• Contenu principal
  • Menu
OpenEdition Books
  • Accueil
  • Catalogue de 16478 livres
  • Éditeurs
  • Auteurs
Brepols Publishers
Brepols
  • Facebook
  • X
  • Partager
    • Facebook

    • X

  • Brepols Publishers
    Brepols
    • Accueil
    • Catalogue de 16478 livres
    • Éditeurs
    • Auteurs
  • Ressources numériques en sciences humaines et sociales

    • OpenEdition
  • Nos plateformes

    • OpenEdition Books
    • OpenEdition Journals
    • Hypothèses
    • Calenda
  • Bibliothèques

    • OpenEdition Freemium
  • Suivez-nous

  • Lettre d’information
OpenEdition Search

Redirection vers OpenEdition Search.

À quel endroit ?
  • Presses Universitaires de Bordeaux
  • ›
  • Études sur le Livre de Jeunesse
  • ›
  • Métamorphoses en culture d’enfance et d’...
  • ›
  • Première partie. Des classiques en deven...
  • ›
  • Des figures en mutation
  • ›
  • La métamorphose de la grenouille et du c...
  • Presses Universitaires de Bordeaux
  • Presses Universitaires de Bordeaux
    Presses Universitaires de Bordeaux
    Informations sur la couverture
    Table des matières
    Liens vers le livre
    Informations sur la couverture
    Table des matières
    Formats de lecture

    Plan

    Plan détaillé Texte intégral Le baiser déclencheur La métamorphose, miroir d’une conception du bonheur L’impertinence et la résistance pour un changement Devenir, achever sa métamorphose, c’est penser la liberté Trouver l’altérité La métamorphose, le propre de la vie Bibliographie Notes de bas de page Auteur

    Métamorphoses en culture d’enfance et d’adolescence

    Ce livre est recensé par

    Précédent Suivant
    Table des matières

    La métamorphose de la grenouille et du crapaud : un regard panoramique sur la littérature d’enfance et de jeunesse

    Anne-Marie Rabany

    p. 77-88

    Texte intégral Le baiser déclencheur La métamorphose, miroir d’une conception du bonheur L’impertinence et la résistance pour un changement Devenir, achever sa métamorphose, c’est penser la liberté Trouver l’altérité La métamorphose, le propre de la vie Bibliographie Corpus des œuvres étudiées Contes Théâtre (À partir de 10 ans) Notes de bas de page Auteur

    Texte intégral

    1Faire évoluer des personnages fictionnels emblématiques en renversant leurs caractéristiques est un procédé souvent exploité en littérature de jeunesse ; les contes sont revisités, réécrits, adaptés. On peut de ce fait concevoir une typologie de ces adaptations et transpositions, parfois simplificatrices, illégitimes mais aussi créatrices, parodiques. Ainsi des ogres deviennent végétariens et même anorexiques. Des sorcières refusent de jeter des mauvais sorts et sont aimantes. Des grenouilles ou des crapauds peuvent préférer, après avoir connu la vie humaine, reprendre celle de batracien.

    2Nous montrerons à travers un ensemble de contes, albums et pièces de théâtre publiés entre 1994 et 2015 et destinés aux enfants de trois à dix ans, que la métamorphose de la grenouille en prince charmant est souvent considérée par les auteurs contemporains comme un rêve pernicieux, faisant miroiter l’espoir illusoire d’une vie idéale. Les écrivains s’appuient dès lors à la fois sur les contes engrangés et sur la jubilation des jeunes lecteurs quand ils reconnaissent des motifs ou des péripéties transformés. Les textes peuvent alors être pris à contre-pied, invitant à ne plus croire en d’impossibles rêves, mais à apprendre à s’accommoder du réel pour y construire le bonheur. Ce qui demeure inscrit au cœur de l’histoire, comme dans le corps des personnages et dans l’oreille attentive de celui qui écoute, c’est la profonde et nécessaire difficulté à être, puis à se constituer comme un être en devenir, pour se mouvoir avec aisance et justesse dans la vie.

    Le baiser déclencheur

    3De nombreux contes très anciens et de diverses origines racontent la métamorphose d’un animal en prince ou en princesse. C’est cependant celle de la grenouille qui a connu en Occident un succès qui ne s’est jamais démenti. La version la plus célèbre est celle éditée par les frères Grimm au début du xixe siècle : « Le Roi grenouille ou Henri de fer ». Cependant, les premiers contes développant ce thème sont attestés en Écosse dès le xvie siècle dans le recueil Complaynt of Scotland (1549), et d’autres variantes existent dans différents pays d’Asie (voir Contes de Chine, 2007).

    4Dans tous ces récits, une princesse se voit contrainte de côtoyer une grenouille pour laquelle elle éprouve une grande répugnance et qui se transforme finalement en prince charmant.

    5Il est intéressant de noter que le baiser n’apparaît que dans des versions tardives du conte. Dans la version des frères Grimm, la grenouille se transforme après avoir été projetée contre un mur ; dans les versions écossaises, la jeune fille doit lui couper la tête ; enfin dans la variante chinoise1, le prince est enfermé dans une peau de grenouille que sa compagne parvient à brûler à moitié ; ce sont ses larmes versées sur la partie du corps de son époux, ayant conservé l’apparence d’un batracien, qui lui rendront définitivement sa forme humaine. On retrouve cette péripétie dans le conte russe « La Princesse grenouille ». C’est une princesse cette fois qui est victime d’un sort. Son mari brûle son enveloppe de grenouille qu’il découvre abandonnée près de la cheminée et ce n’est qu’au terme de terribles épreuves qu’ils seront enfin réunis.

    6On ne connaît pas bien l’origine de ce baiser rajouté après coup. Il s’agissait probablement d’édulcorer la violence des textes anglo-saxons et germaniques. Ce conte, désormais assorti de l’inévitable baiser final, a rencontré un formidable succès populaire qui se poursuit jusqu’à nos jours puisqu’on le retrouve transformé de multiples façons dans des récits, des dessins animés et des jeux vidéo. On peut s’interroger sur les raisons d’un tel engouement. Bruno Bettelheim, dans son essai La Psychanalyse des contes de fées, nous donne peut-être des clés pour comprendre cette fascination. Il propose d’abord une interprétation de la figure du « fiancé-animal » puis se penche plus particulièrement sur la symbolique de la grenouille2. Le fiancé-animal serait la représentation de la peur et du dégoût que pourraient éprouver l’enfant ou l’adolescent devant la sexualité. Les textes où apparaît un tel personnage enseigneraient que pour entrer dans l’âge adulte, il faut changer d’attitude face au sexe et l’accepter comme une chose belle ; seulement alors, la bête devient un prince charmant (c’est ce que montre en détail le chapitre que l’on pourra lire plus loin sur les fiancées animales). Le mouvement de brutalité qui précède la métamorphose dans les versions du conte de Grimm « Le roi grenouille » montrerait, pour le psychanalyste, que la jeune femme a passé le stade de l’enfance en laissant parler ses sentiments. En prenant la décision de désobéir à ses parents qui lui ont ordonné d’accéder à tous les désirs de la grenouille, elle prouve qu’elle a acquis une autonomie.

    7Quant à la grenouille, elle est, toujours d’après Bettelheim, selon une symbolique particulièrement parlante, une représentation à la fois de l’enfant et de la sexualité. Comme l’enfant, elle naît dans l’eau et subit des métamorphoses visibles avant d’arriver à l’âge adulte. D’autre part, son aspect visqueux et le fait qu’elle gonfle sa gorge à la saison des amours lui permettent d’évoquer, plus que d’autres animaux, les organes sexuels. Ce conte aiderait ainsi l’enfant à surmonter ses peurs et ses angoisses face à la sexualité, ce qui pourrait expliquer pourquoi le fiancé-grenouille est resté ancré dans l’imaginaire collectif.

    8Aujourd’hui, les albums pour la jeunesse déclinent ce motif de multiples façons en lui donnant des significations très différentes de celles des contes originels, de traditions orales. Parmi les ouvrages les plus récents, on trouve ainsi l’album Sur la bouche ! Un livre à embrasser d’Antonin Louchard. Une petite fille doit étreindre les parties du corps du crapaud nommées dans le livre. Si elle se trompe, il ne se transformera pas en prince ; une façon pour les petits d’apprendre le schéma corporel. L’oralité est figurée dans plusieurs dimensions, celle de la parole, de la langue, de l’ingestion – la bouche étant organe à la fois de besoin et de satisfaction.

    La métamorphose, miroir d’une conception du bonheur

    9Dans l’album Histoire de Robert ou la petite grenouille qui ne voulait pas devenir un beau prince charmant de Sylvie de Mathuisieulx et Élisabeth Eude-Pascal, les auteures tournent le récit traditionnel en dérision pour montrer qu’il faut échapper au conformisme et suivre ses inclinations si on souhaite trouver le bonheur. Robert ne veut pas apprendre à devenir un prince charmant comme toutes les grenouilles de son âge qui suivent des cours intensifs pour y parvenir. Il préfère devenir chanteur de rock ! Sa persévérance et son audace lui permettront d’atteindre son but.

    10Cette situation a déjà été exploitée dans des albums plus anciens comme La grenouille qui refusait d’être princesse de Hawyn Oram et Ruth Brown, où une grenouille est transformée en princesse contre son gré et ne trouve le bonheur qu’une fois revenue dans son marais natal. Au refus du conformisme s’ajoute une autre leçon de vie : il est inutile d’être noble pour être heureux. Si on veut trouver le bonheur, il faut s’accepter tel que l’on est. Ainsi, Sorcitrouille et la princesse grenouille d’Isabelle Magdalena - Chatellard raconte l’histoire d’une imprudente petite grenouille qui, partie en quête du prince dont elle rêve, est emprisonnée par une affreuse sorcière. Heureusement, son ami Crapaud-laid viendra la délivrer et c’est avec lui qu’elle trouvera la félicité. La Princesse des marais de Robert Soulières et Quentin Gréban, exploite également ce thème mais sur un ton plus grave et poétique. Un prince marié à une belle princesse est malheureux. On comprend peu à peu qu’il était autrefois un crapaud et que, bien que très amoureux, il se languit de son ancienne vie. La princesse finit par consentir à l’embrasser, annulant ainsi le sort jeté. Elle demandera l’aide de sa marraine pour être à son tour transformée en batracien et connaîtra enfin la félicité auprès de celui qu’elle aime. De même, l’album Armelle la toute belle, de Colette Hellings et Alex De Wolf, est soucieux de mettre fin à des idées reçues. Le personnage est présenté comme une petite fille fortement gâtée par ses parents quand elle était petite, mais pas décidée à rentrer dans le cadre choisi par son père en matière de mariage. Elle refuse les propositions de son père qui invite au château les plus beaux sires. Elle suit ses idées et veut choisir son époux. Le crapaud solitaire qu’elle embrasse ne se change pas en humain mais lui révèle de cette manière son identité, elle deviendra grenouille. C’est auprès d’un crapaud qu’elle trouvera l’amour et c’est lui qui la révélera sous un nouveau jour, celui de grenouille.

    11Il ne faut donc pas redouter d’être un crapaud. Certains auteurs en ont fait une métaphore de la laideur ou de la différence afin de donner une leçon de tolérance. Ainsi dans l’album de Gwendoline Raisson, Un petit bisou ?, un crapaud parti à la recherche d’une princesse se voit refuser le moindre baiser à cause de son aspect. Même la plus affreuse, Isidore, refuse de l’embrasser. Il se lamente, désespéré. Émue par son chagrin, la Vilaine vient lui parler. Ils apprennent à se connaître et à s’apprécier. Dans Une surprise pour Lady Crapette d’Andrea Alemano, les batraciens forment un couple idéal, le couple le plus vert. L’anniversaire de Lady Crapette approchant, Sir Grenaud veut lui faire une surprise et grâce à une princesse qui distribue des baisers magiques aux crapauds, il se transforme en prince charmant. Son amoureuse est dans un premier temps ravie, mais déchante vite car son amoureux ne peut plus attraper la moindre mouche, ni sauter de nénuphar en nénuphar. Cette histoire porte un message de simplicité et de tendresse : pour être aimé et s’apprécier, il suffit de rester soi-même3.

    L’impertinence et la résistance pour un changement

    12Les auteurs revisitent la tradition au prisme de thèmes contemporains : l’émancipation des adolescents, l’affirmation de l’identité, le droit au doute et au bonheur individuel. Plus rusée que le renard, plus courageuse que le loup, plus perspicace que le coq, plus verte que la souris, la grenouille des histoires a désormais du caractère.

    13Dans Le Roi et la Grenouille d’Alain Chiche et Sylvain Diez, la grenouille n’oublie pas – tout comme le lecteur – la place qu’elle occupe dans notre imaginaire. Mais si elle propose au roi le baiser censé la révéler sous un meilleur jour, c’est pour mieux affirmer son identité : simple grenouille, certes, mais une grenouille rusée, libre, sympathique, drôle, aimable, voulant être prise pour ce qu’elle est. Le roi lion, trop blasé pour être heureux, découvre, grâce à la mutine amphibie, que la puissance n’achète pas tout, que l’on peut se satisfaire d’être ce que l’on est, et qu’il n’est pas nécessaire d’être princesse pour séduire. À la fin de l’album, il ne regrettera pas que le baiser enfin donné reste sans effet. La grenouille a menti pour s’amuser ! Richesse et pouvoir ne font pas forcément le bonheur.

    14Si la future grenouille est d’abord un têtard malin, celui-ci se différencie du groupe pour mieux réintégrer la famille. C’est le cas du grand frère de 998 têtards de Ken Kimura et Yasunari Murakami. Les deux auteurs japonais ont imaginé un héros rétif depuis l’œuf. En ne voulant pas éclore, ce 999e pose problème à sa mère qui n’a pas le temps de s’occuper d’un cas particulier. Une fois la coquille fendue, confronté aux vicissitudes de la vie, sauvé des anneaux du serpent grâce à la solidarité de la fratrie, le rebelle sera heureux de rentrer dans le rang ; sa métamorphose est réussie.

    Devenir, achever sa métamorphose, c’est penser la liberté

    15Pour sa part, la huitième petite grenouille de Coâ encore ! sait philosopher. L’adolescente batracienne de Lydia Devos et Kok Kit Lo, réfléchit pour toute la famille. Heureusement, car entre des parents déboussolés et des frères et sœurs très mal élevés il est indispensable de maintenir le cap. Faut-il privilégier la liberté, l’égalité, l’amour ou bien le libre arbitre ? La morale de la leçon de philosophie sur nénuphar est que tout est affaire de volonté. La métamorphose est intellectuelle mais réelle. « Je pense donc je suis. »

    16Sur le modèle classique de la grenouille à même de devenir princesse, celle de Davide Cali dans La Reine des grenouilles ne peut pas se mouiller les pieds, conduit à un récit à rebours des modèles. Un événement initial – la chute d’une bague dans l’eau – introduit une surprise. Le bijou peut être une couronne pour une grenouille et le hasard préside à la victoire de celle qui l’atteint la première. La foule choisit ainsi sa reine, fixe la règle et l’élue développe ses privilèges. De quelconque, elle devient souveraine par la grâce des conseillères, mais l’expérience du pouvoir la rend tyrannique. Elle est révoquée. Cette métamorphose par le changement de statut, qui n’est en fait qu’une récompense de hasard, est contestée. Une rupture malicieuse rétablit l’ordre antérieur. L’apparition finale d’un jeune couple explique la situation de départ et mêle les règnes animal et humain pour une réflexion en miroir. Les rôles et places de l’individu dans une société, la démocratie et le pouvoir sont recherchés même si instruire et plaire resteront encore une belle ambition.

    17Il faut prendre ici le terme métamorphose dans le sens d’un changement extraordinaire dans le caractère, même si les illustrateurs, dans leurs dessins, évoquent des changements physiques. Les grenouilles de ces deux histoires se dotent d’un trait humain : la pensée. Elles font l’apprentissage de la vie en communauté, jusqu’à découvrir que c’est l’amour qui est l’unique garant de la cohésion familiale et sociale. Elles revendiquent une part de liberté, qui sous-entend, dans le monde des batraciens, de sauter de manière anarchique et de manger n’importe quoi.

    18Elles discutent et finissent par penser que personne ne peut décider à leur place. Pour faire une chose même très simple, il faut le décider. Elles sont à l’origine de leurs actes, mais se demandent si elles ont aussi choisi d’être ce qu’elles sont. Elles en concluent qu’elles sont à la fois libres subjectivement et non libres objectivement, dans la mesure où elles sont une partie de la nature. Finalement, à force de se questionner, elles finissent par vivre en harmonie. Mais elles devaient répondre à la question : sommes-nous libres ? Grenouilles ordinaires sans ambiguïté, elles avaient répondu oui puisqu’elles pouvaient faire ce qu’elles voulaient. Grenouilles pensantes, elles s’interrogent. Leur volonté est-elle libre ? Peuvent-elles choisir indifféremment, en toute objectivité, quand deux choix se présentent à elles ? De quoi dépend la volonté elle-même ?

    Trouver l’altérité

    19Le basculement grenouille/homme ou l’inverse conduit le plus souvent à la forme définitive, mais ce n’est pas toujours le cas. La mutation reste un mouvement progressif parce qu’elle est associée à la vie et à la rencontre avec l’autre ; la spectaculaire transformation fait découvrir le secret, le caché. Le lecteur apprend peu de choses sur le pourquoi de cet état initial de grenouille ou de crapaud. La cause, une punition ou la nécessité de fuir en se camouflant, reste floue. La métamorphose agit bien comme une métaphore de l’être et du devenir.

    20Les contes avec les batraciens font la part belle aux princes et princesses « enchantés » qu’il faut embrasser pour atteindre l’heureux dénouement du mariage. Cette animalité farouche n’est pas si simple. Dans quelques albums contemporains, le crapaud ou la grenouille devenus des humains peuvent souffrir d’être sous la coupe d’une femme capricieuse qui a déjà épuisé bien des prétendants (Hawyn Oram, Ruth Brown). Alors ils reprennent leur forme et deviennent parfois complices d’un père toujours démuni devant le comportement de sa fille.

    21En général, c’est la part d’humain qui préside à la réussite du couple ; si l’humain se transforme en animal et s’il rencontre un autre humain transformé ou non, chacun retournera à son humanité première et le couple existera. Au contraire, s’il s’agit d’une union entre un animal transformé en humain et un humain l’amour s’avérera impossible. Mais certaines fins conduisent à l’isolement, au célibat, pour l’humain qui choisit par dépit de devenir animal ; dès lors la nature première est si forte que le bonheur devient inaccessible. Certains récits échappent cependant à cette règle en montrant une animalité qui parvient à s’harmoniser avec l’humanité (Le Prince des marais, Marie des grenouilles).

    22Être compagnon d’une sorcière, c’est une situation stable quand on obéit et quand on crache sa bave sans discuter comme au début du récit Le Crapaud perché de Claude Boujon. La situation est plus délicate quand on est l’auxiliaire délaissé par une sorcière qui rêve d’épouser un prince et tente pour cela d’être séduisante. Dans La Sorcière, le Prince et le Crapaud de Globulle, l’auteur enchaîne la description de deux métamorphoses : celle de Barbichette la sorcière et celle de Mambo son crapaud de compagnie. C’est grâce à une potion que Barbichette devient magnifique et se rend au concours de princesses organisé par le prince Fripouille. Faute d’avoir pu se faire aimer par ce dernier, et la potion perdant son effet, elle finit par reprendre son aspect premier. Elle quitte son prince trop narcissique et part à la recherche de son fidèle ami qui va se transformer. Ce dernier saura, en entendant des mots doux, devenir le compagnon de rêve. Ici la métamorphose fait réfléchir sur les sentiments et les éprouve. C’est encore le cas dans Le Bisou magique d’Alan Mets. Tico, petit sourizio-souriceau, maudit sa sœur Lulu et l’envie. Mais il va s’attaquer à Ramona la sorcière grenouillère qui l’a capturée et changée en grenouille. Il embrasse sa cadette. Ce bisou, « le premier de sa vie ! » donné d’un cœur sincère et révélateur de son attachement, met fin à sa jalousie. C’est aussi la métamorphose qui dévoile la force de la fidélité du serviteur à son maître dans « Le Roi grenouille ou Henri de fer ».

    23Le bonheur est peut-être d’être chez soi, tout simplement, avec ses semblables. Dans Prince grenouille d’Alix Berenzy, une simple grenouille tombe amoureuse d’une princesse. Rejetée pour son aspect, elle part à l’aventure sur les conseils de la lune qui lui dit que la beauté n’est qu’une histoire de point de vue. Après bien des épreuves, elle réveille une princesse grenouille et trouve la félicité. Plus que l’amour, c’est l’appartenance à un groupe d’êtres semblables à lui qui attend le héros.

    24Ainsi la quête d’un idéal passe par autant de souffrances qui construisent l’être humain et lui permettent en changeant de peau de se trouver lui-même et par là d’accéder à la reconnaissance de l’autre. Le changement de forme mène de l’apparence à l’être profond. Les héros cherchent à comprendre l’autre et d’autres langages. Homme et femme essaient de se sauver mutuellement.

    La métamorphose, le propre de la vie

    25Dans Petit têtard deviendra grand de Giuliano Ferri, Léo, le héros, grandit de jour en jour et regarde sa queue disparaître, ses pattes pousser. Il est horrifié et s’inquiète auprès de sa maman grenouille qui le rassure en lui expliquant qu’il en aura besoin bientôt. L’histoire reprend d’une façon métaphorique les deuils tels que les décrit Maud Mannoni : le corps qu’on a aimé, les parents chéris et modèles, l’enfant qu’on a été, centre de cet amour. Le premier temps psychique du travail de deuil est l’acceptation de la réalité, à la fois dans sa dimension concrète, matérielle et dans ses implications psychiques, affectives.

    26L’auteur ici, comme d’autres déjà cités, reprend en le modifiant pour sa fiction, un phénomène bien connu des jeunes lecteurs et qui pique leur curiosité. Beaucoup d’animaux ont un cycle vital dans lequel se succèdent deux « formes », ou plus, différentes (chenille et papillon, têtard et grenouille, etc.). Ce changement a généralement une fonction adaptative, permettant aux populations de se multiplier et se disperser, et d’exploiter diverses niches écologiques à des stades différents de leurs cycles. Il les rend également particulièrement vulnérables, notamment dans un environnement perturbé, comme celui auquel de plus en plus d’espèces sont soumises à notre époque du siècle des extinctions. Dans les albums, s’exprime cette idée d’adaptation avec l’acceptation nécessaire des changements qui permet d’être soi. Les récits montrent que les apparences sont parfois trompeuses et que vivre ensemble s’apprend, se choisit aussi. Chacun peut trouver sa place dans une société mais il faut parfois faire l’expérience d’un monde décevant, intolérant, dans lequel il est difficile de communiquer pour construire son jugement.

    27Le changement peut être plus difficile comme dans les pièces de Bruno Castan (Neige écarlate) et de Jean-Claude Grumberg (Marie des grenouilles), qui ont en commun d’être une réécriture du « Roi Grenouille » de Grimm. Marie des grenouilles peut être regardée comme une parodie mais aussi comme une fable philosophique et politique. On y voit mourir un roi qui n’a personne pour lui succéder. Ses deux princesses refusent d’embrasser une grenouille. L’ennemi est aux portes du royaume. Marie des grenouilles, la « souillon des douves », la fille illégitime, doit sauver le pays en trouvant un prince par le même procédé. Le premier, libéré de sa condition de grenouille, se révèle violent et machiste. C’est un sanguinaire dont la devise est « Purifions le monde aquatique ! Une seule race ! Un seul roi ! Une seule grenouille ! » Le deuxième, le Prince Brillant, pacifiste et rusé, loin de vouloir combattre l’ennemi, le reçoit. Pour lui, « Vivez et laissez vivre ! » est un mot d’ordre. Sa stratégie ne fait pas l’unanimité. Toutefois, la paix s’installe jusqu’au jour où le prince, las de voir l’Homme toujours prêt à s’anéantir, veut fuir le monde. Un baiser de Marie et ils retournent ensemble dans le royaume des animaux. Le prince Sanguinaire reprend le pouvoir. Alors, Marie et son compagnon tentent de redevenir humains pour le combattre. Ils reviennent sur la berge. Après s’être embrassés en disant la mauvaise formule, ils se retrouvent avec des corps d’humains et des têtes de batraciens. La Fée va les aider en les transformant en tourterelles. Pour fuir les chasseurs qui les poursuivent et trouver un monde en paix, elle leur donne la forme de pingouins. La glace fond, la fée ne revient pas. Marie est l’héroïne malgré elle d’une quête universelle de la paix dans un pays où les batraciens, comme les hommes, guerroient sans cesse. Dans cette pièce de théâtre, la métamorphose est le propre de la vie. Tout ce qui vit évolue et peut évoluer : le corps, l’esprit, la place de chacun dans son groupe. L’organisation sociale de ce dernier est menacée. Derrière le conte s’affirment un sujet sérieux et une morale politique.

    28À travers les histoires de batraciens, nous retrouvons toutes les conditions de la métamorphose. Elle est subie, involontaire, résultat d’un sortilège. Elle est décidée, choisie, c’est un pouvoir, une aide magique. Elle est presque naturelle mais alors vient s’ajouter un nouvel état de conscience. Elle est initiatique et ponctue certains passages évolutifs de la vie perçus comme des métamorphoses, par exemple l’adolescence.

    29Dans les récits du corpus retenu, la métamorphose en grenouille reste le plus souvent totale, de l’humain à l’animal. Elle est ponctuelle et réversible. Le processus est spontané, car l’urgence de la situation impose l’instantanéité. La métamorphose comme état temporaire subsiste, c’est l’expression brutale et sans appel de la colère et de la punition d’un être supérieur qui frappe ceux qui se sont opposés à lui ou ont voulu rivaliser avec lui. Châtiment, elle peut aussi être irréversible. Quand elle est un don provisoire, c’est la récompense d’une bonne action ou un stratagème de protection utilisé comme moyen de se préserver d’un danger et d’esquiver une poursuite.

    30La métamorphose atténue les effets d’une punition trop sévère et c’est là l’évolution de ce motif. Elle s’inscrit dans un mode de pensée où tout se transforme car c’est le propre de la vie. Elle incarne les pulsions contemporaines. Elle est une expérience intérieure dialectique, entre le bien et le mal, le social et l’individuel, le ça et le surmoi. Elle est l’accès à soi-même. Elle ne pose plus le principe de la morale comme dans les textes anciens qui voulaient que l’homme, déterminé par les dieux, ne dispose pas de son libre arbitre. Ainsi des personnages possèdent en eux ce pouvoir de transformation. D’une certaine manière parmi les personnages-grenouilles retenus, certains véhiculent l’idée que la liberté ne réside pas dans la liberté d’action, soumise à la loi de la causalité, ni dans l’indifférence des choix, mais dans ce que nous sommes.

    31Autour du thème de la métamorphose, dans des œuvres « patrimoniales » et leurs réécritures se constituent une culture commune et des références qui font circuler mythes, légendes et contes. Elles alimentent l’intertextualité. Elles permettent de goûter les transpositions au théâtre, au cinéma, et dans les univers des jeux. Pour cette littérature de jeunesse l’intertextualité ajoute de la connivence entre l’auteur et le lecteur. Elle est le champ des possibles des textes, une mémoire particulière des œuvres.

    Bibliographie

    Corpus des œuvres étudiées

    Alemanno Andréa, Une surprise pour lady Crapette, Officina Italie, 2014.

    Boujon Claude, Le Crapaud perché, L’école des loisirs, 1984.

    Cali Davide, Somà Marco, La reine des grenouilles ne peut pas se mouiller les pieds, Rue du monde, 2013.

    Chiche Alain, Diez Sylvain, Le Roi et la Grenouille, Kaléidoscope, 2012.

    Deos Lydia, Coâ encore ! Point de suspension, 2002.

    Ferri Giuliano, Petit têtard deviendra grand, Minedition, 2013.

    Globulle, La Sorcière, le Prince et le Crapaud, Rageot, 2012.

    Hawyn Oram, Brown Ruth, La grenouille qui refusait d’être princesse, Gallimard, 1999.

    Hellings Colette, De Wolf Alex, Armelle la toute belle, L’école des loisirs, 1994.

    Kimura Ken, Murakami Yasunari, 998 têtards, Autrement, 2008.

    Louchard Antonin, Sur la bouche, Thierry Magnier, coll. « Tête de lard », ou Gallimard-Giboulées, coll. « Aux petits oignons », 2003.

    Magdalena Chatellard Isabelle, Sorcitrouille et Princesse Grenouille, Flammarion, Père Castor, 1999.

    Marchand Anne, Pfeiffer Virginie, Le Grand Livre des grenouilles et des crapauds aussi, Petit à petit, 2010.

    Mathuisieulx (de) Sylvie, Eudes-Pascal Élisabeth, Histoire de Robert, Les 400 Coups, Montréal, 2009.

    Mets Alan, Le Bisou magique, L’école des loisirs, 1995, 2011.

    Raisson Gwendoline, Un petit bisou ?, Lito, 2011.

    Ramos Mario, La Princesse Grenouille, L’école des loisirs, Pastel, 2010.

    Soulières Robert, Gréban Quentin, Le Prince des marais, Les 400 Coups, Montréal, 2009.

    Contes

    Berenzy Alix, Prince grenouille, Les livres du Dragon d’Or, 1991.

    Bloch Muriel, ill. Kosiak Géraldine, Contes de grenouilles, Albin Michel, 2011.

    Complaynt of Scotland (1549), Early English Text Society, London, 1872.

    Dufresne Didier, Contes de Chine, édition Vilo, 2007.

    Etienne Laetitia, Follio-Vrel Rozenn, Mona la petite princesse et la grenouille, Hemma, 2011.

    Grimm Wilhelm et Jakob, Le Roi grenouille et autres contes, Hachette (« Livre de poche »), 2011.

    Leprince de Beaumont (Mme), Perrault Charles, Grimm Wilhelm et Jakob, ill. Julie Faulques, Et la grenouille se transforma en prince, Milan, 2011.

    Olive Guillaume, Contes des peuples de Chine, Éditions Syros, 2003.

    Soupault Ré et Philippe, Histoires merveilleuses des cinq continents, « La femme grenouille », Paris, Seghers, 1985.

    Théâtre (À partir de 10 ans)

    Castan Bruno, Neige écarlate, Éditions théâtrales, 2002.

    Grumberg Jean-Claude, Marie des grenouilles, Actes Sud papiers, 2004.

    Notes de bas de page

    1 Voir celle proposée par les Contes des peuples de Chine, 2003.

    2 Bruno Bettelheim, Psychanalyse des contes de fées, Robert Laffont, 1976, p. 341-378 (chapitre « Le cycle du fiancé animal dans les contes de fées »). Voir plus bas le texte de Christine Prévost.

    3 Sur ce thème du retour au principe de réalité, on peut citer également l’album de Claude Boujon, Pauvre Verdurette (L’école des loisirs, 1993), qui conclut : « On n’embrasse plus les grenouilles, de nos jours. »

    Auteur

    • Anne-Marie Rabany

      Médiadix, Université de Paris Ouest-La Défense

    Précédent Suivant
    Table des matières

    Le texte seul est utilisable sous licence Licence OpenEdition Books. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont « Tous droits réservés », sauf mention contraire.

    Voir plus de livres
    Livres de poème(s) et poème(s) en livres pour la jeunesse aujourd’hui

    Livres de poème(s) et poème(s) en livres pour la jeunesse aujourd’hui

    Christine Boutevin

    2018

    Être une fille, un garçon dans la littérature pour la jeunesse (2)

    Être une fille, un garçon dans la littérature pour la jeunesse (2)

    Europe 1850-2014

    Christiane Connan-Pintado et Gilles Béhotéguy (dir.)

    2017

    Fictions historiques pour la jeunesse en France et au Québec

    Fictions historiques pour la jeunesse en France et au Québec

    Brigitte Louichon et Sylvain Brehm (dir.)

    2016

    Littérature de jeunesse au présent

    Littérature de jeunesse au présent

    Genres littéraires en question(s)

    Christiane Connan-Pintado et Gilles Béhotéguy (dir.)

    2015

    Être une fille, un garçon dans la littérature pour la jeunesse

    Être une fille, un garçon dans la littérature pour la jeunesse

    France 1945-2012

    Christiane Connan-Pintado et Gilles Béhotéguy (dir.)

    2014

    Les catéchismes et les littératures chrétiennes pour l’enfance en Europe

    Les catéchismes et les littératures chrétiennes pour l’enfance en Europe

    Mariella Colin (dir.)

    2014

    Métamorphoses en culture d’enfance et d’adolescence

    Métamorphoses en culture d’enfance et d’adolescence

    Questions de genres

    Anne-Marie Mercier-Faivre et Dominique Perrin (dir.)

    2020

    Littérature de jeunesse au présent (2)

    Littérature de jeunesse au présent (2)

    Genres graphiques en question(s)

    Christiane Connan-Pintado et Gilles Béhotéguy (dir.)

    2020

    Des Compagnons de la Croix-Rousse aux Six Compagnons

    Des Compagnons de la Croix-Rousse aux Six Compagnons

    Une série policière pour la jeunesse (1961-1978)

    Anne-Marie Mercier-Faivre et François Quet (dir.)

    2022

    Peut-on tout leur dire ?

    Peut-on tout leur dire ?

    Formes de l’indicible en littérature jeunesse

    Tonia Raus et Sébastian Thiltges (dir.)

    2024

    Médiations pour la littérature de jeunesse au XXIe siècle

    Médiations pour la littérature de jeunesse au XXIe siècle

    Enjeux et pratiques

    Lydie Laroque et Virginie Tellier (dir.)

    2024

    Littérature enfantine et communisme

    Littérature enfantine et communisme

    L'exemple de L'École de la nation

    Patricia Richard-Principalli

    2023

    Voir plus de livres
    1 / 12
    Livres de poème(s) et poème(s) en livres pour la jeunesse aujourd’hui

    Livres de poème(s) et poème(s) en livres pour la jeunesse aujourd’hui

    Christine Boutevin

    2018

    Être une fille, un garçon dans la littérature pour la jeunesse (2)

    Être une fille, un garçon dans la littérature pour la jeunesse (2)

    Europe 1850-2014

    Christiane Connan-Pintado et Gilles Béhotéguy (dir.)

    2017

    Fictions historiques pour la jeunesse en France et au Québec

    Fictions historiques pour la jeunesse en France et au Québec

    Brigitte Louichon et Sylvain Brehm (dir.)

    2016

    Littérature de jeunesse au présent

    Littérature de jeunesse au présent

    Genres littéraires en question(s)

    Christiane Connan-Pintado et Gilles Béhotéguy (dir.)

    2015

    Être une fille, un garçon dans la littérature pour la jeunesse

    Être une fille, un garçon dans la littérature pour la jeunesse

    France 1945-2012

    Christiane Connan-Pintado et Gilles Béhotéguy (dir.)

    2014

    Les catéchismes et les littératures chrétiennes pour l’enfance en Europe

    Les catéchismes et les littératures chrétiennes pour l’enfance en Europe

    Mariella Colin (dir.)

    2014

    Métamorphoses en culture d’enfance et d’adolescence

    Métamorphoses en culture d’enfance et d’adolescence

    Questions de genres

    Anne-Marie Mercier-Faivre et Dominique Perrin (dir.)

    2020

    Littérature de jeunesse au présent (2)

    Littérature de jeunesse au présent (2)

    Genres graphiques en question(s)

    Christiane Connan-Pintado et Gilles Béhotéguy (dir.)

    2020

    Des Compagnons de la Croix-Rousse aux Six Compagnons

    Des Compagnons de la Croix-Rousse aux Six Compagnons

    Une série policière pour la jeunesse (1961-1978)

    Anne-Marie Mercier-Faivre et François Quet (dir.)

    2022

    Peut-on tout leur dire ?

    Peut-on tout leur dire ?

    Formes de l’indicible en littérature jeunesse

    Tonia Raus et Sébastian Thiltges (dir.)

    2024

    Médiations pour la littérature de jeunesse au XXIe siècle

    Médiations pour la littérature de jeunesse au XXIe siècle

    Enjeux et pratiques

    Lydie Laroque et Virginie Tellier (dir.)

    2024

    Littérature enfantine et communisme

    Littérature enfantine et communisme

    L'exemple de L'École de la nation

    Patricia Richard-Principalli

    2023

    Accès ouvert

    Accès ouvert freemium

    ePub

    PDF

    PDF du chapitre

    Fourni par Brepols Publishers

    Acheter

    Édition imprimée

    • amazon.fr
    • decitre.fr
    • mollat.com
    • leslibraires.fr
    • placedeslibraires.fr
    • lcdpu.fr

    1 Voir celle proposée par les Contes des peuples de Chine, 2003.

    2 Bruno Bettelheim, Psychanalyse des contes de fées, Robert Laffont, 1976, p. 341-378 (chapitre « Le cycle du fiancé animal dans les contes de fées »). Voir plus bas le texte de Christine Prévost.

    3 Sur ce thème du retour au principe de réalité, on peut citer également l’album de Claude Boujon, Pauvre Verdurette (L’école des loisirs, 1993), qui conclut : « On n’embrasse plus les grenouilles, de nos jours. »

    Métamorphoses en culture d’enfance et d’adolescence

    X Facebook Email

    Métamorphoses en culture d’enfance et d’adolescence

    Ce livre est diffusé en accès ouvert freemium. L’accès à la lecture en ligne est disponible. L’accès aux versions PDF et ePub est réservé aux bibliothèques l’ayant acquis.

    Suggérer l’acquisition à votre bibliothèque

    Si vous avez des questions, vous pouvez nous écrire à access[at]openedition.org

    Métamorphoses en culture d’enfance et d’adolescence

    Vous pouvez suggérer l’acquisition de ce livre numérique à Brepols Publishers en utilisant le formulaire ci-dessous. Les champs suivis de (*) sont obligatoires.

    Veuillez, s’il vous plaît, remplir tous les champs.

    La syntaxe de l’email est incorrecte.

    Référence numérique du chapitre

    Format

    Rabany, A.-M. (2020). La métamorphose de la grenouille et du crapaud : un regard panoramique sur la littérature d’enfance et de jeunesse. In A.-M. Mercier-Faivre & D. Perrin (éds.), Métamorphoses en culture d’enfance et d’adolescence. Pessac: Presses Universitaires de Bordeaux. https://doi.org/10.4000/books.pub.44490
    Rabany, Anne-Marie. « La métamorphose de la grenouille et du crapaud : un regard panoramique sur la littérature d’enfance et de jeunesse ». In Métamorphoses en culture d’enfance et d’adolescence, édité par Anne-Marie Mercier-Faivre et Dominique Perrin. Pessac: Presses Universitaires de Bordeaux, 2020. doi:10.4000/books.pub.44490.
    Rabany, Anne-Marie. « La métamorphose de la grenouille et du crapaud : un regard panoramique sur la littérature d’enfance et de jeunesse ». Métamorphoses en culture d’enfance et d’adolescence, édité par Anne-Marie Mercier-Faivre et Dominique Perrin, Presses Universitaires de Bordeaux, 2020, https://doi.org/10.4000/books.pub.44490.

    Référence numérique du livre

    Format

    Mercier-Faivre, A.-M., & Perrin, D. (éds.). (2020). Métamorphoses en culture d’enfance et d’adolescence. Pessac: Presses Universitaires de Bordeaux. https://doi.org/10.4000/books.pub.44410
    Mercier-Faivre, Anne-Marie, et Dominique Perrin, éd. Métamorphoses en culture d’enfance et d’adolescence. Pessac: Presses Universitaires de Bordeaux, 2020. doi:10.4000/books.pub.44410.
    Mercier-Faivre, Anne-Marie, et Dominique Perrin, éditeurs. Métamorphoses en culture d’enfance et d’adolescence. Presses Universitaires de Bordeaux, 2020, https://doi.org/10.4000/books.pub.44410.
    Compatible avec Zotero Zotero

    1 / 3

    Presses Universitaires de Bordeaux

    Presses Universitaires de Bordeaux

    • Mentions légales
    • Plan du site
    • Se connecter

    Suivez-nous

    • Facebook
    • LinkedIn
    • Instagram
    • X
    • Flux RSS

    URL : http://www.pub-editions.fr

    Email : pub@u-bordeaux-montaigne.fr

    OpenEdition
    • Candidater à OpenEdition Books
    • Connaître le programme OpenEdition Freemium
    • Commander des livres
    • S’abonner à la lettre d’OpenEdition
    • CGU d’OpenEdition Books
    • Accessibilité : partiellement conforme
    • Données personnelles
    • Gestion des cookies
    • Système de signalement