Notices biographiques
p. 279-284
Texte intégral
1José Ramón Bertomeu-Sánchez est professeur d’histoire des sciences à l’université de Valence. Avec Bernadette Bensaude-Vincent et Antonio García Belmar, il a travaillé sur les manuels de chimie du xixe siècle et corédigé L’émergence d’une science des manuels. Les livres de chimie en France 1789-1852 (Éditions des Archives contemporaines, 2003). Sa principale ligne de recherche actuelle est l’histoire de la toxicologie contemporaine, des produits toxiques et plus particulièrement des pesticides au milieu du xxe siècle. Il a récemment publié Tóxicos: Pasado y presente (Icaria, 2022), et, avec Carmel Ferragud, Entre venenos (Bromera, 2023). Il est rédacteur en chef du manuel d’histoire des sciences Saberes en acción (https://sabersenaccio.iec.cat/).
2Margarita Boenig-Liptsin est Assistant Professor for Ethics, Technology and Society au Department of Humanities, Social and Political Studies de l’École polytechnique fédérale (ETH) de Zurich. Chercheuse en sciences, techniques, sociétés (STS), elle est titulaire d’un doctorat d’histoire des sciences (Harvard Univesity) et d’un doctorat de philosophie (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, sous la direction de Bernadette Bensaude-Vincent). Ses recherches portent sur les transformations de l’identité humaine et de la citoyenneté en lien avec les technologies de l’information et de la communication, sur le temps long et dans des contextes culturels divers.
3Soraya Boudia est historienne et sociologue des sciences, des techniques et de l’environnement, professeure de sociologie à l’université Paris-Cité. Elle a conduit un ensemble de travaux personnels et collectifs sur les rapports entre savoirs et politique, en particulier dans le gouvernement global des technosciences. Elle a notamment publié, avec Nathalie Jas, Gouverner un monde toxique (Quæ, 2019), et, avec Angela N. H. Creager, Scott Frickel, Emmanuel Henry, Nathalie Jas, Carsten Reinhardt et Jody A. Roberts, Residues: Thinking Through Chemical Environments (Rutgers University Press, 2021). Elle a codirigé, avec Emmanuel Henry, Politiques de l’ignorance (PUF/La vie des idées, 2022), et, avec Bernadette Bensaude-Vincent et Kyoko Sato, Living in a Nuclear World: From Fukushima to Hiroshima (Routledge, 2022).
4Dorothée Browaeys est fondatrice de TEK4life qui oriente les acteurs économiques vers des activités compatibles avec le vivant. Journaliste scientifique pendant trente ans, cofondatrice de VivAgora (une association que Bernadette Bensaude-Vincent a présidée), elle acculture les acteurs à la comptabilité écologique pour piloter le changement vers des modèles d’affaires régénérateurs. Elle enseigne la culture du vivant à École de design de Cergy, collabore à la revue Études et au magazine en ligne UP’Magazine. Elle est l’autrice de plusieurs ouvrages, dont un cosigné avec Bernadette Bensaude-Vincent : Fabriquer la vie. Où va la biologie de synthèse ? (Seuil, 2011).
5Robert Bud est Emeritus Keeper (conservateur émérite) du Science Museum de Londres et historien des sciences. Il a rencontré Bernadette Bensaude-Vincent pour la première fois lors du Congrès international d’histoire des sciences qui s’est tenu à Bucarest en 1981 et auquel ils ont tous deux participé en présentant des communications sur l’histoire de la chimie.
6Ana Carneiro, aujourd’hui à la retraite, a été maîtresse de conférences en histoire des sciences à l’Universidade Nova de Lisboa et chercheuse au Centre interuniversitaire des sciences et technologies (CIUHCT). Ses publications portent sur l’histoire des sciences des xviiie et xixe siècles, en particulier sur l’histoire de la géologie, de la chimie, et des institutions et publications scientifiques au Portugal.
7Ronei Clécio Mocellin est professeur au département de philosophie de l’Université fédérale du Paraná (UFPR), au Brésil. Sous la direction de Bernadette Bensaude-Vincent, il a préparé à l’université Paris-Nanterre une thèse d’histoire de la chimie sur Louis-Bernard Guyton de Morveau, soutenue en 2009. Il a depuis lors publié plusieurs ouvrages d’histoire des sciences en portugais. Ses recherches actuelles portent sur les matériaux.
8Maria Paula Diogo est Full Professor d’histoire des techniques et de l’ingénierie à la NOVA School of Science and Technology. Pionnière dans le domaine de l’histoire des techniques au Portugal, ses recherches portent sur l’histoire des techniques et de l’ingénierie au Portugal et dans les anciennes colonies, sur les processus de mondialisation, de circulation et d’appropriation des connaissances, sur les concepts de réseau, de centre et de périphérie et, plus récemment, sur la problématique de l’Anthropocène. En 2020, elle s’est vu décerner la médaille Leonardo da Vinci, la plus haute distinction de la Society for the History of Technology, et, en 2022, elle a été nommée Kranzberg Lecturer, la plus haute distinction de l’Icohtec. Elle est actuellement membre du conseil d’administration de la Fundação Para a Ciência e a Tecnologia, l’Agence nationale portugaise de financement de la recherche.
9Frédéric Fruteau de Laclos est maître de conférences habilité à diriger des recherches à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Ses premiers travaux ont été consacrés à l’œuvre d’Émile Meyerson (L’épistémologie d’Émile Meyerson, une anthropologie de la connaissance, Vrin, 2009, et Émile Meyerson, Les Belles Lettres, 2014). Depuis lors, il a développé des recherches en philosophie des sciences humaines (La psychologie des philosophes. De Bergson à Vernant, PUF, 2012, et La connaissance des autres, Cerf, 2021). Il a également écrit sur la pensée française contemporaine (L’existence des autres. Deleuze, Sartre, Chastaing, Vrin, 2023). Il est membre du Centre d’histoire des philosophies modernes de la Sorbonne, dont il est actuellement directeur adjoint, ainsi que directeur adjoint des Éditions de la Sorbonne.
10Xavier Guchet est professeur de philosophie à l’université de technologie de Compiègne. Il a rencontré Bernadette Bensaude-Vincent à la fin des années 1990, à l’université Paris-Nanterre. Depuis lors, il s’est constamment nourri de sa pensée et, comme il a tenu à la souligner lors de sa soutenance d’HDR en 2014, s’il n’a jamais été à proprement parler son élève, il a toujours été à son école.
11Catherine Larrère, philosophe, professeure émérite à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, a largement contribué à développer en France la philosophie environnementale.
12Raphaël Larrère, ingénieur agronome et sociologue, ancien directeur de recherche à l’Inrae, est spécialiste d’éthique environnementale. Il a publié, avec Catherine Larrère, Du bon usage de la nature, pour une philosophie de l’environnement (Aubier, 1997, rééd. Champs Flammarion, 2009), Penser et agir avec la nature, une enquête philosophique (La Découverte, 2015, rééd. 2017), Le pire n’est pas certain. Enquête sur l’aveuglement catastrophiste (Premier Parallèle, 2020, rééd. 2023). La question de l’écologie étant inséparable de celle de la technique (Bulles technologiques, 2017), ils ont collaboré à des recherches sur les bio- et les nanotechnologies avec Bernadette Bensaude-Vincent, à qui les lie une très ancienne amitié. En témoigne leur participation à Bionano-éthique. Perspectives critiques sur les bionanotechnologies, un ouvrage collectif dirigé par Bernadette Bensaude-Vincent, Raphaël Larrère et Vanessa Nurock (Vuibert, 2008).
13Christine Lehman. Quand, après de longues années d’enseignement de physique et de chimie, il a rencontré Bernadette pour lui demander de diriger une thèse d’histoire de la chimie, elle lui a généreusement proposé un sujet qui lui tenait à cœur. La thèse soutenue en 2006 s’intitule Gabriel-François Venel (1723-1775) : sa place dans la chimie française du xviiie siècle. Ce choix a déterminé la suite de ses recherches qui portent sur la chimie du xviiie siècle.
14Sacha Loeve a rencontré Bernadette Bensaude-Vincent durant ses années de master à l’université Paris-Nanterre, où il a ensuite effectué une thèse sur les nanotechnologies sous sa supervision, avant de travailler à ses côtés dans divers projets sur les technosciences à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Leurs travaux en commun comportent notamment une biographie du carbone : Carbone. Ses vies, ses œuvres (Seuil, 2018, trad. Carbon: A Biography, Polity Press, 2024).
15Alfred Nordmann, aujourd’hui à la retraite, a été professeur d’histoire et de philosophie des sciences et des technosciences à la Technischen Universität de Darmstadt. Il est également affilié à l’université de Caroline du Sud ainsi qu’à l’Université polytechnique Pierre-le-Grand de Saint-Pétersbourg. Sur la base de leurs intérêts communs pour la philosophie de la chimie, les nanosciences, la biologie de synthèse, les technologies convergentes et l’histoire du nucléaire, il a élaboré avec Bernadette Bensaude-Vincent une philosophie générale des technosciences, en particulier dans le cadre d’un projet sur la genèse et l’ontologie des objets technoscientifiques (GOTO).
16Mary Jo Nye est professeur d’histoire émérite à l’université d’État de l’Oregon, aux États-Unis. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages, notamment Science in the Provinces (1986) et From Chemical Philosophy to Theoretical Chemistry (1993). C’est en faisant des recherches sur ces projets qu’elle a rencontré Bernadette Bensaude-Vincent pour la première fois dans les années 1980, alors que cette dernière était chercheuse à ce qui est devenu depuis la Cité des sciences et de l’industrie de la Villette.
17François Pépin est professeur de philosophie en classes préparatoires à Paris. Il est rattaché à l’Institution d’histoire des représentations dans les modernités (UMR 5317) et au Laboratoire d’excellence Comod. Ses travaux portent sur les Lumières françaises ainsi que sur l’histoire et la philosophie des sciences, en particulier la chimie et les sciences du vivant. Il a récemment publié Diderot, philosophe des sciences (Classiques Garnier, 2023).
18Annie Petit est professeure émérite de philosophie à l’université Paul-Valéry de Montpellier. Elle a eu le même professeur, Michel Serres, elle à Clermont-Ferrand et Bernadette Bensaude-Vincent à Paris. L’amitié s’est renforcée au fil du temps, des colloques et des congrès, des rencontres à Paris, ou dans le Parc des volcans d’Auvergne, puis à Montpellier.
19Ana Simões est Full Professor d’histoire des sciences à la faculté des sciences de l’université de Lisbonne. Ses recherches portent sur l’histoire de la chimie quantique et l’histoire des sciences au Portugal (xviiie-xxe siècles) et, plus récemment, sur l’histoire urbaine des sciences, la diplomatie scientifique et le concept d’Anthropocène. Le cadre méthodologique de ses recherches comprend des concepts tels que la circulation et l’appropriation des connaissances, les interactions local-global, les concepts d’acteurs et de réseaux, avec un accent particulier mis sur les invisibilités (historiques et historiographiques), ainsi que sur les centres et les périphéries dans leur relation avec la mondialisation. Elle a été vice-rectrice de l’Université de Lisbonne (2014-2017) et présidente de la European Society for the History of Science (2018-2022).
20Pierre Teissier est maître de conférences en histoire des sciences habilité à diriger des recherches à Nantes université. Il a rencontré Bernadette Bensaude-Vincent au début de l’année 2004, à la pause d’un atelier de lecture de textes qu’elle animait au centre Alexandre-Koyré à Paris. En dix minutes, elle griffonna un sujet de recherche qui allait occuper Pierre Teissier dix années : l’histoire de la chimie du solide et l’épistémologie des matériaux à l’époque contemporaine. Elle s’adonnait déjà au « mélange des genres » qui inspire le texte de ce volume.
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