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    Plan détaillé Texte intégral Un quotidien renouvelé en ville ? Des relations différentes avec les autres êtres vivants ? Notes de bas de page Auteur

    Les animaux historicisés

    Ce livre est recensé par

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    Table des matières

    Quand le renard des champs se change en renard des villes (Europe, xxe-xxie siècle)

    Nicolas Baron

    p. 229-236

    Texte intégral Un quotidien renouvelé en ville ? Des relations différentes avec les autres êtres vivants ? Notes de bas de page Auteur

    Texte intégral

    1Le renard roux (Vulpes vulpes) est, parmi tous les membres de la famille des canidés sauvages, celui qui possède l’aire de répartition la plus vaste. Ce mammifère, aux dimensions moyennes (35 cm de haut, 70 cm de long, poids de 7 kilos), est en expansion sur le Vieux Continent en raison de la disparition de ses prédateurs naturels (loup, aigle…), de la moindre menace de la rage et surtout de sa remarquable capacité d’adaptation à la diversité et aux évolutions des écosystèmes1.

    2Parmi les changements qui ont affecté le mode de vie de l’espèce vulpine, le développement, depuis quelques décennies, de populations vivant en ville est l’un des phénomènes les plus remarquables. La présence ponctuelle de renards dans certaines villes d’Europe est relativement ancienne puisque des sources médiévales et modernes font état d’individus observés et chassés dans des villes où la densité du bâti et l’artificialisation des sols étaient alors limitées2. Cependant, c’est vraiment au xxe siècle que l’espèce vulpine commence à coloniser le milieu urbain. Ce phénomène apparaît dès les années 1930 au Royaume-Uni, en particulier dans les lotissements pavillonnaires construits en périphérie de villes comme Londres3. Progressivement, les renards prennent pied dans divers quartiers des cités anglaises, y compris au cœur des agglomérations, et leur nombre croît rapidement, passant de 33 000 en 1995 à 150 000 en 20174. En ce qui concerne les renards d’Europe continentale, leur présence permanente et croissante en ville est plus tardive et se produit plutôt dans le dernier tiers du xxe siècle, voire au début du xxie siècle5. En 2012, près d’une centaine de villes européennes, dont plus de la moitié au Royaume-Uni, étaient déjà colonisées par le renard roux6. L’urbanisation des renards s’explique par l’étalement urbain qui s’est fait au détriment des milieux naturels semi-ouverts privilégiés par les goupils européens mais aussi par la croissance démographique des populations vulpines rurales. C’est donc autant la ville qui est venue aux renards que les renards qui sont venus en ville. Quelle que soit l’origine de ces renards urbains, il s’avère aujourd’hui que leurs comportements présentent des variations plus ou moins importantes par rapport à leurs congénères des campagnes.

    Un quotidien renouvelé en ville ?

    3Bénéficiant en ville d’une nourriture profuse et diverse, le renard urbain effectue, pour s’alimenter, plus de collectage et moins d’actions de prédation que son congénère rural. Le régime alimentaire du renard urbain est celui d’un animal omnivore, puisqu’il consomme de petits mammifères (rats bruns, lapins…), des invertébrés (hannetons, lombrics…), des cadavres d’animaux, des fruits tombés au sol, des oiseaux des jardins ainsi que les aliments pour chiens et chats et les déchets des poubelles7. Les menus des renards urbains fluctuent non seulement selon les saisons avec davantage de vers en hiver et de fruits à l’automne, mais aussi selon les villes, voire les quartiers où ils vivent8. Ainsi, à Zurich, en 1996-1998, la proportion d’aliments d’origine anthropique était plus forte chez les individus vivant dans le centre-ville que chez ceux de la périphérie9. Cette différence est aussi visible dans une étude de 2004 comparant le régime alimentaire des renards de Wallonie et celui de leurs voisins de Bruxelles (fig. 1). Là où les mammifères, les oiseaux et les insectes représentent 75 % et les déchets seulement 4 % des menus des renards ruraux, le rapport change dans la capitale puisque les renards y consomment seulement 43 % de proies mais, par contre, 26 % de végétaux et 28 % de déchets. Dans une certaine mesure, le renard assume désormais, dans les villes européennes, le rôle d’éboueur qui était autrefois celui des cochons puis des chiens.

    Fig. 1. Proportion des occurrences des différentes catégories alimentaires relevées dans les estomacs des renards à Bruxelles et dans la campagne wallonne en 2001.

    Schéma Nicolas Baron, d’après Hélène de Blander, Bernard Brochier, Le renard roux en région Bruxelles-Capitale, Bruxelles, Institut bruxellois pour la gestion de l’environnement/Institut Pasteur de Bruxelles, 2004, p. 7.

    4En animaux opportunistes, les renards ont su parfaitement exploiter les possibilités du milieu urbain. Ces canidés ont besoin de sites calmes et peu visibles dans lesquels ils viennent soit se reposer au cours de leurs pérégrinations nocturnes ou pendant la plus grande partie du jour, soit mettre bas et élever leurs petits pendant les premières semaines d’existence des renardeaux. Alors que les renards des campagnes trouvent habituellement asile dans un champ de céréales, dans un taillis en lisière de forêt ou dans un terrier aménagé par un blaireau, leurs cousins des villes ne disposent évidemment pas des mêmes sites et privilégient plutôt les lotissements pavillonnaires, comme c’est le cas à Wroclaw ou à Oxford, les goupils trouvant asile dans les vides sanitaires des maisons ou sous les abris de jardin10. Les renards n’hésitent pas non plus à s’installer dans des endroits très divers dans la ville : les cimetières, les friches industrielles et les emprises ferroviaires, les parcs publics, les canalisations – comme à Nantes11 –, etc. Les anecdotes de renards installés dans des sites improbables sont légion. Ainsi, en 2011, un renard aussitôt surnommé Roméo s’est installé en haut du gratte-ciel The Sharp alors en construction à Londres, trouvant sa pitance dans les restes des repas laissés par les ouvriers sur le chantier12.

    5Étant donné la richesse de l’alimentation et des abris, les territoires des renards urbains sont généralement plus petits que ceux de leurs congénères ruraux. La densité vulpine en ville est donc relativement élevée : elle peut atteindre quatre familles au kilomètre carré dans certaines zones de Bruxelles13 et même jusqu’à vingt-trois individus au kilomètre carré à Bournemouth, ce record étant à comparer au territoire de vingt kilomètres carrés pour un individu vivant dans une zone rurale inhospitalière, comme peut l’être le nord de l’Écosse14. Le rythme de vie des renards urbains est plus nocturne et globalement moins actif sur vingt-quatre heures que celui des renards ruraux en raison de la forte présence humaine en journée et de l’abondante nourriture qui leur évite de longues quêtes15. À Bristol, il a été constaté que ces animaux privilégient la traversée de routes peu fréquentées et que, s’il leur faut franchir de grands axes, ils préfèrent attendre après minuit que le trafic ait diminué16. Comme en milieu rural, les renards parcourent régulièrement leurs territoires pour s’alimenter et pour les surveiller, visitant en particulier les zones frontalières où ils effectuent un marquage par leur urine et leurs fèces afin de mettre en garde les intrus17. Au cours de ses déplacements, le renard fait l’expérience de sensations bien différentes que celles que son espèce a toujours connu dans les campagnes. En effet, la ville est un milieu où le sol est artificialisé, où la présence humaine est dense et où la circulation routière est intense, où les phares des voitures, les lampadaires et les enseignes empêchent la nuit noire, où de nombreuses odeurs entrent en concurrence, où le silence n’existe plus et où la température est plus élevée qu’à la campagne. Ce milieu urbain surchargé de stimuli visuels, sonores, olfactifs et tactiles met donc à l’épreuve les modes de perception et la physiologie d’une espèce vulpine dont l’évolution s’était faite dans un environnement rural.

    Des relations différentes avec les autres êtres vivants ?

    6Les collectifs vulpins constitués en ville apparaissent plus fournis que ceux de la campagne18. Les renards urbains vivent, au moins une partie de l’année, au sein de groupes à la composition variable, à l’instar de leurs cousins ruraux ainsi que l’a montré le radio-pistage à partir des années 1970-1980. Les renards sont, en effet, des animaux ayant une vie sociale relativement riche, puisque certains adultes, en général un couple avec quelques individus subordonnés souvent issus d’une portée précédente, peuvent former des « groupes spatiaux19 ». Les membres du groupe cohabitent sur le même domaine vital, se retrouvent parfois pour des séances de toilettage et, notamment, coopèrent au moment de l’élevage des jeunes de l’année, donc surtout au printemps et en été. La fécondité des renardes citadines semble encore plus forte que celle de leurs congénères rurales. Dans un contexte favorable, une renarde peut ainsi donner naissance, dès son dixième mois, jusqu’à une dizaine de petits issus, parfois, de pères différents20. Or, comme nous l’avons vu, la ville constitue bien un environnement avantageux en termes de nourriture et d’abri, ce qui permet de nourrir une portée d’autant plus nombreuse que la forte mortalité frappant les populations vulpines libère des ressources alimentaires et territoriales pour les nouveau-nés. En effet, l’espérance de vie en ville est au moins aussi courte qu’à la campagne, guère plus de deux ans alors qu’en captivité elle peut monter à une quinzaine d’années21. Ainsi, à Bristol et à Londres, dans les années 1980, seul un gros tiers des renardeaux ont atteint l’âge d’1 an22. Ces hécatombes s’expliquent par les collisions routières, les maladies (la gale en particulier23) et les destructions entreprises par les humains. Le fait que 70 % des rares individus âgés de plus de 5 ans présentent des fractures osseuses au Royaume-Uni montre que la vie d’un renard urbain n’est pas un long fleuve tranquille24.

    7Étant donné l’exiguïté des territoires liée à l’abondance des ressources alimentaires, il y a lieu de penser que les renards urbains issus de groupes différents se croisent plus régulièrement que ceux de la campagne au cours de leurs déplacements. Ces contacts sont souvent neutres, chaque individu menant ses activités de son côté ou poursuivant son périple sans se soucier de son congénère25. Toutefois, il est d’autres moments où, en ville comme à la campagne, les relations sont marquées par plus d’agressivité. C’est le cas au moment du rut, en décembre-janvier, quand les renards n’hésitent pas à franchir les limites territoriales et provoquent des combats entre mâles afin de pouvoir copuler avec les femelles26. Il y a également de l’électricité dans l’air vulpin des villes en automne, lorsque les renardeaux, nés vers mars-avril, se dispersent en quête d’un territoire à travers la ville ou entre la ville et la campagne, empruntant souvent les corridors végétalisés ou les voies ferrées et recevant des morsures de la part de congénères peu disposés à leur laisser la place27.

    8L’espèce vulpine est également confrontée en ville à la présence des chiens et des chats. De nombreux contacts entre renards et chats sont rapportés, les deux espèces fréquentant souvent les mêmes espaces aux mêmes heures nocturnes quand ils chassent. Il semble que ces rencontres soient généralement neutres mais, parfois, des combats surviennent et il arrive que les renards subissent des griffures et des morsures potentiellement fâcheuses28. Les chiens représentent un péril plus grand, car ils n’apprécient guère les goupils et sont capables de tuer des renardeaux – et même des renards adultes. De ce fait, les renards s’efforcent d’éviter ces cousins domestiques.

    9Les relations qui se tissent entre renards et humains urbains apparaissent sinon plus harmonieuses, du moins plus variées que les relations vulpino-humaines communes, qui ont été et sont encore souvent marquées par de la défiance et des violences (chasse, piégeage, déterrage, empoisonnement, gazage). Alors qu’en milieu rural leur instinct de survie les pousse normalement à faire preuve d’une grande prudence vis-à-vis de l’espèce humaine, des renards urbains n’hésitent pas à s’approcher des maisons, voire à y pénétrer et même à tolérer ou rechercher le contact avec des humains (fig. 2). Des individus acceptent ainsi de venir manger dans la main ou de se laisser caresser, tel le dénommé Gaspard qui rend visite régulièrement à un Londonien29. Une telle attitude s’explique par le fait que certains renards ont compris que des humains, comme c’est le cas dans la banlieue de Munich, ont une attitude bienveillante vis-à-vis d’une espèce qu’ils considèrent, avec ravissement, comme un symbole de la nature sauvage qui vient à eux30. Au Royaume-Uni, par exemple, jusqu’à 10 % des citadins nourrissent les renards et des associations, comme The Fox Project au sud de Londres, recueillent, soignent puis relâchent les renards vulnérables31.

    Fig. 2. Un renard nourri par une femme dans les Kew Gardens de Londres en 2014.

    Photographie Daniel Case (CC BY-SA 3.0).

    10De ce fait, les renards urbains ont tendance à prendre leurs aises. Leurs excréments, parfois chargés d’œufs de parasites32, constellent les rues et les jardins, tandis qu’au moment du rut hivernal leurs cris stridents bercent les nuits du voisinage. Par ailleurs, en fouillant dans les détritus à la recherche de quelque nourriture, les renards font tomber les poubelles, éventrent les sacs et répandent les déchets aux quatre coins de la ville. Certains renards font main basse sur les croquettes des animaux de compagnie et se montrent même agressifs envers eux et des humains. À Bristol, des restes de lapins, de cobayes ou même d’un wallaby ont été retrouvés dans des terriers de renard, ceux-ci s’étant servis dans les jardins des particuliers et dans le zoo de la ville33. Certains renards vont même plus loin. En 2018, deux goupils ont fait parler d’eux en Angleterre, d’abord à Plymouth puis à Orpington, après qu’ils ont mordu deux fillettes, dont l’une, âgée de 3 ans, dormait dans son lit34. En juillet 2019, un renard entre dans une chambre de l’hôpital de Zurich et agrippe par le bras une patiente alitée puis, peu de temps après, un autre mord à la jambe une employée qui était assise à une table à l’extérieur de cet hôpital35. Ces débordements, vécus comme des nuisances par les humains, font que les renards sont confrontés à différentes mesures qui visent à réduire leur présence en ville. Ils peuvent être repoussés de certains jardins par des systèmes répulsifs qui déploient des lumières, des sons, des odeurs ou des jets d’eau. Les renards urbains vivent également avec la menace d’être tués. À Liège, les renards sont appâtés et capturés dans une cage puis tués sur place par un chasseur titulaire d’un permis de chasse36. À Londres, les renards peuvent être tués par des professionnels qui ont le droit d’utiliser, en milieu urbain, un fusil équipé d’un silencieux et leurs cadavres sont ensuite brûlés ou enterrés dans les campagnes environnantes, c’est-à-dire sur la terre de leurs ancêtres37.

    11Les renards vivant en ville présentent donc, en comparaison de leurs congénères ruraux, diverses variations comportementales de plus en plus marquées. Dans plusieurs villes européennes, ces canidés sauvages présentent même des différences génétiques avec les populations vulpines des campagnes environnantes. Ces divergences, visibles après seulement quelques générations de renards38, s’expliquent à la fois par un moindre mélange avec les renards ruraux lié à leur relatif isolement et par une adaptation de l’espèce vulpine aux conditions de vie en ville39. Ainsi, une étude menée au Danemark à la fin du xxe siècle a révélé que les renards vivant à Copenhague présentent des différences crâniennes avec leurs congénères ruraux vivant sur l’île de Seeland40. À Zurich, une étude récente a montré que les renards urbains ont des gènes qui diffèrent du reste de la population vulpine cantonale, en particulier ceux qui jouent un rôle dans le métabolisme énergétique, l’immunité ou encore le rythme circadien, ce qui est certainement la résultante d’une pression sélective dans laquelle la pollution peut aussi jouer un rôle41. Au final, il y a matière à se demander si une nouvelle sous-espèce de renards n’est pas en train de se former en ville, celle-ci devenant alors l’écosystème de ce futur goupil 2.0.

    Notes de bas de page

    1Jean-Steve Meia, Le renard, Paris, Delachaux et Niestlé, 2016, p. 8-23.

    2Timo Vuorisalo et al., « Urban Red Foxes (Vulpes vulpes L.) in Finland: A Historical Perspective », Landscape and Urban Planning, 124, 2014, p. 109-111 ; Sussie Pagh, « The History of Urban Foxes in Aarhus and Copenhagen, Denmark », Lutra, 51/1, 2008, p. 52.

    3William G. Teagle, « The Fox in the London Suburbs », London Naturalist, 46, 1967, p. 44-68.

    4Stephen Harris, Jeremy M. Rayner, « Urban Fox (Vulpes vulpes) Population Estimates and Habitat Requirements in Several British Cities », Journal of Animal Ecology, 55, 1986, p. 575-591.

    5Jean-Michel Debuf, Contribution à l’étude du renard urbain en région parisienne, thèse vétérinaire, Alfort, 1987 ; Thomas Charachon, Thomas Japiot, « État actuel de la population de renards parisiens », dans Actes du colloque Renard 12-13 mai 2018, Paris, ASPAS, p. 32 ; Sandra Gloor et al., « The Rise of Urban Fox Populations in Switzerland », Mammalian Biology-Zeitschrift Für Säugetierkunde, 66, 2001, p. 155-164 ; Liivi Plumer et al., « Rapid Urbanization of Red Foxes in Estonia: Distribution, Behaviour, Attacks on Domestic Animals, and Health-Risks Related to Zoonotic Diseases », PLoS ONE, 9/12, 2014, e115124.

    6Philip W. Bateman, Patricia A. Fleming, « Big City Life: Carnivores in Urban Environments », Journal of Zoology, 287/1, 2012, p. 1-23.

    7Stephen Harris, « The Food of Suburban Foxes (Vulpes vulpes), with Special Reference to London », Mammal Review, 11/4, 1981, p. 151-168 ; Patrick C. Doncaster et al., « Feeding Ecology of Red Foxes (Vulpes vulpes) in the City of Oxford, England », Journal of Mammalogy, 71, 1990, p. 188-194 ; Davide Sogliania, Emiliano Mori, « “The Fox and the Cat”: Sometimes they do not Agree », Mammalian Biology, 95, 2019, p. 150-154 ; Céline Richomme, Étude du renard roux, Vulpes vulpes, dans la ville de Nantes : régime alimentaire et helminthologie intestinale, thèse vétérinaire, Nantes, 2002, p. 58 ; Anaïs Mohamed, « Des renards et des humains au bois de Vincennes : rapports écologiques et culturels », dans Actes du colloque Renard 12-13 mai 2017, Paris, ASPAS, p. 25.

    8Stephen Harris, Philip J. Baker, Urban Foxes, Stowmarket, Whittet Books, 2001, p. 71 ; André Brosset, « Régime alimentaire d’une population suburbaine de renards au cours d’un cycle annuel », Revue d’écologie. La terre et la vie, 29/1, 1975, p. 27.

    9Pascale Contesse et al., « The Diet of Urban Foxes (Vulpes vulpes) and the Availability of Anthropogenic Food in the City of Zurich, Switzerland », Mammalian Biology, 69/2, 2004, p. 81-95.

    10Leszek Dudus et al., « Habitat Selection by Two Predators in an Urban Area: The Stone Marten and Red Fox in Wrocław (SW Poland) », Mammalian Biology, 79/1, 2014, p. 71-76 ; David W. MacDonald, « Écologie des renards urbains », Informations techniques des services vétérinaires, 92-95, 1985, p. 110-S.

    11Jean-Sébatien Guitton, Utilisation de l’espace par le renard roux (Vulpes vulpes) dans la ville de Nantes, thèse vétérinaire, Nantes, 2003, p. 60.

    12Voir https://www.bbc.com/news/uk-england-london-12573364, consulté le 10 mai 2021.

    13Bernard Brochier et al., « Echinococcus Multilocularis and Toxocara Canis in Urban Red Foxes (Vulpes vulpes) in Brussels, Belgium », Preventive Veterinary Medicine, 80/1, 2007, p. 65-73.

    14Jean-Steve Meia, Le renard, op. cit., p. 43.

    15Ibid., p. 48.

    16Philip J. Baker et al., « Activity Patterns of Urban Red Foxes (Vulpes vulpes) Reduce the Risk of Traffic-Induced Mortality », Behavioral Ecology, 18/4, 2007, p. 716-724.

    17Marc Artois, Écologie de la rage et comportements de transmission du virus : contribution à l’étude des rapports entre le renard (Vulpes vulpes linnaeus, 1788) et le virus rabique en lorraine, thèse de biologie, Nancy, 1990, p. 13.

    18Patrick C. Doncaster, David W. MacDonald, « Optimum Group Size for Defending Heterogenous Distributions of Resources: A Model Applied to Red Foxes, Vulpes vulpes, in Oxford City », Journal of Theoritical Biology, 159, 1992, p. 189-198.

    19David MacDonald, « The Ecology of Carnivore Social Behaviour », Nature, 301, 1983, p. 379-384.

    20Jean-Steve Meia, Le renard, op. cit., p. 107.

    21Marc Artois, André Le Gall, Le renard, Paris, Hatier, 1988, p. 82.

    22Stephen Harris, Graham C. Smith, « Demography of Two Urban Fox (Vulpes vulpes) Populations », Journal of Applied Ecology, 24/1, 1987, p. 75-86.

    23Philip J. Baker et al., « Flexible Spatial Organization of Urban Foxes, Vulpes vulpes, Before and During an Outbreak of Sarcoptic Mange », Animal Behaviour, 59/1, 2000, p. 127-146.

    24Stephen Harris, Philip J. Baker, Urban Foxes, op. cit., p. 130-132.

    25Jean-Steve Meia, Le renard, op. cit., p. 92-96.

    26Marc Artois, André Le Gall, Le renard, op. cit, p. 98.

    27Will J. Trewhella, Stephen Harris, « The Effect of Railway Lines on Urban Fox (Vulpes vulpes) Numbers and Dispersal Movements », Journal of Zoology London, 221, 1990, p. 321-326 ; Stephen Harris, Will J. Trewhella, « An Analysis of some of the Factors Affecting Dispersal in an Urban Fox (Vulpes vulpes) Population », Journal of Applied Ecology, 25, 1988, p. 409-422.

    28Jean-Steve Meia, Le renard, op. cit., p. 55.

    29Voir https://www.bbc.co.uk/news/av/uk-england-london-45278003/bbc-radio-4-s-zeb-soanes-befriends-an-urban-fox, consulté le 10 mai 2021.

    30Andreas Koenig, « Fears, Attitudes and Opinions of Suburban Residents with Regards to Their Urban Foxes. A Case Study in the Community of Gruenwald, a Suburb of Munich », European Journal of Wildlife Research, 54/1, 2008, p. 101-109.

    31Stephen Harris, Philip J. Baker, Urban Foxes, op. cit., p. 75, http://foxproject.org.uk, consulté le 10 mai 2021.

    32Ivana Lojkic et al., « Faecal Virome of Red Foxes from Peri-Urban Areas », Comparative Immunology, Microbiology and Infectious Diseases, 45, 2016, p. 10-15 ; Arve L. Willingham et al., « A Helminthological Survey of Wild Red Foxes (Vulpes vulpes) from the Metropolitan Area of Copenhagen », Journal of Helminthology, 70/3, 1996, p. 259-263 ; Leslie A. Reperant et al., « Influence of Urbanization on the Epidemiology of Intestinal Helminths of the Red Fox (Vulpes vulpes) in Geneva, Switzerland », Parasitology Research, 101/3, 2007, p. 605-611. Pour lutter contre ce problème sanitaire, des appâts antiparasitaires sont distribués aux renards dans certaines villes : Daniel Hegglin, « Baiting Red Foxes in an Urban Area: A Camera Trap Study », Journal of Wildlife Management, 68, 2004, p. 1010-1017 ; Sébastien Comte et al., « Fox Baiting against Echinococcus multilocularis: Contrasted Achievements among Two Medium Size Cities », Preventive Veterinary Medicine, 111, 2013, p. 147-155.

    33Stephen Harris, Philip J. Baker, Urban Foxes, op. cit., p. 83.

    34Angela Cassidy, Brett Mills, « “Fox Tots Attack Shock”: Urban Foxes, Mass Media and Boundary-Breaching », Environmental Communication, 6/4, 2012, p. 494-511.

    35Voir https://www.lematin.ch/suisse/renard-abattu-morsure-hopital/story/21967157, consulté le 10 mai 2021.

    36Voir https://www.liege.be/fr/vie-communale/services-communaux/environnement/abc-de-lenvironnement/renard, consulté le 10 mai 2021.

    37Voir https://www.standard.co.uk/news/london/hundreds-of-foxes-to-be-culled-in-london-after-christmas-celebrations-a3426776.html, consulté le 10 mai 2021.

    38Une étude en Sibérie sur des renards argentés a montré la rapidité des changements comportementaux, morphologiques et hormonaux provoqués par la domestication : Brian Hare et al., « Social Cognitive Evolution in Captive Foxes is a Correlated By-Product of Experimental Domestication », Current Biology, 15/3, 2005, p. 226-230 ; Lyudmila Trut et al., « Animal Evolution during Domestication: The Domesticated Fox as a Model », Bioessays, 31/3, 2009, p. 349-360.

    39Peter Wandeler et al., « The City‐Fox Phenomenon: Genetic Consequences of a Recent Colonization of Urban Habitat », Molecura Ecology, 12/ 3, 2003, p. 647-656.

    40Vibeke Simonsen et al., « Genetic Differentiation of Foxes (Vulpes vulpes) Analysed by Means of Craniometry and Isozymes », Journal of Natural Conservation, 11, 2003, p.109-116.

    41Alexandra L. DeCandia et al, « Urban Colonization through Multiple Genetic Lenses: The City‐Fox Phenomenon Revisited », Ecology and Evolution, 9/4, 2019, p. 2046-2050 ; Ramiro Dip et al., « Comparison of Heavy Metal Concentrations in Tissues of Red Foxes from Adjacent Urban, Suburban, and Rural Areas », Archives of Environmental Contamination and Toxicology, 40, 2001, p. 551-556.

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    1Jean-Steve Meia, Le renard, Paris, Delachaux et Niestlé, 2016, p. 8-23.

    2Timo Vuorisalo et al., « Urban Red Foxes (Vulpes vulpes L.) in Finland: A Historical Perspective », Landscape and Urban Planning, 124, 2014, p. 109-111 ; Sussie Pagh, « The History of Urban Foxes in Aarhus and Copenhagen, Denmark », Lutra, 51/1, 2008, p. 52.

    3William G. Teagle, « The Fox in the London Suburbs », London Naturalist, 46, 1967, p. 44-68.

    4Stephen Harris, Jeremy M. Rayner, « Urban Fox (Vulpes vulpes) Population Estimates and Habitat Requirements in Several British Cities », Journal of Animal Ecology, 55, 1986, p. 575-591.

    5Jean-Michel Debuf, Contribution à l’étude du renard urbain en région parisienne, thèse vétérinaire, Alfort, 1987 ; Thomas Charachon, Thomas Japiot, « État actuel de la population de renards parisiens », dans Actes du colloque Renard 12-13 mai 2018, Paris, ASPAS, p. 32 ; Sandra Gloor et al., « The Rise of Urban Fox Populations in Switzerland », Mammalian Biology-Zeitschrift Für Säugetierkunde, 66, 2001, p. 155-164 ; Liivi Plumer et al., « Rapid Urbanization of Red Foxes in Estonia: Distribution, Behaviour, Attacks on Domestic Animals, and Health-Risks Related to Zoonotic Diseases », PLoS ONE, 9/12, 2014, e115124.

    6Philip W. Bateman, Patricia A. Fleming, « Big City Life: Carnivores in Urban Environments », Journal of Zoology, 287/1, 2012, p. 1-23.

    7Stephen Harris, « The Food of Suburban Foxes (Vulpes vulpes), with Special Reference to London », Mammal Review, 11/4, 1981, p. 151-168 ; Patrick C. Doncaster et al., « Feeding Ecology of Red Foxes (Vulpes vulpes) in the City of Oxford, England », Journal of Mammalogy, 71, 1990, p. 188-194 ; Davide Sogliania, Emiliano Mori, « “The Fox and the Cat”: Sometimes they do not Agree », Mammalian Biology, 95, 2019, p. 150-154 ; Céline Richomme, Étude du renard roux, Vulpes vulpes, dans la ville de Nantes : régime alimentaire et helminthologie intestinale, thèse vétérinaire, Nantes, 2002, p. 58 ; Anaïs Mohamed, « Des renards et des humains au bois de Vincennes : rapports écologiques et culturels », dans Actes du colloque Renard 12-13 mai 2017, Paris, ASPAS, p. 25.

    8Stephen Harris, Philip J. Baker, Urban Foxes, Stowmarket, Whittet Books, 2001, p. 71 ; André Brosset, « Régime alimentaire d’une population suburbaine de renards au cours d’un cycle annuel », Revue d’écologie. La terre et la vie, 29/1, 1975, p. 27.

    9Pascale Contesse et al., « The Diet of Urban Foxes (Vulpes vulpes) and the Availability of Anthropogenic Food in the City of Zurich, Switzerland », Mammalian Biology, 69/2, 2004, p. 81-95.

    10Leszek Dudus et al., « Habitat Selection by Two Predators in an Urban Area: The Stone Marten and Red Fox in Wrocław (SW Poland) », Mammalian Biology, 79/1, 2014, p. 71-76 ; David W. MacDonald, « Écologie des renards urbains », Informations techniques des services vétérinaires, 92-95, 1985, p. 110-S.

    11Jean-Sébatien Guitton, Utilisation de l’espace par le renard roux (Vulpes vulpes) dans la ville de Nantes, thèse vétérinaire, Nantes, 2003, p. 60.

    12Voir https://www.bbc.com/news/uk-england-london-12573364, consulté le 10 mai 2021.

    13Bernard Brochier et al., « Echinococcus Multilocularis and Toxocara Canis in Urban Red Foxes (Vulpes vulpes) in Brussels, Belgium », Preventive Veterinary Medicine, 80/1, 2007, p. 65-73.

    14Jean-Steve Meia, Le renard, op. cit., p. 43.

    15Ibid., p. 48.

    16Philip J. Baker et al., « Activity Patterns of Urban Red Foxes (Vulpes vulpes) Reduce the Risk of Traffic-Induced Mortality », Behavioral Ecology, 18/4, 2007, p. 716-724.

    17Marc Artois, Écologie de la rage et comportements de transmission du virus : contribution à l’étude des rapports entre le renard (Vulpes vulpes linnaeus, 1788) et le virus rabique en lorraine, thèse de biologie, Nancy, 1990, p. 13.

    18Patrick C. Doncaster, David W. MacDonald, « Optimum Group Size for Defending Heterogenous Distributions of Resources: A Model Applied to Red Foxes, Vulpes vulpes, in Oxford City », Journal of Theoritical Biology, 159, 1992, p. 189-198.

    19David MacDonald, « The Ecology of Carnivore Social Behaviour », Nature, 301, 1983, p. 379-384.

    20Jean-Steve Meia, Le renard, op. cit., p. 107.

    21Marc Artois, André Le Gall, Le renard, Paris, Hatier, 1988, p. 82.

    22Stephen Harris, Graham C. Smith, « Demography of Two Urban Fox (Vulpes vulpes) Populations », Journal of Applied Ecology, 24/1, 1987, p. 75-86.

    23Philip J. Baker et al., « Flexible Spatial Organization of Urban Foxes, Vulpes vulpes, Before and During an Outbreak of Sarcoptic Mange », Animal Behaviour, 59/1, 2000, p. 127-146.

    24Stephen Harris, Philip J. Baker, Urban Foxes, op. cit., p. 130-132.

    25Jean-Steve Meia, Le renard, op. cit., p. 92-96.

    26Marc Artois, André Le Gall, Le renard, op. cit, p. 98.

    27Will J. Trewhella, Stephen Harris, « The Effect of Railway Lines on Urban Fox (Vulpes vulpes) Numbers and Dispersal Movements », Journal of Zoology London, 221, 1990, p. 321-326 ; Stephen Harris, Will J. Trewhella, « An Analysis of some of the Factors Affecting Dispersal in an Urban Fox (Vulpes vulpes) Population », Journal of Applied Ecology, 25, 1988, p. 409-422.

    28Jean-Steve Meia, Le renard, op. cit., p. 55.

    29Voir https://www.bbc.co.uk/news/av/uk-england-london-45278003/bbc-radio-4-s-zeb-soanes-befriends-an-urban-fox, consulté le 10 mai 2021.

    30Andreas Koenig, « Fears, Attitudes and Opinions of Suburban Residents with Regards to Their Urban Foxes. A Case Study in the Community of Gruenwald, a Suburb of Munich », European Journal of Wildlife Research, 54/1, 2008, p. 101-109.

    31Stephen Harris, Philip J. Baker, Urban Foxes, op. cit., p. 75, http://foxproject.org.uk, consulté le 10 mai 2021.

    32Ivana Lojkic et al., « Faecal Virome of Red Foxes from Peri-Urban Areas », Comparative Immunology, Microbiology and Infectious Diseases, 45, 2016, p. 10-15 ; Arve L. Willingham et al., « A Helminthological Survey of Wild Red Foxes (Vulpes vulpes) from the Metropolitan Area of Copenhagen », Journal of Helminthology, 70/3, 1996, p. 259-263 ; Leslie A. Reperant et al., « Influence of Urbanization on the Epidemiology of Intestinal Helminths of the Red Fox (Vulpes vulpes) in Geneva, Switzerland », Parasitology Research, 101/3, 2007, p. 605-611. Pour lutter contre ce problème sanitaire, des appâts antiparasitaires sont distribués aux renards dans certaines villes : Daniel Hegglin, « Baiting Red Foxes in an Urban Area: A Camera Trap Study », Journal of Wildlife Management, 68, 2004, p. 1010-1017 ; Sébastien Comte et al., « Fox Baiting against Echinococcus multilocularis: Contrasted Achievements among Two Medium Size Cities », Preventive Veterinary Medicine, 111, 2013, p. 147-155.

    33Stephen Harris, Philip J. Baker, Urban Foxes, op. cit., p. 83.

    34Angela Cassidy, Brett Mills, « “Fox Tots Attack Shock”: Urban Foxes, Mass Media and Boundary-Breaching », Environmental Communication, 6/4, 2012, p. 494-511.

    35Voir https://www.lematin.ch/suisse/renard-abattu-morsure-hopital/story/21967157, consulté le 10 mai 2021.

    36Voir https://www.liege.be/fr/vie-communale/services-communaux/environnement/abc-de-lenvironnement/renard, consulté le 10 mai 2021.

    37Voir https://www.standard.co.uk/news/london/hundreds-of-foxes-to-be-culled-in-london-after-christmas-celebrations-a3426776.html, consulté le 10 mai 2021.

    38Une étude en Sibérie sur des renards argentés a montré la rapidité des changements comportementaux, morphologiques et hormonaux provoqués par la domestication : Brian Hare et al., « Social Cognitive Evolution in Captive Foxes is a Correlated By-Product of Experimental Domestication », Current Biology, 15/3, 2005, p. 226-230 ; Lyudmila Trut et al., « Animal Evolution during Domestication: The Domesticated Fox as a Model », Bioessays, 31/3, 2009, p. 349-360.

    39Peter Wandeler et al., « The City‐Fox Phenomenon: Genetic Consequences of a Recent Colonization of Urban Habitat », Molecura Ecology, 12/ 3, 2003, p. 647-656.

    40Vibeke Simonsen et al., « Genetic Differentiation of Foxes (Vulpes vulpes) Analysed by Means of Craniometry and Isozymes », Journal of Natural Conservation, 11, 2003, p.109-116.

    41Alexandra L. DeCandia et al, « Urban Colonization through Multiple Genetic Lenses: The City‐Fox Phenomenon Revisited », Ecology and Evolution, 9/4, 2019, p. 2046-2050 ; Ramiro Dip et al., « Comparison of Heavy Metal Concentrations in Tissues of Red Foxes from Adjacent Urban, Suburban, and Rural Areas », Archives of Environmental Contamination and Toxicology, 40, 2001, p. 551-556.

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    Baron, N. (2022). Quand le renard des champs se change en renard des villes (Europe, xxe-xxie siècle). In Éric Baratay (éd.), Les animaux historicisés. Paris: Éditions de la Sorbonne. https://doi.org/10.4000/11yi0
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