De la sportisation du surf en Californie du Sud et à Hawaï comme marqueur d’une modernité sportive à la contestation d’un modèle vécu comme un impérialisme culturel chez les Black Short hawaïens

Jérémy Lemarié

p. 77-101


Extrait

1Comparé aux sports européens plus traditionnels comme le football ou le rugby, le surf est considéré comme une activité physique relativement récente. Il possède pourtant une épaisseur historique qui provient de la Polynésie et plus particulièrement Hawaï (Lemarié, 2016a, p. 41-160, 2016b, 2016c). La plupart des études francophones classent le surf dans la catégorie des « sports californiens » (Augustin, 1998, p. 588-589 ; Pociello, [1981] 1998, p. 172 ; Sayeux, 2008, p. 149), « sport[s] de glisse » (Loret, 1995, p. 5) et « libres » (Pociello, 2015, p. 18), tandis que la littérature anglo-saxonne insiste davantage sur le caractère ludique et esthétique du surf par l’usage du terme « sport postmoderne » (Wheaton, 2004, p. XI), « sport alternatif », « sport extrême » et « lifestyle sport » (ibid., p. 2). Ces deux acceptions différentes s’ignorent mutuellement. Toutes deux traitent néanmoins de l’aspect libre et amateur de cette activité physique, inscrite en marge des normes ins

Les formats HTML, PDF et ePub de cet ouvrage sont accessibles aux usagers des bibliothèques partenaires qui l’ont acquis. L’ouvrage pourra également être acheté sur les sites des libraires partenaires, aux formats PDF et ePub, si l’éditeur a fait le choix de cette diffusion commerciale. Si l’édition papier est disponible, des liens vers les librairies sont proposés sur cette page.


Le texte seul est utilisable sous licence Licence OpenEdition Books. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont « Tous droits réservés », sauf mention contraire.