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    Plan détaillé Texte intégral Qu’avons-nous fait ensemble ? Bousculer les cadres institutionnels Questionner le vivant synthétique Notes de bas de page Auteur

    Sciences en récits

    Ce livre est recensé par

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    Table des matières

    Faire démocratie avec les vivants naturels et de synthèse

    Dorothée Browaeys

    p. 189-196

    Résumés

    Développer le débat public sur les technologies, telle était l’ambition de VivAgora, que Bernadette Bensaude-Vincent a adoptée en 2006. Cette association, créée en 2003 par deux journalistes scientifiques (Jean-Jacques Perrier et moi-même), a animé des débats pendant dix ans, sur les enjeux des projets de recherche liés au vivant, en particulier la fameuse convergence NBIC des nano- et biotechnologies, avec les technologies informatiques et les sciences cognitives. Devenue présidente de l’association, Bernadette Bensaude-Vincent a fait le pari, avec le collectif VivAgora, de miser sur la diversité des expertises et des intérêts pour hisser les questions de choix technologiques à un niveau politique. Elle a ainsi contribué à questionner la vision du progrès et à mettre en culture l’innovation. Nous avons traduit ces préoccupations dans le champ des biotechnologies en corédigeant le livre Fabriquer la vie : où va la biologie de synthèse, paru au Seuil en 2011.

    Facilitating public debate on technologies was the ambition of VivAgora, an association that Bernadette Bensaude-Vincent backed in 2006. This association, created in 2003 by two science journalists (Jean-Jacques Perrier and myself), organised debates around research projects related to life sciences, in particular the famous NBIC convergence of nanotechnology and biotechnology, information technology and cognitive science. As chair of VivAgora, Bernadette has taken up the challenge of leveraging the association’s diversity of expertise and interests to raise issues of technological choice to a political level. She thus contributed to questioning what vision of progress would determine how innovations should be incorporated into the culture. We translated these concerns into the field of biotechnology by co-authoring the book Fabriquer la vie : où va la biologie de synthèse, published by Seuil in 2011.

    Texte intégral Qu’avons-nous fait ensemble ? Bousculer les cadres institutionnels Questionner le vivant synthétique Notes de bas de page Auteur

    Texte intégral

    1Créée en 2003 par deux journalistes scientifiques (Jean-Jacques Perrier et moi-même), cette association a éclairé, pendant dix ans, les enjeux et controverses des projets liés au vivant, en particulier bio-, nano- et neurotechnologiques. Convaincue de l’importance de nourrir le débat public sur les technosciences, Bernadette Bensaude-Vincent a pris la présidence de l’association avec une clairvoyance précieuse, anticipant la montée en puissance des tensions idéologiques liées au projet de convergence NBIC entre nanotechnologies, biotechnologies, technologies de l’information et sciences cognitives1. Avec le collectif VivAgora, Bernadette a fait le pari de miser sur la diversité des expertises et des intérêts pour hisser les questions technologiques à un niveau politique. Experte de l’histoire de la chimie, elle savait combien les décisions sont forgées par les représentations implicites des promoteurs académiques et économiques : elle espérait contribuer à questionner la vision du progrès et à mettre en culture l’innovation.

    Qu’avons-nous fait ensemble ?

    2Alors que la Commission européenne mobilisait des groupes d’experts pour rapprocher sciences et société dans ses programmes de bio- et nanotechnologies, VivAgora a développé en France une communauté multi-acteurs animée par la volonté d’apporter l’éclairage et l’avis de la société civile sur les choix scientifiques et techniques. L’association s’est appuyée sur de nombreux « conseillers scientifiques » tels que le physicien et membre de Pugwash2, Gérard Toulouse, ou Jacques Robin, fondateur du Groupe des Dix3 et de la revue Transversales.

    3Par sa notoriété et son sens de l’écoute, Bernadette Bensaude-Vincent a contribué à la reconnaissance des travaux menées par l’association, notamment ses cycles de débats publics : Le vivant est-il un bien commun ? (2004), Santé environnementale : malades de la civilisation, comment changer d’ère ? (2005), NanoMonde (2006 à Paris), NanoViv (2006 à Grenoble), Cerveau et santé mentale, une cause politique (2007).

    4Elle a favorisé l’insertion de ces questions au sein du Comité sectoriel micro-nano de l’Agence nationale de la recherche (ANR) où j’ai participé aux orientations et évaluations des appels d’offres, notamment ceux ayant trait aux relations entre sciences et société. Elle a défendu la légitimité des questions citoyennes sur les impacts des technologies chimiques, biotechnologiques ou nucléaires au sein même de l’Académie des technologies. À cet égard, elle n’a pas négligé l’analyse des pratiques des entreprises et de leurs responsabilités dans l’intoxication chronique des écosystèmes, provoquant à l’occasion des réactions hostiles de certaines personnalités bien placées. Clairement, notre manière collective d’interroger les projets techniques, de problématiser leurs enjeux sociaux, quels que soient les secteurs, a souvent été perçue comme une menace, et assimilée à une attitude antiscience ou technophobe.

    Bousculer les cadres institutionnels

    5En conjuguant mon expertise de journaliste, intégratrice de points de vue, et l’approche plus philosophique de Bernadette Bensaude-Vincent, nous avons en effet questionné les cadres institutionnels français destinés à orienter les choix techniques. L’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), créé en 1983, ne nous semblait pas positionné au service de l’intérêt général. Cette commission mixte composée de sénateurs et de députés pourrait offrir un tremplin pour mettre en débat public les choix technologiques, à condition de sortir du cadre étroit de ses auditions d’experts et de s’inspirer des cycles de débats thématiques et structurés instaurés par leurs homologues suisse et allemand, ou encore du Rathenau Institute (Pays-Bas), tous membres du Réseau européen d’évaluation des technologies (EPTA). La Commission nationale du débat public (CNDP), créée en 1995, s’est quant à elle révélée inadaptée pour questionner les trajectoires du nucléaire ou des nanotechnologies. Le Conseil économique social et environnemental (CESE) produisait des rapports riches mais il n’irriguait pas la société. C’est sûrement le Grenelle de l’environnement – à l’automne 2007 – qui est allé le plus loin dans l’explicitation des logiques et intérêts des parties prenantes, débouchant sur deux lois Grenelle4. Un tel dispositif, proche des concertations que nos voisins allemands pratiquent à l’envi, n’a rien à voir avec les Conférences de citoyens, simples cénacles restreints instruits par des experts académiques qui explicitent insuffisamment les conflits d’intérêts.

    6En tant que présidente de VivAgora, Bernadette Bensaude-Vincent ne cherchait pas à organiser des espaces de neutralité mais plutôt à rendre visibles les attentes et attachements des acteurs concernés pour problématiser les enjeux sociaux. « Ne craignons pas des situations conflictuelles, elles sont le creuset de nos capacités d’évoluer ! » affirmait Bernadette en se référant à Paul Ricœur et notamment à un extrait de son livre Autour du politique :

    Une démocratie n’est pas un régime politique sans conflit, mais un régime dans lequel les conflits sont ouverts et en outre négociables […]. Sous ce régime, le conflit n’est pas un accident ou un malheur ; il est l’expression du caractère non décidable de façon scientifique ou dogmatique du bien public […]. La discussion politique est sans conclusion, bien qu’elle ne soit pas sans décision5.

    7Constatant à l’issue des débats sur les nanotechnologies organisés à Grenoble puis à Paris que leurs préconisations n’étaient pas suivies d’effets – malgré les engagements initiaux des commanditaires –, VivAgora s’implique alors dans des dynamiques de transformation.

    8Aux côtés de William Dab, ancien directeur général de la santé, VivAgora co-organise dans le NanoForum du Cnam en 2007-2009, avec le soutien du cabinet Mutadis. Elle s’engage même dans la concertation avec des industriels, auprès de L’Oréal de 2011 à 2013 au sujet de l’utilisation de nanoproduits dans ses crèmes solaires notamment. VivAgora intervient auprès du ministère de la Santé pour mobiliser les acteurs concernés par la contamination des eaux par les médicaments (programme Médipatient). L’association organise trois Parlements du futur : « Par-delà peurs et progrès, comment mettre en culture l’innovation » (avril 2010) ; « Entre désirs et déchets : jusqu’où irons-nous avec l’électronique ambiante ? » (mai 2011) et, à l’Unesco, « Les assises du vivant : que vaut la vie 2.0 ? » (novembre 2012). Elle intervient encore auprès du Comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques de l’Assemblée nationale à propos de la mise en œuvre de l’article 5 de la Charte de l’environnement relatif au principe de précaution (février 2010).

    Questionner le vivant synthétique

    9Devenue directrice en 2010 du Centre d’études des techniques, des connaissances et des pratiques (Cetcopra), Bernadette Bensaude-Vincent s’intéresse à l’émergence de la biologie de synthèse. Comme historienne de la chimie, elle s’est passionnée pour la synthèse du vivant. Après avoir exploré l’aventure des chimistes du xixe siècle pour faire naître des composés inédits, elle s’est attelée à comprendre les attentes et pratiques des nouveaux « biologistes de synthèse ». Qu’est-ce qui se profile derrière les promesses de vivants-à-tout-faire, micro-organismes reprogrammés pour fournir des solutions à tous les problèmes sanitaires, énergétiques ou environnementaux ?

    10Bernadette Bensaude-Vincent embarque alors VivAgora et le Cetcopra dans un grand programme européen, Syn-Energene, visant à appréhender, à travers un dialogue et un apprentissage mutuel, les enjeux de la reprogrammation des organismes vivants mise en œuvre par les biologistes de synthèse6.

    11Dès 2009, le sujet avait été travaillé par notre association, au cours de six débats organisés à l’Institut de recherches interdisciplinaires (IRI abrité par le centre Georges-Pompidou). Lors de la conférence de lancement à la Cité des sciences et de l’industrie, en présence de Joël de Rosnay, Bernadette Bensaude-Vincent a posé une série de questions vertigineuses : de quelle biologie parle-t-on ? Est-on à la fin du dogme considérant l’ADN comme le secret de la vie ? Va-t-on comprendre la complexité des interactions qui se déroulent dans le vivant ? Peut-on faire de la complexité en jouant aux Lego ?

    12Les débats ont porté sur la question de savoir qui va contrôler la biologie de synthèse et comment. Faut-il de nouvelles régulations, alors que celles qui existent pour les OGM sont déjà loin d’être parfaites et encore moins acceptées ? Concernant les brevets et l’accès à la connaissance, qui sera responsable des négociations sur ces sujets, l’OMC ou bien l’ONU ? Faut-il s’engouffrer pour « rattraper » les Américains ou a-t-on d’autres modèles de société à proposer ? Faut-il poser des interrogations plus radicales ? Au sein du programme Syn-Energene, nous avons tenté de dépasser le modèle de gouvernance qui se contente de considérer les risques et les bénéfices en abordant des questions plus épineuses : comment identifier les risques irréversibles ? A-t-on des modèles de sciences alternatives à proposer ?

    13Les années 2000 ont été palpitantes dans la confrontation des possibles techniques, des aspirations et des peurs… On peut se remémorer les « personnalités » qui ont marqué ces débats. En premier lieu, le biologiste Philippe Marlière7, engagé dans une biologie orthogonale, mobilisant du xéno-ADN. Son motif : tenter de « battre la nature à son propre jeu » pour « améliorer la nature tellement imparfaite ». On pense aussi à François Képès, cofondateur et directeur du programme d’épigénomique au Génopole d’Évry, qui voyait la biologie synthétique comme une rupture aussi importante que fut l’élevage dans l’histoire du rapport entre l’homme et son environnement. Un nouvel équilibre pourrait se créer entre l’homme et le monde vivant qui l’entoure, car la biologie de synthèse est capable de générer des organismes indifférents à leur contexte. Autre expert intervenu dans nos débats, Jean-Pascal Zanders, spécialiste du bioterrorisme, a évoqué l’investissement américain de 55 milliards entre 2001 et 2009 dans la lutte contre ce risque considérable.

    14Tout au long de ces dialogues, Bernadette Bensaude-Vincent s’est efforcée d’éclairer la question métaphysique traditionnelle sur le vivant à partir des pratiques de la biologie de synthèse. Celle-ci fabrique des artefacts qui sont « comme du vivant » ou « du vivant minimum ». Qu’est-ce que cela implique, de toucher à des processus auto-organisés, à des systèmes ouverts, sans cesse en évolution, par définition incontrôlables ? Est-il possible de concevoir une biologie de synthèse conforme à l’éthique des ingénieurs, aux valeurs de nos sociétés ? Comment dépasser l’exploration passionnante des possibles pour envisager ensemble ce qui est souhaitable ? En rapprochant les milieux associatif et académique, Bernadette Bensaude-Vincent a pu enrichir nos questionnements, en impliquant par exemple la sociologue américaine Sheila Jasanoff qui a développé la perspective des technologies de l’humilité pour nous affranchir de la logique des technologies de la démesure (hubris). Les premières consistent à avancer pas à pas en reconnaissant l’ignorance, l’incertitude, explique Bernadette. Alors que les secondes consistent à mettre en œuvre tous les moyens pour innover, en évaluant les coûts et bénéfices, bref en prétendant rationaliser les choix technologiques. Quand les risques peuvent être infinis car systémiques, seule l’approche réflexive et « tâtonnante » apparaît prudente et raisonnable.

    15Plongées dans la mêlée de ces débats, nous entreprîmes ensemble la rédaction d’un livre-repère sur la biologie de synthèse8. De ce livre je retiens le mot « bricolage9 » qui caractérise le vivant mais qui pose problème à « l’ingénieur du vivant » chargé de maîtriser ses inventions en prévoyant leurs comportements. Le grand défi que posent les manipulations de la biologie synthétique est la complexité de leurs effets et l’attribution des responsabilités. J’ai beaucoup aimé concevoir ce livre avec Bernadette. Nos approches complémentaires ont permis de renseigner à la fois les dimensions historiques, industrielles, philosophiques et politiques de la biologie de synthèse, et de prendre un peu de recul par rapport au climat très tendu que suscitaient en France les initiatives visant à la promouvoir.

    16On se souvient notamment que le Cnam s’était mobilisé pour mettre en route un forum dédié à la biologie de synthèse, le BioSyntheForum inspiré du NanoForum. Piloté par des sociologues de l’Inra, il avait tenté de contourner une opposition frontale structurée par le réseau Pièces et Main d’œuvre (PMO), déjà très hostile aux nanotechnologies. La tentative se solda par un échec, avec une séance mémorable de lancement sabotée par les militants le 25 avril 2013.

    17L’heure n’était pas favorable à la mise en débat et les soutiens publics à VivAgora se tarirent. L’association stoppa son activité fin 2013, alors que ses partenaires, le réseau Inspire ou Agrostratégies et prospectives organisaient les Deuxièmes Assises du vivant à l’Unesco : deux jours pour aborder les enjeux de la bioéconomie avec de grandes personnalités comme les économistes René Passet10 et Jacques Weber, fondateur de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité11. Depuis la fin de VivAgora, Bernadette Bensaude-Vincent a poursuivi ses efforts pour renforcer l’implication de la société dans les choix technologiques, à travers plusieurs comités d’éthique, tandis que d’autres associations ont pris le relais de VivAgora : l’association Avicenn – dont nous avions jeté les bases en 2011 – assure une veille nanos ; Technologos et Sciences critiques poursuivent le questionnement citoyen sur les trajectoires technoscientifiques.

    18Aujourd’hui, alors que les dérèglements climatiques et biologiques se font menaçants pour la survie de l’humanité mais aussi pour le maintien de l’activité économique, l’activité de VivAgora soutenue par Bernadette Bensaude-Vincent apparaît rétrospectivement très pertinente si l’on entend déployer un nouveau régime techno-économique. Car il s’agit désormais de rendre nos activités de production et de services compatibles avec les limites planétaires.

    19Très attachée aux objets, aux matériaux, aux effets concrets des projets technologiques, Bernadette Bensaude-Vincent n’a cessé de nous sensibiliser aux conditions de nos rêves d’émancipation. Il s’agit de saisir qu’ici et maintenant, nos milieux de vie paient très cher le prix d’un progrès mal questionné. La jeunesse qui fait irruption dans les musées, sur les scènes de spectacle, dans les rues pour mettre la maintenance écologique au centre des politiques publiques, s’inscrit dans cette remise en cause de la fuite en avant technologique. Mais il semble que le « contrat naturel » de Michel Serres – qui fut le maître à penser de Bernadette Bensaude-Vincent – est encore loin d’être acté ! Cependant, l’attention aux composantes matérielles et temporelles de nos projets, largement explicitées dans le livre Temps-paysage. Pour une écologie des crises12, progresse et irrigue de nombreux milieux, de nouvelles revues comme Les Terrestres, mais aussi de nouvelles pratiques locales, signes de sa fécondité.

    Association VivAgora pour le dialogue sciences et société

    L’association VivAgora, active de 2003 à 2013, rassemble des journalistes, chercheurs et citoyens désireux de développer des lieux et des supports d’échanges sur les choix politiques dans le domaine des sciences et technologies (clonage, brevets, santé environnementale, micro- et nanotechnologies…).

    Son objectif est d’organiser des espaces d’échanges où scientifiques, spécialistes des sciences humaines et sociales, membres d’associations, responsables politiques, acteurs industriels, artistes, citoyens… s’informent et confrontent leurs visions, leurs univers culturels et leurs intérêts.

    Fondée en octobre 2003, VivAgora met en œuvre des « débats publics méthodiques » en vue d’identifier les questions pertinentes transversales et de faire émerger des propositions concrètes. Elle entend promouvoir une « démocratie technique » en plaçant délibérément les débats sur le champ des responsabilités citoyennes. Par ce rôle social, VivAgora souhaite contribuer au renouvellement des modes d’expertise sur les choix scientifiques et techniques, et à des décisions politiques fondées sur des priorités collectives et humaines. VivAgora s’est engagée sur plusieurs fronts. Elle a :

    • signé la Déclaration internationale pour un encadrement strict des nanotechnologies impliquant 44 ONG (ISTA, ETS, Loka Institute, Amis de la terre…) lancée le 31 juillet 2007 ;
    • déposé une contribution pour la Consultation européenne pour le développement responsable des nanotechnologies (lancée par Philippe Galiay à la direction de Sciences in Society, DG Recherche de la Commission européenne) ;
    • participé au Grenelle de l’environnement et à la Commission Lepage sur la gouvernance environnementale.

    Notes de bas de page

    1Mihaïl Roco, William Bainbridge (dir.), Converging Technologies for Improving Human Performance. Nanotechnology, Biotechnology, Information Technology, and Cognitive Science, NSF/DOC-sponsored report, Arlington, 2002.

    2Pugwash est un mouvement international fondé en 1957 à Pugwash (Canada) qui a rassemblé autour de Józef Rotblat et Bertrand Russell des personnalités scientifiques pour le désarmement nucléaire.

    3Le Groupe des Dix a réuni, entre 1969 et 1976, des scientifiques, des intellectuels (Michels Serres, Edgard Morin) et des hommes politiques, dans le but de réfléchir aux grands enjeux présents et futurs, avec un objectif de conseil aux décideurs publics. Il entendait briser les barrières disciplinaires et amener les politiques à tenir compte des dernières connaissances scientifiques et techniques. Transversales Science Culture est une lettre bimestrielle, animée par Jacques Robin qui prolonge le Groupe des Dix. Voir Brigitte Chamak, Le Groupe des Dix, Monaco, Éditions du rocher, 1997.

    4La loi Grenelle met la lutte contre le changement climatique au premier rang des priorités, et la loi Grenelle 2 définit trois axes pour atteindre cet objectif : réduction de la consommation d’énergie ; prévention des émissions de gaz à effet de serre ; promotion des énergies renouvelables.

    5Paul Ricœur, postface au Temps de la responsabilité, Lectures 1. Autour du politique, Paris, Seuil (Essais), 1991.

    6Le FP-7 Project Syn-Energene de mobilisation et d’apprentissage mutuel coordonné par Christopher Coenen a engagé un dialogue public avec de multiples parties prenantes de 2013 à 2017. Voir https://www.synenergene.eu.

    7Président de Tesssi, Syndicat européen des scientifiques et industriels synthétiques (European Syndicate of Synthetic Scientists and Industrialists).

    8Bernadette Bensaude-Vincent, Dorothée Browaeyes, Fabriquer la vie. Où va la biologie de synthèse ?, Paris, Seuil, 2011.

    9La métaphore du bricolage à propos de l’évolution a été proposée en 1977 par François Jacob. Pour Bernadette Bensaude-Vincent, les biologistes synthétiques doivent reconnaître qu’ils agissent dans une maîtrise très relative comme des bricoleurs eux-mêmes.

    10René Passet, professeur émérite à l’université, auteur de L’économique et le vivant, Paris, Payot, 1979 fut le premier président de l’association Attac crée en 1998.

    11Meriem Bouamrane et al., Rendre possible : Jacques Weber, itinéraire d’un économiste passe-frontières, Versailles, Quæ, 2013.

    12Voir Bernadette Bensaude-Vincent, Temps-paysage. Pour une écologie des crises, Paris, Le Pommier, 2021.

    Auteur

    • Dorothée Browaeys

      IdRef : 034683267

      Dorothée Browaeys est fondatrice de TEK4life qui oriente les acteurs économiques vers des activités compatibles avec le vivant. Journaliste scientifique pendant trente ans, cofondatrice de VivAgora (une association que Bernadette Bensaude-Vincent a présidée), elle acculture les acteurs à la comptabilité écologique pour piloter le changement vers des modèles d’affaires régénérateurs. Elle enseigne la culture du vivant à École de design de Cergy, collabore à la revue Études et au magazine en ligne UP’Magazine. Elle est l’autrice de plusieurs ouvrages, dont un cosigné avec Bernadette Bensaude-Vincent : Fabriquer la vie. Où va la biologie de synthèse ? (Seuil, 2011).

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    1Mihaïl Roco, William Bainbridge (dir.), Converging Technologies for Improving Human Performance. Nanotechnology, Biotechnology, Information Technology, and Cognitive Science, NSF/DOC-sponsored report, Arlington, 2002.

    2Pugwash est un mouvement international fondé en 1957 à Pugwash (Canada) qui a rassemblé autour de Józef Rotblat et Bertrand Russell des personnalités scientifiques pour le désarmement nucléaire.

    3Le Groupe des Dix a réuni, entre 1969 et 1976, des scientifiques, des intellectuels (Michels Serres, Edgard Morin) et des hommes politiques, dans le but de réfléchir aux grands enjeux présents et futurs, avec un objectif de conseil aux décideurs publics. Il entendait briser les barrières disciplinaires et amener les politiques à tenir compte des dernières connaissances scientifiques et techniques. Transversales Science Culture est une lettre bimestrielle, animée par Jacques Robin qui prolonge le Groupe des Dix. Voir Brigitte Chamak, Le Groupe des Dix, Monaco, Éditions du rocher, 1997.

    4La loi Grenelle met la lutte contre le changement climatique au premier rang des priorités, et la loi Grenelle 2 définit trois axes pour atteindre cet objectif : réduction de la consommation d’énergie ; prévention des émissions de gaz à effet de serre ; promotion des énergies renouvelables.

    5Paul Ricœur, postface au Temps de la responsabilité, Lectures 1. Autour du politique, Paris, Seuil (Essais), 1991.

    6Le FP-7 Project Syn-Energene de mobilisation et d’apprentissage mutuel coordonné par Christopher Coenen a engagé un dialogue public avec de multiples parties prenantes de 2013 à 2017. Voir https://www.synenergene.eu.

    7Président de Tesssi, Syndicat européen des scientifiques et industriels synthétiques (European Syndicate of Synthetic Scientists and Industrialists).

    8Bernadette Bensaude-Vincent, Dorothée Browaeyes, Fabriquer la vie. Où va la biologie de synthèse ?, Paris, Seuil, 2011.

    9La métaphore du bricolage à propos de l’évolution a été proposée en 1977 par François Jacob. Pour Bernadette Bensaude-Vincent, les biologistes synthétiques doivent reconnaître qu’ils agissent dans une maîtrise très relative comme des bricoleurs eux-mêmes.

    10René Passet, professeur émérite à l’université, auteur de L’économique et le vivant, Paris, Payot, 1979 fut le premier président de l’association Attac crée en 1998.

    11Meriem Bouamrane et al., Rendre possible : Jacques Weber, itinéraire d’un économiste passe-frontières, Versailles, Quæ, 2013.

    12Voir Bernadette Bensaude-Vincent, Temps-paysage. Pour une écologie des crises, Paris, Le Pommier, 2021.

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    Browaeys, D. (2025). Faire démocratie avec les vivants naturels et de synthèse. In X. Guchet (éd.), Sciences en récits. Paris: Éditions de la Sorbonne. https://doi.org/10.4000/13xnj
    Browaeys, Dorothée. « Faire démocratie avec les vivants naturels et de synthèse ». In Sciences en récits, édité par Xavier Guchet. Paris: Éditions de la Sorbonne, 2025. doi:10.4000/13xnj.
    Browaeys, Dorothée. « Faire démocratie avec les vivants naturels et de synthèse ». Sciences en récits, édité par Xavier Guchet, Éditions de la Sorbonne, 2025, https://doi.org/10.4000/13xnj.

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    Guchet, X. (éd.). (2025). Sciences en récits. Paris: Éditions de la Sorbonne. https://doi.org/10.4000/13xnq
    Guchet, Xavier, éd. Sciences en récits. Paris: Éditions de la Sorbonne, 2025. doi:10.4000/13xnq.
    Guchet, Xavier, éditeur. Sciences en récits. Éditions de la Sorbonne, 2025, https://doi.org/10.4000/13xnq.
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