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    Presses Universitaires de Bordeaux
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    Plan

    Plan détaillé Texte intégral Concevoir des systèmes forestiers productifs durables dans un environnement sous contraintes Développer le rôle fonctionnel de la biodiversité dans les itinéraires sylvicoles et l’aménagement forestier Étudier et comprendre les déterminants économiques, sociaux et environnementaux de la transition énergétique Développer les synergies entre acteurs et diversifier les plateformes de recherche et d’innovation Recherches d’hier et de demain Notes de bas de page

    Forêts d’hier et de demain

    Ce livre est recensé par

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    Table des matières

    Conclusion et perspectives

    p. 209-213

    Texte intégral Concevoir des systèmes forestiers productifs durables dans un environnement sous contraintes Développer le rôle fonctionnel de la biodiversité dans les itinéraires sylvicoles et l’aménagement forestier Étudier et comprendre les déterminants économiques, sociaux et environnementaux de la transition énergétique Développer les synergies entre acteurs et diversifier les plateformes de recherche et d’innovation Recherches d’hier et de demain Notes de bas de page

    Texte intégral

    1L’avancée des sciences de l’environnement au sens large ainsi que de nombreux facteurs politiques, économiques et humains décrits dans cette chronique ont contribué au développement du campus de recherche et d’innovation Forêt-Bois de Cestas-Pierroton au cours des cinquante dernières années, et plus largement à l’émergence d’une communauté scientifique régionale dense, diverse, reconnue au plan national et international. Cette communauté s’est délibérément tournée vers le transfert, l’innovation et la recherche-action en partenariat étroit avec les acteurs de l’enseignement et les acteurs socio-économiques de la forêt et de ses filières en Aquitaine, au premier rang desquelles la filière bois et le massif forestier des Landes de Gascogne.

    2Les interrogations multiples sur l’évolution et l’avenir des forêts et des filières bois, ainsi que des recherches qui y contribuent, marquent le temps présent au rythme des crises économiques et des événements climatiques extrêmes qui se sont succédé ces dernières années, ainsi que des transitions annoncées, qu’elles soient énergétiques ou écologiques. Ces interrogations se sont traduites depuis la tempête Klaus en 2009 par de nombreuses initiatives en termes d’études et de recherches portées par l’État ou les collectivités territoriales ou les acteurs de la filière : expertise scientifique massif des Landes de Gascogne, exercices de prospective, études sur le devenir de la ressource forestière, sur les impacts des changements climatiques, recherches sur l’adaptation aux changements globaux et sur la gestion intégrée de risques multiples, etc.

    3Plusieurs trajectoires d’évolution des recherches peuvent être envisagées et sont présentées ici en guise de conclusion. Sont ainsi mis en exergue des problématiques sur l’adaptation des écosystèmes, des territoires et des ressources aux changements globaux, et la viabilité des systèmes productifs face à ces changements. L’ensemble des recherches et thématiques mentionnées n’est pas exhaustif, mais s’accompagnera pour être pleinement efficace d’un renforcement de la mutualisation des démarches et des approches pluridisciplinaires. S’y ajouteront de nouveaux partenariats scientifiques et des connaissances complémentaires sur le fonctionnement écologique, les services écosystémiques, les bioproduits et la bioéconomie, et des collaborations soutenues avec les acteurs socio-économiques, pour faire émerger des innovations technologiques, environnementales ou sociales permettant d’adapter territoires et filières aux enjeux du futur.

    Concevoir des systèmes forestiers productifs durables dans un environnement sous contraintes

    4Secteurs à l’interface des enjeux sociétaux et environnementaux liés aux changements globaux, la forêt et l’agriculture sont notamment appelées à produire plus de biomasse et de services environnementaux (stockage de carbone, maintien de la biodiversité…) tout en préservant les ressources naturelles (eau, air, sol) et en s’adaptant au changement climatique. Ces attentes ne sont pas propres aux Landes de Gascogne et aux espaces forestiers aquitains, et les transformations à l’œuvre sur ces territoires ne sont pas les premiers arguments justifiant la conception de tels systèmes productifs durables. Mais l’impact attendu du changement climatique, la fragilité des milieux naturels landais, la pression de l’urbanisation et l’emprise de l’agriculture et de la forêt sur ce territoire rendent particulièrement prégnants ces enjeux. Dans ce contexte, seront poursuivies et amplifiées les recherches sur les cycles biogéochimiques et les bilans environnementaux des systèmes productifs, sur les pins du futur et les espèces forestières adaptées à la production de biomasse, ainsi que sur la gestion durable des forêts cultivées, afin de renouveler les techniques et pratiques en phase avec ces contraintes environnementales et ces exigences sociétales (sylviculture à haute qualité environnementale). Sur l’eau, enjeu particulièrement sensible, le déploiement de ces orientations de recherche permettra de mieux appréhender les interactions entre le fonctionnement hydrogéologique (surtout les nappes superficielles), les besoins des systèmes productifs et ceux liés aux autres usages (urbains, industriels…). Ces objectifs justifieront notamment de faire appel à des approches d’évaluation, de modélisation et de monitoring. Cela suppose également d’accroître les connaissances scientifiques sur les services rendus par les forêts de plantation pour répondre aux objectifs d’atténuation du changement climatique et d’en proposer des indicateurs opérationnels et des outils de valorisation socio-économiques. Des approches intégrées multidisciplinaires associant les chercheurs à toutes les parties prenantes seront aussi renforcées.

    Développer le rôle fonctionnel de la biodiversité dans les itinéraires sylvicoles et l’aménagement forestier

    5L’impact des tempêtes et des attaques parasitaires qui les ont suivies (avec de plus la menace de développement d’espèces invasives, telle le nématode du pin), l’augmentation de la gravité des épisodes de sécheresse et des risques d’incendies, mais également les fragmentations inhérentes à l’urbanisation ou encore les attentes liées à l’accueil du public et aux services environnementaux1 sont autant de processus qui invitent à repenser la gestion des forêts. Dans ce contexte, les programmes de recherche menés en écologie des communautés et des paysages, notamment sur le rôle de la biodiversité dans l’amélioration des services écosystémiques et de la résilience des forêts face aux aléas, contribuent à poser les bases d’une nouvelle ingénierie de l’aménagement forestier permettant de réduire la vulnérabilité des peuplements forestiers à travers des aménagements concertés à l’échelle des parcelles, des paysages ou des écosystèmes. Cela suppose d’accroître les connaissances et les recherches sur les interactions entre les différents écosystèmes présents au niveau régional, sur l’analyse et la gestion intégrée des risques (abiotiques et biotiques) et sur l’évaluation systémique, pluridisciplinaire et à différentes échelles (unité de gestion, bassin-versant…) des bénéfices et des impacts de ces processus fonctionnels sur la gestion des forêts.

    Étudier et comprendre les déterminants économiques, sociaux et environnementaux de la transition énergétique

    6Les débats internationaux sur les conséquences du réchauffement climatique se traduisent par des objectifs ambitieux de réduction des énergies primaires et de diversification du bouquet énergétique vers les énergies renouvelables. Mais les trajectoires permettant d’articuler ces visions quantifiées à des futurs soutenables restent encore largement à explorer. En premier lieu, il est nécessaire de renforcer les recherches sur de nouvelles technologies de valorisation énergétique et chimique de la biomasse ligno-cellulosique conciliant durabilité et haute performance dans une logique d’économie circulaire et de couplage des systèmes de production et de transformation sylvo-industriels. Dans cette perspective, la disponibilité des ressources biomasse mobilisables, la pérennité des approvisionnements, mais également la rentabilité économique des systèmes techniques adoptés constituent des problématiques à part entière. Mais le déploiement de la transition énergétique, qui croise et met en tension des cadrages réglementaires, des normes techniques, des incitations économiques et des réseaux d’acteurs à différentes échelles (transnationale, nationale, régionale, locale), pose également de nombreux enjeux territoriaux, tant en termes de composition du mix énergétique (biomasse, photovoltaïque, géothermal, éolien…), de concurrences d’usages, de changements paysagers et de durabilités environnementales que d’innovations organisationnelles. Il s’agira donc d’analyser la manière dont le développement des énergies renouvelables recompose les systèmes sociotechniques et les territoires.

    Développer les synergies entre acteurs et diversifier les plateformes de recherche et d’innovation

    7La nécessité de tenir compte des ancrages territoriaux et des spécificités locales afin de conjuguer territoires et innovations au sein de réseaux et de partenariats entre acteurs n’est pas une problématique nouvelle. Les reconfigurations du tissu sylvo-industriel et l’essor des attentes territoriales invitent ainsi à envisager et construire d’autres systèmes d’innovations articulant les différents acteurs pour répondre aux nouveaux enjeux, y compris territoriaux. Cela suppose notamment de développer et de diversifier les partenariats et les démarches de recherche-action afin de maintenir une ouverture dans les trajectoires d’innovation et d’être en capacité d’anticiper et de faire face à de nouvelles questions de recherche.

    Recherches d’hier et de demain

    8Ci-dessus se dresse un tableau quasi exhaustif des futures orientations de recherche, calées sur plusieurs scénarios du futur. À l’issue de ce survol historique, nous espérons que cet ouvrage offre un horizon assez limpide des enjeux et défis, auxquels sera exposée la communauté scientifique en Aquitaine. Mais qu’en est-il de la mise en œuvre de ces recherches ? Le contexte sera-t-il tout aussi favorable qu’il le fut durant ces dernières décennies ? Plusieurs éléments, confortés par les rappels historiques de cet ouvrage, tempèrent un peu cet excès de confiance. Il y a tout d’abord la versatilité des sources et des priorités de financement de la recherche. C’est un état de fait, qui s’est progressivement imposé au cours des cinquante dernières années, allant depuis un appui récurrent et à long terme au début des années 1960, vers un financement plus compétitif et à court terme aujourd’hui. On peut le déplorer, mais il y a peu de chances que les modes de financement évoluent vers une pérennité plus rassurante. Il y a ensuite l’incertitude aussi écologique qu’économique qui pèse sur les forêts et leurs utilisations. Là encore, les dernières décennies nous rappellent combien les attentes et services écosystémiques des forêts se sont amplifiés, pour ne pas dire dans certains cas opposés. De la même manière, les réponses des forêts aux changements environnementaux, eux-mêmes incertains, incitent à une plus grande prudence. Il y a enfin les leçons du passé, dont cet ouvrage est un témoignage saisissant et qui nous montrent que les orientations de recherches résultent souvent de décisions opportunistes en réponse à des contingences factuelles – climatiques, sanitaires, voire économiques ou politiques. Comment garantir dès lors qu’une recherche solide et efficace dans le domaine forestier puisse se développer et se maintenir, en dépit de toutes les ambiguïtés et incertitudes qui subsistent ? Il n’y a pas de solution miracle à cette question, mais ce bilan historique incite au renforcement de trois éléments qui permettront de sécuriser sinon de stabiliser l’avenir :

    9– Le premier concerne la consolidation des recherches de nature cognitive – pour ne pas dire fondamentale – sur l’arbre, la forêt, l’écosystème forestier et le matériau bois. Ces quatre composantes sont devenues, au niveau mondial et au sein de la communauté scientifique au sens large, des éléments de référence en recherche. Ce n’était pas le cas il y a cinquante ans, mais c’est clairement le cas aujourd’hui comme en témoignent les publications actuelles dans les plus grands journaux scientifiques. La recherche forestière en Aquitaine a contribué à cette reconnaissance internationale, dans différentes disciplines. En maintenant l’ambition à ce niveau, elle pourra elle-même devenir référence, et consolider son assise et sa durabilité.

    10– Le second élément concerne le maintien et le renforcement des liens et échanges réciproques entre la recherche et le tissu socio-économique. Ces liens ont toujours été très étroits en Aquitaine, et l’histoire de la recherche forestière résumée dans cet ouvrage en est l’illustration. Elle a toujours su trouver les outils ou organes pour maintenir ces liens, au travers de montage d’associations, groupements d’intérêt scientifique ou pôles de compétitivité. Il lui appartient désormais de faire appel à autant d’inventivité, à l’heure où la spécialisation et l’excellence scientifique revendiquées par les organismes de recherche et d’enseignement supérieur pourraient aboutir à ces attitudes plus centrifuges. Le couplage recherche cognitive et appliquée est garant de succès pour la recherche et les utilisateurs de la recherche.

    11– Le troisième concerne l’intégration entre recherche et enseignement supérieur. Là encore, les rapprochements et initiatives de ces dernières années en Aquitaine méritent d’être poursuivis. L’intégration est garante d’un transfert plus rapide des connaissances, et d’un intéressement plus précoce des jeunes à la recherche. Par ailleurs, l’enseignement supérieur dans le domaine de la forêt, de ses produits et services gagnerait à être renforcé en France à l’heure où plus de technicité est demandée aux ingénieurs et techniciens pour une gestion multifonctionnelle plus complexe des forêts couplée au développement des filières de valorisation. Ce n’est pas le cheminement qui a été pris au niveau national avec la suppression de la formation des ingénieurs forestiers à Nancy. Mais c’est une opportunité historique à prendre en Aquitaine. Elle est à bénéfice réciproque pour la recherche et l’enseignement.

    12Ces trois incitations devraient non seulement contribuer à la durabilité du dispositif de recherche forestière en Aquitaine, mais également favoriser une meilleure résilience de la recherche à l’inévitable occurrence de contraintes non prévisibles. La résilience des forêts et du secteur forestier au changement climatique est une question d’actualité, la résilience de la recherche forestière au contexte socioéconomique devient notre propre préoccupation. C’est la leçon de ces cinquante dernières années.

    Pierroton vu d’ailleurs
    Au fil des décennies, le rayonnement de l’INRA de Pierroton s’est progressivement étendu au-delà de la sphère nationale, et les recherches qui y sont menées attirent aujourd’hui des chercheurs du monde entier, à en juger par le nombre et l’origine des visiteurs. Ce succès est le fruit du dynamisme de ses équipes et de ses chercheurs, mais sans doute aussi de l’attrait de son site.
    Au plan national, en partenariat avec le ministère de l’Agriculture, l’INRA Cestas a joué un rôle important et prolongé dans le fonctionnement de la section arbres forestiers du CTPS (Comité Technique Permanent de la Sélection des plantes cultivées) chargé de définir l’appareil législatif et réglementaire à appliquer à la récolte et au commerce des matériels forestiers de reproduction (graines, plants, boutures). Il en a été de même dès le début (en coopération avec le CEMAGREF * et l’ONF* principalement) pour le programme de vergers à graines de l’État (incluant le pin maritime, mais aussi les autres espèces forestières).
    À travers la participation active des chercheurs de Pierroton au niveau d’instance et d’initiatives européennes et internationales, le site a acquis au fil des décennies une visibilité particulière. On peut citer en premier lieu la participation active des chercheurs de l’INRA-Cestas au fonctionnement des groupes de travail de l’IUFRO (Union Internationale des Instituts de Recherches Forestières), notamment pour ce qui concerne les groupes sur la génétique et l’amélioration des arbres forestiers, la santé des forêts, la sylviculture ou l’environnement forestier. Plusieurs de ses chercheurs ont animé et animent encore les groupes de travail de l’IUFRO ou en coordonnent les divisions et participent à la gouvernance de cette organisation internationale.
    Grâce à son implication dans la préparation de la première conférence ministérielle sur la protection des forêts, à Strasbourg en 1990, puis à Helsinki en 1992, Michel Arbez a joué un rôle clé dans le montage d’un réseau européen de conservation des ressources génétiques forestières (EUFORGEN*) aujourd’hui piloté par BIOVERSITY (ex IPGRI*) sous l’égide de la FAO*.
    Au titre du rayonnement du site, on peut également citer l’écho qu’ont suscité certains congrès internationaux, dont l’INRA Pierroton fut l’organisateur principal. Certains d’entre eux sont devenus des références. On peut évoquer à cet égard :
    – Le congrès IUFRO*, « Advanced Generation Breeding », organisé en juin 1976 à Bordeaux. Il a notamment jeté les bases des stratégies de sélection génétique sur plusieurs générations des espèces forestières à croissance rapide.
    – Le congrès IUFRO, « Genetics of oaks », organisé à l’Arboretum des Barres en septembre 1991, a été fondateur pour la coopération européenne pour l’étude paneuropéenne de la diversité génétique des chênes.
    – Le congrès IUFRO (division 7), « Physiology and Genetics of Tree-Phytophages Interactions », qui s’est tenu à Gujan-Mestras du 31 août au 5 septembre 1997.
    – Le congrès « Wood Breeding Biotechnology and Industrial Expectations », organisé à Bordeaux du 11 au 14 juin 2001, conjointement par l’INRA, l’AFOCEL*, le CTBA*, le Conseil régional d’Aquitaine et Smurfit, avec l’appui de l’Europe sous forme de mesure d’accompagnement. Ce colloque fit le point sur l’utilisation des biotechnologies et de la biologie moléculaire en amélioration des arbres forestiers.
    – Le congrès DYGEN, « Diversity and conservation of genetic diversity in forest ecosystems », qui s’est tenu au Parlement européen à Strasbourg en décembre 2002 et a été organisé par la Station de recherches forestières de l’INRA Pierroton. En faisant le point sur vingt ans de recherche collaborative en génétique écologique des arbres, il a permis de jeter les bases du réseau d’Excellence EVOLTREE*.
    – Le congrès IUFRO (Division 8), « Biodiversity and Conservation Biology in Plantation Forests », qui a eu lieu du 26 au 29 avril 2005, à Bordeaux.
    – Le congrès mondial « International Congress on Planted Forests », organisé par EFI ATLANTIC et INRA Pierroton en mai 2013 en collaboration avec IUFRO (Divisions 7 et 8), FAO*, USSE* et qui a débouché sur la mise en place d’une initiative de coopération internationale sur la durabilité des forêts de plantation dans le cadre de l’IUFRO.

    Visiteurs étrangers sur le site de Pierroton
    Le site de Pierroton a accueilli 178 visiteurs étrangers (chercheurs, doctorants, post-doctorants) ayant séjourné plus de trois mois pendant la période 2000 à 2013, soit en moyenne plus d’une douzaine par an. Ce nombre, ainsi que l’origine des visiteurs, traduit une attractivité quasi universelle du site de Pierroton, puisque tous les continents sont représentés. On remarquera tout particulièrement l’attractivité vis-à-vis des pays du Sud, et notamment de l’Amérique Latine, à la suite de plusieurs projets collaboratifs bilatéraux avec des institutions de recherches du Chili, de l’Argentine, du Mexique et du Brésil. L’Europe occupe évidemment une place privilégiée, en réponse notamment aux multiples projets collaboratifs soutenus par l’Union Européenne. Enfin l’attractivité est également perceptible avec les pays développés (Chine et Japon pour l’Asie, USA et Canada pour l’Amérique du Nord).

    Image

    Les publications, indicateur de la production scientifique et de la notoriété du site
    Une recherche bibliométrique dans les bases de données bibliographiques du Web of Science, du Commonwealth Agricultural Bureau, et de Prodinra, couvrant la période 1952 à 2014, a comptabilisé 1 292 publications, signées par des chercheurs du site de Pierroton. Alors que le nombre d’articles publiés par an était en moyenne inférieur à une dizaine avant 1990, il a considérablement augmenté par la suite. Ces dernières années, ce chiffre avoisine 75, en réponse à l’augmentation de l’effectif des chercheurs, à la diversification des thèmes de recherches et des revues scientifiques portant sur la forêt, et au rôle de plus en plus prégnant des publications dans la carrière des chercheurs.
    77 % des articles publiés traitent de sujets relatifs à 4 grands champs de recherche (foresterie : 19 % des articles ; écologie : 22 % ; génétique et évolution : 11 % ; biologie et physiologie de l’arbre : 15 %). En matière d’espèces forestières, 35 % des articles concernent les pins, 16 % les chênes, 6 % les autres espèces, 43 % des articles ne font pas référence à une espèce en particulier ou traitent de sujets génériques.
    42,6 % des articles publiés à ce jour sont cosignés par des auteurs issus d’institutions de pays étrangers. Ce chiffre témoigne de l’importance des collaborations internationales maintenues par les chercheurs de Pierroton. Presque la moitié des publications associe des chercheurs de Pierroton à des collègues étrangers ! Soixante-neuf pays différents sont concernés par ces collaborations, qui sont réparties sur l’ensemble des 5 continents.
    Trois quarts des articles cosignés par des auteurs de pays étrangers associent des auteurs issus d’une quinzaine de pays, dans l’ordre : USA (10 % des articles cosignés), Italie, Grande-Bretagne, Allemagne, Espagne, Belgique, Canada, Autriche, Portugal, Suisse, Pays-Bas, Suède, Australie, Finlande, Nouvelle-Zélande (3 % des articles cosignés). Il s’agit de pays développés à économie de marché de la zone tempérée, dans lesquels les forêts occupent une place importante dans l’économie nationale.

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    Évolution du nombre d’articles publiés par an et signés par des auteurs issus du site de Pierroton

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    Répartition des pays dont sont issus les coauteurs d’articles signés par des chercheurs du site de Pierroton.

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    Incendie de forêt de juillet 2015 à St-Jean-d’Illac (© T.Auly).

    Notes de bas de page

    1 Mise en place d’un fond carbone régional mais aussi présence d’une clause « biodiversité » dans les circulaires de reboisement qui permet de financer jusqu’à 30 % de la superficie gérée dans un but de diversification ou de conservation et incite donc à introduire plus de diversité dans le choix des reboisements des propriétés.

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    1 Mise en place d’un fond carbone régional mais aussi présence d’une clause « biodiversité » dans les circulaires de reboisement qui permet de financer jusqu’à 30 % de la superficie gérée dans un but de diversification ou de conservation et incite donc à introduire plus de diversité dans le choix des reboisements des propriétés.

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    Arbez, M., Carnus, J.-M., & Kremer, A. (éds.). (2017). Conclusion et perspectives. In Forêts d’hier et de demain. Pessac: Presses Universitaires de Bordeaux. https://doi.org/10.4000/books.pub.399
    Arbez, Michel, Jean-Michel Carnus, et Antoine Kremer, éd. « Conclusion et perspectives ». In Forêts d’hier et de demain. Pessac: Presses Universitaires de Bordeaux, 2017. doi:10.4000/books.pub.399.
    Arbez, Michel, et al., éditeurs. « Conclusion et perspectives ». Forêts d’hier et de demain, Presses Universitaires de Bordeaux, 2017, https://doi.org/10.4000/books.pub.399.

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    Arbez, M., Carnus, J.-M., & Kremer, A. (éds.). (2017). Forêts d’hier et de demain. Pessac: Presses Universitaires de Bordeaux. https://doi.org/10.4000/books.pub.324
    Arbez, Michel, Jean-Michel Carnus, et Antoine Kremer, éd. Forêts d’hier et de demain. Pessac: Presses Universitaires de Bordeaux, 2017. doi:10.4000/books.pub.324.
    Arbez, Michel, et al., éditeurs. Forêts d’hier et de demain. Presses Universitaires de Bordeaux, 2017, https://doi.org/10.4000/books.pub.324.
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