Introduction
p. 7-13
Texte intégral
1L’ouvrage propose une approche résolument interdisciplinaire de l’étude de l’intime et de ses espaces, dans un cadre chronologique aussi large que possible, de l’Antiquité à nos jours, qui croise les regards d’archéologues, d’historiens, d’historiens de l’art, de littéraires, de philosophes et d’anthropologues, afin d’appréhender cette catégorie de pensée difficile à cerner1, de délimiter les contours de cette notion floue, utilisée à des fins diverses et variées, et d’analyser son évolution dans la diachronie. L’intime n’est ni une vertu ni une qualité, il ne poursuit pas de but (telos) : c’est certainement la raison pour laquelle la philosophie s’est peu intéressée à cette notion.
2Le mot intime provient du superlatif latin intimus (comparatif interior), « ce qui est le plus intérieur » et s’inscrit dans la dialectique du dedans et du dehors. C’est la prise de conscience de l’existence d’un « dehors » et d’un « dedans » qui entraîne l’idée de soi. L’intime est d’abord une question de lieu.
3Deux voies parallèles se développent à partir du mot latin : d’une part l’intime comme étant « le plus essentiel en même temps que le plus retiré et le plus secret, se dérobant aux autres », d’autre part l’intime comme « ce qui associe le plus profondément à l’Autre et porte au partage avec lui2 ». L’intime porte en lui une contradiction entre la radicalisation d’un intérieur, dérobé à autrui, et l’union « intime », l’« ami intime », qui suscitent une ouverture à l’Autre, font tomber la séparation et provoquent la pénétration. L’intime dit à la fois le retrait et le partage. Ce sont les rapports du dedans et du dehors qui sont fondamentalement mis en jeu.
4L’intime peut être confronté à d’autres couples notionnels susceptibles d’être éclairants, comme « intérieur/extérieur », « negotium/otium », « privé/ public », « intimité/extimité » avec lesquels toutefois on ne le confondra pas. Les études anglo-saxonnes sur la cité romaine et la sphère domestique ont récemment proposé des catégorisations plus fines, parlant de « privacy », « intimacy », « seclusion », visant ainsi une véritable « archéologie de l’intimité », pour reprendre le titre d’un ouvrage d’Anna Anguissola (dir.), Priuata luxuria. Towards an Archaeology of Intimacy : Pompeii and Beyond, München, H. Utz, 2012.
5 La question de l’intime et de ses variations au cours du temps a fait l’objet depuis plusieurs décennies d’un fort intérêt parmi les chercheurs. Plusieurs travaux pionniers ont ouvert la voie dès les années 1970. Quelques ouvrages collectifs se sont concentrés sur une période déterminée. Mais la recherche en la matière reste inépuisable, tant la notion est difficile à cerner selon les époques. L’ouvrage actuel construit un vaste panorama qui part de l’Antiquité (souvent négligée par les travaux consacrés à la littérature française) et qui approfondit la question, à la lumière de nouveaux cas étudiés, sous l’angle de la diachronie, rarement envisagée dans les travaux antérieurs.
6L’intime ne va pas de soi. Les travaux de Jean-Pierre Vernant ont montré que les Grecs ignoraient le concept de l’intime, mais ces derniers n’en avaient pas moins une « intimité », c’est-à-dire, pour certaines activités, un mouvement de retrait de l’espace public des échanges vers un espace soustrait aux regards. Les travaux de Michel Foucault situent l’émergence de la notion d’individu à l’aube de l’ère chrétienne, à l’époque augustéenne, lorsque la dépolitisation de la société romaine permet l’émergence d’un « je » qui commence à se soucier de soi et à s’intéresser à son univers intérieur.
7Dans une première partie, les travaux d’archéologues et d’historiens montrent que l’espace réservé à l’intime dans les demeures est une lente conquête.
8L’intime est lié à un espace domestique chez les Romains, celui de la domus, celui des villégiatures, qui servent de cadre à l’otium, où l’espace le plus intime est celui du cubiculum, de la chambre à coucher.
9Dans le monde romain, si l’on a pu opposer la sphère du privé, de l’otium, à la sphère du public, du negotium, les travaux récents en matière de répartition des espaces à l’intérieur de la cité tendent à prouver que le « privé » se définit à partir du « public » et non en opposition avec lui3. La sémantique architecturale est particulièrement utile et pose la question de l’articulation entre intime, privé et public : comment l’espace de l’intime se construit-il à l’intérieur de la maison ? Où se trouve l’intimité de ses habitants ? Dans la maison romaine, l’espace public occupe une place non négligeable qui se réduit dans les périodes ultérieures de l’histoire. On a souligné le caractère « résiduel » du privé dans l’Antiquité, en un renversement saisissant par rapport à nos conceptions actuelles4, ainsi que le recouvrement des deux sphères, privée et publique, que Pierre Gros n’hésite pas à considérer comme l’un des caractères essentiels de la société romaine. Dans une société où les structures collectives perdurent jusqu’à l’époque augustéenne, où les membres de l’élite sociale sont sous le regard de la collectivité, l’intime peut-il exister ? et sous quelle forme ?
10 Annapaola Zaccaria Ruggiu analyse le moment de l’affirmation de l’intime comme expression de soi dans la société romaine et cherche à montrer les lieux de sa visibilité ainsi que l’adaptation de la maison romaine à de nouvelles exigences, lorsque se manifestent comme inéluctables les valeurs individuelles. Le long processus pour affirmer l’importance de son « intime », en contraste avec la dimension principalement publique de l’élite au pouvoir et de ses demeures, est étudié dans le domaine des témoignages littéraires (Épicure, Sénèque, Pline Le Jeune, Marc Aurèle, Augustin), puis dans le secteur de la recherche archéologique. Une relecture de Vitruve confirme la non-superposition de « privé » avec « intime » : dans la maison romaine, seuls certains endroits – résultat de transformation de salles existantes, ou espaces nouveaux de l’habitation – peuvent être définis comme lieux de « l’intime », où s’exprime l’exigence du silence, de la méditation, de l’étude, lieux de refuge et de rencontres avec ceux qui viennent se retrouver avec les plus proches. Ces espaces peuvent se trouver dans les cubicula diurnes, dans les cubicula avec abside et fenêtres, dans les exèdres.
11La villa romaine a toujours été considérée comme le lieu privilégié de l’otium, où il était possible de s’éloigner de la vie publique pour profiter de la quies de la campagne. Dans le cas des empereurs, dont la vie privée était liée de façon indissoluble à la vie publique, la villa pouvait constituer un refuge loin de Rome et de ses intrigues politiques, mais la recherche de l’intimité dans ces villas, où même les pièces les plus privées pouvaient avoir des contraintes publiques, devait être poursuivie à travers la création d’espaces prévus à cet effet. Éléonora Malizia étudie les cas de la grotte de Tibère à Sperlonga et du « Théâtre Maritime » de la villa d’Hadrien où prédomine le thème de l’insularité, qui se reflète dans la présence d’aménagements où l’eau joue un rôle décisif ; dans ces « lieux de l’intime », les empereurs pouvaient se retirer pour profiter des moments de solitude volontaire et se confronter seuls à seuls avec leur destin.
12Michel Figeac étudie « les conquêtes de l’intime dans les résidences nobiliaires au siècle des Lumières ». À la fin du siècle précédent, l’intimité était encore une notion inconnue qui restait à conquérir et la fonction de nombreuses pièces restait imprécise. Dans le cadre du dialogue ville/campagne qui rythme la vie de la noblesse, les petites résidences des périphéries urbaines deviennent les paradis de la vie privée. L’intimité devient l’une des exigences de la haute société du XVIIIe siècle, même si le mode de vie rend difficile le respect de l’intime dans une existence où les gentilshommes vivent toujours accompagnés dans les actes de leur vie quotidienne.
13La conquête progressive d’une chambre pour le couple parental, au XIXe siècle pour la bourgeoisie, et au XXe pour les autres, témoigne de la recherche d’« espaces d’intimité » à l’intérieur même de la famille, comme en témoignent les travaux de Michelle Perrot.
14 Raymond Arnaud apporte son regard d’anthropologue. Il s’appuie sur plusieurs films qu’il a réalisés à Madagascar pour montrer que l’intime entre les vivants et les morts est une réalité culturelle dans cette île qui se manifeste dans une relation étroite des Malgaches avec leurs ancêtres. L’érection du tombeau familial est un des aspects de l’intimité des vivants et des morts. La fréquentation du tombeau s’accompagne de cérémonies auprès des défunts dont la plus emblématique est le famadihana, exhumation des corps du tombeau, avec réenveloppement festif et intime des morts dans de nouveaux linceuls. L’autre approche de l’intimité des vivants et des morts se caractérise par des rituels de possession et de transe dans des lieux publics, appelés doany, où certains fidèles sont possédés par l’esprit de l’ancêtre. En privé, dans l’intimité de leurs domiciles, des tradi-praticiens entrent aussi en transe, possédés par des personnages défunts qui donnent des conseils aux clients venus en consultation.
15Dans une seconde partie, c’est la naissance de l’espace intérieur de l’intime qui est interrogée par des chercheurs spécialistes de philosophie et de littérature latines.
16François Prost montre que chez Cicéron, dans les Tusculanes, c’est la douleur qui fait prendre au sujet conscience de son intimité, laquelle est constituée par son âme. Cependant, le traité ne se prononce pas sur la nature et l’emplacement de cette âme. À défaut d’être ainsi substantialisée, l’intimité est appréhendée, de façon dynamique, à travers l’exercice des puissances psychiques mobilisées contre la douleur, à savoir la mémoire et la raison. Par image, elle est aussi représentée comme un contenant qui abrite les « germes » des vertus et où plongent les « racines » des passions. Sous la conduite de la philosophie, ce milieu doit accueillir, dans le sain exercice des facultés de l’âme, une réorientation vers l’intérieur de soi de l’échange extérieur avec autrui, sous la forme du « discours intérieur » (sermo intimus) : l’expérience de la douleur peut être l’occasion de ce retournement salutaire.
17Marion Bourbon analyse « la construction sénéquienne de l’intériorité » : l’espace intérieur est le site d’une capacité de l’âme à faire retour à « elle-même », c’est-à-dire à entrer en relation avec cet autre en elle qu’est la conscientia. Elle veut montrer que la « naissance » de la représentation philosophique de l’intime n’est pas contemporaine d’une séparation entre le moi et l’autre, à laquelle une certaine psychologie concède encore aujourd’hui beaucoup. Elle les mêle dans une expérience constitutive du subjectif : le « sujet » apparaît comme le point de fuite d’un mouvement de (re)centrement et de décentrement.
18Les Confessions d’Augustin représentent un véritable tournant, accordant à la notion d’intime sa valeur philosophique, faisant de « l’intime » le lieu de la relation à Dieu et participant à la construction de la subjectivité en Occident. Ainsi, le philosophe canadien Charles Taylor fait-il d’Augustin un maillon essentiel dans l’élaboration occidentale du concept de subjectivité5. De même, dans son essai De l’intime, François Jullien accorde une importance toute particulière à Augustin dans l’élaboration de la notion occidentale de l’intime. L’« intime » est ce qui est « plus intérieur à moi que ce que j’ai de plus intérieur », selon la définition qu’en donne Augustin. Se ferait jour dans l’œuvre d’Augustin une réflexivité radicale par laquelle l’individu se sentirait exister lui-même pour lui-même, et cette expérience serait fondatrice de son rapport au monde et de son concept de subjectivité.
19Jérôme Lagouanère s’interroge sur le lieu entre spatialité et intériorité chez Augustin, non seulement en son sens métaphorique, mais aussi en son sens concret. Cette confrontation entre lieu réel et lieu métaphorique de soi aboutit au final à une aporie : le lieu de soi augustinien est toujours un lieu hors de soi. L’auteur finit par envisager la définition du lieu augustinien de l’intime comme le lieu même du récit.
20La troisième partie envisage l’intime comme construction de l’individu « moderne » à travers l’étude des pratiques du soin de soi, en lien avec une histoire du corps, mais aussi avec une histoire des femmes dont l’ » intimité » pose question aux hommes.
21Marie de Gandt analyse « l’inquiétante intimité » des femmes de la Grèce ancienne, en proposant une étude comparative du mythe de Pandore chez Hésiode et de l’Économique de Xénophon. Elle rappelle que, pour la pensée grecque antique, l’intimité est ce qui définit les femmes – l’intimité en son sens physiologique, pas au sens d’une conscience de soi intériorisée : le corps féminin est un intérieur. Malgré les quatre siècles qui les séparent, Hésiode et Xénophon posent la même question inquiète : qu’est-ce qui entre dans la maison d’un homme avec une femme ? Sous des argumentations et des formes différentes, leur réponse est semblable : un trouble, que seul pourra résoudre l’ordre de la maison, ordre des occupations et des espaces.
22Danielle Gourevitch étudie un thème de prédilection de l’iconographie romaine, et en particulier de l’iconographie funéraire : « la femme romaine à sa toilette ».
23Évrard Delbey lit le mythe d’Actéon selon Ovide comme la possible mise en scène politique d’un regard masculin et humain sur le corps nu et interdit d’une déesse. Cette transgression légendaire d’une intimité, reprise par le poète élégiaque pour dire la cause de sa relégation définitive, pourrait-elle faire allusion à la punition du regard qu’Ovide aurait porté sur le corps dénudé de Julie la Jeune ? Petite-fille de l’empereur Auguste, elle fut exilée pour toujours la même année que le poète. L’hypothèse formulée par l’auteur d’un Ovide en Actéon et d’une Julie la Jeune en Diane recourt à la sexualité, à la fiction et à une politique de la morale pour définir un espace de l’intime.
24Laurence Sieuzac montre qu’au XVIIIe siècle, la toilette de la coquette est plus qu’un topos et qu’elle scénographie le plus intime de l’homme, sa nudité et sa mortalité.
25Élise Urbain Ruano interroge la notion de portrait : jusqu’à quel point s’intéresse-t-on à l’individualité de la personne représentée, à son intériorité, ou au contraire, dans quelle mesure la représentation doit-elle se conformer à des conventions sociales ou picturales ? Au début de la période moderne, les portraits n’ont souvent que très peu à voir avec la question de l’intime, mais ceci change considérablement dans le courant du XVIIIe siècle. La part d’intime que le modèle est prêt à partager dépend beaucoup de la fonction du portrait, de son caractère plus ou moins officiel, c’est-à-dire essentiellement des spectateurs qui sont supposés s’y confronter. La relation qui s’établit entre le regardant et l’image du regardé dépend de plusieurs paramètres, dont l’attitude du modèle, le lieu du portrait, le format du tableau et la place donnée au spectateur. Tous doivent être pris en compte pour comprendre le sens du portrait. En particulier, la présentation du modèle dans ce qui paraît être son intimité ne permet pas systématiquement d’en déduire qu’une part de l’intime est ainsi dévoilée. Les moyens picturaux et la matérialité de l’œuvre ont en revanche une grande importance dans la création d’un sentiment d’intimité entre le spectateur du portrait et son modèle.
26Quant à Carole Carribon, elle permet une approche historique de l’intime et du discours médical au XIXe siècle en montrant que le regard médical demeure à cette époque distancié : les médecins envisagent l’intime comme une dimension corporelle et non comme une relation d’intériorité ou/et d’extériorité aux autres et au monde. C’est un discours normatif, porteur de prescriptions sanitaires en matière d’hygiène corporelle, qui délimite également la normalité sexuelle et n’hésite pas, dans le cas de l’onanisme par exemple, à recourir à une pédagogie parfois terrifiante pour normaliser les comportements individuels.
27La quatrième partie envisage des scénographies littéraires de l’intime à partir de quelques cas particuliers. Comment dire l’intime, le représenter, si ce n’est à travers des motifs privilégiés, comme la chambre, la fenêtre, lieux symboliques qui disent la profondeur, l’isolement, le secret, voire l’invisible, qui suggèrent l’indicible ?
28Maria Cristina Panzera étudie les lettres écrites par Torquato Tasse (1579- 1585) lors de son emprisonnement à l’hôpital Sainte-Anne de Ferrare. Ces lettres se démarquent du reste des correspondances publiées à cette époque et laissent voir par moments l’émergence d’une écriture de l’intime. À travers les différentes représentations de soi qu’il instaure, le ‘je’ épistolier apparaît plutôt en quête d’une vérité qui lui échappe, il s’identifie tantôt au grand poète promis à la gloire, tantôt à la victime, au courtisan, au malade, il entretient un rapport problématique avec les troubles physiques et psychiques qui font de lui désormais un fou aux yeux du monde. C’est parce qu’elle se nourrit de toutes ces contradictions que l’expression de l’intime se dérobe finalement aux lecteurs, quitte à envahir par moment tout l’espace, avec une force troublante, pour s’offrir en partage.
29Le motif de la fenêtre est étudié par Katalin Bartha-Kovács à partir des dessins de la fenêtre de son atelier réalisés par le peintre romantique allemand Caspar David Friedrich. La fenêtre fonctionne-t-elle comme une frontière qui sépare deux espaces, le dedans et le dehors ou, au contraire, établit-elle une communication entre eux ? Ou sur un niveau plus abstrait, est-il possible de concevoir ces tableaux à la fenêtre comme les autoportraits du peintre, susceptibles de visualiser son « espace intérieur » ?
30Fabienne Marié Liger propose une lecture croisée des œuvres poétiques de Cendrars et de Maïakovski autour du motif de la chambre du poète. Poètes d’avant-garde, Cendrars et Maïakovski ont un goût pour les espaces clos et isolés, comme des chambres anonymes, dépouillées, lieux vides à peupler. Hors du monde et au cœur du monde, ces « chambres » de poètes représentent symboliquement la naissance du je poétique, distinct du moi empirique. La réclusion est l’occasion du dévoilement non seulement des sentiments du moi mais aussi d’une instance lyrique moderne.
31Enfin, Najate Nerci nous fait entrer dans l’œuvre d’Edmond Amram El Maleh, écrivain et intellectuel marocain juif, né en 1917 au sein d’une famille juive originaire de la ville d’Essaouira/Mogador. Ses écrits sont tous imprégnés d’une mémoire juive qui célèbre la symbiose culturelle d’un Maroc amazigh, juif, musulman et arabe. Il meurt à Rabat le 15 Novembre 2010 et est inhumé, selon ses vœux à Essaouira, au vieux cimetière dit cimetière marin. Le cimetière, espace extérieur, devient le lieu de l’intime dans l’œuvre d’El Maleh, « cimetière intime » qui permet la naissance du récit.
Notes de bas de page
1 Voir, par exemple, M. Fœssel, La privation de l’intime, Paris, Seuil, 2008. L’enjeu de l’ouvrage est de dégager, délimiter et promouvoir la sphère de l’intime, en montrant son enjeu politique ; Fr. Jullien, De l’intime. Loin du bruyant Amour, Paris, Grasset & Fasquelle, coll. « Le Livre de Poche », 2013.
2 Fr. Jullien, De l’intime, op. cit., p. 2.
3 A. Dardenay et E. Rosso (dir.), Dialogues entre sphère publique et sphère privée dans l’espace de la cité romaine, Pessac, Ausonius/De Boccard, 2013.
4 A. Zaccaria Ruggiu, Spazio privato e spazio pubblico nella città romana, Roma, École française de Rome, 1999.
5 Ch. Taylor, Les Sources du moi. La formation de l’identité moderne, trad. Ch. Melançon, Paris, Seuil, 1998, p. 173-191.
Auteur
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