Préambule
Texte intégral
1Gérard Peylet est un homme fidèle. Fidèle d’abord à une ville fondatrice, Limoges, dont il a coutume de dire qu’elle est la plus belle du monde. Il y a fait ses études supérieures, y a enseigné le français à des élèves de collège et lycée pendant presque une décennie, avant d’y débuter dans la carrière universitaire comme maître de conférences en 1983. Homme fidèle, de surcroît, sur le plan universitaire. C’est en effet à l’Université Michel de Montaigne – Bordeaux 3, renommée depuis Bordeaux Montaigne, que se déploie la plus grande partie de sa carrière. Cette fidélité à toute épreuve est confirmée par l’attachement de Gérard Peylet au Centre de recherche le LAPRIL (Laboratoire Pluridisciplinaire de Recherches sur l’Imaginaire Appliquées à la Littérature) dont il devient le directeur en 1999 en œuvrant à assurer la continuité avec son prédécesseur, le Professeur Claude-Gilbert Dubois. De la direction de la collection « Eidôlon » en passant par la responsabilité des colloques du Maine-Giraud jusqu’à la présidence de l’ARDUA (Association Régionale des Diplômés des Universités d’Aquitaine) depuis juillet 2011, il aime à inscrire son action dans la durée en fondant ses projets sur des amitiés universitaires fortes, comme celle qui le lie avec Peter Kuon et qui a rendu possible un partenariat pérenne avec l’Université de Salzbourg.
2Gérard Peylet a sillonné inlassablement les écritures du XIXe siècle, entre la période romantique (publiant les Lettres à sa mère d’Edgar Quinet, et nombre d’articles), et la littérature fin de siècle à laquelle il a consacré en 1974 sa thèse d’État (L’artifice dans la littérature fin de siècle), puis divers volumes et études. Cette constance n’exclut pourtant pas l’ouverture d’un être à l’imaginaire décloisonné. Il a su ainsi, sans pour autant désavouer ni George Sand ni les enfants du décadentisme, accueillir et guider des travaux étrangers à ces territoires, et élargir son propre champ de recherche aux écritures actuelles comme celle d’Isabelle Hausser, Florence Delay ou encore Pascal Quignard. Toutefois, quand l’esprit vagabonde sur les pas de Barbey ou de Huysmans, ou s’aventure dans des sphères plus insolites, l’ancrage limousin demeure. Preuve en est la dévotion indéfectible de Gérard Peylet au poète Joseph Rouffanche, le méconnu, l’intime, l’enraciné. D’où son immense honneur d’être devenu, depuis mai 2015, Président de l’ARAL (Association régionale des Amis du Limousin), son nouveau foyer d’activités.
3Fidélité, continuité, donc, deux maîtres-mots d’un cursus universitaire tout entier consacré aux autres, aux étudiants, aux doctorants en particulier. Deux maîtres-mots qui en induisent un dernier : celui de passeur. En effet, ce qui caractérise nettement Gérard Peylet demeure cet insatiable désir de passer le témoin aux autres, pour faire partager une passion et en assurer la perpétuation renouvelée. Les contributeurs de ce volume pourraient témoigner du soutien sans faille avec lequel ce directeur de thèse, ce collègue (au sens fort), les a accompagnés sur la voie de la recherche littéraire.
Auteurs
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Agnès Lhermitte
EA 4593 CLARE
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Antony Soron
EA 4593 CLARE
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