1J. Le Goff, La civilisation de l’occident médiéval, Paris, B. Arthaud, 1964, chap. 6 « Structures spatiales et temporelles (xe-xiiie s.) », p. 169-248 ; J. Baschet, La civilisation féodale…, op. cit., seconde partie, chap. II, « La structuration spatiale de la société féodale », p. 475-527.
2Pour une approche historicisée de l’espace : E. S. Casey, The Fate of Place: A philosophical History, Berkeley/Los Angeles/Londres, University of California Press, 1998. Pour le Moyen Âge, voir notamment : Construction de l’espace au Moyen Âge. Pratiques et représentations [XXXVIIe Congrès de la SHMES, Mulhouse, 2-4 juin 2006], Paris, Publications de la Sorbonne, 2007.
3L’espace au Moyen Âge a été abondamment discuté. Parmi les publications les plus récentes indiquons : É. Palazzo, L’espace rituel et le sacré…, op. cit. ; J.-Cl. Schmitt, « Les images et le sacré », art. cité ; J. Baschet, « L’image et son lieu : quelques remarques générales », dans Cécile Voyer et Éric Sparhubert (éd.), L’image médiévale. Fonctions dans l’espace sacré et structuration de l’espace cultuel, Turnhout, Brepols, 2011 (Culture et société médiévale, 22), p. 179-204 ; S. Brodbeck et A.-O. Poilpré (dir.), Visibilité et présence…, op. cit.
4J.-Y. Hameline, « L’espace du sanctuaire », La Maison-Dieu, 136, 1978, p. 47-65, ici p. 56.
5Ibid., p. 56. Voir aussi J.-M. Joubert, « La notion d’espace sacré. Une approche philosophique », dans C. Braga (éd.), L’espace liturgique. Ses éléments constitutifs et leur sens, Rome, Edizioni Liturgiche, 2006 (Bibliotheca « Ephemerides liturgicæ », subsidia, 138), p. 217-233.
6Ces circulations font partie intégrante de la construction de l’espace notamment ecclésial, voir D. Méhu, « Locus, transitus, peregrinatio. Remarques sur la spatialité des rapports sociaux (xie-xiiie siècle) », dans Construction de l’espace au Moyen Âge…, op. cit., p. 275-293.
7M.-Cl. Léonelli, « Les trésors des cathédrales de la vallée du Rhône aux xive et xve siècles », Cahiers de Fanjeaux, 30, 1995, p. 369-390 ; A. Guerreau-Jalabert et B. Bon, « Le trésor au Moyen Âge : étude lexicale », dans Lucas Burkart, Philippe Cordez, Pierre Alain Mariaux et Yann Potin (dir.), Le trésor au Moyen Âge. Discours, pratiques et objets, Florence, Sismel, Edizioni del Gallizzo, 2010 (Micrologus’ Library, 32), p. 11-31.
8Voir par exemple : A. Schaich, Mittelalterliche Sakristeien: Architektur und Funktion am Beispiel Lübecks, Munich, tuduv-Verlag.-Ges., 2000 ; A. Morelle « La salle du trésor de la cathédrale Notre-Dame de Noyon : étude architecturale et archéologique », dans Arnaud Timbert et Stéphanie Daussy (dir.), La cathédrale Notre-Dame de Noyon. Cinq années de recherches, Noyon, Société historique, archéologique et scientifique de Noyon, 2011.
9H. Coulaud, De la matérialité à la sacralité…, op. cit.
10M. Plouvier (dir.), La cathédrale Saint-Pierre de Beauvais, architecture, mobilier et trésor, Amiens, Association pour la généralisation de l’Inventaire régional en Picardie, 2000 (Images du Patrimoine).
11N. Hany-Longuespé, Le trésor et les reliques de la cathédrale de Troyes de la quatrième croisade à nos jours, Troyes, Maison du boulanger, 2005 ; A. Morelle, « Les salles du trésor en France aux xiie et xiiie siècles. Nouvelles réflexions sur l’architecture d’une structure discrète », CSMC, 41, 2010, p. 127-131.
12AD Côtes d’Armor, 20G 789, inventaire de la paroissiale Notre-Dame de Guingamp, 1465, fol. 4v et 5v.
13A. Morelle, « Les salles du trésor en France… », art. cité, p. 129 : ce terme apparaît dans les textes dès le xiie siècle. Pour l’autrice, les revestiaires sont des salles du trésor qui auraient connus une forte spécialisation en conservant les vêtements du culte.
14E.-G. Deslandes, « Le trésor de l’église Notre-Dame de Bayeux… », art. cité, 1476, p. 361 : le revestiaire de la cathédrale de Bayeux accueille à la fois les « chapes communes, casubles, tuniques, dalmatiques, estolles, fanons, aulbes, amictz et linge pour l’autel », mais aussi les « tentes, tapis, cortines, paremens d’autel et aultres draps de soye pour parer le cueur ». La chambre du trésor ne recèle que des « joyaulx et ornemens », c’est-à-dire les pontificalia et certains parements destinés aux célébrations solennelles.
15Ch. Dehaisnes, Documents…, op. cit., p. 799-822 : inventaire de 1401, p. 799-811 : trésorerie, p. 811-822 : revestiaire.
16AD Haute-Garonne, 112H 54, fol. 8v-10v, inventaire de la sacristie de l’église du couvent des dominicains de Toulouse, 1493.
17A. Chassaing, « Ung inventaire des biens de l’église Nostre Dame du Puy », dans Chroniques d’Etienne Médicis, bourgeois du Puy, publiées au nom de la Société académique du Puy par Augustin Chassaing, t. I, Le Puy-en-Velay, impr de M.-P. Marchessou, 1869-1874, p. 101-130 : inventaire de la cathédrale du Puy, 1444, p. 101-130.
18L. Alessandri et F. Pennachi, « I più antichi inventari della sacristia del sacro convento di Assisi (1338-1473) », Archivum Franciscanum Historicum, 7, 1914, p. 294-340 et 312-330 : inventaire de 1430, p. 325 : « Item in dicto armario sunt quinque dossalia multum solempnia in quique rotulis posita. »
19Assise, trésor de la basilique Saint-François ; dossiers, 1re moitié du xiiie siècle, deux samits brodés, Sicile, dons de Baudouin II, 563 × 33 et 605 × 110 cm. Sur ces objets, on consultera notamment M. Flury-Lemberg, Textile Conservation and Research: a Documentation of the Textile Department on the occasion of the Twentieth Anniversary of the Abegg Foundation, Berne, Abegg-Stiftung, 1988 (Schriften der Abegg-Stiftung Bern, 7) ; trad. de l’all. Textilkonservierung im Dienste der Forschung, Berne, Abegg-Stiftung, 1988, cat. 53, p. 112-117.
20J. Pycke, « Le chanoine trésorier… », art. cité.
21H. Coulaud, De la matérialité à la sacralité…, op. cit., p. 212-213.
22M. Desachy, Cité des hommes. Le chapitre cathédral de Rodez (1215-1562), Rodez, Éditions du Rouergue, 2005, p. 167-168 et 195.
23Cet habillement peut aussi se faire à l’autel de la célébration.
24M. Miller, Clothing the Clergy…, op. cit., p. 77 ; J. Glodt, « Putting on Christ. The Priest’s Clothing and Its Metaphors at the End of the Middle Ages (1250–1500) », Religion and the Arts, 24/5, 2020, numéro special : Faith/Fashion/Forward – ‘Dress’ and the Sacred, p. 491-516. Il existe plusieurs formulaires de prières de vêture dont le choix est laissé à la discrétion des célébrants, voir Guillaume Durand, « Les instructions et constitutions… », art. cité, p. 55 : « […] vel alias orationes, sicut ei placuerit, dicat ».
25J.-A. Jungmann, Missarum sollemnia…, op. cit., t. 1, p. 135 ; F. Guerrini, Ordinarium iuxta ritum sacri ordinis Fratrum Prædicatorum, op. cit., p. 250.
26P. Lebrun, Explication des cérémonies…, op. cit., vol. 1, p. 672.
27La formule de l’autel n’est pas toujours la seule retenue : à Bayeux par exemple c’est un pupitre qui est installé dans la sacristie. Voir E.-G. Deslandes, « Le trésor de l’église Notre-Dame de Bayeux… », art. cité, 1476, p. 391 : « Item, eudict revestiaire, a ung piegne de cyvière pour dréchier les cheveulx des ministres de l’autel, pendent à une chaine d’argent, attachy sur le pulpitre où le prestre se revest. »
28E. de Buchère de Lépinois et L. Merlet, Cartulaire de Notre-Dame de Chartres, t. 2, op. cit., p. 263.
29L. Alessandri et F. Pennachi, « I più antichi inventari della sacristia del sacro convento di Assisi… », art. cité, p. 294-340 et 294-312 : inventaire de 1370, ici p. 306-307, à propos des dossiers : « Supradicta duo possunt servire ad altare quod est in sacristia superioris ecclesie ».
30AD Finistère, 2G 73, comptes de la fabrique de la cathédrale de Quimper, fol. 2v : « altare in sacrista ».
31R. Prochno, Die Karthause von Champmol: Grablege der burgundischen HerzÖge 1364-1477, Berlin, Akademie Verlag, 2002, p. 327, cité par V. M. Schmidt, « Ensembles of Painted Altarpieces and Frontals », dans Justin E. A. Krœsen. et id. (dir.), The Altar and its Environment…, op. cit., p. 203-221, ici p. 215.
32L. Mac Lachlan et J. B. L. Tolhurst, The Ordinal and Customary of the Abbey of Saint Mary, York (St. John’s College, Cambridge, MS D. 27) (xive siècle), Londres, Harrison and Sons, 1936-1951 (Henry Bradshaw Society, 73), vol. 1, p. 68, rubrique « de Missa pro Defunctis » : « sancte Katherine in vestiario ».
33Paris, Bibliothèque de l’Arsenal, ms. 2002 ; Rational des divins offices, Guillaume Durand ; fol. 31v, habillement d’un prêtre dans la sacristie, v. 1370, enluminure sur parchemin, Paris. voir Cl. Rabel, « L’illustration du Rational des divins offices de Guillaume Durand », dans Pierre-Marie Gy (éd.), Guillaume Durand, évêque de Mende…, op. cit., p. 171-181, p. 175.
34Paris, Arsenal, ms. 2002, Rational des divins offices, 1371-1380, fol. 31v.
35Paris, BnF, ms. fr. 176 ; Rational des divins offices, Guillaume Durand ; fol. 44, habillement d’un prêtre dans la sacristie, v. 1380, enluminure sur parchemin, Paris : cette enluminure présente l’habillement devant un véritable autel nappé. La Haye, Bibliothèque royale de la Haye, ms. 71 D 48 ; Rational des divins offices, Guillaume Durand ; fol. 56v, habillement d’un prêtre dans la sacristie, v. 1380, enluminure sur parchemin, Paris : cet habillement prend cette fois place devant une simple table.
36P. Nourrigeon, De la « tranlastio » à la création. Les images dans les manuscrits du Rational des divins offices, Paris, Éditions du Cerf, 2018, p. 78.
37M. Desachy, Cité des hommes…, op. cit., p. 56.
39À Bayeux, un tiers des chapes sont conservées sur une tringle disposée sous le jubé. Voir E.-G. Deslandes, « Le trésor de l’église Notre-Dame de Bayeux… », art. cité, 1476, p. 361 : « Le tiers est des riches manteaulx et precieuses chapes trouvees et gardees au triangle qui est assis au costey dextre du pulpitre dessoulz le crucifix. » Je remercie Axelle Janiak pour une discussion concernant le jubé de Notre-Dame de Paris, susceptible lui-aussi de servir de revestiaire.
40Voir J. Chiffoleau, La comptabilité de l’au-delà. Les hommes, la mort et la religion dans la région d’Avignon à la fin du Moyen Âge (vers 1320-vers 1480), Rome/Paris, École française de Rome/Diffusion de Boccard, 1980.
41AD Seine-Maritime, G 2102, inventaires des chapelles de la cathédrale de Rouen, 1429-1482, fol. 30v.
42Pour un corpus de coffres et d’armoires médiévales, voir C. Charles et Ch. Veuillet (dir.), Coffres et coffrets du Moyen Âge, 2 vol., Sion, Hier + Jetzt, musées cantonaux du Valais, 2012 et C. Lagane, Meubles et ameublements médiévaux en Europe occidentale, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2023, p. 108-142.
43AD Seine-Maritime, G 2102, inventaires des chapelles de la cathédrale de Rouen, 1429-1482, fol. 36.
44AD Côte-d’Or, G 1210bis, fol. 155v : « Lesquelx estoient en ung escrin en ladicte chapelle et ung jour de sermon publique fut ledict escrin rompu par ceulx qu’ilz monterent sus, led. messire Hugues absent de Dijon, et n’a recouvré led. messire Hugues desd. biens dessusd. fors que led. missel, chasuble et chanecte. »
45A. Baud, « Piscines et armoires liturgiques », dans ead. (dir.), Organiser l’espace sacré, topographie, architecture et liturgie (Rhône-Alpes – Auvergne), Lyon, Publications de la Maison de l’Orient et de la Méditerranée, 2014, p. 122 : les armoires maçonnées sont assez tardives et ne dateraient pas d’avant la fin du xiie siècle.
46L. Alessandri et F. Pennachi, « I più antichi inventari della sacristia del sacro convento di Assisi… », art. cité, p. 294-340 et 312-330 : inventaire de 1430, p. 319 : « Et super omnia ista, omnia altaris inferioris ecclesie, in quibus celebrantur continue misse, habent corporalia in armariis suis. »
47AD Côte-d’Or, G 1210 bis, fol. 167, chapellenie d’Hugues de Bietemere : « Lesquelx biens sont en une armaire pres dud. autel, signé a “H”, appartenant à lad. chappelenie. » Voir aussi G. Tarbochez, « L’ornementation liturgique des chapelles et des autels des églises dijonnaises à la fin du Moyen Âge », Mémoires de la commission des antiquités du département de la Côte-d’Or, 39, 2000-2001, p. 169-185.
48É.-A. Pigeon, Histoire de la cathédrale de Coutances, Coutances, impr. de E. Salettes fils, 1876, p. 200 ; Ch. Rohault de Fleury, La messe…, op. cit., vol. 1, p. 232. De façon anachronique, les auteurs s’étonnent que « l’espace intérieur du tombeau » ait subi un tel traitement.
49Voir D. Jasper et J. J. Smith, Reinventing Medieval Liturgy in Victorian England: Thomas Frederick Simmons and the Lay Folks’ Mass Book, Woodbridge, Boydell Press, 2023.
50Th. F. Simmons, The Lay Folks mass Book, Londres, [s.n.], 1879 (Early English text Society. Original series, 71), p. 165-166.
51Ibid., p. 166, l’auteur cite notamment le concile provincial de Toulouse de 1590 : « Fenestra in altari nulla sit, foramenve nullum, ut quod Christi sacrosancto corpori sustinendo fuerit dedicatum, hinc nihil aliud, omnino inseratur » et J.-B. Thiers, Dissertations ecclésiastiques sur les principaux autels, la clôture du chœur et les jubés des églises, Paris, A. Dezallier, 1688, chap. 5, p. 32.
52AD Seine-Maritime, G 2102, inventaires des chapelles de la cathédrale de Rouen, 1429-1482, fol. 27v.
53Ch. Lalore, Inventaires des principales églises de Troyes, t. II, op. cit., p. 218-226 : inventaire de l’hôpital du Saint-Esprit (1536), ici p. 224.
54Il est probable que cette distribution fonctionnelle et organique soit moins prégnante à l’époque moderne, où Hélène Coulaud note une « rétractation » du trésor dans l’espace. Voir De la matérialité à la sacralité…, op. cit., p. 198.
55Il est d’autant plus justifié de parler de l’habillement de l’autel comme d’un corps que les verbes « vestire » ou « induere » sont parfois utilisés dans les sources médiévales à propos du déploiement des nappes sur l’autel, voir par exemple D. Méhu, « L’onction, le voile et la vision : anthropologie du rituel de dédicace de l’Église à l’époque romane », Codex Aquilarensis, 32, 2016, p. 83-110, ici p. 96.
56É. Palazzo, « Les ordinaires liturgiques comme sources pour l’historien du Moyen Âge. À propos d’ouvrages récents », Revue Mabillon, 3, 1992, p. 233-240, ici p. 236. Voir aussi P. Collomb, « Le Liber ordinarius, un livre liturgique, une source historique », dans Pierre Guichard et Danièle Alexandre-Bidon (dir.), Comprendre le xiiie siècle. Études offertes à Marie-Thérèse Lorcin, Lyon, Presses universitaires de Lyon, 1995, p. 97-109.
57E. Lecheler et E. Wetter, « Der Paramentenbestand des Domes im Verhältnis zu den Brandenburger Ordinarien des 15. Jahrhunderts », dans Heilige Gewänder – Textile Kunstwerke, die Gewänder des Doms zu Brandenburg im mittelalterlichen und lutherischen Gottesdienst, Ratisbonne, Schnell und Steiner, 2005, p. 26-41.
58Sur l’usage des ordinaires en histoire de l’art, voir notamment R. Kroos, « Ordinarien als Quellen zur Mittelalterlischen Kunst », Kunstgeschichtliche Gesellschaft zu Berlin: Sitzungberichte, 23, 1974-1975, p. 5-10.
59Par exemple : U. Chevalier, Ordinaire et coutumier de l’église cathédrale de Bayeux (xiiie siècle), Paris, A. Picard, 1902 (Bibliothèque liturgique, 8) ; J. H. Albanès et U. Chevalier, Institutions liturgiques de l’Église de Marseille (xiiie siècle), Paris, A. Picard, 1910 (Bibliothèque liturgique, 14) ; R. Jurot, L’Ordinaire liturgique du diocèse de Besançon (Besançon, BM, ms. 101) : texte et sources, Fribourg, Éditions universitaires, 1999 (Spicilegium Friburgense, 38) ; Paris, BnF, ms. lat. 1301 : ordinaire de la cathédrale de Coutances, xive-xve siècles.
60Par exemple : Pl. F. Lefèvre, L’Ordinaire des Prémontrés d’après des manuscrits du xiie et du xiiie siècle, Louvain, Revue d’histoire ecclésiastique, 1941 (Bibliothèque de la Revue d’histoire ecclésiastique, 22) ; F. Guerrini, Ordinarium iuxta ritum sacri ordinis Fratrum Prædicatorum, op. cit. ; B. Zimmerman, Ordinaire de l’ordre de Notre-Dame du Mont-Carmel…, op. cit.
61Pour ne citer qu’un exemple : W. de G. Birch, Ordinale conventus Vallis Caulium: the Rule of the monastic order of Val-des-Choux in Burgundy, Londres, Longmans, 1900.
62G. Weilandt, « Part of the Whole. Medieval Textile Frontals in their Liturgical Context », dans Evelin Wetter (éd.), Iconography of Liturgical Textiles…, op. cit., p. 33-51.
63Par exemple : A. Poquet, Rituale, seu mandatum…, op. cit. ; L. Chomton, Histoire de l’église Saint-Bénigne de Dijon, Dijon, Jobard, 1900, p. 348-441 : « Statuta seu Ordo monasterii sancti Benigni Divionensis » ; Pl. F. Lefèvre, L’Ordinaire de la collégiale, autrefois cathédrale de Tongres, 2 vol., Louvain, Spicilegium sacrum Lovaniense, 1967-1968 (Spicilegium sacrum Lovaniense, 34, 35).
64L. Brou, The Monastic Ordinale of St Vedast’s Abbey…, op. cit., p. 176.
65Ibid., p. 373, 374 et 376.
66Paris, Bibliothèque de l’Arsenal, ms. 228 : ordinaire de la prieurale Saint-Martin-des-Champs de Paris, xive siècle.
67F. Kohlschein, « Der mittelalterliche Liber Ordinarius in seiner Bedeutung für Liturgie und Kirchenbau », dans id. et Peter Wünsche (dir.), Heiliger Raum Architektur, Kunst und Liturgie im mittelalterlichen Kathedralen und Stiftskirchen, Münster, Aschendorff, 1998, p. 1-24, ici, p. 21.
68Châteaudun, Archives municipales de l’Hôtel-Dieu, ms. C13, fol. 185 (on suit la foliotation moderne) ; Y. Delaporte, « L’ordinaire chartrain du xiiie siècle publié d’après le manuscrit original », Mémoires de la Société archéologique d’Eure-et-loir, 19, 1952-1953, p. 102.
69U. Chevalier, Ordinaires de l’église cathédrale de Laon (xiie et xiiie siècle) suivis de deux mystères liturgiques, Paris, A. Picard, 1897 (Bibliothèque liturgique, 6), p. 260 : « tabule altaris non aperiuntur, sed paratur altare pannis sericis auro intextis, in quibus depictum est qualiter angelus salutat beatam Virginem ».
70J.-B. Pelt, Études sur la cathédrale de Metz. La liturgie, vol. 1 : ve-xiiie siècle, Metz, Impr. du journal Le Lorrain, 1937, p. 400 : « aurifrigium illud quod episcopus Stephanus attulit de ultramarinis partibus ».
71Ibid., p. 256, 292, 413, 423, 436.
72U. Chevalier, Ordinaire de l’église cathédrale de Vienne (xiie siècle), Paris, A. Picard, 1923 (Bibliothèque liturgique, 17), p. 11.
73Déjà au xie siècle, le Liber Tramitis décrit les usages propres à l’abbatiale de Cluny. Voir P. Dinter, Liber tramitis ævi Odilonis abbatis, Siegburg, F. Schmitt, 1980 (Corpus consuetudinum monasticarum, 10). Ces quelques exemples montrent l’habitude fréquente de donner un nom spécifique à certains textiles de la liturgie, une coutume qu’avait noté M. Francisque, Recherches sur le commerce…, op. cit., 1852, vol. 2, p. 55 et qui mériterait une étude plus approfondie.
74J. Dumoulin, « Description du chœur de la cathédrale de Tournai au xve siècle », Mémoires de la Société royale d’histoire et d’archéologie de Tournai, 4, 1983-1984 : Mélanges offerts au chanoine Jean Cassart à l’occasion de son 75e anniversaire, p. 99-116. Le manuscrit ms. 348/A des archives de la cathédrale de Tournai a été édité par J. Pycke, Sons, couleurs, odeurs dans la cathédrale de Tournai au 15e siècle, Édition du cérémonial et des ordinaires, suivie du commentaire : les acteurs, les lieux et le mobilier liturgique, Louvain/Bruxelles, Universiteitsbibliotheek/Éd. Nauwelærts, 2004.
76M.-Th. Gousset, « Le coutumier de la sacristie de la cathédrale de Mende et les arts liturgiques », dans Pierre-Marie Gy (éd.), Guillaume Durand. Évêque de Mende…, op. cit., p. 207-228.
77F. Schubert et R. Stapper, Excerpta ex Ordinariis Germanicis de summis anni ecclesiastici festivitatibus, Münster, Aschendorff, 1936 (Opuscula et textus historiam ecclesiæ eiusque vitam atque doctrinam illustrantia, Series liturgica, 7), p. 5-34 : « A. Ex modo agendi in ecclesia Wratislaviensi ».
78T. Lohse, Die Dauer der Stiftung, eine diachronisch vergleichende Geschichte des weltlichen Kollegiatstifts St. Simon und Judas in Goslar, Berlin, Akademie Verlag, 2011.
79A. Gümbel, Das Mesnerpflichtbuch von St Sebald in Nürnberg vom Jahre 1482, Munich, Christian Kaiser Verlag, 1929 (Einzelarbeiten aus der Kirchengeschichte Bayerns, 9) ; id., Das Mesnerpflichtbuch von St Lorenz in Nürnberg vom Jahre 1493, Munich, Christian Kaiser Verlag, 1928 (Einzelarbeiten aus der Kirchengeschichte Bayerns, 8).
80Dénomination proposée par P.-M. Gy à propos du guide de Mende à partir de l’inventaire de la même cathédrale dressé en 1380, voir M.-Th. Gousset, « Le coutumier de la sacristie de la cathédrale de Mende… », art. cité.
81A.-G. Martimort, Les « ordines », les ordinaires et les cérémoniaux, Turnhout, Brepols, 1991 (Typologie des sources du Moyen Âge occidental, 56), p. 66, n. 24.
82Nous n’avons pas cité ici ledit « cérémonial » de Saint-Jacques-de-la-Boucherie rédigé au xve siècle. Destiné à l’usage des marguilliers et du clerc de fabrique, il procède de la même volonté de codification. Paris, AN, LL 788 : « cérémonial » de Saint-Jacques-la-Boucherie à l’usage des marguilliers, xve siècle, voir aussi L. Fritsch-Pinaud, « La vie paroissiale à Saint-Jacques-de-la-Boucherie… », art. cité.
83S. Nash, Northern Renaissance Art, Oxford, University Press, 2008, p. 239. L’autrice cite d’autres guides de sacristie, tel que celui de Delf utilisé par G. Verhoeven, « Kerkelijke feestdagen in de late middeleeuwen: Utrechtse en Delftse kalendars », Holland: regionaal-historisch tijdschrift, 25, 1993, p. 156-173.
84L. Chomton, Histoire de l’église Saint-Bénigne, op. cit., à la rubrique du sacristain, p. 355 : « Habet etiam sub se quatuor famulos qui juvant candelas facere, cereos decenter formare. Oratorium, quotiens oportuerit, debent cortinis lineis, sive laneis, palliis, tapetibus adornare ; item, peracta celebritate, auferre, plicare atque recondere. »
85L. Brou, The Monastic Ordinale of St Vedast’s Abbey…, op. cit., p. 369.
86J.-B. Pelt, Études sur la cathédrale de Metz…, vol. 1, op. cit., p. 276 : « Qua hora paranda sunt in vigiliis magnarum sollempnitatum et in aliis sollempnitatibus. »
87M. Magistretti, Beroldus, sive ecclesiæ Ambrosianæ Mediolanensis kalendarium et ordines sæc. XII, ex codice Ambrosiano, Farnborough, Gregg International Publishers, 1968 ; fac-sim. Milan, J. Giovanola, 1894, p. 46 : « Ordo dominicum dierum aut quotidianum, vel solemnitatum sic incipit. Subdiaconus, cujus septimana est, simul cum eo, qui observat, cooperit altare, et coronam auream suspendit. »
88W. de G. Birch, Ordinale conventus Vallis Caulium…, op. cit., p. 36 : « Incepto tercia psalmo, sacerdos surgat cum diacono ad altare preparandum. Quatuor enim palle absque sudario super altare poni debent. »
89M. Hergott, Vetus disciplina monastica, Paris typis C. Osmont, 1726, p. 263-264. Paris, Bibliothèque de l’Arsenal, ms. 228 : ordinaire de la prieurale Saint-Martin-des-Champs de Paris, xive siècle, fol. 277 : « Ipse [sacerdos] a parte dextera et socius eius a sinistra aptant altare velamentis quibuscumque modis possunt honestius. »
90F. Guerrini, Ordinarium iuxta ritum sacri ordinis Fratrum Prædicatorum, op. cit., p. 233 : « Post modum acolythi altare preparent mappas et pallam explicando ». La palla semble désigner la nappe supérieure qui recouvrirait les mappas, voir RDO, l. 4, chap. 29, l. 78-82 : « Communiter tamen palla uocatur munda mappa super quam distenditur corporale. Et dicitur palla eo quod palliat uel abscondit in se ministerium supradictum. Debet autem altare duplici mappa operiri ad duplicem stolam, mentis scilicet et corporis, designandam. » On trouve la même fonction chez les carmes au début du xive siècle, voir B. Zimmerman, Ordinaire de l’ordre de Notre-Dame du Mont-Carmel…, op. cit., p. 76 avant le Kyrie : « Iterim acoliti deponant cereos cum candelabris super gradus presbyterii extinguentes eosdem, et accedentes præparent altare, mappas explicando si oporteat. Missale ponatur in dextro cornu altaris, evangelium vero ad sinistram, appodiendo illud in parte posteriori altaris. »
91Ibid., p. 249 : « In missis privatis debet servitor esse diligens quod vestes sacerdotis, dum ei servit induendo se, decenter componantur ; quod toalias altaris et pallas explicando et replicando mature et alia circa altare decenter disponat et ordinet. »
92Nous aborderons plus précisément dans le prochain chapitre, la relation du corporal avec les vases et les espèces.
93G. C. Trombelli, Ordo officiorum ecclesiæ Senensis…, op. cit., p. 461 : « que le diacre dispose le corporal signifie que l’Évangile a décrit ouvertement l’humanité du Christ ».
94Sicard de Crémone, Mitrale seu De officiis ecclesiasticis summa (avant 1195), PL 213, col. 13-433, ici col. 120C : « vel significat ipsum Christum ; quia, sicut corporale complicatur, ut nec initium, nec finis ejus appareat, sic ejus divinitas initio caret, nec finem habet ».
95F. Guerrini, Ordinarium iuxta ritum sacri ordinis Fratrum Prædicatorum, op. cit., p. 175 partie eucharistique : « Postmodum diaconus corporale more solito explicet, et subdiaconus calicem cum vino et aqua preparet. »
96L. Mac Lachlan et J. B. L. Tolhurst, The Ordinal and Customary of the Abbey of Saint Mary, York…, op. cit., le Vendredi saint après l’adoration de la croix, vol. 2, p. 288 : « Abbas preparat corporale et superpositum Corpus Dominicum et calicem, coastantibus sibi revestitis, diligenter thurificet. »
97Paris, BnF, ms. lat. 14456 : ordinaire de l’abbaye Saint-Victor de Paris, 1556, p. 55 « Deinde diaconus corporale super altare explicat et corpus Domini quod ab hesterno die reservatum est ad altare in vasculo deferens postea vinum simul cum aqua infundens calici. »
98RDO, l. 4, chap. 29, l. 3-4, p. 378 : « Et pendant ce temps, alors que le prêtre se lave les mains, le diacre dispose le corporal sur l’autel ».
99F. Guerrini, Ordinarium iuxta ritum sacri ordinis Fratrum Prædicatorum, op. cit., p. 237.
100S. J. P. Van Dijk, Sources of the Modern Roman Liturgy: the Ordinals by Haymo of Faversham and Related Documents (1243-1307), t. 2, Louvain, Brill, 1963 (Studia et documenta franciscana, 2), p. 356 : « Et nota quod tam in dominicis diebus quam semiduplicibus et duplicibus, dum dicitur epistola, diaconus ad altare reverenter accedens debet super altare expandere et replicare corporalia. »
101Ibid., p. 8 « Dum vero legitur epistola a subdiacono, sacerdos extendit corporale quod supponitur calici super altare, ita quod longitudo corporalis in longitudinem altaris extenditur, nec explicatur propter pulverem usque ad oblationem calicis. »
102L. Mac Lachlan et J. B. L. Tolhurst, The Ordinal and Customary of the Abbey of Saint Mary, York…, op. cit., vol. 1, p. 113 : « Lecto Evangelio, et dicto Credo si sit, si non sit immediate post Evangelium, explicat corporale »; p. 104 : « sacerdos aperit corporale per diaconum preparatum ».
103J.-B. Le Brun des Marettes, Voyages liturgiques…, op. cit., p. 80.
104J.-M. Roger, « La visite des abbayes cisterciennes de Savoie par l’abbé de Balerne », dans Mélanges à la mémoire du père Anselme Dimier, vol. 2, 3 : Benoît Chauvin (éd.), Histoire cistercienne, ordre, moines, Arbois, Benoît Chauvin, 1984, p. 157-216, ici p. 188 : « Il y a quatre autels, et cependant deux d’entre eux demeurent découverts. »
105G. Dupont, « Le registre de l’officialité de Cerisy… », art. cité, p. 486-487, ecclesiam de Listreyo (probablement Lestre, canton de Valognes, Manche, Normandie), visite de 1374 : « Item precepimus rectori quod majus altare de cetero semper maneat coopertum de una thoallia. »
106Pl. F. Lefèvre, L’Ordinaire des Prémontrés…, op. cit., p. 14 : « palla altari complicent ».
107L. Mac Lachlan et J. B. L. Tolhurst, The Ordinal and Customary of the Abbey of Saint Mary, York…, op. cit., vol. 1, p. 71, De missa matutinali, après avoir prononcé « Aufer a nobis Domine » : « Quo facto, sacerdos ad dextrum cornu, minister ad sinistrum, explicant pallia altaris, sed e contra stabunt post missam cum eadem debeant complicare » et vol. 1, p. 121, rubrique du diacre : « Dum ultima collecta dicitur, vel post Ite missa est, ad dextrum finem altaris juvante subdiacono ad sinistram pallia involvit. »
108Il s’agit peut-être là de ce que les liturgistes modernes nommeraient un chrismatoire.
109P. Volk, Der “Liber Ordinarius” des Lütticher St. Jacokbs-Klosters, Münster, Aschendorff, 1923 (Beiträge zur Geschichte des alten Mönchtums und des Benediktionenordens, 10), p. 51.
110J.-M. Richard, Le trésor de la collégiale de Notre-Dame de Lens au xve siècle, Arras, Impr. de Sède, 1876, p. 21-36 : « Inventaire C (1471-1472) », ici p. 34.
111Cl. de Vert, Explication simple…, op. cit., vol. 2, p. 354-355.
112F. Guerrini, Ordinarium iuxta ritum sacri ordinis Fratrum Prædicatorum, op. cit., p. 245 : « Acolythi vero antequam vestes exuant, revertentes ad altare recooperiant illud et aptent decenter, reportantes in sacristiam quæ fuerint reportanda. »
113L. Chomton, Histoire de l’église Saint-Bénigne, op. cit., p. 357-358 : « Ita libro clauso, acclinis ante altare completa oratione, ipsoque cum obsecratione exosculato, manus sub casula tenendo, socius per summitatem capitis accipit ipsam ; sacerdos manipulum cum stola atque albam per manicas, et socius ejus de subtus plicando, cum amictu diligentissime aptant ; quibus plicatis et conjunctis, sacerdos metanœam ante altare facit, frocum induit, manus abluit, calicem accipit, altare cooperit : uterque quæque in suo loco honeste composita restituit. »
114Ch. Lalore, Inventaires des principales églises de Troyes, t. II, op. cit., p. 218-226 : inventaire de l’hôpital du Saint-Esprit (1536), ici p. 219 : « Fut trouvé sur le grant autel d’icelluy quatre nappes de chanvre littelées, chacune de trois à quatre aulnes de long ; ung tappys de fil et laine, semé de fleurs de lys », et p. 220 : « Item sur ung autel appellé l’autel Sainct Sébastian fut trouvé trois nappes de chanvre roux, litellées, d’environ chescune de trois à quatre aulnes de long, ung tappiz de fil et poil. »
115À la cathédrale de Rodez par exemple, l’autel de la chapellenie de Bernard-Hugues de Cardalhac est pourvu de « tres mapas altaris cum coperto altaris », voir M. Desachy, Cité des hommes…, op. cit., 1376, p. 506.
116A. Dufour, « Inventaire du trésor de l’église de Saint-Spire… », art. cité, p. 261 : « Item ung vieux drap de grosse bourre de soye ou chanvre que on dit estre bon a couvrir ung autel. »
117A. Pinchart, « « Inventaire des meubles d’église de l’hôpital Saint-Jacques de Mons… », art. cité, p. 187-189, ici p. 188 : « II courwethurez d’autel de grosse toille ».
118Ch. Lalore, Inventaires des principales églises de Troyes, t. II, op. cit., p. 218-226 : inventaire de l’hôpital du Saint-Esprit (1536), ici p. 219 et 220.
119Par exemple, M. Desachy, Cité des hommes…, op. cit., 1383, p. 516 : « Item I altare coperturam de corio alba et tres mapas » ; G. Bourbon, « Inventaire du trésor et du mobilier de l’église collégiale de Saint-Martin de Montpezat », art. cité, p. 576 : « Item in altare beati Martini, unum cohopertorium alute albe » ; A. Robolly, « Inventarium jocallium, librorum, vestimentorum et aliorum ornamentorum ecclesie parrochialis beate Marie de Majori », Congrès archéologique de France, 43, 1877, p. 681-684, ici p. 682 : « Item tres copertas altaris corii nigri ».
120J. Labarte, Inventaire du mobilier de Charles V…, op. cit., p. 138.
121J. Lebeuf, Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris, t. 3, Paris, A. Durand, 1870, p. 291-308 : « Inventaire des biens meubles trouvez en lostel du colliege d’Austun […] », 1462, ici p. 304 : « Item deux autres paremens d’autel de toille d’estame ouvrée à liteaux en manière de letres sarazinoises et une couverture d’autel de mesmes doublé de toille noire. »
122Ch. Lalore, Inventaires des principales églises de Troyes, t. II, op. cit., p. 118-141 : inventaire de Notre-Dame-aux-Nonnains (1538), ici p. 133 : « Item deux paremens de camelot, non doublez, de toile noire, servans au grant autel de la dicte église, avec ung couvertoir aussi de camelot noir. » Le camelot est originellement tissé en poil de chameau, puis en poil de chèvre mélangée avec de la laine, enfin avec de la laine seule. Ce terme apparaît dès le début du xiiie siècle en Occident, où il désigne d’abord une étoffe importée de laine fine et de soie. Voir F. Piponnier, « À propos des textiles anciens… », art. cité, p. 872 et M. d. C. Martίnez Meléndez, Los nombres de tejidos…, op. cit., p. 470-475.
123A. Dufour, « Inventaire du trésor de l’église de Saint-Spire… », art. cité, p. 250.
125Sur l’importance des surfaces textiles blanches dans la peinture, voir notamment P. Hills, « Textiles and Touch: Depicting the Sacred », dans Juliette Brack, Julie Glodt et Nicolas Sarzeaud (dir.), Textiles, rituels, images (Europe occidentale, xiiie-xviie siècles), Paris, HiCSA Éditions, 2024, p. 19-42.
126J.-Y. Hameline, « Itinéraire II », Recherches de sciences religieuses, 78/3, 1990, p. 397-424 ; rééd. dans Une poétique du rituel, op. cit., p. 180-195, ici, à propos de son intérêt pour Arnold van Gennep, p. 188.
127Cette expression est utilisée en italien (« spazio eucaristico ») sous la plume de J.-P. Caillet, « L’arredo dell’altare », dans Paolo Piva (éd.), L’arte medievale nel contesto 300-1300. Funzioni, iconografia, tecniche, Milan, Jaca Books, 2006, p. 181-203, p. 188.
128A. Guerreau, « Quelques caractères spécifiques de l’espace féodal européen », dans Neithard Bulst, Robert Descimon et id. (dir.), L’État ou le roi, les fondations de la modernité monarchique en France (xive-xviie siècles), Paris, Maison des sciences de l’homme, 1996, p. 85-101, ici p. 94-96.
129J. Pycke, Sons, couleurs, odeurs…, op. cit., p. 34 et 47. Tournai, trésor de la cathédrale ; n. 10061417, 1402, tapisserie de laine, 190 × 570 cm et n. 5008170, 190 × 555 cm.
130T. Lohse, Die Dauer der Stiftung…, op. cit.
131G. Desjardins, Histoire de la cathédrale de Beauvais, op. cit., p. 211.
133Ibid., p. 211 au revestiaire : « Item deux tappis velus l’ung grant et l’autre plus petit pour servir au marchepié du grant autel. »
134AN, L 870, pièce n. 59, inventaire du trésor de la prieurale Saint-Martin-des-Champs, Paris, 1342, fol. 15v-16v.
135Ibid., fol. 15v et 16v.
136M. Lauwers, « Le cimetière dans le Moyen Âge latin… », art. cité ; J.-Cl. Schmitt, « La notion de sacré… » art. cité, p. 15 ; J. Baschet, « Le lieu rituel et son décor », dans L’iconographie médiévale, Paris, Gallimard, 2008, p. 67-101.
137J. Baschet, « L’image et son lieu… », art. cité. p. 187-188 : l’auteur préfère parler de distinction binaire (nef/chœur) plutôt que ternaire (nef/chœur/sanctuaire) en vertu de la dualité matérielle et sociale entre clerc et laïcs.
138Londres, Victoria and Albert Museum, 8663-1863 ; nappe, seconde moitié du xve siècle, toile de lin brodée, Allemagne, 116,84 × 60,96 cm.
139Guy de Montrocher, Manipulus curatorum, trad. franc., Orléans, Mathieu Vivian, 1490-1491 [Paris, Bibliothèque Sainte-Geneviève, 4 ŒXV SUP 5 RES], non paginé, vue 95. Nous n’avons pas trouvé une telle précision dans l’édition parisienne latine de 1473. Nous soulignons.
140L’idée d’une extension spatiale depuis le centre jusqu’aux périphéries est très clairement exprimée par Guillaume Durand à propos de l’autel. Voir RDO, l. 1, chap. 2, p. 29, l. 38-41 : « Secundo altare etiam significat Ecclesiam spiritualem, quatuor eius cornua significant quatuor mundi plagas per quas Ecclesia dilatatur ». « L’autel signifie l’Église spirituelle. Ses quatre angles signifient les régions du monde vers lesquelles l’Église se dilate. »
141J. Pycke, Sons, couleurs, odeurs…, op. cit., p. 34 et 50.
142R. Dodsworth, Monasticon anglicanum…, nouv. éd. augm. Londres, J. Bohn, 1846 ; 1re éd. Londres, [s.n.], 1655-1661, vol. 6, 3e partie, p. 1202-1210 : inventaire de la cathédrale d’York, 1510, p. 1207 : « Item unum le carpett largus ad ponendum coram summo altari in diebus festialibus » et « Item unum parvum carpet ».
143E.-G. Deslandes, « Le trésor de l’église Notre-Dame de Bayeux… », art. cité, 1476, p. 394 : « Item ung large et long tapis de drap pers, quand le prelat fait l’office, est estendu devant l’autel dessus le pavement, dessoubz les piés du prelat et des ministres de l’autel. »
144Strasbourg, musée de l’Œuvre, Inv. MBA 97 ; Conrad Witz, Sainte Madeleine et sainte Catherine, v. 1440, huile sur bois, Haut-Rhin, 161 × 130 cm, legs du chanoine Straub, 1893.
145Voir aussi, Utrecht, Museum Catharijneconvent, ABM s71 ; Apparition de la Vierge aux dominicains d’Utrecht, v. 1520, huile sur bois, 105,5 × 66cm : les neuf autels visibles sur ce panneau sont tous pourvus de nappes et de chandeliers.
146Vatican, BAV, ms. Vat. lat. 3769 ; Heures ; fol. 66v, noble en prière face à un autel, 1510-1520, enluminure sur parchemin, Gand.