabo Atsimo [22°16’S, 44°31’E] [litt. « là où il y a de grands arbres »] : cette commune est le chef-lieu de fivondronana qui se situe au cœur du pays Bara Imamono. La localité aurait été fondée en 1848 par Impoinimerina. Devenue poste militaire en 1897, elle acquit dès 1901 le rang de chef-lieu d’un protectorat sous l’autorité de ce chef traditionnel assisté par un résident français, le capitaine Chieusse, rapidement remplacé par l’administrateur civil Bastard. Des luthériens américains y créèrent une mission (Rév. Wig). Lyautey prévoyait d’y construire un hôpital. Celui-ci n’ayant pas vu le jour, des religieuses furent chargées de faire fonctionner un dispensaire. À partir de 1929, une paroisse catholique gérée par un prêtre lazariste résident, le père Hennebelle, fut mise en place. En 1954, les Lazaristes sont remplacés par des religieux de la Sainte-Famille de nationalité suisse. Peuplée d’environ 36 000 habitants partagés en 33 fokontany, en majorité des Bara et des Tandroy, la commune couvrirait 1 900 km2. Elle dispose d’un aéroport (piste de 1 070 mètres). Les principales activités se partagent entre l’agriculture (manioc et maïs vivriers, arachide et oignons à finalité commerciale) et l’élevage (SIRSA, 2005). Les conflits entre éleveurs transhumants bara et agriculteurs sédentaires tandroy sont fréquents. Depuis quelques années, le recul rapide de la forêt pose problème. Ankazoabo a donné son nom à la feuille F55 de la carte FTM au 1/100 000e. 2. Le fivondronana d’Ankazoabo : outre Ankazoabo, les autres communes du fivondronana sont les suivantes : Andranomafana, Berenty et Tandrano. (p. 41)
183Ankazomanga Andrefana [23°39’S, 44°08’E] [litt. « là où il y a un hazomanga »] : Cette commune du fivondronana de Betioky Atsimo est peuplée d’environ 4 000 habitants répartis sur 1 647 km2 (SIRSA, 2006), en quasi-totalité Mahafaly. Manioc, maïs et patate douce sont les cultures vivrières auxquelles s’ajoutent l’arachide et le niébé.
184Ankazombalala [23°43’S, 44°22’E] [litt. « là où il y a un hazombalala (plante) »] : Cette commune du fivondronana de Betioky Atsimo est peuplée d’environ 20 000 habitants répartis sur 560 km2 (SIRSA, 2006), en majorité des Mahafaly. Manioc, maïs, patate douce et riz sont les cultures vivrières auxquelles il faut ajouter les oignons, les haricots, la canne à sucre et les tomates.
185Ankazontaha [litt. « là où il y a un hazontaha »] : C’était la capitale disparue de l’ancien royaume mahafaly de la Linta, situé le long du fleuve éponyme. Cette localité a donné son nom à la feuille F61 de la carte FTM au 1/100 000e.
186Anke(n) ta [litt. « là où il y a un terrain plat et dur »] : Cet important quartier de Tuléar est situé à l’ouest du stade. Le fokontany est lié au firaisana de Besakoa. On y trouve le cimetière musulman.
187Anketa Ambony et Anketa Ambany [litt. « Anketa-le-bas, le-haut »] : Ces quartiers de Tuléar sont proches de celui d’Anketa.
188Anketrake [litt. « là où l’eau diminue »] : Ce quartier de Tuléar est sujet aux inondations marines ; le fokontany est lié au firaisana de Besakoa.
189Ankida (estuaire d’) [litt. « là où il y a un bananier »] : L’estuaire d’Ankida se situe entre Morombe et le delta du Mangoky. Bordé de mangroves, il est l’aboutissement d’une longue dépression interdunaire marécageuse en amont du village d’Antakapaly. À l’embouchure de l’estuaire sur le substrat rocheux (des grès de plage à ciment rougeâtre et des grès dunaires) du cap Antsaranamefitra [21°38’S, 43°27’E], on observe quelques Sonneratia à côté d’Avicennia et de Rhizophora.
190Ankiembe : Ce quartier de Tuléar est situé au sud de Mahavatse ; on peut y voir des salins aménagés sur les grands tannes et bordés par la mangrove.
191Ankiliabo [24°40’S, 44°43’E] [litt. « là où il y a un tamarinier de haute taille »] : Cette commune du fivondronana d’Ampanihy sur la RN10 est l’ancienne capitale du royaume mahafaly de Sakatovo, du nom du cours d’eau qui traverse les deux communes. Il est également dénommée Anosa, qui, de par sa proximité, se présente aussi comme un quartier septentrional de cette petite ville. Elle est peuplée d’environ 12 000 habitants répartis sur 1 134 km2 (SIRSA, 2006), en grande majorité Mahafaly. Manioc, maïs et patate douce sont les cultures vivrières auxquelles il faut ajouter l’arachide, le niébé, les lentilles et le voandzou. L’élevage bovin y est bien développé.
192Ankilibe [23°25’S, 43°44’E] [litt. « là où il y a un gros tamarinier »] : Ce village vezo proche de l’aéroport de Tuléar, est établi sur un littoral sablonneux et des dunes bordées par la mangrove. Un petit aérodrome privé a fonctionné de 1951 à 1961. Depuis quelques années des Européens s’y sont établis. Un premier hôtel, « Le Melody », a été ouvert au début de la décennie 2000 mais l’assassinat de son propriétaire indien a provoqué son abandon. Dans la dépression située en arrière des dunes, en milieu saumâtre, on trouve de nombreux palmiers dattiers disséminés spontanément.
193Ankilibevoa : C’est une nouvelle commune rurale du fivondonana d’Ambovombe. On y trouve le CURA.
194Ankililoaka [22°46’S, 43°37’E] [litt. « là où il y a un tamarinier creux »] : C’est une importante commune du fivondronana de Toliara II. Elle est peuplée d’environ 25 000 habitants répartis sur 24 fokontany et 852 km2. Située dans le couloir d’Antseva sur la RN9, connu pour son beau périmètre rizicole irrigué par une source située au pied d’un grand fihamy et sa production cotonnière stimulée par Bionexx. Manioc, maïs, niébé et arachide ont également une place importante. Les Salésiens y ont établi une paroisse en 1982 connue grâce à radio Mazava. Un synclinal marqué par des affleurements de calcaires éocènes porte son nom. On y trouve 2 écoles secondaires et 24 écoles primaires. La société World Titanium Resources y a découvert un important gisement d’ilménite.
195Ankilimalinike [22°57’S, 43°33’E] [litt. « là où il y a des tamariniers de petite taille »] : Cette commune du fivondronana de Toliara II est peuplée d’environ 13 000 habitants, dotée d’une piste d’aviation. Le bourg est situé sur la RN9 au bord du fleuve Manombo à une cinquantaine de kilomètres au nord de Tuléar. Un grand périmètre irrigué y fut créé sur des concessions attribuées aux familles Camoin et Marivier pour cultiver le pois du Cap.
196Ankilimarovatse [litt. « là où il y a un tamarinier à nombreuses racines »] : Ce quartier de Tuléar est situé sur la route de l’aéroport.
197Ankilimivory [24°27’S, 44°56’E] [litt. « là où il y a des tamariniers réunis »] : Cette commune rurale du fivondronana d’Ampanihy. est peuplée d’environ 8 000 habitants répartis sur 13 fokontany et 224 km2 (SIRSA, 2006), en majorité des Tandroy. Manioc, maïs et patate douce sont les cultures vivrières auxquelles il faut ajouter l’arachide, le niébé et le voandzou. L’élevage bovin y est bien développé. Les conditions de sécurité étaient appréciées comme très bonnes en 2005..
198Ankilitelo : 1. [22°54’S, 43°52’E] [litt. « là où il y a 3 tamariniers »] : Situé à 550 mètres d’altitude sur le causse de Manamby relevant du massif du Mikoboka, l’aven d’Ankilitelo est le plus profond de Madagascar (230 m). Il a été découvert en 1985 par une équipe de spéléologues du Club Martel de Nice puis exploré par des spécialistes des lémuriens éteints de la Duke University (États-Unis) en 2003 (Simons, 2004). On y a découvert un des plus riches sites en subfossiles du Sud de Madagascar (Muldoon, 2010 ; Goodman, 2013), notamment des restes de Palaeopropithecus ingens datés entre 1300 et 1620 de notre ère qui témoignent de l’existence du dernier grand subfossile connu (Gommery & Ramanivosoa, 2011). 2. Ancien nom d’Androka.
199Ankilivalo [23°16’S, 44°36’E] [litt. « là où il y a 8 tamariniers »] : Cette commune du fivondronana de Betioky Atsimo dans la région d’Atsimo Andrefana est située sur la moyenne Taheza.
200Ankilivalokely [22°15’S, 44°57’E] [litt. « là où il y a 8 petits tamariniers »] : Cette localité du fivondronana d’Ankazoabo a donné son nom à la feuille G55 de la carte FTM au 1/100 000e. Elle est située le long de l’Isahena en amont de Berenty.
201Ankilizato [24°29’S, 44°45’E] [litt. « là où il y a cent tamariniers »] : Cette commune du fivondronana d’Ampanihy à ne pas confondre avec une autre commune du Menabe, située près de Mahabo,. est peuplée d’environ 7 000 habitants répartis sur 364 km2 (SIRSA, 2006), en majoritédes Mahafaly. Manioc, maïs et patate douce sont les cultures vivrières auxquelles il faut ajouter l’arachide, le niébé et le voandzou. L’élevage bovin y est bien développé. Cette localité a donné son nom à la feuille H51 de la carte FTM au 1/100 000e.
202Ankily [22°23’S, 46°05’E] [litt. « là où se trouve un tamarinier »] : Cette commune du fivondronana d’Ihosy se trouve immédiatement à l’ouest de cette préfecture sur le plateau de l’Horombe. Sa population majoritairement composée de Betsileo et de Bara est d’environ 10 100 habitants pour une surface de 40 km2. Les principales cultures vivrières sont le riz et le manioc. Maïs, patate douce, arachide et voandzou sont largement commercialisés (SIRSA, 2006). L’élevage bovin tient une place importante en dépit de l’insécurité. La déforestation liée à des activités telles que la fabrication de charbon de bois et de briques, est rapide.
203Ankoba ou Ankobo : 1. [25°06’S, 45°21’E] : Cet ancien poste militaire français stratégique créé en août 1901 dans l’Androy, situé sur le Manambovo entre Jafaro et Tsihombe, contrairement à la plupart des autres postes, n’a pas été le fondement d’un futur bourg. 2. [24°53′S, 46°49′E] : Ce village tanosy est connu pour sa stèle funéraire monoxyle érigée vers 1929 à la mémoire d’un riche cultivateur, un certain Ingasy. Elle est l’œuvre d’un sculpteur alors renommé appelé Fesira (Peyrot, 1973).
204Ankoraobato Milenaky [22°47’S, 43°36’E] : Cette commune du fivondronana de Toliara II est située à quelques km au sud d’Ankililoaka. On y observe de beaux périmètres rizicoles alimentés par l’eau du Ranozaza.
205Ankotofotsy [23°29’S, 43°02’E] : Ce poste militaire a été créé en 1898, entre Saint-Augustin et Tongobory sur la rive droite de l’Onilahy. Coincé entre le talus et le fleuve, il n’a pas été à l’origine d’un bourg.
206Anony (lac) [litt. « là où il y a un cours d’eau »] : Le lac Anony (autrefois Anongy) est en fait une lagune saumâtre située à proximité d’Amboasary. Sa superficie est de 2 300 ha, sa profondeur de 5 à 6 m en moyenne avec un maximum de 12 mètres. Elle communique certaines années avec la mer par un vinany. Elle reçoit les eaux de l’Itarantsa mais les crues de ce petit cours d’eau pérenne sont rarement suffisantes pour provoquer le déversement annuel des eaux de la lagune vers la mer. Sa salinité varie probablement entre 35 et 60 ‰. La lagune est exploitée par un village de pêcheurs, Antsovelo, et est bordée de grandes plantations (lakope) de sisal. (p. 41)
207Anosa : Ce terme s’emploie parfois pour désigner la commune d’Ankiliabo.
208Anosy : 1. [litt. « là où se trouve l’île »] : Cette région est peuplée historiquement par le peuple tanosy et est par ailleurs liée à la dynastie fondatrice des Zafiraminia. À l’origine, l’Anosy se serait limité à une île se trouvant sur le fleuve Efaho ; en fait le bassin-versant de ce petit fleuve constitue le cœur de l’Anosy. On parle du centre d’endémisme de l’Anosy dont l’espèce dite portedrapeau est Eulemur collaris (Wilmé et al., 2012). 2. Cette région administrative est formée de 3 fivondronana : Tôlagnaro, Amboasary Atsimo et Betroka. (p. 40)
209Anosyennes (chaînes) : C’est un ensemble montagneux très disséqué et abrupt. Il est formé pour l’essentiel par des roches précambriennes stratifiées et plissées, principalement des granites qualifiés d’anosyens (Battistini, 1964a) mais aussi de charnockites et de leptynites. Les plissements ont une orientation sensiblement méridienne et sont affectés par un quadrillage de failles à maillage dense. Le massif constitue la terminaison méridionale de l’arête faîtière des Hautes Terres de Madagascar, une sorte de bastion avancé face à l’océan (Peyrot, 1974). Cette arête comprend ici plusieurs sommets de plus de 1 900 m d’altitude, notamment le Trafonaomby, 1957 m. On distinguera les massifs de Vohimena et du Beampingaratra. Ces massifs ont un rôle orographique fondamental sur le climat en bloquant les alizés en provenance de l’Est. Il en résulte une nette dissymétrie entre les stations du versant oriental, très humide, et celles du versant occidental semi-aride, marqué par l’effet de fœhn.
210Antafoky (lac) : Ce lac situé dans la vallée de l’Onilahy est connu pour ses crocodiles du Nil, protégés par un fady.
211Antaka, antake : Pois d’antaque (Dolichos lablab L., Fabaceae) : plante introduite cultivée. Les graines, toxiques crues, ont besoin d’une longue cuisson avant d’être mangées. Elles sont considérées comme un plat du pauvre.
212Antaly ou ataly : Ce nom est donné à des ignames sauvages endémiques (Dioscorea antaly Jum. et Perr., famille des Dioscoreaceae) poussant en forêt et utilisées pour l’alimentation en période de disette mais parfois aussi en période normale.
213Antaly [24°24’S, 44°53’E] : Cette commune du fivondronana d’Ampanihy est située au sud de Gogogogo. Elle est peuplée d’environ 13 000 habitants répartis sur 374 km2 (SIRSA, 2006), en majorité Mahafaly avec une minorité tandroy. Manioc, maïs et patate douce sont les cultures vivrières auxquelles il faut ajouter l’arachide, le niébé et le voandzou. L’élevage bovin y est bien développé. La question de l’insécurité y est souvent posée. On y compte 7 écoles primaires.
214Antambohobe [22°18’S, 46°46’E] : Cette commune du fivondronana d’Ivohibe, s’étend sur 1 100 km2 et est peuplée de 12 000 habitants (SIRSA, 2006). Au pied de l’Andringitra, elle se situe sur le bassin de la Menarahaka (Mangoky). Sa population est majoritairement formée de Bara et de Betsileo. Les cultures vivrières principales sont le riz, le manioc et le maïs. S’y ajoutent des cultures commerciales comme l’arachide, la canne à sucre et les haricots. L’élevage bovin y est moins important que l’agriculture. La forêt a presque disparu.
215Antandavaka : Ce clan est parfois considéré à tort avec les Ambolava comme les ancêtres des Vezo (Engelvin, 1937 ; Marikandia, 1995).
216Antanimena [23°31’S, 43°59’E] [litt. « là où on trouve de la terre rouge »] : Cette commune du fivondronana de Toliara II est située sur la rive gauche de l’Onilahy.
217Antanimieva [22°14’S, 43°46’E] [litt. « au village hautain »] : Cette commune du fivondronana de Morombe, située le long de la RN9, est peuplée d’environ 26 000 habitants, en presque totalité des Masikoro, pour 952 km2. Ce fut la capitale d’un royaume masikoro au XIXe siècle (Esoavelomandroso, 1981). On y fait la culture commerciale des oignons et celle du coton (en crise) mais les principales cultures vivrières restent le riz, et accessoirement le maïs et le manioc. L’élevage et la forêt jouent un rôle non négligeable dans l’économie locale. La commune compte plusieurs écoles primaires et 2 écoles secondaires. La question de l’insécurité s’y est souvent posée (SIRSA, 2006).
218Antanimora Atsimo [24°49′S, 45°39′E] [litt. « au village facile »] : « Droit devant, la montagne Andrambinta dresse toute sa masse au-dessus du désert, promenant en long traveling échevelé ses pierres levées et étageant ses tombes hiératiques. [...] Bourgade délabrée, parcourue en tous sens par des cochons et des chiens errants, la ville, étale ostensiblement ses rues défoncées, saignées de ravines et de trous béants, sert de réceptacle aux cris de détresse des réfugiés... » (extrait d’un reportage de Latimer Rangers, Midi Madagasikara du 14 novembre 2014). Cette commune du fivondronana d’Ambovombe compte environ 25 000 habitants répartis en 40 fokontany sur 1 463 km2 (SIRSA, 2006). La majorité de la population est tandroy. Manioc, maïs et patate douce sont les principales cultures vivrières auxquelles s’ajoutent l’arachide et le voandzou. L’élevage caprin et bovin y est bien intégré. On y trouve un collège secondaire géré par la paroisse (prêtre et religieuses). Cette localité, important carrefour routier situé au cœur d’une région pauvre, ancien poste militaire créé en 1900, a été de toutes les insurrections. En 1935, Monja Jaona y fit condamner le chef de poste français. Début avril 1971, s’y déroulèrent de violents affrontements. La commune a été très touchée par l’insécurité liée aux vols de zébus de 2013-2014 et à sa répression. Elle a donné son nom à la feuille J62 de la carte FTM au 1/100 000e.
219Antaninarenina [litt. « au village aménagé »] : Ce quartier de Tuléar du firaisana de Besakoa est situé sur la route du même nom avant qu’elle ne se raccorde à la route d’Ifaty. On y trouve un lycée et le CITE.
220Antantinagna [litt. « ceux de l’Est »] : Cette région correspond au haut bassin de la Linta où se trouve Ejeda, indiquée sur la carte d’Alfred Grandidier (1901).
221Antaritarika [25°23’S, 45°45’E] [litt. « là où il y a des taritarika »] : Cette commune littorale du fivondronana de Tsiombe compte environ 15 000 habitants répartis en 25 fokontany sur 524 km2 (SIRSA, 2006). La majorité de la population est Tandroy. Manioc, maïs et patate douce sont les principales cultures vivrières auxquelles il faut ajouter le pois du Cap, le niébé et la canne à sucre. Les élevages caprin et bovin y sont bien développés. On y trouve une école secondaire.
222Antavelo : Ce groupe est souvent considéré comme ayant été celui des précurseurs des Vezo avec le même genre de vie.
223Antehisatra : Ce clan mahafaly est le protecteur des tombeaux de la forêt d’Antirikiriky.
224Antenjo : Avec antomboho, c’est un des noms vernaculaires donnés au mulet (Mugil cephalus L.), poisson répandu et pêché dans les embouchures et les lagunes dotées de mangrove.
225Anterndroea : Pour désigner l’Androy, on utilise ce nom dans le récit de Robert Drury.
226Antesaka/Antaisaka : Ce groupe établi autour de Vangaindrano et de Mananara sur la côte orientale de Madagascar a donné de nombreux migrants établis dans l’Anosy, comblant ainsi le vide lié au départ de nombreux Tanosy vers l’Onilahy, et par ailleurs dans le bassin du Mangoky. En fait, dans ce dernier cas, selon la tradition, ce serait un retour au pays d’origine car, selon la tradition, les Antesaka auraient été à l’origine un clan sakalava du bas Mangoky. Dans le Sud-Ouest, on emploie le plus souvent le terme de Korao pour les désigner.
227Antibevolo : Ce clan mahafaly est originaire du bas Menarandra. Ses membres avaient le privilège d’approvisionner le mpanjaka mahafaly en miel et en chair de tenrec (Bernard, 1978).
228Antifingoka : Il s’agit d’un ancien clan mahafaly. Selon Du Vergé (1887) on pouvait rencontrer à Soalara « les Antifingokas, les peuples les plus méchants qu’on puisse imaginer.. » sous les ordres du roi Latehafika.
229Antirikiriky (forêt d’) [25°02’S, 44°39’E] [litt. « là où se trouve (la forêt) dense et épineuse »] : Le long du Menarandra, en amont de Firanga, se trouve la forêt sacrée, entourée de nombreux faly, où est enterré le roi Etsiamponde. Son tombeau est décoré par 700 bucranes. Il est gardé par le clan des Antehisatra.
230Antohabato [23°33’S, 44°26’E] [litt. « là où il y a un escalier de pierre »] : Cette commune du fivondronana de Betioky Atsimo est peuplée d’environ 11 000 habitants répartis sur 257 km2 (SIRSA, 2006), en majorité Mahafaly avec des minorités tanosy et betsileo. Manioc, maïs et riz sont les cultures vivrières auxquelles il faut ajouter les haricots, les oignons, la canne à sucre et le pois du Cap.
231Antomboho : Avec antenjo, c’est un des noms vernaculaires donnés aux muges ou mulets (genre Valamugil, famille des Mugilidae), poissons vivant dans les estuaires et dans les chenaux des marais à mangrove. Pêchés, ils font l’objet d’une importante consommation alimentaire.
232Antongo Vaovao [21°27’S, 43°30’E] [litt. « le nouvel Antongo »] : Cette commune du fivondronana de Morombe est peuplée d’environ 7 000 habitants. Elle couvre une partie du delta du Mangoky.
233Antonia Xilas : Ce cargo sous pavillon grec transportant une grosse cargaison de charbon, s’échoua le 8 septembre 1971 et brûla pendant plusieurs mois dans le lagon de Tuléar, entraînant une forte pollution marine.
234Antsakoamaro [24°14’S, 45°10’E] [litt. « là où il y a beaucoup de sakoa »] : Cette petite commune rurale du fivondronana de Bekily est peuplée d’environ 5 000 habitants répartis en 9 fokontany sur 280 km2 (SIRSA, 2006). La population est partagée entre Tandroy et Tanosy. Riz, manioc, maïs et patate douce sont les principales cultures vivrières auxquelles il faut ajouter l’arachide, le voandzou et la canne à sucre. La question de l’insécurité y a été souvent posée.
235Antsaranamefitra (cap) : [litt. « là où existe un débarcadère étroit »] ► Ankida.
236Antsary : Cette localité tanosy de la RN13 sur la commune de Manambaro est connue pour sa stèle de bois appelée parfois « tombeau de Ramaria » ou « stèle des Nautonniers » (Vérin, n. d.). Cette stèle est l’œuvre du sculpteur Fesira.
237Antsavoa [23°14’S, 44°31’E] [litt. « là où se trouve un savoa »] : Cette commune du fivondronana de Betioky Atsimo est située sur un interfluve entre Sakondry et Taheza.
238Antseva [22°37’S, 43°37’E] [litt. « là où se trouve un seva »] : La petite localité d’Antseva a donné son nom à une microrégion dénommée couloir d’Antseva ainsi qu’à la feuille B56 de la carte FTM au 1/100 000e.
239Antsiva : On dénomme antsiva la conque ou grand triton (Charonia tritonis L.). Son test est utilisé par les guerriers tandroy pour communiquer entre individus et entre groupes lors d’une attaque. « À peine nos troupes dépassaient-elles la zone de protection du bivouac que l’« antsiva » rassemblait les guerriers ennemis ; les quelques espaces découverts étaient vite franchis. » (Lyautey, 1905 : p. 162). L’antsiva est un prédateur d’Acanthaster.
240Antsoha [21°53’S, 46°08’E] [litt. « là où se trouve un oranger »] : Cette commune rurale du fivondronana d’Ihosy a été créée en 2004 aux dépens de la commune de Zazafotsy. Sa population, essentiellement bara, est d’environ 4 500 habitants (2004). Cette commune pauvre et enclavée est particulièrement concernée par les vols de zébus.
241Antsokay : Antsokay [litt. « là où on trouve de la chaux »] se trouve à quelques km au SE de Tuléar le long de la RN7. C’est le site d’un arboretum privé d’une cinquantaine d’ha, créé au début des années 1990 par Hermann Pétignat. On y trouve près d’un millier d’espèces végétales caractéristiques du Sud malgache, la plus grande partie étant endémique. Ce milieu est également propice à la présence d’une abondante avifaune. Lors de sa création, l’arboretum avait comme finalité de préserver un secteur de fourrés xérophiles, de combattre les habitudes de culture sur brûlis et de fabrication de charbon de bois préjudiciables à la forêt et facteur d’érosion généralisée. La réussite est impressionante : vu du ciel, l’arboretum se présente, depuis quelques années, comme une sorte d’oasis à la surface d’un glacis complètement déboisé et constellé d’excavations engendrées par des briqueteries.
242Antsokoandrevangone [21°46’S, 43°21’E] [litt. « là où se trouve le sakoa de Revangone »] : Cette ancienne léproserie est située à quelques kilomètres au sud de Morombe, séparée de la baie de Tsingilofilo par une grande étendue de mangrove.
243Aoly/ aody : Cet type d’amulette fabriquée par des ombiasa sert à protéger une personne. Dans un aody, on trouve généralement des pointes de corne de zébu, des fragments de bois, des graines, des graisses végétales ou animales. Voir aussi : sampy. On les enferme dans un kiomanga ou mohara.
244Aomby ly : C’est le nom donné à un zébu féral ou marron. Cet animal est très commun et ne doit pas être confondu avec le barea, bœuf sauvage disparu depuis longtemps du Sud de Madagascar. Dans la région d’Ankazoabo, on pratique encore, même si c’est devenu rare, le donaky pour capturer les bêtes.
245APDRA pisciculture paysanne : Cette ONG française créée en 1996, agréée d’utilité publique (son siège est à Massy), est spécialisée dans le développement de la pisciculture en milieu rural tropical. Elle intervient depuis 2007 à Madagascar et a engagé le projet Aropa dans la Haute-Matsiatra et l’Ihorombe.
246Appalachien (relief) : Ce type de relief plissé prédomine dans la pédiplaine occidentale et d’une manière générale dans les espaces de socle où affleurent des roches métamorphiques, c’est-à-dire en-dehors du bassin sédimentaire occidental. Correspondant à des chaînons mis en lumière par l’érosion différentielle, la succession de longues échines rocheuses abruptes, appelées barres, façonnées dans des roches dures, et de dépressions linéaires parallèles, empruntées par des cours d’eau, le caractérise. On aura intérêt à jeter un coup d’œil sur l’imagerie satellitale mise à disposition par Google Earth dans les secteurs d’Ihosy, d’Ampamata ou d’Antanimoro pour mieux comprendre. On pourra également examiner la très belle feuille L55 Zazafotsy de la carte de Madagascar au 1/100 000e. (p. 138)
247Appert (Père Otto Appert) : De nationalité suisse, le père Otto Appert s’est consacré à l’étude paléontologique de Madagascar. Otto Appert est né à Wangen le 31 octobre 1930 au bord du lac de Zurich. Après des études de philosophie et de théologie, le futur scientifique s’est rendu pour la première fois en 1959 à Madagascar, en tant que missionnaire catholique. Fort de sa bonne maîtrise de la langue malgache, il s’est alors engagé dans des projets de coopération au développement auprès des populations locales. Passionné par la Nature, il a acquis une solide connaissance de la faune et de la flore. Otto Appert a démontré que la Grande Île recèle une riche flore du Permien et du Jurassique supérieur. Il présenta sa thèse de doctorat en paléobotanique, publiée par les Mémoires Suisses de Paléontologie, à Paris. Nommé en 1973 curé de Manja, il a ensuite travaillé à temps perdu sur la paléobotanique du Jurassique supérieur et sur de nouvelles flores à Glossopteris (Permien) de Madagascar grâce au Fonds National Suisse (Appert, 1973, 1977). Soutenu entre autres par la Fondation Bâloise pour la Recherche en Biologie, il a également publié une trentaine d’articles sur l’avifaune endémique de Madagascar. Un genre de plante aquatique dioïque extrêmement rare et ne contenant que 8 grains de pollen par étamine fut baptisé Appertiella en son honneur en 1982. On a également donné son nom à une espèce de bulbul endémique. Otto Appert est rentré en 1988 en Suisse à Werthenstein ; il y a travaillé sur la flore hauterivienne de Madagascar.
248Araignée : On compte plus d’une quarantaine d’espèces d’araignées dans le Grand Sud malgache. Certaines sont endémiques de la région comme Noideattella amboa, N. farihy, Olios coenobita, Zatavua mahafaly, Z. fagei et Z. isalo. Latrodectus menavodi, une veuve noire (à points rouges) endémique de Madagascar, très crainte du fait de l’extrême toxicité de son venin, est rarement observable dans le Sud. Parmi les objets artisanaux vendus comme souvenirs à Tuléar, se trouvent de curieuses toiles d’araignées de nylon sur un support de bois vernis, sortes de paraboles dressées face au ciel. Nous ignorons l’origine et le sens de cette œuvre d’art répétée en milliers d’exemplaires depuis quelques décennies.
249Arbre-bouteille : ► baobab, Moringa, pachycaulie, Pachypodium.
250Arbre-pieuvre : Contrairement à une idée tout à fait répandue, ce terme ne désigne pas l’ensemble des Didiereaceae mais devrait seulement être appliqué à Didierea trollii, le sonibarika, dont les jeunes plants ont un aspect rampant à la surface du sol.
251Archaeoindris : Ce genre de lémurien géant est aujourd’hui disparu. Ses restes ont été trouvés notamment dans l’aven d’Ankilitelo.
252Arembolo : Ce terme s’applique à un morceau de charbon de bois utilisé pour des pratiques curatives et jeté ensuite (Heurtebize, 1986).
253Arme : Traditionnellement les peuples du Sud sont armés, notamment les éleveurs de zébus. La lance ou sagaie, le redoutable kitro, la hachette dissimulée sous le lamba, la fronde piletse sont les armes les plus communes mais les vieux fusils à pierre n’ont pas disparu. Jusqu’aux premières décennies de la colonisation, la fabrication des armes offre un rôle important aux forgerons. Les armes à feu ont commencé à se répandre dans le dernier tiers du XVIIIe siècle, en échange d’esclaves, « entraînant un endurcissement des conflits entre royaumes » (Bernard, 1978). Le « désarmement » des populations, fondé sur la délation, réclamé par Galliéni et particulièrement mal toléré par les Bara, est poussé jusqu’à l’absurde (Jacob, 1981). Dans le Moyen-Ouest, les vols massifs de bétail ont entraîné l’apparition d’armes à feu modernes. Cellesci sont utilisées également pour la chasse, lorsque des munitions sont disponibles, ce qui est loin d’être fréquent. Longtemps réservée aux seuls Européens, la Société amicale de tir de Tuléar fut créée en 1931. Les pêcheurs sont également armés : « Le harpon... est aussi une arme de protection contre l’ennemi. Les Vezo sont renommés pour le maniement de cette arme. Lors de leurs déplacements, les Vezo se séparent rarement de leurs harpons. » (Rejala, 1993).
254Arnaud (Raymond) : Ce cinéaste bordelais, né en 1937, enseignant à Madagascar de 1964 à 1969, est l’auteurproducteur d’une soixantaine de films documentaires sur la Grande Île, allant du court-au long-métrage. 3 d’entre eux au moins concernent le Sud : Funérailles en pays Mahafaly (1980) ; Tromba à Tuléar chez le guérisseur (1996, 64 minutes) ; Trajet musical funéraire en pays Masikoro (1996).
255Arrécife : Les arrécifes sont d’anciens beach-rocks formés de grès calcaires quaternaires incluant des tests de mollusques, formant des bancs rocheux allongés, submersibles à haute mer. Le terme vient du Nordeste brésilien où la plupart des côtes sont longées par des arrécifes en bandes parallèles. On trouve des arrécifes entre le Cap Sainte-Marie et Tôlagnaro (Faux Cap, Ankatravitra), à Beheloka, à l’extérieur de la lagune de Bevoalava et à Nosy Satrana au sud d’Anakao.
256Asambalahy : [litt. « au premier garçon (samba(ny) : première fois ; lahy : mâle) »] : ce site archéologique, situé à l’est d’Ankazoabo Atsimo, près du village d’Ampoza, correspond à d’anciens établissements humains du XIVe au XVIe siècles A. D. Des fouilles y ont été réalisées sous la direction de Pierre Vérin et de Ramilisonina en 1971. On y a trouvé des objets venus d’Asie.
257Asara : Ce terme désigne la saison chaude et pluvieuse qui va de novembre à février.
258Asotry : Ce terme désigne le début de la saison fraîche et sèche qui va de mai à juillet.
259Assassins (baie des) : Cette large échancrure du littoral à 22°12’S fut appelée baie d’Atobosco (1567) puis baie de São Boaventura par les Portugais. En fait c’est la baie de (helodrano) Fanamotra (Fanemotra) ou encore helodrano Fandivotsa. Son nom aurait été donné par le capitaine Vidal en 1824 à la suite du massacre de l’équipage d’un navire britannique au début du XIXe siècle : Murderer’s Bay, plus tard traduit en français. Elle forme une vaste échancrure en éventail, ouverte dans le littoral mikea. L’entrée de la baie est formée par deux goulets séparés par l’île d’Andembondonioka : le plus grand est large de 1 600 m et le plus petit en face de l’île d’Ampahampa, d’à peine 400 m. ll n’existe aucune trace de réseau hydrographique actuel ou fossile aboutissant dans cette baie bordée par de petites falaises : « On la reconnaît à quatre belles falaises qui, de loin, ressemblent à quatre villes qui seraient bâties au bord de la mer. » (Luis Mariano). En fait ce sont des récifs soulevés dont la blancheur éclate au soleil. « Il y a plusieurs villages habités par de pauvres gens » ajoute Luis Mariano. Il s’agit aujourd’hui de Tampolove et de Lamboara à l’entrée de la baie, de Befandefa au nord, d’Andalambeza au sud et d’Ankidronaka face à l’entrée de la baie. De nombreuses goélettes y relâchent. En dehors d’un profond chenal, cette baie est peu profonde présentant de nombreux platiers rocheux colonisés par la mangrove. On peut penser que la baie correspond à une dépression tectonique envahie par la mer lors de la dernière transgression. A l’Est, dans sa plus grande longueur, le rivage rectiligne s’étire sur une quinzaine de kilomètres, de Befandefa au Nord à Andalambeza au Sud. Il marque la limite des affleurements de calcaire miocène qui apparaissent sous les épandages de sables roux. Au Nord comme au Sud, le rivage est par contre bien découpé : des dépressions (interdunaires pour la plupart, mais on ne peut exclure que certaines d’entres elles soient de petits poljés résultant de cassures exploitées par la dissolution) aujourd’hui colmatées s’insinuent entre les étendues sablo-gréseuses formées par les grès tatsimiens au sud et les dunes jaunes karimboliennes grésifiées en surface, au nord et au sud-ouest ; occupées en aval par la mangrove et des tannes, ces dépressions présentent en amont une partie superficielle indurée située à environ 4 m au-dessus du niveau actuel de la mer et criblée de petites dépressions marécageuses. (p. 68)
260Assomptionnistes : Les Assomptionnistes, une congrégation catholique fondée en 1854, ont remplacé les Lazaristes à Tuléar en 1953. Le 25 octobre de cette année marque le point de départ de la mission assomptionniste de Tuléar, la première à Madagascar. 4 ans plus tard, le Père Michel Canonne fut nommé administrateur pour la région de Tuléar qui devint un diocèse en avril 1959. Il fut alors nommé comme le premier évêque. Les Assomptionnistes ouvrirent des églises, des écoles, des dispensaires, prirent en main la formation de catéchistes. L’ouverture d’un noviciat à Belemboka, la communauté Saint-Augustin, fut décidée en 1983. Les premiers religieux malgaches (Jean-Bosco Manambé, Jean-Chrysostome Tsiriogna et Alphonse Zafimahakoko) y ont été formés. À Tuléar même, à Sanfily, a été organisée une communauté réservée aux postulants, dénommée Notre-Dame de l’Assomption. Les autres implantations dans le Sud de Madagascar correspondent à des missions et à des paroisses servant de support à des œuvres éducatives, sociales et catéchistiques. C’est le cas à Ampanihy (mission Saint-Charles), à Anakao, à Androka (1980), à Betioky (mission du Sacré Cœur, 1954) et à Ejeda (collège).
261Astronomie : L’observation des étoiles et d’autres phénomènes atmosphériques dans le Sud subaride de Madagascar est favorisée par le faible taux de nébulosité (► ensoleillement), la pureté de l’air et la rareté des pollutions lumineuses. Cela a conduit, de manière encore fort marginale, quelques touristes étrangers à s’y rendre à l’occasion de phénomènes astronomiques exceptionnels, nocturnes ou diurnes, comme les éclipses de soleil (Morombe en 2002).
262Atehena : Ce terme désigne la parenté choisie, consacrée par le partage d’un foie animal.
263Atolin’aombe : Ce terme désigne une boule de poils de zébu en forme d’œuf (atoly) servant de talisman.
264Atragnatra : C’est le nom donné à un xylophone que les musiciens tanosy utilisent, posé sur leurs jambes allongées au sol. L’instrument est constitué de lames de bois reliées entre elles selon un ordre interchangeable (Leclair, 1997).
265Atsimo : 1. Atsimo Andrefana. [litt. : le « Sud-Ouest »] : la région ou faritra d’Atsimo Andrefana est issue de l’éclatement en 3 de l’ancien faritany de Tuléar. C’est l’une des 22 régions malgaches créées par l’Assemblée nationale malgache en 2004. C’est aussi la plus grande : elle s’étend sur 66 236 km² et compterait environ 1 247 000 habitants (2011). Elle est subdivisée en 9 districts ou fivondronana : Ampanihy, Ankazoabo, Benenitra, Betioky Sud, Beroroha, Morombe, Sakaraha, Toliara et Toliara II ; elle regroupe 105 communes ou kaominina. Son chef-lieu est Tuléar. 2. Atsimo Vata’e : C’est ainsi que l’on nomme en malgache le Grand Sud. (p. 40) Augagneur (rapport) : À la suite de l’insurrection du Sud-Est et à la demande du ministère des Colonies, le gouverneur général Victor Augagneur, qui a succédé à Galliéni en 1905, remet le 31 juillet 1906 un rapport accablant sur les causes de cet événement (Jacob, 1981).
266Autobus : Dans les années 1930, les autobus hebdomadaires ou bi-hebdomadaires de Transmad relient Tuléar à Ihosy (13 heures), Ihosy à Fianarantsoa (9 heures), Ihosy à Betroka (5 heures), Betroka à Fort-Dauphin (15 heures). Plus tard ce service fut assuré par Transud.
267Autruche : Le parc à autruches, situé au centre zootechnique de Befamany a longtemps, été considéré comme la principale attraction de Tuléar. Cela faisait même partie de l’identité de la ville, voire de la Grande Ile, au point que des représentants de cette espèce de Struthionidae étaient signalés dans des guides touristiques bien après la disparition de ces gros volatiles. Il existait une finalité économique : la production de plumes était alors exportée vers les chapeliers de la Métropole (aujourd’hui il existe une forte demande dans l’industrie et l’alimentation). Un importateur de bovins sud-africain, Lewinson, aurait été à l’origine de l’introduction de cet oiseau, en faisant le cadeau en 1902 de plusieurs couples d’autruches à l’administration de Madagascar. En novembre 1908 un Arrêté du gouverneur Augagneur réglemente strictement l’élevage et le commerce des autruches et de leurs œufs. En 1911, un dénommé Jean Trépier se lance dans l’élevage d’autruches à Manombo sur sa concession de 470 ha. En 1920, on aurait compté jusqu’à 1 500 bêtes dont quelques-unes élevées à Ampanihy et à Betioky Atsimo. C’est ensuite un déclin régulier jusqu’en 1979, date à laquelle les derniers individus disparaissent. À partir de 1994, un projet privé pour relancer l’élevage à Tuléar avorte du fait du décès de son promoteur suisse. En revanche, des initiatives lancées à Antsirabe et à Morondava ont permis de réimplanter des autruches à Madagascar.
268Avahi : Le genre Avahi désigne des lémuriens de la famille des Indriidae. Deux espèces ont été découvertes récemment dans le Sud : A. meridionalis en 2006 dans le parc d’Andohahela et la forêt de Sainte-Luce et A. ramanantsoavanai en 2007, un peu plus au Nord.
269Aven : Cette forme karstique en dépression est l’une des plus spectaculaires de la région. À Manombo, on désigne localement les avens sous le terme de kintsia. Plusieurs avens ou dolines-puits creusées dans le causse constituent des curiosités spectaculaires. Parmi les grands avens, le plus accessible depuis Tuléar est celui de Tokilisy. Situé sur le causse de Manamby, l’aven d’Ankilitelo serait le plus profond de Madagascar (230 m). Sur le plateau Mahafaly, René Battistini (1964) en dénombre 90, mais il y en a beaucoup plus, leur ouverture étant masquée par la végétation. Les avens les plus nombreux ont une forme en chaudron ou en trou d’obus. Leur profondeur varie entre 40 et 100 m, leur diamètre pouvant atteindre 500 m. Les plus fréquentés portent un nom : avens de Vindany près d’Itampolo, de Manamby, de Behompy, de Vatolatsaka, d’Andramanoatse-Masai, de Ranofoty, d’Antaneotse, de Lavakira, etc. Le fond des avens est généralement encombré de blocs de roche éboulés et envahis par la végétation. Certains présentent une nappe d’eau utilisée pour les besoins de la population. La spéléologie a permis d’explorer certains avens mais ce travail d’exploration est loin d’être achevé. Dans un certain nombre de cas l’accès à des réseaux de galeries souterraines est avéré. ► le bloc-diagramme à karst.
270Avicennia : Avicennia marina (Forsk.) Vierh. (afiafy en malgache) est une espèce ubiquiste de la famille des Acanthaceae se développant dans les mangroves du canal de Mozambique et de l’océan Indien. Elle donne parfois de gros arbres au tronc creux comme on pouvait en voir il y a quelques années à l’embouchure de l’Onilahy. Le Grand Sud de Madagascar présente le cas rarissime d’Avicennia « perchés sur dune » expliqué dans une série de croquis. (p. 41)
271Avion : Tuléar étant à environ 1 000 kilomètres de la capitale malgache par la route, l’avion est un mode de communication utile et parfois même indispensable en cas d’évacuation de malades bien assurés. Outre Tuléar et Tôlagnaro, il existe des aérodromes à Ampanihy, Ankazoabo, Beroroha, Bekily, Betioky, Fotadrevo, Ihosy, Morombe et Tanandava. D’autres ne sont plus fonctionnels comme à Ambovombe, Ankilibe, Behara, Beraketa, Tsiombe ou Tsivory. L’aéroport de Tuléar aurait été aménagé en 1935, date de la création de l’aéro-club. Une ligne d’Air France Tananarive-Tuléar (via Miandrivazo, Belo-sur-Tsiribihina, Morondava, Manja, Morombe) a été ouverte en 1945 (vol AF705, aller le mardi, retour le mercredi), suivie d’une ligne Tuléar-Fort-Dauphin via Betioky, Bekily, Ampanihy, Ambovombe (vol AF713, le samedi). Les avions étaient alors des Caudron Goéland qui pouvaient transporter deux hommes d’équipage et 6 passagers. Aujourd’hui circulent des Boeing 737, des ATR et des Twin Otter.
272Avortement : Dans les sociétés rurales du Sud, la naissance d’un enfant est « presque toujours » vue de manière positive. L’avortement n’y est donc pas d’actualité. Il existe cependant des exceptions de plus en plus nombreuses en milieu urbain. Flacourt (1658) note qu’au XVIIe siècle diverses croyances diffusées par les ombiasa poussaient certaines mères à avorter et les parents à abandonner dans la nature les enfants nés un « mauvais jour ».
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Forêts d’hier et de demain
50 ans de recherches en Aquitaine
Michel Arbez, Jean-Michel Carnus et Antoine Kremer (dir.)
2017
