Exposer son patrimoine
Enjeux et exigences
p. 65-73
Texte intégral
1Les bibliothèques dites patrimoniales sont confrontées à des défis spécifiques de diverse nature. Le patrimoine est rarement leur objet exclusif et doit le plus souvent cohabiter avec des fonds documentaires ou d’autres secteurs de l’établissement consacrés à la lecture publique ou universitaire.
2Les conditions d’usage y sont particulières : le prêt est généralement exclu, la conservation matérielle prioritaire, et la valeur historique, artistique et vénale des documents est à prendre en compte.
3La définition de ce qui peut être considéré comme patrimoine pour une bibliothèque ne peut être univoque ni universelle. Elle appartient à chaque institution en fonction de multiples facteurs : son histoire, son statut, son public, l’ampleur de son fonds, la qualification de son personnel, et même son bâtiment. Cette subjectivité du patrimoine ne nous interdit pas d’en évoquer quelques caractéristiques : il est assez souvent ancien ; il est généralement polymorphe : outre les livres, les périodiques et les manuscrits, on tend souvent à ranger dans la valise-patrimoine tout ce qui diffère des objets plus traditionnels des bibliothèques – images, éphémères, objets. Il pose aux bibliothécaires une problématique particulière, celle de sa fonction et de son usage. Il doit souvent être communiqué aux lecteurs avec parcimonie, s’il n’est pas radicalement exclu de la consultation, en raison de sa fragilité ou de sa valeur. Il est aujourd’hui la cible privilégiée des campagnes de numérisation, qu’elles soient menées par la bibliothèque qui le détient ou par une autre institution, nationale ou étrangère, qui en possède des exemplaires similaires. Sa disponibilité sur Internet réduit, et généralement remet en cause, sa consultation physique. Il est parfois assorti de contraintes particulières, liées à son histoire ou à sa provenance, qu’il s’agisse de fonds d’État, de dépôt légal, de dons ou de legs, etc. Contrastant avec la demande individuelle du public, souvent faible, l’occupation en métrage linéaire dans les réserves est importante, de même que ses exigences climatiques ou de sécurité. Mais le patrimoine ne peut cependant être tenu pour une matière inerte ou un poids mort, principalement pour deux raisons. Il jouit d’une forte valeur symbolique pour la bibliothèque qui le détient, assortie d’un prestige singulier, auquel sont particulièrement sensibles les tutelles comme le large public, qui y est attaché même s’il ne se ressent pas comme usager. D’autre part, le patrimoine détient un fort potentiel de valorisation, qu’il s’agisse de manifestations exceptionnelles, d’animations, d’actions pédagogiques, et plus encore, d’expositions.
4Être exposé apparaît une perspective flatteuse pour le patrimoine des bibliothèques, plus que sa consultation, ce qui n’est pas le moindre des paradoxes de son statut actuel.
Politique d’expositions patrimoniales
5Le patrimoine offre une multiplicité de sujets d’exposition en fonction de sa composition. Il apparaît donc nécessaire d’avoir au préalable une connaissance approfondie du fonds patrimonial dont on a la charge. Et, à rebours, les explorations d’un fonds à l’occasion d’un projet d’exposition sont généralement riches en enseignements et en découvertes, qui pourront être mis à profit pour des projets ultérieurs.
Quelques exemples thématiques : avantages et risques
Valoriser les pièces majeures de son fonds
6Une première approche, peut-être la plus évidente ou la plus tentante, peut être, lorsqu’elle est possible, une exposition du type « Trésors de la bibliothèque de… ». Elle présente l’avantage d’être assez simple à construire, les pièces majeures de la collection étant généralement les mieux repérées et connues de longue date. Elle est particulièrement valorisante par le choix des pièces les plus prestigieuses et peut toucher un public aux intérêts étendus ou variés en raison de sa polyvalence. Elle permet également d’actualiser l’état des connaissances scientifiques sur des documents essentiels, de contrôler leur état de conservation, voire de les restaurer. Mais elle présente un risque de répétition en montrant régulièrement les mêmes œuvres, et l’inconvénient de déflorer, par leur rassemblement, d’autres approches plus spécifiques.
Accompagner le calendrier des commémorations
7L’orientation commémorative est également riche de possibilités, qu’il s’agisse de célébrer un événement ou une personnalité. Elle permet de bénéficier de la communication extérieure générée par leurs anniversaires, et de répondre à un intérêt du public préexistant ou stimulé par ailleurs. Le risque est alors celui de la concurrence entre plusieurs expositions voisines et de la saturation de la curiosité des visiteurs potentiels.
Exploiter l’histoire locale
8Les sujets régionaux constituent une ressource à ne pas négliger, car ils prennent appui sur le fort sentiment d’appropriation de l’histoire locale par les ressortissants d’un territoire, et leurs déclinaisons sont multiples. Ils bénéficient des ressources iconographiques, estampes ou cartes postales anciennes, souvent abondantes dans les collections patrimoniales d’une bibliothèque territoriale. Les documents éphémères, tels que les publicités de commerces, d’artisanats ou d’industries, présentent l’avantage d’allier le pittoresque et l’historicité.
Faire découvrir les techniques du livre
9L’histoire, la matérialité et la technique des documents qui composent ce patrimoine offrent également matière à de nombreux thèmes d’exposition. Histoire du livre – incunables et évolution de l’imprimerie, reliures, techniques de l’illustration, cartonnages ou livres d’artistes –, de la presse, du manuscrit et de l’enluminure, de la photographie ou de l’estampe, autant de sujets qui se prêtent à une approche didactique qui met à profit des documents dont le contenu ne présente pas nécessairement un intérêt particulier. Par exemple, les innombrables ouvrages religieux entrés dans les collections publiques suite aux confiscations révolutionnaires peuvent permettre de faire découvrir le format et l’imposition des livres, le papier et les filigranes, les frontispices et les techniques de gravure, les matériaux de reliure, les agents de dégradation matérielle, etc.
Présenter les nouveautés, les coups de cœur
10Les acquisitions récentes offrent également des perspectives d’expositions récurrentes, qui permettent de faire découvrir la politique documentaire patrimoniale de l’établissement et apportent un soutien bienvenu aux besoins budgétaires dédiés à l’enrichissement des collections.
Les Journées du patrimoine
11Les Journées du patrimoine sont généralement perçues comme des occasions incontournables d’exposer son patrimoine. Même si les opérations concurrentes sont nombreuses, elles suscitent un regain de curiosité ou d’intérêt dont bénéficie même une exposition en place depuis plusieurs semaines ou plusieurs mois. Le thème proposé au niveau national peut donner lieu à une sélection spécifique, mais tout autre choix peut également y trouver sa place. La participation à cette manifestation a comme fonction minimale de rendre tangible, au moins une fois dans l’année, l’identité patrimoniale de la bibliothèque.
12Cette rapide typologie des principaux axes d’expositions est loin d’être limitative. Par exemple, la Bibliothèque historique de la Ville de Paris (BHVP) a organisé une exposition « Coups de cœur de bibliothécaires » où chaque agent était invité à choisir et présenter un document patrimonial de son choix, qu’il avait pu découvrir ou apprécier en le cataloguant, en le conditionnant ou l’estampillant, en le communiquant à un lecteur ou le rangeant. De telles pratiques issues de la lecture publique, familières aux bibliothécaires comme aux usagers, peuvent se transposer avec profit dans une politique d’expositions patrimoniales.
13Cependant, les bibliothèques patrimoniales connaissent une longue tradition d’expositions qui remonte au XIXe siècle. La question de l’exposition permanente du patrimoine d’une bibliothèque est posée même régulièrement, en particulier pour les bibliothèques les plus importantes. La première exposition permanente du Cabinet des Estampes de la Bibliothèque nationale est instituée dès la première moitié du XIXe siècle1. Elle se tiendra jusqu’en 1898, et sera alors supprimée lorsqu’on découvrira l’effet nocif de la lumière sur des images exposées si durablement. Elle avait pour mission, entre autres, de désengorger la salle de lecture, comme l’indique un rapport de 1834 : « On écarte de cette manière une foule d’oisifs et d’enfants, qui, sans autre but que de passer le temps, ou de satisfaire une vaine curiosité, venaient au cabinet des estampes comme à un magasin d’images et de caricatures, et prenaient le très petit nombre de places que contiennent les tables de la salle unique où le public est admis. »2 On mesure le renversement de situation entre cette époque et la nôtre, qui rêve de voir les expositions mener aux salles de lecture.
Les conditions particulières de l’usage du patrimoine
14À l’heure où le patrimoine est largement accessible à tous sous sa forme dématérialisée dans les bibliothèques numériques sur Internet, un des défis fondamentaux d’une exposition de documents patrimoniaux est celui de la présentation de documents originaux. Les conditions matérielles - durée, climat et lumière, sûreté du lieu, espace disponible et mobilier adapté, coût des assurances – comme l’état de conservation ou la valeur des documents, sont autant de freins possibles à l’exposition des originaux eux-mêmes. S’ils sont remplacés par des reproductions ou des fac-similés, il est préférable de le signaler, voire de le justifier, sans pour autant déprécier l’intérêt et la valeur de l’exposition. Cet écueil s’évite souvent en présentant les originaux en vitrine ou encadrés, tandis que les documents reproduits prennent la forme de reproductions sur panneau ou d’agrandissements photographiques. Les cartels sont là pour clairement spécifier la nature de l’objet exposé, par exemple en précisant pour les photographies « tirage d’époque » ou « tirage moderne ».
15La mention de l’appartenance au fonds de la bibliothèque, même lorsque le document est présenté sous forme de reproduction, permet au public du lieu de se l’approprier comme faisant partie de « son » patrimoine collectif.
16Toute exposition comporte un potentiel de risque pour un document, de changement de couleur du papier ou de l’encre en raison de la lumière, de déformation du corps d’ouvrage ou de cassure d’une reliure, de dégradation ou de vol. Il convient certes de prendre toutes les précautions possibles pour l’éviter, mais il faut également prendre en considération la légitimité fondamentale de l’usage du patrimoine, au même titre que sa conservation. L’exposition des Très Riches Heures du duc de Berry, organisée au château de Chantilly en 2004, était un défi extrême3. Avait-on le droit d'exposer l’original de ce chef-d’œuvre de l’enluminure médiévale, alors qu’il en existe un fac-similé d'excellente qualité ? Les conditions nécessaires pouvaient être réunies : vitrine de très haute sécurité, contrôle climatique, faible luminosité, changement hebdomadaire des feuillets enluminés présentés.
Focus
Un des buts de cette prise de risque était de faire comprendre la valeur particulière pour les visiteurs de cette confrontation rare avec le manuscrit original, alors qu’ils pouvaient également, dans une autre salle, consulter le fac-similé sur papier et son avatar numérique.
L’enrichissement des fonds : achats, emprunts, dons
17Les ressources propres d’une bibliothèque ne permettent pas toujours de traiter intégralement le sujet choisi, qui peut nécessiter des emprunts de documents auprès d’institutions – bibliothèques, musées, archives –, ou auprès de particuliers – personnalités ou collectionneurs –. Les emprunts permettent alors d’établir des contacts avec ces derniers, et peuvent parfois susciter des dons ou des achats intéressants pour la bibliothèque. La tenue d’une exposition est même fréquemment la condition à laquelle est soumis un don. Il convient de n’y souscrire qu’avec prudence, sans se lier par des exigences de partis pris, par exemple hagiographiques, ou par d’autres engagements qui pourraient être difficiles à tenir, intellectuellement, matériellement ou financièrement. La mention d’appartenance du document sur son cartel permet d’en identifier clairement la provenance, a minima sous la forme « collection particulière ». Par la satisfaction et la visibilité qu’elle procure à un écrivain, un artiste, un intellectuel, un héritier ou un collectionneur, une exposition demeure un levier majeur pour l’enrichissement des collections patrimoniales d’une bibliothèque.
Exposer l’écrit ?
18Bien que d’une grande diversité typologique, le patrimoine des bibliothèques est majoritairement composé de livres, imprimés, périodiques ou manuscrits. Ceux-ci sont a priori destinés à être lus et non exposés, ce qui rend souvent ce dernier usage plus complexe à mettre en place. Montrer une page de titre ou une double page intérieure de texte a une fonction symbolique de l’ensemble du contenu ou de l’histoire de l’ouvrage plus qu’elles ne se suffisent à elles-mêmes. Montrer un frontispice ou une illustration fige et déforme le rapport entre le texte et l’image d’un ouvrage. « Placé sous vitrine, un manuscrit ouvert à une page déterminée fait un peu penser au papillon dans la boîte du naturaliste », relevait le bibliothécaire Jacques Lethève en 19564. Outre ce détournement, partagé avec de nombreux autres matériaux d’expositions, le texte imprimé est rarement un objet exposé parlant et séduisant, auquel on préfère généralement les images. Mais le manuscrit autographe demeure riche d’informations irremplaçables et porteur d’émotions particulières, en particulier les brouillons d’écrivains qui donnent à voir les détours de la création, ou les correspondances qui dévoilent une part d’intime, du moins jusqu’à l’irruption de l’informatique dans les pratiques littéraires et les échanges épistolaires.
Focus
De fait, une exposition n’est que rarement représentative de la composition majoritaire des fonds patrimoniaux des bibliothèques, et met plus en valeur des niches typologiques que l’ensemble.
Quels espaces utiliser, pour quels publics ?
19L’espace dévolu aux expositions dans les locaux d’une bibliothèque est déterminant de plusieurs manières. Ses caractéristiques peuvent parfois exclure qu’y soient présentées des pièces trop fragiles ou trop précieuses, auxquelles il n’est pas adapté. Il influe également sur la construction du propos, par le nombre de documents exposés comme par la structuration du récit. Le découpage de l’exposition, dès sa conception, doit correspondre à celui des salles ou des vitrines. Le public identifie plus aisément comme « exposition » un ensemble présenté dans une salle dédiée qu’une exposition présentée dans des espaces ayant également d’autres fonctions, espaces d’accueil, salles contenant des collections ou salles de lecture.
20Cette difficulté est apparue nettement à la BHVP. Celle-ci disposait jusqu’en 2015 d’une galerie d’exposition adjacente mais totalement indépendante, disposant d’une entrée séparée. Après sa suppression, il a été décidé, lors de la rénovation des espaces d’accueil en 2017, d’y augmenter la superficie dévolue aux expositions, sous forme de vitrines murales fixes ou de vitrines horizontales mobiles. Celles-ci voisinent avec d’autres fonctions de l’espace : accueil, inscription, emprunt, consultation de la presse et d’internet, découverte architecturale du lieu. Même si les documents exposés sont exceptionnels, ou en nombre conséquent, ou traitent d’un sujet important, il est plus difficile pour ces expositions d’être reconnues en tant que telles que lorsqu’elles se tenaient dans un lieu clos.
Diversifier les formats d’expositions : légères, itinérantes…
21Pour lever cette ambiguïté, les musées ont souvent recours à l’appellation « expositions-dossiers » lorsque celles-ci se tiennent à l’intérieur d’un parcours muséographique ou traitent d’un sujet restreint et approfondi. À l’opposé, la présence d’une salle dédiée aux expositions dans une bibliothèque représente une charge lourde et non négligeable, tant humaine que logistique ou financière, si l’on ne souhaite pas qu’elle reste inoccupée une partie de l’année.
22Cette question de l’identification en tant qu’exposition par le public conduit à s’intéresser à ce dernier. S’adresse-t-on à celui qui fréquente la bibliothèque pour d’autres usages ou également à un public nouveau, qui découvrirait à cette occasion les autres services et collections offerts ? Les bibliothèques de la Ville de Paris ont mené ces dernières années plusieurs expériences intéressantes en ce domaine. Lors du centenaire de la Première Guerre mondiale, outre une exposition de photographies anciennes provenant des collections de la BHVP organisée dans la Galerie des bibliothèques, une série de petites expositions de documents originaux sur ce sujet a été proposée dans un certain nombre de bibliothèques de lecture publique d’arrondissements, adaptées chacune à l’angle choisi par la bibliothèque d’accueil et par ses possibilités et contraintes matérielles.
Photo 1. Exposition « Paris inondé 1910 », Galerie des bibliothèques, 2010

Source : © BHVP.
23Cette pratique occasionnelle a été ensuite étendue et pérennisée sous la forme d’un projet permanent, intitulé « L’original du mois ». Il consiste à présenter des documents d’une des bibliothèques patrimoniales ou spécialisées du réseau parisien dans une bibliothèque de prêt, à la demande expresse de celle-ci ou sur son choix à partir d’une liste de suggestions de thèmes. Ainsi, les collections patrimoniales de la bibliothèque de l’Heure joyeuse sont souvent mises en valeur dans des expositions qui se tiennent dans des bibliothèques jeunesse. En 2019, pour fêter le cinquantenaire de son installation dans l’hôtel Lamoignon, la BHVP a organisé une « Tournée du cinquantenaire ». Il s’agissait de proposer aux 70 bibliothèques du réseau parisien d’accueillir pendant une dizaine de jours une petite vitrine légère, en forme de malle de voyage, présentant environ six documents patrimoniaux reflétant la diversité de ses collections, livre, éphémère, manuscrit, photographie, image… La sélection était en partie adaptée à la bibliothèque d’accueil, en fonction de son ancrage territorial, de sa spécialité, ou de la personnalité dont elle porte le nom. De telles expériences de vagabondage des collections patrimoniales peuvent également se concevoir à l’intérieur d’une même institution, afin de rompre les cloisonnements étanches entre les fonds patrimoniaux, d’étude, locaux ou régionaux, et les sections voisines ou les annexes de la bibliothèque.
Photo 2. Exposition « Trésors du quotidien », dans les espaces d’accueil de la BHVP, 2019

Source : © BHVP.
Indispensables médiations
24Plus encore peut-être que pour les autres types d’expositions, les expositions patrimoniales peuvent difficilement se concevoir sans actions conjointes de médiation, visites, rencontres, ateliers, jeux, etc., en particulier en direction du jeune public, scolaire ou extra-scolaire, mais également du public adulte. Malgré tout ce qui a été fait depuis plusieurs décennies, le patrimoine des bibliothèques est encore tenu pour élitaire par une grande partie du public, bien plus que celui des musées ou des monuments. Les bibliothèques numériques ou les expositions virtuelles contribuent paradoxalement à renforcer l’image d’accessibilité réservée ou d’inaccessibilité du patrimoine des bibliothèques sous forme de documents originaux. Les expositions occupent une place centrale, en contrepoids, dans cet équilibre subtil.
Notes de bas de page
1 Véronique MEYER, « Les premières expositions permanentes au département des estampes de la Bibliothèque Royale puis Impériale », Nouvelles de l’estampe, 2019, n° 262. [En ligne] < https://journals.openedition.org/estampe/1360 >.
2 Ibid.
3 Emmanuelle TOULET, « Les expositions de manuscrits : l’exploration progressive d’une collection », Bulletin du bibliophile, 2005, n° 1, p 1-29.
4 Jacques LETHÈVE, « Les expositions dans les bibliothèques françaises au cours des cinq dernières années », Bulletin des bibliothèques de France, 1956, n° 7-8, p. 515-529. [En ligne] < https://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-1956-07-0515-002 >.
Auteur
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Emmanuelle Toulet
Directrice, Bibliothèque historique de la Ville de Paris
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