XI. Accentuation des noms propres d’hommes
Main names’ accentuation
Τονισμός των κύριων ονομάτων
Résumés
On trouvera ici les règles d’accentuation pour les noms propres simples, composés avec un suffixe ou composés de deux noms.
One can find here the rules of accentuation for the main simple names, for names composed with a suffix or composed of two names.
Παρουσιάζονται εδώ οι κανόνες τονισμού των απλών κύριων ονομάτων και των κύριων ονομάτων που περιέχουν ένα επίθημα ή που αποτελούνται από δύο ονόματα.
Entrées d’index
Mots-clés : accentuation, noms propres
Keywords : accentuation, main names
Texte intégral
1Il n’est pas question d’examiner ici toutes les formations des patronymes grecs ; nous nous limitons à des généralités.
1. Les noms propres simples
2Relativement peu nombreux, ils ne présentent aucun suffixe repérable.
a. Noms d’origine grecque
3Il s’agit d’adjectifs qualificatifs dont l’accentuation a été modifiée, selon la loi des « appellatifs » (voir supra IX.1.f.β). Ils sont paroxytons : Κόντος (adj. κοντός), Λάμπρος (adj. λαμπρός), Ξάνθος (adj. ξανθός).
b. Noms d’origine turque
4Lorsqu’un nom propre a été tiré d’un mot turc qui comprenait une voyelle finale, il a simplement été rendu déclinable par l’adjonction d’un ‑ς au nominatif, mais l’accentuation oxytone se maintient :
Ex. : Τερζής (t. terzi), Καρατζάς (t. karaca), Kεχαγιάς (t. kâhya), Χατζής (t. hacı).
c. Le génitif de filiation
5Un certain nombre de noms propres marquant la filiation sont des noms (surtout de baptême) au génitif.
Ex. : Αγγέλου, Αργυρίου, Δημητρίου, Γρηγορίου, Ιωάννου, Οικονόμου.
2. Les noms propres suffixaux
6Il s’agit de la catégorie la plus riche et la plus régulière.
a. Le suffixe tonique : ‑άς
7Il s’agit d’un vieux suffixe grec. Il est à distinguer de la finale ‑άς des noms d’origine turque (voir supra) et d’un suffixe ‑ας atone qui s’ajoute à des racines néo‑helléniques (ex. Πουρνάρας) ou à des racines romanes (ex. Βαλέτας). Les noms de ce type étaient à l’origine des noms de métiers.
Ex. : Βαγενάς (de βαγένι « tonneau »), Βουτυράς (de βούτυρο « beurre »), Καλαμαράς (de καλαμάρι « plume »), Καλλιγάς (« maréchal ferrant »), Κρεμμυδάς (voir κρεμμύδι « oignon »), Λαδάς (λάδι « huile »), Λαχανάς (λάχανο « chou »), Μαντηλαράς (μαντήλι « mouchoir »), Μεταξάς (μετάξι « soie »), Μυλωνάς (μύλος « moulin »), Πετ(ι)μεζάς (de πετιμέζι « moût cuit »), Τσουκαλάς (de τσουκάλι « marmite »), Ψαθάς (de ψάθα « natte, paille »).
b. Le suffixe atone : ‑ης
8Ce suffixe grec s’ajoute, en particulier, à des noms de métiers turcs terminés par une consonne ; on obtient ainsi des noms propres paroxytons.
Ex. : Καβάφης (t. kavaf « savetier »), Καζάζης (t. kazaz « ouvrier en soie »), Σαράφης, (t. sarraf « changeur »), Τζελέπης (t. celep « marchand de bestiaux »).
c. Le suffixe turc tonique : τζής < ‑ci/ ‑cı
9Les noms de ce type sont des noms de métiers.
Ex. : Κα(ν)ταρτζής « peseur », Καφταντζής « fabricant de cafetans », Κουγιουμτζής « orfèvre », Μουμτζής « fabricant de bougies », Σαμαρτζής « fabricant de bâts ».
d. Le suffixe turc tonique : ‑λής < ‑li/ ‑lı
Ex. : Δερτιλής, Καραλής, Καραμανλής, Μερακλής, Φενερλής, Σαλβαρλής.
e. Le suffixe vénitien : ‑άτος
10Comme il est naturel, ce suffixe paroxyton est fréquent dans les noms propres des îles ioniennes et des anciennes possessions vénitiennes de la mer Égée.
Ex. : Αλιβιζάτος, Κορδάτος, Λασκαράτος, Λορεντζάτος, Λουκάτος.
11Les suffixes suivants, très productifs, indiquent la filiation.
f. Les suffixes grecs paroxytons en : ‑ίδης, ‑ιάδης, ‑ούδης
Exemples de noms à suffixe ‑ίδης créés principalement à partir de noms de baptême : Αποστολίδης, Ιακωβίδης, Ιωαννίδης, Κωνσταντινίδης, Λαζαρίδης, Νικολαΐδης, Παυλίδης, Σαββίδης, Συμεωνίδης.
Exemples de noms en ‑ιάδης et ‑ούδης : Βαφειάδης, Καστοριάδης, Σεφεριάδης, Χουρμουζιάδης, Κουμανούδης, Λυκούδης, Νεφελούδης, Ταβελούδης.
g. Le suffixe grec atone : ‑πουλος
12À noter qu’en démotique le suffixe reste atone au génitif masculin singulier, alors que le nom est paroxyton dans les noms de fille ou d’épouse : του Ξενόπουλου « de monsieur Xénopoulos », της Ξενοπούλου « de madame Xénopoulos ».
h. Le suffixe maniote paroxyton : ‑έας
Ex. : Δημητρέας, Κουγέας, Κουμανταρέας.
i. Le suffixe turc normalement atone : ‑oγλου
13Les noms en ‑ογλου sont paroxytons quand la voyelle finale du radical s’est combinée avec le ο de ‑όγλου.
Exemple de ‑ογλου atone : Κόντογλου (Kόντος), Kαμπούρογλου (de καμπούρης), Παπάζογλου (t. papaz).
Exemple de ‑όγλου paroxyton : Κεχαγιόγλου (Κεχαγιάς), Μπογιατζόγλου (μπογιατζής), Μποσταντζόγλου (μποσταντζής).
14Les suffixes suivants indiquent l’origine, le pays ou la ville d’où est issue la famille.
j. Les suffixes paroxytons : ‑ιώτης, ‑ίτης
Ex. : Ανδριώτης, Αξιώτης, Λαπαθιώτης, Μιστριώτης, Ποριώτης, Χανιώτης, Χασιώτης, Βαλαωρίτης, Μαρωνίτης, Πολίτης.
k. Le suffixe paroxyton : ‑αίος
Ex. : Καρθαίος, Ρωμαίος, Σαντοριναίος.
l. Le suffixe oxyton : ‑νός
Ex. : Αραβαντινός, Βαλτινός, Ζακυθηνός, Καλαματιανός, Καστρινός, Ψαριανός.
m. Les suffixes de filiation paroxytons en ‑άκος et ‑άκης
Ex. : Μαυροειδάκος, Δημητράκος,
Les patronymes en ‑άκης sont très fréquents : Αποστολάκης, Θεοδωράκης, Καστανάκης, Λαμπράκης, Ξενάκης, Παναγιωτάκης, Πρεβελάκης, Τερζάκης, Χατζιδάκης.
n. Le suffixe paroxyton d’origine slave : ‑ίτσας
Ex. : Kαρκαβίτσας, Παπαδίτσας, Στανίτσας.
3. Les noms propres composés
15Ces composés sont du type : qualificatif + prénom (au nominatif ou au génitif de filiation). À de rares exceptions près, l’accentuation du nom simple se conserve dans le composé.
Ex. : Βλαχογιάννης, Δεληπέτρος, Δεληγιώργης, Καραγιάννης, Καραγιώργης, Καραθανάσης, Κοντογιάννης, Μαυρομιχάλης, Μακρυγιάννης, Παντελοδήμος, Παπανικολάου, Παπαντρέου, Παπαϊωάννου, Παπακωνσταντίνου, Παπαλουκά, Χατζηδήμος.
16Font exception les composés en ‑γιωργας : Κουτσόγιωργας, Καράγιωργας.
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