Le paysage dans le roman d’Isabelle Hausser : La Chambre sourde
p. 113-120
Note de l’éditeur
Remarque : Les références à La Chambre sourde seront indiquées entre parenthèses, au fil du texte. Isabelle Hausser La Chambre sourde, Livre de poche, 2004.
Texte intégral
1Gabriel, personnage central du roman d’Isabelle Hausser : La Chambre sourde, se dispose à écrire un roman provisoirement intitulé « Le mariage de Balzac ». Pour ce faire, il compte aller en Ukraine sur les traces de Madame Hanska (p. 208), aller voir Wierzschownia. Il a besoin de vues du vieux Kiev (p. 45). En un mot, connaître les lieux essentiels, témoins de la vie de ses personnages, les exposer, les représenter, en particulier, cela va de soi, par des paysages, semble important à Gabriel.
2En est-il ainsi pour Isabelle Hausser qui a engendré Gabriel ?
3Je m’intéresse au paysage présenté par Isabelle Hausser dans La Chambre sourde, en définissant le terme paysage, comme le fait Littré : « Étendue d’un pays qu’on voit d’un seul aspect », ou encore, comme le fait Nathalie Abdélaziz : « Passage descriptif de longueur suffisante et suffisamment démarqué dans le cours du récit. »1
4En quoi sa représentation procède-t-elle de la démarche du roman et en quoi l’infléchit-elle et en constitue-t-elle un principe fondateur ?
5Quelle est sa fonction et quelles caractéristiques confère-t-elle au roman, de par ses caractéristiques et les caractéristiques de son élaboration ?
***
Paysages problématiques
6Je m’intéresse tout d’abord au paysage présent et fuyant, qui s’estompe en s’élaborant, qui se désiste en s’esquissant.
7Je donne un exemple : Gabriel se disposait à voir en hiver Wierzschownic ou, ajoute-t-il, « ce qui en restait sous la neige » (p. 45).
8L’aspiration à voir s’associe à la conscience de l’impossibilité de voir et d’une certaine distance par rapport à la contemplation d’un paysage.
9Combien de fois Gabriel est-il inattentif au paysage, et, s’il est contraint à en observer un, à l’instigation de Vinogradov, il reste insensible : « Contrairement à Tatiana, Gabriel ne trouvait guère de poésie à ces paysages de neige et à cette lumière mourante, prête à basculer derrière les ténèbres » (p. 55). S’il contemple avec émotion la douce splendeur d’un ciel étoilé (p. 140), c’est surtout parce qu’elle est propice au souvenir. La superposition, puis la fusion, de paysages célestes nimbent le paysage sous l’effet de la remémoration. Un peu de flou s’attache à la réminiscence d’un paysage susceptible de s’accompagner de nostalgie, comme ces « paysages entr’aperçus à la faveur de l’enfance » (p. 6) ou comme « ces prairies toutes proches » de la maison de sa Grand-mère auxquelles quelques fleurs renvoient la pensée de Gabriel (p. 66), même si le souvenir est vivace (pp. 217-218). Le paysage évoqué prend ses distances avec le réel, comme celui, printanier, emprunté à l’Europe occidentale, comme celui-ci, sorti tout droit de l’imagination : « Gabriel voit venir, du fond du paysage bleuté, coupé de hauts cyprès sombres, l’ange Ossia, son violon à la main (p. 364), ou d’une représentation picturale, avec « cette brume dorée, moelleuse, semblable à celle surgie des tableaux de la Renaissance » (p. 403).
10Paysages dont s’estompe la réalité, mais aussi paysages absents, comme cela se produit pour le Répine, possédé par Olga : « Le dessinateur avait entrepris de crayonner le paysage, puis, peut-être par lassitude, s’était interrompu » (p. 103). Quant aux autres tableaux possédés par Olga, ils permettent des allusions aux portraits, sans aucune référence au « fond sur lequel ils s’inscrivent » (p. 104), même si apparaît une collection de paysages russes » que l’on s’abstient de commenter. Les paysages ou éléments paysagers prennent parfois la fonction de comparaisons : les yeux de Tolia « étaient d’un bleu très pâle, presque délavé, couleur du ciel d’hiver au-dessus de Moscou » (p. 330) ou permettent de filer la métaphore ; tel ce lever de soleil métaphorique : la perspective de cet avenir commun semblait à Gabriel « un horizon immense sur lequel le soleil finirait par se lever, tel encore cet intempestif brouillard : « Il avait l’impression d’avoir avancé dans un paysage noyé de brouillard », tant Gabriel ressentait comme ambiguës ses relations avec Tatiana (p. 319).
11Auxiliaires au service de comparaisons, les éléments paysagers en arrivent à évacuer presque leur fonction descriptive : s’il advient que Gabriel regarde le paysage enneigé (p. III), c’est pour établir un jugement de valeur entre la Russie d’autrefois et celle qu’expose l’actualité du roman : « entre la route bordée de forêts d’autrefois et la laideur du moment. »
12Ils semblent se noyer dans l’énumération d’autres sensations que la vue alors que la vue est fondatrice de descriptions.
13Ici domine la sensation de douceur (p. 271), là domine la sensation tactile (p. 73), là encore, la sensation olfactive (p. 262)...
14Ces éléments paysagers, qui s’imposent et se dérobent, hésitent à s’assembler pour constituer un paysage, tel que nous l’avons défini.
15Un paysage ainsi défini n’apparaît qu’exceptionnellement. Nous avons évoqué « la jolie vue » que Vinogradov incite Gabriel à contempler, la contemplation étant annoncée par la pause traditionnelle instauratrice de description. Nous pourrions évoquer deux ou trois mises en condition de contemplation de paysages célestes. Mais rares sont les exemples de ce type que nous pourrions présenter parmi les paysages urbains, célestes ou naturels qu’offre le roman.
16Plus qu’à des descriptions ostensiblement élaborées, le roman laisse place à des échappées descriptives : « Gabriel descendit la Lakimanka. Il commençait à neiger » (p. 214). Il converse « près de la balançoire enneigée » (p. 235). La voiture « tourna dans un petit chemin encore enneigé » (p. 280).
17La narration aspire la description. Les notations abondantes et cursives semblent se substituer au « morceau convenu » qu’offre l’arrêt-description.
18Paysage rare dans La Chambre sourde ? Paysage négligé ? Paysage dilué ? Paysage évaporé dans l’imaginaire et l’idéalisation ? Paysage non abouti dont les éléments sont disséminés ? ou paysage qui impose sa réalité ?
Paysage qui impose sa réalité
19Si Gabriel regarde la nuit, apparemment détaché, sans la décrire, la romancière prend le relais et nous offre des éléments subtils de description. S’il reste insensible à tel paysage, Tatiana et la romancière qui nous les présente l’apprécient.
20Les sensations visuelles perdent leur unicité dans le flot des autres sensations mais une certaine exaltation réciproque de ces sensations se produit au profit de chacune d’entre elles.
21Si l’élément descriptif est utilisé à d’autres fins qu’à des fins descriptives, il n’en est pas moins présent et diffuse ses émanations descriptives sans intention apparente de les diffuser.
22La prétérition corrrespond, d’autre part, à une formule de style que la romancière utilise avec bonheur. Elle se donne les moyens de nuancer, avec délicatesse, originalité, habileté, légèreté, l’esquisse d’un paysage, sans se soumettre à une convention.
23Nous avons vu que des percées descriptives se détachaient du texte : « En suivant un sentier, ils étaient arrivés devant une petite église au milieu des arbres. Sa coupole fraîchement redorée brillait dans le soleil » (p. 72). Évocation des « promenades dans la neige autour des vieilles églises désaffectées de Moscou » (p. 297). Des notations fugitives peuvent remplir un espace : « Un joli soir du mois de Mai, alors que les lilas venaient de fleurir à Moscou, dans une explosion de mauves et de blanc... » (p. 319).
24Des notations incidentes, multipliées et démultipliées, peuvent s’installer et prendre une étrange permanence. Le paysage se glissant, discret, dans la narration, par percées fugitives d’éléments, ou récurrence, ne prend pas le risque de la ralentir.
25Ce paysage se constitue, d’ailleurs, lui-même par l’action.
26Suivons Tatiana et Gabriel à Donskoï (p. 108), laissons-les se garer devant le monastère. Saisissons la lumière, vacillante avant l’heure, la neige tenace, l’église, le cimetière qui la jouxte avec ses tombes qui disparaissent sous la neige, les stèles recouvertes de cristaux de givre. Campons, dans ce décor, deux personnes amoureuses, dont l’une serait un peu éprouvée par le froid. Cet ensemble, que le lecteur peut réunir en un tableau paysager, résulte d’une promenade, d’une entrée dans l’église, d’une visite au cimetière. La promenade et ses étapes font surgir les lieux visualisés.
27Laissons-nous séduire par Arno, et allons à la campagne visiter cette maison de ses cousins dont il veut faire une maison hôtelière (p. 280). Les alentours s’exposent : « petit chemin encore enneigé » pour accéder à la maison. Grille et portail ouvert sur le parc. « Maison édifiée sur une sorte de tertre, elle surplombait le parc. » Le jeu des luminosités intéresse : « On l’avait peinte d’un jaune léger qui réfléchissait le soleil éclatant de cet après-midi. La façade, orientée à l’Ouest, leur apparut éblouissante de lumière, couronne dorée posée sur le vert des conifères. »
28Bien que les éléments descriptifs se succèdent, au fil de la découverte des lieux, la reconstitution d’un paysage s’effectue d’elle-même. Nous avons même un paysage à trois dimensions, puisque, arrivés auprès des trois grandes fenêtres, à l’arrière, nous voyons « le vaste étang » : « La glace avait commencé à fondre ; des canards barbotaient déjà sur ses bords. Planté devant la fenêtre, Gabriel observa les jeux de lumière sur l’eau et la glace » (p. 283). « La vue est extraordinaire », ajouta Gabriel.
29Non seulement le paysage dépend du mouvement des observateurs, mais encore les paysages eux-mêmes sont en mouvement et subissent des modifications.
30Bien des crépuscules en témoignent : « Il n’était pas tard mais il faisait déjà nuit. Pourtant, à l’Ouest, une traînée orangée barrait encore l’horizon. Il regarda la nuit l’engloutir » (p. 288).
31L’élément de description peut être agent : « La neige fouettait ses vitres » (p. 68). L’élément de description ne cesse de se modifier sous nos yeux, accusant une forme de dynamisme. Il peut s’agir des « premières neiges », celles qui fondent au moindre rayon de soleil » (p. 9). « Les minuscules flocons de la première neige dansent » (p. 13), « la neige verglacée » (p. 51), « la neige qui voltige dans la lumière des projecteurs » (p. 63), « papillons blancs » (p. 63). La neige peut apparaître sous forme de « tempête » (p. 65). Les différentes phases de l’orage font se succéder autant de paysages qui aident à la constitution d’un paysage en action.
32Un paysage peut se constituer à l’aide d’éléments qui s’offrent au rassemblement, d’éléments dynamiques, qui n’excluent pas les arrêts sur image. Autant de caractéristiques qui révèlent une technique particulière et qui permettent d’appréhender le paysage avec subtilité.
33Le lecteur se soumet aisément à l’imprégnation d’un paysage pointilliste résultant de l’accumulation de petites touches descriptives, complices de compositions plus campées.
34Le pittoresque, la couleur locale, l’exotisme se dégagent de telles représentations.
35L’évocation permet d’établir un contraste saisissant entre tel paysage printanier de France et tel paysage hivernal de Russie, la remémoration permet également d’établir un contraste saisissant entre la Russie de Tatiana et celle de Gabriel. L’idéalisation, l’influence de l’imaginaire dont la flamboyance, les ors, les luminosités irradiantes ou les fantasmagories d’un orage pourraient se ressentir, n’échappent peut-être pas au réalisme.
36Il n’en reste pas moins que les motifs des compositions présentées sont simples, répétitifs, comme sont répétitives les multiples notations de la neige, qu’elles correspondent, à l’occasion, et de façon délibérée, à une image d’Épinal (l’étang, les canards) stéréotypée.
37Tout se passe comme si de l’imprégnation surgissaient des motifs restreints, différemment irradiés, certes, mais tels des singuliers d’arête-vive.
Les enjeux du paysage
38Ainsi, si le paysage s’insinue efficacement dans un roman qu’il décore et qu’il tisse, il se fait le lieu d’un enjeu psychologique. Tout le monde a compris que l’inattention occasionnelle de Gabriel au paysage traduisait un état d’esprit ou d’âme.
39S’il ne s’intéresse pas aux avenues « et aux paquets de neige grise », c’est parce qu’il est en proie à une exaltation amoureuse et cette inattention en donne la mesure (p. 233). S’il « n’eut pas un regard pour le ciel dégagé » (p. 171), c’est parce que son amour inquiet se préoccupe de telle attitude de Tatiana. S’il ne regarde pas « l’immense ciel bleu » (p. 375), c’est parce que la santé d’Olga l’inquiète. Et, par contre, si, vexé par l’attitude de ses compagnons de voyage, « il regarde obstinément le paysage » (p. 160), c’est parce qu’il boude.
40L’exploitation d’un paysage à des fins d’analyse psychologique relève d’un art de la romancière qui laisse s’échapper un sentiment de la nature : il n’exclut pas une certaine tonalité romantique, surtout lorsque l’extérieur pénètre l’intérieur : « Le long crépuscule de Juin emplissait la pièce de sa douce lumière orangée » (p. 354). « L’éclat de la neige baignait le bureau de Gabriel d’une clarté crépusculaire. » Le lyrisme n’est pas absent. De la même façon, l’épouvantable orage qui s’abat sur la ville coïncide avec l’angoisse de Gabriel. L’apaisement de l’orage et la qualité du paysage qu’il propose coïncident avec l’apaisement de l’angoisse de Gabriel, après la réception du coup de téléphone salvateur : « Lorsqu’il raccrocha, Gabriel regarda par la fenêtre le grand ciel bleu lavé par la pluie ruisselant d’or et de lumière » (p. 348). Cela ne rappelle-t-il pas les luminosités post-diluviennes : « Et l’arc-en-ciel brilla, tout étant accompli. »2
41Paysage miroir d’une crise, expression de cette crise, mais interpénétration d’une crise intérieure et d’une crise extérieure : Gabriel « n’était pas seulement trempé, mais il était atrocement malheureux, comme si l’orage qui s’était déversé sur lui eût été une affaire personnelle » (p. 348).
42Interpénétration qui relève d’une tentation de scruter la chambre sourde qu’est la conscience. Paysages témoins et acteurs d’une enquête de l’ordre de la psychologie des profondeurs, mais aussi d’une quête.
43Les paysages semblent témoigner, certes, d’une position prise en faveur de la Russie de Tatiana contre la Russie de l’actualité du roman ; ils se font, par là-même, le lieu d’un enjeu historique, politique, étroitement lié à la morale.
44Suivons le parcours étonnant de telle crème glacée qui avait « la blancheur de la neige » : « Plus que le cinabre du sang dans lequel le régime avait trempé son drapeau, la neige... avait façonné ce pays » (p. 234).
45Élément descriptif essentiel, la neige lâche cette absence de couleur qu’est le blanc et laisse apparaître le rouge, évoqué par le sang, alors que la Place Rouge semble se dresser, comme si une confrontation blanc-rouge se livrait, comme si candeur et cruauté s’affrontaient.
46Confrontation d’ordre idéologique, moral.
47La transition un peu alambiquée qui nous permet de passer de la glace à la vanille à cet affrontement prouve la volonté délibérée de la romancière de doter d’une fonction symbolique paysages et séquences paysagères, éléments descriptifs, ce qui est facilité par l’impression que nous avons relevée de saisir dans l’ensemble des singuliers d’arête-vive.
48La blancheur de la neige traduit l’aspiration à la pureté, à la légèreté, à la lévitation : Gabriel veut s’envoler vers la « lune laiteuse ».
49Mais ces symboles se ressentent d’une certaine complexité : le lieu du symbole se laisse pénétrer par la métaphysique.
50Telle neige candide qui enivre Tatiana et laisse Gabriel plus réticent, lui qui n’aime ni le froid ni l’humidité, pourrait avoir une double postulation.
51Cette neige, dont nous avons noté la présence privilégiée, comme l’impose, d’ailleurs, le réalisme, dans le roman, s’insinue à tous moments, telle une présence obsessionnelle. Elle est intégrée au pays : « La neige indescriptible qu’aucune idéologie ne pourrait jamais empêcher, l’hiver, de tomber, avait façonné ce pays » (p. 234). « Gratter la neige gelée sur le trottoir » (p. 279) est un « geste inutile. Bientôt tomberaient d’autres neiges, rapidement transformées en plaques de verglas » (p. 279). La neige a, de la Fatalité antique, la tyrannie : « La neige veillait sur son empire » et la ruse : « Elle laissait craquer ses défenses par pur subterfuge. Elle n’abdiquerait qu’au dernier moment, lorsque les cœurs les plus endurcis seraient au bord de la révolte, et pour si peu de temps que ses sujets n’auraient pas le temps d’apprendre à vivre sous une autre loi que la sienne » (p. 279). Cette entité agit délibérément selon une stratégie étudiée.
52Cette double postulation de la neige peut ne pas être antithétique. L’aspiration à la pureté peut mettre en œuvre tyrannie et ruse, sous l’effet de démarches inconscientes, se livrer aux scrutations du monde chtonien et du monde ouranien, de leur échange, de la précarité de leur état en perpétuelles modifications, en marche vers l’engloutissement dans l’obscurité, de l’amour taciturne et toujours menacé et de la mort.
53Ce que Balzac est venu chercher, finalement, en Russie, c’est la mort.
***
54Et les oiseaux peuvent passer – ce dont ils ne se privent pas dans les ciels perçus de La Chambre sourde, ailes de l’éphémère...
55C’est parce qu’il est le lieu d’un enjeu psychologique, s’insinuant dans les profondeurs d’une conscience, d’un enjeu historique, politique et moral, c’est parce qu’il se fait symbole, lieu du frémissement métaphysique, que le paysage haussérien, tel qu’il est perçu dans La Chambre sourde, accuse une étonnant efficacité dramatique. Il met presque en tutelle la narration, tout en sécrétant et répandant des effluves que le Romantisme ne renierait pas mais qu’il n’absorbe pas.
56Alors que dans les autres romans d’Isabelle Hausser, le paysage est présent, en une description tout à fait manifeste et traditionnelle, le paysage se fait, dans ce roman, le lieu d’un enjeu esthétique presque paradoxal, qu’il s’agisse de son intrusion dans la structure et le dynamisme de l’œuvre, qu’il s’agisse de la tonalité qu’il participe à lui conférer et des suggestions poétiques dont il est porteur.
57Nous ne rencontrons pas, dans La Chambre sourde « Une faucille d’or » négligemment jetée « dans le champ des étoiles ».
58Mais ne négligeons pas :
« ce croissant de lune », « petite faucille d’or » qui « brillait au-dessus de la maison Igoumnov » (p. 320).
Notes de bas de page
Auteur
-
Yolande Legrand
Université Michel de Montaigne
Bordeaux 3
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