H. Valoriser un fonds spécialisé
p. 127-140
Texte intégral
1La présence d’un fonds spécialisé au sein des collections d’une bibliothèque comporte pour ce fonds le risque de disparaître dans un ensemble, de devenir un fonds mort par méconnaissance du public, malgré l’enrichissement apporté par le bibliothécaire. A ce danger, seule peut parer la mise en œuvre d’une action à long terme, passant par l’identification du fonds et celle de son public potentiel, le développement d’une méthode de valorisation du fonds et le recours à un partenariat diversifié.
1. Identification du fonds
2Le premier objectif d’un bibliothécaire gérant un fonds spécialisé est de le rendre identifiable en tant que tel, notamment par rapport aux autres collections abritées par la bibliothèque à laquelle il appartient. Pour réaliser cet objectif, on peut définir trois étapes : l’application de principes de base, la mise en œuvre d’un traitement particulier, la recherche des moyens permettant de conforter l’identification du fonds.
1.1. L’application de principes de base
3Ces principes (respect des normes de catalogage, pratique d’une indexation matière rigoureuse, informatisation du catalogue, intégration de celui-ci à un catalogue en réseau) sont largement développés par André-Pierre Syren dans le présent volume. Leur rappel permet de souligner qu’ils constituent la garantie fondamentale de l’accès du public à un fonds spécifique.
1.2. La mise en œuvre d’un traitement particulier
4Aux principes de base exposés ci-dessus doit s’ajouter un traitement particulier, destiné à identifier le fonds en le distinguant des collections générales de la bibliothèque ou de l’établissement de rattachement. Ce traitement peut s’articuler autour de deux axes :
la mention du fonds dans le catalogue informatisé, à deux niveaux distincts : celui du menu général présentant l’ensemble des fonds de la bibliothèque, qui signale le fonds dans sa globalité ; celui des notices ou des exemplaires du catalogue, qui permet à une recherche s’appliquant sur l’ensemble des fonds de se porter de manière plus spécifique sur le fonds particulier ;
le signalement de la localisation du fonds par une signalétique appropriée, tant au niveau des rayonnages qu’à celui d’une salle de consultation, voire d’un bâtiment entier au sein d’un réseau, suivant l’importance du fonds considéré. Dans le dernier cas, le nom même de l’établissement peut participer à cette signalétique.
1.3. Le maintien de l’identité du fonds
5Cette recherche d’une continuité d’identité concerne surtout les fonds vivants, dont le développement s’articule autour d’un fonds initial particulier. Le développement nécessaire d’un fonds peut mettre à mal son identité si certaines mesures ne sont pas mises en œuvre dans la durée :
une politique documentaire stricte et clairement formalisée, qui évite la dispersion des domaines couverts par le fonds initial et la perte progressive de l’identité, et donc de l’attractivité, de ce fonds ;
la gestion du fonds par un personnel parfaitement compétent, à la fois dans la connaissance précise du fonds concerné et dans le domaine constitutif de l’identité du fonds.
2. Identification et élargissement du public
6Le second pôle de réflexion concernant la valorisation d’un fonds ne peut être que le public auquel ce fonds s’adresse, public réel existant et public potentiel à drainer.
2.1. Identification du public existant
7A fortiori lorsqu’il s’agit d’un fonds patrimonial, un fonds particulier possède en général un public existant dont il est essentiel de déterminer les caractéristiques. Une étude quantitative ne constitue guère plus qu’un indicateur intéressant ; elle doit être impérativement complétée par :
une étude sociologique du public (âge, sexe, lieu d’habitation, niveau de formation) ;
une étude très détaillée de ses motivations de recherche au sein du fonds particulier.
8C’est cette double analyse qui servira de base à l’étape suivante.
2.2. Détermination des publics potentiels
9Cette double étude permet en effet de distinguer des catégories significatives de public d’après les motivations de recherche mises en évidence ; à ce niveau d’analyse, les éléments sociologiques ne constituent qu’un appoint. Par contre, on peut effectuer un mouvement inverse pour tenter de définir, à partir des motivations de recherche mises au jour, un public potentiel répondant, pour chaque catégorie, à des paramètres sociologiques autres que ceux repérés au sein du public existant. Le succès d’une telle recherche permet de cerner, au moins de façon approximative, de nouveaux profils de publics.
10On peut généralement isoler trois catégories de public, qui est motivé soit par la spécialité du fonds, soit par son appartenance régionale, soit par sa valeur patrimoniale.
3. Méthodes de valorisation auprès des publics ciblés
11Un des rôles de la bibliothèque est de proposer des activités d’animation et d’exploitation des fonds qu’elle renferme afin de dynamiser à la fois l’établissement et ses collections. La valorisation d’un fonds peut se conjuguer selon plusieurs modes : en présentant des manifestations très modestes ou au contraire de grande envergure, en diversifiant les pratiques, les supports et le savoir-faire.
3.1. Présentation thématique de proximité
12Ce peut être une simple présentation d’ouvrages dans les espaces de la bibliothèque (halls d’entrée, lieux de passage), en ayant soin d’utiliser du mobilier approprié : tables, vitrines et panneaux d’exposition dont il existe une grande diversité. Ces expositions, conçues à partir des documents puisés dans les fonds propres de la bibliothèque, sont un bon moyen de faciliter l’accès du public à de nouveaux champs de connaissance, d’exposer des documents rarement demandés, ou encore de montrer des nouveautés.
13Des visites peuvent être organisées pour les nouveaux usagers en leur fournissant les renseignements essentiels sur la collection, sa spécificité, son histoire, sa constitution et, bien évidemment, en insistant sur les services particuliers que peut proposer la bibliothèque. Il est préférable de programmer périodiquement des visites collectives pour des groupes de scolaires, d’enseignants, de responsables de diverses collectivités, ou plus occasionnellement pour des groupes de passage qui en font la demande.
14Pour compléter ces visites, des plaquettes de présentation de la bibliothèque, des bibliographies, des listes de nouveautés peuvent être réalisées et mises à la disposition des utilisateurs. Présentés sous forme de livrets ou de dépliants, ces documents peuvent être également diffusés auprès d’organismes intéressés par les domaines spécifiques de la bibliothèque ou d’autres établissements possédant des collections similaires.
3.2. Présentation thématique large
15L’exposition reste la plus importante activité d’animation que pratique la bibliothèque, dans ses murs ou hors de l’établissement. Loin de s’improviser, une exposition doit naître d’une idée : un sujet mettant en valeur un fonds particulier de la bibliothèque, la commémoration d’un événement, un thème d’actualité politique, économique ou culturelle - toutes circonstances qui sont autant d’occasions pour la bibliothèque participante de développer sa propre communication. Les expositions sont pour l’institution qui les organise un support médiatique important.
16Néanmoins un livre, aussi concret soit-il, et sauf s’il présente un véritable caractère patrimonial, ne peut être montré tel quel si le but n’est pas seulement de faire une exposition de livres, ou sur le livre. Il faut l’entourer d’une illustration plus inventive en faisant appel à des collaborateurs extérieurs. Les architectes d’intérieur ou décorateurs, les scénographes seront d’une grande utilité pour réaliser la mise en espace de l’exposition, sans pour autant décharger le bibliothécaire de son rôle de concepteur. Des conseillers scientifiques l’entoureront pour cerner le sujet et l’étudier. Une exposition de documents provenant d’un fonds spécialisé a pour objet la mise en valeur de données dont la représentation résulte d’un long travail de recherche : définition d’un thème, approfondissement de la connaissance du sujet, sélection et critique des documents.
17Une exposition, quelle que soit son importance, suppose l’établissement d’un budget et d’un recueil de prescriptions techniques. La préparation d’une exposition de grande envergure nécessitant parfois plusieurs mois, voire une ou deux années de travail, il est intéressant pour des établissements de taille moyenne de recourir à des expositions toutes faites, « clés en main », pensées et réalisées par des organismes extérieurs et qui peuvent être empruntées. La bibliothèque détenant une collection spécialisée choisira d’accueillir dans ses locaux une exposition en rapport avec la spécialité de son fonds et pourra la compléter, l’enrichir, la personnaliser à l’aide de documents exceptionnels par leur valeur, leur beauté, leur rareté ou leur intérêt historique ou scientifique.
18La bibliothèque peut également apporter son concours à des expositions à l’extérieur de ses locaux, sous réserve que les organisateurs garantissent aux documents prêtés d’excellentes conditions de sécurité.
19Conjointement aux expositions, des publications peuvent être éditées (catalogues, bibliographies, petits journaux, brochures), que le public intéressé emporte, et qui prolongent leur impact qualitatif. Ces publications peuvent être de simples présentations, sous forme signalétique, des documents ou des objets exposés, ou bien des catalogues d’exposition plus élaborés, rassemblant des articles rédigés par des chercheurs, des spécialistes qui ont eux-mêmes coopéré à l’élaboration du projet.
20Débats, colloques, conférences, lectures, rencontres, diverses pratiques de manifestations orales sont des occasions privilégiées de rencontres du public avec les acteurs de la production intellectuelle : écrivains, scientifiques, etc. Elles peuvent être directement liées à la programmation d’une exposition afin de compléter le message transmis par celle-ci, en abordant sous un aspect contradictoire ce que le discours de l’exposition ne peut pas toujours traiter avec la même liberté. L’essentiel du travail du bibliothécaire consiste alors à se préoccuper du contenu intellectuel du propos et du choix des intervenants qui mèneront le débat, l’animeront et l’alimenteront. Il est fortement recommandé d’en conserver des traces, par des enregistrements accessibles au public et par la publication de comptes rendus.
21Au sein de ses locaux, la bibliothèque peut organiser, si elle est dotée d’un auditorium et d’équipements techniques modernes, des manifestations audiovisuelles diverses - projections cinématographiques, concerts -, qui lui permettent de révéler de manière vivante des richesses oubliées ou méconnues que renferment ses collections, qu’il s’agisse de théâtre, de musique, de littérature (projection d’un film d’après une œuvre), d’un fonds particulier consacré à un thème (la botanique, la chimie ou la mécanique du XIXe siècle, la photographie) ou à un personnage (homme de lettres, homme de science ou homme politique). Ces manifestations peuvent aussi avoir lieu à l’extérieur, dans les centres culturels, à l’université, à l’occasion d’un colloque.
3.3. Politique éditoriale
22Certaines bibliothèques ont une activité éditoriale qui représente aussi une possibilité de mise en valeur d’un fonds à exploiter. Ce sont tout d’abord des publications à caractère scientifique (bibliographies, catalogues ou inventaires des fonds), qui dressent l’état des collections des départements spécialisés, des écrits qui intéressent les chercheurs et les professionnels du livre en général. Parallèlement à cette production, des publications de revue, des catalogues d’expositions, des reproductions en fac-similé, des albums d’art, des cartes postales, des jeux de cartes, etc., sont, quant à eux, destinés à faire connaître les richesses du fonds à un public plus large. Le fac-similé, en particulier, est l’occasion de faire redécouvrir un document original et, très souvent, de donner en plus une étude critique sur ce document.
23La notion de substitut s’est développée en même temps que le souci d’élargir la communication à un public plus nombreux. Le recours à la reproduction d’un document original intervient dans deux fonctions bibliothéconomiques essentielles : la conservation (pour préserver le document original) et la communication (pour accroître et faciliter les communications sur place et à l’extérieur). Ces deux fonctions sont intimement liées : la reproduction est, en effet, un moyen de valorisation tout en étant un mode de diffusion.
24Trois critères doivent être pris en compte avant d’entreprendre la reproduction d’un document : sa valeur (ancienneté, rareté, intérêt), son état physique et sa fréquence de consultation. Il existe plusieurs procédés de reproduction, les plus courants étant la micrographie (microfiches ou microfilms), la photocopie et la photographie. A côté de ces procédés, les techniques de reproduction ont fait d’immenses progrès : la numérisation des documents est la plus performante. Consistant à traduire les textes, les images et les sons en un langage unique (le langage binaire), manipulable par ordinateur, la numérisation permet le stockage d’excellentes reproductions des documents, leur consultation sur place par un public large et leur diffusion à distance, sous forme de cédérom ou d’accès en ligne par Internet. Ainsi en est-il des collections numérisées des bibliothèques, qui peuvent, grâce à cette méthode, présenter des expositions virtuelles.
3.4. Implication personnelle du responsable du fonds
25Le bibliothécaire doit rester le principal acteur de la valorisation des collections dont il a la charge. Il est parfois sollicité pour publier des articles dans la presse spécialisée ou professionnelle, pour présenter un fonds particulier ou spécialisé, des méthodes de traitement propres à ses collections, des expériences originales. Il cumule parfois le métier de bibliothécaire et celui de chercheur, et présente à ses lecteurs les ressources de la bibliothèque en publiant, de façon très approfondie le fruit de ses recherches ou de ses compétences : il assume là sa place dans l’exploitation scientifique du patrimoine dont il assure la gestion.
26Des demandes personnelles sont aussi formulées par des chercheurs individuels ou des universitaires (étudiants, enseignants, chercheurs). Ce peuvent être de simples demandes d’illustrations ou de recherches bibliographiques, ou parfois des demandes de renseignements qui nécessiteront des recherches longues et astreignantes. Le bibliothécaire s’associe au travail du chercheur, s’implique personnellement, approfondit et élargit la connaissance de son fonds.
27La qualité et la rapidité des réponses mettent en valeur les ressources du fonds spécialisé, contribuant à produire une bonne image de la bibliothèque elle-même.
4. Le recours à un partenariat diversifié
28Les méthodes de valorisation d’un fonds spécialisé exposées ci-dessus risquent de rester inefficaces si, en parallèle, une recherche de partenariats extérieurs n’est pas fermement effectuée par le bibliothécaire. Ce travail de recherche comporte deux objectifs distincts : élargir le public initial du fonds spécialisé et obtenir des financements complémentaires à ceux apportés en propre par la bibliothèque. Elle concerne donc deux types de partenaires, qu’on peut caractériser grosso modo comme des partenaires scientifiques et techniques et, d’autre part, des partenaires financiers. Et le bibliothécaire ne devra jamais oublier que le second objectif est exclusivement au service du premier...
4.1. Partenariat scientifique et technique
29Pour faire reconnaître ses caractéristiques ou pour mieux connaître les actions réalisées par d’autres, la bibliothèque a besoin d’associés. Elle cherchera tout d’abord à entretenir des relations avec des services qui travaillent eux aussi avec le public (archives, musées, théâtres, librairies, autres bibliothèques municipales ou universitaires, centres de documentation), afin de monter collectivement un plan d’animation ; ou alors, elle cherchera à tisser des liens avec des partenaires auprès de qui elle pourra obtenir une aide intellectuelle et touchera par là même un nouveau public (associations culturelles ou de loisirs, sociétés savantes ou littéraires, centres de culture scientifique, technique et industrielle). La bibliothèque peut se positionner de différentes façons : en prenant elle-même l’initiative du contact ou en s’intégrant dans une action plus large, liée à une initiative locale, départementale ou nationale, en gardant le souci de mettre en valeur un domaine spécifique de son fonds. Un partenaire peut aussi servir de parrain : par exemple un organisme de prestige (une institution ou une entreprise) qui, en prêtant son nom aux côtés de celui de la bibliothèque, conférera à la manifestation une reconnaissance scientifique.
30Il est toutefois difficile, parmi les organismes partenaires, d’établir une typologie précise. Tout au plus peut-on indiquer que le choix d’un partenaire s’effectue à la fois en fonction du domaine d’activités générales de l’organisme pressenti, du public que l’on vise spécifiquement (public spécialisé ou grand public), du sujet et du type d’animation envisagé autour du fonds particulier que l’on souhaite mettre en valeur.
31Il est aussi recommandé d’entretenir des rapports réguliers avec les journalistes et de provoquer des rencontres : l’établissement lui-même peut faire l’objet d’un reportage. Les journées d’études organisées sur tel ou tel aspect du travail du bibliothécaire, d’un fonds..., sont des moyens d’attirer l’attention des médias (presse, télévision, radio) qui vanteront les particularités d’une collection.
4.2. Partenaires financiers
32L’intervention d’un établissement bancaire pour le financement d’un projet reposera plus sur l’ampleur et la qualité du projet proposé, sur les relations de l’établissement bancaire avec la collectivité dont dépend la bibliothèque, que sur le domaine couvert par le projet concerné.
33En revanche, un tel partenariat sera beaucoup plus difficile avec les services de l’Etat, dans la mesure où ces services disposent de volants d’action liés à des objectifs définis à l’avance : ainsi, on peut escompter un appui financier d’une Direction régionale des affaires culturelles pour un projet s’intégrant dans le développement de la lecture publique, surtout si ce projet s’insère dans une manifestation nationale (le Temps des livres, le Mois du patrimoine, etc.) ; en revanche, ce même service n’aura évidemment pas vocation, sur un sujet similaire, à financer l’organisation d’un colloque universitaire. Il convient donc, pour chaque projet, d’examiner avec attention les services les plus habilités à intervenir financièrement, afin de développer avec eux un partenariat ponctuel, seul susceptible d’être efficace.
La Bibliothèque de l’Université et de la Société industrielle de Mulhouse
L’histoire de la bibliothèque se confond avec celle de la Société industrielle de Mulhouse (SIM), une association de promotion régionale « au service de l’homme, de la culture et de l’économie », fondée en 1826. La bibliothèque est un miroir du patrimoine industriel de Mulhouse et de sa région : en témoignent ses collections spécialement développées dans les domaines de la chimie, du textile et de la mécanique. D’autres domaines sont largement représentés : l’urbanisme, l’essor du chemin de fer, l’aide sociale, les sciences naturelles. Un fonds d’histoire locale vient compléter cet ensemble riche d’environ 35 000 ouvrages et de plus de 1 000 titres de périodiques.
En 1986, la bibliothèque devient la BUSIM, Bibliothèque de l’Université et de la Société industrielle : un centre de ressources documentaires en culture scientifique et technique au profit d’étudiants et de chercheurs, mais aussi du réseau très riche des musées techniques mulhousiens.
Diverses actions confirment la volonté de mise en valeur des fonds :
• Conditions d’accueil : dans le cadre du contrat de plan Etat-Région 1985-1988, la bibliothèque a pu déménager dans des locaux rénovés.
• Politique d’acquisition : elle a été définie d’après les fonds existants et autour d’un public déjà connu ou à convaincre. Les achats actuels viennent enrichir, renforcer et actualiser ce fonds de plus en plus apprécié par les spécialistes.
• Politique de conservation : du fait du déménagement, les collections ont été dépoussiérées et classées de façon plus rationnelle. Les ouvrages rares ou précieux ont été rangés dans une réserve climatisée, les cartes et estampes dans des meubles à plans. Afin de veiller au bon état des collections, le personnel a suivi une formation à la conservation du patrimoine.
• Identification des fonds : l’informatisation du catalogue est en cours et les états de collections des périodiques sont en grande partie recensés dans le Catalogue collectif national des publications en série.
• Activité d’animation sous forme d’expositions : la bibliothèque participe régulièrement à des expositions en association avec des partenaires extérieurs comme la bibliothèque municipale, le CSTI, les musées techniques, le Musée historique ou les archives. A titre d’exemple : « Le 150e anniversaire de la ligne de chemin de fer Mulhouse-Thann », « Livres et techniques, XVIIIE-XIXE siècle », « Jules Verne et le courant scientifique de son temps », « Lindustrie s’expose », « Les savants mulhousiens »... Parallèlement, des bibliographies accompagnent ces présentations.
• Activités d’animation sous forme de publications : des écrits s’appuyant ou traitant de la bibliothèque ont été publiés. Pour citer quelques titres : Mélanges de la bibliothèque de la Société industrielle, Lecteurs et lecture à la SIM au XIXe siècle, Le guide des fonds patrimoniaux en Alsace, Patrimoine des bibliothèques de France, Patrimoine des communes du Haut-Rhin...
• Colloque : la bibliothèque a collaboré à des colloques comme « Le patrimoine technique de l’industrie », « La chimie en Alsace »...
Le rôle de la bibliothèque visant à la valorisation et à l’exploitation de son fonds est bien établi : par la sauvegarde du patrimoine écrit de la Société industrielle de Mulhouse - devenu d’intérêt public ; par le soutien aux recherches en culture scientifique et technique, ainsi qu’à la recherche historique ; par une politique d’animation accrue.
Auteurs
-
Françoise Pascal
Service commun de la documentation de Haute-Alsace
-
Philippe Russell
Service commun de la documentation de Haute-Alsace
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