Droit et éthique chez Kant
L’idée d’une destination communautaire de l’existence
Au sein de la Métaphysique des mœurs publiée en 1797, l’impératif catégorique kantien se présente comme le fondement commun au droit et à l’éthique, comme lois de liberté. Kant considère alors le droit comme un concept moral et construit une autonomie de la volonté générale. Afin de dépasser l’hétérogénéité qui existe entre ces lois morales, dans la relation de la loi à la volonté, il est alors nécessaire de penser la relation entre droit et éthique comme un passage téléologique. Dans ce procé...
Note de l’éditeur
Ouvrage publié avec le concours du Conseil scientifique de l’Université Paris I
Éditeur : Éditions de la Sorbonne
Lieu d’édition : Paris
Publication sur OpenEdition Books : 12 avril 2019
ISBN numérique : 979-10-351-0266-1
DOI : 10.4000/books.psorbonne.18558
Collection : Philosophie | 13
Année d’édition : 2005
ISBN (Édition imprimée) : 978-2-85944-532-4
Nombre de pages : 356
Première partie. Existence et liberté
Deuxième partie. Hétérogénéité des législations
Troisième partie. Le passage au droit : du conflit à un corps commun juridique
Quatrième partie. Le passage à l'éthique : de la communauté juridico-civile à la communauté éthico-civile
Au sein de la Métaphysique des mœurs publiée en 1797, l’impératif catégorique kantien se présente comme le fondement commun au droit et à l’éthique, comme lois de liberté. Kant considère alors le droit comme un concept moral et construit une autonomie de la volonté générale. Afin de dépasser l’hétérogénéité qui existe entre ces lois morales, dans la relation de la loi à la volonté, il est alors nécessaire de penser la relation entre droit et éthique comme un passage téléologique. Dans ce procédé qui s’inscrit dans l’histoire comme lieu de réalisation des dispositions originelles, le droit se révèle alors comme moyen de son propre dépassement, dans la mesure où il conduit la communauté humaine à sortir de l’état de nature et à entrer dans un état civil, afin de tendre vers sa destination finale qui réside dans un état éthique. Ainsi, chaque individu, au sein de la communauté éthico-civile, ne vivra plus sous des lois de contrainte mais bien sous des lois de vertu. Il s’ensuit que la pensée morale de Kant ne doit plus être lue selon la perspective d’un monologisme, mais au contraire dans l’horizon d’une communauté humaine universelle.
Adelino Braz est docteur en philosophie de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Actuellement, il est détaché au ministère des Affaires étrangères et occupe des fonction d’attaché de coopération pour le français à l’ambassade de France en Espagne.
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