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    Plan détaillé Texte intégral Quel est le bilan carbone d’une bibliothèque ? Que faire pour réduire les émissions de gaz à effet de serre ? Notes de bas de page Auteur

    Engager les bibliothèques dans la transition écologique

    Ce livre est recensé par

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    Table des matières

    Bibliothèques : quels impacts énergétiques et climatiques ?

    Fanny Valembois

    p. 30-41

    Texte intégral Quel est le bilan carbone d’une bibliothèque ? Deux exemples de diagnostic carbone Bilan carbone 1 : l’exemple d’une bibliothèque municipale Profil de l’établissement Bilan carbone 2 : l’exemple d’une bibliothèque universitaire Profil de l’établissement Que faire pour réduire les émissions de gaz à effet de serre ? L’énergie Le bâtiment Nouvelle construction Le numérique Les transports Sensibiliser les publics aux mobilités douces Les déchets Notes de bas de page Auteur

    Texte intégral

    1Les énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon) représentent actuellement 80 % de l’énergie primaire consommée au niveau mondial : une véritable dépendance à une ressource non renouvelable et fortement émettrice de gaz à effet de serre (GES).

    2Dans le cadre de l’Accord de Paris1, la France s’est engagée à une réduction des émissions de GES de l’ordre de 80 % d’ici 2050. À cette échelle, on ne parle plus d’écogestes ou d’économies d’énergie, mais bien d’un changement majeur de nos manières de travailler, de se déplacer, de consommer : une réelle transition écologique et énergétique.

    3Il n’y aura pas d’exception pour le secteur culturel ou pour les bibliothèques, qui devront prendre toute leur part à cet effort colossal de bifurcation et de réinvention de nos manières de faire. La bonne nouvelle ? Les bibliothèques contribuent à l’économie circulaire et aux pratiques de mutualisation ; elles sont aussi des lieux de sensibilisation aux enjeux sociétaux et de diffusion des savoirs. Elles ont donc un rôle crucial à jouer, et cela s’annonce aussi difficile que passionnant.

    Quel est le bilan carbone d’une bibliothèque ?

    4L’association The Shift Project, aidée par les bénévoles « shifters », a réalisé en 2021 le bilan carbone de deux bibliothèques dans le cadre du rapport Décarbonons la Culture !2 auquel j’ai pris part.

    5Naturellement, les résultats d’un bilan carbone varient d’un établissement à l’autre, mais ce travail nous donne une idée des ordres de grandeur, transposables à d’autres bibliothèques.

    Encadré 1. Un bilan carbone : comment ça marche ? À quoi ça sert ?

    Le bilan carbone (BC) est un outil qui permet de calculer les émissions de gaz à effet de serre (GES) d’une organisation, selon une méthode mise au point par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’energie (ADEME). Le BC prend en compte les émissions directes (l’utilisation d’énergie fossile, dans une chaudière par exemple, et d’électricité) et les émissions indirectes (les achats, les déplacements des usages, les déchets…).

    Cette démarche permet d’identifier les principales sources d’émissions de GES et ainsi de mettre ses efforts aux bons endroits. Elle permet aussi de mesurer, sur plusieurs années, les résultats des mesures de réduction des émissions.

    Comme tout outil, le bilan carbone n’est pas parfait. Il ne mesure que les impacts sur le climat, laissant de côté les enjeux de pollution, de biodiversité, de ressource en eau.

    Deux exemples de diagnostic carbone

    Bilan carbone 1 : l’exemple d’une bibliothèque municipale

    Profil de l’établissement

    • bibliothèque de 1 500 m², en deux bâtiments dont l’un a été rénové récemment, chauffée au gaz ;
    • consommation électrique : 340 kWh/m² ;
    • environ 4 000 livres achetés / an ;
    • environ 9 000 usagers inscrits.

    6Les émissions de gaz à effet de serre de cette bibliothèque sont estimées à environ 135 tonnes par an. L’équivalent de la fabrication de 120 000 livres, ou 26 000 tee-shirts, ou 8 000 smartphones ; ou encore de 700 000 km en voiture, soit 17 fois le tour du monde.

    7Les émissions se répartissent comme indiqué sur la figure 1.

    Figure 1. Répartition des émissions de GES d’une bibliothèque municipale en France pour l’année 2019

    Image

    Source : The Shift Project.

    8Les deux sources principales d’émissions sont l’énergie (chauffage et électricité) et les immobilisations (travaux de rénovation, mobilier, matériel informatique). Les achats de documents, les dépenses de fonctionnement et les déchets représentent au total autour de 15 % des émissions.

    9Les déplacements, qui prennent en compte les trajets domicile-travail et la venue des usagers, représentent autour de 2 %. Il est possible que ce chiffre soit sous-estimé, nous y reviendrons ci-dessous.

    Bilan carbone 2 : l’exemple d’une bibliothèque universitaire

    Profil de l’établissement

    • bibliothèque de 16 000 m², répartis en trois bâtiments rénovés récemment, chauffée au gaz et par réseau de chaleur ;
    • consommation électrique : 130 kWh/m² ;
    • environ 10 000 livres achetés chaque année ;
    • environ 17 000 usagers.

    10Les émissions de gaz à effet de serre de cette bibliothèque sont estimées à environ 800 tonnes par an. Elles se répartissent comme indiqué sur la figure 2.

    Figure 2. Répartition des émissions de GES d’une bibliothèque universitaire en France pour l’année 2019

    Image

    Source : The Shift Project.

    11Les deux bibliothèques étudiées sont différentes par leur échelle : la deuxième est une BU dont la surface est plus de dix fois supérieure. Mais, dans les deux cas, les bilans carbone font ressortir l’énergie et les immobilisations comme premières sources d’émissions de GES.

    Que faire pour réduire les émissions de gaz à effet de serre ?

    12Les sujets sont traités par ordre de priorité, en fonction de leur poids respectif dans le bilan carbone de l’établissement.

    13Pour mettre cette démarche en place de manière efficace, vous pouvez organiser un temps de travail commun entre le personnel de la bibliothèque et les personnes en charge du bâtiment, voire les prestataires en charge des installations techniques : partage des relevés de consommation, visite des installations…

    L’énergie

    14En France, l’électricité est relativement bas-carbone, car elle est essentiellement nucléaire et hydraulique. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas réduire les consommations ! Mais si on veut baisser le bilan carbone d’une bibliothèque, réduire la consommation d’électricité sera très loin de suffire.

    Encadré 2. Le décret tertiaire

    Le Dispositif Éco Énergie Tertiaire (DEET) également appelé « décret tertiaire », impose une réduction des consommations énergétiques progressive pour les bâtiments tertiaires de plus de 1 000 m2. Cette nouvelle réglementation impose de réduire la consommation d’énergie de 40 % d’ici 2030, 50 % d’ici 2040, et 60 % d’ici 2050.

    À compter de 2022, les propriétaires ou locataires devront communiquer avant le 31 décembre leurs consommations d’énergie pour l’année précédente.

    15Par exemple, pour le cas de la bibliothèque municipale étudié ci-dessus, on a vu que l’énergie représentait 50 % des émissions de GES. Regardons dans le détail (figure 3).

    Figure 3. Détail des émissions de GES liées à la consommation d’énergie pour une bibliothèque municipale, en France, en 2019

    Image

    Source : The Shift Project.

    16Le gaz, utilisé quelques mois par an pour le chauffage, émet près de trois fois plus de GES que l’électricité sur l’ensemble de l’année. C’est donc en priorité sur le chauffage que doivent porter les efforts.

    17Il n’est pas forcément nécessaire de faire de lourds travaux pour baisser la consommation d’énergie, ou les émissions des GES liées à l’énergie.

    Encadré 3. Quelques pistes pour agir

    • Changer de source d’énergie : une chaudière à fioul émet plus de GES qu’une chaudière à gaz, qui émet elle-même plus qu’une pompe à chaleur.

    • Baisser le thermostat, améliorer le confort thermique : nos bâtiments sont souvent chauffés au-delà des 19 °C réglementaires. Isoler une personne est également bien plus facile qu’isoler un bâtiment : rien n’empêche de fournir des plaids, voire des bouillottes, à l’équipe et aux usagers. Un espace offrant du thé et des tisanes est également une solution à la fois efficace et conviviale. Installer des tapis sur les sols froids, aux endroits où on peut être amené à stationner longuement (bureaux, espaces de lecture ou de travail) augmente de plusieurs degrés le confort thermique.

    • Ne pas chauffer tout le temps : le thermostat peut être baissé avant même l’heure de la fermeture : avec l’inertie du bâtiment, vous ne ressentirez probablement aucune différence.

    • Ne pas chauffer partout : couloirs, réserves, toilettes… traquez les espaces où le chauffage n’apporte pas de réel service.

    • Supprimer les consommations inutiles : éclairage en pleine journée ou quand la bibliothèque est fermée, eau chaude en plein été, équipements en veille, etc.

    18Bien sûr, toutes les solutions ne sont pas applicables partout : selon votre situation et la configuration de votre bibliothèque, à vous d’identifier les actions pertinentes et réalisables. N’oubliez pas, toutefois, que l’habitude est souvent un frein plus puissant que la contrainte économique ou technique.

    Encadré 4. Réduire la consommation d’électricité

    Même si l’électricité est bas-carbone en France, réduire sa consommation est un enjeu majeur de la transition écologique et énergétique. Pour les bibliothèques, plusieurs leviers peuvent être explorés à travers des gestes simples, mais qui ne sont souvent pas mis en place :

    • La ventilation : si le bâtiment dispose d’une centrale de traitement d’air, vérifier qu’elle est bien réglée (volume, zones, température de l’air) et qu’elle est programmée pour être arrêtée à tous les moments où il n’y a pas d’usagers dans les espaces. Cela peut représenter la moitié de la consommation électrique d’une bibliothèque !

    • L’éclairage : même avec des lampes LED, l’éclairage est souvent un gros consommateur d’électricité. Des économies importantes peuvent être faites en requestionnant le service rendu : tous les espaces doivent-ils vraiment être allumés en permanence, même s’ils sont vides ? Le niveau de luminosité peut-il être réduit par endroits et/ou par moments ? À quels horaires faut-il éclairer l’extérieur du bâtiment ?

    • Le matériel informatique : postes de travail, écrans, tablettes, télévisions, jeux vidéo… la consommation grimpe vite lorsque le matériel est nombreux et allumé en permanence. Allumer à la demande, réduire le nombre d’équipements, tout éteindre systématiquement la nuit, vous permettra de réduire la facture.

    • L’eau chaude : des économies sont faciles à réaliser en coupant la production d’eau chaude pendant les mois chauds de l’année.

    Le bâtiment

    19Bâtiment ancien ou construction récente : le profil et la spécificité du lieu ont des conséquences sur les émissions de gaz à effet de serre d’une bibliothèque.

    20Dans le bilan carbone, on prend en compte les émissions liées à la construction, lorsqu’elle n’est pas encore amortie : le coût de construction d’un bâtiment est amorti sur trente ans, parfois plus, et il en est de même pour les émissions de GES.

    21D’un point de vue « carbone », mieux vaut donc une bibliothèque hébergée au sein d’un bâtiment existant, plutôt qu’une construction neuve. C’est également bénéfique au regard de l’artificialisation des sols, de l’impact sur la biodiversité, et de la pollution. Mais cela peut poser des difficultés dans l’usage quotidien, notamment concernant les consommations énergétiques et le confort thermique.

    Nouvelle construction

    22Si une nouvelle construction s’avère nécessaire, il est possible de réduire l’impact lié aux travaux :

    • en réduisant les surfaces bâties : la sobriété* est d’abord celle des mètres carrés. C’est le levier le plus efficace, mais il va à l’encontre de nos souhaits de toujours plus de surface. Il va donc falloir apprendre à mieux accueillir dans moins d’espace ;
    • en choisissant des matériaux les plus écologiques possibles : construction paille ou bois, par exemple ;
    • en éco-concevant le bâtiment pour limiter les consommations énergétiques et s’adapter au réchauffement climatique : attention aux grandes surfaces vitrées qui sont de véritables chauffages en été. On peut aussi prévoir une aération naturelle efficace pour rafraîchir le bâtiment, etc.
    • en concevant le bâtiment pour un usage le plus long et le plus polyvalent possible : penser à son « recyclage » si un jour il n’est plus une bibliothèque, ou plus seulement une bibliothèque. Mutualiser est également une bonne solution pour réduire l’impact du bâti : après tout, ne pourrait-on pas faire un autre usage des espaces lorsque la bibliothèque est fermée – et ainsi, éviter la construction d’un autre bâtiment destiné à d’autres usages ?

    23Les travaux de rénovation génèrent également des émissions de GES, amorties sur plusieurs années. Cela peut représenter une part très conséquente du bilan carbone.

    Le numérique

    24On estime que les émissions de GES liées au numérique représentent 3 à 4 % des émissions mondiales, soit autant que l’aviation civile – et elles progressent très rapidement.

    25Les émissions se répartissent entre :

    • Le matériel : il peut être tentant d’avoir plus d’équipements, plus puissants, plus grands, plus neufs… mais l’impact sur le réchauffement climatique (et sur l’épuisement des ressources) augmentera en proportion.
    • L’usage : tous ces équipements consomment de l’électricité lorsqu’ils sont allumés – et même lorsqu’ils sont en veille. Mais ce n’est pas tout : les réseaux (notamment internet) et les datacenters sont également très énergivores. Les mails représentent une (toute) petite partie de la bande passante : ce sont les fichiers volumineux, et notamment la vidéo en ligne, qui ont le plus d’impact. Attention donc à votre offre de bibliothèque numérique, mais aussi à vos outils de communication (site web, réseaux sociaux)… combien de vidéos et de photos stockées en ligne depuis des années ?

    Les transports

    26Dans les bilans carbone présentés ci-dessus, les émissions liées au transport des usagers et des équipes semblent très marginales. Il est cependant possible qu’elles soient sous-estimées. En effet, lorsqu’on interroge les équipes des bibliothèques, beaucoup sont convaincues que quasiment aucun usager ne vient en voiture. Pourtant, les statistiques des transports au niveau national disent le contraire : la voiture représente plus de 80 % des kilomètres parcourus (et 60 % des trajets de moins de 5 km).

    27De nombreux équipements culturels (théâtres, salles de concert, musées) qui ont réalisé leur bilan carbone constatent que les déplacements du public constituent une part importante de leurs émissions de GES – c’est même souvent la première cause.

    Sensibiliser les publics aux mobilités douces

    28Même si la bibliothèque est un équipement de proximité, une part des usagers et des équipes vient probablement en voiture. Sans espérer arriver à 100 % de mobilités actives ou de transports en commun, les bibliothèques peuvent inciter à changer de mode de transport.

    29Pour cela, la communication est un levier essentiel, et ne se résume pas à indiquer les arrêts de bus les plus proches :

    • expliquer les enjeux (pollution, encombrement des centres-villes, bruit, artificialisation des sols, émissions de GES) et les bienfaits (économies, santé, temps gagné) ;
    • faire connaître les offres tarifaires et indiquer les temps de trajet (en bus, à vélo, à pied) depuis les principaux quartiers de la ville ;
    • améliorer l’accueil des cyclistes en s’assurant que les parkings à vélo sont assez nombreux et sécurisés, en organisant une consigne pour laisser casques et sacoches, en proposant l’accès à un point d’eau pour se désaltérer.

    30Cela peut aussi passer par des défis (« semaine sans voiture »), des rencontres avec des associations, et bien sûr des sélections thématiques sur les tables de la bibliothèque !

    31Pour les équipes, le forfait mobilités durables3 (FMD) permet d’encourager financièrement à renoncer à la voiture individuelle. Il concerne les salariés qui utilisent le vélo (le leur ou en location), la trottinette, le covoiturage, le train ou le bus sans abonnement mensuel.

    Focus

    Il est également possible de fournir des vélos de fonction pour les déplacements entre les différents sites dans le cas d’un réseau, ou même un vélo cargo pour réaliser le transport de livres.

    Les déchets

    32Les déchets sont souvent une préoccupation forte de la part des agents de bibliothèque. À juste titre : c’est un enjeu important d’un point de vue de l’épuisement des ressources, de la pollution de l’eau, de l’air et du sol. Cependant, si on considère le bilan carbone d’une bibliothèque, les déchets ne représentent qu’un faible pourcentage des émissions de GES (moins de 1 % dans les deux cas exposés ci-dessus).

    33Il est indispensable de réduire la quantité de déchets produits ; mais cela n’aura qu’un faible impact sur la contribution au réchauffement climatique.

    Encadré 5. Passer à l’action ! Mener son autodiagnostic

    1. Démarche et méthodologie

    Voici une liste de bonnes pratiques à mettre en place au sein de votre établissement.

    Pour chaque proposition, évaluez si :

    – l’action n’est pas du tout mise en place ;

    – vous avez initié la mise en place ;

    – c’est en place ;

    – vous êtes exemplaire sur ce point ;

    – ce n’est pas applicable à votre établissement.

    Vous aurez ainsi une première vision de vos points forts et de vos axes d’amélioration. Plusieurs stratégies sont possibles pour lister et prioriser les actions pertinentes pour votre établissement :

    – choisir en priorité ce que vous pouvez mettre en place immédiatement ;

    – choisir en priorité une thématique ou deux : « cette année, nous travaillerons sur la mobilité » ;

    – choisir les actions en fonction de la motivation et de l’intérêt de l’équipe ;

    – impliquer les usagers dans le diagnostic et le plan d’action ;

    – travailler en concertation avec d’autres bibliothèques de votre réseau.

    Derniers conseils avant que vous ne passiez à l’action :

    – faites immédiatement ce qui est facile ;

    – débutez le plus vite possible ce qui va être difficile ;

    – anticipez et planifiez ;

    – travaillez collectivement : en équipe, au sein de votre réseau, de votre collectivité, etc.

    Bon travail !

    2. Autodiagnostic

    2-1. Dans le fonctionnement quotidien de la bibliothèque

    • Bâtiment - énergie

    Je mesure ma consommation électrique en kWh/an et kWh/m2, et je suis son évolution d’une année à l’autre.

    Je supprime toutes les consommations inutiles (eau chaude l’été, éclairage diurne et nocturne, appareils en veille).

    Je modifie mes habitudes pour économiser l’énergie : baisse du thermostat, baisse de la luminosité.

    Je réalise des travaux si nécessaire : isolation, passage à l’éclairage LED.

    Je limite l’artificialisation des sols et je contribue à la déminéralisation et la végétalisation (parkings, toitures, extérieurs).

    Je ne chauffe pas le bâtiment au-delà de 19 °C.

    Je limite le recours à la climatisation (ventilation naturelle, ventilation nocturne, stores devant les baies vitrées, etc.).

    Je ne climatise pas en dessous de 26 °C.

    Je n’utilise pas de dispositif de « rideau d’air chaud » à l’entrée.

    • Transports

    Je mets en place le forfait mobilité durable pour mon équipe.

    Je réduis les trajets (fréquence, distance) : télétravail, aménagement des horaires.

    Je dispose de vélos de fonction pour les navettes entre les différents sites.

    Je communique activement sur les moyens de transport alternatifs à la voiture pour les usagers : liste des arrêts de bus, parkings vélo, gares, etc.

    Je rends la bibliothèque accueillante pour les cyclistes : parking, consignes, kit de réparation, accès à un point d’eau…

    Je privilégie le train / les transports en commun pour les intervenants.

    • Fret – transport de matériel

    Je réalise les livraisons sur de courtes distances (ex. transport de livres entre deux sites) en vélo cargo.

    Je généralise l’écoconduite pour l’ensemble des trajets en véhicule thermique (formation de l’équipe, affichages).

    Je réduis les trajets (fréquence, distance) en regroupant et relocalisant les achats.

    Pour mes commandes, j’échange avec mes fournisseurs pour envisager la livraison en vélo cargo.


    • Numérique

    Je limite le nombre d’équipements informatiques.

    J’amortis le matériel informatique sur une durée la plus longue possible.

    J’achète du matériel reconditionné, et je fais reconditionner le matériel que je n’utilise plus.

    Je réduis la taille et le nombre des fichiers (notamment vidéo) que je mets en ligne et que j’envoie.

    Je choisis un hébergeur écoresponsable.

    • Déchets

    Je réduis la production de déchets (réemploi, réparation, renoncement aux emballages et conditionnements).

    Le tri est en place au sein de tous mes bâtiments (espaces publics et administratifs).

    J’ai mis en place un composteur ou un système de gestion des biodéchets.

    J’organise chaque année une session de nettoyage des déchets numériques.

    J’équipe les documents de manière raisonnée : pas de film plastique systématique.

    J’organise la seconde vie des livres désherbés : dons, braderie, boîte à livres, etc.

    • Communication

    Je limite la quantité de supports imprimés.

    J’utilise des supports et moyens d’impressions écoconçus (baisse des grammages, des formats, des surfaces encrées).

    Je réduis la quantité d’objets promotionnels (goodies).

    J’utilise des objets promotionnels écoconçus, sans matière plastique, produits localement.

    • Écosystème

    Je participe aux groupes de travail et aux ateliers liés à l’écologie, proposés par mon agence régionale du livre / mon centre de ressource / ma BDP.

    Je participe aux travaux de l’Association pour l’écologie du livre.

    J’organise des actions de sensibilisation des usagers (conférences, ateliers, défis…).

    Mon site internet détaille mes engagements environnementaux.


    • Collections

    Je propose un rayon consacré à l’environnement et à la transition écologique.

    Je propose une grainothèque, une bouturothèque…

    Je propose le prêt d’objets (petit équipement de cuisine, de jardinage…) pour favoriser la mutualisation.

    • Équipe

    Les membres de l’équipe participent à des ateliers (Fresque du climat) et des formations sur les enjeux environnementaux.

    Une personne est référente pour les enjeux environnementaux, elle dispose de temps et de budget dédiés.

    Les enjeux environnementaux sont intégrés aux fiches de poste de l’ensemble de l’équipe et aux évaluations annuelles, ainsi qu’au projet d’établissement.

    2-2. Lors d’un événement organisé par la bibliothèque (rencontre, festival…)

    • Ressources – sobriété

    Je limite la croissance de mon événement d’une année à l’autre (jauge, nombre d’auteurs, nombre de livres) et je privilégie la qualité à la quantité.

    J’utilise une scénographie éco-conçue et je privilégie le réemploi.

    • Transports

    J’incite le public à faire du covoiturage et je lui propose un outil pour le faire.

    J’informe le public sur les accès aux pistes cyclables et les dispositifs mis en place sur l’événement.

    J’informe le public sur les accès en transport en commun et leurs horaires.

    J’organise les transports en commun si nécessaire (navettes).

    Je propose systématiquement aux intervenants et invités le train et les transports en commun plutôt que l’avion ou la voiture.

    • Alimentation

    Je privilégie les produits locaux et de saison.

    Les repas proposés sont faiblement carnés.

    Je mets en place un système de redistribution/don des produits non consommés et des invendus.

    Je privilégie les produits non industriels.

    Je limite les produits surgelés.

    Je privilégie les produits bios et labellisés.

    • Déchets

    Je propose un tri des déchets recyclables et verre en zone publique.

    J’utilise de la vaisselle réutilisable.

    Je ne propose pas de boissons conditionnées en bouteille plastique.

    Zéro gobelet plastique jetable.

    • Sensibilisation

    Une signalétique réutilisable informe et sensibilise le public sur les dispositifs mis en place (tri, vélo, accessibilité…).

    Mes supports et campagnes en ligne comportent un volet de sensibilisation environnementale.

    Je réalise et rends public un bilan avec un suivi d’indicateurs environnementaux pour ma manifestation.

    Notes de bas de page

    1 Nations unies, Accord de Paris sur le climat, 2015.

    2 The Shift Project, Décarbonons la Culture !, 2021. Publication produite dans le cadre du Plan de transformation de l’économie française (PTEF).

    3 Le forfait mobilités durables (FMD) est un dispositif de soutien financier aux salariés et aux agents du service public qui s’applique aux déplacements domicile-travail privilégiant des modes de transports propres : < https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A14046 >. Il peut être complémentaire au remboursement de 50 % attribué pour l’usage des transports en commun.

    Auteur

    • Fanny Valembois

      Cheffe de projet Livre et Édition, The Shift Project (Paris)

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    Table des matières

    Le texte seul est utilisable sous licence Licence OpenEdition Books. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont « Tous droits réservés », sauf mention contraire.

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    2009

    Favoriser la réussite des étudiants

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    Carine Elbekri-Dinoird (dir.)

    2009

    Communiquer !

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    Les bibliothécaires, les décideurs et les journalistes

    Jean-Philippe Accart (dir.)

    2010

    Numériser et mettre en ligne

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    Thierry Claerr et Isabelle Westeel (dir.)

    2010

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    Bibliothèques françaises et coopération internationale

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    Stratégies et répertoire d'actions pour les bibliothèques

    Marie-Christine Jacquinet (dir.)

    2011

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    Apprendre à gérer des collections patrimoniales en bibliothèque

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    1 Nations unies, Accord de Paris sur le climat, 2015.

    2 The Shift Project, Décarbonons la Culture !, 2021. Publication produite dans le cadre du Plan de transformation de l’économie française (PTEF).

    3 Le forfait mobilités durables (FMD) est un dispositif de soutien financier aux salariés et aux agents du service public qui s’applique aux déplacements domicile-travail privilégiant des modes de transports propres : < https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A14046 >. Il peut être complémentaire au remboursement de 50 % attribué pour l’usage des transports en commun.

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    Valembois, F. (2023). Bibliothèques : quels impacts énergétiques et climatiques ?. In R. Bürki (éd.), Engager les bibliothèques dans la transition écologique. Villeurbanne: Presses de l’enssib. https://doi.org/10.4000/books.pressesenssib.17851
    Valembois, Fanny. « Bibliothèques : quels impacts énergétiques et climatiques ? ». In Engager les bibliothèques dans la transition écologique, édité par Reine Bürki. Villeurbanne: Presses de l’enssib, 2023. doi:10.4000/books.pressesenssib.17851.
    Valembois, Fanny. « Bibliothèques : quels impacts énergétiques et climatiques ? ». Engager les bibliothèques dans la transition écologique, édité par Reine Bürki, Presses de l’enssib, 2023, https://doi.org/10.4000/books.pressesenssib.17851.

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    Format

    Bürki, R. (éd.). (2023). Engager les bibliothèques dans la transition écologique. Villeurbanne: Presses de l’enssib. https://doi.org/10.4000/books.pressesenssib.17786
    Bürki, Reine, éd. Engager les bibliothèques dans la transition écologique. Villeurbanne: Presses de l’enssib, 2023. doi:10.4000/books.pressesenssib.17786.
    Bürki, Reine, éditeur. Engager les bibliothèques dans la transition écologique. Presses de l’enssib, 2023, https://doi.org/10.4000/books.pressesenssib.17786.
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