Grandeur et misère de l'office
Les officiers de finances de Nouvelle-Espagne, xviie-xviiie siècles
Appréhendant l’univers des officiers de l’administration des finances des xviie et xviiie siècles en Nouvelle-Espagne comme un espace social, cette étude reconstitue les pratiques, autant collectives qu’individuelles, d’un groupe de l’élite coloniale. La démarche suivie associe l’étude des parcours socioprofessionnels à celle de l’insertion familiale, sociale et économique de ces officiers. Au-delà, la reconstitution de leurs comportements débouche sur une réflexion relative aux modes de fonct...
Note de l’éditeur
Ouvrage publié avec le concours du CNRS, du Conseil scientifique de l’Université de Paris I et du CEMCA (Mexico).
Éditeur : Éditions de la Sorbonne
Lieu d’édition : Paris
Publication sur OpenEdition Books : 20 juillet 2021
ISBN numérique : 979-10-351-0455-9
DOI : 10.4000/books.psorbonne.82505
Collection : Histoire moderne | 38
Année d’édition : 2000
ISBN (Édition imprimée) : 978-2-85944-338-2
Nombre de pages : 460
Prosopographie et relations sociales dans le Mexique colonial
Appréhendant l’univers des officiers de l’administration des finances des xviie et xviiie siècles en Nouvelle-Espagne comme un espace social, cette étude reconstitue les pratiques, autant collectives qu’individuelles, d’un groupe de l’élite coloniale. La démarche suivie associe l’étude des parcours socioprofessionnels à celle de l’insertion familiale, sociale et économique de ces officiers. Au-delà, la reconstitution de leurs comportements débouche sur une réflexion relative aux modes de fonctionnement de l’appareil d’État dans une société coloniale de l’époque moderne.
L’originalité de l’approche permet de défricher de nouvelles interprétations concernant les enjeux, les objets et les moyens mis en oeuvre par le pouvoir métropolitain pour imposer son autorité à l’une de ses principales colonies. Simultanément, l’étude s’oriente vers une anthropologie de la pratique du pouvoir parmi les élites coloniales. La mise en évidence de l’étroitesse des relations nouées par les officiers royaux avec le milieu local souligne la place centrale des stratégies familiales et l’influence décisive des pratiques clientélistes. Débouchant sur de vastes réseaux relationnels, ces dernières constituaient l’une des principales forces d’animation et de structuration de la société coloniale. Leur reconstitution éclaire sous un jour nouveau la place des groupes familiaux au sein de l’appareil d’État impérial et renouvelle notre perception de l’exercice du pouvoir dans la Nouvelle-Espagne du xviiie siècle.
Agrégé d’histoire, ancien pensionnaire de la Casa de Velázquez à Madrid, Michel Bertrand est professeur d’histoire moderne à l’Université de Toulouse-le-Mirail. Il est l’auteur de Terre et société coloniale, les communautés Maya-quiché de la région de Rabinal (xvie-xixe siècle), C.E.M.C.A., Mexico, 1987. Il a collaboré à de nombreux ouvrages collectifs et a coordonné Pouvoirs et déviances en Méso-Amérique, coll. Hespéride, P.U.M. Toulouse, 1998.
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