Corpus épigraphique
p. 1-332
Texte intégral
1Les inscriptions ont été classées de façon alphabétique, cité par cité ou communauté par communauté. À l’intérieur de chacune de celles-ci, la répartition s’est effectuée de façon chronologique : d’abord les documents concernant des populations iraniennes, puis ceux relatifs à l’époque hellénistique ou à des groupes d’ascendance gréco-macédonienne (avec parfois des compléments concernant Thraces, Lyciens ou Gaulois), enfin ceux d’époque romaine.
2Au sein de ces sous-ensembles, et à l’exception de ce qui relève de l’armée romaine, s’inspirant des grands recueils de sources, la répartition a généralement d’abord privilégié tout ce qui concernait la sphère divine, puis les structures étatiques ou civiques, enfin les individus. Concernant à présent le positionnement de chaque texte au sein de ces divers groupes, c’est l’ordre chronologique qui a été privilégié, lorsque cela fut possible en tout cas. Sinon, on s’est tourné pour plus de clarté vers un tri alphabétique, les anonymes étant repoussés à la fin. Ce classement alphabétique a été affiné par la datation et la date de découverte du document, les plus anciens étant privilégiés par rapport aux autres.
3Pour ce qui est de la présence militaire romaine, la hiérarchie a été mise en avant avec en premier lieu les officiers, puis les soldats en activité, enfin les vétérans et les autres éléments concernant l’armée. Les témoignages se référant aux troupes impériales étant dans l’ensemble assez précis, on a réparti ceux‑ci alphabétiquement en fonction du gentilice des personnages concernés, les anonymes étant une nouvelle fois repoussés à la fin.
4Chaque document s’est vu attribuer un code débutant toujours par un E‑ (pour « épigraphie »), suivi par quatre lettres (XXXX) correspondant en général au début du nom de la cité ou de la communauté et se terminant par un chiffre qui est celui du quantième (voir le tableau ci‑dessous).
| Nom de la cité ou de la communauté | Abréviation |
| Acmonéia | E-ACMO |
| Aizanoi | E-AIZA |
| Alia | E-ALIA |
| Amorion | E-AMOR |
| Ankyra de Phrygie | E-ANKY |
| Antioche de Phrygie-Pisidie | E-ANTI |
| Apamée | E-APAM |
| Apollonia de Phrygie-Pisidie | E-APOL |
| Apollonioucharax | E-APAX |
| Appia | E-APPI |
| Augustopolis-Eulandra | E-AUGU |
| Blaundos | E-BLAU |
| Colosses | E-COLO |
| Dionysopolis | E-DION |
| Divers et incertains | E-DIVE |
| Dokiméion | E-DOKI |
| Domaines impériaux de Tymion et de Simoen(?) | E-DOTY |
| Doryléion | E-DORY |
| Ériza, Moxoupolis et Krithinè | E-ERIZ |
| Eukarpia | E-EUKA |
| Euménéia | E-EUME |
| Hiérapolis | E-HIER |
| Hiérapolis de la Pentapole | E-HIPE |
| Kadoi | E-KADO |
| Kératapa | E-KERA |
| Kibyra | E-KIBY |
| Kotiaéion | E-KOTI |
| Laodicée du Lykos | E-LALK |
| Lysias | E-LISY |
| Métropolis | E-METR |
| Midaion | E-MIDA |
| Motella | E-MOTE |
| Nakoléia | E-NAKO |
| Peltai | E-PELT |
| Pessinonte | E-PESS |
| Philomélion | E-PHIL |
| Prymnessos | E-PRYM |
| Sébasté | E-SEBA |
| Synaos | E-SYNA |
| Synnada | E-SYNN |
| Takina | E-TAKI |
| Téménothyrae | E-TEME |
| Thémisonion | E-THEN |
| Traianopolis | E-TRAI |
| Tymandos | E-TYMA |
| Tyriaion | E-TYRI |
| Village d’Ilias | E-VIIL |
| Village de Kilter | E-VIKI |
5Pour des raisons de clarté, la localisation géographique de chaque inscription ou monnaie de Phrygie s’est faite en utilisant le terme « province », plus commode et plus parlant que « région » ou « espace », et ce en dépit du fait que la date de sa provincialisation effective dépasse les cadres chronologiques de cette étude. En ce qui concerne la transcription des noms propres, si ceux qui furent l’objet d’une rédaction en latin n’ont pas posé de problèmes, il en a été tout autrement pour les anthroponymes écrits en grec. Il a été choisi de rester au plus près du texte en conservant les accents et en restant fidèle à la graphie d’origine, y compris dans des versions fautives.
6Lorsque l’inscription a été éditée à plusieurs reprises, c’est la dernière version publiée qui a été ici reproduite1.
Acmonéia
Présence gréco-macédonienne
Revendication d’une origine achéenne
E‑ACMO‑1
7Cité et province : Acmonéia, Phrygie.
8Datation : 215‑216 après J.‑C.
9Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande de la symbiôsis des dévots de Zeus Alsènos.
10Matériau : marbre.
11Dimensions : 46 x 54 x 38 cm.
12Lieu de découverte : Kayılı, dans une rue.
13Date de découverte : 1955.
14Bibliographie : Drew-Bear, Naour 1990, p. 1929‑1931, n° 4 (SEG XL, n° 1192) ; Merkelbach, Stauber 2001, p. 167, n° 16/03/02 ; MAMA XI, n° 110.
15Sur ce Zeus, voir Mühlenbock, Bru, Lafli 2015.
16Description du document : autel brisé en bas, à gauche et derrière. H. l. : 2 à 2,5 cm.
Ἀγαθῇ τύχῃ / [ἡ] σ̣υνβίωσις / [Ἀ]λ̣σηνῷ εἵλεως τῇ / κ̣ατοικίᾳ (vac.) ἔτους τ´ / [Ἀ]λσηνῷ πατρίῳ μεγάλῳ Δι·ὶ βω/(vac.) μὸν ἔθηκαν (vac.) / [ἐ]ννεακαίδεκα φῶτες λαμπροὶ / (vac.) κ̣αὶ σεμνοὶ Ἀχαιοί (vac.) / [- - - - - - - - -] φ̣[. . . .] Λ̣υκεί̣ῳ̣ τ[. .] / - - - - - - - - - - - - - - -
À la Bonne Fortune. La symbiôsis, à Alsènos, puisse-t-il être bienveillant envers le village. L’an 300. Les dix-neuf hommes, splendides et nobles Achéens, ont dédicacé cet autel au grand dieu ancestral Zeus Alsènos … Lykéios …
17Cette dédicace métrique revendique clairement pour cette communauté villageoise une origine hellénique, à l’imitation de cités voisines comme Euménéia. En dépit du caractère très fragmentaire de la fin de l’inscription, il est possible que le dieu portant l’épiclèse Lykéios soit l’Apollon d’Argos, ce qui renforcerait aux yeux de tous cette parenté supposée. Cette association de dévots honora Zeus Alsènos, bien connu dans le nord de la Phrygie.
Revendication d’une origine macédonienne
E‑ACMO‑2
18Cité et province : Acmonéia, Phrygie.
19Datation : époque impériale romaine.
20Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande de la boulè et du démos.
21Matériau : marbre.
22Dimensions : 27 x 77 x 26 cm.
23Lieu de découverte : Ahat, dans une maison.
24Date de découverte : 1933.
25Bibliographie : MAMA VI, n° 259.
26Description du document : fragment de bloc avec motif de feuilles sur les côtés. H. l. : de 3,5 à 4 cm.
[Ἡ βουλὴ καὶ ὁ δῆ]/[μος ἐτείμησεν] / Μηνόφιλον̣ τ̣ὸ̣ν̣ / Ἀπολλωνίου Μα/κεδόνα γενόμε/νον αὑτῶν ἱερέα / καὶ ἀ̣ν̣[- - -].
La boulè et le démos ont honoré Mènophilos, fils d’Apollônios, Macédonien, leur prêtre, et …
27La personne honorée se réclamait d’une ascendance macédonienne, à mettre en rapport avec l’installation de populations européennes dans la cité à l’époque hellénistique. D’après les rédacteurs de MAMA, la prêtrise en question était peut-être celle de la boulè et du démos personnifiés.
Anthroponymes macédoniens
E‑ACMO‑3
28Cité et province : Acmonéia, Phrygie.
29Datation : 138‑161 après J.‑C.
30Nature de l’objet et émettrice : épitaphe gravée à la demande d’Ammia.
31Matériau : marbre blanc.
32Dimensions : 118 x 147,5 x 47 à 50 cm.
33Lieu de découverte : Islamköy-Banaz.
34Date de découverte : non renseignée.
35Bibliographie : Waelkens 1986, p. 175‑176, n° 440.
36Description du document : double stèle-porte de type G, chacune d’entre elles séparée par une colonne corinthienne, avec six panneaux dont ceux du milieu exempts de décoration. Les panneaux supérieurs sont identiques avec un peigne à gauche et un trou de serrure à droite ; les panneaux inférieurs sont gravés de gauche à droite d’un kalathos surmontant un miroir à main, d’un heurtoir, d’un autre kalathos et d’un autre miroir. Les montants du monument sont décorés d’une très belle frise végétale avec rosettes, fleurs et palmettes. Sur le linteau, au centre, une tabula ansata avec l’inscription, un rouleau de texte à gauche et peut-être des mallettes portables pour des objets féminins à droite. H. l. : 2 cm.
Αμμια Ἀμύντου νεωτέρα / Μηνογενείᾳ θυγατρὶ / κὲ ἑαυτῇ ζῶσα μνήμης χάριν.
Ammia, fille d’Amyntas, pour sa fille, Mènogénéia, morte trop jeune, et pour elle-même, de son vivant, en souvenir.
37Le père d’Ammia portait un nom dynastique macédonien, à mettre en rapport avec l’installation de populations européennes dans la cité à l’époque hellénistique.
E‑ACMO‑4
38Cité et province : Acmonéia, Phrygie.
39Datation : époque impériale romaine.
40Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande d’Ammianè et d’Attalos.
41Matériau : non renseigné.
42Dimensions : non renseignées.
43Lieu de découverte : Yenije.
44Date de découverte : 1883.
45Bibliographie : Ramsay 1897, p. 658, n° 610 (MAMA VI List, p. 151, n° 215).
46Description du document : non renseignée.
Σῆμα τόδ’ ἐστιν ἐρω[μένου υἱέος, ὅντε τοκῆες] / τεῖσαν ἐπ’ εὐτεκνίῃ σῶ[μα καλῶς θέμενοι], / ὄφρα καὶ ἐν ζωοῖσι καὶ ἐν φ[θιμένοισι τίηται] / Ζωγράφος ἠγαθέῳ τύμβῳ ἀ[γαλλόμενος], / ὃν θέσαν Ἀμμιανή τε καὶ Ἄτ[ταλος εἵνεκα μνήμης].
Ce tombeau est celui de notre fils bien-aimé, que ses parents ont payé en y faisant étendre avec art son corps, pour que Zôgraphos, qui s’afflige dans la vie et dans la mort, se réjouisse de sa tombe sainte que ses parents, Ammianè et Attalos, ont placée là, en souvenir.
47Pour le nom du père du défunt, voir inscription précédente.
Armée romaine
Officiers
E‑ACMO‑5a
48Cité et province : Acmonéia, Phrygie.
49Datation : première moitié du iie siècle après J.‑C. (?).
50Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande de la boulè, du démos, de la gérousia et d’une des tribus de la cité.
51Matériau : non renseigné.
52Dimensions : non renseignées.
53Lieu de découverte : Sousouz-Keuï.
54Date de découverte : non renseignée.
55Bibliographie : AE, 1896, n° 80 ; Ramsay 1901, p. 275 (Ramsay 1902, p. 270 ; AE, 1902, n° 97 ; RA 2, 1902, p. 358, n° 97 ; Ramsay 1904, p. 270 ; IGRR IV, n° 642 ; SEG VI, n° 174 ; MAMA VI List, p. 149, n° 166 ; Devijver 1976 ; Devijver 1987, n° E 3 ; Devijver 2001, p. 3‑4, 9, 66 et 164‑165).
56Voir, pour la cohors II Claudia equitata, Ott 1995b, p. 119‑120 ; Eck, Roxan 1997 ; Spaul 2000, p. 492 (avec références). Pour l’ala I Augusta Gemina colonorum, voir Spaul 1994, p. 92‑93 (avec références). Pour l’ala I Augusta Thracum, voir Cheesman 1914, p. 152 ; Spaul 1994, p. 81‑83 (avec références).
57Description du document : non renseignée.
Ἀγαθῇ τύχῃ. / κατὰ ψήψισμα πάνδη/μον ἡ βουλὴ καὶ δῆ/μο̣ς καὶ ἡ γερουσία καὶ / φ[υλὴ Ἀρτε]μεισιὰς ἐτεί/μ[ησαν Λού]κιον Ἐγνάτι/ο[ν Λ. υἱ]ὸν Τηρητείνα Κού/αρ[τον ἔ]παρχον σπείρης / 〈βʹ〉 [Κλαυ]διανῆς, ἐπιμε/λη[τὴν] εἰλῆς Σεβαστῆς / Διδύμου, χειλίαρχον λε/γιῶνος η̣ʹ Α̣ὐγούστης, ἔπ/αρχον εἴλης [Αὐγού]σ̣της, / κτίστην καὶ εὐεργέτην / τῆς π̣[όλεως {π̣[ατρίδος ?}].
À la Bonne Fortune. Par ce décret public, la boulè et le démos et la gérousia et la tribu Artémisias ont honoré Lucius Egnatius Quartus, fils de Lucius, de la tribu Teretina, préfet de la cohors II Claudia, praepositus alae equitum Augustae Geminae, tribun de la légion VIII Augusta, préfet de l’ala [equitum] Augusta, fondateur et évergète de la cité [de la patrie ?].
58Lucius Egnatius Quartus (également présent dans l’épigraphie de Téménothyrae, voir E‑TEME‑6) est ici honoré pour sa carrière militaire (à propos de celle-ci, voir t. 1, p. 110, 325). L’homme était certainement citoyen d’Acmonéia et de Téménothyrae. À noter que Spaul 2000 restituerait plus volontiers [Κλαυ]διανῆς en [Λεπι]διανῆς. La chose, envisageable ici, est rendue impossible à la lecture du texte de l’inscription suivante et de celui de Téménothyrae.
E‑ACMO‑5b
59Cité et province : Acmonéia, Phrygie.
60Datation : première moitié du iie siècle après J.‑C. (?).
61Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande de la boulè et du démos.
62Matériau : marbre blanc.
63Dimensions : 100 x 53 cm.
64Lieu de découverte : dans un des gymnases de la cité.
65Date de découverte : 2000.
66Bibliographie : Varinlioğlu 2006, p. 362‑363, n° 3 (AE, 2006, n° 1425).
67Voir Ott 1995b, p. 119‑120.
68Description du document : colonne servant probablement de base de statue. H. l. : 2,2 cm.
Ἡ βουλὴ καὶ ὁ δῆμο̣ς [ἐ]τεί/μησεν / Λούκιον Ἐγνάτιον Λοθκίου υἱὸν / Τηρητείνα Κοθᾶρτον ἔπαρχον / σπείρης βʹ Κλαυδίας, / ἐπάνω εἰλῆς ἱππέων Σεβαστῆς / Διδύμου, χειλίαρχον λεγιῶνος / ὀγδόης Α̣ὐγούστης, ἔπαρχον εἴλης ἱππέων Αὐγούσ̣της.
La boulè et le démos ont honoré Lucius Egnatius Quartus, fils de Lucius, de la tribu Teretina, préfet de la cohors II Claudia, praepositus alae equitum Augustae Geminae, tribun de la légion VIII Augusta, préfet de l’ala equitum Augusta.
69Voir inscription précédente.
E‑ACMO‑6
70Cité et province : Acmonéia, Phrygie
71Datation : époque impériale romaine.
72Nature de l’objet et émettrice : dédicace gravée à la demande d’une autorité indéterminable, peut-être les instances de la cité.
73Matériau : marbre blanc.
74Dimensions : 54 x 58 x 58 cm.
75Lieu de découverte : Ahat, dans le mur d’une maison.
76Date de découverte : 1955.
77Bibliographie : MAMA XI, n° 105.
78Description du document : base de statue avec traces de moulures dans sa partie supérieure ; panneaux avec inscriptions devant et à droite. H. l. : de 1,2 à 3,1 cm.
Sur la face droite (?) : [- - - - - - - - - - - -] / [- - - - - - - - - - σή]
Sur la face préservée : βυρα λόχου δευ/τέρου τριβοῦνον / πλ̣α̣τ̣[ύ]σ̣η̣μον [λεγ]/[ιῶνος - - - - - - - -].
… [sé]vir de la deuxième turme de chevaliers romains, tribun laticlave de la [légion] …
79Le personnage honoré appartenait certainement à une grande famille puisqu’il avait obtenu le sévirat d’une turme de chevaliers romains puis le tribunat laticlave d’une légion dont le nom est inconnu. On ne peut dire s’il était originaire de la cité, de la province ou simplement de passage.
Vétéran
E‑ACMO‑7
80Cité et province : Acmonéia, Phrygie.
81Datation : règne d’Hadrien-iiie siècle après J.‑C.
82Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande du vétéran Gaius Iulius (?)us, pour lui-même et son épouse Phoibè.
83Matériau : non renseigné.
84Dimensions : 120 x 72 x 34 (Waelkens 1986 donne 43,5 cm).
85Lieu de découverte : Banaz, près de l’école.
86Date de découverte : 1933.
87Bibliographie : MAMA VI, n° 283.
88Voir Drew-Bear 1978, p. 86 sq. ; Speidel 1980, p. 732‑733, n° 6 et 738 ; Waelkens 1986, p. 176, n° 442.
89Description du document : trois dalles appartenant à une stèle-porte type G d’Acmonéia, retaillées à l’époque byzantine pour servir de linteaux ou d’architraves. Dans le panneau inférieur de la porte à gauche, kalathos avec des fruits ; à droite, en haut, boîte à calames avec deux encriers ; en bas, rouleau de livre ouvert. Tabula ansata avec kyma lesbien. Les montants latéraux sont décorés d’un rinceau fortement stylisé. Il y a probablement une importante lacune entre les fragments du centre et de droite. H. l. : de 1,5 à 2 cm.
Γ. Ἰούλιος [․ ․ ․ ․]ος οὐετρα[νὸς λεγιῶ]νος γʹ Κυ[ρηναϊκῆς] / τὸ μν̣[ημεῖον] / αὑτῷ [κὲ συνβίῳ] / Φοίβ[ῃ ․ ․ ․ ․ ․] / κατε[σκεύασεν].
Gaius Iulius (?)us, vétéran de la légion III Cyrenaica, a fait faire ce monument pour lui-même et pour son [épouse] Phoibè.
90Retiré à Acmonéia dont il était probablement originaire, le vétéran avait servi au sein de la III Cyrenaica installée à Bostra en Arabie.
Aizanoi
Présence iranienne
Anthroponymes iraniens
E‑AIZA‑1
91Cité et province : Aizanoi, Phrygie.
92Datation : probablement sous le règne d’Antonin le Pieux.
93Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Mithrès.
94Matériau : non renseigné.
95Dimensions : non renseignées.
96Lieu de découverte : Moymul, sur une fontaine.
97Date de découverte : 1861.
98Bibliographie : Perrot, Guillaume, Delbet 1872, p. 109, n° 68 (Munro 1897, p. 281, n° 38 [référence erronée dans MAMA IX] ; Waelkens 1986, p. 86, n° 209 ; MAMA IX List, p. 187, P266).
99Description du document : double stèle-porte du type VIIA. Au sommet de chaque arche, une palmette d’où part un rinceau vers la droite et la gauche s’en allant rejoindre une demi-palmette surmontant une rosette. Dans l’arche de gauche, un panier avec des fruits et dans celle de droite un aigle. Les impostes sont décorées de grands feuillages et de palmettes, le tout supporté par des colonnes cannelées. Les panneaux des portes sont identiques, avec des guirlandes pour chacun ; à gauche, une serrure ronde, et à droite, une rosette à quatre pétales. H. l. : 1,5 cm.
Μίθρης Τατιῳ γυναικὶ ϹΩ̣ΙΑ / μνήμης χάριν καὶ εἰδίο ὑῷ.
Mithrès, pour sa femme, Tation ϹΩ̣ΙΑ, en souvenir, et pour son fils.
100Le père et mari des deux défunts porte un nom typiquement iranien. Le grec de l’inscription est particulièrement fautif.
E‑AIZA‑2
101Cité et province : Aizanoi, Phrygie.
102Datation : époque impériale romaine (ive siècle après J.‑C. ?).
103Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande de Trophimos et d’Eutychianos.
104Matériau : marbre blanchâtre.
105Dimensions : 64 x 42,5 (chapiteau) à 35,5 (partie centrale) x 39 (chapiteau) à 31,5 (partie centrale) cm.
106Lieu de découverte : Avşar, à l’ouest du village.
107Date de découverte : 1925.
108Bibliographie : MAMA IX, n° 112.
109Description du document : bomos ébréché sur les côtés. Lettres de tailles inégales.
Τρόφιμος κα[ὶ] / Ε̣ὐτυχιανὸς / Μίθρῃ πατρ̣/ὶ̣ καὶ Ὀνησιφό/ρῳ συντρό/φῳ μνήμη[ς] / χάριν.
Trophimos et Eutychianos à leur père, Mithrès, et à Onèsiphoros, leur frère de lait, en souvenir.
110Le père des deux hommes porte un nom typiquement iranien.
Présence gréco-macédonienne
Calendrier macédonien
E‑AIZA‑3
111Cité et province : Aizanoi, Phrygie.
112Datation : entre 41 et 81 après J.‑C.
113Nature de l’objet et émetteurs : dédicace (?) gravée à la demande des deux Tiberii Claudii (?) ou des institutions civiques (?).
114Matériau : marbre gris-blanc.
115Dimensions : 29 x 79 x 35 cm.
116Lieu de découverte : Haci Kebir, dans le mur sud du cimetière.
117Date de découverte : 1925.
118Bibliographie : MAMA IX, n° 15.
119Description du document : stèle. H. l. : 2 cm.
- ΙΝΗΙΑ․ ․ΑΙ․ ․ / [- - - - - - - -] Κ̣αίσαρι Σεβαστῷ Γερμα/[νικῷ - - - μην]ὸς Λῴου θιʹ. (vac.) Τιβέριος Κλαύδιος (vac.) / [- - υἱὸς - - καὶ] Τιβέριος Κλαύδιος [Σ]τράτωνος υἱὸς (vac.) / [- - καὶ - -]Β[․]Λ[․] ἐ̣[δο]γματογράφησα (vac.).
… ΙΝΗΙΑ…ΑΙ… / … à César Auguste Germanicus … le mois de Lôos, le 19e [jour] (vac.) Tiberius Claudius (vac.) [… fils … et] Tiberius Claudius, fils de Stratôn (vac.) / [… et …] Β…Λ… j’ai été rédacteur de décrets.
120Lôos est un mois d’été du calendrier macédonien qui correspond à peu près à juillet. Les deux Claudii appartiennent à des familles ayant reçu la citoyenneté de Claude, à moins qu’ils n’aient été eux-mêmes les bénéficiaires.
E‑AIZA‑4
121Cité et province : Aizanoi, Phrygie.
122Datation : 5 avril 117 après J.‑C.
123Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Dadès Stéphanas.
124Matériau : marbre blanc.
125Dimensions : 27 x 72 cm.
126Lieu de découverte : Çavdarhisar, dans les murs d’une maison.
127Date de découverte : 1925.
128Bibliographie : MAMA IX, n° 224.
129Description du document : stèle à pignon séparé avec demi-palmettes des deux côtés du pédiment. À l’intérieur de celui-ci, une couronne avec des rubans. H. l. : de 1,75 à 2 cm.
Ἔτους ζμρʹ, μη(νὸς) Ἀρτεμισίου γιʹ. Δαδη̣[ς] / Στεφανᾶς Δαδῃ τῷ πα/τρὶ μνήμης ἕν/εκεν.
L’an 147, le mois d’Artémisios, le 13e jour. Dadès Stéphanas, pour Dadès, son père, en souvenir.
130Artémisios est un mois de printemps du calendrier macédonien qui correspond environ à avril.
E‑AIZA‑5
131Cité et province : Aizanoi, Phrygie.
132Datation : entre le 23 juin et le 23 juillet 125 après J.‑C.
133Nature de l’objet et émetteur : dédicace ou épitaphe gravée à la demande d’un proche (?).
134Matériau : non renseigné.
135Dimensions : 127 x 61 x 25 cm.
136Lieu de découverte : Yenicearmutcuk, dans la fontaine.
137Date de découverte : 1925.
138Bibliographie : MAMA IX, n° 87.
139Description du document : stèle à pédiment triangulaire entourée de pilastres, avec un panier contenant des fleurs ou des fruits. Au-dessus, chapiteau avec une couronne de fleurs et deux rubans. H. l. : 2,5 cm.
Ἔτους ενρʹ, μ(ηνὸς) / Λώου. / Ἀμμίῳ Μηνοφίλ/[ου (?) - - -].
L’an 155, le mois de Lôos. Pour Ammios, fils de Ménophilos (?) …
140Pour Lôos, voir E‑AIZA‑3.
E‑AIZA‑6
141Cité et province : Aizanoi, Phrygie.
142Datation : 3 août 128 après J.‑C.
143Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Papias.
144Matériau : marbre gris.
145Dimensions : 30 x 109 x 19 cm.
146Lieu de découverte : Çavdarhisar, dans la partie sud du cimetière.
147Date de découverte : 1925.
148Bibliographie : MAMA IX, n° 226.
149Description du document : stèle-porte de type IVa (MAMA) avec un omphalos dans un petit pédiment triangulaire. Des deux côtés de celui-ci, une demi-palmette avec à gauche une spire et à droite une rosette à six pétales. H. l. : de 2,25 à 2,75 cm.
Μη(νὸς) Γορπιαίου αιʹ, ηνρʹ. / Παπίας Θεοτείμῳ ὑῷ μνήμης χάριν ἔτους.
Le mois de Gorpiaios, le 11e jour, [l’an] 158. Papias, pour Théoteimos, son fils, en souvenir.
150Gorpiaios est un mois d’été du calendrier macédonien qui correspond à peu près à août. Il est possible, sans certitude, que Papias soit le même personnage que le commanditaire de l’inscription suivante.
E‑AIZA‑7
151Cité et province : Aizanoi, Phrygie.
152Datation : 26 janvier 129 après J.‑C.
153Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Papias.
154Matériau : marbre grisâtre.
155Dimensions : 26 x 101,5 x 48 cm.
156Lieu de découverte : Çavdarhisar, dans l’ouest du cimetière.
157Date de découverte : 1925.
158Bibliographie : MAMA IX, n° 247 ; Waelkens 1986, p. 52, n° 43.
159Description du document : stèle-porte de type IVb (MAMA) ou de type M Aizanoi 2 (Waelkens 1986) ; pédiment triangulaire avec la partie inférieure d’un aigle préservée. Des deux côtés de celui-ci, une palmette avec les restes d’un hippocampe. H. l. : ligne 1, de 2,5 à 2,75 cm ; ligne 2,2 cm.
Ἔτους θνρʹ, μηνὸς Δύστρου γʹ. Παπίας Παπύ/λωι τῶι υἱῶι μνήμης χάριν.
L’an 159, le mois de Dystros, le 3e jour. Papias, pour Papulos, son fils, en souvenir.
160Dystros est un mois d’hiver du calendrier macédonien qui correspond environ à février. Il est possible, sans certitude, que Papias soit le même personnage que le commanditaire de l’inscription précédente.
E‑AIZA‑8
161Cité et province : Aizanoi, Phrygie.
162Datation : 23 avril 131 après J.‑C.
163Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’Apollonios Anthos.
164Matériau : marbre gris-blanc.
165Dimensions : 36 x 88 x 44 cm.
166Lieu de découverte : Çavdarhisar, dans un champ au sud-est du village.
167Date de découverte : 1925.
168Bibliographie : MAMA IX, n° 251.
169Description du document : stèle-porte de type IVb (MAMA) avec, dans un pédiment triangulaire, un aigle et un dauphin. H. l. : 1,75 cm.
[Ἔτο]υς αξρʹ, μη(νὸς) Δαισίου Σεβαστῇ. Ἀπολλώνιος / Ἄνθος Ἀμμίᾳ γυναικὶ μνήμης ἕν[εκ]εν.
L’an 161, le mois de Daisios, le jour de l’empereur. Apollonios Anthos, pour sa femme, Ammia, en souvenir.
170Daisios est un mois de printemps du calendrier macédonien qui correspond à peu près à mai.
E‑AIZA‑9
171Cité et province : Aizanoi, Phrygie.
172Datation : 22 janvier 132 après J.‑C.
173Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande des trois personnages mentionnés (?).
174Matériau : marbre gris.
175Dimensions : 21 x 75 x 52 cm.
176Lieu de découverte : Çavdarhisar, dans la cour intérieure d’une maison du quartier sud-est de la ville.
177Date de découverte : 1925.
178Bibliographie : MAMA IX, n° 254.
179Description du document : stèle-porte de type IVb (MAMA) brisée au-dessus avec, dans les angles inférieurs d’un pédiment triangulaire, des demi-palmettes d’où émergent des feuilles. H. l. : ligne 1, 2 cm ; ligne 2, de 1,25 à 2 cm ; ligne 3, de 1 à 1,25 cm.
Ἔτους βξρʹ, μηνὸς Περειτίου λʹ. / Ἀθήναιος καὶ Νεικόμαχος καὶ Φίλιππος / ϹΟ̣ΠΛΤΕΠ[․․․ μνήμη]ς ἕνεκεν.
L’an 162, le mois de Péritios, le 30e jour. Athénaios et Neikomachos et Philippos ϹΟ̣ΠΛΤΕΠ…, en souvenir.
180Péritios est un mois d’hiver du calendrier macédonien qui correspond environ à janvier.
E‑AIZA‑10
181Cité et province : Aizanoi, Phrygie.
182Datation : 4 septembre 132 après J.‑C. (et non pas 134 comme il est écrit dans MAMA).
183Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Dadès.
184Matériau : marbre gris.
185Dimensions : 29 x 102 x 48 cm.
186Lieu de découverte : Çavdarhisar, dans un mur, sur un terrain situé sur la rive ouest de la rivière, près du pont de bois du nord.
187Date de découverte : 1925.
188Bibliographie : MAMA IX, n° 255.
189Description du document : stèle-porte de type IVb (MAMA) brisée totalement au-dessus avec des restes de décoration en forme de vrille. H. l. : ligne 1, 1,75 cm ; l. 2, 1,5 cm.
Ἔτους βξρʹ, μηνὸς Ὑπερβερταίου ηιʹ. Δαδης Βωλανῷ̣ / τῷ υἱῷ μνήμης χάριν.
L’an 162, le mois d’Hyperbérétaios, le 18e jour. Dadès, pour Bôlanos, son fils, en souvenir.
190Hyperbérétaios est un mois d’été du calendrier macédonien qui correspond à peu près à septembre.
E‑AIZA‑11
191Cité et province : Aizanoi, Phrygie.
192Datation : entre le 21 février et le 23 mars 133 après J.‑C.
193Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Publius Histemenius.
194Matériau : marbre blanchâtre.
195Dimensions : fragment a) : 25 x 41 x 14 cm ; fragment b) : 9,5 x 14,5 x 8 cm.
196Lieu de découverte : Çavdarhisar, dans le mur de la cour d’une maison, au sud-est de la ville.
197Date de découverte : 1925.
198Bibliographie : MAMA IX, n° 294.
199Description du document : deux fragments d’une stèle-porte de type IV (MAMA) brisés de tous côtés. Dans les restes du pédiment triangulaire, un omphalos et une demi-palmette. H. l : a) ligne 1, 2,25 cm ; ligne 2, 1,25 cm ; b) 1,25 cm.
a) Ἔτου[ς] γξρʹ, μη(νὸς) Ξανδίκο[υ -ʹ].
b) Πόπλ̣ειος Ἰστεμένιος Θα̣λ̣ο̣[ύ]σ̣ᾳ̣ τεῖ γυναικ̣[ὶ μνή][μης χάριν].
a) L’an 163, le mois de Xandikos.
b) Publius Histemenius [ou Steminius ?], pour Thalousa, sa femme, en souvenir.
200Xandikos est un mois d’hiver du calendrier macédonien qui correspond environ à mars.
E‑AIZA‑12
201Cité et province : Aizanoi, Phrygie.
202Datation : entre le 21 février et le 23 mars 134 après J.‑C.
203Nature de l’objet et émettrice : épitaphe gravée à la demande d’Ôllia.
204Matériau : non renseigné.
205Dimensions : 25 x 87 x 18 cm.
206Lieu de découverte : Çavdarhisar, dans le cimetière.
207Date de découverte : 1838.
208Bibliographie : Fellows 1839, p. 147 (CIG III, n° 3844 ; Mordtmann 1884a, p. 66, n° 17 ; Waelkens 1986, p. 57, n° 69 ; MAMA IX, n° 264 et MAMA IX List, p. 186, P227).
209Description du document : stèle-porte de type IVb (MAMA) ou de type M Aizanoi 3 (Waelkens 1986, incertain) brisée au-dessus et à droite.
Ἔτους δξρʹ, [μη(νὸς)] Ξ[α(νδίκου)] / Ὠλλία Μαρσυᾷ μνήμης χάριν.
L’an 164, le mois de Xandikos. Ôllia, pour Marsyas, en souvenir.
210Voir inscription précédente.
E‑AIZA‑13
211Cité et province : Aizanoi, Phrygie.
212Datation : 25 décembre 135 après J.‑C. (et non pas 134 comme le suggère MAMA, si la restitution de l’année est bonne).
213Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Dadès.
214Matériau : marbre gris.
215Dimensions : 50 x 108 x 52 cm.
216Lieu de découverte : Sopu Köy, dans les ruines d’une maison.
217Date de découverte : 1925.
218Bibliographie : MAMA IX, n° 256.
219Description du document : stèle-porte de type IVb (MAMA) brisée au-dessus. Pédiment triangulaire avec une amphore. H. l. : de 1,25 à 1,5 cm.
Ἔτους 〈ε〉ξρʹ, μηνὸς Περειτίου βʹ. / Δαδης Ἀπφίῳ τῇ γυναικὶ μνήμ〈η〉ς χάριν.
L’an 165, le mois de Péritios, le 2e jour. Dadès, pour Apphion, sa femme, en souvenir.
220Pour Péritios, voir E‑AIZA‑9.
E‑AIZA‑14
221Cité et province : Aizanoi, Phrygie.
222Datation : le 4 ou le 14 juillet 135 après J.‑C.
223Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’Asklas.
224Matériau : marbre gris.
225Dimensions : 29 x 93 x 12 cm.
226Lieu de découverte : Çavdarhisar, dans le mur de l’étable d’une maison du quartier sud-est.
227Date de découverte : 1925.
228Bibliographie : MAMA IX, n° 279.
229Description du document : stèle-porte de type IVe (MAMA) brisée au-dessus, avec des restes de demi-palmettes aux coins du pédiment triangulaire. En dessous, une vrille et des feuilles de lierre sortant d’un buisson. H. l. : 2 cm.
Ἀσκλᾶς Κησσίδι τῇ ἰδίᾳ γυναικὶ μνήμης χάριν. ἔτους εξρʹ ∙ μην[ὸς Λῴ]/ου βιʹ.
Asklas, pour Kessis, sa femme, en souvenir. L’an 165, le mois de Lôos, le 12e jour.
230Pour Lôos, voir E‑AIZA‑3 et 5.
E‑AIZA‑15
231Cité et province : Aizanoi, Phrygie.
232Datation : entre le 21 février et le 23 mars 158 ou 212 après J.‑C.
233Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Gaius Visedius Bassus.
234Matériau : marbre gris-blanc.
235Dimensions : 49 x 28 x 10 cm.
236Lieu de découverte : Çavdarhisar.
237Date de découverte : 1925.
238Bibliographie : MAMA IX, n° 283.
239Description du document : fragment d’une stèle-porte de type IVe (MAMA) brisé partout, sauf au chapiteau et sur sa partie gauche. Au bas du pédiment triangulaire, traces de vrilles avec de petites feuilles ; au-dessous, restes de vrilles avec des fleurs à trois et quatre pétales se rejoignant au milieu du panneau. H. l. : 1,5 cm, sauf ligne 4, 2 à 2,5 cm.
Θυγατρ̣ὶ̣ [․ ․ ․ ․] / Γαίος Οὐισέδιος Βά̣[σ]/σος γυναικὶ μνήμης χ[άριν] / ἔτους ∙ σμβʹ, ∙ μηνὸς Ξα[νδίκου -ʹ].
fille de … Gaius Visedius Bassus, pour sa femme, en souvenir. L’an 242, le mois de Xandikos.
240Pour Xandikos, voir E‑AIZA‑11. La stèle a été fabriquée à la fin du règne d’Hadrien ou au début de celui d’Antonin avant d’être réutilisée par une famille italienne.
E‑AIZA‑16
241Cité et province : Aizanoi, Phrygie.
242Datation : iie siècle après J.‑C.
243Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Publius Decmius Diophantos.
244Matériau : non renseigné.
245Dimensions : 68 x 250 x 73 cm.
246Lieu de découverte : Çavdarhisar, au sud-est du plateau des temples.
247Date de découverte : 1996.
248Bibliographie : Lehmler, Wörrle 2006, p. 54‑55, n° 97 (AE, 2006, n° 1406a‑b).
249Description du document : stèle à double porte et à double fronton mouluré, avec acrotères en forme de palmettes. Rosette sur le fronton de gauche, patère sur celui de droite. H. l. : 2,3 cm.
Porte de droite : Ἔτους […] μὴνος Ἀρτεμειςίου / εκ’ Πόπλιος Δέκ〈μ〉ιος Διόφαντος ζῶν / ἑαυτῷ.
Porte de gauche : καὶ Δεκμίᾳ Τατει τῇ ἑαυτοῦ γυναικὶ / μνήμης χάριν.
Porte de droite : L’an …, le mois d’Artémisios, le vingt-cinquième [jour] ; Publius Decmius Diophantos, de son vivant, pour lui-même,
Porte de gauche : et pour Decmia Tatéis, sa femme, en souvenir.
250Pour Artémisios, voir E‑AIZA‑4. Le gentilice Decmius est d’origine celtique, certainement lié à la présence dans la cité au ier siècle après J.‑C. d’un certain Q. Decmius qui en était le patron (MAMA VI, n° 258).
E‑AIZA‑17
251Cité et province : Aizanoi, Phrygie.
252Datation : 12 février 200 ou 254 après J.‑C.
253Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande du père ou de la mère de la défunte.
254Matériau : marbre blanc ou gris.
255Dimensions : 87,5 x 35 x 35 (partie centrale) à 40,5 (base) et 39,5 (chapiteau) cm.
256Lieu de découverte : Tepecik, dans la partie basse du mur d’une maison du quartier nord-ouest.
257Date de découverte : 1925.
258Bibliographie : MAMA IX, n° 162.
259Description du document : bomos avec la représentation d’un miroir à poignée en volute, de deux objets non identifiés (dont peut-être un panier) et d’un peigne. Sur le côté gauche, une figure féminine debout. H. l. : de 2 à 2,25 cm.
ΑΙ Κυρίλλῃ θυγα[τ]/ρὶ μνήμης χάρι[ν]. / ἔτους σπδʹ, / μη(νὸς) ∙ Δύσ(τρου) ∙ κʹ.
AI pour Kyrilla, sa fille, en souvenir. L’an 284, le mois de Dystros, le 20e jour.
260Pour Dystros, voir E‑AIZA‑7.
E‑AIZA‑18
261Cité et province : Aizanoi, Phrygie.
262Datation : 226 ou 280 après J.‑C.
263Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Diogénès.
264Matériau : marbre gris.
265Dimensions : 62,5 x 42 (chapiteau) à 35 (partie centrale) x 39 (chapiteau) à 32 (partie centrale) cm.
266Lieu de découverte : Karaköy.
267Date de découverte : 1925.
268Bibliographie : MAMA IX, n° 174.
269Description du document : petit bomos dont l’inscription est très abîmée. H. l. : de 1,5 à 2,5 cm.
Ἔτους τιʹ, μη(νὸς) Ὑπερβερ[ε]/ταίου π[- 9‑10 -]. / [Δ]ιογένης [․ ․ ․]ῇ γλυκ̣υ/[τ]άτῃ συνβ̣ί̣[ῳ ․ ․]Υ̣ϹΩ/ϹϹΝΙΔΙ[- 4‑5 -]Ϲ / [․]ΙΛΙΗϹΙ[- - 9 - -] / ΝΗϹ[․]ΝϹ[- - 9‑10 - -] / [․] μ̣νή[μ]η̣ς [χ]άριν.
L’an 310, le mois d’Hyperbérétaios … Diogènès … pour sa très chère épouse, Υ̣ϹΩ/ϹϹΝΙΔΙ…Ϲ / …ΙΛΙΗϹΙ… / ΝΗϹ…ΝϹ… en souvenir.
270Pour Hyperbérétaios, voir E‑AIZA‑10.
E‑AIZA‑19
271Cité et province : Aizanoi, Phrygie.
272Datation : iie ou iiie siècle après J.‑C.
273Nature de l’objet et émetteur : ex-voto gravé à la demande de Secundianus.
274Matériau : probablement du calcaire.
275Dimensions : 96 x 47 (piédestal), 41,5 (chapiteau) à 40 (partie centrale) x 42 (piédestal), 38 (chapiteau) à 36 (partie centrale) cm.
276Lieu de découverte : Işiklar, dans le turbe du cimetière de l’est, contre le mur, près de la porte.
277Date de découverte : 1925.
278Bibliographie : MAMA IX, n° 69.
279Description du document : bomos avec une rosette à six pétales inscrite dans un cercle sur le côté droit. H. l. : de 1,75 à 2,25 cm.
[Ἔτο]υ̣ς̣ [-ʹ], μη/ν̣ὸς Δαισίου [-ʹ. Σε]/κονδειανὸς / ὑπὲρ τῶν τέκνων / Εἰσζεικηνὸς BOYΣ/ ΥΠΡΟϹΕΤΑΠΗΙΗΣ / οἰκείας εὐχαρισ/τοῦντες Διεὶ{ν} / (vac.) τὴν / (vac.) ε̣ὐ̣/χήν.
L’an (?), le mois de Daisios, Secundianus, pour ses enfants, Eiszéikènos BOYΣ/ ΥΠΡΟϹΕΤΑΠΗΙΗΣ la maison (?), en reconnaissance à Zeus, a fait ce vœu.
280Pour Daisios, voir E‑AIZA‑8. MAMA propose de voir dans l’unicum Eiszéikènos un ethnique.
Anthroponymes macédoniens
E‑AIZA‑20
281Cité et province : Aizanoi, Phrygie.
282Datation : époque impériale romaine.
283Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande d’Alkimos et de Trophimias.
284Matériau : non renseigné.
285Dimensions : non renseignées.
286Lieu de découverte : Çavdarhisar.
287Date de découverte : non renseignée.
288Bibliographie : CIG III, n° 3846g (a) ; Le Bas, Waddington 1870, n° 942 (MAMA IX List, p. 187, P244).
289Description du document : non renseignée.
[Ἄλ]κιμος καὶ Τροφιμιὰς Ὀνησιφ[- - - - μνήμης χάριν].
Alkimos et Trophimias pour Onèsiph[? … en souvenir].
290Alkimos est un nom d’origine macédonienne.
E‑AIZA‑21
291Cité et province : Aizanoi, Phrygie.
292Datation : fin ier-début iie siècle après J.‑C.
293Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’Antiochos.
294Matériau : marbre gris-blanc.
295Dimensions : 73,5 x 37 (chapiteau) à 40 (base) x 17 cm.
296Lieu de découverte : Yağdiğin, à l’ouest du village.
297Date de découverte : 1925.
298Bibliographie : MAMA IX, n° 206.
299Description du document : petite stèle-porte de type IIa (MAMA) avec élément d’insertion à la base. Sur l’archivolte, triple motif en forme de feuilles et rosettes à quatre pétales aux angles supérieurs. Le buste d’un enfant surmonte la porte. Dans les panneaux inférieurs des portes, les heurtoirs ne sont pas schématisés, indice d’une date haute, de même que la clé ronde gravée en haut à droite. Le dernier panneau est occupé par une rosette à quatre pétales. H. l. : 1 cm.
Ἀντίοχος Γαίῳ ὑῷ μνήμης χάριν.
Antiochos, à son fils, Gaius, en souvenir.
300Le nom Antiochos va dans le sens de l’installation de colons dans la cité à l’instigation de la dynastie séleucide. Gaius mourut dans son enfance.
E‑AIZA‑22
301Cité et province : Aizanoi, Phrygie.
302Datation : 128‑129 après J.‑C.
303Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’Antiochos.
304Matériau : marbre blanc.
305Dimensions : 51,5 x 88 x 49 cm.
306Lieu de découverte : Yağdiğin.
307Date de découverte : 1925.
308Bibliographie : Waelkens 1986, p. 51‑52, n° 42 (MAMA IX, n° 246 et MAMA IX List, p. 180, P87).
309Description du document : stèle-porte de type M Aizanoi 2 (Waelkens 1986) ou IVb (MAMA) avec rangée de denticules dans la partie basse du pédiment. À l’intérieur de celui-ci, un aigle et une palmette au chapiteau. Deux demi-palmettes dans les angles inférieurs. Dans les angles inférieurs de la stèle, un dauphin. H. l. 2,5 cm.
Ἀντίοχος Μηνοθεμίδι ὑῷ μνήμης χάριν. / ἔτους θνρʹ.
Antiochos, à son fils, Mènothémis, en souvenir. L’an 159.
310Voir inscription précédente. En dépit de l’homonymie et de la proximité chronologique, rien ne prouve que l’Antiochos ici mentionné soit le même que celui de l’inscription suivante. D’après MAMA, le nom du défunt serait fréquent parmi les élites de la cité.
E‑AIZA‑23
311Cité et province : Aizanoi, Phrygie.
312Datation : 130‑131 après J.‑C.
313Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Zôilos.
314Matériau : marbre gris-blanc.
315Dimensions : 17 x 97 x 56 cm.
316Lieu de découverte : Yağdiğin, à l’ouest du village.
317Date de découverte : 1925.
318Bibliographie : MAMA IX, n° 227.
319Description du document : stèle-porte de type IVa (MAMA) avec pédiment triangulaire orné d’un omphalos et demi-palmettes à l’extérieur. H. l. : 1,5 cm.
Ἔτους ἀξρʹ. Ζώιλος Ἀντιόχῳ τῷ πατρὶ μνήμης χάριν.
L’an 161. Zôilos, à son père, Antiochos, en souvenir.
320Voir inscriptions précédentes. En dépit de l’homonymie et de la proximité chronologique, rien ne prouve que l’Antiochos ici mentionné soit le même que celui de l’inscription précédente.
E‑AIZA‑24
321Cité et province : Aizanoi, Phrygie.
322Datation : milieu du règne d’Hadrien.
323Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande d’Ainèias et de sa famille.
324Matériau : marbre gris-blanc.
325Dimensions : 38 x environ 80 x 30 cm.
326Lieu de découverte : Hacı Mahmut, dans le cimetière nord-est.
327Date de découverte : 1925.
328Bibliographie : MAMA IX, n° 276.
329Description du document : stèle-porte de type IVe (MAMA) avec un panier au pédiment, lui-même orné d’une frise, et des demi-palmettes. Au-dessous, vrille avec des fleurs à quatre pétales émergeant d’un buisson d’acanthe. H. l. : 2,25 cm.
Αἰνή̣ιας μετὰ τῶν τέκνων καὶ τῆς συνβίου καὶ τ̣ο[ῦ πατρὸς] / Ἀντιόχου Στρατονίκῃ τῇ μητρὶ μνή/μης χάριν.
Ainèias, avec ses enfants et son épouse, et son père, Antiochos, à Stratonikè, sa mère, en souvenir.
330Voir inscriptions précédentes pour Antiochos. Il convient de noter que la défunte était elle aussi porteuse d’un nom dynastique féminin séleucide. L’anthroponyme Ainèias est également à connotation macédonienne.
E‑AIZA‑25
331Cité et province : Aizanoi, Phrygie.
332Datation : iie siècle après J.‑C. (?).
333Nature de l’objet et émetteur : ex-voto gravé à la demande d’Antiochos.
334Matériau : marbre gris.
335Dimensions : 96,5 x 46 (chapiteau) à 40 (partie centrale) x 34 (chapiteau) à 26 (partie centrale) cm.
336Lieu de découverte : Ayvali, dans la fontaine, au centre du village.
337Date de découverte : 1925.
338Bibliographie : MAMA IX, n° 67.
339Description du document : grand bomos avec couronne de lauriers gravée en son centre. H. l. : 2 à 2,6 cm.
Ἀντίοχος Διογέ/νους Μητρὶ Γο/νανῃ εὐχὴν / καὶ τὴν τρά/πεζαν.
Antiochos, fils de Diogénès, à Mater Gonana, en réalisation d’un vœu, et la tablette avec inscriptions (?).
340Sur le nom Antiochos, voir inscriptions précédentes. Mater Gonana, qui a réalisé les vœux d’Antiochos, est probablement une divinité locale de la fertilité dont le sanctuaire devait être proche du lieu de découverte du monument.
E‑AIZA‑26
341Cité et province : Aizanoi, Phrygie.
342Datation : iie-iiie siècle après J.‑C.
343Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’Antiochos.
344Matériau : marbre bleuâtre.
345Dimensions : 104 x 60 cm.
346Lieu de découverte : Çardaklı, dans une fontaine.
347Date de découverte : 1963.
348Bibliographie : Tuğrul 1964, p. 158, n° 27 (Waelkens 1986, p. 86, n° 207 ; MAMA IX List, p. 181, P123).
349Description du document : stèle-porte de type F dont seule la partie supérieure est visible. Pignon avec acrotères d’où partent des rinceaux aboutissant à des demi-palmettes dans les angles, décoré d’un panier et d’un aigle. H. l. : 2,5 cm.
Ἀντίοχος Ἀντι〈ό〉χου Τρόφιμος / Απφιᾳ τῇ συνπαθεστάτῃ γυναι/κὶ μου μνή[μης χάριν].
Antiochos Trophimos, fils d’Antiochos, pour Apphia, sa femme qui excite sa compassion, en souvenir.
350Sur le nom Antiochos, voir inscriptions précédentes.
E‑AIZA‑27
351Cité et province : Aizanoi, Phrygie.
352Datation : iie-iiie siècle après J.‑C.
353Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande des enfants du défunt.
354Matériau : marbre gris.
355Dimensions : 68 x 35 (partie centrale) à 41 (base) x 28 (partie centrale) à 34 (base) cm.
356Lieu de découverte : Karaca Kaş, sur la place, près de la mosquée.
357Date de découverte : 1925.
358Bibliographie : MAMA IX, n° 178.
359Description du document : bomos renversé, le chapiteau brisé, décoré d’un oiseau. H. l. : 2,5 cm.
Τὰ τέκνα Ἀντιόχ/ῳ μνείας χάριν.
Ses enfants, à Antiochos, en souvenir.
360Sur le nom Antiochos, voir inscriptions précédentes.
E‑AIZA‑28
361Cité et province : Aizanoi, Phrygie.
362Datation : époque impériale romaine.
363Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’un inconnu.
364Matériau : non renseigné.
365Dimensions : non renseignées.
366Lieu de découverte : Eski Köy, dans un monument funéraire.
367Date de découverte : 1829‑1830.
368Bibliographie : Keppel 1831, t. 2, p. 204, n° 5 (CIG III, n° 3853 ; MAMA IX List, p. 181, P121).
369Description du document : non renseignée.
Ἀντιόχῳ πατρὶ / μηήμης χάριν.
Pour son père, Antiochos, en souvenir.
370Sur le nom Antiochos, voir inscriptions précédentes.
E‑AIZA‑29
371Cité et province : Aizanoi, Phrygie.
372Datation : époque impériale romaine.
373Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande de la boulè et du démos.
374Matériau : non renseigné.
375Dimensions : non renseignées.
376Lieu de découverte : Eski Köy.
377Date de découverte : 1843‑1844.
378Bibliographie : Le Bas, Waddington 1870, n° 985 (CIG III, n° 3831a 7 ; MAMA IX List, p. 179, P41).
379Description du document : base de statue avec encadrement. Les trois premières lignes sont gravées sur les moulures de la corniche.
[Ἡ βου]λ[ὴ] καὶ ὁ δ[ῆμ]ος ἐτείμησεν / [․ ․ ․ ․ ․ ․] Ὁρδ〈ε〉ώνιον Ἀντιόχου, νε/[ωκ]ό[ρ]ον τ̣οῦ̣ Δ̣ιὸς, ἄνδρ̣α κ̣αὶ ἀ̣/[γαθ]ὸν καὶ φιλό[πα]/τριν, ἀγορανομή/σαντα, στρατη/γήσαντα ἐπιφα/νῶς, βουλαρχή/σαντα, χρεοφυ/λακήσαντα δὶς, / δόντος (!) καὶ 〈ε〉ἰς τὰ / σειτωνικὰ χρή/ματα ἀργύριον / παρ’ ἑαυτοῦ δὶς, / καὶ ἐν τοῖς λοι/ποῖς εὔχρησ/τον γενόμενον / τῇ πόλει· ἀνα/στησάντων / τὸν ἀνδριάντα / Εὐδόξου καὶ Ἀν/τιόχου τῶν ὑῶν / αὐτοῦ.
La boulè et le démos ont honoré … Horodéônios, fils d’Antiochos, néocore de Zeus, homme bon et aimant sa patrie, qui a été agoranome, stratège de façon illustre, boularque, chréophylarque à deux reprises, qui a donné pour les distributions de blé des sommes d’argent de lui-même, à deux reprises, et qui a été par ailleurs généreux envers sa cité ; ont été chargés de l’érection de la statue Eudoxos et Antiochos, ses fils.
380On notera la transmission du nom dynastique séleucide Antiochos dans cette famille de grands notables capables de nourrir à plusieurs reprises leur petite patrie et de la faire bénéficier de leurs évergésies. Cause et conséquence de cela, ces personnages trustent un grand nombre de magistratures parmi les plus importantes, preuve supplémentaire de leur domination sur la vie civique.
E‑AIZA‑30
381Cité et province : Aizanoi, Phrygie.
382Datation : vers 150 après J.‑C.
383Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’Attalos.
384Matériau : marbre gris.
385Dimensions : 145,5 x 86 x 35 cm.
386Lieu de découverte : Çavdarhisar, dans un terrain à un kilomètre au nord-ouest du village, près d’un puits.
387Date de découverte : 1843.
388Bibliographie : Le Bas, Waddington 1870, n° 949 (CIG III, n° 3846x ; Waelkens 1986, p. 79, n° 172 ; MAMA IX, n° 443 et MAMA IX List, p. 182, P132).
389Description du document : stèle-porte de type de type VIb (MAMA) encadrée par des pilastres. Sur la stèle, double buisson d’acanthe d’où émergent des vrilles. Pédiment abîmé. Sur les portes, panneaux du bas avec heurtoirs schématisés ; panneau du haut à gauche avec rosette à quatre pétales ; sur celui de droite, clé circulaire. H. l. : 2 à 2,5 cm.
Ἄτταλος Ἀππῃ γυναικὶ ζώσῃ καὶ [- - -].
Attalos, à sa femme qui a vécu, Appè et …
390L’utilisation de ce nom dynastique attalide est probablement liée au passage de la cité dans l’orbite de Pergame à la suite du traité d’Apamée
E‑AIZA‑31
391Cité et province : Aizanoi, Phrygie.
392Datation : après le milieu du iie siècle après J.‑C.
393Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande d’Attalos et d’Appès.
394Matériau : marbre gris.
395Dimensions : 24 x 75,5 x 24 cm.
396Lieu de découverte : Çerte, dans les bains du village.
397Date de découverte : 1925.
398Bibliographie : MAMA IX, n° 500.
399Description du document : stèle-porte de type VIIB (MAMA) dépourvue de son pédiment, les restes laissant deviner la présence d’un motif floral. Sur les portes, panneaux du bas, heurtoirs schématisés dans des losanges ; panneau du haut à gauche, rosette (?) ; à droite, clé circulaire. H. l. : 2,25 à 2,75 cm.
Ἄτταλος καὶ Ἀππης ἑαυτοῖς.
Attalos et Appès, pour eux-mêmes.
400Sur le nom Attalos, voir inscription précédente. En dépit de la quasi-homonymie, il ne semble pas que l’on se trouve en présence du couple de l’inscription E‑AIZA‑30.
E‑AIZA‑32
401Cité et province : Aizanoi, Phrygie.
402Datation : entre 284 et 305 après J.‑C.
403Nature de l’objet et émetteur : dédicace gravée à la demande d’Aurelius Eumènos.
404Matériau : non renseigné.
405Dimensions : non renseignées.
406Lieu de découverte : Çavdarhisar, dans le cimetière.
407Date de découverte : 1836.
408Bibliographie : Hamilton 1842, t. 2, n° 20 (CIG III, n° 3841l ; IGRR IV, n° 568 ; MAMA IX List, p. 179, P21).
409Description du document : colonne.
[Αὐτοκρά]τορι Καίσαρ[ι] / Διοκ[λητ]ιαν[ῷ] Σ[εβ]α[σ]τῷ Α[ὐρ. Εὔ]/μηνος Μηνογένους Ἀ[πολ]/λι[ν]αρ[ί]ο[υ] κατεσ[κεύα]σεν ὑ/[πὲρ τῆς σωτηρίας αὑτοῦ - - -].
À l’empereur César Dioclétien Auguste, Aurelius Eumènos, fils de Mènogénos, petit-fils d’Apollinarios, a honoré pour son salut …
410Il convient de noter ici l’utilisation tardive du nom dynastique attalide Eumènos.
E‑AIZA‑33
411Cité et province : Aizanoi, Phrygie.
412Datation : époque impériale romaine.
413Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’Ammianos.
414Matériau : marbre gris.
415Dimensions : 96 x 154 x 35 cm.
416Lieu de découverte : Çavdarhisar, au bord de la rivière, près d’un grand lavoir.
417Date de découverte : 1925.
418Bibliographie : MAMA IX, n° 189.
419Description du document : triple bomos (ou stèle) avec corniche avancée ; trois panneaux séparés par des rainures aplanies.
Ἀμμιανὸς ∙ Γλὺ/κωνος ∙ ἑαυτῷ / ζῶν ∙ καὶ Στρα/τονείκῃ ∙ γυ/ναικὶ ∙ ζώσῃ.
Ammianos, fils de Glykon, de son vivant, et Stratoneikè, sa femme, de son vivant.
420Stratoneikè est un nom dynastique féminin essentiellement séleucide.
E‑AIZA‑34
421Cité et province : Aizanoi, Phrygie.
422Datation : probablement vers 130‑135 après J.‑C.
423Nature de l’objet et émettrice : épitaphe (?) gravée à la demande de Stratonikè.
424Matériau : non renseigné.
425Dimensions : 56 x 51 cm.
426Lieu de découverte : Çavdarhisar, dans le mur extérieur d’une maison surmontant le chemin à l’est de la rivière, près du pont romain nord.
427Date de découverte : 1925.
428Bibliographie : MAMA IX, n° 310.
429Description du document : stèle-porte brisée de type IVa (MAMA) avec peut-être un aigle au pédiment, une palmette au chapiteau de celui-ci ; des demi-palmettes aux angles et, entre elles, des rosettes à quatre pétales. Sur le linteau de la porte, deux rinceaux avec fleurs à quatre pétales. H. l. : 2 cm.
[Στρα]τονίκη Τροφίμῳ πρ〈α〉γματ[εύτῃ(?) - - -].
Stratonikè, à Trophimos, commerçant (?) …
430Voir inscription précédente.
E‑AIZA‑35
431Cité et province : Aizanoi, Phrygie.
432Datation : époque impériale romaine.
433Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande des proches des défunts.
434Matériau : marbre gris-blanc.
435Dimensions : 80 x 50,5 (chapiteau) à 44 (partie centrale) x 37 cm.
436Lieu de découverte : Çavdarhisar, près de la mosquée.
437Date de découverte : 1925.
438Bibliographie : MAMA IX, n° 119.
439Description du document : bomos.
Δημητρίῳ καὶ μη/τρὶ Στρατονίκῃ μνή/μης χάριν.
À Dèmètrios et à sa mère, Stratonikè, en souvenir.
440Sur le nom Stratonikè, voir inscriptions précédentes.
E‑AIZA‑36
441Cité et province : Aizanoi, Phrygie.
442Datation : 135‑140 après J.‑C.
443Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Papias.
444Matériau : marbre grisâtre.
445Dimensions : 54,5 x 115,5 x 46,5 cm.
446Lieu de découverte : Çavdarhisar, à l’extrémité nord-est de l’allée des tombes.
447Date de découverte : 1925.
448Bibliographie : MAMA IX, n° 281.
449Description du document : stèle-porte à pignon de type IVE coupée en bas, grossièrement dégrossie au-dessus. Au pédiment, un lion rampant, une palmette sommitale d’où partent des rinceaux, deux demi-palmettes aux coins inférieurs. Dans le panneau sous le pédiment, une frise de pointes et d’œufs encadre un rinceau de fleurs et de feuilles de lierre de belle qualité. H. l. : 1,75 cm.
Παπίας Ζεύξιδι τῷ υἱῷ μνήμης χάριν.
Papias, pour son fils, Zeuxis, en souvenir.
450Le défunt était porteur d’un anthroponyme gréco-macédonien qui était celui d’un des favoris d’Antiochos III.
E‑AIZA‑37
451Cité et province : Aizanoi, Phrygie.
452Datation : fin du règne d’Hadrien.
453Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Zeuxis.
454Matériau : marbre blanc.
455Dimensions : 157 x 248 x 63 cm.
456Lieu de découverte : Çavdarhisar, dans un champ sur la colline des tombes, à l’ouest de la route de Yağdığın.
457Date de découverte : 1925.
458Bibliographie : MAMA IX, n° 406.
459Description du document : grande double stèle-porte de type VIB avec pignons syriens entre lesquels se trouve un buisson d’acanthe duquel émergent des tiges de rinceaux (?) le long des doucines. En dessous de celles-ci, au-dessus des deux pilastres du milieu et entre les deux archivoltes, un aigle entouré par deux rosettes. Dans l’arche de gauche, un miroir, un panier avec des fruits, une broche et une quenouille ; dans celle de droite, un lion. Sous les arches, des guirlandes avec des rubans ornant les cornes d’un bœuf ou d’un taureau. Sur les piliers centraux, des rinceaux avec des rosettes, des fleurs et des feuilles de lierre, une demi-palmette au-dessus. La porte gauche comporte quatre panneaux, les deux du dessus décorés par des guirlandes, avec à gauche, en dessous, une amphore et à droite une serrure ronde ; les deux en partie basse sont décorés par des losanges avec un heurtoir. La porte de droite possède un décor plus simple, avec un heurtoir en forme de rosette à gauche et une serrure circulaire à droite. H. l. : 2 cm.
[Ζεῦ(?)]ξις Ἀφιῳ γυναικὶ γλυκυτάτῃ [μνήμ]ης / χάριν. / (vac.) [Ζ]εῦ[ξις] καὶ Αὐ̣[- - -].
Zeuxis (?), pour sa très chère femme, Aphiôn, en souvenir. (vac.) Zeuxis et Au(?)…
460La restitution du premier Zeuxis n’est pas tout à fait assurée. Il est impossible de dire s’il ne fait qu’un avec le personnage homonyme mentionné par la suite. Sur ce nom, voir inscription précédente. Les éditeurs de MAMA font remarquer que l’amphore est un type de décoration se retrouvant sur les colonnes du temple de Zeus.
E‑AIZA‑38
461Cité et province : Aizanoi, Phrygie.
462Datation : époque impériale romaine.
463Nature de l’objet et émettrices : dédicace des autorités civiques en l’honneur d’un bienfaiteur.
464Matériau : non renseigné.
465Dimensions : non renseignées.
466Lieu de découverte : Çavdarhisar.
467Date de découverte : 1843‑1844.
468Bibliographie : CIG III, n° 3831a 14 (a) ; Le Bas, Waddington 1870, n° 857 (IGRR IV, n° 582 ; MAMA IX List, p. 179, P27).
469Description du document : non renseignée ; texte en grande partie mutilé. Ici l. 4.
[- - -] Ζεύξιδος (vac.).
… fils de Zeuxis (vac.).
470Un des magistrats éponymes avait comme patronyme Zeuxis. Sur ce nom, voir inscriptions précédentes.
Armée romaine
Officiers et centurions
E‑AIZA‑39
471Cité et province : Aizanoi, Phrygie.
472Datation : iie siècle après J.‑C.
473Nature de l’objet et émettrices : dédicace gravée à la demande des autorités civiques.
474Matériau : non renseigné.
475Dimensions : non renseignées.
476Lieu de découverte : Çavdarhisar.
477Date de découverte : 1836.
478Bibliographie : Hamilton 1842, t. 2, n° 14 ; Texier 1839, t. 1, p. 121 (et non pas 111 comme indiqué par erreur dans MAMA) (Bailie 1849, p. 131, n° 40) ; Le Bas, Waddington 1870, n° 884 (CIG III, n° 3840 et p. 1067 ; IGRR IV, n° 570 ; MAMA IX List, p. 179, P34).
479Voir : AE, 1930, n° 30 ; PIR2, n° C 1033 ; AE, 1939, n° 235 ; Halfmann 1979, p. 199 sq., n° 123 sq. ; MAMA IX, p. xxv ; MAMA IX List, p. 178, P12 et p. 179, P48.
480Description du document : base de statue.
Τὸν μέγαν / εὐεργέτην καὶ / σωτῆρα καὶ κτίσ/την τῆς πόλε/ως Κλ. Στρατό/νικον ὕπατον / ἡ πατρὶς, στρα/τηγοῦντος / τὸ βʹ Κλ. Ἀπολ/λιναρίου.
La patrie à Claudius Stratonikos, consul, grand évergète et sauveur et fondateur de la cité, alors que Claudius Apollinaris était stratège pour la deuxième fois.
481Bien que cette inscription ne mentionne pas explicitement une fonction militaire, les deux hommes ici en question, parents à un degré que l’on ne saurait définir, parvinrent aux plus hauts grades puisqu’ils furent tous deux légats de la I Minervia, stationnée sur le Rhin, à la fin du règne de Commode (voir AE, 1930 ; Halfmann 1979 et MAMA IX et IX List). Sur leurs carrières, voir t. 1, p. 37, 325.
E‑AIZA‑40
482Cité et province : Aizanoi, Phrygie.
483Datation : iie siècle après J.‑C. d’après l’onomastique du défunt.
484Nature de l’objet et émettrice : épitaphe gravée à la demande de l’épouse du défunt.
485Matériau : marbre gris.
486Dimensions : 92 x 52 cm.
487Lieu de découverte : sur la terrasse du temple.
488Date de découverte : entre 1995 et 2001.
489Bibliographie : Lehmler, Wörrle 2002, p. 573‑575, n° 2 (AE, 2002, n° 1393, qui précise que l’expression munere functo n’est pas claire).
490Description du document : autel triangulaire. Ponctuation. Barres horizontales sur Q, M et C. H. l. : 3,5 cm.
D(is) M(anibus) / [L(uci)] Mami [F]abi Largi / equit(is) Rom(ani) equo / pub(lico) trib(u) Palatina / milit[iis] equestribus / or[na]to scribae q(uaestorio) / et munere functo / uxor m(emoriae) c(ausa). / Θεοῖς καταχθονίοις. / Λ(ουκίῳ) 〈Φ〉αβίῳ Λάργῳ / ἱππικῷ Ῥωμαίῳ [ἵππ]ῳ / δημοσίῳ φυλῆς Παλατεί/νης στρατεί(αι)ς ἱππικαῖς / κεκοσμημένῳ σκρείβᾳ / κουεστωρίῳ ἀλιτουρ/γήτῳ ἡ γυνὴ μνήμης / χάριν.
Aux Dieux Mânes de Lucius Mamius Fabius Largus, chevalier romain doté du cheval public, de la tribu Palatina, ayant exercé ses milices équestres, honoré [du titre] de scribe du questeur et s’étant acquitté de sa charge (?), sa femme [a fait bâtir ce monument] en sa mémoire.
491Probablement originaire d’Italie, Lucius Manius Fabius Largus avait exercé ses milices équestres dans des unités inconnues avant de passer au service du questeur ; il est probablement mort en charge dans la cité.
E‑AIZA‑41a
492Cité et province : Aizanoi, Phrygie.
493Datation : 129 après J.‑C.
494Nature de l’objet et émetteur : édit impérial d’Hadrien servant de limite frontalière.
495Matériau : marbre.
496Dimensions : non renseignées.
497Lieu de découverte : près du temple de Zeus.
498Date de découverte : 1937.
499Bibliographie : Jacopi 1938, p. 44‑48 (AE, 1940, n° 44 ; MAMA IX, n° 9 ; MAMA IX List, p. 178, P5 ; Kearsley, Evans 2001, n° 166 [avec référence erronée à MAMA]).
500Voir Broughton 1951, p. 238 ; Laffi 1971, p. 10 sq.
501Description du document : cippe. La partie grecque du texte est très abîmée.
Imp(erator) Caesar Traianus Hadrianus / Aug(ustus) p(ater) p(atriae) co(n)s(ul) III trib(unicia) pot(estate) XIII fines Iovi C[on]/[di]tori(?) et civitati Aezanitarum (!) datos / [a]b Attalo et Prusia regibus restitu/[e]bam cura(m) agente Septimio Sat/urnino primipilare sicut Prusi/as rex egerat. Αὐτοκ[ράτωρ Καῖσαρ] Τρα̣ι̣ανὸς Ἁδρ/ιανὸς Σεβαστός, [πάτηρ πατρ]ίδος, / [ὕ]πατος [τὸ γʹ, δημαρχι]κῆς ἐξου/[σίας τὸ] ιγʹ, [χώρας Διὶ κτίστῃ καὶ] πό/[λει] Αἰζ[ανιτῶν δοθεί]σας ὑπὸ Ἀτ/[τάλου καὶ Προυσίου] βασιλέων ἀ/[ποκατ̣έ̣σ̣τ̣ησεν μετροῦ]ντος / [Σεπτιμίου Σατουρνείνου] πρειμιπι/[λαρίου κα̣θ̣ὼ̣ς Πρ̣ο̣υ̣]σ̣ί̣α̣ς̣ / βασιλεὺς ἤρξατο.
Moi, l’empereur César Trajan Hadrien Auguste, père de la patrie, consul pour la troisième fois, dans ma treizième puissance tribunicienne, j’ai restitué les limites entre le [temple] de Zeus Ktistès [Jupiter Conditor] et la cité des Aézanoiens données par les rois Attale et Prusias, chargeant Septimius Saturninius, primipilaire, de prendre en charge les mesures, comme l’avait fait le roi Prusias.
502Hadrien a chargé un primipilaire, Septimius Saturninius, peut-être originaire de la région, dont les connaissances en matière de bornage devaient être reconnues, de rétablir des frontières probablement contestées entre le territoire d’Aizanoi et celui d’un sanctuaire local telles qu’elles avaient été fixées à l’époque hellénistique.
E‑AIZA‑41b
503Cité et province : Aizanoi, Phrygie.
504Datation : 129 après J.‑C.
505Nature de l’objet et émetteur : édit impérial d’Hadrien servant de limite frontalière.
506Matériau : marbre gris.
507Dimensions : 129 x 47 x 28,5 cm.
508Lieu de découverte : Sopu Köy, sous les escaliers d’une maison dans le centre du village.
509Date de découverte : 1925.
510Bibliographie : MAMA IX, n° 8 (AE, 1989, n° 702 ; Bowersock 1991, p. 224 ; SEG XLI, n° 1991 ; Kearsley, Evans 2001, n° 166)).
511Voir Broughton 1951, p. 238 ; Laffi 1971, p. 10 sq.
512Description du document : stèle brisée à gauche. H. l. : 2,75 cm.
[Imp(erator) Caesar Traianus Hadrianus] Aug(ustus) p(ater) p(atriae) / [co(n)s(ul) III trib(unicia) pot(estate) XIII fines Iovi Co]ndito[ri] / [et civitati Aezanitanorum dato]s ab At[talo] / [et Prusia regibus restituit] mens[uris] / [actis a Septimio Saturni]no primipila/[ri sicut Prusias res egerat]. [Αὐτοκράτωρ Καῖσαρ Τρ]α̣ι̣ανὸς Ἁδρια/[νὸς Σεβαστός, πάτηρ] πατρίδος, ὕπα/[τος τὸ γʹ, δημαρχικῆς ἐξ]ουσίας τὸ ιγʹ, / [χώρας Διὶ κτίστῃ καὶ π]όλει Αἰζανι/[τῶν δοθείσας ὑπὸ Ἀτ]τάλου καὶ Πρου/[σίου βασιλέων ἀποκ]ατ̣έ̣σ̣τ̣ησεν με/[τροῦντος Σεπτι]μίου Σατουρνεί/[νου πρειμιπιλαρίου κ]α̣θ̣ὼ̣ς Πρ̣ο̣υ̣σ̣ί̣α̣ς̣ / [βασιλεὺς ἤρξατο].
L’empereur César Trajan Hadrien Auguste, père de la patrie, consul pour la troisième fois, dans sa treizième puissance tribunicienne, a restitué les limites entre le [temple] de Zeus Ktistès [Jupiter Conditor] et la cité des Aézanoiens données par les rois Attale et Prusias, les mesures ayant été relevées par Septimius Saturninius, primipilaire, comme l’avait fait le roi Prusias.
513Voir inscription précédente.
E‑AIZA‑41c
514Cité et province : Aizanoi, Phrygie.
515Datation : 129 après J.‑C.
516Nature de l’objet et émetteur : édit impérial d’Hadrien servant de limite frontalière.
517Matériau : marbre bleuâtre.
518Dimensions : 65 x 95 cm.
519Lieu de découverte : Hacı Kebir, dans le mur sud du grand cimetière.
520Date de découverte : 1925.
521Bibliographie : MAMA IX, n° 9 (AE, 1989, n° 703).
522Voir Broughton 1951, p. 238 ; Laffi 1971, p. 10 sq.
523Description du document : cippe brisé dans sa partie supérieure. H. l. : 3,5 cm.
[- - - - - - -] / [ὑπὸ Ἀττάλου καὶ Προ]υσίου / [β]ασιλέων [ἀποκατ̣έ̣σ̣τ̣ησε] με/τροῦντος Σ[επτιμί]ου Σατουρ/νείνου πρειμιπ[ι]λαρ[ί]ου κα̣θ̣ὼ̣[ς] / καὶ Πρ̣ο̣υ̣σ̣ί̣α̣ς̣ βασιλεὺς ἤρξατο.
… par les rois Attale et Prusias, les mesures ayant été relevées par Septimius Saturninius, primipilaire, comme l’avait fait le roi Prusias.
524Voir inscriptions précédentes.
Troupier
E‑AIZA‑42
525Cité et province : Aizanoi, Phrygie.
526Datation : ier-iie siècle après J.‑C.
527Nature de l’objet et émettrice : épitaphe gravée à la demande de Claudia Iulia.
528Matériau : marbre grisâtre.
529Dimensions : 107 x 36 x 25 cm.
530Lieu de découverte : Virancık, à l’extérieur d’une maison, dans la rue.
531Date de découverte : 1925.
532Bibliographie : MAMA IX, n° 152.
533Description du document : bomos avec chapiteau et base légèrement proéminents. H. l. : 5 à 5,5 cm.
Κλα. Ἰου/λία Ἰου/λίῳ Θε/οδώρῳ / βενεφικι/α̣ρίῳ γλυ/κυτάτῳ / τέκνῳ μν̣/ήμης χά/ριν.
Claudia Iulia, à Iulius Théodôros, beneficiarius, son très cher enfant, en souvenir.
534Le défunt était beneficiarius, c’est-à-dire qu’il assurait la sécurité dans la zone entourant Aizanoi. Il avait été détaché d’une unité dont on ne peut savoir si elle était légionnaire ou auxiliaire. Il est donc peu probable qu’il ait été d’origine locale.
Vétérans
E‑AIZA‑43
535Cité et province : Aizanoi, Phrygie.
536Datation : iie-iiie siècle après J.‑C. d’après l’onomastique des personnages honorés.
537Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande de la boulè et du démos.
538Matériau : non renseigné.
539Dimensions : non renseignées.
540Lieu de découverte : dans le lit du fleuve, sur sa rive gauche, entre les deux ponts d’après G. Radet.
541Date de découverte : 1886.
542Bibliographie : Robert 1940a, p. 302 ; Robert 1946, p. 127‑128 (AE, 1948, n° 226 ; MAMA IX List, p. 179, P37).
543Description du document : piédestal brisé à gauche ; omicron en losange, omega rectangulaire.
[Ἡ] βουλὴ καὶ ὁ δῆ/[μ]ος ἐτείμησεν / [․ . Κ]αλπούρνιον / [Τρ]οφιμιανὸν / [π]αλαιστρατιώ/[τ]ην τῶν ἐντεί/[μ]ως στρατευσα/[μ]ένων ἐν τῷ ἱ[ε]/[ρ]ῷ πραιτωρίῳ, / [τ]ὴν τ̣ειμὴν ἀ/[ν]αστήσαντο〈ς〉 / [․ .] Καλπουρνί/[ο]υ̣ Ῥουφείνου, / [το]ῦ̣ ἀδελφοῦ αὐ/[τοῦ], παλαιστρατιώ/[το]υ ἀπὸ / ἠουοκάτων / [καὶ] α̣ὐτοῦ στρατευ/[σαμ]ένου ἐν τῷ ἱ〈ε〉/[ρῷ] π̣ραιτωρίῳ (ascia).
La boulè et le démos honorent Calpurnius Trophimianus, ancien soldat, qui fait partie de ceux qui ont servi honorablement dans le saint prétoire, ayant reçu le congé honorable. Calpurnius Rufinus, son frère, ancien soldat, faisant partie des evocati et ayant servi lui-même dans le saint prétoire.
544Les frères Calpurnii ont été tous deux membres des cohortes prétoriennes, ce qui contredit l’hypothèse voulant que l’on ne trouve pas de Phrygiens au sein de celles-ci. Si Trophimianus a vu sa carrière s’arrêter au terme de son engagement, Rufinus a été appelé à servir comme evocatus, c’est-à-dire qu’il s’est rengagé et a exercé des fonctions proches de celles d’un centurion, ce qui traduit la confiance que ses chefs pouvaient avoir en lui.
E‑AIZA‑44
545Cité et province : Aizanoi, Phrygie.
546Datation : époque impériale romaine.
547Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande des proches du défunt ?
548Matériau : non renseigné.
549Dimensions : non renseignées.
550Lieu de découverte : Çavdarhisar.
551Date de découverte : 1843‑1844.
552Bibliographie : Le Bas, Waddington 1870, n° 839 (CIG III, n° 3846z 72 ; IGRR IV, n° 589).
553Description du document : stèle avec au fronton un aigle et des serpents.
[- - - οὐε]τερανὸς(?) β̣ιώ̣σας ἔτη γκʹ.
… vétéran, qui a vécu soixante ans.
554Le caractère extrêmement lacunaire de l’inscription ne permet de donner aucun renseignement supplémentaire sur ce vétéran.
Fourniture de troupes auxiliaires par un notable local
E‑AIZA‑45
555Cité et province : Aizanoi, Phrygie.
556Datation : iie siècle après J.‑C., au moment des guerres de Marc Aurèle contre les Parthes et les Marcomans.
557Nature de l’objet et émettrices : dédicace gravée à la demande des autorités civiques.
558Matériau : non renseigné.
559Dimensions : non renseignées.
560Lieu de découverte : Erendjik, dans le cimetière du nord.
561Date de découverte : 1843‑1844.
562Bibliographie : Le Bas, Waddington 1870, n° 992 (CIG II, n° 3831a8 ; OGIS, n° 511 ; IGRR IV, n° 580). Voir Rossignol 2016, p. 282‑284 avec références.
563Description du document : base à encadrement. H. l. : 3 cm.
- - - / χρεω[φυλακήσαν]/τα̣, δόντα [ἀργύριον] / εἰς τὸ γυμνάσι/ον ὁμοίως καὶ εἰς / τὰ σειτωνικά, ἐρ/γεπιστατήσαντα / πολλάκις, παρα/σχόντα τῷ κυρίῳ / Καίσαρι σύμμαχον / διωγμείτην παρ’ ἑ/αυτοῦ κατὰ ἀνθύ/πατον Κυιντίλιον / Μάξιμον, ἀναθέντα / καὶ τὰ ἱερὰ τὰ ἐν τῇ ἐ/ξέδρᾳ τῆς βασιλικῆς.
… gardien du registre public des débiteurs, ayant aussi donné de l’argent pour le gymnase et pour les achats de blé, ayant été à plusieurs reprises intendant des travaux publics, ayant fourni au puissant César une aide militaire de diogmites, de lui-même, sous le proconsulat de Quintilius Maximus, il a aussi restauré les objets sacrés se trouvant dans l’exèdre de la basilique.
564Sur ce notable, voir t. 1, p. 37, 313.
Alia
Présence iranienne
Anthroponyme iranien
E‑ALIA‑1
565Cité et province : Alia, Phrygie.
566Datation : 249 après J.‑C. (?).
567Nature de l’objet et émettrices : dédicace gravée à la demande des autorités civiques.
568Matériau : marbre blanc.
569Dimensions : 126 x 49 x 52 cm.
570Lieu de découverte : Uşak.
571Date de découverte : 1990.
572Bibliographie : French 1991, p. 57‑62, n° 6 (SEG XLI, n° 1174 ; AE, 2003, n° 1513).
573Description du document : autel cubique avec moulure en saillie sur la partie supérieure, partie inférieure brisée. H. l. : de 3,4 à 3,5 cm.
Ἀγαθῇ τύχ̣[ῃ] / τὸν λαμπρότατο̣[ν] / ὑ̣πατικὸν Κυ[ίν]/τον Φάβιον Κλώ̣/διον Ἀγριππιανὸ[ν] / Κελσεῖνον / ἡγεμόνα Φρυγία̣[ς] / καὶ Καρίας τὸν [σω]/τῆρα τῶν ἐθνῶ̣[ν] / καὶ τῶν πέριξ ἐπ[αρ]/χειῶν τὸν ἁγνὸν / καὶ δίκαιον ἡ λα[μ]/προτάτη [Ἀλι]ηνῶν / πόλ̣[ις]. (vac.) / (vac.) / ἐπὶ τῶν περὶ Αὐρ(ήλιον) / Α̣ἴλιον Καλλιστι/α̣νὸν ἄρχοντα πρῶ̣/τον ἀρχό̣[ντων], / ἐπιμελη̣[θέντος] / Αὐρ(ηλίου) Μι̣θ̣[- - -].
À la Bonne Fortune. La très brillante cité des Aliéens [a honoré] Quintus Fabius Claudius Agrippianus Celsinus, vir clarissimus et consularis, gouverneur de Phrygie et de Carie, le sauveur des peuples et des provinces alentour, [homme] pur et juste … sous l’archontat d’Aurelius Aelius Kallistianos, premier archonte, la réalisation en ayant été confiée à Aurelius Mith(?)…
574Bien que le nom de l’épimélète ne soit pas complet, il semble bien qu’il ne puisse s’agir que d’un dérivé de la racine iranienne *Mithr-, soit Mithrès ou Mithridatès.
Présence gréco-macédonienne
Anthroponyme gréco-macédonien
E‑ALIA‑2
575Cité et province : Alia, Phrygie.
576Datation : 210‑220 après J.‑C.
577Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande des enfants du couple.
578Matériau : marbre blanc.
579Dimensions : 107 x 77 x 12 cm.
580Lieu de découverte : Güney ; actuellement conservée au Louvre.
581Date de découverte : 1900.
582Bibliographie : Weber 1900, p. 470, n° 2 (Michon 1906, p. 29‑34) ; Guarducci 1970, p. 393‑400, n° 2 ; Waelkens 1986, p. 159, n° 398.
583Voir Kaibel 1878, p. 148‑149 (avec références).
584Description du document : stèle-porte de type F Alia 2 (Waelkens 1986) brisée à gauche et à droite en bas, importante lacune en haut à droite. Double porte à six panneaux avec colonne corinthienne faisant séparation, les deux du milieu sans décoration de même que le supérieur gauche ; platine de serrure au supérieur droit et guirlandes aux deux inférieurs. L’huisserie est encadrée d’un très beau rinceau de lierre, les montants d’une représentation d’une vigne avec feuillage et fruits d’excellente qualité. Sous la porte, une charrue tirée par deux bœufs. Dans l’espace sous l’archivolte, à gauche, un homme barbu, la main sur la poitrine ; à sa droite, une femme avec un collier et des boucles d’oreilles coiffée à la façon des dernières impératrices de la dynastie sévérienne. À gauche de l’homme et à l’extérieur de l’archivolte, un gorgonéion (il y en a peut-être un aussi à droite de la femme) et des tablettes de cire.
Φιλέτερος κὲ Τρόφιμος κὲ Διογᾶς [- - -]ρ̣ος / Διογᾷ πατρὶ κὲ Φαύστῃ μητρὶ ἔτι ζῶσῃ / ἐποίησαν μνήμης χάριν. ὃς ἄν προσάξξι / χῖρα τὴν βαρύφθονον, τέκνων ἀώρων περι/πέσοιτο συνφοραῖς. / ἐνθάδε κῖται Διογᾶς σοφὸς / ἀνὴρ ἡδὺς ἅπα/σιν.
Philétéros et Trophimos et Diogas et (?)ros, pour leur père, Diogas, et leur mère, Fausta, de son vivant, ont fait construire [ce monument]. Celui qui y portera une main chargée de jalousie subira le malheur de voir ses enfants mourir prématurément. Ci-gît Diogas, homme sage et agréable à tous.
585Le premier des enfants commanditaires de la tombe portait le nom du fondateur de la dynastie attalide. La partie métrique de l’inscription utilise une formule versifiée assez fréquente en Asie (Kaibel 1878). La malédiction peut être aussi bien païenne que juive ou chrétienne.
Armée romaine
Vétéran
E‑ALIA‑3
586Cité et province : Alia, Phrygie.
587Datation : ier-iie siècle après J.‑C.
588Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande du défunt.
589Matériau : non renseigné.
590Dimensions : non renseignées.
591Lieu de découverte : en face d’Alia, sur le plateau qui domine le lac de Buldur.
592Date de découverte : 1876.
593Bibliographie : Duchesne 1879, p. 482, n° 3 (IGRR IV, n° 633).
594Description du document : non renseignée.
Γάιος Ἰού/νιος Ἰού/στος οὐ[ε]/τρανὸς κατὰ / διαθήκην.
Gaius Iulius Iustus, vétéran, [a fait faire ce monument] par testament.
595Ce vétéran ne mentionne pas l’unité à laquelle il appartenait. Il serait logique de penser à une unité auxiliaire, dans la mesure où l’appartenance à une légion, troupe d’élite, aurait été probablement signalée.
Amorion
Présence iranienne
Divinité iranienne
E‑AMOR‑1
596Cité et province : Amorion, Phrygie.
597Datation : ier siècle après J.‑C. d’après le premier éditeur.
598Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à l’initiative des dévots de Mithra et du père de la défunte.
599Matériau : calcaire.
600Dimensions : non renseignées.
601Lieu de découverte : à 4 heures de marche à l’ouest de la cité (il s’agit probablement d’une « pierre errante »).
602Date de découverte : 1883.
603Bibliographie : Ramsay 1889b, p. 18‑22, n° 1.
604Description du document : grande stèle brisée dans sa partie inférieure.
Face A : [Φ]υλῆς Διὸς μύσται ἐτίμησαν / [Κ]ύριλλαν Ἀντιπάτρου τοῦ κα[ὶ] / [Γ]αίου θυγατέρα πρόμοιρον, τὸν / βωμὸν καθοσιώσαντες καὶ εἰς / τὴν θρησκείαν τοῦ μνημείου αὐ/τῆς ἀγοράσαντες παρὰ Οὐαλε[ρ]ίου Κ[α]λ/λίστ〈ου〉 ἀμπέλων ἐν Λαλά[νδ]ῳ, τό/πῳ Κρα[ο]νίστρᾳ, πλέθρον ἓν κ[ὲ ἥ]μισ[υ] / ἐχαρίσαντο, ὅπως τὴν ἐξ αὐτῶν πρόσ/[ο]δον καταχρῶνται ταῖς κατὰ ἔτος / [ἐ]θίμοις ἡμέραις το[ῖς] Μιθρακά/[ν]οις προστα[φ]ιάζ[οντες δ]ιαμενο[υ]/[σ]ῶν τῶν ἀμπέλων τ[οῖ]ς συνεστῶ/[σιν] ἀπὸ ἄρτι [μ]ύσταις καὶ τὴν λο[ι]/πὴν ἐπιμέλε[ιαν π]οι[ο]υμένοις καὶ ἑ/[αυτ]οῖς καὶ ἐγ[γόν]οι[ς κα]ὶ κλ[ηρον]/[όμοι]ς αὐτῶν εἰς δι[η]νέκειαν [τοῖς] / [ἐθελ]ήσασι [μ]ηδὲν ἐπιβ[αίζεσθαι(?)] / [ἐὰν δ’ ἑπ]τάκις οἱ μύσται μηκέτ[ι] / [θρησκεύ]ωσι εἶν[α]ι τ - - - / - - - - - /- - - - - - ἐ[ξ]αλ]λοτριῶσαι] / - - - - - ιδια - - - / - - - - - αντι ον - - / σοιμ[- - - - - - αὐ]τοὺς ὀ Γάϊος / ὡς ἰσ - - - - - - εν εἰς ἑαυτὸ[ν] / πε - - - / ος σ - - - / δω - - - / ενε - - - (vac.).
Face B : [Ἀν]τίπατρος βʹ Γαΐο[ς] / [ἔδω]κεν ἐχαρίσατο φυ/λῆς Διὸς μύσταις ἀμ[πέ]/λων τῶν οὐσῶν ἐν Λα/λάνδῳ, τόπῳ Κραονί[σ]/τρᾳ, πλέθρα τέσσαρα ἥμι/συ, γείτοσι Φιλώτᾳ Ἀσκλη/πιάδου καὶ Σακκάλο[υ Ῥω]/μαίου κληρονόμοι[ς], / ὅπως τὴν ἐξ αὐτῶν [καρ]/πείαν καταχρᾶσθαι {ν} ἐ[θέ]/λοῦσιν οἱ συνερχόμε/νοι καὶ θρησκεύοντες [ἡ]/ρῷον Κυρίλλης τῆς θυ[γα]/τρὸς αὐτοῦ κατὰ ἔτος / ταῖς ἐθίμοις ἡμέραις / τοῖς Μιθρακάνοις· [ἐὰν] / δέ τις αὐτῶν μὴ σ[υνέλθῃ] / ἢ μὴ συν[θ]ρησκ[εύῃ αὐτὸς] / ἢ κληρονόμ[οι αὐτοῦ οἱ] / συν[μ]ετ[έχοντες - -].
Face C : [ἀμπ]έλων τὸ καθόλου διὰ τὸ τ/[ε]τιμῆσθαι τὴν θυγατέρα αὐτ[οῦ] / [ὑ]πὸ τῶν μυστῶν καὶ ἀγάλματ[ι] / μαρμαρέῳ.
Face A : Les mystes de la tribu de Zeus ont honoré Kyrilla, fille d’Antipatros Gaius, morte prématurément, ayant consacré cet autel et ayant acheté pour les cérémonies en l’honneur de sa mémoire à Valerius Callistus un plèthre et demi de vignoble à Lalandos, au lieu-dit Kraonistra, dont les revenus doivent servir à la célébration d’une fête annuelle aux jours ordinaires de la fête des Paniers de Mithra. À cette fête participeront tous les membres de la confrérie à partir de ce jour, eux, leurs descendants et leurs héritiers, à perpétuité, tant qu’ils voudront se conformer aux règles établies …
Face B : Antipatros Gaius, fils d’Antipatros, a fait don aux mystes de la tribu de Zeus de quatre plèthres et demi de vignoble situés à Lalandos, au lieu-dit Kraonistra, dont les voisins sont Philotas, fils d’Asklèpiados, et les héritiers de Sakkalos, fils de Romaios, pour que les revenus en soient employés par les membres de la confrérie qui participent au culte annuel en l’honneur de sa fille décédée, Kyrilla, les jours ordinaires de la fête des Paniers de Mithra ; si l’un d’entre eux ne vient pas ou ne participe pas au culte, lui et ses héritiers seront exclus des revenus.
Face C : … la totalité du vignoble parce qu’ils ont honoré sa fille et qu’une statue en marbre a été érigée par les mystes.
605Voir t. 1, p. 64, 369‑370.
Anthroponymes iraniens
E‑AMOR‑2
606Cité et province : Amorion, Phrygie.
607Datation : iiie siècle après J.‑C.
608Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande des Aurelii Hèliodôros et Alexandros.
609Matériau : non renseigné.
610Dimensions : non renseignées.
611Lieu de découverte : Yunak, dans une maison près de la fontaine.
612Date de découverte : non renseignée.
613Bibliographie : Anderson 1899, p. 301, n° 230.
614Description du document : stèle (?) décorée en haut d’un panier.
Αὐρ. Ἡλιόδωρος κα/ὶ Ἀλέξανδρος ἰδί/ῳ φατρὶ Σα〈λ〉ωνίνου / ἀνέσθησαν μνή/μης χάριν, / κὲ τῇ γλυκυ/τάτῃ μητρὶ / Αὐ[ρ.] Τατεὶ Μυτρα/[δά]του.
Les Aurelii Hèliodôros et Alexandros on fait construire [ce monument] pour leur père, Salôninos, en souvenir, et pour leur très chère mère, Aurelia Tatès, fille de Mytradatos.
615Le patronyme de la défunte était, bien que déformé, typiquement iranien.
E‑AMOR‑3
616Cité et province : Amorion, Phrygie.
617Datation : époque impériale romaine.
618Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande des proches du défunt.
619Matériau : calcaire.
620Dimensions : 142 x 77 x 39 cm.
621Lieu de découverte : Gömü, dans une maison.
622Date de découverte : 1895 (?).
623Bibliographie : Körte 1897b, p. 33, n° 11 ; Waelkens 1986, p. 215‑216, n° 548 ; Merkelbach, Stauber 2001, p. 359, n° 16/43/98.
624Description du document : stèle-porte entourée par un large décor de vrilles végétales, les panneaux supérieurs gauche et droit abîmés ; sur la façade, représentations d’un gobelet (pour l’encre ?), d’un diptyque, d’une feuille de parchemin ou de papyrus et d’une écritoire. H. l. : 3 cm.
[Βω]μ̣ὸν ἀναστήσας μ[— ᴗᴗ] / περὶ Περσίδι σεμνῇ Δ[- - - - -] / [.]ω̣ς ἐγὼ τούτου ὄνομ’ ἐκ [- - - -] / ζωοὶ ἐόντες ἀκοινώνη[τ̣ο̣ν - - -] / πατρὶ ἐμῷ ἡδεῖ, ὃς πολλῶν φιλ̣/[.]αρων γεννητῷ πρᾶξις δέ οἱ ἐν̣[θάδ’] / [ὑπ]ῆρχεν.
Ayant élevé cet autel pour le vénérable Persis … que moi, je … ce nom de … de leur vivant, qui n’est pas destiné à être partagé avec d’autres personnes … pour mon très cher père, qui … et qui se trouve ici (?).
625Cette épitaphe métrique lacunaire et grammaticalement souvent incompréhensible n’en révèle pas moins la présence d’un défunt dont le nom était une revendication identitaire iranienne. Au vu des objets figurant sur les panneaux qui ont survécu, il devait s’agir d’un personnage frotté d’une certaine culture et qui avait intégré, même superficiellement, les valeurs romaines de l’otium.
Armée romaine
Troupier
E‑AMOR‑4
626Cité et province : Amorion, Phrygie.
627Datation : ier-iie siècle après J.‑C. d’après l’histoire de la légion concernée et l’onomastique du défunt.
628Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande des soldats de la vexillation du défunt.
629Matériau : non renseigné.
630Dimensions : non renseignées.
631Lieu de découverte : Hergan Kaleh.
632Date de découverte : 1836.
633Bibliographie : Hamilton 1842, t. 2, n° 155 ; Le Bas, Waddington 1870, n° 1706 (CIL III, n° 353).
634Description du document : non renseignée. Points entre les mots.
C(aio) [S]a[l]vio Ca/[l]purniano mil/[it]i leg(ionis) X[I]I Fulm(inatae) do/m[o] Priverno ex / I[t]alia vexi[ll]at[io] le[g(ionis)] [e]iusdem / d(e) s(ua) p(ecunia) b(ene) m(erenti).
À Caius Salvius Calpurnianus, soldat de la légion XII Fulminata, originaire de Priverno en Italie, [les soldats de] sa vexillation, de cette même légion, avec leur propre argent [ont construit ce monument] ; il le mérite bien.
635Voir t. 1, p. 64, 258.
Ankyra de Phrygie
Présence iranienne
Divinité iranienne et calendrier macédonien
E‑ANKY‑1
636Cité et province : Ankyra, Phrygie.
637Datation : 77‑78 après J.‑C.
638Nature de l’objet et émetteur : ex-voto gravé à la demande de Midôn.
639Matériau : marbre blanc granuleux.
640Dimensions : 84 x 50 (sommet) à 47 (partie centrale) et 52 (base) x 37 cm.
641Lieu de découverte : Savçilar, dans la cour d’une maison, au nord du village.
642Date de découverte : 1926.
643Bibliographie : Cumont 1939, p. 69‑70 (AE, 1941, n° 140 ; Vermanseren 1956, p. 51, n° 23 [qui mentionne un buste de Mithra, autour duquel serait gravée l’inscription, qui n’a jamais existé] ; MAMA X, n° 449).
644Description du document : bomos. H. l. : 3 cm, sauf ligne 2, entre 3,25 et 3,5 cm.
Ἡλίῳ Μίθρᾳ Μίδων / Σώλονος / ἀνέθηκεν / εὐχήν. / [ἔ]τους ρξβʹ, μ(ηνὸς) Π(ανήμου).
À Hélios Mithra, Midôn, fils de Sôlon, a fait dresser cet ex-voto. L’an 162, le mois de Panèmos.
645Panèmos est un mois de printemps du calendrier macédonien qui correspond environ à juin. Il est particulièrement intéressant de noter la présence précoce du culte du dieu iranien Mithra dans cette cité, associé à Hélios, ce que Cumont 1939 relie au témoignage d’un scholiaste de Stace. Voir t. 1, p. 47‑48, 369.
Présence gréco-macédonienne
Calendrier macédonien
E‑ANKY‑2
646Cité et province : Ankyra, Phrygie.
647Datation : 57‑58 après J.‑C.
648Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande des amis intimes de Diogénès, fils de Rufus.
649Matériau : marbre.
650Dimensions : 75 x 60,5 x 11 cm.
651Lieu de découverte : Savçilar, dans le mur nord de la vieille mosquée.
652Date de découverte : 1894.
653Bibliographie : Munro 1897, p. 286, n° 53 (MAMA X, n° 458).
654Description du document : stèle à pédiment triangulaire avec un bossage et deux feuilles de lierre, l’inscription débutant sur la partie basse et continuant entre deux pilastres et au-dessus d’une guirlande. H. l. : 2,5 cm.
Ἔτους ρμ〈β〉ʹ, μη(νὸς) Πανήμου διʹ. οἱ συνήθεις / φίλοι ἐτίμησαν Διογένη/ν̣ Ῥ̣ο̣ύφου.
L’an 142, le mois de Panèmos, le 14e [jour]. Ses amis intimes ont honoré Diogénès, fils de Rufus.
655Sur Panèmos, voir inscription précédente.
Antioche de Phrygie-Pisidie
Présence iranienne
Anthroponymes iraniens
E‑ANTI‑1
656Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
657Datation : 238 après J.‑C.
658Nature de l’objet et émetteurs : liste de souscription des Xenoi Tekmoreioi gravée à la demande des contributeurs.
659Matériau : non renseigné.
660Dimensions : non renseignées.
661Lieu de découverte : Sağir, près de la mosquée.
662Date de découverte : 1885.
663Bibliographie : Sterrett 1888b, p. 247‑252, n° 374 (Ramsay 1906, p. 337‑339, n° 16).
664Pour la datation des listes de Xenoi Tekmoreioi, voir Ramsay 1911‑1912, p. 63‑67.
665Description du document : non renseignée. Ici l. 70.
Αὐρ. Μιθραδάτης Ἀλεξάνδρου Κτ[ιμενηνός.
Aurelius Mithradatès Ktiménènos, fils d’Alexandros.
666Le nom théophore Mithradatès, d’origine iranienne, est porté ici à une date relativement tardive.
E‑ANTI‑2
667Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
668Datation : iiie siècle après J.‑C.
669Nature de l’objet et émetteurs : liste de souscription des Xenoi Tekmoreioi gravée à la demande des contributeurs.
670Matériau : non renseigné.
671Dimensions : non renseignées.
672Lieu de découverte : Sağir.
673Date de découverte : 1886.
674Bibliographie : Ramsay 1905, p. 420, n° 11 (Ramsay 1906, p. 331, n° 5).
675Pour la datation des listes de Xenoi Tekmoreioi, voir Ramsay 1911‑1912, p. 63‑67.
676Description du document : non renseignée. Ici l. 13.
Αὐρη. Μίθρης Δαμᾶ Μα[ραλλιτεὺς (?) (δην.) -].
Aurelius Mithrès, fils de Damas, Marallitéen (?).
677Le nom Mithrès est d’origine iranienne. Ramsay 1905, p. 420, n. 1, reconnaît lui-même que sa reconstitution de l’ethnique du personnage est parfaitement hypothétique.
E‑ANTI‑3a
678Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
679Datation : iiie siècle après J.‑C.
680Nature de l’objet et émettrices : dédicace (?) gravée à la demande des autorités civiques (?).
681Matériau : non renseigné.
682Dimensions : non renseignées.
683Lieu de découverte : sanctuaire de Mên Askaènos, dans une citerne.
684Date de découverte : 1912.
685Bibliographie : Anderson 1913, p. 290, n° 19a.
686Description du document : inscription gravée sur la partie inférieure d’une base de statue fragmentaire.
… ὑπὸ ἐπιστάτην Αὐρ. Περσικόν.
… Aurelius Persikos étant épistate.
687Aurelius Persikos portait un cognomen qui peut être reçu comme une revendication identitaire. Anderson 1913 pensait que sa fonction d’épistate consistait à entraîner les athlètes.
E‑ANTI‑3b
688Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
689Datation : iiie siècle après J.‑C.
690Nature de l’objet et émettrices : dédicace (?) gravée à la demande des autorités civiques (?).
691Matériau : non renseigné.
692Dimensions : non renseignées.
693Lieu de découverte : sanctuaire de Mên Askaènos, dans la partie intérieure du mur nord-est, près de la porte.
694Date de découverte : 1912.
695Bibliographie : Anderson 1913, p. 282, n° 8.
696Description du document : bloc.
[- - - Περσ(?)]ικὸς διαβιβάσας κλήρ[ους -ʹ].
… Persikos ayant procédé au tirage au sort.
697Si la reconstitution est bonne, il s’agit du même personnage que dans l’inscription précédente. Persikos procédait au tirage au sort des paires de combattants pour la lutte, la boxe ou le pancrace suivant une technique décrite par Lucien (Hermotimos, 40).
E‑ANTI‑3c
698Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
699Datation : iiie siècle après J.‑C.
700Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande des défunts ou de leurs proches.
701Matériau : non renseigné.
702Dimensions : 81 x 58 cm.
703Lieu de découverte : Salır Mahalle, dans le cimetière.
704Date de découverte : 1955.
705Bibliographie : Levick 1967b, p. 116, n° 40.
706Description du document : fragment du couvercle d’une soros.
[Αὐρ. Πε]ρσικὸς καὶ Αὐρ. Εὐ̣[τ]υ̣χ[ία(?) - - -].
Aurelius Persikos et Aurelia Eutychia …
707Il s’agit très certainement du même personnage que celui mentionné dans les deux inscriptions précédentes.
Présence gréco-macédonienne
Anthroponymes macédoniens
E‑ANTI‑4
708Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
709Datation : iiie siècle après J.‑C.
710Nature de l’objet et émetteur : épitaphe ou dédicace dont le commanditaire ne peut être connu.
711Matériau : non renseigné.
712Dimensions : non renseignées.
713Lieu de découverte : Sağir, dans le mur d’une maison.
714Date de découverte : 1885.
715Bibliographie : Sterrett 1888b, p. 241, n° 372 (Ramsay 1906, p. 335, n° 14).
716Description du document : non renseignée ; ici l. 5.
… Bραβευτοῦ Ἀμύν[του Δομνίωνος].
… de Brabeutos, fils d’Amyntas, petit-fils de Domniôn.
717Cette inscription révèle la présence dans cette famille d’un patronyme dynastique macédonien à mettre en relation avec l’installation de populations européennes à l’époque séleucide. L’homme est sans doute parent d’un quasi‑homonyme honoré à Métropolis (voir E‑METR‑2a‑b et probablement c).
E‑ANTI‑5
718Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
719Datation : époque impériale romaine.
720Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Quintus (?) Flavonius Titus Munetius Skamandros
721Matériau : non renseigné.
722Dimensions : non renseignées.
723Lieu de découverte : Sücüllü, dans le mur d’une maison.
724Date de découverte : 1885.
725Bibliographie : Sterrett 1888b, p. 222‑223, n° 360.
726Description du document : non renseignée.
Κόϊντο[ς ․․․․․ Φλαβ]/ώνιος Τ[ίτος Μουνή(?)]/τιος Σκάμ[ανδρος παιδα(?)]/γωγὸς Ἀνικ[ητείᾳ / Ζ[ω]ῇ συμβίῳ [ἰδίᾳ] / γλυκυτάτῃ καὶ [․․․․] / Μαρκέλλῃ Φλ[αβ]/ωνίᾳ Ἀντι[όχου] / [μ(νήμης) χ(άριν)].
Quintus (?) Flavonius Titus Munetius Skamandros, pédagogue, à Anikétia Zoè, sa femme très chère, et … Marcella Flavonia, fille d’Antiochos, en souvenir.
727La présence du nom Antiochos est à mettre en relation avec la fondation de la cité par les monarques séleucides.
E‑ANTI‑6
728Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
729Datation : époque impériale romaine.
730Nature de l’objet et émetteurs : ex-voto gravé à la demande de Loukios, fils d’Antiochos, et de sa famille.
731Matériau : marbre.
732Dimensions : non renseignées.
733Lieu de découverte : Karakuyu, sanctuaire de Mên Askaènos.
734Date de découverte : 1912.
735Bibliographie : Hardie 1912, p. 143‑144, n° 68 (Lane 1971, p. 135‑136, n° 245).
736Description du document : tablette en forme de naiskos surmontée d’un pédiment, avec représentation de trois croissants de lune, plus sept au-dessus de la zone de texte, entourée de deux colonnes. Rinceaux végétaux sur la partie supérieure du monument.
Λ. Ἀντιόχου καὶ / Ἀντίοχος ἀδελφὸς / καὶ Μαξίμα ἀδελφὴ / μετὰ τέκνων καὶ / θρεπτῶν τεκμο/ρεύσαντες Μηνὶ / Ἀσκαηνῷ εὐχήν.
Lucius, fils d’Antiochos, et son frère, Antiochos, et sa sœur, Maxima, avec leurs enfants et les threptoi, en signe de loyauté, à Mên Askaènos, en ex-voto.
737Sur le nom Antiochos, voir inscription précédente.
E‑ANTI‑7
738Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
739Datation : indéterminable.
740Nature de l’objet et émetteur : indéterminables.
741Matériau : non renseigné.
742Dimensions : non renseignées.
743Lieu de découverte : Karakuyu, sanctuaire de Mên Askaènos.
744Date de découverte : 1912.
745Bibliographie : Anderson 1913, p. 270, n° 4.
746Description du document : fragment brisé de tous côtés. H. l. : de 2,1 à 2,3 cm.
[Ἀντ]ίοχος.
Antiochos.
747Sur le nom Antiochos, voir inscriptions précédentes.
E‑ANTI‑8
748Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
749Datation : époque hellénistique (?).
750Nature de l’objet et émetteur : dédicace ou épitaphe gravée à la demande d’Eukratès (?).
751Matériau : pierre bleu-noir.
752Dimensions : 32 x 20 x 25 cm.
753Lieu de découverte : Yalvaç, aux pieds d’escaliers, au sud de la Tiberia Platea.
754Date de découverte : 1924.
755Bibliographie : Robinson 1926a, p. 233‑234, n° 66 (SEG VI, n° 579).
756Description du document : colonne avec cannelures.
[Εὐκράτ]ης(?) Ἡλιοδώρ/[ου γενόμ]ε̣νος ἱερεὺς̣ / [Ἀττάλου(?) τ]οῦ Εὐμένο[υ] / [τῷ ἀδελφ]ῷ(?).
Eukratès (?), prêtre, fils d’Hèliodôros, petit-fils d’Attalos (?), arrière-petit-fils d’Euménos, à son frère (?).
757Cette inscription révèle la présence dans cette famille de probablement deux anthroponymes dynastiques attalides à mettre en relation avec le passage de la cité dans l’orbite des rois de Pergame après la paix d’Apamée.
E‑ANTI‑9
758Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
759Datation : après 212 après J.‑C.
760Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’Aurelius Attalos Néos.
761Matériau : non renseigné.
762Dimensions : non renseignées.
763Lieu de découverte : Yalvaç, dans la cour d’une maison.
764Date de découverte : 1914.
765Bibliographie : Byrne, Labarre 2006, p. 17, n° 4 (Bru 2017b, p. 251).
766Description du document : bloc dont la moulure supérieure a disparu.
Αὐρ. Ἄτταλος Τηλε/μάχου Νέος Βιά/νορα Ἀττάλου τὸν / θεῖον καθὰ διέ/θετο.
Aurelius Attalos Néos, fils de Télémachos, [a honoré] son oncle, Bianôr, fils d’Attalos, conformément à son testament (traduction Byrne, Labarre 2006).
767Le nom Attalos paraît être d’une utilisation assez commune au sein de cette famille pour les raisons évoquées dans l’inscription précédente.
E‑ANTI‑10
768Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
769Datation : iiie siècle après J.‑C.
770Nature de l’objet et émetteurs : liste de souscription des Xenoi Tekmoreioi gravée à la demande des contributeurs.
771Matériau : non renseigné.
772Dimensions : non renseignées.
773Lieu de découverte : Sağir.
774Date de découverte : 1911.
775Bibliographie : Ramsay 1912b, p. 162‑164, n° 26.
776Pour la datation des listes de Xenoi Tekmoreioi, voir Ramsay 1911‑1912, p. 63‑67.
777Description du document : stèle brisée en deux parties. Ici l. 6.
[Αὐ]ρ. Μηνοπάντου Ἀτ[τάλου(?)].
Aurelius, fils de Mènopantos, petit-fils d’Attalos.
778Sur le nom Attalos, voir inscriptions précédentes.
E‑ANTI‑11
779Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
780Datation : époque impériale romaine.
781Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande d’Attalos et de sa femme.
782Matériau : non renseigné.
783Dimensions : 157 x 42 cm.
784Lieu de découverte : Yalvaç, sur l’emplacement de la Tiberia Platea.
785Date de découverte : 1924.
786Bibliographie : Robinson 1926a, p. 232, n° 63 (SEG VI, n° 576 ; Bru 2017b, p. 250).
787Description du document : colonne avec cannelures.
Ἄτταλος / καὶ Τατεὶς / ἡ γυνὴ αὐ/τοῦ Μάνην / Ὀπναδείου / φιλοστοργίας / [χάριν].
Attalos et Tatéis, sa femme, à Manès, fils d’Opnadéios, en signe de vive affection.
788Sur le nom Attalos, voir inscriptions précédentes.
E‑ANTI‑12
789Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
790Datation : époque impériale romaine.
791Nature de l’objet et émetteur : dédicace gravée à la demande d’Attalos.
792Matériau : non renseigné.
793Dimensions : non renseignées.
794Lieu de découverte : Karakuyu, sanctuaire de Mên Askaènos.
795Date de découverte : 1912.
796Bibliographie : Lane 1978, p. 24, n° 48 (SEG XXXI, n° 1180).
797Description du document : stèle à pédiment triangulaire orné d’un croissant, deux acrotères aux angles ; trois croissants dans la partie supérieure du corps du monument (Ramsay, Notebook B, p. 36, n° 125).
Μηνὶ Ἀσκαη/νῷ εὐχὴν / τεκμορεύσας / Ἄττα̣λος μετὰ̣ / γυναικὸς καὶ / τέκνων.
À Mên Askaènos, en vœu de loyauté, Attalos, avec sa femme et ses enfants.
798Sur le nom Attalos, voir inscriptions précédentes.
E‑ANTI‑13
799Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
800Datation : époque impériale romaine.
801Nature de l’objet et émetteur : ex-voto gravé à la demande de Manès.
802Matériau : non renseigné.
803Dimensions : non renseignées.
804Lieu de découverte : Karakuyu, sanctuaire de Mên Askaènos.
805Date de découverte : non renseignée
806Bibliographie : Lane 1978, p. 25, n° 51 (SEG XXXI, n° 1183).
807Description du document : stèle à pédiment triangulaire, deux acrotères aux angles ; un grand croissant dans la partie centrale du corps du monument (Ramsay, Notebook B, p. 38, n° 128).
Μάνης Ἀττά/λ̣ου / Μηνὶ Ἀσκα/ηνῷ εὐχ[ήν].
Manès, fils d’Attalos, à Mên Askaènos, en accomplissement d’un vœu.
808Voir inscriptions précédentes.
E‑ANTI‑14
809Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
810Datation : iie siècle après J.‑C.
811Nature de l’objet et émetteurs : ex-voto gravé à la demande de T. Flavius Anicius Attalus et de trois amis.
812Matériau : non renseigné.
813Dimensions : non renseignées.
814Lieu de découverte : Karakuyu, dans le sanctuaire de Mên Askaènos.
815Date de découverte : 1924.
816Bibliographie : Lane 1978, p. 38, n° 108.
817Description du document : non renseignée.
M. Fannius Marcellus, T. Flavi[us- - - - - -], / T. Flavius Anicius Attalus, T. Flavius Iu[stus armamen]/tarium cum telis votivis veteribu[s- - -].
Marcus Fannius Marcellus, Titus Flavius …, Titus Flavius Anicius Attalus, T. Flavius Iustus, de l’arsenal, avec ces vieilles armes votives …
818L’un des personnages ici mentionné porte un cognomen d’inspiration attalide. Manifestement, trois de ces hommes ou leurs ascendants ont reçu la citoyenneté à l’époque flavienne. S’agissait-il d’anciens soldats, d’autochtones ou d’affranchis impériaux, il n’est pas possible d’être affirmatif. La fin de l’inscription pose un problème : Lane 1978, p. 60, en a donné une explication satisfaisante. Pour lui, ils étaient des dévots de Mên chargés de l’ostension des armes du dieu lors des processions, en particulier de la lance qui lui est souvent associée dans l’iconographie. Il est possible que celles-ci aient été récupérées lors d’un ancien conflit (d’où l’usage de veteribus), mais la proposition de E.N. Lane qu’il s’agisse de la guerre civile entre Septime Sévère et Pescennius Niger semble très peu probable au vu de l’onomastique de ces hommes.
E‑ANTI‑15
819Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
820Datation : iie siècle après J.‑C.
821Nature de l’objet et émetteurs : ex-voto gravé à la demande de T. Flavius Marcellus et de T. Flavius Iulius Attalus.
822Matériau : non renseigné.
823Dimensions : non renseignées.
824Lieu de découverte : Yalvaç.
825Date de découverte : 1924.
826Bibliographie : Byrne, Labarre 2006, p. 107‑108, n° 209 (Bru 2017b, p. 252).
827Description du document : « bloc, peut-être brisé en deux parties, la seconde retrouvée dans la bibliothèque de Yalvaç. Le raccord entre les deux éléments n’est pas assuré » (Byrne, Labarre 2006).
]/VS T(itus) Flavi[us M]arcellu[s] / [T.] Flavius Iu[lius] Attalus m[u]/[n]eribu[s functi v]otivis VE[.
Titus Flavius Marcellus et Titus Flavius Iulius Attalus, leurs fonctions accomplies, conformément à un vœu.
828La restitution du sens global de l’inscription demeure très aléatoire ; sur le nom Attalus, voir inscriptions précédentes.
E‑ANTI‑16
829Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
830Datation : époque impériale romaine.
831Nature de l’objet et émetteur : ex-voto gravé à la demande d’un anonyme.
832Matériau : non renseigné.
833Dimensions : non renseignées.
834Lieu de découverte : Yalvaç, sanctuaire de Mên Askaènos.
835Date de découverte : 1912‑1914.
836Bibliographie : Lane 1978, p. 47, n° 142 (SEG XXXI, n° 1263).
837Description du document : non renseignée.
[․․․․․]ΟϹ[․]ΕϹ[․․․․․․] / [τεκμορ]εύσ[ας] / [μετὰ θυγ]α̣τρὸς Λ̣α[οδίκης] / [․․․․ Μ]ηνὶ̣ εὐ[χήν].
…ΟϹ…ΕC… en signe de loyauté, avec sa fille, Laodikè …, à Mên, en ex-voto.
838La femme est porteuse d’un nom dynastique féminin séleucide à mettre en rapport avec la fondation de la cité par ces monarques.
E‑ANTI‑17
839Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
840Datation : iiie siècle après J.‑C.
841Nature de l’objet et émettrice : épitaphe gravée à la demande d’Aurelia Valentilla.
842Matériau : non renseigné.
843Dimensions : non renseignées.
844Lieu de découverte : Yalvaç, dans une cour.
845Date de découverte : 1884.
846Bibliographie : Sterrett 1888a, p. 153‑154, n° 138.
847Description du document : stèle.
Αὐρηλία Οὐαλέντιλλα / Αὐρηλίῳ Μακεδόνι / ἀνδρὶ γλυκυτάτῳ τὴν στήλην / ἀνέστησα μνήμης χάριν· ὃς / δὲ ἃν ἐπιβουλεύσι τὴν στήλην / ἔσται αὐτῷ πρὸς τὸ μέγε/θος τοῦ θεοῦ.
Aurelia Valentilla a fait construire ce tombeau pour son mari très cher, Aurelius Makédon, en souvenir. Et si quelqu’un s’empare de la tombe, qu’il subisse la puissance de dieu.
848Cette inscription révèle la présence d’un nom relevant d’une revendication identitaire. Il est possible que cette famille soit juive ou chrétienne.
E‑ANTI‑18
849Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
850Datation : iiie-ive siècle après J.‑C.
851Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande des parents du défunt.
852Matériau : calcaire.
853Dimensions : non renseignées.
854Lieu de découverte : Keçili Köyü, dans le mur du jardin de la mosquée.
855Date de découverte : 2003.
856Bibliographie : Özsait 2003, p. 237 (avec photographie) (BE, 2004, n° 358 ; SEG LIII, n° 1570 ; Bru 2017b, p. 250‑251).
857Description du document : fragment de stèle-porte.
[? Μά]ν̣ης / Μ̣άνου / καὶ Ἀμ/μία σύν/[β]ιος αὐ/τ̣οῦ / Μακε/δόνι̣ / τέκνῳ / μνήμ̣/ης χά/ριν.
Manès (?), fils de Manès, et Ammia, sa femme, pour leur fils, Makédon, en souvenir.
858Pour le nom Makédon, voir inscription précédente.
E‑ANTI‑19a
859Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
860Datation : iiie-ive siècle après J.‑C.
861Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Gaius Calpurnius Makédôn.
862Matériau : non renseigné.
863Dimensions : non renseignées.
864Lieu de découverte : Yalvaç, dans une cour.
865Date de découverte : 1912.
866Bibliographie : Ramsay 1919, p. 1‑5 (BE, 1920, n° 427 ; Jones 1982, p. 264‑269 ; SEG XXXII, n° 1302) ; Samama 2003, p. 432‑434, n° 334 et 566, n. 32.
867Description du document : stèle dont la partie droite est brisée.
Γ. Καλπ(ούρνιον) Κολλῆγαν Μακεδόνα βουλευτήν, ἄνδρα ἀξιολο[γώτατον], / ὃς ἐγένετο ἐν πάσῃ ἀρετῇ, ὥς φησιν ὁ ἀρχαῖ̣[ος - - -], / ῥήτορα ἐν τοῖς δέκα Ἀθηναίων πρώτοις ΚΛ[- - -], / φιλόσοφον τὰ Πλάτωνος καὶ Σωκράτους ΕΠΑ[- - -], / ἀρχίατρον ἐν λόγοις καὶ ἔργοις τὰ Ἱπποκράτους ΤΟ[- - -], / γενόμενον ἐν ἀνθρώποις ἔτη τριάκοντα καὶ ἡμ[έρας - - -], / θεοῦ προνοία̣ καὶ ἱερῶν ἀνγέλων συνοδία̣ ΜΕ[- - -] / εἰς [ο]ὐρανὸν ἐξ ἀνθρώπων, θᾶττον ἢ ἔδει τοὺς Γ[- - -] / καταλιπόντα, τὸν π̣[ή]λ̣ι̣νο[ν] χιτῶνα ἐνταυθοῖ ΠΕΡΙ[- - -], / κατασκευάσας τὸ ἡρῷον τῷ γλυκυτάτῳ καὶ πο[θινοτάτῳ] / καὶ [- - -] Γ. Καλπούρνιος Μ[ακεδών].
À Gaius Calpurnius Collega Makédôn, bouleute, homme très remarquable qui possédait toutes les vertus, comme le dit le vieux …, rhéteur parmi les dix premiers des Athèniens ΚΛ…, philosophe comme Platon et Socrate ΕΠΑ…, médecin-chef qui suivit en paroles et en actes l’enseignement d’Hippocrate ΤΟ…, ayant vécu parmi les hommes trente ans et … jours, ayant quitté avec la providence de Dieu et l’escorte des saints anges ΜΕ… le monde des hommes pour rejoindre le ciel, quittant ses parents plus vite qu’il était juste, délaissant le manteau d’argile qui le vêtait ΠΕΡΙ…, Gaius Calpurnius Makédôn a construit ce hérôon pour son [fils] très cher et très regretté et …
868Cette inscription révèle la présence d’une revendication identitaire chez le père et le fils, et ce même à une date aussi tardive que celle-ci. Le gentilice Calpurnius se retrouve chez les membres de grandes familles installées à Antioche au moment de la déduction de la colonie (voir E‑ANTI‑43a‑c), ce qui peut laisser supposer l’existence de liens de parenté ou de clientèle. Il convient de constater dans cette famille chrétienne (bien que le néoplatonisme n’y soit pas totalement à exclure) l’importance des références à la culture grecque païenne classique, que ce soit aux « Dix premiers orateurs d’Athènes » ou à Platon et Socrate, très favorablement perçus à cette époque. En tant que médecin-chef, le défunt voulait se présenter comme un intellectuel et non pas seulement comme un simple praticien2.
E‑ANTI‑19b
869Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
870Datation : iiie-ive siècle après J.‑C.
871Nature de l’objet et émettrice : épitaphe gravée à la demande de Magna.
872Matériau : non renseigné.
873Dimensions : 94 x 62 x 61 cm.
874Lieu de découverte : Örkenez, à environ quinze kilomètres d’Antioche.
875Date de découverte : 1884.
876Bibliographie : Sterrett 1888a, p. 180, n° 182 (Ramsay 1919, p. 5‑9 ; BE, 1920, n° 427 ; Peek 1955, n° 692 ; MAMA VIII, n° 404 ; Jones 1982, p. 269‑271 ; SEG XXXII, n° 1303 ; Merkelbach, Stauber 1999, p. 164 ; SEG XLIX, n° 1856) ; Samama 2003, p. 434, n° 335.
877Description du document : bloc simple. H. l. : de 3,5 à 4 cm.
[Κ]ολλῆγαν μάκαρός τε / Μ̣ακηδόνος, ἤδ’ ἱεροῖο / βλαστὸν Κολλήγου, (vac.) / ἀ̣ρετῆς θάλος ἀθανάτοι[ο], / τ̣ὸν νέον Ἀμβρόσιον μνή/[μ]η συνέφ〈η〉νε παλαιοῖς· / [μ]ήτηρ δ’ εὐώδειν δυσαρι[σ]/[τ]οτόκειά τε Μάγνα / [ᾧ] γεν[έ]τῃ κάσει τε μέλο[ς] / [π]αρακάτθετο ἡδύ·/ [τ]ὸν σοφὸν ἰητρὸν εἰκο[σ]/τ̣ὸν ἄγοντα ἔτος.
À Collega, rejeton du bienheureux et saint Collega Makèdôn, le rejeton d’une éternelle vertu, le nouvel immortel que Mémoire a ajouté aux Anciens. Et sa mère, Magna, qui a donné naissance à un bel enfant, mère malheureuse d’un fils excellent, a placé ses doux membres aux côtés de son père et de son frère, le sage docteur, dans sa vingtième année.
878Sur la revendication identitaire et le caractère de la famille, voir l’inscription précédente. Il s’agit ici d’une épitaphe versifiée en deux sentences de trois lignes ; le dernier vers est un pentamètre hypermétrique. Les deux premières lignes sont particulièrement complexes. Jones 1982, de même que Merkelbach, Stauber 2001, pensaient que le texte faisait de Makèdôn le père du défunt et de Collega son grand-père. Après bien des hésitations, et sur le conseil de M. Patrice Hamon, il a été choisi de se rallier à la thèse de Samama 2003 qui en fait un personnage unique, à savoir Gaius Calpurnius Collega Makédôn mentionné dans l’inscription précédente. Le mot δυσαρι[σ]/[τ]οτόκειά est une allusion à un vers célèbre de l’Iliade (XVIII, 54) dans lequel Thétis évoque Achille mort, ici comparé au jeune défunt3.
E‑ANTI‑20
879Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
880Datation : époque impériale romaine.
881Nature de l’objet et émetteur : ex-voto gravé à la demande de Makédôn.
882Matériau : non renseigné.
883Dimensions : non renseignées.
884Lieu de découverte : Karakuyu.
885Date de découverte : 1911.
886Bibliographie : Lane 1971, p. 135, n° 242 ; Lane 1978, p. 6, n° 17 (avec une meilleure lecture, qui reprend Ramsay, Notebook C, p. 28‑29).
887Description du document : naiskos avec peut-être une patte de fixation prévue au bas, pédiment triangulaire avec un cercle gravé et trois croissants de lune en haut du corps du monument.
Kυρ̣ί̣ῳ̣ Μηνὶ εὐχὴν / Μακ̣ε̣δὼν τεκμο/ρεύσα̣ς μετὰ̣ γυναι/κὸς καὶ τέκνων.
Au puissant Mên, en ex-voto, Makédôn, en signe de loyauté, avec sa femme et ses enfants.
888Sur le nom Makédôn, voir inscriptions précédentes.
E‑ANTI‑21
889Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
890Datation : époque impériale romaine.
891Nature de l’objet et émetteurs : ex-voto gravé à la demande des Gemii.
892Matériau : marbre.
893Dimensions : les deux fragments n° 272, 11 x 22 cm ; les trois fragments n° 276, 26,5 x 22 cm ; les quatre fragments n° 285, 18 x 25 cm.
894Lieu de découverte : Karakuyu.
895Date de découverte : non renseignée.
896Bibliographie : Lane 1971, p. 147, n° 272 ; p. 148, n° 276 ; p. 151, n° 285.
897Description du document : neuf fragments dont l’assemblage permet de déduire qu’il s’agissait d’une tabula ansata décorée de trois croissants de lune.
Μηνὶ ἐπ[η]κόῳ [ε]ὐχήν / Γέμιοι Σύμφορος / Τρόφιμος Μακεδὼν / τεκ[μ]ορεύσαντες.
À Mên qui écoute, en ex-voto, les Gemii Symphronos, Trophimos, Makédôn, en signe de loyauté.
898Sur le nom Makédôn, voir inscriptions précédentes.
E‑ANTI‑22
899Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
900Datation : époque impériale romaine.
901Nature de l’objet et émetteurs : ex-voto gravé à la demande de Iulius Euprépès et de Makédôn Iulius.
902Matériau : non renseigné.
903Dimensions : non renseignées.
904Lieu de découverte : Karakuyu.
905Date de découverte : 1912.
906Bibliographie : Lane 1978, p. 25, n° 53 (SEG XXXI, n° 1185).
907Description du document : stèle avec pédiment triangulaire, deux croissants de lune gravés sur le haut du corps du monument (Ramsay, Notebook B, p. 39, n° 130).
Ἰούλιος Εὐπρε/πὴς καὶ Μακ[ε]/δὼν Ἰούλιος Μη/νὶ Ἀσκαηνῷ εὐχήν.
Iulius Euprépès et Makédôn Iulius, à Mên Askaènos, en ex-voto.
908Sur le nom Makédôn, voir inscriptions précédentes.
E‑ANTI‑23
909Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
910Datation : époque impériale romaine.
911Nature de l’objet et émetteurs : ex-voto gravé à la demande de Gaius Makédôn et de ses frères.
912Matériau : non renseigné.
913Dimensions : non renseignées.
914Lieu de découverte : Karakuyu.
915Date de découverte : 1912‑1914.
916Bibliographie : Lane 1978, p. 50, n° 149 (SEG XXXI, n° 1270).
917Description du document : stèle entourée d’un cadre double, celui de l’extérieur orné de motifs végétaux (?), entre deux fausses colonnes (?) (Ramsay, Notebook A, p. 130, n° 188).
Γάϊος Μακ̣[εδὼν τεκμο]/ρεύσας μετὰ τῶ̣ν̣ ἀδελφῶ/ν Μηνὶ Ἀσκαηνῷ / εὐχήν.
Gaius Makédôn, en signe de loyauté, avec ses frères, à Mên Askaènos, en ex-voto.
918Sur le nom Makédôn, voir inscriptions précédentes.
E‑ANTI‑24
919Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
920Datation : iiie siècle après J.‑C.
921Nature de l’objet et émetteurs : liste de souscription des Xenoi Tekmoreioi gravée à la demande des contributeurs.
922Matériau : non renseigné.
923Dimensions : non renseignées.
924Lieu de découverte : Sağir, à côté du mausolée.
925Date de découverte : 1885.
926Bibliographie : Sterrett 1888b, p. 262‑263, n° 377 (Ramsay 1906, p. 342, n° 19 ; Ramsay 1912b, p. 160, n° 19).
927Pour la datation des listes de Xenoi Tekmoreioi, voir Ramsay 1911‑1912, p. 63‑67.
928Description du document : fragment d’inscription ; ici l. 15.
[Αὐρ.] Καρικὸς Μακεδ[όνος].
Aurelius Karikos, fils de Makédon.
929Sur le nom Makédon, voir inscriptions précédentes.
E‑ANTI‑25
930Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
931Datation : iiie siècle après J.‑C.
932Nature de l’objet et émetteurs : liste de souscription des Xenoi Tekmoreioi gravée à la demande des contributeurs.
933Matériau : non renseigné.
934Dimensions : non renseignées.
935Lieu de découverte : Sağir, dans la Türbèh.
936Date de découverte : 1885.
937Bibliographie : Sterrett 1888b, p. 266, n° 381 (Ramsay 1906, p. 344, n° 23 ; Ramsay 1912b, p. 162, n° 23).
938Pour la datation des listes de Xenoi Tekmoreioi, voir Ramsay 1911‑1912, p. 63‑67.
939Description du document : fragment d’inscription ; ici face B, l. 2.
[- - -]ν Μα[κεδόνος - - -].
… Makedonos (ou fils de Makédon).
940Sur ces deux noms, voir inscriptions précédentes.
E‑ANTI‑26
941Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
942Datation : iiie siècle après J.‑C.
943Nature de l’objet et émetteurs : liste de souscription des Xenoi Tekmoreioi gravée à la demande des contributeurs.
944Matériau : non renseigné.
945Dimensions : non renseignées.
946Lieu de découverte : Kumdanli.
947Date de découverte : 1905.
948Bibliographie : Ramsay 1905, p. 419, n° 10 (Ramsay 1906, p. 329‑330, n° 4).
949Pour la datation des listes de Xenoi Tekmoreioi, voir Ramsay 1911‑1912, p. 63‑67.
950Description du document : non renseignées ; ici l. 26.
[Αὐρ. Πρί(?)]σκος Μακε[δόν]ος Λαμισηνός
Aurelius Priscus (?) Makédonos Lamisènos (ou Aurelius Priscus Lamisènos, fils de Makédon).
951Sur ces deux noms, voir inscriptions précédentes. Le personnage est probablement le même que celui de E‑ANTI‑36.
E‑ANTI‑27
952Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
953Datation : indéterminable.
954Nature de l’objet et émetteur : indéterminables.
955Matériau : non renseigné.
956Dimensions : non renseignées.
957Lieu de découverte : dans la porte d’un moulin à Bazar Mahalle ou Debağla Mahalle (les deux quartiers sont en fait très proches).
958Date de découverte : 1914.
959Bibliographie : Byrne, Labarre 2006, p. 61‑62, n° 119.
960Description du document : gros bloc dont il ne reste plus que la partie supérieure gauche ; inscription centrée.
[- - - Μ]ακεδόνος / - - - ΟΥ / - - - ΥΠΟΥ.
… Makédonos (ou fils de Makédôn).
961Les éditeurs, en opérant un rapprochement avec une autre inscription découverte dans le temple de Mên où le dieu est nommé Epèkoos, penchent pour la deuxième traduction. Eux-mêmes s’accordent à reconnaître que rien ne prouve qu’il s’agisse du même homme. Dans ce cas, un ethnique est tout aussi acceptable.
E‑ANTI‑28
962Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
963Datation : iie siècle après J.‑C.
964Nature de l’objet et émettrice : ex-voto gravé à la demande de Stratoneikè.
965Matériau : marbre veiné.
966Dimensions : non renseignées.
967Lieu de découverte : Karakuyu, sanctuaire de Mên Askaènos.
968Date de découverte : 1912.
969Bibliographie : Lane 1978, p. 32, n° 79 (SEG XXXI, n° 1207 ; Le Dinahet 2002, p. 205, n° 4 ; SEG LII, n° 1373).
970Description du document : base de statuette brisée sur la gauche (d’après Ramsay, Notebook B, p. 66, n° 222 et Notebook A, p. 109).
[Στ]ρατονείκη Ἀπολλωνίου / [ὑ]π̣ὲρ Μενεκλέως τοῦ / [υἱοῦ] θεῶι εὐχήν.
Stratoneikè, fille d’Apollônios, pour son fils, Ménékléos, au dieu, en ex-voto.
971L’utilisation du nom Stratoneikè est sans doute faite en référence à la femme d’Antiochos Ier, probable fondateur de la cité.
E‑ANTI‑29
972Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
973Datation : au plus tôt iiie siècle après J.‑C.
974Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande des défunts ou d’Aurelius Candidus.
975Matériau : marbre gris-bleu.
976Dimensions : 218 x 100 x 105 cm.
977Lieu de découverte : Yalvaç, dans la nécropole.
978Date de découverte : 1884 pour l’inscription entière.
979Bibliographie : CIG III, n° 3981 (lacunaire) ; Sterrett 1888a, p. 155‑156, n° 140 (Contoléon 1889, p. 114, n° 72) ; Özgan 2000, p. 383, n. 21 (SEG L, n° 1289 bis ; Bru 2017b, p. 250).
980Description du document : sarcophage avec tabula ansata sur un de ses longs côtés portant l’inscription. Décoration à base de têtes de Méduse de l’autre et sur les petits côtés.
Kατὰ συν[χ]ώρησιν / τοῦ ἀξιολογωτάτου / Αὐρηλίου Κανδίδου / ἡ σορὸς ἐτέθη, ἐν ᾗ / κατετέθη σώμα/τα Αὐρηλίας Στρα/τονείκης / καὶ Ὁρτησιανοῦ / Μαξίμου ἀν/δρὸς αὐτῆς.
Par autorisation du très puissant Aurelius Candidus, ce sarcophage a été élevé ; y ont été enterrés les corps d’Aurelia Stratoneikè et d’Hortesianus Maximus, son mari.
981Sur le nom Stratoneikè, voir inscription précédente.
E‑ANTI‑30
982Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
983Datation : iiie siècle après J.‑C.
984Nature de l’objet et émettrice : dédicace gravée à la demande d’Aurelia Venusta.
985Matériau : non renseigné.
986Dimensions : non renseignées.
987Lieu de découverte : Sağir, dans le porche d’une maison.
988Date de découverte : 1885.
989Bibliographie : Sterrett 1888b, p. 264‑265, n° 380 (Ramsay 1906, p. 343, n° 22).
990Description du document : non renseignée, les deux éditeurs se contentent de mentionner que les lettres sont très effacées.
Αὐρηλία / Οὐενοῦστα / Ζευσξίδος / Κλευστιανο[ῦ] / Ἀρχιγάλλο[υ] / [τῆς θε]ᾶς Ἀ[ρτέ]/[μίδο]ς τὸν ἀ/νδριάντα ἐ[κ] / [τῶν] ἰδίων / ἀναλωμάτ/ων ἀν[έ]στη/σεν Ἀρτέ/μιδι Σατιπ[ρ]/ειζηνῇ εὐχ/ήν.
Aurelia Venusta, fille de Zeuxis, petite-fille de Kleustianos, archigalle de la déesse Artémis, a fait dresser cette statue, à ses propres frais, pour Artémis Satipreizènè, en accomplissement d’un vœu.
991Le père de cette femme portait un anthroponyme gréco-macédonien qui avait été celui d’un des favoris d’Antiochos III. Artémis Satipreizènè devait être une grande déesse locale ayant subi une interpretatio puisqu’à la tête de son clergé se trouvait un archigalle.
Anthroponymes macédoniens multiples
E‑ANTI‑31
992Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
993Datation : basse époque hellénistique (?) ou ier siècle après J.‑C. d’après les éditeurs.
994Nature de l’objet et émettrices : liste de jeunes femmes participant au service d’un culte gravée à la demande de celles-ci.
995Matériau : non renseigné.
996Dimensions : non renseignées.
997Lieu de découverte : Hissaradı, dans la cour d’une maison.
998Date de découverte : 1912‑1913.
999Bibliographie : Byrne, Labarre 2006, p. 29‑30, n° 27.
1000Voir Robert 1963, p. 360, n. 3 ; Robert 1967b, p. 32, n. 5.
1001Description du document : stèle (?) peut-être gravée sur deux colonnes à partir de la ligne 8.
Lignes 2‑3 : Στρατονίκη Δαμοξένου τοῦ Φιλίσκο[υ] / Στρατονίκη Τιμοδήμου τοῦ Βακχίου τοῦ Τίμω[νος].
Ligne 5 : Στρατονίκη Σωτίωνος τοῦ Μενά[νδρου].
Ligne 14 : Ἀντιοχὶς [- - -]ου Μενεκράτου[ς].
Lignes 2‑3 : Stratonikè, fille de Damoxénos, petite-fille de Philiskos ; Stratonikè, fille de Timodèmos, petite-fille de Bacchios, arrière-petite-fille de Timôn.
Ligne 5 : Stratonikè, fille de Sôtiôn, petite-fille de Ménandros.
Ligne 14 : Antiochis, fille de (?), petite-fille de Ménékratos.
1002Les jeunes femmes ici retenues, qui appartenaient certainement à la notabilité locale, portaient des noms dynastiques d’inspiration clairement séleucide.
E‑ANTI‑32
1003Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1004Datation : 238 après J.‑C.
1005Nature de l’objet et émetteurs : liste de souscription des Xenoi Tekmoreioi gravée à la demande des contributeurs.
1006Matériau : non renseigné.
1007Dimensions : non renseignées.
1008Lieu de découverte : Sağir, près de la mosquée.
1009Date de découverte : 1885.
1010Bibliographie : Sterrett 1888b, p. 247‑252, n° 374 (Ramsay 1906, p. 337‑339, n° 16).
1011Pour la datation des listes de Xenoi Tekmoreioi, voir Ramsay 1911‑1912, p. 63‑67.
1012Description du document : non renseignée.
Ligne 23 : [Αὐρ.] Ὀρέστης Ἄνδρωνος Εὐμε[νεὺ]ς [ὁ] καὶ [Ὁλμιανός].
Ligne 34 : [Α]ὐρ. Ζωτικὸς Ζωτικοῦ Ἀτταληνὸς.
Ligne 23 : Aurelius Orestès Euménès, fils d’Andrôn, dit Olmianos.
Ligne 34 : Aurelius Zôtikos Attalènos, fils de Zôtikos.
1013Attalènos est un diminutif d’Attalos. Ce nom et celui d’Euménès sont à mettre en rapport avec le passage de la cité dans l’orbite attalide après le traité d’Apamée. Les deux hommes sont également mentionnés dans l’inscription E‑ANTI‑34.
E‑ANTI‑33
1014Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1015Datation : iiie siècle après J.‑C.
1016Nature de l’objet et émetteurs : liste de souscription des Xenoi Tekmoreioi gravée à la demande des contributeurs.
1017Matériau : non renseigné.
1018Dimensions : non renseignées.
1019Lieu de découverte : Kumdanli, dans le cimetière.
1020Date de découverte : 1882.
1021Bibliographie : Sterrett 1888b, p. 226‑237, n° 366 (Ramsay 1906, p. 319‑328, n° 2).
1022Voir Ramsay 1882b, p. 23 sq. ; Ramsay 1912b, p. 154, n° 2 ; SEG XXXI, n° 1664. Pour la datation des listes de Xenoi Tekmoreioi, voir Ramsay 1911‑1912, p. 63‑67.
1023Description du document : non renseignée.
Ligne 30 : Α[ὐ]ρ. Μακεδὼν Ἀθηνέου Ἀσκαρηνὸς.
Ligne 51 : Αὐρ. Ἀρτέμων [Ἀττ]αλου Ἀνπελαδηνὸς.
Ligne 68 : [Αὐρ. Γάϊο]ς Μακεδόνος Τυρσηνὸς.
Ligne 112 : Αὐρ. Ἄτταλος Μενάνδρου Ἀμπελαδ[ηνός].
Ligne 30 : Aurelius Makédôn Askarènos, fils d’Athènéos.
Ligne 51 : Aurelius Artémôn Anpéladènos, fils d’Attalos.
Ligne 68 : Aurelius Gaius Tyrsènos, fils de Makédon.
Ligne 112 : Aurelius Attalos Ampéladènos, fils de Ménandros.
1024Sur Attalos, voir inscription précédente. Les noms formés sur la racine Makédo- sont certainement liés à une revendication identitaire.
E‑ANTI‑34
1025Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1026Datation : iiie siècle après J.‑C.
1027Nature de l’objet et émetteurs : liste de souscription des Xenoi Tekmoreioi gravée à la demande des contributeurs.
1028Matériau : non renseigné.
1029Dimensions : non renseignées.
1030Lieu de découverte : Sağir, dans la Türbèh, au-dessus du village.
1031Date de découverte : 1885.
1032Bibliographie : Sterrett 1888b, p. 241‑247, n° 373 (Ramsay 1906, p. 335‑337, n° 15).
1033Voir Ramsay 1912b, p. 159, n° 15. Pour la datation des listes de Xenoi Tekmoreioi, voir Ramsay 1911‑1912, p. 63‑67.
1034Description du document : non renseignée.
Ligne 24 : [Αὐρ.] Ὀρέστης Ἄνδρωνος Εὐμε[νεὺ]ς [ὁ] καὶ [Ὁλμιανός].
Ligne 33 : [Α]ὐρ. Ζωτικὸς Ζωτικοῦ Ἀτταληνὸς.
Ligne 24 : Aurelius Oréstès Euménès, fils d’Andrôn, dit Olmianos.
Ligne 33 : Aurelius Zôtikos Attalènos, fils de Zôtikos.
1035Voir l’inscription E‑ANTI‑32.
E‑ANTI‑35
1036Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1037Datation : iiie siècle après J.‑C.
1038Nature de l’objet et émetteurs : liste de souscription des Xenoi Tekmoreioi gravée à la demande des contributeurs.
1039Matériau : non renseigné.
1040Dimensions : non renseignées.
1041Lieu de découverte : Sağir, dans la Türbèh.
1042Date de découverte : 1885.
1043Bibliographie : Sterrett 1888b, p. 253‑255, n° 375 (Ramsay 1906, p. 339‑340, n° 17 ; Ramsay 1912b, p. 159, n° 17).
1044Pour la datation des listes de Xenoi Tekmoreioi, voir Ramsay 1911‑1912, p. 63‑67.
1045Description du document : non renseignée.
Ligne 12 : [Παι]δίσκος Ἀντιόχου Καρμην|ὸς.
Ligne 17 : [Αὐρ. Ἄ]τταλος Καρικοῦ Κλ[ε]ληνὸ|ς.
Ligne 29 : [Αὐρ. Ἄτ]ταλος Ἐπαφρᾶδος Καμαργην|[ὸς].
Ligne 12 : Paidiskos Karmènos, fils d’Antiochos.
Ligne 17 : Aurelius Attalos Klélènos, fils de Karikos
Ligne 29 : Aurelius Attalos Épaphrados Kamargènos.
1046Cette inscription révèle la présence d’anthroponymes dynastiques macédoniens à mettre en relation avec le passage de la cité sous obédience séleucide, puis attalide, à l’époque hellénistique.
E‑ANTI‑36
1047Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1048Datation : iiie siècle après J.‑C.
1049Nature de l’objet et émetteurs : liste de souscription des Xenoi Tekmoreioi gravée à la demande des contributeurs.
1050Matériau : non renseigné.
1051Dimensions : non renseignées.
1052Lieu de découverte : Sağir, dans la Türbèh.
1053Date de découverte : 1885.
1054Bibliographie : Sterrett 1888b, p. 256‑261, n° 376 (Ramsay 1906, p. 340‑342, n° 18).
1055Pour la datation des listes de Xenoi Tekmoreioi, voir Ramsay 1911‑1912, p. 63‑67.
1056Description du document : non renseignée.
Face A, ligne 2 : Αὐρ. Μακέδὼν Μάρκου Μενεκλέους Κασωνιάτης.
Ligne 38 : [Αὐρ. Κ]αρικὸς Ἀττάλου Ἀνπελαδην[ὸς].
Face B, lignes 15‑16 : Αὐρ. [Πρίσκ]ος Μακεδόνος Λαμι[σ]ηνὸς.
Face A, ligne 2 : Aurelius Kasôniatès, fils de Makèdôn, petit-fils de Marcus, arrière-petit-fils de Ménékléos.
Ligne 38 : Aurelius Karicos Anpéladènos, fils d’Attalos.
Face B, lignes 15‑16 : Aurelius Priscus Lamisènos, fils de Makédon.
1057Voir inscriptions précédentes. Aurelius Priscus Lamisènos, fils de Makédon, est probablement mentionné en E‑ANTI‑26.
E‑ANTI‑37
1058Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1059Datation : iiie siècle après J.‑C.
1060Nature de l’objet et émetteurs : liste de souscription des Xenoi Tekmoreioi gravée à la demande des contributeurs.
1061Matériau : non renseigné.
1062Dimensions : non renseignées.
1063Lieu de découverte : Sağir, dans le mur d’une maison pour le fragment de Sterrett 1888b, non précisé pour celui édité par Ramsay 1906.
1064Date de découverte : 1885 et 1886.
1065Bibliographie : Sterrett 1888b, p. 263‑264, n° 378 (incomplet, seulement partie gauche) ; Ramsay 1906, p. 343, n° 20 (Ramsay 1912b, p. 160‑161, n° 20 ; SEG XX, n° 44).
1066Pour la datation des listes de Xenoi Tekmoreioi, voir Ramsay 1911‑1912, p. 63‑67.
1067Description du document : stèle (?) brisée en deux parties.
Ligne 17 : [Α]ὐρ. Ζωτικὸς Ἀντ[ιόχου - - -].
Ligne 18 : [Α]ὐρ. Ἀντ[ίοχος Σού[σου - - -].
Ligne 17 : Aurelius Zôtikos, fils d’Antiochos.
Ligne 18 : Aurelius Antiochos, fils de Sousos.
1068Les deux personnages possèdent dans leur séquence onomastique le nom du fondateur séleucide de la cité.
E‑ANTI‑38
1069Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1070Datation : iiie siècle après J.‑C.
1071Nature de l’objet et émetteurs : liste de souscription des Xenoi Tekmoreioi gravée à la demande des contributeurs.
1072Matériau : non renseigné.
1073Dimensions : non renseignées.
1074Lieu de découverte : Sağir.
1075Date de découverte : 1911.
1076Bibliographie : Ramsay 1912b, p. 164‑165, n° 27.
1077Pour la datation des listes de Xenoi Tekmoreioi, voir Ramsay 1911‑1912, p. 63‑67.
1078Description du document : grand bomos brisé en plusieurs fragments. Ici l. 2‑3.
[- - -]νοτος Μόμιος Ἀτ[ταλη(?)]νός Κ- - - / [- - -]ος Ἀντιόχου Μισ[υλι]άτης.
… (?)notos Momios Attalènos (?) K… ; … (?)os Misyliatès, fils d’Antiochos.
1079Cette inscription révèle la présence de deux (?) anthroponymes dynastiques macédoniens, tant attalide (?) que séleucide.
Présence thrace
Anthroponyme thrace
E‑ANTI‑39
1080Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1081Datation : basse époque hellénistique (?) ou ier siècle après J.‑C. d’après les éditeurs.
1082Nature de l’objet et émettrices : liste de jeunes femmes participant au service d’un culte gravée à la demande de celles-ci.
1083Matériau : non renseigné.
1084Dimensions : non renseignées.
1085Lieu de découverte : Hissaradı, dans la cour d’une maison.
1086Date de découverte : 1912‑1913.
1087Bibliographie : Byrne, Labarre 2006, p. 29‑30, n° 27.
1088Voir Robert 1963, p. 360, n. 3 ; Robert 1967b, p. 32, n. 5.
1089Description du document : non renseignée.
Ligne 1 : [- - -] τοῦ Αυλουζελ[με]νος.
Ligne 1 : … fille d’Aulouzelmis.
1090Le père ou le grand-père de la jeune femme dont le nom manque à la ligne 1 est manifestement porteur d’un anthroponyme d’origine thrace. Il est envisageable de considérer que leurs ancêtres se soient installés dans la région à l’époque hellénistique pour servir en tant que fantassins légers. La publication de ce nom met certainement fin à une énigme épigraphique soulevée en son temps par Robert 1963 et 1967b à propos de la présence thrace à Antioche.
Armée romaine
Officiers et centurions
E‑ANTI‑40
1091Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1092Datation : milieu du ier siècle après J.‑C.
1093Nature de l’objet et émetteurs : ex-voto, très probablement en l’honneur de Mên, gravé à la demande de Caius Anicius Caesianus, de sa fille et de sa mère.
1094Matériau : marbre.
1095Dimensions : non renseignées.
1096Lieu de découverte : dans le temple de Mên.
1097Date de découverte : 1912.
1098Bibliographie : Ramsay 1916, p. 94‑95 et fig. 7 (AE, 1920, n° 76 ; Levick 1967b, p. 117 ; Lane 1976, p. 120 ; Devijver 1986, p. 173, n° 10 ; Devijver 1977 ; Devijver 1987 ; Devijver 1993a, n° A 116 ; Devijver 2001, p. 149 ; Demougin 1992, p. 521, n° 622 ; Hoet-van Cauwenberghe 2002, p. 162‑163).
1099Description du document : stèle rectangulaire surmontée peut-être d’un fronton triangulaire ; sur les deux côtés de fausses colonnes et au sommet un visage brisé au niveau du menton inscrit dans un cercle, probablement celui du dieu. Points entre les mots. Barre horizontale sur le II.
C(aius) Anicius / Q(uinti) f(ilius) Ser(gia) Caesi/anus IIvir / trib(unus) mil(itum) leg(ionis) / [III] Gallicae / [cum filia sua] / [A]nicia C(ai) f(ilia) / [C]aesiana / [et matre su]a / [C]aesia [filia ?] / [P]rocilla / l(ibens) v(otum) s(olvit).
Caius Anicius Caesianus, fils de Quintus, de la tribu Sergia, duumvir, tribun militaire de la légion III Gallica, avec sa fille, Anicia Caesiana, fille de Caius, et sa mère, Caesia Procilla, fille de (?), s’est acquitté de sa promesse faite au dieu, de bonne grâce.
1100Appartenant à une grande famille de la cité où il a exercé les fonctions de duumvir, Caius Anicius Caesianus fut aussi tribun de la III Gallica, stationnée en Syrie. Il était parent de Publius Anicius Maximus, étudié dans l’inscription suivante, et de C. Caristanius Fronto Caesianus Iulius (voir E‑ANTI‑44a‑c), ce qui montre les liens unissant ces familles de notables issues des premiers colons.
E‑ANTI‑41
1101Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1102Datation : ier siècle après J.‑C., après l’expédition de Bretagne, vers 50.
1103Nature de l’objet et émettrice : dédicace émanant de la cité d’Alexandrie d’Égypte.
1104Matériau : non renseigné.
1105Dimensions : non renseignées.
1106Lieu de découverte : Yalvaç, dans le cimetière ouest.
1107Date de découverte : non renseignée.
1108Bibliographie : CIL III, n° 6809 (ILS, n° 2696 ; Devijver 1976, p. 97‑98 ; Devijver 1987, p. 1432 ; Demougin 1992, p. 402‑403, n° 490 ; Christol, Drew-Bear 2002b, p. 279‑282).
1109Description du document : non renseignée ; points entre les lignes. T et Y allongés.
P(ublio) Anicio / P(ubli) f(ilio) Ser(gia) Maxi/mo praefecto / Cn(aei) Domiti Ahenobar/bi p(rimo) p(ilo) leg(ionis) XII Fulm(inatae) praef(ecto) / castror(um) leg(ionis) II Aug(ustae) in / Britannia praef(ecto) exer/citu(s) qui est in Aegypto / donato est ab Imp(eratore) donis / militaribus ob expedi/tionem honorato / corona murali et / hasta pura ob bellum / Britannic(um) civitas / Alexand(ria) quae est / in Aegypto h(onoris) c(ausa).
À Publius Anicius Maximus, fils de Publius, de la tribu Sergia, préfet de Cnaeus Domitius Ahenobarbus, primipile de la légion XII Fulminata, préfet du camp de la légion II Augusta en Bretagne, préfet de l’armée d’Égypte, ayant reçu de l’empereur des récompenses militaires lors de l’expédition, décoré d’une couronne murale et d’une hasta pura lors de la Guerre britannique, la cité d’Alexandrie d’Égypte, en raison de ses mérites.
1110Sur la carrière de cet homme, voir t. 1, p. 101, 342, 344, 346, 365. Il était parent de Caius Anicius Caesianus, étudié dans l’inscription précédente, et de C. Caristanius Fronto Caesianus Iullus (voir E‑ANTI‑44a‑c), ce qui montre, on l’a dit, l’importance des liens unissant ces familles de notables issues des premiers colons.
E‑ANTI‑42
1111Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1112Datation : première moitié du iiie siècle après J.‑C.
1113Nature de l’objet et émettrices : dédicace gravée à la demande des autorités de la cité.
1114Matériau : non renseigné.
1115Dimensions : non renseignées.
1116Lieu de découverte : Yalvaç, dans le cimetière près du moulin, en face d’Hissar, au bord de la route reliant la ville à Ak Shehir, à 30 minutes du centre.
1117Date de découverte : 1884.
1118Bibliographie : Sterrett 1888a, p. 121, n° 92‑93 (IGRR III, n° 301 ; Calder 1912a, p. 80‑84, n° 1) ; Merkelbach, Stauber 2001, p. 403, n° 16/61/01.
1119Voir MAMA VII, p. xi‑xii ; Brélaz 2005, p. 266‑267 ; Faure 2013, p. 130, 131 et 468, n. 450 et 458.
1120Description du document : cippe quadrangulaire, inscription sur deux côtés, en partie effacée sur la face B.
Face A : Αὐρ. Διονύσι/ον τὸν ἀξιο/λογώτατον ἑ/κατόνταρχον / ῥ̣εγεωνάριον / [λ]εγεωνάριον / ἡ λαμπρὰ τῶν Ἀν/τιοχέων μητρό/πολις ἐπ〈ι〉εικίας / τε κα̣ὶ τῆ〈ς〉 εἰρή/νης ἕνεκα.
Face B : Tόνδε σε Μυ/γδονίη Διονύ/σιον ἀντὶ β[ί]ου / πολλῶν vac. / καὶ τῆς εἰρήνης / στέμμα.
Face A : À Aurelius Dionysios, le très estimable centurion regionarius de la légion Fulminata, la glorieuse métropole des Antiochéens, pour son équité et son action pour la paix.
Face B : À toi Dionysios, la Mygdonie, en remerciement pour avoir sauvé de nombreuses vies et œuvré pour la paix, te décerne cette couronne.
1121Sur la carrière de cet homme, voir t. 1, p. 99‑100, 258, 262, 300, 346, 348. Selon certaines traditions, Mygdôn est dans la mythologie le fils d’Arès, le protecteur des guerriers, donc des premiers habitants romains d’Antioche qui devaient leur installation sur place à la conquête par Rome de l’Asie Mineure.
E‑ANTI‑43a
1122Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1123Datation : ier siècle après J.‑C. en raison de l’onomastique du personnage honoré.
1124Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande d’une entité inconnue, peut-être les autorités civiques ou les soldats de l’ala Augusta Germaniciana.
1125Matériau : non renseigné.
1126Dimensions : non renseignées.
1127Lieu de découverte : Yalvaç, dans le cimetière (dans le mur extérieur de la mosquée de Sofular d’après W.M. Ramsay).
1128Date de découverte : 1885.
1129Bibliographie : Sterrett 1888b, p. 220, n° 354 (CIL III, n° 6831 ; Demougin 1987, p. 642 et 846 ; Demougin 1992, p. 621‑622, n° 723 ; Devijver 1977 ; Devijver 1987 ; Devijver 1993a, n° C 54 ; Devijver 2001, p. 20 ; Byrne, Labarre 2006, p. 75‑76, n° 163).
1130Voir Spaul 1994, p. 137‑139 (avec références).
1131Description du document : bloc en grande partie effacé, en particulier dans sa partie inférieure. Points entre certains mots. H. l. : l. 1, 10,5 cm ; l. 2‑7, 8,5 cm.
L(ucio) Calpur/nio L(uci) f(ilio) Ser(gia) / Frugi IIviro / sacerdoti / praef(ecto) fabr(um) / [p]raef(ecto) alae Au[g(ustae)] / [Ger]manicianae.
À Lucius Calpurnius Frugi, fils de Lucius, de la tribu Sergia, duumvir, prêtre, préfet des ouvriers, préfet de l’ala Augusta Germaniciana.
1132Sur la carrière de cet homme, voir t. 1, p. 98, 341‑342, 344, 346‑347, 380, 387. La gens Calpurnia avait très certainement établi des liens de parenté avec les Caristanii dans la mesure où dans l’inscription E‑ANTI‑45a, c’est un Titus Caristanius Calpurnianus Rufus qui se charge d’honorer le puissant Caius Caristanius Fronto.
E‑ANTI‑43b
1133Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1134Datation : ier siècle après J.‑C. en raison de l’onomastique du personnage honoré.
1135Nature de l’objet et émetteur : dédicace gravée à la demande de l’affranchi Philippus.
1136Matériau : non renseigné.
1137Dimensions : non renseignées.
1138Lieu de découverte : Yaghdjilar, dans l’angle d’une maison.
1139Date de découverte : 1885.
1140Bibliographie : Sterrett 1888b, p. 274, n° 389 (CIL III, n° 6821 ; ILS, n° 2708 ; Demougin 1987, p. 642 et 846, n° 723 ; Demougin 1992, p. 621‑622, n° 723 ; Devijver 1977 ; Devijver 1987 ; Devijver 1993a, n° C 54 ; Devijver 2001, p. 20).
1141Voir Spaul 1994, p. 137‑139 (avec références).
1142Description du document : non renseignée.
[- - -] praef(ecto)] fabr(um), pra[ef(ecto) a]/lae Aug(ustae) Ge[r]/mani[c]ianae, / L(ucius) Calpurnius / Frugi l(ibertus) Philippus / h(onoris) c(ausa).
… préfet des ouvriers, préfet de l’ala Augusta Germaniciana, Lucius Calpurnius Frugi Philippus, son affranchi, en raison de ses mérites.
1143Voir inscription précédente pour la carrière du personnage honoré. Comme il est normal, Philippus a constitué son nom d’homme libre à partir de la séquence onomastique de son ancien maître.
E‑ANTI‑43c
1144Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1145Datation : ier siècle après J.‑C. en raison de l’onomastique du personnage honoré.
1146Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande d’une entité inconnue, peut-être les autorités civiques ou les soldats de l’ala Augusta Germaniciana.
1147Matériau : non renseigné.
1148Dimensions : non renseignées.
1149Lieu de découverte : non renseigné.
1150Date de découverte : 1926-1928.
1151Bibliographie : Byrne, Labarre 2006, p. 109, n° 214.
1152Description du document : non renseignée ; trois triglyphes au-dessus de l’inscription.
[Calpurniu]s L(uci) f(ilius) Ser(gia) Frug(i).
Calpurnius Frugi, fils de Lucius, de la tribu Sergia.
1153Voir inscriptions précédentes.
E‑ANTI‑44a
1154Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1155Datation : début du ier siècle après J.‑C.
1156Nature de l’objet et émettrices : dédicace gravée à la demande des autorités civiques.
1157Matériau : calcaire blanc.
1158Dimensions : 98 x 60,5 x 55 cm.
1159Lieu de découverte : Yalvaç, dans un mur de la cour de l’école, près de la porte de la mosquée.
1160Date de découverte : 1912.
1161Bibliographie : Ramsay 1912a, p. 401 ; Reinach 1913, p. 113 (AE, 1913, n° 235 ; Cheesman 1913, p. 253, n° 1 et fig. 42 ; AE, 1914, n° 65 ; ILS, n° 9502 ; AE, 1922, n° 78‑79 ; Saddington 1982, p. 57 ; Didu 1983‑1984, p. 57‑58 ; Demougin 1987, p. 118, 337, 347, 538, 617, 619, 660 et 825 ; Raepsaet-Charlier 1987, p. 561‑562, n° 702 ; Rémy 1989, p. 132‑134, n° 96 ; Demougin 1992, p. 121‑123, n° 118 ; Devijver 1977 ; Devijver 1987 ; Devijver 1993a, n° C 81 ; Devijver 2001, p. 53 et 171 ; Schäfer 2000, p. 112‑113 ; Christol, Drew-Bear, Taşlıalan 2001, p. 6‑8, n° 2 ; AE, 2001, n° 1919 ; Christol, Drew-Bear 2002b, p. 279 ; AE, 2007, n° 1473).
1162Description du document : base de statue brisée en haut à droite. H. l. : 3,8 à 6 cm.
C(aio) Carista[nio] / C(ai) f(ilio) Ser(gia) Fronto[ni] / Caesiano Iull[o] / praef(ecto) fabr(um) pont[if(ici)] / sacerdoti prae[f(ecto)] / P(ubli) Sulpici Quirini IIv(iri) / praef(ecto) M(arci) Servili / huic primo omnium / publice d(ecreto) d(ecurionum) statua / posita est.
À Caius Caristanius Fronto Caesianus Iullus, fils de Caius, de la tribu Sergia, préfet des ouvriers, pontife, prêtre, préfet de Publius Sulpicius Quirinus en tant que duumvir, préfet de Marcus Servilius, le premier de tous qui, par décret des décurions, a eu sa statue placée ici.
1163Voir inscription suivante.
E‑ANTI‑44b
1164Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1165Datation : début du ier siècle après J.‑C. (postérieure à la précédente).
1166Nature de l’objet et émettrices : dédicace gravée probablement à la demande des autorités civiques.
1167Matériau : non renseigné.
1168Dimensions : non renseignées.
1169Lieu de découverte : village de Hissarardi, proche de Yalvaç, dans le mur d’une cour.
1170Date de découverte : 1913.
1171Bibliographie : Cheesman 1913, p. 254, n° 2 (AE, 1914, n° 260 ; ILS, n° 9503 ; AE, 1922, n° 79 ; AE, 1930, n° 127 ; Saddington 1982, p. 57 ; Didu 1983‑1984, p. 57‑58 ; Demougin 1987, p. 118, 337, 347, 538, 617, 619, 660 et 825 ; Raepsaet-Charlier 1987, p. 561‑562, n° 702 ; Rémy 1989, p. 132‑134, n° 96 ; Demougin 1992, p. 121‑123, n° 118 ; Devijver 1977 ; Devijver 1987 ; Devijver 1993a, n° C 81 ; Devijver 2001, p. 53 et 171 ; Schäfer 2000, p. 112‑113 ; Christol, Drew-Bear, Taşlıalan 2001, p. 8‑10 , n° 3 ; AE, 2001, n° 1920 ; Christol, Drew-Bear 2002b, p. 279).
1172Voir Spaul 2000, p. 343 (avec références).
1173Description du document : bloc faisant partie d’un herôon (?).
C(aio) Caristani[o C(ai) f(ilio) Ser(gia)] / Frontoni Caesiano / Iullo praef(ecto) fabr(um) trib(uno) mil(itum) / leg(ionis) XII Fulm(inatae) praef(ecto) coh(ortis) Bos[p(oranorum)] / pontif(ici) praef(ecto) P(ubli) Sulpici Quirini / IIvir(i) praef(ecto) M(arci) Servili praef(ecto) / (vac.).
À Caius Caristanius Fronto Caesianus Iullus, fils de Caius, de la tribu Sergia, préfet des ouvriers, tribun militaire de la légion XII Fulminata, préfet de la cohorte Bosporarnorum, pontife, préfet de Publius Sulpicius Quirinus en tant que duumvir, préfet de Marcus Servilius, préfet (vac.).
1174Sur la carrière du personnage, voir t. 1, p. 100‑101, 341‑348, 350, 380, 386‑387. Il s’agit là d’un des hommes les plus puissants de la colonie, uni par des liens familiaux à Caius Anicius Caesianus (voir E‑ANTI‑40) et à Publius Anicius Maximus (voir E‑ANTI‑41). L’ascension sociale de cette famille continua dans les décennies suivantes, puisque le petit-fils de ce notable, Caius Caristanius Fronto (voir E‑ANTI‑45a‑b), accéda au Sénat et fut consul en 90, ordre sénatorial qu’intégrèrent aussi son neveu et ses arrière-petits-fils. On a encore une fois affaire ici à ces solidarités familiales, dont l’efficacité en termes de résultats sociopolitiques est patente.
E‑ANTI‑44c
1175Cité : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1176Datation : entre le 25 janvier 45 et le 24 janvier 46 après J.‑C.
1177Nature de l’objet et émetteur : dédicace à Claude avec instauration de concours en l’honneur de la Victoire Britannique par Gaius Caristanius Fronto Caesianus Iullus.
1178Matériau : marbre (?).
1179Dimensions : 251 x 75 x 48 cm.
1180Lieu de découverte : rue Salkım Söğüt à Yalvaç.
1181Date de découverte : 1999, lors de travaux de terrassement.
1182Bibliographie : Christol, Drew-Bear, Taşlıalan 2001, p. 1‑6, n° 1 (AE, 2001, n° 1918 ; Christol, Drew-Bear 2002b, p. 279 ; AE, 2003, n° 1014 ; AE, 2007, n° 1473).
1183Voir Saddington 1982, p. 57 ; Didu 1983‑1984, p. 57‑58 ; Demougin 1987, p. 118, 337, 347, 538, 617, 619, 660 et 825 ; Raepsaet-Charlier 1987, p. 561‑562, n° 702 ; Rémy 1989, p. 132‑134, n° 96 ; Demougin 1992, p. 121‑123, n° 118 ; Devijver 1977 ; Devijver 1987 ; Devijver 1993a, n° C 81 ; Devijver 2001, p. 53 et 171 ; Bru, Demirer 2007, p. 35‑43.
1184Voir Spaul 2000, p. 343 (avec références).
1185Description du document : « Bloc brisé aux deux angles inf. de la face principale et, à l’arrière, en h. à g. […] Au lit sup., anathyrose et deux mortaises avec canal de coulée pour un couronnement rapporté ; anathyrose au lit inf. pour fixation sur une plinthe. Lettres profondes : 9 à 5 cm (entre lignes de réglage). T longs. Ligatures : NT à la l. 4 ; TE à la l. 6. Réglures. Points en forme de petits quarts de cercle (omis l. 10 et 11) » (AE, 2001, n° 1918).
Ti(berio) Claudio / Ca〈e〉sari Aug(usto) / Germanico / pont(ifici) max(imo) co(n)s(uli) III / trib(unicia) pot(estate) V p(atri) p(atriae) / pro incolumitate / eius et victoria / Britannica ex / voto quod susce/perat cum liberis / suis statuam ludos / iuvenales hostias / venationem dedit / G(aius) Caristan/ius Fronto / Ca〈e〉sianus Iullus / duumviralis III / pontifex trib(unus) / leg(ionis) XII Fulmin(atae) / pra〈e〉f(ectus) cohort(is) / Bospor(anorum) pra〈e〉(fectus) / fabrum VI.
À Tibère Claude César Auguste Germanique, grand pontife, consul pour la troisième fois, investi de sa cinquième puissance tribunicienne, père de la patrie, pour son salut et pour la Victoire Britannique, en accomplissement d’un vœu, avec ses enfants, Gaius Caristanius Fronto Caesianus Iullus, duumvir pour la troisième fois, pontife, tribun de la légion XII Fulminata, préfet de la cohorte Bosporanorum, préfet des ouvriers pour la sixième fois, a donné une statue, des ludi iuvenales, des sacrifices et des chasses.
1186Voir inscription précédente. Il convient de noter le respect de l’orthographe archaïsante voulue par Claude. D’après l’AE, le vœu a dû être prononcé au début de l’expédition britannique mais réalisé pleinement après le retour du prince à Rome. La statue devait être placée au cœur religieux de la cité. Si Caristanius avait commencé sa carrière vers 10 avant J.‑C. (voir inscription précédente), il était alors un vieillard, certainement beaucoup moins engagé qu’auparavant dans la vie politique active de sa cité.
E‑ANTI‑45a
1187Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1188Datation : règne de Domitien, avant la fin de 83 après J.‑C., date à laquelle l’empereur reçut le titre de Germanicus.
1189Nature de l’objet et émetteur : dédicace gravée à la demande de Titus Caristanius Calpurnianus Rufus, client ou parent du personnage honoré.
1190Matériau : non renseigné.
1191Dimensions : non renseignées.
1192Lieu de découverte : Debbagh Khane, à Yalvaç.
1193Date de découverte : 1912.
1194Bibliographie : Cheesman 1913, p. 260, n° 4 (AE, 1914, n° 262 ; ILS, n° 9485 ; AE, 1922, n° 79 ; Saddington 1982, p. 72 ; Raepsaet-Charlier 1987, p. 561‑562, n° 702 ; Rémy 1989, p. 62‑64, n° 48 ; Franke 1991, n° 82 et 367 ; Devijver 1976 ; Devijver 1987 ; Devijver 1993a, n° C 80 ; Devijver 2001, p. 6).
1195Voir Spaul 1994, p. 65‑67 (avec références).
1196Description du document : non renseignée ; points entre les mots dans la première partie de l’inscription.
C(aio) Carist[a]/nio C(ai) f(ilio) Ser(gia) Fr[on]/toni trib(uno) mil(itum) pr[aef(ecto)] / eq(uitum) al(ae) Bosp(oranorum) adl[e]/cto in senatu inter / tribunic(ios) promoto in/ter praetorios leg(ato) pro / pr(aetore) Ponti et Bithyn(iae) leg(ato) Imp(eratoris) / divi Vespasian(i) Aug(usti) leg(ionis) / IX Hispanae in Britann(ia) / leg(ato) pro pr(aetore) Imp(eratoris) divi Titi / Caes(aris) Aug(usti) et Imp(eratoris) Domitiani / Caes(aris) Aug(usti) provinc(iae) Pam/phyliae et Lyciae patro/no col(oniae) // T(itus) Caristanius Cal/purnianus Rufus / ob merita eius h(onoris) c(ausa).
À Caius Caristanius Fronto, fils de Caius, de la tribu Sergia, tribun militaire, préfet des cavaliers de l’ala Bosporanorum, admis au Sénat parmi les tribuns, promu parmi les préteurs, légat propréteur du Pont et de Bithynie, légat du divin empereur Vespasien Auguste pour la légion IX Hispana en Bretagne, légat propréteur du divin empereur Titus César Auguste et de l’empereur Domitien César Auguste pour la province de Pamphylie et de Lycie, patron de la colonie, Titus Caristanius Calpurnianus Rufus, en faveur de celui-ci, en raison de ses mérites.
1197Caius Caristanius Fronto a eu une carrière exceptionnelle (voir t. 1, p. 100‑101, 341‑344, 346, 348). Rémy 1989 ajoutait que la fortune de cet homme provenait, certes, de choix politiques judicieux en une période de troubles, mais aussi d’un mariage habile avec la fille du puissant sénateur anatolien Lucius Sergius Paullus. Cette vision a depuis évolué : on savait que la gens Caristania avait établi des liens de parenté avec les Calpurnii (voir E‑ANTI‑43a). Cet aspect des choses a été renforcé par la découverte d’une inscription de Kaunos (voir Christol, Drew-Bear 2002a, p. 180‑181) démontrant que l’épouse de Caius Caristanius Fronto se nommait Calpurnia Paulla Calpurni Longi f(ilia). L’alliance s’était donc effectuée à un niveau social moins élevé que celui envisagé jusque-là.
E‑ANTI‑45b
1198Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1199Datation : règne de Domitien, avant la fin de 83 après J.‑C., date à laquelle l’empereur reçut le titre de Germanicus.
1200Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande des autorités civique ou de Titus Caristanius Calpurnianus Rufus (?).
1201Matériau : marbre (?).
1202Dimensions : non renseignées.
1203Lieu de découverte : « From Angiportus of Tib[eria] Pl[atea] » (voir Byrne, Labarre 2006).
1204Date de découverte : 1926.
1205Bibliographie : Byrne, Labarre 2006, p. 96‑97, n° 174.
1206Voir Saddington 1982, p. 72 ; Raepsaet-Charlier 1987, p. 561‑562, n° 702 ; Rémy 1989, p. 62‑64, n° 48 ; Franke 1991, n° 82 et 367 ; Devijver 1976 ; Devijver 1987 ; Devijver 1993a, n° C 80 ; Devijver 2001, p. 6.
1207Description du document : base dont il ne reste plus que la partie gauche.
[- - - leg(ato) Imp(eratoris) divi] / [Vespasian(i) Aug(usti) leg(ionis)] / IX His[panae in Bri]/tanni[a leg(ato) pr(o) pr(aetore) Imp(eratoris)] / divi T[iti Caes(aris) Aug(usti) et] / Imp(eratoris) [Domitiani Caes(aris) Aug(usti)] / provi[nc(iae) Pamphyliae] / [et Ly]ci[ae - - -]
… légat du divin empereur Vespasien Auguste pour la légion IX Hispana en Bretagne, légat propréteur du divin empereur Titus César Auguste et de l’empereur Domitien César Auguste pour la province de Pamphylie et de Lycie …
1208Voir inscription précédente.
E‑ANTI‑46
1209Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1210Datation : iie ou iiie siècle après J.‑C.
1211Nature de l’objet et émetteur : dédicace gravée à la demande de l’affranchi Flavonius Auxanôn.
1212Matériau : non renseigné.
1213Dimensions : 105 x 58 x 40 cm.
1214Lieu de découverte : Yalvaç, dans une maison.
1215Date de découverte : 1924.
1216Bibliographie : Robinson 1926a, p. 230, n° 62 (AE, 1927, n° 173) ; Keyes 1928 (Ramsay 1933, p. 317 ; BE, 1948, n° 229 ; Levick 1958, p. 74 et pl. X ; Levick 1967b, p. 114‑115 ; Rémy 1986b, p. 129, n° 28 ; Rémy 1989, p. 272‑274, n° 225, 233 et 235).
1217Description du document : non renseignée. H. l. : 4,5 cm.
Φλαώνιον Παυλεῖ/νον τὸν λαμπρότα/τον ἡγεμόνα λεγεῶ/νος (αʹ) ἀτ[ι]υ[τρ]ῖκος, πραί/τορα, κουαίστο[ρα] ταμίαν / ἐπαρχίας Κύπρου, πρεσ/πευτὴν [Λυκ]ίας Παμφυ/λίας, αἰ[δίλιν] κερεάλιν, / χειλία[ρχον πλ]ατύσιμον / λεγεῶνος ιʹ Φραιτησίας καὶ ιβʹ Κεραυνοφόρου, / βιόκουρον, / Φλαώνιος Αὐξάνων ἀπελεύθερος τὸν ἑαυ/τοῦ πάτρωνα.
À Flavonius Paulinus, vir clarissimus, légat de la légion I Adiutrix, préteur, questeur, questeur de la province de Chypre, légat du gouverneur de la province de Lycie-Pamphylie, aedilis cerealis, tribun militaire de la légion X Fretensis et de la XII Fulminata, curateur des voies, Flavonius Auxanôn, son affranchi, pour son patron.
1218La carrière de ce sénateur est moins facile à reconstituer que d’autres en raison d’irrégularités dans la rédaction de l’inscription (voir t. 1, p. 102, 300, 342‑344, 346). On ne connaît pas la fin de son cursus. Cet homme appartenait à une des premières et plus puissantes familles de la colonie. Les liens de parenté avec le personnage mentionné dans l’inscription suivante paraissent indéniables, mais il est pour autant impossible d’être affirmatif quant à leur nature (pour les diverses thèses, voir Byrne, Labarre 2006, p. 96, avec références). Son affranchi a naturellement construit son nom à partir de celui de son ancien maître.
E‑ANTI‑47
1219Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1220Datation : après 165‑166 après J.‑C., date à laquelle furent créées par Marc Aurèle les deux légions Italicae.
1221Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande des citoyens des vici de la cité.
1222Matériau : marbre (?).
1223Dimensions : non renseignées.
1224Lieu de découverte : Hissarardı.
1225Date de découverte : 25 mai 1925.
1226Bibliographie : Byrne, Labarre 2006, p. 94‑96, n° 173 (AE, 2007, n° 1470).
1227Voir Christol, Drew-Bear 2007, p. 226‑230.
1228Description du document : base de statue, la face antérieure ornée de moulures.
C(aio) Flavonio / [Pa]u[lli]no Lollian[o] / [tr]ib(uno) laticlav(io) / l[eg(ionis)] II(I ?) Italicae / filio Ca(i) Flavoni / Aniciani Sancti / patr(oni) col(oniae) munici/pes vici Fel(iciter) (vac.) / d(ecreto) d(ecurionum).
À Caius Flavonius Paullinus Lollianus, tribun laticlave de la légion II (ou III ?) Italica, fils de C. Flavonius Anicianus Sanctus, patron de la colonie, les citoyens des vici, avec bonheur, (vac.) par décret des décurions (traduction d’après Byrne, Labarre 2006).
1229Caius Flavonius Paullinus Lollianus appartenait à une puissante famille équestre d’Antioche. Son père, Caius Flavonius Anicianus Sanctus (qui bénéficiait en outre de la citoyenneté à Éphèse et à Pergame) et son grand-père, Lucius Flavonius Paulinus, avaient été patrons de la colonie (voir Byrne, Labarre 2006, p. 95, avec références). Lui-même venait d’entamer une carrière sénatoriale par le tribunat laticlave d’une des deux nouvelles légions créées par Marc Aurèle et stationnées sur le Danube. Cette dédicace unanime de tous les vici de la cité, prise lors d’une occasion qui demeure inconnue, visait à placer la communauté sous le patronage d’un puissant personnage qui devait déjà avoir le soutien des autorités impériales. Les liens de parenté avec le notable mentionné dans l’inscription précédente paraissent indéniables, mais il est pour autant impossible d’être affirmatif quant à leur nature (pour les diverses thèses, voir Byrne, Labarre 2006, p. 96, avec références).
E‑ANTI‑48
1230Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1231Datation : 129 après J.‑C. en raison de la mention d’Hadrien et de son épouse sur le côté externe du monument (contra, selon des raisons stylistiques liées à l’étude des sculptures du monument, fin du iie siècle d’après Bru, Demirer 2006).
1232Nature de l’objet et émetteur : dédicace gravée à la demande de la personne honorée.
1233Matériau : marbre.
1234Dimensions : architrave de 23 m de longueur placée à l’origine sur la porte principale de la cité.
1235Lieu de découverte : en place, à l’ouest de la cité.
1236Date de découverte : 1924.
1237Bibliographie : Robinson 1924, p. 443 (Robinson 1926b, p. 45 [et non pas 1927 comme il est mentionné par erreur dans AE, 2002] ; Byrne 2002, p. 193‑200 ; AE, 2002, n° 1460 a ; AE, 2006, n° 1494 ; AE, 2007, n° 1473).
1238Voir Bru, Demirer 2006.
1239Description du document : à l’origine, lettres de bronze dont il ne subsiste plus que les mortaises de fixation sur la porte, le nom du notable gravé sur la face interne ; 4,8 m de blanc, 10,5 m de texte.
C. Iul(ius) Asp(er) Pansini[an]/us IIuir V trib(unus) [mil(itum)] / de s(ua) p(ecunia) f(ecit) et ornavit.
Caius Iulius Asper Pansinanus, duumvir à cinq reprises, tribun militaire, a fait ériger et décorer [ce monument] avec son propre argent.
1240Caius Iulius Asper Pansinanus fut tribun, probablement angusticlave, d’une légion inconnue.
E‑ANTI‑49a
1241Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1242Datation : milieu du ier siècle après J.‑C. d’après les deux inscriptions suivantes.
1243Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande des soldats de l’ala Augusta Germanica.
1244Matériau : non renseigné.
1245Dimensions : non renseignées.
1246Lieu de découverte : Hissar, dans le mur de la mosquée.
1247Date de découverte : 1884.
1248Bibliographie : Sterrett 1888a, p. 144, n° 118 (CIL III, n° 6822 ; AE, 1888, n° 177 ; Devijver 1976 ; Devijver 1987 ; Devijver 1993a, n° I 101 ; Devijver 2001, p. 148).
1249Voir Spaul 1994, p. 137‑139 (avec références).
1250Description du document : non renseignée ; points entre certains mots.
[. . .] / aug(uri) II[viro] / Proculo [- - -] / ala Aug(usta) Ge[r]/manica / h(onoris) c(ausa).
… aug(ure), duumvir, à Proculus …, l’ala Augusta Germanica, en raison de ses mérites.
1251Voir inscription suivante.
E‑ANTI‑49b
1252Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1253Datation : avant la mort de Néron.
1254Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande des soldats de l’ala Augusta Germanica.
1255Matériau : non renseigné.
1256Dimensions : non renseignées.
1257Lieu de découverte : à Yalvaç, dans une maison.
1258Date de découverte : 1911.
1259Bibliographie : Calder 1912a, p. 99, n° 31 (AE, 1914, n° 128 ; AE, 1966, n° 472 ; Devijver 1976 ; Devijver 1987 ; Devijver 1993a, n° I 101 ; Devijver 2001, p. 148 ; Nollé 2001, n° 55 ; AE, 2005, n° 1534).
1260Voir Pflaum 1960, p. 65 sq., n° 25 ; Spaul 1994, p. 137‑139 (avec références).
1261Description du document : panneau gravé sur un bloc. Points entre les mots.
[C(aio) lulio C(ai) f(ilio)] / Ser(gia) nigro / II uir(o), aug(uri), trib(uno) / mil(itum) leg(ionis) III Cyre/naic(ae), iuridico Ale/xandreae et Ae/gypti, proc(uratori) / Nero[nis Cl]audi / Ca[esaris] Aug(usti) Ger/ma[nici pr]ouin/ciae [Capp]adoci/ae et Ciliciae / ala Aug(usta) Germa/nica h(onoris) c(ausa).
À Caius Iulius Proculus, fils de Caius, de la tribu Sergia, duumvir, augure, tribun militaire de la légion III Cyrenaica, iuridicus d’Alexandrie et d’Égypte, procurateur de César Auguste Néron Claude Germanicus pour la province de Cappadoce et de Cilicie, l’ala Augusta, en raison de ses mérites.
1262Le chevalier Caius Iulius Proculus fut tribun militaire angusticlave de la III Cyrenaica, stationnée près d’Alexandrie d’Égypte. Ses fonctions de iuridicus faisaient de lui un conseiller extrêmement important en termes de justice et de législation auprès du préfet d’Égypte. Les soldats de l’ala Augusta Germanica (ou Germaniciana), alors en garnison à Antioche, honorèrent ce grand notable.
E‑ANTI‑49c
1263Cité et province : Sidè, Pamphylie.
1264Datation : après la damnatio memoriae de Néron.
1265Nature de l’objet et émetteur : dédicace gravée à la demande du petit-fils de la personne honorée.
1266Matériau : calcaire.
1267Dimensions : 57 x 82 x 25 cm.
1268Lieu de découverte : Sidè, dans la rue à colonnades, derrière les thermes.
1269Date de découverte : 1958.
1270Bibliographie : Bean 1965, p. 27, n° 118 (AE, 1966, n° 472 ; Devijver 1976 ; Devijver 1987 ; Devijver 1993a, n° I 101 ; Devijver 2001, p. 148).
1271Description du document : bloc rectangulaire avec deux trous au sommet ; lettres de 5 cm, plus petites vers la fin à cause du manque de place.
Γ(άïον) Ἰοὺλιον Γ(αΐου) υἱὸν Σεργίᾳ / Πρόκλον χελίαρχον λε/γεῶνος γʹ Κυρηναïκῆς, δικαι/οδότην Αἰγύπτου, ἐπίτροπον / Σεβαστοῦ ἐπαρχείας Καππα/δοκίας καὶ Κιλικίας, πάππον / Μάρκου ἥρωος.
À Caius Iulius Proculus, fils de Caius, de la tribu Sergia, tribun de la légion III Cyrenaica, iuridicus d’Égypte, procurateur de l’empereur pour les provinces de Cappadoce et de Cilicie, grand-père du noble Marcus.
1272Voir inscription précédente.
E‑ANTI‑50
1273Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1274Datation : ier siècle après J.‑C.
1275Nature de l’objet et émetteurs : dédicace ou épitaphe (?). Il est impossible de préciser quel fut le commanditaire (autorités civiques ou proches ?).
1276Matériau : marbre (?).
1277Dimensions : 67 x 122 x 31 cm.
1278Lieu de découverte : Eyüpler, à 10 km à l’ouest de Yalvaç, encastré dans une fontaine.
1279Date de découverte : non renseignée.
1280Bibliographie : Christol, Drew-Bear 1998b, p. 329‑332, n° 10 (AE, 1998, n° 1389).
1281Description du document : bloc rectangulaire. H. l. : 8 cm ; points à mi-hauteur entre les mots.
Q(uinto) Mannaeo P(ublii) f(ilio) Ser(gia) / centurioni leg(ionis) V G(allicae) / cohortis III, hast(ato) p(riori).
À Quintus Mannaeus, fils de Publius, de la tribu Sergia, centurion de la légion V Gallica, hastatus prior (?) de la troisième cohorte.
1282Quintus Mannaeus appartenait à la V Gallica, ancienne légion d’Antoine qui, seule ou en compagnie d’éléments issus de la légion VII appartenant à Octave, aurait fourni les colons nécessaires à la déduction. Il est probable qu’il fut hastatus prior plutôt que posterior car dans ce cas il n’aurait pas mentionné ce rang inférieur.
E‑ANTI‑51a
1283Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1284Datation : après 165‑168 après J.‑C.
1285Nature de l’objet et émetteur : dédicace gravée à la demande d’un des vici de la cité (?).
1286Matériau : non renseigné.
1287Dimensions : 138 x 65 cm.
1288Lieu de découverte : Yalvaç, dans le mur de la mosquée, près de la caserne.
1289Date de découverte : 1837.
1290Bibliographie : Le Bas, Waddington 1870, n° 1817 (CIL III, n° 292 ; EphEp 6, 1885, n° 1340) ; Sterrett 1888a, p. 130, n° 102 (CIL III, n° 6816 ; ILS, n° 8976 ; AE, 1920, n° 78).
1291Voir Christol, Drew-Bear 2007, p. 229‑232.
1292Description du document : non renseignée.
C(aio) Novio C(ai) Novi / Prisci co(n)s(ulis) et Flavoniae / Menodorae fil(io) Ser(gia) Rus/tico Venul(eio) Aproniano / Xvir(o) stlitib(us) iudicandis / trib(uno) laticl(avio) leg(ionis) VI Fer(ratae) Capar(cotnae) [- - -].
À Caius Novius Rusticus Venuleius Apronianus, fils du consul Caius Novus Priscus et de Flavonia Menodora, de la tribu Sergia, décemvir chargé de juger les litiges, tribun laticlave de la légion VI Ferrata à Caparcotna.
1293Sur sa carrière, voir t. 1, p. 102‑103, 307, 341, 343, 346. La filiation par le nom de la mère et le consulat du père est rare. La famille des Novii était alliée au puissant lignage des Flavonii par l’union de Caius Novus Priscus et de Flavonia Menodora, ce qui démontre encore une fois la subtilité des stratégies matrimoniales qui dépassaient le niveau local pour s’ouvrir en direction de la capitale.
E‑ANTI‑51b
1294Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1295Datation : après 165‑168 après J.‑C.
1296Nature de l’objet et émetteur : dédicace gravée à la demande d’un des vici de la cité.
1297Matériau : non renseigné.
1298Dimensions : non renseignées.
1299Lieu de découverte : Yalvaç, dans l’angle d’une rue, face à une fontaine.
1300Date de découverte : 1884.
1301Bibliographie : Sterrett 1888a, p. 130, n° 102 (CIL III, n° 6814 ; ILS, n° 8976a ; AE, 1920, n° 78 ; Ramsay 1924b, p. 189, n° 10).
1302Voir Christol, Drew-Bear 2007, p. 229‑232.
1303Description du document : non renseignée.
[- - -] Apro[niano] / Xvir(o) stlit(ibus) iu[dic(andis)] / trib(uno) l(ati)[c(lavio)] leg(ionis) VI F[err(atae)] / Caparc(otnae) quaest[ori] / can(didato) leg(ato) Asi[ae] / trib(uno) cand(idato) / desig[nato] / [v]ic(us) P[atricius][- - -]
… Apronianus, décemvir chargé de juger les litiges, tribun laticlave de la légion VI Ferrata à Caparcotna, questeur candidat, légat d’Asie, tribun candidat et désigné, le vicus Patricius (?).
1304Il s’agit du même personnage que dans l’inscription précédente : sur la suite de sa carrière, voir t. 1, p. 102‑103, 307, 341, 343, 346. À la place du P final précédant le nom du vicus, une autre lecture pourrait être un D, ce qui montre le caractère extrêmement aléatoire de toute restitution.
E‑ANTI‑51c
1305Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1306Datation : après 165‑168 après J.‑C.
1307Nature de l’objet et émetteur : dédicace gravée à la demande d’un des vici de la cité.
1308Matériau : non renseigné.
1309Dimensions : non renseignées.
1310Lieu de découverte : Hissar, dans une mosquée.
1311Date de découverte : 1884.
1312Bibliographie : Sterrett 1888a, p. 131‑132, n° 104 (CIL III, n° 6815 ; AE, 1888, n° 174).
1313Voir Christol, Drew-Bear 2007, p. 229‑232.
1314Description du document : non renseignée.
[C(aio) Novio C(ai) Novi] / [Prisci co(n)s(ulis) et Flavoniae] / [Menodorae f(ilio) Ser(gia)] / [Rustico Venuleio] / Apron[iano] / Xvir(o) stlit(ibus) iu[dic(andis)] / trib(uno) l(ati)〈c〉(lavio) leg(ionis) VI [Ferr(atae)] / Caparc(otnae) quaest(ori) / cand(idato) leg(ato) Asi[ae] / trib(uno) cand(idato) / desig[nato] / [v]ic(us) P[atricius][- - -].
À Caius Novius Rusticus Venuleius Apronianus, fils du consul Caius Novus Priscus et de Flavonia Menodora, de la tribu Sergia, décemvir chargé de juger les litiges, tribun laticlave de la légion VI Ferrata à Caparcotna, questeur candidat, légat d’Asie, tribun candidat et désigné, le vicus Patricius (?) …
1315Voir inscriptions précédentes. La reconstitution du nom du vicus est tout aussi hypothétique.
E‑ANTI‑51d
1316Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1317Datation : après 165‑168 après J.‑C.
1318Nature de l’objet et émetteur : dédicace gravée à la demande du vicus Cermalus.
1319Matériau : non renseigné.
1320Dimensions : non renseignées.
1321Lieu de découverte : Yalvaç, près du cimetière, dans le centre de la ville.
1322Date de découverte : 1911.
1323Bibliographie : Calder 1912a, p. 104, n° 40 (AE, 1914, n° 132).
1324Voir Levick 1967a, p. 77, n. 3 ; Christol, Drew-Bear 2007, p. 229‑232.
1325Description du document : stèle brisée dans sa partie supérieure.
[- - -] / quaestor[i candid(ato)] / leg(ato) Asiae trib(uno) / cand(idato) desig(nato) / vic(us) Cermal(us) / d(ecreto) d(ecurionum).
… questeur candidat, légat d’Asie, tribun candidat et désigné, le vicus Cermalus, par décret des décurions.
1326Cette inscription lacunaire a toutes les chances d’être le complément de celle publiée par B.M. Levick en 1958 (voir E‑ANTI‑51f). Elle permet d’apprendre le nom d’un nouveau vicus.
E‑ANTI‑51e
1327Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1328Datation : après 165‑168 après J.‑C.
1329Nature de l’objet et émetteur : dédicace gravée à la demande du vicus Venerius.
1330Matériau : non renseigné.
1331Dimensions : non renseignées.
1332Lieu de découverte : Yalvaç.
1333Date de découverte : 1914.
1334Bibliographie : Ramsay 1916, p. 129‑131 (Byrne, Labarre 2006, p. 76‑77, n° 165).
1335Voir Christol, Drew-Bear 2007, p. 229‑232.
1336Description du document : bloc brisé de tous les côtés.
C. Novi[o] / C. Novi Prisci / co(n)s(ulis) et Fl[avon(iae)] / [Menodorae fil(io)] / [Ser(gia) Rustico] [Venul(eio) Aproni]/ano Xvi[r(o) stlit(ibus] / iudic(andis) trib(uno) [laticl(avio)] / leg(ionis) VI Fer(ratae) C[apar]/cot(nae) quaest(ori) cand/[id(ato)] leg(ato) Asiae / trib(uno) cand(idato) des(ignato) / Vic(us) Vener(ius) / D(ecreto) D(ecurionum).
À Caius Novius Rusticus Venuleius Apronianus, fils du consul Caius Novus Priscus et de Flavonia Menodora, de la tribu Sergia, décemvir chargé de juger les litiges, tribun laticlave de la légion VI Ferrata à Caparcotna, questeur candidat, légat d’Asie, tribun candidat et désigné, le vicus Venerius, par décret des décurions.
1337Voir inscriptions précédentes. Le décret permet de connaître le nom d’un nouveau vicus.
E‑ANTI‑51f
1338Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1339Datation : après 165‑168 après J.‑C.
1340Nature de l’objet et émetteur : dédicace gravée à la demande d’un des vici de la cité (?).
1341Matériau : non renseigné.
1342Dimensions : 43 x 57 x 47 cm.
1343Lieu de découverte : Yalvaç, devant la bibliothèque.
1344Date de découverte : non renseignée.
1345Bibliographie : Levick 1958, p. 75‑76 et pl. X ; Waldmann 1981, p. 96 et pl. X.
1346Voir Christol, Drew-Bear 2007, p. 229‑232.
1347Description du document : bloc.
C(aio) Novio C(ai) / Novi Prisci / co(n)s(ulis) et Fla/voniae Meno/dorae fil(io) Ser(gia) / Rustico Ven(u)l(eio) / Apronian(o) Xvir(o) / stlitib(us) iudic(andis) / trib(uno) lat(iclavio) leg(ionis) VI / Fer(ratae) Caparcot(nae) / [quaest(ori)] c[a]ndid(ato) / [- - -].
À Caius Novius Rusticus Venuleius Apronianus, fils du consul Caius Novus Priscus et de Flavonia Menodora, de la tribu Sergia, décemvir chargé de juger les litiges, tribun laticlave de la légion VI Ferrata à Caparcotna, questeur candidat …
1348Voir inscriptions précédentes. L’inscription publiée par W.M. Calder en 1912 (voir E‑ANTI‑51d) a de fortes chances de venir compléter celle-ci.
E‑ANTI‑51g
1349Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1350Datation : après 165‑168 après J.‑C.
1351Nature de l’objet et émetteur : dédicace gravée à la demande d’un des vici de la cité (?).
1352Matériau : non renseigné.
1353Dimensions : non renseignées.
1354Lieu de découverte : Yalvaç.
1355Date de découverte : 1912‑1913.
1356Bibliographie : Byrne, Labarre 2006, p. 76‑77, n° 165.
1357Voir Christol, Drew-Bear 2007, p. 229‑232.
1358Description du document : bloc brisé de tous les côtés.
Novi[o] / C. Novi Pr[isci] / [c]o(n)s(ulis) et Fl[avon(iae)] / [Menodorae fil(io)][- - -].
À Caius Novius, fils du consul Caius Novus Priscus et de Flavonia Menodora …
1359Voir inscriptions précédentes.
E‑ANTI‑52
1360Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1361Datation : ier siècle après J.‑C., après le règne de Vespasien.
1362Nature de l’objet et émetteur : dédicace (?) gravée à la demande de Titus Flavius Calpurnianus Hiéroclès, probablement un client.
1363Matériau : non renseigné.
1364Dimensions : non renseignées.
1365Lieu de découverte : Hissar, près de Yalvaç.
1366Date de découverte : 1911.
1367Bibliographie : Calder 1912a, p. 102, n° 34 (AE, 1914, n° 131 ; Robinson 1926a, p. 230‑231, n° 62 et 62a ; Levick 1967a, p. 79‑81 ; Devijver 1976, p. 226 ; Christol, Drew-Bear 2009, p. 191‑192).
1368Voir Speidel 1980, p. 734‑735.
1369Description du document : Bloc. Points entre certains mots, barre horizontale sur les II et le IIII.
Paullino / [trib(unus)] mil(itum) legionis XII / Ful(minatae) sacerdo[ti] / Imp(eratoris) Caesar[is] / Vespasiani Aug(usti) / IIvir(o) II q(uaestori) IIII / T(itus) Flavius / Calpurnia/nus Hierocles / h(onoris) c(ausa).
À Paullinus, tribun militaire de la légion XII Fulminata, prêtre de l’empereur César Auguste Vespasien, duumvir à deux reprises, questeur à quatre reprises, Titus Flavius Calpurnianus Hiéroclès, en raison de ses mérites.
1370La brièveté de la formule relative au service de Paullinus au sein de la XII Fulminata, probablement stationnée dans le Caucase à cette époque, ne permet pas de développer davantage sa carrière militaire. Rentré dans sa patrie, il y exerça deux fois les fonctions de duumvir et quatre fois celles de questeur pour des raisons développées ci-après concernant Volumnius Varron (E‑ANTI‑55). Il était donc un notable important, à qui sa surface sociale et sa richesse indéniables permettaient de tenir un rôle de premier plan dans la colonie. Le personnage qui l’honore est peut-être lui-même affilié à la puissante famille des Calpurnii.
E‑ANTI‑53
1371Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1372Datation : ier-iie siècle après J.‑C. en raison de l’onomastique du personnage.
1373Nature de l’objet et émettrices : dédicace gravée à la demande des autorités civiques (?).
1374Matériau : « stone » (Ramsay 1915).
1375Dimensions : non renseignées.
1376Lieu de découverte : Salir, dans la banlieue de Yalvaç, dans le mur d’une maison.
1377Date de découverte : 1912.
1378Bibliographie : Cheesman 1913, p. 265 ; Ramsay 1915, p. 151 (RE, II A, 1923, col. 1714‑1715 ; Ramsay 1926, p. 205 ; Calder 1931, p. 60 [référence erronée chez Christol, Drew-Bear 2002a] ; Christol, Drew-Bear 2002a, p. 182 ; AE, 2002, n° 1457).
1379Description du document : partie supérieure d’une base de statue. Points entre les mots, barre sur le IIII.
L. Sergio L. f Paullo / filio IIIIuir(o) u(iarum) c(urandarum), tri[b(uno)] / mil(itum) leg(ionis) VI Ferr(atae), quaest(ori) / - - - - - -
À Lucius Sergius Paullus le fils, fils de Lucius, quattuorvir chargé de l’entretien des routes, tribun militaire de la légion VI Ferrata, questeur …
1380Sur la carrière de ce personnage, voir t. 1, p. 99, 101, 341, 346, 348. Cette famille, qui devait avoir fait partie du groupe des premiers colons et avait accédé tôt à l’ordre équestre, puis à l’ordre sénatorial, avait conservé, en dépit d’une installation à Rome, des liens étroits avec sa patrie d’origine, ne serait-ce que par un réseau de clientèle. On comprend ainsi mieux l’érection de cette dédicace.
E‑ANTI‑54
1381Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1382Datation : ier siècle après J.‑C.
1383Nature de l’objet et émetteur : dédicace ou épitaphe (?).
1384Matériau : non renseigné.
1385Dimensions : non renseignées.
1386Lieu de découverte : Hissarardı, dans une fontaine.
1387Date de découverte : 1912‑1913.
1388Bibliographie : Byrne, Labarre 2006, p. 74‑75, n° 161.
1389Description du document : bloc dont il ne demeure plus que la partie supérieure gauche. H. l. : l. 1, 6 cm ; l. 2, 4 cm ; l. 3, 3,5 cm.
M. Qu. . . / Q. f(ilio) Ch[arisi]/ano pr[aefecto] / milit[um].
À M. Qu(?) Charisianus, fils de Quintus, préfet des soldats.
1390La tribu du personnage ici honoré n’étant pas mentionnée, il est impossible de dire s’il était originaire d’Antioche. Quant à son titre, il peut se référer à un commandement de cohorte auxiliaire. Une autre solution consisterait à envisager le terme militum dans le sens de « vétérans », ce qui s’accorderait pleinement avec le statut colonial de la cité ; dans ce cas-là, il aurait été chargé d’y installer ceux-ci.
E‑ANTI‑55
1391Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1392Datation : après 42 après J.‑C., date à laquelle la légion VII prend le surnom de Claudia Pia Fidelis.
1393Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe ou dédicace post mortem gravée à la demande de son fils ou des autorités civiques (?).
1394Matériau : calcaire.
1395Dimensions : non renseignées.
1396Lieu de découverte : Yalvaç, dans le mur d’une maison.
1397Date de découverte : 1927.
1398Bibliographie : Ramsay 1939, p. 206‑209 (AE, 1941, n° 142 ; Demougin 1992, p. 538‑539, n° 637 ; Devijver 1977 ; Devijver 1987 ; Devijver 1993a, n° V 130 ; Devijver 2001, p. 92 et 162 ; Labarre, Özsait 2007, p. 102‑107 [AE, 2007, n° 1472] ; Christol, Drew-Bear 2009, p. 186‑191 [AE, 2009, n° 1471]).
1399Voir Cheesman 1914, p. 60, 160, 169 et 187 ; Spaul 2000, p. 29 (avec références).
1400Description du document : « good block » (voir Ramsay 1939, p. 206).
(vac.) /uliae (ou ullae) sa[cer]/[d]o[ti] deae Iu[liae] / [Au]gustae ma[tri / Vo]lumni Varro[nis] / [II]vir(i) quaest(oris) III / [p]ontif(icis) praef(ecti) coh(ortis) / [II] Italic(ae) trib(uni) mil(itum) / [l]eg(ionis) VII Claudiae / Piae Fidelis / (vac.).
… (?)uliae (ou -ullae), prêtresse de la déesse Iulia Augusta, mère de Volumnius Varron, duumvir, questeur à trois reprises, pontife, préfet de la cohorte II Italica, tribun militaire de la légion VII Claudia Pia Fidelis …
1401Sur cette famille, voir t. 1, p. 103, 341, 344, 346, 385.
E‑ANTI‑56
1402Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1403Datation : ier siècle après J.‑C., fin du règne de Tibère ou principat de Caligula ou de Claude.
1404Nature de l’objet et émettrices : dédicace gravée à la demande des autorités locales (?).
1405Matériau : non renseigné.
1406Dimensions : 52 x 39 x 32 cm.
1407Lieu de découverte : Yalvaç, dans le mur d’une maison.
1408Date de découverte : 1924.
1409Bibliographie : Robinson 1926a, p. 225‑226, n° 51 et pl. XXX (AE, 1927, n° 172 ; Devijver 1976 ; Devijver 1987 ; Devijver 1993a, n° A 283 ; Devijver 2001, p. 166 ; Demougin 1992, p. 337‑339, n° 413 ; Christol, Drew-Bear 2002b, p. 285).
1410Description du document : bloc brisé de tous côtés, points entre certains mots. H. l. : 0,5 à 0,55 cm.
]/picato IIvi[r(o) quinq(uennali)] / aug(uri) trib(uno) mil(itum) [leg(ionis) X] / Fretensis pr[aef(ecto) fa]/brum II praef(ecto) [-] / praef(ecto) P(ubli) Corne[li Sullae] / Felicis gene[ri Germa]/[n]ici Caesar[is] / [- co]hortis [.
… (?)picatus, duumvir quinquennal, augure, tribun militaire de la légion X Fretensis, préfet des ouvriers à deux reprises, préfet (?), préfet de Publius Cornelius Sylla Felix, gendre de Germanicus César, préfet de la cohorte …
1411Sur la carrière de cet homme, voir t. 1, p. 103‑104, 341, 343‑344, 346, 381. L’inscription paraît avoir été rédigée en ordre inverse.
E‑ANTI‑57
1412Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1413Datation : ier-iiie siècle après J.‑C.
1414Nature de l’objet et émetteur : épitaphe métrique gravée à la demande du père adoptif du jeune défunt.
1415Matériau : non renseigné.
1416Dimensions : non renseignées.
1417Lieu de découverte : Yalvaç, dans la cour de la madrassa Emir Ahmet.
1418Date de découverte : 1911.
1419Bibliographie : Calder 1912a, p. 90, n° 10 (Ramsay 1916, p. 133) ; Peek 1955, n° 1023 ; Vérilhac 1978‑1982, t. 1, n° 166 ; Merkelbach, Stauber 2001, p. 409, n° 16/61/09.
1420Description du document : inscription gravée à l’intérieur d’un panneau sur une dalle plate.
[Ἀνθία, χαῖρε. / Ἀνθί]/[ου ἦν] ποταμοῖο / π[αρώ]νυμος, οὗ / ποτὶ δείναις / ἔρνος ὅπως ἀνα/βὰς ἔνθα κόνις / γενόμην, ∙ / πέν/πτον καὶ δέκατον / προλαβὼν ἔτος· οὐ/δ’ ἀπόνητο ∙ / ἐς με / πόνων θρεπτὴρ / τῶν μεγάλων Ἀκύ/λας, v / τῷ χαίρων / στρατιῆς ἡγήτο/ρι χειλιαρίθμου ∙ / ἡ/λικίης μετ’ ἐμῆς / ὤλεσα χαρμοσύ/νην (feuille).
Salut à toi Anthias. Je portais le nom du fleuve Anthios, dans les tourbillons duquel je grandissais tel un rameau et maintenant je suis devenu poussière. Je suis parvenu à l’âge de quinze ans ; mon père adoptif, Aquila, n’a pas été récompensé pour ses grands soins. J’étais heureux qu’il soit tribun militaire d’une cohorte milliaire, mais en même temps que la fleur de ma jeunesse, j’ai perdu toute joie.
1421Sur ces deux personnages, voir t. 1, p. 104‑105, 293‑294, 300, 346, 349‑350.
E‑ANTI‑58
1422Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1423Datation : règne de Tibère ou peu après.
1424Nature de l’objet et émettrices : dédicace gravée à la demande des autorités civiques.
1425Matériau : non renseigné.
1426Dimensions : non renseignées.
1427Lieu de découverte : Yalvaç.
1428Date de découverte : 1912.
1429Bibliographie : Ramsay 1924b, p. 201‑203, n° 40 (AE, 1926, n° 82 ; Keppie 1973, p. 14‑15 ; Devijver 1977 ; Devijver 1987 ; Devijver 1993a, n° inc. 65 ; Devijver 2001, p. 14‑15 ; Demougin 1981 ; AE, 1982, n° 885 ; Demougin 1992, p. 263‑264, n° 310 ; Christol, Drew-Bear 2002b, p. 286‑288 ; AE, 2002, n° 1453 ; Speidel 2009a, p. 575‑577).
1430Voir Pflaum 1960, p. 9, n° 7 A ; Spaul 1994, p. 27‑28 (avec références).
1431Description du document : non renseignée. Points entre les lignes ; barre horizontale sur le XII.
- - - - - - / [praefec]t(o) alae Anti/[anae, pr]aef(ecto) ueteran(orum) / [leg(ionum) - - -et] XII, praefect(o) / [pro leg(ato) C]ommagene[s, / praef(ecto) Ti(berii)] / Caesaris Aug(usti) / [col(onia)] (vac.) Caes(area).
… préfet de l’ala Antiana, préfet des vétérans de la légion (?) XII, préfet prolégat de Commagène, préfet de Tibère César Auguste, la colonie (vac.) césarienne …
1432Ce chevalier anonyme put s’enorgueillir d’avoir remplacé Tibère, élu duumvir de la colonie in abstentia. Cet honneur s’explique probablement par le fait qu’il avait donné entière satisfaction dans ses fonctions de préfet prolégat de Commagène au cours du premier rattachement de ce territoire à l’Empire à partir de 17 après J.‑C. Auparavant, il avait commandé l’ala Antiana en Syrie, avant de recevoir la préfecture des vétérans d’une et peut-être deux légions de cette même armée syrienne (dont une legio XII qui a toutes les chances d’être la XII Fulminata).
E‑ANTI‑59
1433Cité et province : Éphèse, Asie.
1434Datation : iie siècle après J.‑C., après la conquête de l’Arabie.
1435Nature de l’objet et émetteur : dédicace gravée probablement à l’instigation du dédicataire.
1436Matériau : marbre blanc.
1437Dimensions : 82 x 46,5 x 47 cm.
1438Lieu de découverte : non renseigné.
1439Date de découverte : 1968.
1440Bibliographie : Knibbe 1968‑1971, p. 78‑79, n° 14, fig. 38 (AE, 1972, n° 592 ; Devijver 1977 ; Devijver 1987, n° inc. 24 ; Devijver 2001, p. 20, 109 et 176).
1441Voir, pour la cohors VI Petraeorum, Cheesman 1914, p. 80 et 182 ; Spaul 2000, p. 451 (avec références). Pour l’ala Augusta Germaniciana, Spaul 1994, p. 137‑139 (avec références).
1442Description du document : fragment médian d’une base, arasé en haut ; lettres de 3,2 à 4 cm, mais le champ épigraphique est très mutilé en bas à droite.
[- - - - - - praef(ecto) alae Augustae] / [G]ermaniciana[e] / tribuno leg(ionis) [XV] / Apollinaris p[raef(ecto)] / coh(ortis) VI Petr[aeorum] / [[[- - -]]] proc(urator) rat[ionis] / [p]rivatae [per pro]/[v]inci[am Asiam et] / [Phrygiam et Cariam].
… préfet de l’ala Augusta Germaniaca, tribun de la légion XV Apollinaris, préfet de la cohorte VI Petraeorum, à …, procurateur des biens privés [de l’empereur] pour la province d’Asie, de Phrygie et de Carie.
1443L’officier anonyme auteur de la dédicace a eu une carrière équestre classique. Il commanda d’abord une cohorte quingénaire, la VI Ulpia Petreorum, positionnée en Syrie, puis fut tribun angusticlave de la XV Apollinaris à Satala et enfin préfet de l’ala Augusta Germanica ou Germaniciana. Cette inscription a été intégrée dans le corpus de la cité en raison des liens de l’ala Augusta avec celle-ci. Il est également possible, bien que cela soit à proposer avec beaucoup de précautions, que ce chevalier ait été d’origine asiatique, étant donné les liens entretenus avec le procurateur. Plus original est le martelage du nom de ce personnage en l’honneur duquel avait été gravé le texte.
E‑ANTI‑60
1444Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1445Datation : ier ou début du iie siècle après J.‑C.
1446Nature de l’objet et émettrices : dédicace ou épitaphe gravée probablement à la demande des autorités civiques.
1447Matériau : non renseigné.
1448Dimensions : non renseignées.
1449Lieu de découverte : Hissarardı.
1450Date de découverte : 1912.
1451Bibliographie : Ramsay 1916, p. 106‑108 (AE, 1920, n° 77 ; Ramsay 1930a, p. 273, n° 2).
1452Pour l’ala I Ulpia Dromedariorum milliaria Palmyrenorum, voir Spaul 1994, p. 104‑105 (avec références). Pour l’ala I Batavorum milliaria civium Romanorum Pia Fidelis, Cheesman 1914, p. 55 ; Spaul 1994, p. 62‑64 (avec références). Pour l’ala I Flavia Augusta Britannica milliaria civium Romanorum bis torquata ob virtutem, Cheesman 1914, p. 153 ; Spaul 1994, p. 68‑71 (avec références). Pour l’ala I Augusta Nerviana milliaria fidelis, Cheesman 1914, p. 165 et 190 ; Spaul 1994, p. 160‑162 (avec références).
1453Description du document : bloc brisé en haut et très abîmé sur sa partie centrale.
- - - [praefecto(?) / alae] ṃiliar(iae) I, / f[l]a(mini), / gymnạ[siarcho] / (vac.) / Aug(usta) Pla(tea).
… préfet (?) de l’ala miliaria I, flamine, gymnasiarque (vac.), Augusta Platea.
1454Sur la carrière du personnage, voir t. 1, p. 104, 346, 348.
E‑ANTI‑61
1455Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1456Datation : fin du ier siècle avant J.‑C.-ier siècle après J.‑C. (d’après Ramsay 1924b, avant la formation de la province de Pannonie).
1457Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande des décurions.
1458Matériau : « stone » (voir Ramsay 1924b).
1459Dimensions : non renseignées.
1460Lieu de découverte : Gemen, au sud-est d’Antioche, en réemploi dans la construction d’un pont.
1461Date de découverte : 1914.
1462Bibliographie : Ramsay 1924b, p. 188‑189, n° 9 (Ramsay 1941, p. 148, n° 153 ; Devijver 1977 ; Devijver 1987 ; Devijver 1993a, n° inc. 64 ; Devijver 2001, p. 93, 126 et 153).
1463Voir, pour la cohors I Tyriorum sagittariorum, Cheesman 1914, p. 181 ; Spaul 2000, p. 454 (avec références). Pour l’ala Augusta Itureaorum sagittariorum, Spaul 1994, p. 154‑155 (avec références).
1464Description du document : non renseignée.
- - - / [․ ․ prae]fec(to) coh(ortis) I Tyr(iorum) / [sagitt(ariorum)], trib(uno) mil(itum) leg(ionis) IV / [in Moes(ia)] Scythic(a), praef(ecto) / [al(ae) Aug(ustae)] equit(um), praef(ecto) rip/[ae] Danuvi / d(ecreto) d(ecurionum).
… préfet de la cohorte I Tyriorum sagittariorum, tribun militaire de la légion IV Scythica en Mésie, préfet de l’ala Augusta equitum, préfet des rives du Danube, par décret des décurions.
1465Sur la carrière de ce personnage, voir t. 1, p. 104, 346.
E‑ANTI‑62
1466Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1467Datation : ier ou iie siècle après J.‑C.
1468Nature de l’objet et émettrices : dédicace ou épitaphe gravée à la demande des autorités civiques ou de la personne concernée.
1469Matériau : non renseigné.
1470Dimensions : non renseignées.
1471Lieu de découverte : village de Sofular, près de Yalvaç, dans une rue.
1472Date de découverte : 1911.
1473Bibliographie : Cumont, Anderson 1912, p. 234‑235, n° 2 (RE, s.v. « Legio (V Macedonica) » ; Devijver 1977 ; Devijver 1987, n° inc. 62 ; Devijver 2001, p. 156 ; Byrne, Labarre 2006, p. 75, n° 162).
1474Description du document : bloc inséré dans un mur, seule la partie droite est conservée. Points entre les mots. Le champ épigraphique diminue en bas à droite faute de place.
[. . . . . . P]r(aefecto) / [Fab]r(um) [T]rib(uno) / [M]il(itum) Leg(ionis) V / [Ma]cedonicae.
… préfet des ouvriers, tribun militaire de la légion V Macedonica.
1475Sur la carrière du personnage, voir t. 1, p. 104, 346.
Sous-officiers et troupiers
E‑ANTI‑63
1476Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1477Datation : ier siècle après J.‑C.
1478Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de l’affranchi du défunt.
1479Matériau : calcaire.
1480Dimensions : 46,5 x 81 x 35 cm.
1481Lieu de découverte : Yalvaç, découverte lors de travaux de canalisation près de la vieille mosquée du bazar (voir Christol, Drew-Bear 1998b, p. 309).
1482Date de découverte : non renseignée.
1483Bibliographie : EphEp 5, 1884, n° 1350 (CIL III, n° 6827) ; Christol, Drew-Bear 1998b, p. 309‑311, n° 2 (AE, 1998, n° 1386).
1484Description du document : « panneau mouluré en retrait, décalé vers la droite sur un bloc rectangulaire […] ; sur la face supérieure sont trois trous de fixation (dont un à chaque côté pour un crampon en forme de P), tandis que les faces latérales sont sommairement aplanies et que la face arrière fut laissée brute de carrière. De toute évidence, ce bloc faisait partie d’un édifice funéraire […]. Le graveur a aligné les lignes qui sont progressivement moins hautes sur la marge droite » (Christol, Drew-Bear 1998b, p. 309‑310). Points à mi-hauteur entre les mots. H. l. : 1. 1 : 6,4 cm ; l. 2, 5 : 3 cm ; l. 3 : 4,4 cm ; l. 4 : 3,8 cm.
L(ucius) Coelius / L(uci) f(ilius) Ani(ensi) mil(es) / leg(ionis) VII ex / test(amento) Faust(us) l(ibertus).
Lucius Coelius, fils de Lucius, de la tribu Aniensis, soldat de la légion VII ; en raison de son testament, Faustus, son affranchi [a fait faire ce monument].
1485Lucius Coelius appartenait à une légion VII, sous le commandement d’Octave lors des guerres civiles, dont les hommes participèrent à la fondation de la colonie d’Antioche. En raison de sa tribu, il ne pouvait être d’extraction locale ; il s’agissait probablement d’une recrue qui décéda sur place.
E‑ANTI‑64
1486Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1487Datation : ier siècle après J.‑C.
1488Nature de l’objet et émetteur : dédicace ou épitaphe (?) gravée à la demande du gendre de la personne honorée.
1489Matériau : non renseigné.
1490Dimensions : non renseignées.
1491Lieu de découverte : Südjüklü, dans une fontaine.
1492Date de découverte : 1885.
1493Bibliographie : Sterrett 1888b, p. 223, n° 361 (CIL III, n° 6847 ; Ramsay 1941, p. 35‑36, n° 25).
1494Voir Cheesman 1914, p. 151 et 156. Pour la cohors IIII Gallorum equitata, voir Spaul 2000, p. 163‑165 (avec références) ; pour la cohors IIII Gallorum equitata ciuium Romanorum, id., p. 167 ; pour les autres cohortes, id., p. 10‑16 (toutes avec références).
1495Description du document : non renseignée.
[T. Flavio T.] f. Serg(ia) / [C. Front]oni dec(urioni) / [cohortis] quartae / [Gallorum(?) ei]us gener.
À Titus Flavius, fils de Titus, de la tribu Sergia, Caius Fronto, décurion de la cohorte IV Gallorum (?), son gendre.
1496Sur les affectations possibles de cet homme, voir t. 1, p. 285‑287.
E‑ANTI‑65
1497Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1498Datation : iie siècle après J.‑C.
1499Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande du beau-frère du défunt.
1500Matériau : non renseigné.
1501Dimensions : non renseignées.
1502Lieu de découverte : Yalvaç.
1503Date de découverte : 1912‑1913.
1504Bibliographie : Byrne, Labarre 2006, p. 47‑48, n° 85 (AE, 2006, n° 1495).
1505Voir Cheesman 1914, p. 62 ; Spaul 2000, p. 386 (avec références).
1506Description du document : stèle brisée dans sa partie supérieure, moulurée en bas.
[- - -] Ἀσκληπιὸς / στρατιώτης / ἱππεὺς σινγλά/ριος χώρτης / Κυ/ρηναïκῆς / Ἀσκληπιῷ / β(ενε)φ(ικιαρίῳ) τῷ γυναι/καδελφῷ / μνείας χά/ριν.
… Asklépios, soldat, cavalier singulares de la cohorte I Cyrenaica, à son beau-frère Asklépios, beneficiarius, en souvenir.
1507La cassure de la stèle empêche de connaître l’ensemble de la séquence onomastique du soldat qui l’a fait élever. Comme son beau-frère en partie homonyme, il servait au sein de la cohors I Augusta Cyrenaica, cohorte equitata stationnée en Germanie Supérieure. Lui-même appartenait au groupe des singulares, c’est-à-dire des hommes chargés d’assurer la garde rapprochée d’un officier supérieur ou d’un gouverneur. Le défunt était beneficiarus, donc un gradé gravitant dans l’entourage proche de ce type d’officier. Leur présence à Antioche peut s’expliquer de diverses façons. Ils pouvaient être tous deux originaires de la cité ; leur préfet pouvait y être de passage ; ou bien encore ils avaient été détachés sur place, peut-être pour servir au sein d’une statio ou pour escorter un haut personnage.
E‑ANTI‑66
1508Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1509Datation : époque impériale romaine.
1510Nature de l’objet et émetteur : épitaphe ou dédicace (?).
1511Matériau : non renseigné.
1512Dimensions : non renseignées.
1513Lieu de découverte : Yalvaç.
1514Date de découverte : 1912‑1913.
1515Bibliographie : Byrne, Labarre 2006, p. 105, n° 202.
1516Description du document : « Fragment d’architrave. La moulure latérale droite est conservée » (Byrne, Labarre 2006).
[- - -]SCOS / [- - -]EGV.
… [beneficiariu]s COS de [l]égion V [Gallica ?].
1517La restitution proposée par W.M. Ramsay dans ses carnets reste extrêmement fragile.
Vétérans
E‑ANTI‑67
1518Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1519Datation : ier siècle après J.‑C.
1520Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande du défunt ou de ses proches.
1521Matériau : non renseigné.
1522Dimensions : non renseignées.
1523Lieu de découverte : Kurusari, dans le mur de la mosquée.
1524Date de découverte : 1885.
1525Bibliographie : Sterrett 1888b, p. 275, n° 393 (CIL III, n° 6824 ; ILS, n° 2237 ; Holder 1982, p. 148 ; Christol, Drew-Bear 1998b, p. 312, n° 3 ; AE, 1998, n° 1386).
1526Description du document : non renseignée ; points entre certains mots.
T(itus) Campusius C(ai) f(ilius) Ser(gia) / vet(e)ranus de legione / V Gal(l)ica.
Titus Campusius, fils de Caius, de la tribu Sergia, vétéran de la légion V Gallica.
1527Le défunt a servi dans la V Gallica, ancienne légion d’Antoine qui, seule ou en compagnie d’éléments issus de la légion VII appartenant à Octave, avait fourni les colons nécessaires à la déduction. Il était porteur d’un nom italique.
E‑ANTI‑68
1528Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1529Datation : ier-iie siècle après J.‑C.
1530Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée par l’un des frères pour l’autre.
1531Matériau : non renseigné.
1532Dimensions : 64 x 95 x ? cm.
1533Lieu de découverte : Çeleptas, à l’ouest de Yalvaç, en remploi dans le mur de la mosquée.
1534Date de découverte : non renseignée.
1535Bibliographie : Christol, Drew-Bear 1998b, p. 321‑323, n° 7 (AE, 1998, n° 1386).
1536Description du document : bloc rectangulaire ; les inscriptions sont placées chacune sous un buste figurant le défunt en relief. Lettres de 4,5 à 5,5 cm ; points entre les mots.
À gauche : P(ublius) Carbo / P(ublii) f(ilius) Ser(gia) [l(egione)] V G(allica).
À droite : C(aius) Carbo / uet(eranus) l( egionis) V G(allicae).
À gauche : Publius Carbo, fils de Publius, de la tribu Sergia, de la légion V Gallica.
À droite : Caius Carbo, vétéran de la légion V Gallica.
1537Sur la V Gallica, voir inscription précédente. Bien que la chose ne soit pas précisée explicitement, Publius était très certainement un vétéran retiré à Antioche.
E‑ANTI‑69
1538Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1539Datation : iiie siècle après J.‑C.
1540Nature de l’objet et émetteurs : liste de contributeurs d’une association de Xenoi Tekmoreioi pour le culte d’Artémis.
1541Matériau : non renseigné.
1542Dimensions : 353 x 35 cm.
1543Lieu de découverte : Gundani, dans le cimetière.
1544Date de découverte : 1882.
1545Bibliographie : Ramsay 1883d (Sterrett 1888b, p. 226‑237, n° 366 ; SEG XXXI, n° 1664).
1546Description du document : colonne ; gravure maladroite, hauteur des lettres inégale. Ici l. 17‑19.
Γ[άϊ]ος Κατώνιος Μορδιανὸς Μάρκου ἰστρα/τιώτου Πειδρηνός / Οὐέσσμιος Μάξιμος Γισζηνὸς (δην.) ͵ερʹ.
Gaius Catonius Mordianus Peidrenus Vesomius Maximus Gissenus, fils de Marcus, soldat, 5 100 deniers.
1547Sur cet homme, voir t. 1, p. 96‑97, 307, 345, 366.
E‑ANTI‑70
1548Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1549Datation : ier siècle après J.‑C.
1550Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe. Les commanditaires demeurent inconnus : la famille, des proches ou bien le défunt lui-même.
1551Matériau : non renseigné.
1552Dimensions : 210 (dont cannelures 58) x 37 (diamètre bas) à 31,5 (diamètre haut) cm.
1553Lieu de découverte : dans les ruines, au nord de l’église Saint-Paul.
1554Date de découverte : non renseignée.
1555Bibliographie : Christol, Drew-Bear 1998b, p. 323‑325, n° 8 (AE, 1998, n° 1387).
1556Description du document : colonne entièrement conservée, cannelée dans sa partie haute ; au lit supérieur, mortaise avec canal de coulée de chaque côté. L’inscription commence à la suite des cannelures. Points entre les mots à mi-hauteur. H. l. : 4 cm.
M(arcus) Ceius P(ublii) f(ilius) Ser(gia) / leg(ione) V Gal(lica). hic / situs est. Haue.
Marcus Ceius, fils de Publius, de la tribu Sergia, soldat de la légion V Gallica. Il est enseveli ici. Porte-toi bien.
1557Sur la V Gallica, voir E‑ANTI‑67. Le défunt portait un gentilice italique le rattachant probablement à la partie centre-sud de la Péninsule.
E‑ANTI‑71
1558Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1559Datation : ier siècle après J.‑C.
1560Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande du frère du défunt.
1561Matériau : calcaire.
1562Dimensions : 37,5 x 39 x 40 cm.
1563Lieu de découverte : Yalvaç, dans le mur d’une mosquée.
1564Date de découverte : 1836.
1565Bibliographie : Hamilton 1842, t. 2, n° 183 ; Henzen 1856, n° 6674 ; Le Bas, Waddington 1870, n° 1823 (CIL III, n° 293 et 6825 ; EphEp 5, 1884, n° 1341 ; ILS, n° 2238 ; Bücheler, Lommatzsch 1930, n° 243 ; Geist 1969, p. 169, n° 453 ; Waldmann 1981, p. 98 [très fautif] ; Holder 1982, p. 148 ; AE, 1989, n° 726 ; AE, 1998, n° 1386) ; Christol, Drew-Bear 1998b, p. 318‑321, n° 6 (Cugusi, Sblendorio Cugusi 2011, n° 15).
1566Description du document : bloc brisé en haut, à gauche et à droite, restes de moulure en bas. H. l. : l. 1, 4, 5, 6 : 3,5 cm ; l. 2 et 3 : 4 cm ; points entre les mots.
T(itus) Cissonius Q(uinti) f(ilius) Ser(gia) vet(eranus) / leg(ionis) V Gall(icae) dum vixi / bibi libenter bibite vos / qui vivitis / P(ublius) Cissonius Q(uinti) f(ilius) Ser(gia) frater / fecit.
Titus Cissonius, fils de Quintus, de la tribu Sergia, vétéran de la légion V Gallica ; quand il était en vie, il a bu volontiers, vous qui êtes en vie, buvez. Publius Cissonius, fils de Quintus, de la tribu Sergia, son frère, a fait faire [ce monument].
1567Sur la V Gallica, voir inscription précédente. Un des intérêts de l’inscription réside dans le septénaire trochaïque vantant les mérites du vin et de la bombance qui dénote une certaine forme de maîtrise de la culture dans ce milieu militaire. Bien que la chose ne soit pas précisée, il y a de fortes chances que Publius Cissonius ait été un vétéran de la V Gallica, comme son frère décédé. Leur nomen serait d’origine celtique.
E‑ANTI‑72
1568Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1569Datation : époque augustéenne.
1570Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande du frère du défunt (?).
1571Matériau : non renseigné.
1572Dimensions : 86 x 75 x 45 cm.
1573Lieu de découverte : Üyüklü, à deux heures à l’ouest de Yalvaç, dans la rue.
1574Date de découverte : 1885.
1575Bibliographie : Sterrett 1888b, p. 275, n° 391 (CIL III, n° 6826) ; Christol, Drew-Bear 1998b, p. 307‑309, n° 1, avec photographie (AE, 1998, n° 1386).
1576Description du document : bloc avec texte gravé entre deux enseignes légionnaires ; points entre les mots à mi-hauteur. H. l. : 5 cm.
T(itus) Cissonius, / Ser(gii) f(ilius), Ser(gia), / veter(anus) l(egionis) VII.
Titus Cissonius, fils de Sergius, de la tribu Sergia, vétéran de la légion VII.
1577Titus Cissonius appartenait à une légion VII, sous le commandement d’Octave lors des guerres civiles, dont les hommes participèrent à la fondation de la colonie d’Antioche. Le nomen serait d’origine celtique.
E‑ANTI‑73
1578Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1579Datation : fin du ier siècle avant J.‑C.
1580Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de l’affranchi du défunt.
1581Matériau : non renseigné.
1582Dimensions : 46 x 76 x 67 cm.
1583Lieu de découverte : Yalvaç, dans la cour d’une maison.
1584Date de découverte : 1914.
1585Bibliographie : Ramsay 1916, p. 90‑93 et fig. 6 (AE, 1920, n° 75 et AE, 1924, n° 138 ; Ramsay 1941, p. 61‑62, n° 3 ; Holder 1982, p. 148) ; Christol, Drew-Bear 1998b, p. 313‑316, n° 4.
1586Description du document : bloc rectangulaire avec le relief d’un pédiment comportant des acrotères aux deux extrémités et au sommet. Dans l’espace triangulaire ainsi défini, au sommet, un scutum de forme oblongue avec une épée placée derrière ; en bas à gauche une corbeille ; de l’autre côté, une capsa avec un trou de serrure et une courroie. La réalisation est de piètre qualité. Une partie de l’inscription est gravée en haut à gauche, à l’extérieur du fronton, une autre partie en haut à droite ; le nom de l’épouse a été gravé sous les objets de la vie quotidienne. Points entre certains mots à mi-hauteur. H. l. : l. 1 : 4 cm ; l. 2 : 3 cm ; l. 3 : 2,5 cm ; l. 4 : 3,2 cm.
L(ucio) Pompo/nio Nigro / vet(erano) // leg(ionis) V Gal(licae) / scribai q(aistorio) / Urbanus l(ibertus) // et Viviai.
À Lucius Pomponius Niger, vétéran de la légion V Gallica, scribe du questeur, Urbanus, son affranchi, et à Vivia.
1587Sur la V Gallica, voir E‑ANTI‑67. Plus original, son statut de scribe du questeur correspond à une fonction municipale et non pas auprès d’un magistrat romain.
E‑ANTI‑74
1588Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1589Datation : ier siècle après J.‑C.
1590Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande du défunt ou de ses proches.
1591Matériau : calcaire.
1592Dimensions : 69 x 71 x 32 cm.
1593Lieu de découverte : Yalvaç, dans le quartier Abadjidar, dans une fontaine.
1594Date de découverte : 1816.
1595Bibliographie : Richter 1822, p. 569, n° 29 ; CIL III, n° 294 et 6828 (Holder 1982, p. 148) ; Christol, Drew-Bear 1998b, p. 316‑318, n° 5 (AE, 1998, n° 1386).
1596Description du document : « bloc […] carré avec un panneau mouluré en retrait et décalé vers le bas, dans lequel se trouve l’inscription. […] Sur la face supérieure se trouvent des trous de fixation à droite et à gauche, ce qui montre que cette pierre faisait partie d’un monument funéraire » (Christol, Drew-Bear 1998b, p. 317). H. l. : 1. 1 : 7,5 cm ; l. 2 : 5,5 cm ; l. 3 : 5 cm ; points entre les mots à mi-hauteur.
M(arcus) Tiberius / M(arci) f(ilius) Ser(gia) / veter(anus) leg(ionis) V G(allicae).
Marcus Tiberius, fils de Marcus, de la tribu Sergia, vétéran de la légion V Gallica.
1597Sur la V Gallica, voir inscription précédente. L’homme était peut-être d’ascendance étrusque.
E‑ANTI‑75
1598Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1599Datation : ier siècle après J.‑C.
1600Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de l’affranchi du défunt.
1601Matériau : calcaire blanc.
1602Dimensions : 90 x 125 x ? cm.
1603Lieu de découverte : Tokmaçık, au sud-ouest de Yalvaç, dans le mur d’une maison.
1604Date de découverte : non renseignée.
1605Bibliographie : Christol, Drew-Bear 1998b, p. 325‑329, n° 9 (AE, 1998, n° 1388).
1606Description du document : bloc brisé de tous côtés avec en son centre la figuration en relief d’une porte à quatre panneaux dans un cadre mouluré surmonté d’un fronton triangulaire. Heurtoir dans le panneau supérieur gauche et serrure dans le panneau supérieur droit ; inscription de part et d’autre de la porte. H. l. : l. 1 : 7 cm ; l. 2‑3 : 4,5 cm ; points entre les mots à mi-hauteur.
Q(uinto) Vibio (vac.) Aquil[ae] / uet(erano) Parmensi / Eros l(ibertus) (vac.) e(x) t(estamento) f(ecit).
À Quintus Vibius Aquila, originaire de Parme, vétéran ; Éros, son affranchi, a fait faire [ce monument], conformément à son testament.
1607Ce vétéran parmesan ne précise pas dans son épitaphe à quelle légion il appartenait. On peut supposer, considérant la date relativement précoce du texte, qu’il avait servi au sein de la V Gallica ou de la VIIe. D’après Christol, Drew-Bear 1998b, p. 325‑326, ce type de monument funéraire, dont il s’agit là d’un des exemples les plus anciens, aurait été importé par les colons et les soldats romains d’Italie centrale et septentrionale en Phrygie du sud avant de gagner la partie nord de cette région (voir t. 1, p. 242).
E‑ANTI‑76
1608Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
1609Datation : époque impériale romaine.
1610Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande du défunt ou de ses proches (?).
1611Matériau : non renseigné.
1612Dimensions : non renseignées.
1613Lieu de découverte : Yalvaç.
1614Date de découverte : 1912‑1913.
1615Bibliographie : Byrne, Labarre 2006, p. 102‑103, n° 192.
1616Description du document : pierre dont les bords latéraux sont conservés.
] / [op]tio leg(ionis) XII / Ful(minatae) vixit an/nis XXXXV / mil(itavit) annis [.
… optio de la légion XII Fulminata, il a vécu quarante-cinq ans, il a servi …
1617Ce sous-officier anonyme a servi dans la XII Fulminata, mais comme il est impossible de situer chronologiquement l’inscription, on ne peut dire où l’unité se trouvait cantonnée à cette époque, soit en Syrie avant la révolte juive, soit en Cappadoce après. Le fait qu’il ait vécu 45 ans amène à en faire un vétéran compte tenu de l’âge de recrutement qui se situait autour de la vingtième année.
Apamée de Phrygie
Présence iranienne
Anthroponymes iraniens
E‑APAM‑1a
1618Cité et province : Apamée de Phrygie.
1619Datation : vers 128 après J.‑C.
1620Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande de la boulè et du démos des Apaméens.
1621Matériau : marbre blanc.
1622Dimensions : 107 x 58,5 x 47 cm.
1623Lieu de découverte : dans le mur d’une maison à Dinar.
1624Date de découverte : 1887.
1625Bibliographie : EphEp 7, 1892, p. 438 (Doublet, Bérard 1893, p. 306, n° 5 ; Cagnat 1894, p. 281, n° 13 ; Ramsay 1897, p. 461, n° 292 ; OGIS, n° 490 ; IGRR IV, n° 780 ; ILS, n° 8820 ; MAMA VI, n° 182).
1626Description du document : grand bloc gravé sur plusieurs faces servant de base de statue. H. l. : 3 à 3,5 cm.
Ἡ βουλὴ καὶ ὁ δῆμος ὁ Ἀ/παμέων Σοσσίαν Πώλλαν, / θυγατέρα Σοσσίου Σενεκίω/νος βʹ ὑπάτου, ἐκγόνην Ἰουλί/ου Φροντίνου ὑπάτου γʹ, γυ/ναῖκα δὲ Πομπηίου Φάλκω/νος ἀνθυπάτου τῆς Ἀσίας, ἡρωίδα, / ἀναστήσαντος τὸν ανδρι/άντα ἐκ τῶν ἰδίων Κλαυ/δίου Μιθριδάτου ἀρχι/ερέως τῆς Ἀσίας, καθὼς ἐν / τῶι κοινοῖ βουλίωι τῶι τῆς / Ἀσίας ἐν Μιλήτωι ὑπὲρ τῆς / πατρίδος ὑπέσχετο.
La boulè et le démos des Apaméens ont érigé, sur leurs fonds propres, une statue pour Sossia Polla, fille de Sossius Senecio, consul à deux reprises, petite-fille de Iulius Frontinus, consul à trois reprises, femme de Pompeius Falco, proconsul d’Asie, décédée ; Claudius Mithridatès, grand-prêtre d’Asie, s’y est engagé au nom de la cité pendant le conventus de l’Asie tenu à Milet.
1627Tiberius Claudius Mithridatès, porteur d’un anthroponyme typiquement iranien, était un personnage important, grand-prêtre d’Asie. Il était le père de Tiberius Claudius Pison Mithridatianos et le grand-père de Tiberius Claudius Granianus (voir inscriptions suivantes). La défunte est aussi honorée en E‑APAM‑5.
E‑APAM‑1b
1628Cité et province : Apamée de Phrygie.
1629Datation : vers 128 après J.‑C.
1630Nature de l’objet et émetteur : dédicace gravée à la demande du démos d’Apollonia du Rhyndakos.
1631Matériau : marbre.
1632Dimensions : non renseignées.
1633Lieu de découverte : sur une colline proche de la cité.
1634Date de découverte : 1833.
1635Bibliographie : CIG III, n° 3960 (Ramsay 1897, p. 461, n° 293 ; IGRR IV, n° 787).
1636Description du document : non renseignée.
Ὁ δῆμος ὁ Ἀπολλωνιατῶν / τῶν ἀπὸ Ῥυνδάκου ἐτείμη/σεν Τιβέριον Κλαύδιον Τιβε/ρίου υἱὸν Κυρείνα Μιθριδάτην / ἀρχιερέα τῆς Ἀσίας, τὸν ἑαυτῶν / προστάτην καὶ εὐεργέτην, διὰ τε / τὴν ἐκ λόγων καὶ ἤθει ἀρετὴν / καὶ διὰ τὴν πρὸς αὐτὸν εὔνοι/αν, τὴν ἐπιμέλειαν ποιησαμέ/νου τῆς τοῦ ἀνδριάντος ἀνασ/τάσεως Ξένωνος Ἀπολλωνίου, / ἀνδρὸς κρατίστου τῶν πολειτῶν.
Le démos des Apolloniates du Rhyndakos a honoré Tiberius Claudius Mithridatès, fils de Tiberius, de la tribu Quirina, grand-prêtre d’Asie, protecteur des siens et évergète, pour sa vertu dans ses paroles et sa conduite, et pour sa bienveillance ; le soin de l’érection de la statue a été confié à Xénon, fils d’Apollonios, homme remarquable parmi ses concitoyens.
1637Sur le personnage honoré, voir inscription précédente.
E‑APAM‑1c
1638Cité et province : Apamée de Phrygie.
1639Datation : vers 160 après J.‑C.
1640Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande de la boulè, du démos et des « colons » romains.
1641Matériau : calcaire.
1642Dimensions : non renseignées.
1643Lieu de découverte : non renseigné.
1644Date de découverte : 1887.
1645Bibliographie : Reinach 1888, p. 221‑222 (Reinach 1889, p. 30‑32 ; EphEp 7, 1892, p. 437 ; Weber 1892b, p. 45, n° 5 ; Ramsay 1897, p. 461, n° 294 et 295 ; IGRR IV, n° 790).
1646Description du document : grand bloc avec inscription en trois parties, la première dans un rectangle en haut à gauche, la seconde dans un autre rectangle en haut à droite, la dernière en bas sur toute la longueur.
Ἡ βουλὴ κ[αὶ ὁ δῆμος καὶ] / [οἱ] κατοικοῦ[ντες Ῥωμαῖ]/οι ἐτείμησα[ν Τ]ιβέριον / Κλαύδιον Τιβερίου Κλαυ/δίου Πείσωνος Μιθρι/δατιανοῦ ὑὸν Κυρείνα / Γρανιανόν, γυμνασιαρ/χοῦντα δι’ ἀγοραίας ἐκ / τῶν ἰδίων τῇ γλυκυτά/τῃ πατρίδι, δίχα τοῦ πό/ρου τοῦ ἐκ τοῦ δημοσίου / διδομένου, τὴν ἀνάσ/τασιν ποιησαμένων / ἐκ τῶν ἰδίων τῶν ἐν τῇ / Σκυτικῇ Πλατείᾳ τεχνει/τῶν.
Ἡ βουλὴ κ[αὶ ὁ δῆμος καὶ οἱ] / [κατοικοῦντες Ῥωμαῖοι ἐτείμησαν] / Τι. Κλα̣ύδιον Τι. Κλαυδίου [Μιθρι]/δάτου ὑὸν Κυρείνα Πείσωνα / Μιθριδατιανόν, ἱερέα διὰ βίου / Διὸς Κελαινέως, ἐφηβαρχήσαντα / καὶ γυμνασιαρχήσαντα καὶ ἀγορα/νομήσαντα διὰ ἀγοραίας καὶ ὑπεσ/χημένον ὑπὲρ τοῦ υἱοῦ Κλαυδίου / Γρανιανοῦ γυμνασιαρχίαν δι’ ἄγο/ραίας ἐκ τῶν ἰδίων, δίχα πόρου τοῦ / διδομένου ἐκ τοῦ δημοσίου, δηνα/ρίων μυρίων πεντακ∙(οσίων) χειλίων, / τὴν ἀνάστασιν ποιησαμένων / ἐκ τῶν ἰδίων τῶν ἐν τῇ Σκυτικῇ / Πλατείᾳ τεχνειτῶν.
Ἐπιμεληθέντων Παπίου Δείδα τοῦ Αἰδούχου καὶ Τυράννου Μύτα / καὶ Λουκίου Μουνατίου Ἄνθου καὶ Τρύφωνος Διογᾶ.
La boulè et le démos et les colons romains ont honoré Tiberius Claudius Granianus, fils de Tiberius Claudius Pison Mithridatianos, de la tribu Quirina, ayant exercé la gymnasiarchie lors du conventus avec son propre argent, pour sa très chère patrie, sans recourir aux ressources fournies par l’État ; ils l’ont honoré en lui érigeant une statue avec leurs fonds propres, confiée aux artisans de la rue des Cordonniers.
La boulè et le démos et les colons romains ont honoré Tiberius Claudius Pison Mithridatianos, fils de Tiberius Claudius Mithridatès, de la tribu Quirina, prêtre à vie de Zeus Kelainos, ayant exercé l’éphébarchie, la gymnasiarchie, l’agoranomie durant le conventus, ayant promis au nom de son fils Claudius Granianus, alors que celui-ci exercerait la gymnasiarchie durant le conventus, sur ses propres fonds, une somme de quinze mille deniers, sans recourir aux ressources fournies par l’État ; ils l’ont honoré en lui érigeant une statue avec leurs fonds propres, confiée aux artisans de la rue des Cordonniers.
En ont été chargés, Papios Déida, fils d’Aidouchos, et Tyrannos Mita et Lucius Munatius Authos et Tryphon Dioga.
1647Sur les fonctions de Tiberius Claudius Pison Mithridatianos et de Tiberius Claudius Granianus, voir t. 1, p. 118, 232, 308‑309, 320, 361.
E‑APAM‑1d
1648Cité et province : Apamée de Phrygie.
1649Datation : vers 160 après J.‑C.
1650Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande de la boulè, du démos et des « colons » romains.
1651Matériau : marbre.
1652Dimensions : 73,5 x 140 x 16 cm.
1653Lieu de découverte : Dinar, dans la gare de chemin de fer (ou le jardin de l’hôtel d’après Weber 1892b) ; dans la fontaine d’une maison située face à la gare d’après MAMA.
1654Date de découverte : 1891.
1655Bibliographie : pour la première partie, Contoléon 1891 (Weber 1892b, p. 45, n° 6 ; EphEp 7, 1892, p. 436 ; Doublet, Bérard 1893, p. 308, n° 6 A ; Ramsay 1897, p. 462, n° 297 ; OGIS, n° 490 ; IGRR IV, n° 788 ; Laum 1914, n° 177). Pour la deuxième partie, Doublet, Bérard 1893, p. 309‑310, n° 6 B (Ramsay 1897, p. 462, n° 296 ; IGRR IV, n° 789). Pour la totalité du texte, MAMA VI, n° 180.
1656Description du document : plaque devant être accolée à une base de statue. H. l. : 2,5 cm.
Ἡ βουλὴ καὶ ὁ δῆμος καὶ οἱ κα/τοικοῦντες Ῥωμαῖοι ἐτείμη/σαν Τιβέριον Κλα̣ύδιον Τι/βερίου Κλαυδίου Πείσωνος / Μιθριδατιανοῦ υἱὸν Κυρεί/να Γρανιανόυ γυμνασιαρ/χοῦντα δι’ ἀγοραίας ἐκ τῶν / ἰδὶων τῇ σεμνοτάτῃ πατρίδι, / διχὰ τοῦ πόρου ἐκ τοῦ δη/μοςίου διδομένου, δηναρί/ου μυρίων πεντακισχει/λίων, τὴν ἀνάστασιν / ποιησαμένων ἐκ τῶν ἰ/δίων τῶν ἐν τῇ Θερμαίᾳ / πλατείᾳ ἐπιμεληθέν/των Μάρκου Μάρκου τοῦ / Οὐικκίου καὶ Δάμα Ἀβασκάν/του καὶ Τρύφωνος Ἀλεξάν/δρου τῶν ἀνδριάν(τ)ων.
Ἡ βουλὴ καὶ ὁ δῆμος καὶ οἱ κατοικοῦντες Ῥωμαῖοι / ἐτείμησαν Τιβέριον Κλα̣ύδιον Τιβερίου Κλαυδίου Μι/θριδάτου υἱὸν Κυρείνα Πείσωνα Μιθριδατιανόν, ἱερέα / διὰ βίου Διὸς Κελαινέως, γυμνασιαρχήσαντα δι’ ἀγο/ραίας καὶ ἀγορανομήσαντα δι’ ἀγοραίας, καὶ ἐφηβαρχὴσαντα, / καὶ ὑποσχόμενον ὑπὲρ Κλαυδίου Γραν〈ν〉ιανοῦ τοῦ υἱοῦ / γυμνασιαρχίαν δι’ ἄγοραίας ἐκ τῶν ἰδίων καὶ χαρισάμενον / τῇ πόλει τὸν ἐξ ἓθους διδόμενον ὑπ’ αὐτῆς τῷ γυμνα/σιαρχούντι πόρον δήναρια μύρια πεντακισχείλια καὶ τῇ μὲν / πρώτῃ ἐξαμήνῳ, ἐν ᾖ καὶ ἡ ἀγόραιος ἤχθη, θέντα τό / ἔλαιον, ὑπὲρ δέ τῶν λοιπῶν μηνῶν ἕξ δεδοκότα, / καθὼς ἡ πόλις ἠξιώσεν, δηνάρια μύρια ἐνακισχεί/λια ὥστε προστεθέντα καὶ τοῦτον τὸν πόρον / τοῖς μυρίοις πεντακισχειλίοις δηναρίοις σώζειν / τόκον δρακμιαῖον εἰς τὸ τῶν κουρατόρων ἐπι/ζήμιον τὸ κατὰ ἔτος ὑπ’ αὐτῶν διδόμενον, ὥσ/τε τοῦ λοιποῦ χρόνου μηκέτι εἶναι κουράτο/ρας, καθὼς ἡ πόλις ἐψηφίσατο, δι’ ὅλου / τοῦ αἰῶνος, τὴν ἀνάστατιν ποιησαμένον / ἐκ τῶν ἰδίων τῶν ἐν τῇ Θερμαίᾳ πλατείᾳ.
La boulè et le démos et les colons romains ont honoré Tiberius Claudius Pison Mithridatianos, fils de Tiberius Claudius Mithridatès, de la tribu Quirina, gymnasiarque durant le conventus avec ses fonds propres, pour sa vénérable patrie, sans utiliser la somme de quinze mille deniers donnée par la cité ; les habitants de la rue Thermaia l’ont honoré en érigeant une statue sur leurs fonds propres. Ont été chargés des statues Marcus, fils de Marcus, petit-fils de Viccius, et Dama, fils d’Abaskantès, et Tryphon, fils d’Alexandros.
La boulè et le démos et les colons romains ont honoré Tiberius Claudius Pison Mithridatianos, fils de Tiberius Claudius Mithridatès, de la tribu Quirina, prêtre à vie de Zeus Kelainos, ayant exercé la gymnasiarchie et l’agoranomie durant le conventus, et l’éphébarchie, ayant promis au nom de son fils Claudius Granianus que celui-ci exercerait la gymnasiarchie durant le conventus avec ses propres fonds, pour le bien de la cité, ayant abandonné la somme de quinze mille deniers donnée selon la coutume par la cité au gymnasiarque, il a fourni [au gymnase] l’huile pour le premier semestre pendant lequel s’est tenu le conventus et a donné, pour les six autres mois pendant lesquels la cité l’a demandé, dix-neuf mille deniers, de sorte qu’en ajoutant cette somme de quinze mille deniers se constitue un capital placé à 12 % pour la redevance due chaque année par les curateurs, afin qu’à l’avenir il n’y ait plus de curateurs, conformément à ce que la cité a voté pour toujours ; les habitants de la rue Thermaia l’ont honoré en érigeant une statue, sur leurs fonds propres.
1657Sur les fonctions de Tiberius Claudius Pison Mithridatianos et de Tiberius Claudius Granianus, voir t. 1, p. 118, 232, 308‑309, 320, 361. La rue Thermaia est citée en E‑APAM‑6b.
Présence gréco-macédonienne
Culte royal, institutions civiques et présence de troupes
E‑APAM‑2
1658Cité et province : Apamée de Phrygie.
1659Datation : entre 188 et 160‑159 avant J.‑C.
1660Nature de l’objet et émettrice : dédicace gravée à la demande de la boulè.
1661Matériau : marbre.
1662Dimensions : 39 x 37 x 8 à 10 cm.
1663Lieu de découverte : Dinar, près de la source du Therma.
1664Date de découverte : 1934.
1665Bibliographie : Buckler 1935b, p. 71‑75 ; MAMA VI, n° 173 ; BE, 1939, n° 400 ; Hansen 1971, p. 466 ; Queyrel 2003, p. 230.
1666Description du document : stèle brisée à la base et sur ses deux côtés. H. l. : 0,7 à 1,25 cm.
[Ἒ]δοξεν τῇ βουλῇ· ἐπεὶ Κηφιςόδωρος Ἀρίστωνος ἀνήρ [ὲστιν] / [κ]αλὸς καὶ ἀγαθός, ἄξια πράσσων τῆς τε τῶν προγόνων [δόξης] / [κ]αὶ τῆς ἑαυτοῦ φ[ιλ]αγαθίας, πρότερόν τε ποιησάμενος [τὰς ἀεὶ] / [π]ρεπούσας ἀπο[δε]ίξεις τῆς ἑαυτοῦ ἀναστροφῆς καὶ τὸν δ[ῆμον] / [εὐε]ργετήσας ἔτ[υ]χεν τῶν προσηκόντων τιμ(ί)ων, ὦν τὰ κατὰ [μέρος] / [ἐν τοῖς ὑ]πὲρ αὐτοῦ γραφεῖσιν ψηφίσμασιν κατακεχώρισται, ἀπ’ ἐκεί[νου τε] / [τοῦ χρόνου] μέρχι τοῦ παρόντος ού διαλείπει ὑπερτιθέμενος [ἑαυτοῦ], / [τήν τε πᾶσαν] ῾θπὲρ τῶν κοινῶν σποθδήν τε καὶ φιλοτιμίαν προσ[φερόμε]/[νος καὶ πράσσ]ων ἀεὶ τὰ συνφέροντα τῶι δήμωι, γυμνασιαρχήσα[ς τε ἐκ] / [τῶν ἰδίων (?) λαμπρῶ]ς καὶ τιμηθεὶς ὑπὸ τῶν νέων ἀνέθηκεν ἀγάλματ[α βασιλέ]/[ως Εὐμένους καὶ] Ἀττάλου τοῦ ἀδελφοῦ βασιλέως, νῦν τε, ἐπιχωρή[σαντος] / [καὶ τοῦ βασιλέως ἀργ]υρίου δραχμὰς τρισχιλίας ἀνατίθησιν ὑπὲρ αὐτο[ῦ τῶι] / [ἡμετέρωι (?) δήμοι ἐν τ]ῶι πολέμωι σῖτον χορηγ(ή)σαντι τοῖς στρατιώταις, καὶ ἐν ἂ[λλαις πολ]/[λαῖς χρείαις τοῦ πολέ]μου καλὰς ἀποδείξεις τῆς εἰς τὰ πράγματα εὐνοίας [παρεσχη]/[μὲνωι κισχιλί]ας (ou [ρί]ας) δραχμὰς ἐφ’ ὦι ἔσται καθ’ ἔκαστον ἔτος σύνοδ[ρος ἐν τῶι] / [γυμνασίωι τῶν τε ἐφήβ]ων καὶ τῶν παίδων ἀγόντων Ἑρμαῖα καὶ Ἡράκλε(ι)α, [καθήκει] / [τε καὶ ἡμᾶς ἀποδέξασθ]αι τὴν μὲν Κηφισοδώρου σπουδὴν καὶ φιλοδ[οξίαν] / [τὰς δὲ εἰς εὐεργεσίαν ἐπι]νοίας, ἐπαινέσαντας αὐτὸν ὃτι γί[νεται ἐν] / [πᾶσιν χρήσιμος· ἳνα οὖν φανερὸν γένητ]α[ὶ] ὃτι ὁ δῆμος εὐχάριστος ἐστιν, [φαίνηται] / [δὲ καὶ ἡ βουλὴ χάριτας ἀξίας ἀποδιδοῦσα τ]οῖς εὐεργετοῦσιν αὐτ[ήν, - - -].
La boulè a décidé : considérant que Kèphisodôros, fils d’Ariston, est un homme digne et excellent, dont les actions font honneur à la réputation de ses ancêtres et à ses propres nobles idéaux ; et considérant que, jusqu’à présent, pour ses actions typiques de sa personne et pour le bien du démos, il a reçu les honneurs qui lui étaient dus, dont les détails ont été mentionnés dans les décrets gravés dans son intérêt ; et considérant que depuis cette époque jusqu’à aujourd’hui, il s’est de plus en plus distingué par son esprit civique, sa munificence et l’octroi permanent de bienfaits pour le démos, et qu’après avoir exercé brillamment et à ses propres frais la gymnasiarchie et avoir été honoré par les neoi, il a dressé des statues du roi Eumène et d’Attale, frère du roi ; et considérant qu’à présent le roi a accordé trois mille drachmes parce que le démos avait fourni du blé aux soldats pendant la guerre, et, dans d’autres nécessités de la guerre, donné de belles preuves de son dévouement envers le royaume, il a lui rajouté cinq mille [ou dix mille ?] drachmes au nom du roi, à condition que soit tenue chaque année au gymnase une assemblée des éphèbes et des neoi, pendant la célébration des fêtes d’Hermès et d’Héraklès ; et considérant qu’il est juste que nous devions aussi louer le zèle et l’amour de la gloire de Kèphisodôros aussi bien que son implication dans la bienfaisance, et que nous devons faire son éloge pour son obligeance en toutes choses ; donc, afin de démontrer la gratitude du démos et de faire savoir que la boulè remercie comme il se doit ses bienfaiteurs …
1667Ce texte démontre que la cité était dotée précocement de magistratures typiques telle la gymnasiarchie, d’une boulè, d’un conseil et de fêtes religieuses en l’honneur d’Hermès et d’Héraklès. Kèphisodôros a élevé des statues de culte à Eumène II et à son frère Attale attestant du passage de la cité dans la mouvance attalide après la guerre antiochique. Le texte mentionne aussi la présence d’une garnison pergaménienne dans ou à proximité de la localité, qu’il a fallu ravitailler dans une période de guerre. Le roi, aux termes du conflit, a fait un don au gymnase en guise de dédommagement au moins partiel, don que Kèphisodôros, en habile courtisan, a complété d’une somme supérieure.
Anthroponymes macédoniens
E‑APAM‑3
1668Cité et province : Apamée de Phrygie.
1669Datation : iiie siècle après J.‑C.
1670Nature de l’objet et émettrice : épitaphe gravée à la demande d’Aurelia Hermionè.
1671Matériau : calcaire.
1672Dimensions : 101 x 28 x 18 pour Robinson 1927 ; 101 x 65 cm pour MAMA.
1673Lieu de découverte : Dinar, dans un champ pour Robinson 1927 ; dans le mur d’une maison pour MAMA.
1674Date de découverte : 1924.
1675Bibliographie : Robinson 1927, p. 32, n° 4 (SEG VI, n° 264) ; MAMA VI, n° 208.
1676Description du document : plaque avec panneau ; au-dessous de l’inscription, une couronne schématisée. H. l. : 3 à 3,5 cm.
Χέρε. / Αὐρ. Ἑρμιόνη / ἐποίησεν τὸ / ἡρῶον ἑαυτῆ /
κτῶ ἀνδρὶ αὐτῆς / Ἑρμεῖ κ[-] τοῖς τέκνοις / αὐτῆς Ἀτταλιανῶ /κἙρμεῖ· εἰ δέ τις / ἐπιτηδεύσει / θήσει ἰς τὸ τα/μεῖων (δην.) φʹ.
Salut ! Aurelia Hermionè a fait bâtir ce hérôon pour elle-même et pour son mari, Hermès, et pour ses fils, Attalianos et Hermès. Et si quelqu’un y fait du mal, il versera au trésor 500 deniers.
1677Un des fils de la propriétaire de la tombe était porteur d’un nom qui est un diminutif d’un anthroponyme dynastique attalide, ce qui est logique dans la mesure où la cité tomba dans la mouvance de Pergame après le traité d’Apamée.
E‑APAM‑4a
1678Cité et province : Apamée de Phrygie.
1679Datation : après 112‑114 après J.‑C.
1680Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande de la boulè et du démos.
1681Matériau : marbre.
1682Dimensions : 101 x 52 cm.
1683Lieu de découverte : Dinar, dans le mur d’une maison.
1684Date de découverte : 1826.
1685Bibliographie : Arundell 1828, p. 110, n° 17 (Hamilton 1842, t. 2, n° 199 ; CIG III, n° 3958 ; Ramsay 1897, p. 457, n° 282 ; IGRR IV, n° 774) ; MAMA VI, n° 178.
1686Description du document : base de statue. H. l. : 3 à 3,5 cm.
Μαρκιαν(ὴν) Σε[βασ]τὴν / ἡ βουλὴ καὶ ὁ δῆμος / καθειέρωσεν, ἐπι/μεληθέντος Μάρ/κου Ἀττάλου ἀργυ/ροταμείου τῆς πό/λεως.
À Marciana Augusta, la boulè et le démos ont fait ériger [cette statue] ; épimélète Marcus, fils d’Attalos, questor kalendarii.
1687Sur le nom du père de ce notable, voir inscription précédente.
E‑APAM‑4b
1688Cité et province : Apamée de Phrygie.
1689Datation : après 119 après J.‑C.
1690Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande de la boulè et du démos.
1691Matériau : marbre.
1692Dimensions : 102 x 52 x 53 cm.
1693Lieu de découverte : Dinar, dans le mur d’une maison.
1694Date de découverte : 1826.
1695Bibliographie : Arundell 1828, p. 110, n° 16 (Hamilton 1842, t. 2, n° 200 ; CIG III, n° 3959 ; Ramsay 1897, p. 458, n° 283 ; IGRR IV, n° 775) ; MAMA VI, n° 179.
1696Description du document : base de statue. H. l. : 3 à 3,5 cm.
Ματτιδίαν Σεβαστὴ[ν] / ἡ βουλὴ καὶ ὁ δῆμος / καθειέρωσεν, ἐπι/μεληθέντος Μάρ/κου Ἀττάλου ἀργυ/ροταμείου τῆς πό/λεως.
À Mattidia Augusta, la boulè et le démos ont fait ériger [cette statue] ; épimélète Marcus, fils d’Attalos, questor kalendarii.
1697Voir inscription précédente.
E‑APAM‑4c
1698Cité et province : Apamée de Phrygie.
1699Datation : après 105, mais plus probablement après la mort de Plotine, en 121, 122, 123 ou 129 après J.‑C.
1700Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande de la boulè et du démos.
1701Matériau : marbre.
1702Dimensions : non renseignées.
1703Lieu de découverte : Dinar.
1704Date de découverte : 1887.
1705Bibliographie : Doublet, Bérard 1893, p. 313, n° 7 (Ramsay 1897, p. 457, n° 281 ; IGRR IV, n° 773 ; MAMA VI List, p. 145, n° 96).
1706Description du document : base de statue.
Πλωτεῖναν Σε[βασ]/τὴν ἡ βουλὴ καὶ / ὁ δῆμος καθειέ/ρωσεν, ἐπιμελη/θέντος Μάρκου / Ἀττάλου ἀργυρο/ταμείου τῆς πόλεως.
À Plotina Augusta, la boulè et le démos ont fait ériger [cette statue] ; épimélète Marcus, fils d’Attalos, questor kalendarii.
1707Voir inscriptions précédentes.
E‑APAM‑5
1708Cité et province : Apamée de Phrygie.
1709Datation : vers 128 après J.‑C.
1710Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande de la boulè et du démos des Apaméens et des colons romains.
1711Matériau : non renseigné.
1712Dimensions : non renseignées.
1713Lieu de découverte : à la gare de Dinar.
1714Date de découverte : 1890.
1715Bibliographie : Doublet, Bérard 1893, p. 305‑306, n° 4 (Ramsay 1897, p. 460‑461, n° 291 ; IGRR IV, n° 779 ; MAMA VI List, p. 146, n° 108).
1716Description du document : base de statue.
Ἡ βουλὴ καὶ ὁ δῆμος ὁ Ἀ/παμέων καὶ οἱ κατοικοῦν/τες Ῥωμαῖοι ἐτείμησαν / Σοσσίαν Πῶλλαν, θυγατέ/ρα Σοσσίου Σενεκίωνος, / τὸ βʹ ὑπάτου, ἐκγόνην Ἰ/ουλίου Φροντίνου ὑπά/του τό γʹ, γυναῖκα δὲ Πομ/πηίου Φάλκωνος ἀνθυπά/του τῆς Ἀσίας, ἡρωίδα, διά / τε τὴν ἐκ προγόνων εὔνοι/αν εἰς τὴν πόλιν καὶ διὰ τὴν / ἰδίαν αὐτῆς ἀνυπέρβλητον ἀρε/τὴν καὶ διὰ τὸν ἄνδρα αὐτῆς Πομ/πήιον ἀνθύπατον ἄν〈ω〉/θε〈ν〉 εὐεργέτην τῆς πόλεως ἡμῶν / καὶ σωτῆρα, πριησαμέ/νου τὴν ἐπιμέλειαν τῆς ἀνασ/τάσεως Ἀλεξάνδρου / Ἀττάλου.
La boulè et le démos des Apaméens et les colons romains ont honoré Sossia Polla, fille de Sossius Senecio, consul à deux reprises, petite-fille de Iulius Frontinus, consul à trois reprises, femme de Pompeius Falco, proconsul d’Asie, décédée ; insurpassable par la bienveillance de ses ancêtres envers la cité et par sa propre vertu et par sa bienveillance depuis le départ de son mari, le proconsul Pompeius, envers notre cité, notre sauveur ; a pris en charge le soin d’ériger la statue, Alexandros, fils d’Attalos.
1717Sur le nom Attalos, voir inscriptions précédentes. La défunte a déjà été honorée en E‑APAM‑1a.
E‑APAM‑6a
1718Cité et province : Apamée de Phrygie.
1719Datation : règne de Marc Aurèle conjoint avec Lucius Verus ou Commode.
1720Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande de la boulè et du démos des Apaméens et des colons romains.
1721Matériau : marbre.
1722Dimensions : 29,5 x 56 x 8 cm.
1723Lieu de découverte : Dinar, au musée ; vue par T. Drew-Bear, mais disparue depuis.
1724Date de découverte : non renseignée.
1725Bibliographie : Drew-Bear, Ivantchik 2011, p. 284 (AE, 2011, n° 1332 ; SEG LXI, n° 1141).
1726Description du document : base de statue brisée de tous côtés, sauf en bas. H. l. : 2,5 cm.
[Ἡ βουλὴ καὶ ὁ δῆμος καὶ οἱ] κατοικοῦντες Ῥωμαῖ[οι ἐτείμησαν] / [Πρόκλον Μαννήιον Ποπλ]ίου (vac.) υἱὸν Ῥωμιλία Ῥού[σωνα, ἀγομένης πανδήμου ἐκκλησιας], [ἄνδρα ἀγαθὸν καὶ μεγαλόφρ̣ονα διά] τε τὰς ἐκ προγόνων αὐτοῦ [καὶ τὰς ἰδίας εἰς τὴν] / [πατρίδα συνκρίτους εὐεργεσία]ς, θρέψαντά τε τὴν πόλιν ἐν [δυσχρήστοις πολλάκις] / [καιροῖς καὶ πρεσβεύσαντα πρ]ὸς τοὺς Σεβαστοὺς περὶ τῶν [συνφερόντων πραγμάτων] / [καὶ ἐπιτυχόντ]α τὰς τῶν ἀρχιε[ρέ]ων φιλοδοξ[ίας ἀναστησάντων τὸν ἀνδριάντα] / [τῶν ἐπὶ τῆς Ἀ]ττάλου Μανίου καὶ Μοσχᾶ τοῦ Μ[- - -] / [- - -] Ἀπολλωνίου (vac.) καὶ Ἀττάλου Παπιο[υ - - -].
La boulè et le démos et les colons romains ont honoré Proclus Manneius Ruso, fils [de Publius], de la tribu Romilia, après réunion de l’assemblée de tout le peuple, homme bon et généreux, en vertu des solides bienfaits de ses ancêtres et des siens propres envers la patrie, ayant nourri la cité dans des moments difficiles à maintes reprises, ayant été ambassadeur auprès des empereurs pour les choses utiles, et ayant obtenu de la part des grands-prêtres des munera à plusieurs reprises ; [ceux de ?] ont érigé sa statue [par les soins] d’Attalos, fils de Manios, de Moschas, fils de M[oschas ?], de (?), fils d’Apollônios et d’Attalos, fils de Papias.
1727On a ici affaire à une version abrégée de l’inscription suivante. Un grand notable local, dont la famille italienne était installée depuis plusieurs générations, Proclus Manneius Ruso, utilisant son cognomen comme praenomen certainement en raison de l’influence des pratiques grecques, vint au secours de ces concitoyens lors des disettes récurrentes qui pouvaient frapper la cité. Il était donc fort riche pour supporter une telle charge, mais cette richesse se doublait d’un entregent indéniable puisqu’il se rendit (à ses frais, cela va de soi) auprès des Augustes comme le mentionne le texte. Il est probable qu’il se soit agi de Marc Aurèle, associé à Lucius Verus ou à Commode : il obtint d’eux le droit pour les grands-prêtres d’organiser des combats de gladiateurs. Ce furent les corporations professionnelles ou de quartiers qui furent chargées de dresser les statues de Proclus (on en connaît quatre à ce jour, voir Drew-Bear, Ivantchik 2011, p. 281‑286). Parmi les responsables dont le nom a survécu ici, on relèvera la présence de deux Attalos (voir à ce propos inscriptions précédentes).
E‑APAM‑6b
1728Cité et province : Apamée de Phrygie.
1729Datation : règne de Marc Aurèle conjoint avec Lucius Verus ou Commode.
1730Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande de la boulè et du démos des Apaméens et des colons romains.
1731Matériau : marbre (?).
1732Dimensions : non précisées.
1733Lieu de découverte : Dinar, dans la gare de chemin de fer.
1734Date de découverte : 1890.
1735Bibliographie : Doublet, Bérard 1893, p. 313‑315, n° 8 (Ramsay 1897, p. 464‑466, n° 299 ; Waltzing 1899, t. 3, n° 117 ; IGRR IV, n° 791 ; MAMA VI List, p. 146, n° 106) ; Drew-Bear, Ivantchik 2011, p. 285‑286 (AE, 2011, n° 1332).
1736Description du document : base de statue.
[Ἡ βουλὴ καὶ ὁ δῆμος καὶ οἱ κατοικοῦντες] / Ῥωμαῖοι ἐτείμησαν / Πρόκλον Μαννήιον / Ποπλίου Ῥωμιλία / Ῥούσωνα, ἀγομένης / πανδήμου ἐκκλησιας, ἄν/δρα ἀγαθὸν καὶ μεγαλόφρ̣[ο]/να δι〈ά〉 τε τὰς ἐκ προγόνων / αὐτοῦ καὶ τὰς ἰδίας εἰς τὴν πα/τρίδα συνκρίτους εὐεργεσί/ας, θρέψαντά τε τὴν πόλιν ἐν / δυσχρήστοις πολλάκις και/ροῖς καὶ πρεσβεύσαντα πρὸς / τοὺς Σεβαστοὺς περὶ τῶν / συνφερόντων πραγμάτων / καὶ ἐπιτυχόντα τὰς παρὰ τῶν / ἀρχιερέων φιλοδοσίας, / [ὑπὲ]〈ρ〉 τε τῆς πόλεως ἐν παντὶ / [και]ρῷ δημοφελέως / γενομε/[νο]ν καὶ συναυξήσαντα τὰς / [δημ]οσίας προσόδους, ἀνασ/[τη]σάντων τὸν ἀνδριάντα τῶν / ἐπὶ τῆς Θερμαίας πλατείας ἐργασ/τῶν ὑπὸ ἐπιμέλειαν Εὐμένου[ς] / Διονυσίου καὶ Ἰουλ. Δουβασσίωνο[ς] / κατὰ τῆς πόλεως ψήφισμα.
La boulè et le démos et les colons romains ont honoré Proclus Manneius Ruso, fils de Publius, de la tribu Romilia, après réunion de l’assemblée de tout le peuple, homme bon et généreux, en vertu des solides bienfaits de ses ancêtres et des siens propres envers la patrie, ayant nourri la cité dans des moments difficiles à maintes reprises, ayant été ambassadeur auprès des empereurs pour les choses utiles, et ayant obtenu de la part des grands-prêtres des munera à plusieurs reprises, ayant été avocat de la cité pour le bien commun en toute occasion, ayant accru les revenus publics ; les artisans de la rue Thermaia ont érigé sa statue par les soins d’Euménos, fils de Dionysios et de Iulius, fils de Doubassiôn, par décret de la cité.
1737Voir inscription précédente. Celle-ci, plus complète, précise que l’évergète fit office d’avocat dans le cas de litiges opposant Apamée à ses voisines et donna naturellement beaucoup d’argent à sa communauté. Ce sont ici les artisans de la rue Thermaia (citée en E‑APAM‑1d) qui se chargèrent de l’érection. Parmi les responsables dont le nom a survécu, on relèvera la présence d’un Euménos, ce qui se justifie par le fait que si la cité avait été fondée par les Séleucides, elle était ensuite passée dans l’orbite de Pergame.
E‑APAM‑7
1738Cité et province : Apamée de Phrygie.
1739Datation : 220‑221 après J.‑C.
1740Nature de l’objet et émettrice : épitaphe gravée à la demande d’Aurelia Tata.
1741Matériau : marbre.
1742Dimensions : 93 x 159 x 34 cm.
1743Lieu de découverte : près de Dinar, sur la route de Pınarbaşi.
1744Date de découverte : non renseignée.
1745Bibliographie : Ramsay 1889b, p. 34, n° g (Doublet, Bérard 1893, p. 320, n° 13) ; MAMA VI, n° 213.
1746Description du document : bloc avec panneau. H. l. : 3 à 5 cm.
Αὐρ. Τατα ἡ καὶ Εὐτυχὶς Ἀττάλῳ ἀν/δρὶ ἐκ〈κ〉 τῶν ἰδίων κατεσκεύασεν τὸ ἡρῶ/ον ἰς ὃ καὶ αὐτὴ τεθήσεται ἐχόντων ἐχου/σίαν μοι
κτῶν τέκνων ἰ δ’ ἕτερος ἐπιτηδεύ/σι θήσι ἰς τὸ ταμῖον * φʹ / ἔτι τρεακοσιιστῶ πέμπτω Αὐρ. Τατα κατεθέ/μην Αὐρ. Ἀφφιανὸν τὸν ὑόν μου ἀγύναιον καὶ ἄτεκνον.
Aurelia Tata, dite Eutychis, a fait construire ce hérôon pour son mari, Attalos, avec ses propres fonds, dans lequel elle sera enterrée aussi ; en ont également la permission ses enfants. Et si quelqu’un d’autre entreprend de s’y faire enterrer, il versera au trésor 500 deniers. Moi, Aurelia Tata, qui y ai enterré mon fils Aurelius Apphianos, qui n’a ni femme ni enfant, j’en verse 300.
1747Pour le nom du défunt, voir E‑APAM‑3.
E‑APAM‑8
1748Cité et province : Apamée de Phrygie.
1749Datation : iie siècle après J.‑C. (?).
1750Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Marcus Séleukeus.
1751Matériau : calcaire.
1752Dimensions : 33 x 70 x 25 cm.
1753Lieu de découverte : Dinar, dans le mur d’une maison.
1754Date de découverte : 1934.
1755Bibliographie : MAMA VI, n° 197.
1756Description du document : bloc avec trois pilastres de chaque côté de l’inscription. H. l. : 2 à 4 cm.
Μᾶρκο/ς Σε〈υ〉λευκ/εὺς Τατεια / τῆ εἰδεία σ/υβείω μνή/μης χάριν.
Μarcus Séleukeus, pour sa femme, Tatéia, en souvenir.
1757Cet homme portait un nom séleucide, à mettre en lien avec la fondation de la cité par cette dynastie.
E‑APAM‑9
1758Cité et province : Apamée de Phrygie.
1759Datation : 198 après J.‑C.
1760Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’Hèraklas.
1761Matériau : marbre blanc.
1762Dimensions : 121 x 55 cm.
1763Lieu de découverte : près de Dinar, dans une vigne.
1764Date de découverte : 1934.
1765Bibliographie : MAMA VI, n° 214.
1766Description du document : stèle. H. l. : 2,5 à 3,5 cm.
(vac.) Ἔτους σπγʹ [μη] / (vac.) ιαʹ, δ, Κ. Ο. Φάβ. Ἡ/ρακλᾶς τὸ μνημ[εῖ]/ον κατεσκεύασε[ν] / ἑαυτῶ
κτῆ γυνα[ι]/κὶ αὐτοῦ Στρατο/[νε]ίκη σὺν τῶ κρ[η]/[πι]δώματικτῆ / [στ]ήλην, εἰς ὃ ἓτερο[ς] / [οὐ τεθῆ εἰ δ]ὲ μ[ή, θήσει] / [εἰ]ς τὸ ταμεῖον [*.].
… L’an 283, le onzième mois, le quatrième jour. K. O. Fabius Hèraklas a fait dresser ce tombeau pour lui-même et pour sa femme, Stratoneikè, avec son socle et la stèle. Personne d’autre ne pourra y être enterré, dans le cas contraire, il versera au trésor (?) deniers.
1767Le nom dynastique féminin de cette défunte se justifie par le fait que la cité avait été fondée par les rois séleucides.
E‑APAM‑10
1768Cité et province : Apamée de Phrygie.
1769Datation : époque impériale romaine.
1770Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Diodôros Moleô.
1771Matériau : calcaire.
1772Dimensions : 56 x 44 (et non pas 4,4 cm comme mentionné dans MAMA) x 15 cm.
1773Lieu de découverte : Inje Su, dans l’escalier de l’enclos de la mosquée.
1774Date de découverte : 1930.
1775Bibliographie : MAMA IV, n° 364.
1776Description du document : bloc avec panneau de 28 x 32 cm. H. l. : 2 cm.
Διόδωρ[ος] Μολεω / ἑαυτῶ καὶ τῆ γυ/νεκὶ Στρατονείκη / Μαρτηνῆ Δούλου / Μανίου θυγάτηρ· συ[ν]/παρούσης καὶ τῆς μ[η]/τρ[ὸ]ς αὐτῆς ζῶν / φρονῶν Διόδω/ρος ἐποίησε[ν]/ μνήμης χάριν.
Diodôros Moleô, pour lui-même, et sa femme, Stratoneikè Martina, fille de Doulos Manius ; sa propre mère ayant participé au financement, Diodôros, de son vivant, sain de corps et d’esprit, a fait construire [ce monument], en souvenir.
1777Sur le nom Stratoneikè, voir inscription précédente.
Présence gauloise
Anthroponyme gaulois
E‑APAM‑11
1778Cité et province : Maronée, Thrace.
1779Datation : iiie siècle avant J.‑C.
1780Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande des compagnons du défunt (?).
1781Matériau : marbre.
1782Dimensions : 59 x 30 à 35 x 19 cm.
1783Lieu de découverte : Maronée.
1784Date de découverte : 1965.
1785Bibliographie : Vavritsas 1965 ; Daux 1968, p. 924 (Welles 1970, p. 482 ; BE, 1971, n° 415 ; Grandjean 1971, p. 283‑294 ; Orth 1977, p. 141).
1786Description du document : cippe avec au lit d’attente un trou de tenon.
Πατρὸς Ἀτευρίστου Βρίκκων ὃδε τῆιδ’ ὑπὸ γαίης (vac.) / κεῖμαι, Ἀπαμείας πατρίδος ἐκ προμολών (vac.) / ἧλθον δ’ ἡγήτωρ Γαλατῶν καὶ μοῦνος (ἐ)ν αίχμᾶι (vac.) / δάïον ἐμ προμάχοις Ἄρεα μαρνάμενος (vac.) / λείπομαι· εὐσεβέων δὲ τὸ μυρίον ἳξομαι ἂστυ / εἴ τι καὶ εἰν Ἀΐδηι τἱμοίν ἐστι βροτοῖς.
Moi Brikkon, fils d’Ateuristos, je gis sous cette terre, après avoir quitté Apamée, ma patrie ; je suis venu à la tête de Galates, et, alors, que je livrais au premier rang dans la mêlée un cruel combat, me voici seul, abandonné ; mais je gagnerai la ville des innombrables hommes pieux, s’il est vrai que chez Hadès aussi il existe une récompense pour les mortels (traduction Grandjean 1971).
1787Brikkon et ses compagnons furent engagés comme mercenaires lors d’un conflit difficilement identifiable. Il trouva la mort près de Maronée. Il est intéressant de noter que ce Galate considérait Apamée comme sa patrie, ce qui permet d’affirmer qu’un contingent plus ou moins important de Celtes y avait été accueilli et avait reçu la citoyenneté locale, preuve d’une intégration réussie. Cette acculturation est marquée d’autre part par le recours à une formule poétique élaborée pour la rédaction de l’épitaphe.
Armée romaine
Officiers et centurions
E‑APAM‑12
1788Cité et province : Apamée de Phrygie.
1789Datation : entre le règne de Marc Aurèle et le début du iiie siècle après J.‑C.
1790Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande d’un subordonné et d’un affranchi du défunt.
1791Matériau : calcaire.
1792Dimensions : 130 x 55 x 54 cm.
1793Lieu de découverte : Fethi Acar, au sud-ouest de Dinar, en réemploi dans un mur.
1794Date de découverte : non renseignée.
1795Bibliographie : Christol, Drew-Bear 1995, p. 85‑86, fig. 11‑13 (AE, 1995, n° 1517).
1796Voir Faure 2013, p. 909, n° 505.
1797Description du document : « autel funéraire […] mouluré en haut (avec un petit acrotère préservé à l’angle gauche et un rehaussement cylindrique au sommet) et en bas, brisé sur toute la partie droite de la face principale et à l’angle inférieur droit. La première ligne est gravée sur la moulure supérieure, et les trois suivantes des deux côtés d’un relief représentant le centurion (dont le visage est effacé) debout de face, vêtu d’un court manteau et tenant de sa main droite une vitis, symbole de son rang. Les trois dernières lignes enfin occupent la partie de l’autel au-dessus du relief et le haut de la moulure inférieure. […] ; h. l. 5 cm » (Christol, Drew-Bear 1995, p. 85).
Dis M[an(ibus)] / L(ucius) Aur(elius) Va[lens ?] / (centurio) leg(ionis) [- - - -]vix(it) [ann(os)- -] / An(t)(onius) Candidian[us] / libr(arius) et Aur(elius) Marcian[us] / libert(us) b(ene) m(erenti) p(osuerunt).
Aux Dieux Mânes. Lucius Aurelius Valens (?), centurion de la légion (?), a vécu (?) ; Antonius Candidianus, librarius, et Aurelius Marcianus, son affranchi, parce qu’il le mérite bien, ont fait faire [ce monument].
1798Le défunt était centurion d’une légion inconnue. Antonius Candidianus était librarius, probablement dans la même unité, c’est-à-dire un gradé chargé de fonctions bureaucratiques au sein de l’état-major. La présence de ces hommes sur place peut être liée au contrôle du nœud de communications que représentait la cité.
E‑APAM‑13
1799Cité et province : Apamée de Phrygie.
1800Datation : iie siècle après J.‑C. (?).
1801Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande de la boulè, du démos et des « colons » romains.
1802Matériau : marbre blanc.
1803Dimensions : 119 x 60 cm.
1804Lieu de découverte : dans un jardin, au sud de Dinar, parmi d’autres débris antiques.
1805Date de découverte : 1888.
1806Bibliographie : MDAI(A) 1891, p. 147 (Ramsay 1897, p. 466, n° 301 ; IGRR IV, n° 786 ; MAMA VI List, p. 146, n° 113).
1807Description du document : tambour de colonne. H. l. : 3 cm.
Ἡ βουλὴ καὶ ὁ δῆμος / καὶ οἱ κατοικοῦντες / Ῥωμαῖδι ἐτείμησαν / Ἰουλ. Λίγυν τὸν κράτισ/σον π(ρειμι)π(ειλάριον), εὐεργέτην τῆς / πόλεως, / ἐπιμεληθέντος / τῆς ἀναστάσεως / Μ. Αἰλ. Σεργία Ἀπολ/λιναρίου, γραμμα/τέως τοῦ δήμου.
La boulè et le démos et les colons romains ont honoré Iulius Ligys, vir egregius, primipile, bienfaiteur de la cité [feuille] ; s’est occupé de la construction, Marcus Aelius Apollinarios, de la tribu Sergia, greffier public [feuille].
1808Iulius Ligys fut primipile d’une légion malheureusement inconnue. Cet homme ne semblant pas être d’origine locale, il est fort possible que ce soit son action de maintien de l’ordre qui lui ait valu cette dédicace (voir t. 1, p. 126, 258, 272‑273, 320, 325 ; voir aussi inscription E‑VIKI‑1).
E‑APAM‑14
1809Cité et province : Apamée de Phrygie.
1810Datation : ier siècle après J.‑C., après 42.
1811Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande du père du défunt.
1812Matériau : non renseigné.
1813Dimensions : non renseignées.
1814Lieu de découverte : Dinar.
1815Date de découverte : 1850.
1816Bibliographie : Le Bas, Waddington 1870, n° 1702a (CIL III, n° 366 et Suppl. n° 7055 ; Ramsay 1897, p. 474, n° 328 ; RE XII, 2, 1925, col. 1621‑1624 ; Ramsay 1941, p. 164, n° 160 ; MAMA VI List, p. 147, n° 131).
1817Voir Benea 1983, p. 131, n° 88 ; Faure 2013, p. 922, n° 675.
1818Description du document : non renseignée ; points entre les lettres.
L(ucio) Vario L(uci) f(ilio) Fab(ia) Maxi/mo L(ucius) Varius L(uci) f(ilius) Fab(ia) / Maximus pater / (centurio) leg(ionis) VII Cl(audia).
À Lucius Varius Maximus, fils de Lucius, de la tribu Fabia, Lucius Varius Maximus, fils de Lucius, de la tribu Fabia, son père, centurion de la légion VII Claudia.
1819Le père du défunt appartenait à la VII Claudia, stationnée sur le Danube. Sa présence en Asie Mineure est surprenante puisqu’à partir du règne de Claude, les vétérans de cette unité et ceux de la XI Claudia étaient installés à Aequum. Mais comme Apamée était un centre névralgique en ce qui concerne le contrôle des routes dans la région, ceci peut expliquer la présence de ce centurion sur place, d’autant que l’âge au décès de son fils n’est pas mentionné. On ne voit pas ce qui dans l’inscription permet à Ramsay 1941 d’affirmer que le père était un ancien auxiliaire.
E‑APAM‑15
1820Cité et province : Apamée de Phrygie.
1821Datation : fin iie-début iiie siècle après J.‑C.
1822Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande de la boulè et du démos.
1823Matériau : marbre.
1824Dimensions : 141 x 69 x 51 à 56 cm.
1825Lieu de découverte : Dinar, dans un jardin.
1826Date de découverte : 1934.
1827Bibliographie : MAMA VI, n° 181 (AE, 1940, n° 196).
1828Voir Dobson 1978, p. 334, n° 65 ; Faure 2003, p. 412, n° XIV ; Faure 2013, p. 922, n° 679.
1829Description du document : bomos. H. l. : 3,5 cm.
Ἡ ἱερωτάτη βουλὴ καὶ ὁ / δῆμος ὁ Ἀπαμέων ἐτεί/μησαν Γαΐαν Ἰουλίαν / Ματρώναν σύνβιον / Μ. Οὐεττίου Ἑρεννιανοῦ / π. π. ἀπὸ πρίνκιπος περεγρίνων.
La très sacrée boulè et le démos des Apaméens honorent Gaia Iulia Matrona, épouse de Marcus Vettius Herennianus, primipile, auparavant centurion princeps.
1830Sur la carrière de ce personnage, voir t. 1, p. 127, 258, 318, 325.
E‑APAM‑16
1831Cité et province : Apamée de Phrygie
1832Datation : postérieure à 170‑171 après J.‑C.
1833Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande du centurion époux de la défunte.
1834Matériau : marbre grossier.
1835Dimensions : fragment 2 : 117 x 106 cm.
1836Lieu de découverte : dans une rue pour le fragment 2.
1837Date de découverte : 1826.
1838Bibliographie : Arundell 1828, pl. 15 (CIG III, n° 3965 ; CIL III, n° 367) ; EphEp 2, 1875, n° 1044 (CIL III, n° 7056 ; Ramsay 1897, p. 474, n° 329 ; Ramsay 1941, p. 163, n° 159) ; MAMA VI, n° 191 ; Corsten, Drew-Bear 1992, p. 141‑142 (AE, 1993, n° 1518b).
1839Voir Benea 1983, p. 131, n° 89 ; Faure 2013, p. 921, n° 664.
1840Description du document : blocs voisins d’un monument funéraire. Fragment 2, lettres 3 à 4,5 cm.
D(is) M(anibus). Cassia M(arci) 〈f(ilia)〉 Quartina v[ixi]/t annos XXV. Valeriu[s f(ilius)] Iul〈i〉anus (centurio) leg(ionis) VII Cl(audiae) coiu[gi] b(ene) m(erenti) h(ic) s(ita) e(st).
Aux Dieux Mânes. À Cassia Quartina, fille de Marcus. Elle a vécu vingt-cinq ans. Valerius, fils de Iulianus, centurion de la légion VII Claudia, pour son épouse. Elle le mérite bien. Elle est déposée ici.
1841Sur l’achat du tombeau par cet officier, voir t. 1, p. 126, 243, 258, 293‑294, 390.
Officier et troupiers
E‑APAM‑17
1842Cité et province : Apamée de Phrygie.
1843Datation : iiie siècle après J.‑C.
1844Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande des deux soldats mentionnés dans l’inscription.
1845Matériau : calcaire blanc.
1846Dimensions : 148 x 56 (partie centrale) à 68 (en bas) x 57 (partie centrale) à 65 (en bas) cm.
1847Lieu de découverte : dans les parages du castellum d’Aulutrene.
1848Date de découverte : non renseignée.
1849Bibliographie : Christol, Drew-Bear 1987b, p. 46‑48, n° 7 et pl. XXVI (AE, 1987, n° 942 ; AE, 1993, n° 1520).
1850Description du document : « autel […] brisé en haut sur sa face antérieure ; en bas une moulure en saillie est brisée aux angles de la face principale, mais il en reste une partie vers l’arrière de la face gauche ; des traces de béton sur la face arrière indiquent une réutilisation de la pierre. […] h. l. 5 cm » (Christol, Drew-Bear 1987b). Points entre certains mots.
[. . . Silv]an[o(?) / pro s]alute / [Iu(?)]l(ii) Licini / (centurionis) [leg(ionis)] IV Fl(aviae) voveru/nt Aur(elius) Zoticus tes(serarius) / [et] Aur(elius) Bello mil(es) / leg(ionis) eiusdem, / votum posueur/unt.
… À Silvain (?), pour le salut de Iulius Licinus, centurion de la légion IIII Flavia, Aurelius Zoticus, tesserarius, et Aurelius Bello, soldat de cette même légion, ont fait un vœu, ils ont érigé [ce monument].
1851Les trois soldats mentionnés ici appartenaient à la IIII Flavia, cantonnée en Mésie supérieure. Leur présence en Phrygie s’explique certainement par le fait que celle-ci envoya à plusieurs reprises des détachements combattre sur le front de l’Euphrate, à moins que le légat ait mis certains de ces hommes à la disposition du proconsul, par exemple pour lutter contre les brigands depuis le castellum d’Aulutrene qui jouait un rôle important dans le contrôle des voies de passage. Aurelius Zoticus était tesserarius, c’est-à-dire responsable du mot de passe. Aurelius Bello et le centurion portaient des anthroponymes d’origine celtique, alors que celui de Zoticus était d’origine grecque. La dédicace à Silvain est probable mais pas assurée.
E‑APAM‑18
1852Cité et province : Apamée de Phrygie.
1853Datation : entre 198 et 209 après J.‑C.
1854Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande des soldats mentionnés dans le texte.
1855Matériau : calcaire blanc.
1856Dimensions : 130 x 52 x 56 cm.
1857Lieu de découverte : Elderne, dans le mur qui entoure la cour de l’école.
1858Date de découverte : non renseignée.
1859Bibliographie : Christol, Drew-Bear 1987b, p. 34‑42, n° 6 et pl. XXV (AE, 1987, n° 941 [avec une erreur, le document étant attribué à la Galatie]) ; Speidel 1987, p. 97 (AE, 1988, n° 1030 ; mauvaise lecture de Castillo 1995, p. 217‑218, qui le nomme Monius) ; Christol, Drew-Bear 1995, p. 69‑72 et 74‑79.
1860Voir Faure 2013, p. 628‑630.
1861Description du document : autel brisé en haut et en bas, déterré selon les habitants lors de la construction de la route goudronnée. H. l. : 4 cm en haut, 3 cm en bas.
[I(ovi) O(ptimo) M(aximo)] /et Iuno(ni) R[eg(inae)] / pro salu(te) D(ominorum) / N(ostrorum) Imp(eratorum) Aug(ustorum duorum) / et [[Geta(e)]] Caesar(is) / et Iuliae matri(s) kas(trorum) / suc cura Non(i) Felicis / v(iri) o(ptimi) p(rimi)p(ili) praepo(siti), vex(illatio) / Aulutre(nensis) mil(itum) con/ducto(rum) kastelli / leg(ionis) XI Cl(audiae) : Fl(avius) Sabinian(us) / tess(erarius), Val(erius) Silvanus et Val(erius) / Castus, Mucatr(a)l(is) Dolei, / Aur(elius) Senpro(nius) et Aur(elius) Tarsa ; leg(ionis) I Ita(licae) : [I]ul(ius) Vitalis, Iul(ius) Firmus, / [- - - ]us Sosus ex v(oto).
À Jupiter Optimus Maximus et à Junon Reine, pour le salut de nos seigneurs les deux empereurs augustes et de [[Géta]] César et de Iulia, mère des camps, par le soin de Nonius Felix, homme excellent, primipile, commandant la vexillation des soldats affectés au castellum d’Aulutrene ; de la légion XI Claudia : Flavius Sabinianus, tesserarius, Valerius Silvanus et Valerius Castus, Mucatralis Dolei, Aurelius Senpronius et Aurelius Tarsa ; de la légion I Italica, Iulius Vitalis, Iulius Firmus et (?)us Sosus. En accomplissement d’un vœu.
1862Les neuf soldats présents dans le castellum d’Aulutrene ont fait un vœu pour le salut de la maison impériale à Jupiter O. M. et à Junon Reine. Le nom de Géta a été martelé après son assassinat. Il s’agit d’une vexillation composée de six éléments issus de la XI Claudia, positionnée sur le front danubien, et de trois venus de la I Italica, cantonnée en Pannonie Supérieure. La présence de ces hommes dans le castellum, « prêtés » par leurs légats, est destinée à aider le proconsul d’Asie à contrôler au mieux la route stratégique reliant Apamée à Apollonia. Le commandement effectif était assuré sur place par le tesserarius Flavius Sabinus. Il va de soi que Nonius Felix, en tant que primipile, ne commandait pas une troupe aussi peu nombreuse, mais l’ensemble des vexillations issues des deux légions susmentionnées. Il est cité en premier dans l’inscription pour mieux l’honorer. Il est à noter l’anthroponyme thrace de Mucatralis Dolei.
E‑APAM‑19
1863Cité et province : Apamée de Phrygie.
1864Datation : très précoce d’après l’étude de Le Bohec 1992.
1865Nature de l’objet et émetteurs : marque sur tuile gravée par les soldats de la IIII Flavia.
1866Matériau : terre cuite.
1867Dimensions : 25 x 24,5 x 3 cm.
1868Lieu de découverte : dans un verger, au sud du restaurant établi sur le site d’Aulutrene.
1869Date de découverte : non renseignée.
1870Bibliographie : Christol, Drew-Bear 1995, p. 75‑76.
1871Voir Le Bohec 1992.
1872Description du document : tuile légèrement arrondie de couleur brun clair, brisée en diagonale. Lettres en relief de 2,5 cm dans un cartouche en creux.
Leg(io) IIII Fl(avia).
Légion IIII Flavia.
1873Cette tuile estampillée atteste de la présence dans le castellum d’Aulutrene, à une époque précoce, d’éléments appartenant à la IIII Flavia, cantonnée en Mésie supérieure.
Sous-officiers et troupiers
E‑APAM‑20
1874Cité et province : Apamée de Phrygie.
1875Datation : iie siècle après J.‑C. (?).
1876Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande du père du défunt.
1877Matériau : calcaire.
1878Dimensions : non renseignées.
1879Lieu de découverte : apporté à la gare de Dinar.
1880Date de découverte : 1890.
1881Bibliographie : Doublet, Bérard 1893, p. 321, n° 18 ; Ramsay 1897, p. 476, n° 341 (CIL III, n° 13662 ; MAMA VI List, p. 147, n° 127).
1882Description du document : bloc.
D(is) M(anibus) / P(ublio) Ael(io) Maximo / filio Aelius / Maximus mil(es) / pater memo/riam posui(t).
Aux Dieux Mânes. À Publius Aelius Maximus, son fils, Aelius Maximus, soldat, son père, en sa mémoire, a fait faire [ce monument].
1883Le texte ne permet pas de déterminer à quelle unité appartenait le père du défunt et même s’il était légionnaire ou auxiliaire.
E‑APAM‑21
1884Cité et province : Apamée de Phrygie.
1885Datation : iiie siècle après J.‑C.
1886Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’un compagnon de tente anonyme du défunt.
1887Matériau : non renseigné.
1888Dimensions : non renseignées.
1889Lieu de découverte : Dinar, dégagée lors de travaux pour creuser une canalisation.
1890Date de découverte : 1962.
1891Bibliographie : Christol, Drew-Bear 1987b, p. 53‑54, n° 9 et pl. XXVIII. Le monument semble perdu.
1892Description du document : autel funéraire (?) avec corniche et base moulurées ; très mauvaise gravure effectuée par un lapicide ignorant l’alphabet latin. Points entre les lignes.
D(is) M(anibus) / Aur(elius) Aurelianus mil(es) / leg(ionis) IIII Fl(aviae) vixit annis / XXXV militavit / annis XV, contub/ernalis carissi/mus bene mere/nti posuit.
Aux Dieux Mânes. À Aurelius Aurelianus, soldat de la légion IIII Flavia ; il a vécu trente-cinq ans, il a servi 15 ans, son très cher compagnon de tente a érigé [ce monument], parce qu’il le mérite bien.
1893Les deux soldats appartenaient à une vexillation de la IIII Flavia stationnée d’ordinaire en Mésie supérieure ; ces hommes étaient installés probablement à Apamée, qui constituait un important nœud de communications.
E‑APAM‑22
1894Cité et province : Apamée de Phrygie.
1895Datation : iiie siècle après J.‑C.
1896Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’un camarade du défunt.
1897Matériau : calcaire gris.
1898Dimensions : 100 x 47 x 42,5 cm.
1899Lieu de découverte : quartier Konak de Dinar.
1900Date de découverte : non renseignée.
1901Bibliographie : Christol, Drew-Bear 1987b, p. 55‑56, n° 10 et pl. XXIX.
1902Description du document : « autel funéraire […], surmonté par un fronton pyramidant au centre duquel se trouve une bosse ronde, tandis qu’aux angles inférieurs sont des acrotères sommairement indiqués (celui de gauche est brisé). Sur des moulures légèrement saillantes sont gravées les lignes 1, au-dessous du fronton, et 8‑9, en bas du monument ; dans la surface inférieure est un trou qui recevait le tenon de scellement. […] h. l. 3,5 cm » (Christol, Drew-Bear 1987b).
D(is) M(anibus) / Aurel(ius) Buris / mil(es) leg(ionis) XI Cl(audiae) q/ui militavit / annis XXII, pos/uit memoriam A/urel(ius) Auluzenu/s ERESHERE[.] / b(ene) m(erenti).
Aux Dieux Mânes. À Aurelius Buris, soldat de la légion XI Claudia, qui a servi vingt-deux ans, Aurelius Auluzenus a fait déposer [ce monument], en sa mémoire. ERESHERE. Il le mérite bien.
1903Le soldat défunt appartenait à la XI Claudia de Durostorum, en Mésie inférieure. Avec son compagnon, ils faisaient partie d’une vexillation installée au castellum d’Aulutrene pour y contrôler la route stratégique. Les deux hommes portaient des anthroponymes thraces. La mention ERESHERE demeure incompréhensible, mais veut certainement signifier qu’Aurelius Auluzenus, probablement de la même unité, était l’héritier du mort.
E‑APAM‑23
1904Cité et province : Apamée de Phrygie.
1905Datation : postérieure à 212 après J.‑C.
1906Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’un camarade du défunt.
1907Matériau : non renseigné.
1908Dimensions : 150 x 48 à 40 x 43 à 35 cm.
1909Lieu de découverte : près de Dinar.
1910Date de découverte : non renseignée.
1911Bibliographie : Drew-Bear, Eck 1976, p. 307‑308, n° 13 et pl. 46, n° 2 (AE, 1976, n° 666 ; Christol, Drew-Bear 1995, p. 81).
1912Voir Cheesman 1914, p. 183 ; Spaul 1994, p. 124‑125 (avec références).
1913Description du document : monument funéraire mouluré en bas et en haut, acrotères fragmentaires. H. l. : 4,5 cm.
D(is) M(anibus). // Aureli(o) / Marcellino eq(uiti) / al(ae) (primae) G(aetulorum) tu/r(ma) Domet(ii) / M(?), vicxit / ann(os) XXX, / mil(itavit) ann(os) / XII m(enses) VIII, / Ael(ius) Vict(or) / eq(ues) alae e/iusd(em) con/tub(ernali) b(ene) m(erenti) / p(osuit).
Aux Dieux Mânes. À Aurelius Marcellinus, cavalier de l’ala I Gaetulorum, de la turme de Dometius, M(?), il a vécu trente ans, il a servi douze ans et huit mois, Aelius Victor, cavalier de la même aile, son compagnon de tente, parce qu’il le mérite bien, l’a enseveli.
1914On a ici l’attestation de la présence dans la garnison du castellum d’éléments appartenant à une unité de cavalerie, l’ala I Flavia Gaetulorum Veterana, stationnée normalement sur le Danube, participant à la sécurisation de la route passant près du fortin d’Aulutrene (voir aussi, pour cette unité, E‑APAM‑25).
E‑APAM‑24
1915Cité et province : Apamée de Phrygie.
1916Datation : iiie siècle après J.‑C.
1917Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande du défunt, de sa famille ou de camarades (?).
1918Matériau : calcaire gris.
1919Dimensions : 55 x 55 cm.
1920Lieu de découverte : mur intérieur d’une étable du Konak Mahalle de Dinar.
1921Date de découverte : non renseignée.
1922Bibliographie : Christol, Drew-Bear 1995, p. 84‑85, fig. 10.
1923Description du document : « bloc criblé de petits trous, brisé en haut et en bas. […] h. l. 8 cm » (Christol, Drew-Bear 1995).
D(is) M(anibus). Iul(ius) (feuille) Aq/uila mil(es) / c(o)h(ortis) I pr(aetoriae) mil(itavit) / - - -
Aux Dieux Mânes. À Iulius [feuille] Aquila, soldat de la Ire cohorte prétorienne, il a servi …
1924Il est difficile de dire si ce soldat du prétoire était originaire de la cité ou bien appartenait à un groupe de militaires en déplacement ou bien encore était affecté à une statio.
E‑APAM‑25
1925Cité et province : Apamée de Phrygie.
1926Datation : du début du iiie siècle après J.‑C. à l’époque tétrarchique.
1927Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande des héritiers du défunt.
1928Matériau : non renseigné.
1929Dimensions : non renseignées.
1930Lieu de découverte : « verger au-dessus du petit restaurant établi sur le site d’Aulutrene et maintenant conservé au musée d’Afyon » (Christol, Drew-Bear 1995).
1931Date de découverte : non renseignée.
1932Bibliographie : Christol, Drew-Bear 1995, p. 79‑81 et fig. 8.
1933Voir Cheesman 1914, p. 183 ; Spaul 1994, p. 124‑125 (avec références).
1934Description du document : « Cet autel, mouluré en haut et en bas et de forme triangulaire dans sa partie supérieure, possède sur sa face principale un bas-relief qui représente un cavalier (dont la tête, aux cheveux courts, est tournée vers le spectateur) allant au pas vers la droite. L’inscription commence tout à fait en haut dans la partie supérieure, continue sur la moulure et sur le dé, et se termine au-dessous du relief » (Christol, Drew-Bear 1995). H. l. : 2,5 à 4 cm. Beaucoup de mots séparés par des points, nombreuses ligatures.
D(is) M(anibus) / Val(erio) Valeriano / equet(i) al(a)e I Getu(lorum) / Au(r)el(ius) Marcelus miles / leg(ionis) XI Cl(audiae) et Vale(rius) / Maximus eq(ues) al/ae eiusdem / her(edes) b(ene) m(erenti) / posuerunt.
Aux Dieux Mânes. À Valerius Valerianus, cavalier de l’ala I Getulorum, Aurelius Marcelus, soldat de la légion XI Claudia et Valerius Maximus, cavalier de cette même aile, ses héritiers, parce qu’il le mérite bien, ont fait construire [ce monument].
1935Le défunt appartenait à l’ala I Flavia Gaetulorum Veterana, de l’armée du Danube, de même que Valerius Maximus (voir aussi, pour cette unité, E‑APAM‑23). L’inscription apprend que la garnison du castellum comportait à ce moment-là des éléments issus d’une vexillation de la XI Claudia de Durostorum, en Mésie inférieure. Les détachements de ces deux unités (et peut-être d’autres) participaient à la sécurisation de la route passant près du fortin.
Vétérans
E‑APAM‑26
1936Cité et province : Apamée de Phrygie.
1937Datation : entre le règne d’Hadrien et le iiie siècle après J.‑C.
1938Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande du vétéran lui-même.
1939Matériau : marbre.
1940Dimensions : non renseignées.
1941Lieu de découverte : amené à la gare de Dinar.
1942Date de découverte : 1890.
1943Bibliographie : Doublet, Bérard 1893, p. 321, n° 19 (Ramsay 1897, p. 471, n° 311 ; CIL III Suppl., n° 13663 ; MAMA VI List, p. 147, n° 128).
1944Voir Speidel 1980, p. 732‑733, n° 8 et p. 741.
1945Description du document : plaque.
D(is) M(anibus. / M. Aur(elius) Athenio veteranus / ex leg(ione) IIII Fl(avia) ex b(eneficiario) sibi vivos et / coniugi suae Aur(eliae) Ammiae sar/cofagum posuit in aram quam / ipse construxit : in quo iam posi/tus est filius eorum. Alter / enim non ponetur in eum [ni]/si ipse con coniugi sua. / [Eum] si quis affectaverit, i[nfe]/ret poenae nomi[ne fisco ?] / Ӿ MM.
Aux Dieux Mânes. Marcus Aurelius Athenio, vétéran de la légion IIII Flavia, ancien beneficiarius, pour lui-même, de son vivant, et pour sa femme, Aurelia Ammia, a fait déposer ce sarcophage dans ce monument qu’il a lui-même construit : leur fils y est déjà enseveli. Personne d’autre ne pourra y être placé à part lui et son épouse. Si quelqu’un s’en empare, il paiera une amende de 2 000 deniers au fisc (?).
1946Sur la carrière de cet homme, voir t. 1, p. 127‑128, 258, 336, 390.
E‑APAM‑27
1947Cité et province : Apamée de Phrygie.
1948Datation : époque impériale romaine.
1949Nature de l’objet et émettrice : épitaphe gravée à la demande de la femme du défunt.
1950Matériau : non renseigné.
1951Dimensions : 52 x 62 x 30 cm.
1952Lieu de découverte : Çelikler Çeşmesi, à l’intérieur du lavoir.
1953Date de découverte : 2010.
1954Bibliographie : Labarre et al. 2011, p. 138, n° 6 et fig. 44, n° 6 (AE, 2011, n° 1336).
1955Description du document : bloc avec « inscription gravée au-dessus d’une ligne marquant la fin du champ central et sans doute la moulure inférieure du bloc. Une palme à cinq branches conclut l’inscription. […] H. l. 1 : 5 cm ; H. l. 2‑3 : 4 cm » (Labarre et al. 2011).
- - - - - - / leg(ionis) VII Cl(audiae) / coniugi / posuit.
… de la légion VII Claudia, a fait faire [ce monument], à son époux.
1956Le vétéran anonyme avait servi dans la VII Claudia, cantonnée en Mésie supérieure. Pour ce qui est de son origine géographique, cet homme pouvait être né dans la cité dans laquelle il serait venu se retirer une fois son service accompli. Toutefois, comme pour le précédent, rien n’empêche de penser qu’il aurait appartenu à un de ces détachements envoyés à Apamée depuis les Balkans et qu’il aurait, pour des raisons personnelles, un mariage peut-être, souhaité finir sa vie en Phrygie.
Apollonia de Phrygie-Pisidie
Présence thrace
Anthroponymes thraces
E‑APOL‑1
1957Cité et province : Apollonia de Phrygie-Pisidie.
1958Datation : 58 après J.‑C., s’il s’agit de l’ère de Sylla.
1959Nature de l’objet et émetteurs : contrat passé entre Kotys et la cité visant à protéger sa future tombe.
1960Matériau : non renseigné.
1961Dimensions : non renseignées.
1962Lieu de découverte : Uluborlu, dans le mur supérieur de la mosquée.
1963Date de découverte : 1885.
1964Bibliographie : Sterrett 1888b, p. 372‑373, n° 539 (incomplet) ; Anderson 1898, p. 98‑99, n° 40, avec dessin ; (Laum 1914, n° 178 [incomplet comme le fait remarquer Robert 1963, p. 357, n. 2]) ; Ramsay 1922, p. 181 sq. (voir la discussion entre J.G.C. Anderson et W.M. Ramsay quant à la datation précise du texte).
1965Description du document : non renseignée ; Anderson 1898 se contente d’écrire que le style de l’inscription est « early ».
[Κότυς ἠγόσαντα] / [τὴν ἄρουραν καὶ] / [ἐπί αὐτῇ τὸ μνη]/[μεῖ]ον ἐ̣π̣εσκε/ύασα ἐν τῷ βʹ καὶ μʹ / καὶ ρʹ ἔτει ἐν ᾧ καὶ / αὐτὸ ἐξεδόμην / διὰ τῶν δημοσί/ων γραμμάτων πρ/οσώρισα καὶ αὐτὴν / ὅλην τῷ μνημεί/ῳ ἀν̣ε̣ξ̣α̣λ̣λ̣οτρί/ωτον ․ ․ [․] ․· ἀνα̣θή/σομ[αι δ]ὲ [ἐκ] τῆ̣ς̣ ἐξ / αὐτῆς προσόδου / εἴς τε ἀνάλη[ψ]ιν τοῦ / μν̣[ημ]είο̣υ [κ]αὶ εὐω/χίαν ἐν τ[ῇ] πόλε̣ι / Θρᾳκῶν ὧν [ἂν ε]ἴη / δικαίω̣ς· διὰ τῶν / δημοσίων ἀνέγρα/ψα ἐν τῷ γʹ καὶ μʹ καὶ / ρʹ ἔτει.
Moi, Kotys, j’ai acheté ce champ et j’ai restauré le tombeau qui s’y trouvait en l’an 142 et je l’ai confié au secrétaire du peuple ; j’ai annexé la surface du champ, de façon inaliénable et pour toujours, à l’entretien du monument. J’attribuerai le revenu produit par ce champ à l’entretien du monument et à l’organisation de fêtes pour les Thraces de la cité selon ce qu’exige la loi. Le contrat a été déposé aux archives publiques en l’an 143.
1966Kotys est porteur d’un anthroponyme thrace assez classique. En ce ier siècle après J.‑C., le souvenir d’une origine commune d’une certaine partie de la population était tel que l’homme réserva les festivités devant se dérouler certainement de manière annuelle autour de sa future tombe aux citoyens de la même provenance géographique que lui.
E‑APOL‑2
1967Cité et province : Apollonia de Phrygie-Pisidie.
1968Datation : ier ou iie siècle après J.‑C.
1969Nature de l’objet et émettrice : épitaphe gravée à la demande de Tatia, fille d’Aulosios.
1970Matériau : calcaire.
1971Dimensions : 35 x 62 cm.
1972Lieu de découverte : Uluborlu, dans le mur du Baghche Jamisi.
1973Date de découverte : 1930.
1974Bibliographie : MAMA IV, n° 206.
1975Description du document : stèle avec moulure en haut, partie droite manquante. H. l. : 2 cm.
Τατια Αὐλοσίου τὸ μνημε[ῖον {τῶ δεῖνι} Ἀπολλω]/νίου τῶ ἀνδρὶ καὶ Ἀπολλων[ίω τῶ υἱῶ - - -ἐποίησεν(?)].
Tatia, fille d’Aulosios, a fait dresser ce tombeau pour (?), fils d’Apollonios, son mari, et pour Apollonios, son fils.
1976L’anthroponyme Aulosios est d’origine thrace.
E‑APOL‑3
1977Cité et province : Apollonia de Phrygie-Pisidie.
1978Datation : iiie siècle après J.‑C.
1979Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe collective de personnes ayant choisi de se faire élever un tombeau commun.
1980Matériau : calcaire.
1981Dimensions : 72 x 43 x 31 cm.
1982Lieu de découverte : Senir Ghent, dans une fontaine, près de la mosquée centrale.
1983Date de découverte : 1885.
1984Bibliographie : Sterrett 1888b, p. 380‑381, n° 555 (MAMA IV, n° 221 ; Robert 1963, p. 360 ; Zgusta 1964, p. 180, n° 396).
1985Voir Detschew 1957, p. 194.
1986Description du document : stèle avec pédiment. H. l. : 2 cm.
Αὐρ. Ἀρτέμων Αὐξά/νοντος τρὶς Δομετίου τῷ / πατρὶ Αὐρ. Αὐξάνοντι τρὶς Δο/[μ]ετίου βουλευτῇ καὶ τῇ μ/ητρὶ Αὐρ. Δόμνῃ Εὑρήμονο[ς] / Λικινίου· οἱ υἱοὶ αὐτοῦ Αὐ[ρ.] / Ζωτικὸς καὶ Αὐξάνων / [κ]αὶ Αὐρ. Ἀρτέμων ἔγονος [ἐ]/ποίησαν· καὶ ἡ γυνὴ αὐτοῦ / ὑστέρα Αὐρ. Ἀμμία Νανιτ[η]/νὴ Βράδωνος Αὐρ. Αὐξάνον/τι Ζουλακίῳ βουλεύτῃ δὶς / Δομετίου καὶ τῇ γυνεκὶ αὐτο/ῦ τῇ πρώτῃ Αὐρ. Δόμνῃ Δο/ύλου Διογένου Χρηστια/νοῦ τοῖς γλυκυτάτοις / γονῖσιν μνήμης χάριν.
Aurelius Artémon, fils d’Auxanon, troisième du nom, lui-même fils de Dometius, à son père, Aurelius Auxanon, troisième du nom, fils de Domitius, bouleute, et à sa mère Aurelia Domna Eurèmonos, fille de Licinius. Ses enfants, Aurelius Zotikos et Auxanon, et Aurelius Artémon, son petit-fils, ont fait bâtir [ce monument]. Sa dernière femme, Aurelia Ammia Nanitènè, fille de Bradon, à Aurelius Auxanon Zoulakios, bouleute à deux reprises, fils de Dometius, et à sa première femme, Aurelia Domna, les très chers parents de Doulos, Diogénès et Chrèstianos, en souvenir.
1987Le nom Zoulakios est très probablement d’origine thrace.
Présence de Thraces, de Lyciens et de colons romains
E‑APOL‑4a
1988Cité et province : Apollonia de Phrygie-Pisidie.
1989Datation : 14‑19 après J.‑C.
1990Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande du démos des Apolloniates, des Lyciens, des Thraces et des colons.
1991Matériau : calcaire blanc.
1992Dimensions : 33,5 x 81 x 55 à 46 cm.
1993Lieu de découverte : Uluborlu, faisant partie de l’escalier d’une petite mosquée située sur la partie sud de la rue venant de la forteresse, à environ 100 m de la porte de celle-ci.
1994Date de découverte : 1828.
1995Bibliographie : Arundell 1834, p. 246 (Hamilton 1842, t. 2, n° 455 ; Le Bas, Waddington 1870, n° 1194 B) EphEp 2, 1875, p. 482 ; MAMA IV, n° 143 A.
1996Description du document : bloc rectangulaire avec moulure dans la partie supérieure appartenant à un monument portant des statues de membres de la famille julio-claudienne. H. l. : 4 cm sur la bande supérieure, 3,5 sur la médiane, de 1 à 1,2 cm sur celle du bas.
[Tοὺς κοινούς τε καὶ ἰδίους θεοὺς Σε]βαστοὺς καὶ τοὺς π[αῖδας αὐτῶν ὁ δῆμος Ἀπολλωνιατῶν Λυκίων Θραικῶν κολώνων].
Le démos des Apolloniates, des Lyciens, des Thraces et des colons [a honoré], ensemble et pris séparément, les dieux Augustes et leurs enfants.
1997Cette dédicace témoigne du fait qu’en plein ier siècle après J.‑C., la population avait encore conscience de sa quadruple origine, avec en particulier l’installation, à une date inconnue au cours de l’époque hellénistique, de Lyciens et de Thraces probablement utilisés comme fantassins légers, qui finirent par obtenir la citoyenneté. Les κολώνων ici mentionnés sont quant à eux des vétérans romains installés sur des terres confisquées. Il s’agit d’une situation semblable à celle existant à Apamée et à Hiérapolis.
E‑APOL‑4b
1998Cité et province : Apollonia de Phrygie-Pisidie.
1999Datation : 134‑135 après J.‑C.
2000Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande de la boulè et du démos des Apolloniates, des Lyciens, des Thraces et des colons.
2001Matériau : calcaire.
2002Dimensions : 200 x 84 (en haut), 65 (partie centrale), 60 (en bas) x 90 (en haut), 74 (partie centrale), 90 (en bas) cm.
2003Lieu de découverte : près du vallon de Çapali, à la limite des territoires d’Apamée et d’Apollonia.
2004Date de découverte : 1833.
2005Bibliographie : Arundell 1834, p. 236, 242 et 245‑246 (Ramsay 1890, p. 172 ; Ramsay 1897, p. 480, n° 352 ; IGRR III, n° 324 ; Robert 1963, p. 358 et n. 3 ; SEG XXXVII, n° 1100) ; Christol, Drew-Bear 1987b, p. 13‑19, n° 1 et pl. II (avec une longue analyse de l’histoire mouvementée du pilier quadrangulaire sur lequel est gravée l’inscription).
2006Description du document : « pilier quadrangulaire […] mouluré sommairement en haut et en bas, brisé et usé aux arêtes et aux angles, surtout en bas. […] Des cassures ont fait disparaître sur toute la hauteur l’arête droite de la surface inscrite » (Christol, Drew-Bear 1987b, p. 16). H. l. : 4 cm.
Ὑπὲρ τῆς Αὐτοκρά/τορος Καίσαρος Θε/οῦ Τραϊανοῦ Παρθι/[κοῦ υἱοῦ, θ]εοῦ Ν[έρ]ουα υἱ/[ω]νοῦ, Τραϊανοῦ Ἁδρια/νο[ῦ] Σεβαστοῦ, ἀρχιερέ/[ω]ς μεγίστου, δημαρ/[χ]ικῆς ἐξουσίας τὸ ιθʹ, / ὑπάτου τὸ γʹ, πατρὸς πατ/[ρίδ]ος [σωτ]ηρίας καὶ αἰων/[ίου διαμονῆ]ς αὐτοῦ τε καὶ / [τοῦ σύμ]παντος οἴκου / [αὐτ]οῦ, ἡ βουλὴ καὶ ὁ / δῆμος ὁ Ἀπολλωνια/[τ]ῶν Λυκίων καὶ Θρα[κῶν] /Κολώνων θεοῖς / [Ἐ]νορίοις.
Pour le salut et la longue vie de l’empereur César Auguste Trajan Hadrien, fils du divin Trajan Parthique, petit-fils du divin Nerva, grand pontife, investi de sa dix-neuvième puissance tribunicienne, trois fois consul, père de la patrie, et de toute sa famille, la boulè et le démos des Apolloniates, des Lyciens, des Thraces et des colons, aux dieux des frontières.
2007Cette borne, installée sur une crête le long de la route reliant Apollonia à Apamée, servait de délimitation entre les territoires des deux cités. Voir inscription précédente.
E‑APOL‑4c
2008Cité et province : Apollonia de Phrygie-Pisidie.
2009Datation : 198 après J.‑C.
2010Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande de la boulè et du démos des Apolloniates, des Lyciens, des Thraces et des colons.
2011Matériau : calcaire.
2012Dimensions : 162 x 70 (sommet) à 60 (partie centrale) x 60 cm.
2013Lieu de découverte : dans les vignes près d’Uluborlu, utilisée dans une fontaine, à 1 km du village.
2014Date de découverte : 1897.
2015Bibliographie : Anderson 1898, p. 95‑96, n° 35 (IGRR III, n° 314 ; MAMA IV, n° 147).
2016Description du document : grand bloc rectangulaire. Les lacunes correspondent à une croix gravée postérieurement. H. l. : 4 cm.
Αὐτο[κ]ράτορα / Καίσα[ρ]α Μ. Αὐρή(λιον) / Ἀν[τωνεῖ]νον / Σεβα[σ]τὸν, υἱ/ὸν Αὐ[τ]οκράτο/ρος Καίσαρος Λ. / Σεπτιμίου Σευ/ουήρου Περτίνα/κος Σεβ(αστοῦ), ἡ βουλὴ / καὶ ὁ δῆμος / Ἀπολλωνιατῶν / Λυκίων Θρακῶν / κολώνων.
À l’empereur César Auguste M. Aurelius Antoninus, fils de l’empereur César Auguste L. Septimus Severus Pertinax, la boulè et le démos des Apolloniates, des Lyciens, des Thraces et des colons.
2017Voir inscriptions précédentes.
E‑APOL‑4d
2018Cité et province : Apollonia de Phrygie-Pisidie.
2019Datation : vers 225‑250 après J.‑C. (?).
2020Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande de la boulè et du démos des Apolloniates, des Lyciens, des Thraces et des colons.
2021Matériau : calcaire.
2022Dimensions : 101 x 46 x 57 cm.
2023Lieu de découverte : Uluborlu, couché au bord de la rue, dans la ville basse.
2024Date de découverte : 1833.
2025Bibliographie : Arundell 1834, p. 245 (Hamilton 1842, t. 2, n° 450 ; Le Bas, Waddington 1870, n° 747 ; IGRR III, n° 317) ; MAMA IV, n° 150.
2026Description du document : base de statue. H. l. : 4 cm.
Tὸν ἁγνὸν / καὶ δίκαιον / ἐπίτροπον / τοῦ Σεβαστο[ῦ] / Αὐρήλιον Ἀπ[ολ]/λώνιον ἡ βου[λὴ] / καὶ [ὁ] δῆμος Ἀ[πολ]/λωνιατῶν Λυ[κί]/ων Θρακῶν κ[ο]/λώνων τὸν [ἴδι]/ον εὐεργέτη[ν].
Au sacré et juste procurateur de l’empereur, Aurelius Apollonius, la boulè et le démos des Apolloniates, des Lyciens, des Thraces et des colons, qui ont reçu de lui de grands bienfaits, l’ont honoré de cette statue.
2027Voir inscriptions précédentes.
E‑APOL‑4e
2028Cité et province : Apollonia de Phrygie-Pisidie.
2029Datation : vers 225‑250 après J.‑C. (?).
2030Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande de la boulè et du démos des Apolloniates, des Lyciens, des Thraces et des colons.
2031Matériau : non renseigné.
2032Dimensions : non renseignées.
2033Lieu de découverte : Uluborlu, intégré au pavement, devant le « Government building » (voir Sterrett 1888b).
2034Date de découverte : 1882.
2035Bibliographie : CIG III, n° 3970 (Sterrett 1888b, p. 360, n° 517 ; IGRR III, n° 318).
2036Description du document : base de statue.
- - - καὶ σεμνο[τά]/την Αἰλίαν Ἀν/τωνεῖναν, γυ/ναῖκα Αὐρ. Ἀπολ/λωνίου, τοῦ κρα/τίστου ἐπιτρό/που τοῦ Σεβαστοῦ, / ἡ βουλὴ καὶ ὁ δῆμος Ἀπολ/λωνιατῶν Λυ/κίων Θρᾳκῶν κολω/νῶν, τῷ τῆς ἀρετῆς / ἐτείμησαν ἀν/δριάντι.
… et afin de faire savoir à chacun les mérites d’Aelia Antonina, l’épouse d’Aurelius Apollonius, vir egregius, procurateur de l’empereur, la boulè et le démos des Apolloniates, des Lyciens, des Thraces et des colons, l’ont honorée de cette statue.
2037Voir inscriptions précédentes.
E‑APOL‑4f
2038Cité et province : Tralles, Asie.
2039Datation : iie-iiie siècle après J.‑C. (?).
2040Nature de l’objet et émettrices : décret de consolation pris à l’initiative d’un certain nombre de cités.
2041Matériau : marbre.
2042Dimensions : 70 x 78 cm.
2043Lieu de découverte : Tralles, quelque part à l’est du marché.
2044Date de découverte : 1901.
2045Bibliographie : MDAI(A) 1901, p. 238, n° 2 (Poljakov 1989, p. 45‑46, n° 31).
2046Description du document : plaque brisée à droite, à gauche et en haut. Ici l. 4.
[- - -] τῶν Λυκίων.
… des Lyciens.
2047Voir inscriptions précédentes.
E‑APOL‑4g
2048Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
2049Datation : iie-iiie siècle après J.‑C. (?).
2050Nature de l’objet et émettrices : décret pris à l’initiative des autorités civiques d’Antioche de Phrygie-Pisidie.
2051Matériau : non renseigné.
2052Dimensions : non renseignées.
2053Lieu de découverte : non renseigné.
2054Date de découverte : non renseignée.
2055Bibliographie : CIG III, n° 2811b.
2056Description du document : non renseignée. Ici l. 40‑41
. . . βουλευτὴς Ἀπολλωνιατ[ῶν] Λυ/κίων Θρακῶν.
… bouleute [de la cité] des Apolloniates, des Lyciens, des Thraces.
2057Voir inscriptions précédentes.
E‑APOL‑4h
2058Cité et province : Claros, Asie.
2059Datation : époque impériale romaine.
2060Nature de l’objet et émettrice : mémorial gravé à la demande de la délégation d’Apollonia.
2061Matériau : marbre blanc.
2062Dimensions : 9 x 21 cm.
2063Lieu de découverte : parmi les tambours de colonnes de l’adyton du temple d’Apollon.
2064Date de découverte : 1951.
2065Bibliographie : L. et J. Robert 1989, p. 5, n. 2 (incomplet) ; Ferrary 2014, p. 609‑610, n° 325.
2066Description du document : fragment de cannelure. H. l. : 2 cm.
[Ἀπολλωνιατῶν] / [Λυκ]ίων Θ[ρακῶν] / [Κο]λώνων.
… des Apolloniates, des Lyciens, des Thraces et des colons.
2067Voir inscriptions précédentes.
Apollonioucharax
Présence gréco-macédonienne
E‑APAX‑1
2068Katoikia et province : Apollonioucharax, Lydie.
2069Datation : 165‑164 avant J.‑C.
2070Nature de l’objet et émetteurs : pétition envoyée par la communauté à Eumène II et réponse de celui-ci.
2071Matériau : marbre.
2072Dimensions : 118 x 65 x 10,5 cm.
2073Lieu de découverte : village de Taşkuyucak ; actuellement au musée de Manisa.
2074Date de découverte : non renseignée.
2075Bibliographie : Herrmann, Malay 2007, n° 32, A-B (SEG LVII, n° 1150 ; BE, 2009, n° 440 ; Wörrle 2009, p. 427‑428) ; Ricl 2011, p. 143‑146 ; Thonemann 2011a (SEG LIX, n° 1376 ; BE, 2012, n° 369) ; Thonemann 2013a, p. 20‑24 ; Bencivenni 2015 (BE, 2016, n° 433).
2076Description du document : stèle opisthographe. H. l. : 1,2 à 1,5 cm pour la face A ; 1 cm pour la face B.
Face A : [- - - ca 15 - - -]ΤΙ[- - - ca 8 - - - ἀπο]δείξεις ἐν [τῶι πο]/λέμωι Κουρνουβευδος· τ̣ο̣ὺ̣ς δ’ ἐ̣ν τούτωι τῶι τό/πωι κατοικοῦντας Μυσοὺς [ἐπενόου]ν εἰς Καστωλ/λὸμ μετάγειν, ἐπεὶ καὶ[νὴ γῆ (?) παν]τ̣ελῶς [ὑ]πάρχει / ἐκεῖ περισσή· ἐντυχόντων δὲ̣ ἐ[μοὶ τῶν ἀπὸ] τοῦ Ἀπ[ολ]/λωνίουχάρακος καὶ φασ[κόντων ἐπὶ (?) - ca 4 -] δ[- ca 4 -] τῆς χ̣[ώ]/ρας εὐχαριστεῖν ἐπεὶ δὲ ο[ἱ κατοικ]οῦντες ἐν τῶι Κ[ουρ]/νουβευδει Μυσοὶ κατ[- - - ca 9 - - -] κ̣α̣ὶ̣ γεγόνασιν α̣[ὐ]/τοῖς συνήθεις βούλε̣σ̣θ̣[αι - - - ca 10 - - -]αι ὅ̣πως ἂ[ν] / δι’ ἑαυτοὺς δοκῶσ̣ι̣ν̣, ἐ̣γ̣ὼ̣ ? καὶ [ - - - ca 12 - - -]ν ἀπ̣[ο]/δεξάμενος τὴν εὐγνωμο̣σύ[νην καὶ] με[τρι]ό̣τ[η]τα α[ὐ]/τῶν, τοῦτο μὲν συνεχώρησα̣ ὡς ἠξίουσαν, Λυκίνωι δ̣[ὲ] / τῶι γεωδότηι συνετάξαμεν [φρονττίζ]ειν ὅ̣θ̣εν δ[υ]/ναίμεθα χώραμ προσορίσαι αὐτοῖς· ἐπεὶ δὲ κατεφθ[ι]/μένοι πέρυσι ὑπὸ τῶμ πολεμίωμ πολλῆς προμη[θεί]/ας ἄξιοι εἰσίν, συγχωρῶ π̣ρ̣ὸς οἷς ἐπεχωρήσα/μεμ πένθ’ ἔτεσιν ἀτελείαν αὐτοῖς καὶ ἄλλων / πέντε, καθὰ καὶ τοῖς ἐγ Καδόοις Μυσοῖς συν[ε]/χωρήσαμεγ, καὶ ἀπὸ τριῶν τὴγ καταγραφὴν γ̣[ί]/νεσθαι· ὅταγ γὰρ ἀναγκαιοτέρα χρεία γίνητα[ι], / αὐτοὶ διὰ τὴμ προθυμίαγ καὶ εὔνοιαν οἷδ’ ὅτι δ̣ώ̣σ[ου]/σιν πλείονας σ〈τ〉ρατιώτας· καὶ τῆς ἐφ’ ἔτους δεκ̣[α]/τείας παρεθήτωσαμ πάντες, ὁμοίως δὲ καὶ / οἷς τὰ εἴσφορα ἐπιγέγραπται· ἐπεὶ περὶ τὴν τοῦ χωρί/ου οἰκοδομίαγ γίνονται, καὶ ἡμεῖς λατύπου[ς] / ὡμολογήκαμεν αὐτοῖς χορηγήσειν· (vac.) Γ (vac.).
Face B : [- - 10 - -]Ρ̣Ε[- - 12 - - το]ύτων δὲ τῶν ΑΝ̣[- - 12 - -] / [․]δ̣ρ̣ι̣α̣ι̣ ἐπιγέγραπ[ται . .3‑4. . ὑ]πάρχειν τὰ φιλάνθρωπ[α - - 8 - -]/νας τῶν συναναφερομένων λιποστρατῆσαι ἐν τῶι βʹ καὶ λʹ ἔτει περι/ελεῖν· ὑπάρχειν δὲ ταὐτὰ τοῖς ἄλλοις· τὴν ἀσυλίαν τοῦ Διὸς τοῦ / Στρατίου ὑπάρχειν, ἀντὶ τῶν προσυνκεχωρημένων σταδίων / ἑπτὰ ἔσται ἐπὶ στάδια δέκα· καὶ ἵνα Βάκχιος ὁ ἱερεὺς π̣οῆι στέφα/νον χρυσοῦν· τὰ ἀναφερόμενα ὀφειλήματα τὰ ἐν ἡμῖν ἀργυρικὰ ἢ σι/τικὰ ἕως τοῦ τρίτου ἔτους ἀπολῦσαι, εἰ μή τινες πράξαντές / τινα αὐτοὶ κατεισχήκασι· περὶ τῶν ἐνπεπυρισμένων καὶ κα/θ̣ειλ̣κυσμένων οἰκιῶν ἐν τῶι προαστίωι προνοηθῆναι, ἵν’, ἐπεὶ̣ / δημόται ἐσμέν, μεταδοθῇ τι εἰς τὴν κατασκευὴν αὐτῶν· Σι/βλόην κώμην τὴν πρότερον οὖσαν ἡμετέραν, περὶ ἧς γέγρα/πται, ἵνα διορθωσαμένων ἡμῶν τὴν τιμὴν Μελεάγρωι τῶι / ἠγορακότι αὐτὴν δραχμῶν (vac.) ΥΜΗ [-] Ϲ ἀποδοθῇ, κομί/σασθαι νῦν ἄνευ τιμῆς, ὅπως ὑπάρχωσιν αἱ ἐξ αὐτῆς / πρόσοδοι εἴς τε τὰς τοῦ Διὸς τοῦ Στρατίου καὶ τὰς ὑπὲρ ὑ/μῶν συντελουμένας θυσίας καὶ διαμένῃ ἡμῖν ἱερὰ καὶ ἀτελής· / τὸ δὲ ἀργύριον δοθῆναι ὑπὲρ αὐτῆς ἐκ τοῦ βασιλικοῦ τῶι Μελεά/γρωι· εἰς τὰ ἐλλείποντα τοῖς κλήροις καὶ προσδό〈ήμ〉μασιν δο/θῆναι κώμας· ἐπ〈ε〉ὶ αἱ πρότερον ἀφαιρεθεῖσαι ἡμῶν οὐκ ἀ/ποκατεστάθησαν ὃν τρόπον συνεκεχωρήκεις παραδεῖ/ξαι Θιλευδον καὶ Πλαζειρα κατοικίας κυνηγῶν· τοὺς δ’ ἐν / τούτοις μετάγειν εἰς ἃς ἂν κρίνῃ κατοικίας Λυκῖνος ὁ γεωδό/της. [-] συντετάχαμεν γὰρ τούτωι ἐπιβλέψαντι παραδεῖξαι.
Face A : … Kornoubeudos … ont fait la preuve [de leur loyauté] au cours de la guerre. J’avais l’intention de déplacer les Mysiens vivant en cet endroit à Kastollos, car des terres fertiles y existent certainement qui ne sont pas cultivées. Mais des [ambassadeurs] d’Apollonioucharax sont venus me rencontrer et m’ont dit leur reconnaissance pour le … de leur territoire ; ils ont aussi dit que parce que les colons mysiens de Kornoubeudos [étaient …] et étaient devenus de façon bien connue amis avec eux, ils désiraient …, et que de toutes les manières ils puissent en décider ensemble. Et donc, en reconnaissance pour leur bon sens et leur modération, j’ai reconnu la justesse de ce qu’ils avaient demandé. J’ai aussi demandé à Lykinos, le répartiteur de terres, [de réfléchir] à ce que nous pourrions en outre ajouter comme terre à leur territoire. Parce qu’ils méritent une grande considération, car ils ont connu l’an dernier les ravages de l’ennemi, je leur accorde cinq nouvelles années d’exemption de droits de douane en plus des cinq années accordées auparavant, comme je les ai données aux Mysiens de Kadooi. L’inscription pour le service militaire obligatoire se limitera à un homme sur trois, car je sais que s’il survient quelque urgence, ils me fourniront davantage de soldats de leur propre chef en raison de leur empressement et de leur bonne volonté. Ils seront tous exemptés de la dîme sur les produits pour l’année en cours et ceux sur qui est levée une capitation (?) en seront aussi exemptés pour l’année en cours. Comme ils ont commencé à rebâtir la katoikia, j’ai aussi décidé de leur fournir des maçons.
Face B : … de ceux … enregistrés … [nous demandons que] ces privilèges soient maintenus, et [nous demandons que] tu annules [le châtiment ?] contre ceux réputés avoir déserté de l’armée en l’an 32 et qu’ils puissent avoir les mêmes [privilèges] que les autres. [Nous demandons] l’inviolabilité du sanctuaire de Zeus Stratios et que celle-ci, au lieu des sept stades prévus à l’origine, soit agrandie à dix stades. Pour que le prêtre Bacchios puisse faire une couronne d’or, [nous demandons que] nos dettes enregistrées, tant en argent qu’en grain, soient remises depuis la troisième année, à moins que quelqu’un les ait déjà faites payer et mises sous séquestre. À propos des maisons du quartier extérieur [à Apollonioucharax] qui ont été brûlées et détruites, [nous demandons que tu] prennes garde à ce qu’un don soit fait pour leur reconstruction, car nous sommes pauvres. [Nous demandons que] le village de Sibloë, qui était autrefois à nous (à propos duquel il est écrit qu’il nous sera rendu quand nous aurons remboursé à Méléagros le prix auquel il l’a acheté, (?)448 drachmes, 1,5 obole), que nous recevions ce village sans remboursement, pour que ses revenus puissent être utilisés pour des sacrifices en l’honneur de Zeus Stratios et en ta faveur, et que nous puissions le maintenir sacré et exempt de taxation ; [nous demandons que] la somme à payer pour le village soit donnée à Méléagros par le trésor royal. [Nous demandons que] des villages nous soient donnés pour pallier le manque de klèroi et de maisons allant avec. Parce que ces [villages], qui nous avaient été précédemment retirés, n’ont pas été restitués, à la différence de ce que tu avais promis, [nous demandons que] tu fasses diviser dans ce but en « villages de chasseurs » Thileudos et Plazeira et que tu déplaces les habitants de ceux-ci vers d’autres communautés en fonction de ce que Lykinos, le répartiteur de terres, pourra décider. – Nous avons effectivement ordonné qu’il examine l’affaire et qu’il les balise (traduction d’après Thonemann 2013a).
2077Le document B précède dans l’ordre le document A. Son ton peu courtois et inhabituel a suscité de la part de Bencivenni 2015 la présentation d’une explication très complexe et finalement peu probante. P. Hamon (BE, 2016, n° 433) a montré qu’en réalité, ce texte à l’impératif était « un mémorandum à l’usage des ambassadeurs dépêchés auprès d’Eumène – un type de document qui, d’ordinaire, n’était pas gravé ». La face A porte la réponse du roi, à laquelle il faut ajouter une apostille à la fin de la face B émanant de l’administration royale. Sur le contenu de ces textes, voir t. 1, p. 217‑219, 227.
Appia
Présence gréco-macédonienne
Présence militaire
E‑APPI‑1
2078Cité et province : Appia, Phrygie.
2079Datation : époque hellénistique.
2080Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande de commanditaires inconnus.
2081Matériau : marbre gris.
2082Dimensions : 81 x 60 cm.
2083Lieu de découverte : Kepez, dans une fontaine, à la sortie du village.
2084Date de découverte : 1925.
2085Bibliographie : MAMA X, n° 220 ; Merkelbach, Stauber 2001, p. 231, n° 16/31/06.
2086Description du document : dalle rectangulaire recouverte d’argile. Gravure très abîmée. H. l. : 1 à 3,5 cm.
[- ᴗᴗ ὃ]μ πολ[λ]οῖς καὶᴗεὐδο/κίμοις σ[τ]ε[φ]άνοις / ἐστεφάνωσε πόλις / κλεινὸν ἔονταᴗἀρετῆι / θνήισκω δ’ εὐίπποις ἐμ / Φρυγίας πεδίοις / τοὔνομα δ’ ἔστι μοι / Δημὴτριος ὅ μμ’ οἱ [ὅ]μαιμ[οι.
… car la cité m’a honoré de nombreuses couronnes glorieuses, car j’étais célèbre par mon courage. Je suis mort dans la plaine phrygienne riche en cavales. Mon nom était Démétrios, moi que mes frères nommaient …
2087Il s’agit d’un des rares exemples attestés de mort violente relevé dans l’ensemble de ce corpus. Démétrios était probablement soldat dans l’armée d’un des Diadoques qui s’affrontèrent à Couropédion, le long du Phrygios, en 281 avant J.‑C. Le texte métrique allie trois pentamètres à un dernier vers qui est un hexamètre avec une recherche délibérée de l’archaïsme.
Anthroponymes macédoniens
E‑APPI‑2
2088Cité et province : Appia, Phrygie.
2089Datation : iiie siècle après J.‑C.
2090Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Patriki(o)s.
2091Matériau : non renseigné.
2092Dimensions : non renseignées.
2093Lieu de découverte : Aï-Kuruk.
2094Date de découverte : non renseignée.
2095Bibliographie : Anderson 1906, p. 225‑226, n° 22 ; Mendel 1909, p. 225‑226, n° 22 ; Merkelbach, Stauber 2001, p. 258, n° 16/31/81.
2096Description du document : tablette brisée à gauche et à droite, en partie recouverte de chaux.
Eἰσοράᾳς τύμβ[ον π]α[ρ]όδοις ἐπὶ σήμασι, [ξ]εῖ[νε], / ὃν τεύχει Πατρίκις περικαλλεῖ τῇδε συνε[ύνῃ] / Ἀντιοχίδι πινυτῇ πολυγηθέα σωφροσύν[ῃ τε], / οὐ πλεῖστον ἀριθμὸν ἐτέων συνζήσας ἀμέ[μπτως] / [ἀ]λλά που δέκ’ ἔτη πολλῇ φιλίῃ διὰ κάλλος / ἦθος ἠδὲ τρόπους καὶ εὐγενείης ἕνεκ’ ἐσθλῆ[ς], / μοῦνον τεξαμένην φίλιον τέκος ἐν θαλάμοισ[ιν], / οὔνομα τὴν Τροφίμην ἔτ’ ἐν μελάθροις καλέσ[ασαν], / καὶ [λ]είπει τήνδε μόνην παρηγορίην πατρὶ χηρ[ῷ], / ἧς ἑκυρὸς Τρόφιμος Δόμνῃ σὺν ἑῇ τε συνεύν[ῃ] / Κύριλλός τε δαὴρ ὕμνους σεμνοὺς ἀναπέμπ[ει]. / [μή]τηρ τήνδ’ ἔτι καὶ νῦν στένει Τροφίμη πολύθ[ρηνος] / [καὶ Πα]τρίκις συνόμαιμος ἅμα δισσαί τε φίλαι τε / [πάρθεν]οι Κύριλλα καὶ Ἀγριππεῖνα χάριν αὐτῆς / [τὴν ὀσ]μὴ[ν ν]εότητος ἠ[δ’] ἀγλαίην̣ ἀπολοῦ〈σ〉[ι] / [- - - - - - - - - - - - ὃ] προκείμενόν ἐ〈σ〉τ[ι] / [- - - - - - - - - - - - οὐ]δεὶς δὲ δύνηται / [- - - - - - - - - - - - - - -]․Η[- - -].
Étranger, tu vois cette tombe parmi les monuments bordant le chemin, tombe qu’a construite Patriki(o)s pour sa très belle femme Antiochis, pleine de sagesse, charmante et sensée, qui n’a pas vécu un très grand nombre d’années, ne méritant aucun reproche, mais environ dix ans, avec beaucoup d’affection, rendue noble par la beauté de ses mœurs et par sa bonté, n’ayant engendré dans notre maison qu’un seul enfant bien-aimé auquel on a donné le nom de Trophimè, et qui laisse celle-ci comme seule consolation à son père, privé de sa femme, dont le beau-père Trophimos, avec sa femme Domnè, et Kyrillos, le beau-frère, ont fait retentir des hymnes sacrés. Sa mère, Trophimè, la pleure encore maintenant à chaudes larmes, et Patriki(o)s, avec ses deux sœurs bien aimées, Kyrilla et Agrippina, en souvenir d’elle, font disparaître l’odeur et l’éclat de leur jeunesse … qui est établi … personne ne peut …
2097La défunte portait un nom dynastique féminin d’inspiration séleucide, ce qui va dans le sens de l’installation de populations gréco-macédoniennes à l’époque hellénistique. La famille était chrétienne. Patrikis semble être une déformation locale de Patrikios.
E‑APPI‑3
2098Cité et province : Appia, Phrygie.
2099Datation : premier quart du iiie siècle après J.‑C.
2100Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande des membres de la famille de la défunte.
2101Matériau : marbre.
2102Dimensions : 115 x 64 x 13 cm.
2103Lieu de découverte : Alibey Köy, à la sortie du village.
2104Date de découverte : 1924.
2105Bibliographie : MAMA X, n° 106.
2106Description du document : stèle-porte de type C Altıntaş 1, avec grande niche centrale et socle, brisée en bas et au-dessus. Dans la niche, une femme voilée avec chiton et himation, chevelure légèrement ondulée, inspirée par les portraits de Julia Domna. À gauche et à droite, un miroir et un peigne ; sur les côtés, pilastres avec rinceaux de vigne. Au pédiment, probablement l’enlèvement de Perséphone ou bien un cortège nuptial guidé par Hermès. Pour l’aspect artistique particulièrement important de ce monument, voir les références de MAMA. H. l. : de 1,3 à 3 cm.
[T]ὸ̣ν̣ θε̣[όν] σοι· μὴ ἀδικήσεις. / [- - -]ι̣ας Ἀπῃ κουριδίῳ γλυκυ/[τάτῃ συμβίῳ κὲ] Ζωτικὸς υἱὸς κ(ὲ) Ἀμι[ας] / [νύνφη κὲ πα]τ̣ὴρ Ἀντίοχος κὲ Ὀνησίων̣ / [κὲ Ἀλέξανδ]ρος κὲ Εὐτύχης κὲ Τρόφ/[ιμος τὸν ἑ]α̣υτῶν ἐνάτερα ἐ/[τείμησα]ν̣ μνήμης χάρι〈ν〉.
N’insulte pas le dieu dans ton intérêt. (?)ias et Zôtikos, son fils, et Amias, sa belle-fille, et Antiochos, son père, et Onèsimos et Alexandros et Eutychès et Trophimos, ses frères, ont honoré Apès, sa très chère femme par mariage légitime, en souvenir.
2107Sur le nom du père de la défunte, voir inscription précédente. La formule introductive peut appartenir à un milieu païen comme chrétien.
E‑APPI‑4
2108Cité et province : Appia, Phrygie.
2109Datation : époque impériale romaine.
2110Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande des enfants de la défunte.
2111Matériau : marbre blanc.
2112Dimensions : 74 x 63 x 13 cm.
2113Lieu de découverte : Kuyucak, dans un champ, à l’angle nord-est du village.
2114Date de découverte : 1924.
2115Bibliographie : MAMA X, n° 4.
2116Description du document : stèle-porte de type C Altıntaş 1 avec rinceaux végétaux. Dans le pédiment, un aigle et un panier de laine. H. l. : de 1,5 à 1,75 cm.
[Ἀτ]ταλίων καὶ Ἀτταλίως καὶ Ἀφφιας τὰ τέ/[κνα̣] Τατειν τὴν ἑαυτῶν μητέρα ἐτείμ[η]/σαν μνήμης χάριν.
Attaliôn et Attaliôs et Apphias, ses enfants, ont honoré leur mère, Tatéis, en souvenir.
2117Deux des enfants de la défunte portent des diminutifs forgés à partir d’un nom dynastique attalide, ce qui est un indice du passage de la cité dans l’orbite des rois de Pergame après le traité d’Apamée.
E‑APPI‑5
2118Cité et province : Appia, Phrygie.
2119Datation : premier quart du iiie siècle après J.‑C.
2120Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’Attalos.
2121Matériau : marbre blanc.
2122Dimensions : 60 x 49 x 24 cm.
2123Lieu de découverte : Alibey Köy, dans l’est du village, supportant un montant de porte de grange.
2124Date de découverte : 1924.
2125Bibliographie : MAMA X, n° 102.
2126Description du document : stèle-porte de type C (?) brisée en haut, en bas et à gauche, avec décoration végétale, peigne dans le panneau supérieur gauche et moulure avec œufs. H. l. : de 1 à 1,5 cm.
[Ἄτταλ]ος Ἀμμ[ιᾳ γυ]ναικὶ ἰδίᾳ γευομέν[ῃ βι]/[ότου(?) κ]αὶ Χελ[ειδὼν] θυγάτηρ Ἀττάλου̣.
Attalos, pour Ammia, sa femme de toute une vie, et Chéléidôn, fille d’Attalos.
2127Sur le nom Attalos, voir inscription précédente.
E‑APPI‑6
2128Cité et province : Appia, Phrygie.
2129Datation : iiie siècle après J.‑C.
2130Nature de l’objet et émettrices : épitaphe gravée à la demande d’Aurelia Domna et de sa famille.
2131Matériau : marbre blanc.
2132Dimensions : 97,6 x 44,5 x 6 cm.
2133Lieu de découverte : vue à Akçaköy, venant peut-être du cimetière d’Erikli Mevkii près de ce village ; aujourd’hui dans la collection Koç, à Istanbul.
2134Date de découverte : non renseignée.
2135Bibliographie : Gibson 1978a, p. 30‑32, n° 12 ; Gibson 1978b, p. 19‑21, n° 8.
2136Description du document : stèle brisée en bas à gauche, dont le pédiment est grossièrement gravé de rinceaux visant à imiter un acrotère et dans le centre duquel figure une couronne entourant une croix. La partie centrale, en forme de porte, est entourée d’une frise de grappes de raisins et, à l’intérieur de celle-ci, d’une autre frise constituée de feuilles stylisées. Au bas du champ épigraphique, deux chevaux, et au-dessous de celui-ci, deux paires de bœufs (et probablement une troisième dans la partie brisée d’après Gibson). Le texte commence dans l’espace central et se poursuit autour de la couronne. H. l. : 1,7 cm.
Αὐρ. Δόμνα / ἀνδρὶ Μέλῃ / κὲ ἑαυτῇ ζῶσ/α κὲ τὰ τέκνα / αὐτῶν Κύριλ/λος κὲ Ἀλέξα/νδρος κὲ Ἰστρα/τονικὴς κὲ Εὐ/θυχειανὴς κὲ / Τατιανὸς κὲ / Ἀλεξανδρία κὲ / Αὐξάνω κὲ Κυρι/ακὴς κὲ Εὐσέβι/ς / κὲ Δόμ/νος / πατρὶ / κὲ μητρ/ὶ ζώσῃ / χρης/τιαν/οὶ χρη〈σ〉τιανο/ῖς.
Aurelia Domna, pour son mari, Méles, et pour elle-même, de son vivant ; et ses enfants, Kyrillos et Alexandros et Istratonikès et Euthychéianès et Tatianos et Alexandria et Auxanôn et Kyriakès et Eusébis et Domnos, pour leur père et pour leur mère, de son vivant. Des chrétiens pour des chrétiens.
2137Une des filles de ce couple chrétien était porteuse d’un nom qui est un dérivé d’un anthroponyme dynastique féminin séleucide. Deux autres enfants portent le nom du Conquérant ou sa version féminine. L’épitaphe se termine par la fameuse formule « Des chrétiens pour des chrétiens » (voir Gibson 1978b).
E‑APPI‑7
2138Cité et province : Appia, Phrygie.
2139Datation : époque impériale romaine.
2140Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande des membres d’une famille chrétienne.
2141Matériau : marbre blanc.
2142Dimensions : 72 x 60 cm (partie visible).
2143Lieu de découverte : Keçiller, dans une fontaine.
2144Date de découverte : non renseignée.
2145Bibliographie : Gibson 1978b, p. 18‑19, n° 7.
2146Description du document : probablement un bomos brisé de tous côtés, avec peut-être les restes d’une couronne au sommet. L’inscription est gravée dans une tabula ansata en dessous de laquelle se trouve un panneau avec la représentation d’une broche, de deux quenouilles et éventuellement d’une charrue. H. l. : 2,5 cm.
Εὐτύχης Αμμιᾳ νύν/φῃ κὲ Τατιᾳ ἐγγόνῃ κὲ Μα/κεδὼν υἱῷ ἑαυτοῦ κὲ τῇ / ἑαυτοῦ συμβίῳ Αμμι/ᾳ κὲ Εὐτύχης υἱὸς αὐτ/ῶν ζῶντες ἐπ[οί]ησαν / χριστια[νοὶ χριστι]ανοῖς.
Eutychès, pour sa belle-fille, Ammia, et sa petite-fille, Tatia, et Makédôn, pour son fils et sa femme, Ammia, et son fils Eutychès, pour eux-mêmes, de leur vivant, ont fait construire [ce monument]. Des chrétiens pour des chrétiens.
2147Makédôn était porteur d’un anthroponyme relevant d’une revendication identitaire. L’inscription est rédigée de telle façon qu’il est impossible de savoir de qui Tatia était la fille ; de plus, Makédôn ne précise pas le nom de son fils défunt, peut-être parce qu’il mourut très jeune. L’épitaphe se termine par la fameuse formule « Des chrétiens pour des chrétiens » (voir Gibson 1978b). Cette même E. Gibson suggère que Tatia aurait été élevée par ses grands-parents après être devenue orpheline.
E‑APPI‑8
2148Cité et province : Appia, Phrygie (à noter que Merkelbach, Stauber 2001 n’excluent pas une localisation à Soa).
2149Datation : époque impériale romaine.
2150Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande des enfants de Trophimos.
2151Matériau : marbre gris.
2152Dimensions : 50 x 52 cm.
2153Lieu de découverte : Çakırsaz.
2154Date de découverte : 1888.
2155Bibliographie : Petrie 1906, p. 129‑130, n° 11 ; Buckler, Calder, Cox 1928, p. 33, n° 249 ; Merkelbach, Stauber 2001, p. 245, n° 16/31/13.
2156Description du document : panneau avec bordure brisé au-dessus (seules les huit premières lignes sont versifiées). H. l. : 1,5 cm.
[- - -] οὑδὶς γὰρ ἀθ[ά]νατος, εἰ μὴ μό/νον ἷς θεὸς αὐτός, ὁ πάντων / γεν[ετὴ]ς κὲ πᾶσι τὰ πάντα μερίζων. / οἵτι[νες ἐν]θάδε κῖνται, ὧν τοὔνομα / γράμ[μασι λ]έξω πρῶτον μὲν / Τρόφιμον, μετέπιτα δ’ Ἀντέρως / υἱός, κὲ θυγάτηρ Γλύκη, Ἀλεξαν/δρία δὲ νύμφη κὲ ταύτης υἱὸς Εὐ/τυχιανός. τούτοις ζῶντες ἐ/ποίησαν μνήμης χάριν ἔτι ζῶν/τες Τροφίμου σύμβιος Ἠλιανὴ / κὲ τούτων τὰ τέκνα Μακεδόνις / κὲ Αὐξάνων κὲ Κυριακὴ θυγάτηρ κὲ / ἡ νύμφη αὐτῶν Σίρεγις κὲ τὰ / ἔγγονα αὐτῶν Τρόφιμος κὲ Ἀντέρος / [κὲ] Μακεδόνις κὲ Ζωτικὸς κὲ Μαρκιανὴ κὲ / Νόννα ἐποίσαν μ(νήμης) χ(άριν).
… car personne n’est immortel, sauf Dieu, le créateur de toute chose, qui rétribue chacun selon son dû. Ceux qui gisent ici, dont je dirai le nom grâce à ces lettres, sont : tout d’abord Trophimos, puis son fils, Anterôs, et sa fille, Glykè, et sa jeune belle-fille, Alexandria, et son fils, Eutychianos. Et ceux qui ont construit cette tombe l’ont fait de leur vivant, en souvenir : la femme de Trophimos, Hélianè, et leurs enfants, Makédoni(o)s et Auxanôn, et leur fille, Kyriakè, et leur belle-fille Sigéris, et leurs petits-enfants Trophimos et Antérôs et Makédoni(o)s et Zôtikos et Markianè et Nonna. Ils l’ont fait en souvenir.
2157D’après Petrie 1906, p. 130, on se trouve ici face à « the worst in meter and sense of all the epitaphs of the district ». De fait, on relève la présence de deux porteurs d’anthroponymes qui peuvent être des revendications identitaires macédoniennes, nommés dans le texte Makédonis, qui est ici probablement une forme de Makédonios. La famille était chrétienne ; il est impossible d’en établir un stemma précis dans la mesure où l’on ne sait pas de qui Alexandria était l’épouse, pas plus qu’il n’est possible de savoir qui étaient les parents des petits-enfants.
E‑APPI‑9
2158Cité et province : Appia, Phrygie.
2159Datation : iiie siècle après J.‑C.
2160Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande des enfants de Kyrillos et d’Ammia.
2161Matériau : marbre blanc.
2162Dimensions : 124 x 52 (au sommet), 41 (partie centrale) et 52 (à la base) x 11,5 (partie centrale) à 13,5 (à la base) cm.
2163Lieu de découverte : Eymir.
2164Date de découverte : non renseignée.
2165Bibliographie : Gibson 1978b, p. 50‑51, n° 19.
2166Description du document : stèle brisée en haut et en bas, à droite et à gauche. Moulure au-dessus du champ épigraphique ; au centre de celui-ci, une belle couronne de feuillages. H. l. : 1,5 cm.
Xρηστιανοὶ / χρηστιανοῖς / Αὐρ. Πατρίκις κὲ Μακεδόν/ις κὲ Ζωτικὸς κὲ Αμμιας κὲ Ἐ/πικτὴς γνησίῳ πατρὶ Κυρίλ/λῳ κὲ μητρὶ Αμμιᾳ κὲ υἱοῖς / Ὀνηςίμῳ κὲ Κυρίλλῳ κὲ Πα/τρικίῳ κὲ ἀδελφῇ Δόμνῃ / μνήμης χάριν / Α.
Des chrétiens pour des chrétiens. Les Aurelii Patriki(o)s et Makédoni(o)s et Zôtikos et Ammias et Epiktès, pour leur cher père, Kyrillos, et leur mère, Ammia, et leurs fils Onèsimos et Kyrillos et Patrikios, et pour leur sœur, Domna, en souvenir. Alpha.
2167Un des fils était porteur d’un anthroponyme représentant une revendication identitaire. Comme dans la précédente inscription, il faut remarquer que Makédonis et Patrikis constituent la forme locale de Makédonios et Patrikios, peut-être due à une prononciation spécifique. Sur l’invocation « Des chrétiens pour des chrétiens », voir Gibson 1978b.
E‑APPI‑10
2168Cité et province : Appia, Phrygie (à noter que Merkelbach, Stauber 2001 n’excluent pas ici non plus une localisation à Soa).
2169Datation : iiie-début du ive siècle après J.‑C.
2170Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande des descendants de Zôsimos.
2171Matériau : marbre blanc.
2172Dimensions : 108 x 67 x 52,2 cm.
2173Lieu de découverte : Çakırsaz.
2174Date de découverte : non renseignée.
2175Bibliographie : Gibson 1978b, p. 59‑64, n° 25 ; Merkelbach, Stauber 2001, p. 269, n° 16/31/91.
2176Description du document : stèle grossièrement taillée dans un bloc de marbre, le coin supérieur droit coupé, de même que les deux coins gauches en bas et l’arrière. En dessous des quatre premières lignes, un cercle entourant une croix encadrée par une pioche et une hache ; à la fin du texte, deux bœufs avec une charrue (seules les lignes 5‑12 sont versifiées sous la forme d’hexamètres). H. l. : 1,1 à 2,7 cm.
Tὸν θεόν σοι μὴ ἀδικήσις / Ζώσιμος Διονυςίου Νανα / Κασση/νός / ἐνθάδε γῆ κατέχι Ζώσιμον τί/μιον ἄνδρα μέγιστον, τὸν / φιλοσυνγενέα κὲ ἐν ἀνθρώποι/σι{ι} φανέντα, ἑξήκοντα ἐτῶν / ἔθανον ζήσας ἐπιτίμως / σὺν Ζωτικᾶι γαμετῇ, μετὰ ἧς / ἐβίωσα ἐπιτίμως κἔσχομεν / τέκνα, ὧν κὲ τοὔνομα λέξω, / Μακεδόνις κὲ Πατρίκις ἀωρο/θανῖς υἰοί μου κὲ τὰ ἔγγονά / μου τὰ ἄωρα Πατρίκις κὲ Τρόφι/μος κὲ 〈Κ〉υριακὸς ἐνθάδε κῖν/τη· Ἐρμῆς κὲ Εὐτύχις σὺν τ/ῇ〈ς〉 συνβίοις· Ἀμμία κὲ Δόμνα / κὲ Ἀλεξανδρία κὲ Ζωσίμη κὲ τὰ / ἔγονα ἡμῶν Ζωτικὴ κὲ Ἴρη κὲ / Τροφίμη Κὲ Σωφρονὶς κὲ Ζωσίμ/η κὲ Αὐξάνων ἔτι ζῶντες τοῖς ἑαυ/τῶν γονεῦσιν ἐπύαισαν μνή[μ]ης / χάριν.
Au nom de Dieu, ne violez pas cette tombe. Zôsimos, fils de Dionysios, petit-fils de Nanas, de Kassoi. Ici, la terre me recouvre, moi l’honorable Zôsimos, le grand homme, qui fut connu par les humains comme un parent aimant. Je suis mort à soixante ans, après avoir vécu honorablement avec mon épouse Zôtikè. Nous avons eu des enfants, dont je vais dire les noms. Mes fils Makédoni(o)s et Patriki(o)s, qui sont morts jeunes, et mes petits-fils trop tôt disparus, Patriki(o)s et Trophimos et Kyriakos, reposent ici, avec Hermès et Eutychios, avec leurs épouses. Ammia et Domna, et Alexandria et Zôsimè et nos petits-enfants, Zotikè et Irè et Trophimè et Sophronis et Zôsimè et Auxanôn, encore en vie, ont fait bâtir cette tombe pour leurs parents, en souvenir.
2177Un des fils, mort jeune, était porteur d’un anthroponyme représentant une revendication identitaire. Sur la forme Makédonis, voir inscriptions précédentes. La famille était chrétienne ; par manque de précision dans la rédaction du texte, il est impossible d’en établir un stemma satisfaisant.
E‑APPI‑11
2178Cité et province : Appia, Phrygie.
2179Datation : iiie siècle après J.‑C.
2180Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande de Stratonikè et de son époux.
2181Matériau : marbre gris.
2182Dimensions : 81 x 18 (chapiteau) à 15 (partie centrale) et 19 (base) cm.
2183Lieu de découverte : Aşagı Altıntaş, dans les fondations d’une maison en construction.
2184Date de découverte : 1924.
2185Bibliographie : MAMA X, n° 87.
2186Description du document : bomos avec socle aplani oblique et moulure supérieure ; dans une niche en arc, le buste d’un enfant tenant une grappe de raisins. H. l. : de 1,3 à 2 cm.
. . . [(ὁ δεῖνα) καὶ Στ]ρατονί/[κη Ἀσ̣κ̣λ̣ηπ̣ι̣ά]δῃ τέκνῳ / [γλυκυτάτῳ τ]αχυμοί/[ρῳ καὶ - - -] Μαμᾳ / [- - -] μνήμης χά/ριν.
… et Stratonikè, à leur cher enfant mort trop tôt, Asklèpiadès et … Mama … en souvenir.
2187La commanditaire de l’inscription porte un nom dynastique féminin séleucide, ce qui est un indice de l’installation de populations gréco-macédoniennes à l’époque hellénistique.
E‑APPI‑12
2188Cité et province : Appia, Phrygie.
2189Datation : époque impériale romaine.
2190Nature de l’objet et émettrice : épitaphe gravée à la demande de Néikomachis.
2191Matériau : marbre blanc.
2192Dimensions : 135 x 70 x 25,5 cm.
2193Lieu de découverte : Olucak.
2194Date de découverte : 1933‑1934.
2195Bibliographie : MAMA VI, n° 363.
2196Description du document : stèle avec pédiment surmonté d’un aigle tenant une couronne dans son bec et de deux dauphins. En dessous, un édicule avec une figure masculine et une féminine avec, à gauche, du côté de l’homme, un nécessaire pour écrire, et à droite, du côté de la femme, un autre édicule contenant la figure d’un enfant (?) surmonté d’une broche et d’une quenouille. Un linteau contient la partie a) du champ épigraphique. Sous ce dernier, au centre, un enfant avec une colombe dans ses bras picorant des raisins et à sa gauche la fin de l’inscription b). Cette dernière est surmontée d’un stylet, d’un cartable et de quatre objets oblongs et est placée au-dessus de la représentation d’un strigile, d’une vase et d’un oiseau. À la droite de la figure centrale, un dauphin portant un personnage tenant une torche, placé au-dessus d’un aigle. H. l. : de 1,5 à 2,25 cm.
a) Νειχομαχὶς Ματρι συνβίω
κἑαυτῆ / ζῶσακτὰ τέκνα αὑτῶν Καρικὸς καὶ / ΜόδεστοςκΣτρατονείκη νύμφη ἐ/ποίησαν μνήμης χάριν.
b) Τὸν Θεόν σοι· / μὴ ἀδική/σεις.
a) Néikomachis a fait construire [ce monument] pour son mari, Matris, et pour elle-même, de son vivant, et pour leurs enfants, Karikos et Modestos, et leur belle-fille Stratoneikè, en souvenir.
b) Que le dieu soit avec toi. Ne commets pas d’injustice.
2197Sur le nom de la belle-fille, voir inscription précédente. Il y a de fortes probabilités que la famille ait été chrétienne, non pas tant à cause de l’invocation finale, qui pourrait tout aussi bien ressortir d’un milieu païen, mais à cause de la présence récurrente sur le monument de colombes et de dauphins qui sont des animaux étroitement associés à la symbolique de cette religion.
E‑APPI‑13
2198Cité et province : Appia, Phrygie.
2199Datation : fin du iie ou premier quart du iiie siècle après J.‑C.
2200Nature de l’objet et émettrice : épitaphe gravée à la demande de Kyrilla.
2201Matériau : marbre blanc.
2202Dimensions : 73 x 128 x 20 cm.
2203Lieu de découverte : Gökçeler, dans une fontaine, à un quart d’heure au sud-sud-ouest du village.
2204Date de découverte : 1925.
2205Bibliographie : MAMA X, n° 87.
2206Description du document : « architrave syrienne » avec en bas à gauche un dauphin, puis deux grappes de raisins et un aigle au sommet faisant face à un oiseau posé sur un panier. H. l. : 1,3 cm.
Κύριλλα Ζεύξι ἀνδ[ρὶ] / κὲ ἑαυτῇ ζῶσα κὲ Ζώσ̣[ι]/μ̣ο̣ς̣ κὲ Ζευξίων κ[-] / κὲ Ἀμμιας [- - -] / Κύριλ[λα - - -] / [- - -].
Kyrilla, pour son mari, Zeuxis, et pour elle-même, de son vivant, et Zôsimos et Zeuxiôn et … Ammias … Kyrilla …
2207Il existait au sein de cette famille un porteur d’un anthroponyme gréco-macédonien caractéristique qui fut celui d’un des favoris d’Antiochos III. Un des fils était lui nommé d’après un diminutif de Zeuxis.
Augustopolis-Eulandra
Armée romaine
Centurion
E‑AUGU‑1
2208Cité et province : Augustopolis-Eulandra, Phrygie.
2209Datation : iie siècle après J.‑C.
2210Nature de l’objet et émetteur : ex-voto gravé à la demande de Tiberius Claudius Vibianus.
2211Matériau : non renseigné.
2212Dimensions : non renseignées.
2213Lieu de découverte : Sürmene, entre le site d’Augustopolis et celui de Dokiméion.
2214Date de découverte : non renseignée.
2215Bibliographie : EphEp 5, 1884, n° 1454 ; CIL III, n° 7041 et 13654 (RE XII, 1925, col. 1726 ; Moga 1985, p. 102) ; Petolescu 2000, p. 399‑400, n° 385.
2216Description du document : non renseignée.
Silvano / sacrum / Tib(erius) Cl(audius) Vi/bianus (centurio) leg(ionis) XIII / Gem(inae) Pi(ae) Fi(delis) fru(mentarius) / vot(um) sol(vit) lib(ens).
En consacrant cet objet à Silvain, Tiberius Claudius Vibianus, centurion de la légion XIII Gemina Pia Fidelis, frumentarius, s’est acquitté de son vœu de bonne grâce.
2217Tiberius Claudius Vibianus était centurion de la XIII Gemina, stationnée à Alba Iulia en Dacie. Il exerçait en Asie la charge de frumentarius, c’est-à-dire qu’il avait été déplacé sur place pour y exercer des fonctions de police. Il est possible que cet ex-voto ait été gravé aux termes de la présence près d’Augustopolis du centurion.
Troupier
E‑AUGU‑2
2218Cité et province : Augustopolis-Eulandra (?), Phrygie.
2219Datation : après 200 après J.‑C. pour les lignes 16, 19‑20 et 27 ; 11 octobre 213 après J.‑C. pour les lignes 33‑34.
2220Nature de l’objet et émettrice : inscription détaillant une longue dispute entre les villages d’Anossa et d’Antimachéia à propos de la fourniture de l’angareia pour le cursus publicus. Le commanditaire est probablement la première communauté, plaignante auprès du procurateur.
2221Matériau : marbre gris-jaune.
2222Dimensions : 82 x 69 x 12 cm.
2223Lieu de découverte : Sulmenli.
2224Date de découverte : vers 1954.
2225Bibliographie : Frend 1956 (SEG XIII, n° 625w ; SEG XIV, n° 900 ; SEG XVI, n° 754 ; BE, 1958, n° 469 ; Zawadzki 1960) ; Hauken 1998, p. 331‑334 ; Levick 2000, p. 63‑64, n° 57 (Petraccia Lucernoni 2001, p. 69, n° 57) ; Flamerie de Lachapelle, France, Nelis-Clément 2012, p. 144.
2226Description du document : plaque avec moulure brisée à gauche et en dessous. H. l. : de 1,4 à 1,6 cm.
Ligne 16 : Σύμφορος ὁ ὀπτίων.
Lignes 19‑20 : Αὐρ(ήλιος) Σύμ/[φορος.
Ligne 27 : [Αὐρ(ήλιος) Σύμφορος].
Lignes 33‑34 : Vales (dixit) Ἀνοσσηνοὶ ἀξιοῦσιν στατιωνάριον λαβε[ῖν]. / [Philocurius proc(urator) (dixit) Ὅπως τηρ(?)]ῆται τὰ κεκριμένα, δώσω στατιωνάριον.
Ligne 16 : l’optio Symphoros.
Lignes 19‑20 : Aurelius Symphoros.
Ligne 27 : Aurelius Symphoros.
Lignes 33‑34 : Vale(n)s a dit : « Les Anossènoi veulent être protégés par un stationarius ». Le procurateur Philocorius a dit : « Pour veiller sur eux avec bienveillance, je leur donne un stationarius ».
2227L’optio Aurelius Symphoros avait été détaché d’une unité inconnue pour servir dans les bureaux du procurateur Aurelius Threptos. Il est intéressant de constater que dans cette inscription, le stationarius, bien souvent dépeint comme exerçant un pouvoir despotique sur les petites communautés, est réclamé par une de celles-ci pour la protéger des empiètements de sa voisine et des abus des fonctionnaires ou des militaires de passage. Une inscription d’Antioche de Phrygie-Pisidie (E‑ANTI‑42) remercie aussi le centurion regionarius Aurelius Dionysios pour son équité dans ses fonctions de maintien de l’ordre.
Blaundos
Présence gréco-macédonienne
Calendrier macédonien
E‑BLAU‑1
2228Cité et province : Blaundos, Phrygie.
2229Datation : 88 après J.‑C., avant avril.
2230Nature de l’objet et émetteurs : dédicace (?) gravée à la demande des colons romains et des étrangers de Naïs (?).
2231Matériau : non renseigné.
2232Dimensions : non renseignées.
2233Lieu de découverte : Ineh, dans la cour de l’auberge Musafir.
2234Date de découverte : 1883.
2235Bibliographie : Ramsay 1883c, p. 432‑433, n° 42 (Ramsay 1897, p. 610, n° 511 ; IGRR IV, n° 713).
2236Description du document : non renseignée.
Αὐτοκράτορι [[Δομιτιανῷ]] / Καίσαρι Σεβαστῷ Γερμ/ανικῷ τὸ διʹ, Λουκίῳ Μινουκίῳ Ῥούφῳ ὑπ(άτοις), / ἔτους ροβʹ, μη(νὸς) Πανήμου, / οἱ ἐν Νάει κατοικοῦντες Ῥωμαῖοί τε κα̣ὶ [ξένοι(?)].
Sous le consulat de l’empereur [[Domitien]] César Auguste Germanicus pour la quatorzième fois et de Lucius Minucius Rufus, l’an 172, le mois de Panèmos, les colons romains et les étrangers de Naïs (?).
2237Panèmos est un mois de printemps du calendrier macédonien qui correspond à peu près à juin. On notera la présence dans ce qui doit être un vicus de cette cité, Naïs, de « colons » romains et d’étrangers. Il s’agit probablement de marchands, même si l’on ne peut exclure que certains des Romains soient des vétérans. Le nom de Domitien a été martelé après sa damnatio memoriae. D’après Ramsay 1883c, la gravure du texte n’a jamais été terminée.
Revendication d’une origine macédonienne
E‑BLAU‑2
2238Cité et province : Blaundos, Phrygie.
2239Datation : vers 250 après J.‑C.
2240Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande de la boulè et du démos.
2241Matériau : non renseigné.
2242Dimensions : non renseignées.
2243Lieu de découverte : à l’ouest de Banaz-Ova, dans le cimetière du village de Gübek.
2244Date de découverte : 1881.
2245Bibliographie : CIG III, n° 3866 (Ramsay 1897, p. 611, n° 514 ; IGRR IV, n° 717).
2246Description du document : base de statue (?).
Βλαυνδέων / Μακεδόνων / ἡ βουλὴ καὶ ὁ / δῆμος τὸν / ἁγνότατον / Γ. Ἀσίν(ιον) Ἰουλια/νόν, τὸν κράτισ/τον ὑὸν Γ. Ἀσιν(ίου) / Προτείμου / Κουαδράτου / ὑπατικοῦ, τὸν / ἐν πᾶσιν εὐεργέ/την καὶ κτίστην / τῆς πόλεως· / ἐπιμελησαμέ/νου Αὐρ̣. Γλύκω/νος βʹ τοῦ Νίγρου.
La boulè et le démos des Blaundéens Macédoniens, pour le très pur Caius Asinius Iulianus, vir egregius, fils du consul Caius Asinius Protimus Quadratus, évergète et fondateur de la cité, ont fait cette acquisition. Aurelius, fils de Glykôn, petit-fils de Niger, en a été chargé.
2247Cette dédicace atteste du fait que la population de Blaundos, au milieu du iiie siècle après J.‑C., revendiquait une origine macédonienne.
Anthroponymes macédoniens
E‑BLAU‑3
2248Cité et province : Blaundos, Phrygie.
2249Datation : ier-iie siècle après J.‑C.
2250Nature de l’objet et émettrice : épitaphe gravée à la demande d’Antonia Aithalè.
2251Matériau : marbre.
2252Dimensions : 140 x 51 x 23 cm.
2253Lieu de découverte : Eşme.
2254Date de découverte : non renseignée.
2255Bibliographie : Malay 1994a, n° 250.
2256Description du document : stèle avec pédiment triangulaire et moulure décorée entre les acrotères. Au-dessous, une femme et deux hommes debout. H. l. : 2,5 cm.
[Ἀν]τωνία Αἰθάλη / [Ἀν]τωνίῳ Ἀντιόχῳ / [τῷ] ἀνδρὶ καὶ Φηλικίω/[νι] τ̣ῷ τέκνῳ τὴν στή/[λη]ν καὶ τὸ κρηπεί[δω]/μα.
Antonia Aithalè pour son mari, Antonius Antiochos, et pour son fils, Phèlikiôn, [a fait dresser] cette stèle et ses fondations.
2257Le père défunt portait un nom dynastique séleucide, ce qui irait dans le sens de l’installation de populations européennes dans la région à l’époque hellénistique.
E‑BLAU‑4
2258Cité et province : Blaundos, Phrygie.
2259Datation : ier siècle après J.‑C.
2260Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande du défunt ou de ses proches.
2261Matériau : marbre blanc.
2262Dimensions : 23,5 x 42 x 36 cm.
2263Lieu de découverte : Sülümenli (Suleimanli), devant l’auberge du village.
2264Date de découverte : 1908.
2265Bibliographie : Keil, Premerstein 1911, p. 148, n° 271.
2266Description du document : ostothèque en partie brisée. H. l. : 2,2 cm.
Ἀνθεστίου Φιλεταίρου.
Anthestios Philétairos.
2267En ce qui concerne le nom Philétairos, premier souverain de la dynastie attalide, voir inscription précédente.
E‑BLAU‑5
2268Cité et province : Motella, Phrygie.
2269Datation : début du iie siècle après J.‑C. (?).
2270Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande de Philétéros et de Méilètos.
2271Matériau : marbre.
2272Dimensions : 53 x 169 x 62 cm.
2273Lieu de découverte : sanctuaire d’Apollon Lairmènos.
2274Date de découverte : 2010.
2275Bibliographie : Akıncı Öztürk, Tanriver 2010, p. 43‑44, n° 1.
2276Description du document : architrave avec la partie basse d’une frise décorée de guirlandes. H. l. : 2,6 cm.
Φιλέτερος καὶ Μείλητος Ζήνονος Βλαουνδεïς Ἀπόλλωνι Λαιρμηνῷ τὸν / κείονα σὺν στυλοβάτῃ καί σπείρῃ καὶ κεφαλῇ καὶ ἐπισστθλίῳ καὶ ζωφόρῳ καὶ γεί/σι ἐκ τῶν ἰδίων ἀνέθηκαν.
Philétéros et Méilètos, fils de Zènon, de Blaundos, ont dédicacé cette colonne avec sa plateforme et sa base et son chapiteau et son architrave et sa frise et sa corniche à Apollon Lairmènos, avec leurs propres deniers.
2277Sur le nom Philétairos, voir inscription précédente.
E‑BLAU‑6
2278Cité et province : Blaundos, Phrygie.
2279Datation : iie ou ier siècle avant J.‑C.
2280Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande de la défunte ou de ses proches.
2281Matériau : marbre.
2282Dimensions : 160 x 46 x 18 cm.
2283Lieu de découverte : Sülümenli, dans une maison.
2284Date de découverte : 1893.
2285Bibliographie : Körte 1897b, p. 31‑32, n° 7 (Ramsay 1941, p. 293‑294, n° 291).
2286Description du document : stèle à pignon. H. l. : 3 cm.
Στρατονίκη / Μενεκράτου, / Μηνοφάντου δὲ / γυνή, χαῖρε.
Stratonikè, fille de Ménékratos, femme de Mènophantos, en souvenir.
2287La défunte portait un nom dynastique féminin séleucide, ce qui irait dans le sens de l’installation de populations européennes dans la région à l’époque hellénistique.
Armée romaine et présence gréco-macédonienne
E‑BLAU‑7
2288Cité et province : Blaundos, Phrygie.
2289Datation : ier-iie siècle après J.‑C.
2290Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande des défunts ou de leurs proches.
2291Matériau : marbre blanc.
2292Dimensions : non renseignées.
2293Lieu de découverte : Inay, à 20 minutes au sud du village, sur la route de Blaundos, dans un mur.
2294Date de découverte : 1894.
2295Bibliographie : Buresch 1898, p. 121‑122.
2296Description du document : bloc positionné sens dessus dessous.
L]ollio Cimbri NC m[il(iti ?)] / Lollio C[im]bri f(ilio) mi[liti] / Lollio mi(liti ?) Philetaero.
À Lollius, fils de Cimbrus, soldat (?), à Lollius, fils de Cimbrus, soldat, à Lollius Philetaerus, soldat.
2297La reconstitution de l’inscription est très hypothétique. Dans le cas où celle-ci s’avérerait juste, il faut probablement comprendre qu’étaient ensevelies là deux générations de soldats : Lollius fils de Cimbrus, son fils homonyme et son second descendant Lollius Philetaerus. Ce dernier portait le nom du fondateur de la dynastie attalide, ce qui irait dans le sens de l’installation de populations européennes dans la région à l’époque hellénistique. Il est impossible de dire à quels types d’unités appartenaient les trois hommes.
Colosses
Présence gréco-macédonienne
Anthroponyme macédonien
E‑COLO‑1
2298Cité et province : Colosses, Phrygie.
2299Datation : époque impériale romaine.
2300Nature de l’objet et émetteur : tablette de défixion gravée à la demande d’un inconnu.
2301Matériau : plomb.
2302Dimensions : 13 x 7 cm.
2303Lieu de découverte : Kaklik, dans un vase contenant des morceaux d’os.
2304Date de découverte : non renseignée.
2305Bibliographie : Legrand, Chamonard 1893, p. 250‑251, n° 27 (Ramsay 1895, p. 351, n° 33) ; Audollent 1904, p. 20 (IGRR IV, n° 806).
2306Description du document : les deux tablettes étaient reliées par deux anneaux dont un a disparu. « L’inscription est gravée très légèrement au trait de droite à gauche » (Legrand, Chamonard 1893).
a) Γρὰφω πά[ν]/τ̣[α]ς τοὺς ἐμοὶ / ἀντία π〈ο〉ιοῦν/τας μετὰ τῶν / ἀ̣ώρων· / Ἐπάγαθον, / Σαβῖναν, / Εὐτέρπην, / Τέρεντον, / Ἀντίοχον, / Τέρτιον, / Ἀμμάλιον, / Ἀπολλώνιον / τὸν Ἀμμαλίου, / τὸν Νοσσον(?), / Ὀνήσιμον τὸν / ΑΝΤΙΟΝΑΝΙΝΙ/ΑϹΙ,
b) Ῥούσων[α], / Φιλημάτιον, / [Β]άκχαν, / Χελιδόνα.
a) J’ai écrit la liste de tous mes ennemis, qui devront souffrir d’une mort prématurée : Epagathos, Sabina, Euterpè, Térentos, Antiochos, Tertios, Ammalios, Apollônios, fils d’Ammalios, le fils de Nossos (?), Onèsimos, fils de (?),
b) Rousôn, Philèmatios, Baccha, Chélidon.
2307Il s’agit d’une tablette de défixion sur laquelle un inconnu a gravé ou fait graver la liste de tous ses ennemis. Parmi ces derniers figure un Antiochos. Le milieu paraît extrêmement modeste, probablement pour l’essentiel des esclaves ou des affranchis. La fin de la tablette a) est incompréhensible. On se trouve en tout cas ici devant un bel exemple d’une forme de religiosité populaire.
E‑COLO‑2
2308Cité et province : Colosses, Phrygie.
2309Datation : fin du ier-début du iie siècle après J.‑C.
2310Nature de l’objet et émetteurs : liste de souscripteurs ayant participé à l’érection d’une statue en l’honneur d’un évergète qui avait fait restaurer les bains.
2311Matériau : marbre blanc.
2312Dimensions : 120 x 65 cm.
2313Lieu de découverte : dans une ferme, près d’Honaz.
2314Date de découverte : 2005.
2315Bibliographie : Cadwallader 2011, p. 171‑175 (Cadwallader 2012 ; AE, 2011, n° 1347 ; BE, 2013, n° 407 ; SEG LXI, n° 1160).
2316Description du document : autel cylindrique avec moulures en haut et en bas et trous de fixation sur les faces inférieures et supérieures. Une rosette gravée l. 23 ; une feuille de vigne l. 25 ; un chien de chasse l. 28 ; un feuillage avec fruit l. 29. H. l. : de 2,2 à 3,5 cm.
Ligne 27 : Ἄτταλος Τρυφωνιώνο[υ - - - - - - - - - - - - -].
Ligne 30 : Ἀπολλώνιος βʹ Ἀττάλου τοῦ Σκ̣[επα]ρνᾶ.
Ligne 27 : Attalos, fils de Tryphôniônos.
Ligne 30 : Apollônios, fils d’Apollônios, petit-fils d’Attalos, arrière-petit-fils de Skeparnas.
2317La présence de deux anthroponymes d’origine attalide est probablement à mettre en relation avec le passage de la cité dans l’orbite du royaume de Pergame après la défaite d’Antiochos III à Magnésie.
Armée romaine
Centurion
E‑COLO‑3
2318Cité et province : Colosses, Phrygie.
2319Datation : règne d’Hadrien.
2320Nature de l’objet et émetteur : dédicace gravée à la demande de Lucius Macedo, centurion.
2321Matériau : non renseigné.
2322Dimensions : non renseignées.
2323Lieu de découverte : dans un champ, près des ruines de la cité.
2324Date de découverte : 1897.
2325Bibliographie : Anderson 1898, p. 90, n° 25.
2326Description du document : non renseignée.
Αὐτοκρά/τορι Καίσα/[ρ]ι Τραιανῷ [Ἀ]/δριανῷ Σε/βαστῷ Ὀλ[υμ]/πίῳ Λ. Μα/κεδὼν χ[ει]/λίαρχο[ς].
À l’empereur César Trajan Hadrien Auguste Olympien, Lucius Macedo, centurion.
2327La brièveté de l’inscription empêche de dire si le centurion était ou non originaire de la cité ; de la même façon, il est impossible d’identifier l’unité à laquelle il était rattaché. Il y a fort peu de chances que la deuxième partie de son nom ait un rapport avec une origine géographique. Cet officier peut éventuellement avoir été placé à la tête d’une statio.
Dionysopolis
Présence gréco-macédonienne
Anthroponymes macédoniens
E‑DION‑1
2328Cité et province : Dionysopolis, Phrygie.
2329Datation : ier-iie siècle après J.‑C.
2330Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande de Iulia ou de ses proches.
2331Matériau : marbre.
2332Dimensions : 49 x 44 x 9 cm.
2333Lieu de découverte : Kuyujak, dans une maison.
2334Date de découverte : 1930.
2335Bibliographie : MAMA IV, n° 298.
2336Description du document : stèle brisée au sommet, complète ailleurs. H. l. : 1,5 à 2 cm.
Ἰουλία Στρατο/νείκη. χαῖρε.
Iulia Stratoneikè, en souvenir.
2337La défunte est porteuse d’un anthroponyme dynastique féminin séleucide.
E‑DION‑2
2338Cité et province : Dionysopolis, Phrygie.
2339Datation : époque impériale romaine.
2340Nature de l’objet et émetteur : épitaphe dont le commanditaire est anonyme.
2341Matériau : calcaire.
2342Dimensions : 20 x 31 cm.
2343Lieu de découverte : Sazak, dans le mur d’une maison.
2344Date de découverte : 1930.
2345Bibliographie : MAMA IV, n° 291.
2346Description du document : fragment brisé à droite et à gauche, gravure effacée sur cette partie. H. l. : 1,5 à 2 cm.
[․․․]τον̣․․․ / Ζεύξιδος ․․․ / τοῦ Δημη̣․․․ / οι καὶ ἐπ․․․ / καὶ προανα․․․
… fils de Zeuxis … Dèmè…(?) …
2347L’état du texte est si désespéré que l’on ne peut en tirer grand-chose, sinon la certitude qu’une des personnes mentionnées dans l’inscription avait comme père un Zeuxis, nom d’un des favoris d’Antiochos III.
Armée romaine
Sous-officier
E‑DION‑3
2348Cité et province : Dionysopolis, Phrygie.
2349Datation : fin du iie-iiie siècle après J.‑C.
2350Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande du sous-officier lui-même ou de ses proches (?).
2351Matériau : non renseigné.
2352Dimensions : non renseignées.
2353Lieu de découverte : à l’ouest du village moderne d’Ortaköy, à environ 7 km au sud du sanctuaire d’Apollon Lairmènos.
2354Date de découverte : 1883.
2355Bibliographie : CIL III, n° 7051 (Ramsay 1897, p. 461, n° 293 ; IGRR IV, n° 757 ; Schallmayer et al. 1990, n° 678 ; Kearsley, Evans 2001, n° 93 ; Thonemann 2011b, p. 155).
2356Description du document : stèle avec lettres grossièrement gravées.
[M(arcus)] Iulius Capito beneficiari(u)s / Galti pra(e)fecti mile(s) / [M]ᾶρκος Ἰούλιος Καπίτων βενεφικιᾶρις / Γάλλου πραιφέκτου [στρ]ατιώτ(ης) (?).
Marcus Iulius Capito, beneficiarius du préfet Gallus [ou Galtus], soldat.
2357Marcus Iulius Capito, appartenant à une unité auxiliaire ou légionnaire inconnue, était beneficiarius du préfet de celle-ci, c’est-à-dire dispensé des corvées et relevant de son officium. L’utilisation du grec ferait pencher vers une origine locale du personnage. Il convient de noter que le nom du préfet est orthographié différemment en latin (Galtus) et en grec (Gallus), certainement en raison d’une erreur du lapicide. D’après Thonemann 2011b, Capito aurait été à la tête d’une statio installée sur l’axe ouest-est traversant la région et qui passait près d’Ortaköy.
Divers et incertains
Armée romaine
Officier
E‑DIVE‑1
2358Cité et province : Iluro, Tarraconaise.
2359Datation : ier siècle après J.‑C., entre 55 et 75.
2360Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande des proches du défunt.
2361Matériau : marbre italien.
2362Dimensions : 60,5 x 103,5 x 6,7 cm.
2363Lieu de découverte : Mataró, près de la mairie.
2364Date de découverte : 1814.
2365Bibliographie : CIL II, n° 4616 (ILS, n° 6948) ; ILER, n° 3436 (Le Roux 1982, p. 101‑102) ; IRC I, n° 101 et V, n° 23‑24.
2366Description du document : plaque brisée en douze fragments jointifs ; champ épigraphique entouré d’une moulure. H. l. : de 4,5 à 7,7 cm.
L(ucius) Marcius Q(uinti) f(ilius) Gal(eria) Optatus, / aedil(is) Tarracone, IIvir Ilurone / et IIvir quinquennalis primus, / praefectus Asturiae, tribun(us) milit(um) / legionis secundae Augustae, / annor(um) XXXVI in Phrygia decessit.
Lucius Marcius Optatus, fils de Quintus, de la tribu Galeria, édile de Tarraco, duumvir d’Iluro et premier duumvir quinquennal, préfet d’Asturie, tribun militaire de la Deuxième légion Augusta, qui mourut à trente-six ans en Phrygie.
2367Le chevalier espagnol Lucius Marcius Optatus eut une belle carrière municipale à Tarraco et Iluro. Il exerça ensuite des fonctions militaires en étant tout d’abord préfet de la région des Asturies, celle-ci étant considérée par son caractère montagneux et barbare comme devant faire l’objet d’une surveillance spéciale. Il y intervint peut-être lors de la révolte des années 55‑60 ou bien encore pour surveiller les opérations de recensement de l’époque de Vespasien. Puis il fut tribun angusticlave de la II Augusta, vraisemblablement stationnée en Bretagne à ce moment-là. Il est probable que Marcius Optatus décéda en Phrygie alors qu’il se rendait en Orient pour prendre le commandement d’une aile de cavalerie en tant que préfet.
Troupier (?)
E‑DIVE‑2
2368Lieu et province : Pepouza, Phrygie.
2369Datation : ier-iie siècle après J.‑C.
2370Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande du démos des Hiérapolitains, de celui des Dionysopolitains, de celui des Blaundéiens et du koinon de la plaine Hyrgaléenne.
2371Matériau : calcaire.
2372Dimensions : 95 x 49 cm.
2373Lieu de découverte : Bekilli, sur la rive droite du Méandre, à l’angle d’une rue, dans le mur de la mosquée Yokara.
2374Date de découverte : 1883.
2375Bibliographie : Ramsay 1883c, p. 387, n° 10 (Ramsay 1895, p. 142, n° 29 ; Humann et al. 1898, p. 180, n° 4 ; IGRR IV, n° 756 ; Ramsay 1930a, p. 283, n° 4 ; SEG VI, n° 260) ; MAMA IV, n° 315 (Thonemann 2011b, p. 155) ; Ritti 2017, p. 460‑461.
2376Description du document : cippe cylindrique dont la partie inférieure est cachée. H. l. : 2 cm.
Ὁ δῆμος ὁ Ἱεραπολειτῶν / καὶ ὁ δῆμος ὁ Διονυσοπολειτῶν / καὶ ὁ δῆμος ὁ Βλαυνδέων / καὶ τὸ κοινὸν τοῦ Ὑργαλέων / πεδίου ἐτείμησαν / Κόϊντον Πλαύτιον Οὐενοῦστον.
Le peuple des Hiérapolitains et le peuple des Dionysopolitains et le peuple des Blaundéiens et le koinon de la plaine Hyrgaléenne ont honoré Quintus Plautius Venustus.
2377Sur ce personnage, voir t. 1, p. 166, 259.
Dokiméion
Présence gréco-macédonienne
Revendication d’une origine macédonienne
E‑DOKI‑1
2378Cité et province : Dokiméion, Phrygie.
2379Datation : indéterminable (époque hellénistique ?).
2380Nature de l’objet et émettrices : épigramme gravée à la demande des autorités civiques.
2381Matériau : marbre.
2382Dimensions : non renseignées.
2383Lieu de découverte : Kara Hissar.
2384Date de découverte : 1882.
2385Bibliographie : Ramsay 1882a, p. 134 (Mordtmann 1884b, p. 51 ; Robert 1934a, p. 267 ; Robert 1962a, p. 24‑25, n. 10‑11) ; Merkelbach, Stauber 2001, p. 382, n° 16/53/01.
2386Description du document : bloc en forme d’autel.
Χρυσείην πατρί[δ’] / ἀείσωμεν Δο/κίμειον ἣν κτί/σε μοι Δόκιμος [- - -].
Laissez-nous chanter notre brillante patrie de Dokiméion, qu’a fondée pour moi Dokimos …
2387Cette inscription atteste du fait que les habitants de la cité faisaient remonter sa fondation au général macédonien Dokimos, au service d’Antigone, qui livra Synnada à Lysimaque en 302 avant J.‑C.
E‑DOKI‑2
2388Cité et province : Dokiméion, Phrygie.
2389Datation : ier-iie siècle après J.‑C. (?).
2390Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande des proches du défunt.
2391Matériau : marbre.
2392Dimensions : non renseignées.
2393Lieu de découverte : inconnu ; conservé dans la bibliothèque de la Sainte Trinité de Cambridge.
2394Date de découverte : non renseignée.
2395Bibliographie : Dobree 1824, p. 134 et 145 ; CIG III, n° 6861 (Kaibel 1878, p. 271 ; Robert 1934a, p. 267 ; Peek 1955, n° 532 ; Robert 1962a, p. 24‑25, n. 10‑11) ; Merkelbach, Stauber 2001, p. 387, n° 16/53/07.
2396Description du document : stèle avec colonnes à chapiteaux ioniques sur les côtés, frise végétale au sommet. Au centre, une couronne entourée par la salutation au défunt.
ΛΣ / ΠΑΠΙ/ΑΣ /ΧΑΙΡΕ / ἐνθάδε γῆ κατέχει νέον ἀνέ/ρα, ᾧ πατρὶς ἦεν καλὴ / χθὼν Δοκίμοιο· τὸ / δ’ οὒνομά οἱ τόδ’ ἔκειτο· / Παπίας Πασικράτους· κάθ/θ[ανε δ’ εἰκοσέτης (?)].
Salut à toi Papias. Ici la terre recouvre un jeune homme ; ô ma patrie, elle était belle la terre de Dokimos. Son nom était Papias, fils de Pasikratès. Il est mort à 16 ans.
2397Voir inscription précédente.
E‑DOKI‑3
2398Cité et province : Dokiméion, Phrygie.
2399Datation : époque impériale romaine.
2400Nature de l’objet et émettrices : dédicace gravée à la demande des autorités civiques.
2401Matériau : marbre blanc.
2402Dimensions : 117 x 40 (en haut) à 56 (en bas) x 35 à 41,5 cm.
2403Lieu de découverte : non renseigné ; conservé au musée de Smyrne.
2404Date de découverte : non renseignée.
2405Bibliographie : BE, 1928, n° 381 ; Peek 1931, p. 124‑125, n° 8 (Wilhelm 1932, p. 851 ; Robert 1934a, p. 267‑268 ; Robert 1962a, p. 24‑25, n. 10‑11).
2406Description du document : autel rectangulaire. H. l. : 3,5 cm.
Ἀγαθῆι τύχηι. / καὶ προγόνους καὶ πάντας ὁμοῦ νίκησε πολείτας / Εὐστέφιος παρέχων πατρίδι τῇ σφετέρῃ, / ἴχνεσι τοῖς ἰδίοις δ’ ἐδιδάξατο παῖδας ἕπεσθαι, / πάντα πολιτίης τῆς ἰδίης τελέσας, / ὧν ἕνεκεν πάντες ναέτη Δοκίμοιο πόληος / στήσαμεν ἀντ’ ἀγαθῶν μ[ι]κρὰ χαριζόμενοι.
À la Bonne Fortune. Eustéphios, qui l’a emporté en générosité sur ses ancêtres et sur ses concitoyens en ravitaillant sa patrie. Il a enseigné à ses enfants à marcher sur ses traces ; il a tout accompli dans sa vie de citoyen. En vertu de quoi, nous tous, citoyens de la cité de Dokimos, nous lui avons dressé une statue pour le remercier un petit peu de ses bienfaits.
2407Voir inscriptions précédentes.
Anthroponymes macédoniens
E‑DOKI‑4
2408Cité et province : Dokiméion, Phrygie.
2409Datation : époque impériale romaine.
2410Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande du défunt ou de ses proches.
2411Matériau : marbre gris.
2412Dimensions : 20 x 17 x 15 cm.
2413Lieu de découverte : Kilise-Orhaniye, dans le village, dans l’angle d’une maison.
2414Date de découverte : non renseignée.
2415Bibliographie : Haspels 1971, p. 321, n° 56b.
2416Description du document : bloc rectangulaire avec une petite stèle-porte sculptée en bas comportant quatre panneaux, avec heurtoir et clé. H. l. : 1,2 à 2 cm.
Ἀντίοχε / χαῖρε.
Antiochos, Salut !
2417La présence de ce porteur d’un anthroponyme dynastique séleucide va dans le sens de l’installation de populations gréco-macédoniennes à l’époque hellénistique.
E‑DOKI‑5
2418Cité et province : Dokiméion, Phrygie.
2419Datation : iiie siècle après J.‑C.
2420Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande de la boulè et du démos.
2421Matériau : marbre blanc.
2422Dimensions : 138 x 39 (au sommet) à 44 (à la base) cm.
2423Lieu de découverte : Afıon Karahisar, dans la cour de l’école secondaire.
2424Date de découverte : 1930.
2425Bibliographie : MAMA IV, n° 15.
2426Description du document : colonne hexagonale avec moulures en haut et en bas. H. l. : 3 cm.
[Ἀγαθ]ῆ̣ τύχη̣· / ἡ βουλὴ / καὶ ὁ δῆ/μος ἐτεί/μησεν / Μ. Αὐρ. Ἄτ/ταλον Ἐ/παφροδεί/του ἀγορα/νομήσαν/τα φιλοτεί/μως, τὴν / ἀνάστασιν / ποιησαμέ̣/νου Αὐρ. / Παπύλου.
À la Bonne Fortune. La boulè et le démos ont honoré M. Aurelius Attalos, fils d’Épaphrodéitos, qui a exercé l’agoranomie pour le bien de tous, l’érection [du monument] ayant été confiée à Aurelius Papylos.
2427Dokiméion ayant été fondée par Antigone ou Dokimos, il est logique d’y rencontrer comme ici un porteur d’anthroponyme macédonien tel Attalos. Ce notable, qui avait exercé l’agoranomie, charge coûteuse, est probablement un parent d’un quasi-homonyme honoré à Synnada. La famille devait posséder la citoyenneté des deux cités (voir E‑SYNN‑5).
E‑DOKI‑6
2428Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
2429Datation : époque impériale romaine.
2430Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Stratôn.
2431Matériau : non renseigné.
2432Dimensions : partie gauche, 88 x 46 x 44 cm ; partie droite, 89 x 52 x 36 cm.
2433Lieu de découverte : Yalvaç, Kash Mahalle.
2434Date de découverte : 1924.
2435Bibliographie : Robinson 1926a, p. 224‑225, n° 50 (SEG VI, n° 570 ; Bru 2017b, p. 250).
2436Description du document : bloc brisé en deux morceaux jointifs retrouvé à Antioche de Phrygie-Pisidie. H. l. : 6 cm.
Στράτων Ἀρτέμω/νος Δοκιμεὺς / Ἀττάλῳ τῷ υἱῷ / καὶ Καρικᾷ καὶ Ζωτι/κῇ ταῖς θρεπταῖς / τὸ μνημεῖον ἐποίη/σεν.
Stratôn, fils d’Artémôn, de Dokiméion, a fait bâtir ce monument pour son fils, Attalos, et pour ses threptai, Karika et Zôtikè.
2437Sur l’origine du nom Attalos, voir inscription précédente.
E‑DOKI‑7
2438Cité et province : Dokiméion, Phrygie.
2439Datation : époque impériale romaine.
2440Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande des deux frères concernés.
2441Matériau : calcaire.
2442Dimensions : 16 x 36 x 6 cm.
2443Lieu de découverte : inconnu ; conservée au musée archéologique de Konya.
2444Date de découverte : 1980.
2445Bibliographie : Hall, Waelkens 1982, p. 151‑155 et pl. XXVII (SEG XXXII, n° 1311).
2446Voir Robert 1980, p. 224‑227.
2447Description du document : petite plaque complète à droite et à gauche, probablement aussi en haut et en bas, brisée derrière. Lettres irrégulières, allant de 5 à 6 cm.
Λιμναῖος κ̣[αὶ] Δ[ι]/ομήδης ἀδελφοὶ / ἀγαλματογλύφοι Δ/οκιματογλύ/φοι / Δ̣ο̣κ̣ιμεῖς̣ ἀνέθηκαν.
Les frères Limnaios et Diomédès, de Dokiméion, sculpteurs de statues, spécialisés dans le marbre de Dokiméion, ont fait cette dédicace.
2448Le nom d’un des deux frères, Limnaios, est typiquement macédonien, ce qui tendrait à faire penser qu’une partie de la population était venue de cette région à l’époque hellénistique. Il est possible que cette dédicace ait été faite à Cybèle, patronne des travailleurs de la pierre à Dokiméion.
E‑DOKI‑8
2449Cité et province : Dokiméion, Phrygie.
2450Datation : époque impériale romaine.
2451Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Makédôn.
2452Matériau : marbre.
2453Dimensions : non renseignées.
2454Lieu de découverte : Kara Hissar, dans le mur d’une maison.
2455Date de découverte : 1881.
2456Bibliographie : Ramsay 1885, p. 142‑143, n° 3.
2457Description du document : non renseignée.
Εν- - - - - - - - - - - - - - - - -αν- / μοια- - - - - - - - - - - - - - - - - / τῇδε πατὴρ Μακεδὼν [στήλην καὶ τύνβ]ον ἔτευξεν, / παρθένον αἰδοίην παῖδ’ [ὀλο]φοιράμενος. / καὶ τύπον ἐν στήλῃ τεχνήσατο, παιδὸς ἄγαλμα, / ἐς μνήμην ζωοῖσι καὶ εἰς ἀρετὴν φθιμένοισι / γνῶ[σ]ίν τ’ ὀψ〈ι〉γόνων ἥντινα τύνβος ἔχει. / εἰ δέ τις εἰ〈ς〉 στήλην ἢ τύνβον τήνδ’ ἀλίτηται, / αἰεί οἱ γενεή τε καὶ οἶκος πήματ’ ἔχοιτο, / πάντοτε νηπιάχους παῖδας ὀδυραμένῳ.
… à celle-ci, son père, Makédôn, a fait élever une stèle et une tombe, déplorant son enfant, une vierge digne de respect. Et il a fait faire une sculpture sur la tombe, une statue de son enfant, en souvenir pour les vivants, et pour que les morts connaissent sa vertu et pour que l’on sache laquelle de mes enfants contient cette tombe. Et si quelqu’un viole la stèle ou cette tombe, que sa famille et sa maison soient plongées pour toujours dans le malheur, et que tous ses enfants meurent en bas âge.
2458Le nom Makédôn, sorte de revendication héréditaire, est un indice du fait qu’une partie de la population était venue de cette région à l’époque hellénistique. La malédiction finale contre les violeurs de sépulture peut être d’inspiration juive.
Armée romaine
Centurion
E‑DOKI‑9a
2459Cité et province : Dokiméion, Phrygie
2460Datation : 148 après J.‑C.
2461Nature de l’objet et émetteur : marque de taille gravée à la demande du centurion mentionné.
2462Matériau : marbre.
2463Dimensions : 31 x 120 x 56 cm.
2464Lieu de découverte : à l’entrée des carrières.
2465Date de découverte : non renseignée.
2466Bibliographie : Drew-Bear 1994, p. 773‑774, n° 15 et fig. 15 (AE, 1994, n° 1675).
2467Description du document : bloc rectangulaire brisé à l’angle droit inférieur. H. l : 5 cm.
Torqua(to) et Iulian(o) co(n)s(ulibus) / loco CLXIII b(racchio) quart(o) / caes(ura) Ael(ii) Antonini (centurionis).
Sous le consulat de Torquatus et de Iulianus, emplacement 163, tranchée quatre, caesura du centurion Aelius Antoninus.
2468Le centurion Aelius Antoninus avait sous sa responsabilité une partie de la vaste exploitation de marbres locaux qui appartenait à l’empereur.
E‑DOKI‑9b
2469Cité et province : Dokiméion, Phrygie.
2470Datation : 148 après J.‑C.
2471Nature de l’objet et émetteur : marque de taille gravée à la demande du centurion mentionné.
2472Matériau : marbre.
2473Dimensions : 140 x 134 x 74 cm.
2474Lieu de découverte : à l’entrée des carrières.
2475Date de découverte : non renseignée.
2476Bibliographie : Drew-Bear 1994, p. 773‑774, n° 16 et fig. 16 (AE, 1994, n° 1676).
2477Description du document : bloc rectangulaire brisé en haut à gauche. H. l : 6 cm ; croix dans un cercle en fin d’inscription.
Torqua(to) et Iuli(a)n(o) co(n)s(ulibus) / loco XXI b(racchio) quart(o) / caesur(a) Ael(ii) Antonini (centurionis).
Sous le consulat de Torquatus et de Iulianus, emplacement 21, tranchée quatre, caesura du centurion Aelius Antoninus.
2478Voir inscription précédente.
E‑DOKI‑9c
2479Cité et province : Dokiméion, Phrygie.
2480Datation : 148 après J.‑C.
2481Nature de l’objet et émetteur : marque de taille gravée à la demande du centurion mentionné.
2482Matériau : marbre.
2483Dimensions : 59 x 60 x 49 cm.
2484Lieu de découverte : à l’entrée des carrières.
2485Date de découverte : non renseignée.
2486Bibliographie : Drew-Bear 1994, p. 775‑776, n° 17 et fig. 17 (AE, 1994, n° 1677).
2487Description du document : bloc rectangulaire. H. l : 6 cm.
Torqua(to) et Iulian(o) co(n)s(ulibus) / loco LXV b(racchio) secund(o) / caes(ura) Ael(ii) Antonini (centurionis) off(icina) Asia(tici).
Sous le consulat de Torquatus et de Iulianus, emplacement 65, tranchée deux, caesura du centurion Aelius Antoninus, officina d’Asiaticus.
2488Voir inscriptions précédentes.
E‑DOKI‑9d
2489Cité et province : Dokiméion, Phrygie.
2490Datation : 148 après J.‑C.
2491Nature de l’objet et émetteur : marque de taille gravée à la demande du centurion mentionné.
2492Matériau : marbre.
2493Dimensions : 125 x 170 x 78 cm.
2494Lieu de découverte : à l’entrée des carrières.
2495Date de découverte : non renseignée.
2496Bibliographie : Christol, Drew-Bear 1987b, p. 87, n° 27 ; Drew-Bear 1994, p. 777‑779, n° 19 et fig. 19 (AE, 1994, n° 1679).
2497Description du document : bloc rectangulaire retaillé en haut à droite et sur la face inférieure à gauche. H. l. : 6 cm.
Torqua(to) et lulian(o) co(n)s(ulibus) / loco CCXIIX / caesur(a) Ael(ii) Antonini (centurionis) / b(racchio) secun(do).
Sous le consulat de Torquatus et de Iulianus, emplacement 218, caesura du centurion Aelius Antoninus, tranchée deux.
2498Voir inscriptions précédentes.
Domaines impériaux de Tymion et de Simoen(?)
Armée romaine
Exactions commises par des soldats
E‑DOTY‑1
2499Lieu et province : domaines impériaux de Tymion et Simoen(?), à l’ouest de Sébasté, Phrygie.
2500Datation : entre le 15 juillet et le 14 août 205 après J.‑C.
2501Nature de l’objet et émetteurs : rescrit de Septime Sévère et de Caracalla.
2502Matériau : marbre.
2503Dimensions : 79 x 76 x 26 cm.
2504Lieu de découverte : près du village de Susuzören, à 2,2 kilomètres au sud-est de celui-ci.
2505Date de découverte : 1975.
2506Bibliographie : Tabbernee 2003, p. 87‑89 ; Hauken, Tanriver, Akbıyıkoğlu 2003 (AE, 2003, n° 1690 ; Lampe, Tabbernee 2004).
2507Description du document : stèle brisée en trois parties. H. l. : 1,5 à 2 cm.
Ἐγγεγραμμένον / καὶ ἀντιβεβλημὲνον ἐκ τεύχους / [βιβλιδί]ων ἐπιδοθέντων τοῖς κυρίοις αὐτοκρα/[τορσι καὶ] προτεθέντων ἐν περ[ι]στόῳ θερμῶν Τρα/[ιανῶν 〈ἀντίγραφον〉] ἀντιγραφῆς καθὼς ὑπογέγραπται.
[- - -] Aug(ustas) ADPEDIPATA dominis nn(ostris) Antonino Pio / [Aug(usto) et Sep(timio) G]eta Caesare co(n)s(ulibus).
Imp(erator) Caesar L. Septimius / [Seuerus P]ius Pertinax Augustus, Arabicus, Adiabenicus, / [Parthic]us maximus et Imp(erator) Caesar M. Aurelius Anto/[ninus Pi]us Augustus colonis Tymiorum et Simoen/[tium ?. P]roc(urator) noster i[nte]rponet se aduersum in/[licitas] exactiones et a[duer]sun (sic) perseuerantes ut e[. ./ - 5 - i]nstant[- - -]. Aut si res maeorem (sic) u[i/gorem] desider[auerit non cu]nctabitur at (sic) praesidem / [proui]nciae [- - -]t eas personas aduer/[sum - - -] offici sui modum.
Copié et contrôlé d’après le recueil de [pétitions] remises à nos seigneurs les empereurs et exposées au portique des thermes de Trajan, [copie] du rescrit conforme au texte ci‑dessous.
Le … d’août …, sous le consulat de nos maîtres Antoninus Pius Augustus et Septimius Géta César.
L’empereur César L. Septimius [Seuerus] Pius Pertinax Augustus Arabicus Adiabenicus [Parthic]us Maximus et l’empereur César M. Aurelius Antoninus Pius Augustus aux colons de Tymion et de Simoen (?). Notre procurateur fera opposition contre les exactions [illégales] et ceux qui persistent à … Ou, si l’affaire requiert plus haute [autorité], on n’hésitera pas à … au gouverneur de la province …
2508Ce rescrit impérial consécutif à des exactions commises par des soldats sur des domaines impériaux intimait l’ordre au procurateur de se saisir de l’affaire. Pour contourner d’éventuelles complicités ou une passivité du magistrat en poste, les colons étaient invités à saisir directement le gouverneur de la province. Voir t. 1, p. 273, 276.
Doryléion
Présence gréco-macédonienne
Revendication d’une fondation européenne
E‑DORY‑1
2509Cité et province : Doryléion, Phrygie.
2510Datation : entre le règne de Marc Aurèle et 250 après J.‑C.
2511Nature de l’objet et émettrices : dédicace gravée à la demande des autorités civiques.
2512Matériau : marbre (?).
2513Dimensions : non renseignées.
2514Lieu de découverte : Eskişehir, « quartier de Sedjak-Sou. Dans la cour du hân de Hadji-Mahmoud-Bey. Provenant de Chéhir-Euïuk » (Radet 1895).
2515Date de découverte : 1893.
2516Bibliographie : Radet 1895, p. 559‑560, n° 3 (MAMA V Lists, p. 181, n° 32).
2517Description du document : bloc servant de base de statue.
Ἀγαθῆι τύχηι. / Δορύλαος Ἐ/ρετριεὺς ὁ κτίσ/της. / ἐπεμελήθησαν τῆ[ς] / ἀναστάσεως Στρατο/νεικιανὸς Τίμαιος, / πρῶτος ἄρχων καὶ / στεφανηφόρος, κ(αὶ) / Κορνηλιανὸς Κορ/νηλίου, ἄρχων βʹ.
À la Bonne Fortune. À Dorylaos d’Érétrie, fondateur. Épimélètes des travaux, Stratoneikianos Timaios, premier archonte et stéphanèphore, et Cornelianus, fils de Cornelianus, archonte pour la deuxième fois.
2518Cette courte dédicace est particulièrement riche d’information. Elle permet, en premier lieu, de connaître le nom du fondateur supposé de la cité (avec le mythique Akamas), Dorylaos d’Érétrie, peut-être un dynaste qui aurait agi au début de l’époque hellénistique plutôt qu’un officier eubéen au service d’un roi successeur d’Alexandre, car il n’y a pas d’exemple que l’un de ceux-ci ait donné à une cité un autre nom que dynastique. Le personnage reste pour l’heure mystérieux. Le texte permet aussi de connaître une partie des magistratures civiques, archontat et stéphanèphorat. Ce furent en tout cas des hommes importants qui se chargèrent, comme de juste, d’honorer Dorylaos. Le premier archonte se nommait lui-même Stratoneikianos, anthroponyme à forte connotation macédonienne. Radet 1895 pensait qu’il était le fils de Stratonikos, le « Nouvel Akamas », des inscriptions E‑DORY‑18a‑g. La chose n’est évidemment pas impossible, mais faute de preuves formelles, il convient de rester très prudent dans la mesure où le nom Stratonikos paraît assez commun dans la cité.
Anthroponymes macédoniens
E‑DORY‑2
2519Cité et province : Doryléion, Phrygie.
2520Datation : époque impériale romaine.
2521Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’Amyntas.
2522Matériau : marbre.
2523Dimensions : 72 x 12 cm.
2524Lieu de découverte : Eskişehir, dans le mur sud-ouest.
2525Date de découverte : 1897.
2526Bibliographie : Körte 1897a, p. 415, n° 79 (MAMA V Lists, p. 182, n° 74).
2527Description du document : stèle avec guirlande au-dessus de l’inscription. H. l. : 4 cm.
Ἀμύντας Ἀμύντου ἑαυτῷ ζῶν.
Amyntas, fils d’Amyntas, pour lui-même, de son vivant.
2528La présence du patronyme macédonien Amyntas va dans le sens d’une installation de colons gréco-macédoniens sur le site de Doryléion.
E‑DORY‑3
2529Cité et province : Doryléion, Phrygie.
2530Datation : ier-iie siècle après J.‑C. (règne d’Hadrien ?).
2531Nature de l’objet et émettrices : dédicace gravée à la demande des autorités civiques (?).
2532Matériau : pierre ardoisière.
2533Dimensions : 120 x 75 x 60 cm.
2534Lieu de découverte : Eskişehir.
2535Date de découverte : 1897.
2536Bibliographie : MDAI(A) 1897, p. 480 (OGIS, n° 479 ; IGRR IV, n° 522 ; Buckler 1935a, p. 187 ; MAMA V Lists, p. 182, n° 82) ; Frija 2012, p. 436‑437.
2537Description du document : stèle brisée en haut et à gauche.
[Θεῶι Σεβαστῶι Καίσαρι θ]⟨ε⟩οῦ υἱῶι Διὶ Πατρώ[ιωι, πατρὶ τῆς πα/[τρίδος καὶ τοῦ παν]τὸς ἀνθρώπων γένο[υς - - -] / [- - - καὶ θεοῖ]ς Σεβαστοῖς καὶ θεαῖς Σεβασταῖς [καὶ Ὁ/μονοίαι ? Θεᾶι Τυχηι ? Σ]εβαστῆι καὶ θεᾶι Ῥώμηι καὶ θεῶι Συνκλήτωι / [καὶ τῶι] δήμωι Ῥωμαίων Ἀσκληπιάδης Στρατονί/[κου . . .]ένης σεβαστοφάντης διὰ βίου καὶ ἱερεὺς / [τῶν πρ]ογεγραμμένων θεῶν καὶ ἐπιστάτης τοῦ / δήμου καὶ τῆς πόλεως πρῶτος καὶ διὰ βίου καὶ γυμνα/σίαρχος ἐκ τῶν ἰδίων ἐλευθέρων καὶ δούλων ἀπὸ / ἀρχομένης ἡμέρας ἕως νυκτὸς δρακτοῖς ἐκ λου/[τήρ]ων καὶ ἱερεὺς τῆς τῶν γερόντων Ὁμονοίας καὶ / [γρ]αμματεὺς αὐτῶν διὰ βίου, καὶ Ἀντιοχὶς Τεύθραν/[τ]ος, σεβαστοφάντις διὰ βίου καὶ ἱέρηα τῶν προγε/[γρ]αμμένων θεῶν καὶ γυμνασίαρχος τῶν γυναι/[κ]ῶν ἐκ τῶν ἰδίων, ἡ γυνὴ αὐτοῦ, καθιέρωσαν / ἐκ τῶν ἰδίων.
Au dieu Auguste César, fils du dieu, Zeus Patrôos, père de la patrie et du genre humain …, aux dieux Augustes et aux déesses Augustae et à [Homonoia ? Tychè ? Augusta] et à la déesse Roma et au dieu Sénat et au peuple des Romains, Asklèpiadès, fils de Stratonikos, sébastophante à vie et prêtre des dieux ci‑dessus mentionnés, et épistate du peuple et de la cité, premier et à vie, et gymnasiarque à ses frais des hommes libres et des esclaves, qui a fait livrer [de l’huile] du matin au soir au moyen de petits vases puisée dans de grands récipients, et prêtre de la Concorde de la gérousia et son secrétaire à vie, et Antiochis, fille de Teuthras, sébastophante à vie et prêtresse des dieux mentionnés ci‑dessus, et gymnasiarque des femmes (?) sur ses propres deniers, sa femme, ont fait la dédicace (traduction d’après G. Frija).
2538Le nom porté par la prêtresse va dans le sens d’une installation de colons gréco-macédoniens sur le site de Doryléion par les Séleucides. Parmi les institutions décrites, la « gymnasiarchie des femmes » semble être un cas unique et difficile à expliquer.
E‑DORY‑4
2539Cité et province : Doryléion, Phrygie.
2540Datation : époque impériale romaine.
2541Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande des enfants de la défunte.
2542Matériau : marbre gris.
2543Dimensions : 255 x 132 (partie centrale) à 47 (pédiment) x 71 (sommet) à 62 (partie centrale) x 28 (sommet) à 33 (partie centrale) cm.
2544Lieu de découverte : Multalip, dans une fontaine du quartier Emirler.
2545Date de découverte : 1883.
2546Bibliographie : MAMA V, n° 67.
2547Description du document : grande stèle avec pédiment triangulaire surmonté d’un acrotère et d’un ornement curviligne ; à l’intérieur, des branches portant des feuilles de vigne et des grappes sortent d’un panier (?). Au‑dessus de l’inscription, une guirlande surmontant un miroir (?). H. l. : 3 cm.
Τε̣ίμ̣αιος Μ̣ε̣ν̣[ε]/μ̣ά̣[χ]ο̣υ̣ καὶ Ἀ̣σκ̣λη/π̣ι[άδ]ης Διοδώρ̣ο/υ [κα]ὶ Ἀντιοχὶς / [κα]ὶ Σ̣η̣στυλιαν/[ὴ θυγ]α̣τ̣ρ̣ιδ̣ῆς̣ [Ἐ]λ̣/[πίδ]ι̣ Ἀ̣σκλ̣η̣πι/[άδο]υ̣ μητρ̣ὶ δὲ ἰ/[δία] μ̣ν̣ή̣μ̣η̣ς χ̣ά̣ριν.
Téimaios, fils de Ménémachos, et Asklèpiadès, fils de Diodoros, et Antiochis et Sèstylianè, filles d’Elpis, fille Asklèpiados, leur mère, à leurs frais, en souvenir.
2548Sur le nom Antiochis, voir inscription précédente. Il se pourrait qu’Elpis se soit mariée plusieurs fois.
E‑DORY‑5
2549Cité et province : Doryléion, Phrygie.
2550Datation : iie-iiie siècle après J.‑C.
2551Nature de l’objet et émetteurs : ex-voto gravé à la demande d’Aurelia Nikè et de ses enfants.
2552Matériau : non renseigné.
2553Dimensions : non renseignées.
2554Lieu de découverte : Eskişehir, dans un han près du pont.
2555Date de découverte : 1893.
2556Bibliographie : Radet 1895, p. 568, n° 12 (Ramsay 1906, p. 276, n° 7 ; MAMA V Lists, p. 181, n° 35).
2557Description du document : stèle.
Αὐρηλεία Νίκ/η μετὰ τέκν/ων Διὶ Βροντ/ῶντι εὐχὴν / κὲ Ἀντιόχω/ι ἀνδρὶ ἀνέσ/τησαν.
Aurelia Nikè, avec ses enfants, a consacré cet ex-voto à Zeus Brontôn, en accomplissement d’un vœu, et à son mari, Antiochos.
2558Pour le nom Antiochos, voir inscriptions précédentes.
E‑DORY‑6
2559Cité et province : Doryléion, Phrygie.
2560Datation : époque impériale romaine.
2561Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe (?) gravée à la demande d’Antiochos et d’Apphè.
2562Matériau : non renseigné
2563Dimensions : non renseignées.
2564Lieu de découverte : Eskişehir.
2565Date de découverte : non renseignée.
2566Bibliographie : Müfid 1933, p. 134, n° 45 (Pfuhl, Möbius 1979, p. 532, n° 2215).
2567Description du document : stèle avec pédiment triangulaire brisé. Le corps du monument est entouré des deux pilastres encastrés ; au-dessus de l’inscription, aigle aux ailes en partie déployées posé sur une guirlande.
Ἀντίοχος / καὶ Απφη οἱ / Ἀσκληπᾶ Εὐ[- - -] / ἀδελ[φ- - -].
Antiochos et Appha, les frères [et sœurs ?] d’Asklèpa …
2568Pour le nom Antiochos, voir inscriptions précédentes.
E‑DORY‑7
2569Cité et province : Doryléion, Phrygie.
2570Datation : époque impériale romaine.
2571Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande de Démosthénès et de Trophimè.
2572Matériau : marbre.
2573Dimensions : 156 x 50 x 75 cm.
2574Lieu de découverte : Ilkborun, dans le mur d’enceinte du tekke.
2575Date de découverte : 1931.
2576Bibliographie : MAMA V, n° 89 ; Merkelbach, Stauber 2001, p. 309, n° 16/34/19.
2577Description du document : stèle à pédiment orné de rinceaux et d’acrotères, une couronne en son centre, supporté par deux piliers. Deux édicules sous le champ épigraphique contenant, à gauche, une pioche, une serpe et des raisins, à droite, une boîte pour un stilus, des rouleaux et un trépied supportant un gobelet et un cratère. Les lignes 1‑3 et 9‑10 sont versifiées. H. l. 3,5 cm.
Χαῖρ’ ἀναγεινώσκ/ων, ὑγίαινε πορευό/μενος· / Δημοσθένης / Ἀντιόχου υεἱὸς καὶ Τρ/οφί[μ]η Ἀντιόχου ἀπελ/ευθέρα τὴν ὐστήλλην / καὶ τὸν κίονα ἀ̣νέστησ/αν μ̣νήμης χάριν / γ̣ηρ̣ε̣ός τε θανὼν / εὐσεβ̣ίης ἕνεκεν.
Salut, toi qui lis ce texte, porte-toi bien, passant ! Démosthénès, fils d’Antiochos, et Trophimè, affranchie d’Antiochos, ont fait ériger cette stèle et cette colonne, en souvenir de lui. Puisse ta piété te faire mourir âgé.
2578Pour le nom Antiochos, voir inscriptions précédentes. Il est possible que Trophimè ait vécu en concubinage avec un des deux hommes.
E‑DORY‑8
2579Cité et province : Doryléion, Phrygie.
2580Datation : époque impériale romaine.
2581Nature de l’objet et émettrice : ex-voto gravé à la demande de Tatas.
2582Matériau : calcaire (?).
2583Dimensions : 91,5 x 62,5 x 14,5 cm.
2584Lieu de découverte : Avdan, sur le site du tekke Erenler, à quelques distances de la route d’Ayvacık.
2585Date de découverte : 1931.
2586Bibliographie : MAMA V, n° 146.
2587Description du document : stèle brisée au-dessus et peut-être en dessous. H. l. : de 3,25 à 4 cm.
․ ․Χ̣Ω̣․ ․ ․ ․ ․ ․ / Ω Τατας Ἀν̣τ̣ι̣[όχ]/ου ὑπὲρ τῶν ἰδ̣ί̣/ων πάντων / εὐχήν.
… Tatas, fille d’Antiochos, pour toutes ses qualités, en accomplissement d’un vœu.
2588Pour le nom Antiochos, voir inscriptions précédentes.
E‑DORY‑9
2589Cité et province : Doryléion, Phrygie.
2590Datation : époque impériale romaine.
2591Nature de l’objet et émetteur : ex-voto gravé à la demande d’Antiochos.
2592Matériau : calcaire.
2593Dimensions : non renseignées.
2594Lieu de découverte : Eskişehir, dans une maison de la rue principale.
2595Date de découverte : non renseignée.
2596Bibliographie : Körte 1897a, p. 409, n° 54 (MAMA V Lists, p. 182, n° 53).
2597Description du document : autel avec une tête de taureau gravée au-dessus de l’inscription.
Ἀντίοχος Ἀλ/εξίωνος Διὶ / Βροντῶντι / εὐχήν.
Antiochos, fils d’Alexiônos, à Zeus Brontôn, en accomplissement d’un vœu.
2598Pour le nom Antiochos, voir inscriptions précédentes.
E‑DORY‑10
2599Cité et province : Doryléion, Phrygie.
2600Datation : époque impériale romaine.
2601Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande des proches du défunt.
2602Matériau : marbre.
2603Dimensions : 195 x 50 cm.
2604Lieu de découverte : Eskişehir.
2605Date de découverte : 1906.
2606Bibliographie : Ramsay 1906, p. 277, n° 12 (Mirbeau 1907, p. 80, n° 13 ; MAMA V Lists, p. 182, n° 144).
2607Description du document : stèle avec pédiment pointu dans lequel sont figurés une patère et un aigle tenant un anneau ou une petite couronne dans son bec. Une guirlande ou une couronne sépare cette gravure du texte.
Πάτης Ἀντιόχ/ῳ ἀδελφῷ καὶ / Εὐταξία γύνη / αὐτοῦ καὶ τέ/κνα πατρὶ ἰδίῳ / μνήμης χάριν.
Patès, à son frère, Antiochos, et Eutaxias, sa femme, et ses enfants, à leur père, en souvenir.
2608Pour le nom Antiochos, voir inscriptions précédentes.
E‑DORY‑11
2609Cité et province : Doryléion, Phrygie.
2610Datation : époque impériale romaine.
2611Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande des fils du défunt.
2612Matériau : non renseigné.
2613Dimensions : non renseignées.
2614Lieu de découverte : près du village de Kayapınar, dans la cour du juge de paix.
2615Date de découverte : 1988.
2616Bibliographie : Merkelbach, Stauber 2001, p. 308, n° 16/34/18.
2617Description du document : stèle brisée avec la représentation de deux têtes de taureaux reliées par un joug, sur lequel est posé un aigle. Sous l’inscription figure une charrue.
Ἀντιόχῳ γενέ/τῃ στήλλην / θέσαν υἷες ἄ/ριστοι Τελέσ/φορος Δημήτριός / τε μνήμης ἐρίτει/μον ἄγαλμα.
Pour Antiochos, leur géniteur, les meilleurs des fils, Télesphoros et Démétrios, ont fait ériger cette stèle comme monument pour sa très précieuse mémoire.
2618Pour le nom Antiochos, voir inscriptions précédentes. Il s’agit d’une inscription métrique dans laquelle les noms propres ont été maladroitement positionnés au vers 2.
E‑DORY‑12
2619Cité et province : Doryléion, Phrygie.
2620Datation : époque impériale romaine.
2621Nature de l’objet et émetteur : ex-voto gravé à la demande d’Eupsychos.
2622Matériau : marbre blanc.
2623Dimensions : 178 x 46 x 12 cm.
2624Lieu de découverte : Sarayören.
2625Date de découverte : 1951.
2626Bibliographie : MacPherson 1954, p. 14, n° 6 (SEG XIV, n° 784).
2627Description du document : bomos brisé dans sa partie supérieure, avec restes de bucrane et moulures à droite, à gauche, et au-dessus. H. l. : de 3 à 5,2 cm.
Εὔψυχος Ἀττ/άλου πατρὶ θε/οφιλήτῳ κὲ / Διὶ Βροντῶ/ντι εὐχήν.
Eupsychos, fils d’Attalos, à son père aimé des dieux, et à Zeus Brontôn, en accomplissement d’un vœu.
2628Ce nom dynastique attalide est certainement à mettre en relation avec la mainmise sur la cité opérée par les rois de Pergame à la suite du traité d’Apamée.
E‑DORY‑13
2629Cité et province : Doryléion, Phrygie.
2630Datation : époque impériale romaine (iie-iiie siècle après J.‑C. ?).
2631Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’Aurelius Attalos.
2632Matériau : marbre gris.
2633Dimensions : 225 x 68 x 14 cm.
2634Lieu de découverte : Sarayören.
2635Date de découverte : 1951.
2636Bibliographie : MacPherson 1954, p. 16, n° 12 (SEG XIV, n° 790).
2637Description du document : stèle. H. l. : de 3,6 à 4,8 cm.
Αὐρ. Ἄτ〈τ〉αλος / Δόμνου ἀδ/ελφῷ γενέ/ῳ σὺν μητρὶ / Χελειδόν/ι μνῆς χάρι.
Aurelius Attalos, fils de Domnos, à son excellent frère, avec sa mère, Chéleidôn, en souvenir.
2638Pour le nom Attalos, voir inscription précédente.
E‑DORY‑14
2639Cité et province : Doryléion, Phrygie.
2640Datation : iiie siècle après J.‑C.
2641Nature de l’objet et émetteur : ex-voto gravé à la demande d’Aurelius Dèmosthénès.
2642Matériau : marbre blanc.
2643Dimensions : 100 x 52 x 19 cm.
2644Lieu de découverte : Süpü Ören, dans la fontaine.
2645Date de découverte : 1931.
2646Bibliographie : MAMA V, n° 156.
2647Description du document : fragment de stèle brisé de tous côtés, sauf à gauche. H. l. : 4 cm.
Αὐρ. Δη̣[μοσθένης] / Θάλλου σ̣[υνβίω] / Λαδίκη κὲ [τέκνοις] / Δημοσθέν[η κὲ ․ ․ ․ ․]/ανῆ κὲ Διὶ Βρο[ντῶντι] / εὐχήν.
Aurelius Dèmosthénès, fils de Thallos, pour sa femme, Ladikè, et ses enfants, Dèmosthénès et …, et à Zeus Brontôn, en accomplissement d’un vœu.
2648Ce nom féminin séleucide milite en faveur d’une création de la cité par les monarques de cette dynastie.
E‑DORY‑15
2649Cité et province : Doryléion, Phrygie.
2650Datation : iie-iiie siècle après J.‑C.
2651Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande d’Aurelia Nea et d’Aurelius Damas.
2652Matériau : calcaire bleu.
2653Dimensions : 82 x 45 (à la base) et 33 (au niveau de l’inscription) cm.
2654Lieu de découverte : Eskişehir.
2655Date de découverte : 1897.
2656Bibliographie : Körte 1897a, p. 411, n° 61 ; Mendel 1909, p. 319, n° 73 (MAMA V Lists, p. 182, n° 57).
2657Description du document : stèle rectangulaire ; entre deux listels, la partie supérieure est ornée de deux édicules, avec un buste masculin à gauche et un féminin à droite. H. l. : 2,3 cm.
Αὐρ. Νέα προ/μοίρῳ Στρατο/νίκῃ Στρατο/νίκου κὲ Μαρ/κιανῆς μνήμης / χάριν· ἤδη φέ/ρουσα τέρψιν / ἣ θέλγι γονῖς· / Αὐρ. Δαμᾶς / Στρατονίκῃ / γλυκυτάτῃ / μνήμης χάριν.
Aurelia Néa, à Stratonikè, fille de Stratonikos et de Marciana, morte prématurément, en souvenir. Elle a emporté avec elle le plaisir et la sérénité de ses parents. Aurelius Damas, à sa très chère Stratoniké, en souvenir.
2658Sur ce nom dynastique féminin séleucide, voir inscription précédente. Le nom du père est lui-même assez révélateur.
E‑DORY‑16
2659Cité et province : Doryléion, Phrygie.
2660Datation : iiie siècle après J.‑C.
2661Nature de l’objet et émettrice : épitaphe gravée à la demande de Stratoneikè.
2662Matériau : marbre bleu.
2663Dimensions : 74 x 52 x 19 cm.
2664Lieu de découverte : Karadscha-Öjuk, près du cimetière.
2665Date de découverte : 1899.
2666Bibliographie : Körte 1900, p. 429, n° 50 (MAMA V Lists, p. 188, n. 2).
2667Description du document : stèle avec couronne de laurier, brisée en bas. H. l. : 4,5 cm.
[- - -] / ἐτείμησαν / Στρατονείκη / μ[ετ]ὰ τέκνων̣ / [Αὐρ. Στ]ρατόν/[εικον].
… Stratoneikè, avec ses enfants, a honoré Aurelius Stratoneikos.
2668Sur le nom de la mère et de la personne honorée, voir inscriptions précédentes.
E‑DORY‑17
2669Cité et province : Doryléion, Phrygie.
2670Datation : époque impériale romaine.
2671Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande de Stratoneikos et de son épouse.
2672Matériau : marbre blanc.
2673Dimensions : 125 x 58 (en bas) à 26,5 (en haut) x 22 cm.
2674Lieu de découverte : Eskişehir, près du marché au bois.
2675Date de découverte : 1897.
2676Bibliographie : Körte 1897a, p. 414, n° 72 (Mendel 1914, p. 381‑382, n° 1148 ; MAMA V Lists, p. 182, n° 68).
2677Description du document : stèle en forme de pyramide avec au registre supérieur un buste de femme, bras droit sur la poitrine ; au registre inférieur, une quenouille, un fuseau, un petit guéridon, avec deux objets ronds, un peigne et des sandales. Inscription sur une tabula entre les deux registres. H. l. : 2 à 2,5 cm.
Στρατόνεικος καὶ / Θευθραντὶς Στρατο/νείκῃ ζησάσῃ ἔτη / δεκατρεία μνήμη/ς χάριν ἀνέστη/σαν.
Stratoneikos et Theuthrantis, à Stratoneikè, morte à treize ans, en souvenir.
2678Sur le nom de la défunte (et de son père), voir inscriptions précédentes.
Armée romaine
Officiers et centurions
E‑DORY‑18a4
2679Cité et province : Doryléion, Phrygie.
2680Datation : entre le règne de Marc Aurèle et 250 après J.‑C.
2681Nature de l’objet et émettrice : dédicace gravée à la demande de la tribu Sérapias.
2682Matériau : marbre.
2683Dimensions : non renseignées.
2684Lieu de découverte : au pied de l’acropole, dans la tranchée sud-ouest.
2685Date de découverte : 1893.
2686Bibliographie : Radet 1895, p. 562‑563, n° 6 (IGRR IV, n° 525 ; ΜΑΜΑ V Lists, p. 181, n° 33 ; Devijver 1976, n° A 64 ; Devijver 1987, n° V 122 bis).
2687Voir Robert 1981b, p. 356‑358 (BE, 1983, n° 418) ; Merkelbach, Stauber 2001, p. 301.
2688Description du document : bloc servant de base de statue.
Ἀγαθῇ τύχῃ. / Αἴλιον Στρατόνε̣[ι]/κον, ἀπὸ ἱππικῶν / στρατειῶν, καὶ ἀρχιε/ρέα Ἀσίας ναῶν τῶν / ἐν Περγάμῳ, ἐπιστά/την τῆς πόλεως κα[ὶ] / στεφανηφόρον, / φύλη ∙ Σεραπίας. / ἐκδικοῦντος Κορν[η]/λίου Ἀθηναίου, γραμμα/τεύοντος Αὐρ. ∙ Ζωτικοῦ Ἀπᾶ.
À la Bonne Fortune. À Aelius Stratoneikos, ayant exercé ses milices équestres, grand-prêtre d’Asie pour les temples de Pergame, épistate de la cité et stéphanèphore, la tribu Serapias, par les soins de Cornelius, fils d’Athénaios ; étant grammateus Aurelius Zôtikos, fils d’Apas.
2689Les travaux de Robert 1981b ont montré que le nom complet du personnage était Caius Voconius Aelius Stratoneikos Akamantios (« le Nouvel Akamas », fondateur mythologique de la cité). Il est possible que la famille se soit réclamée d’origines grecques ou macédoniennes. L’homme exerça ses milices équestres dans des unités dont le nom n’est pas mentionné. Ce n’est pas obligatoirement sa tribu d’origine qui lui éleva cette statue dans la cité, car on sait (voir Robert 1981b et Merkelbach, Stauber 2001) qu’il fut aussi honoré par les tribus d’Apollon, d’Aphrodite, de Zeus, de Poséidon, de la Mère des dieux et d’Auguste (voir inscriptions ci-après). Il semble avoir été courant de décerner ce type de titres ronflants aux grands notables qui faisaient bénéficier leurs cités de leurs évergésies. Lui-même exerça les plus hautes magistratures de sa patrie, puisqu’il fut épistate et stéphanèphore, et parvint à la grande prêtrise d’Asie, ce qui laisse deviner une belle aisance financière. Sur son éventuelle fonction de curator civitatis évoquée par R. Merkelbach et J. Stauber, voir t. 1, p. 44, 316‑317.
E‑DORY‑18b
2690Cité et province : Doryléion, Phrygie.
2691Datation : entre le règne de Marc Aurèle et 250 après J.‑C.
2692Nature de l’objet et émettrice : dédicace gravée à la demande de la tribu Aphrodisias.
2693Matériau : marbre.
2694Dimensions : environ 250 x 68 x 68 cm d’après Radet 1895.
2695Lieu de découverte : Eskişehir, au pied de l’acropole, dans la tranchée du sud-ouest.
2696Date de découverte : 1893.
2697Bibliographie : Preger 1894, p. 309, n° 5 ; Radet 1895 (et non pas 1897 comme indiqué par erreur par Merkelbach, Stauber 2001), p. 563‑564, n° 7 (Weiss 1913, p. 72, n° 1 ; MAMA V Lists, p. 181, n° 22) ; Robert 1989b, p. 451 ; Merkelbach, Stauber 2001, p. 302, n° 16/34/07.
2698Description du document : bloc servant de base de statue. H. l. : 5 cm d’après Radet 1895.
Κ. Οὐοκ(ώνιον) Αἴλ(ιον) Στρατόνεικον. / οὐδὲ θανόντος σου λή/θην ἀκά〈μ〉αντ’ 〈ἐ〉λάβοντο / φυλέται οἱ Παφίης μεμνη/μ̣ένοι ἤθεα σεῖο, / [ο]ὕνεκ’ ἀνὰ πτόλιν ἦσθα / π̣ολείτης ἤπιος, ὥς τις / παῖσι πατήρ, ἁγναῖσι θε/μιστεύων πραπίδεσσιν.
À Quintus Voconius Aelius Stratoneikos. À présent que tu es mort, Akamantios, les membres de la tribu de la déesse paphienne ne t’ont pas oublié, ils se souviennent de ta nature aimable, toi qui étais un citoyen de la cité bon comme un père envers ses enfants, et qu’avec bon sens tu dirigeais et tu disais le droit.
2699Sur les tribus, voir inscription précédente. Le rôle de juge du défunt est ici mis en valeur.
E‑DORY‑18c
2700Cité et province : Doryléion, Phrygie.
2701Datation : entre le règne de Marc Aurèle et 250 après J.‑C.
2702Nature de l’objet et émettrice : dédicace gravée à la demande de la tribu Apollonias.
2703Matériau : marbre bleuâtre.
2704Dimensions : 202 x 70 x 68 cm.
2705Lieu de découverte : Eskişehir, au pied de l’acropole, dans la tranchée du sud-ouest.
2706Date de découverte : 1893.
2707Bibliographie : Körte 1895, p. 16‑19 ; Radet 1895 (et non pas 1897 comme indiqué par erreur par Merkelbach, Stauber 2001), p. 560, n° 4 (Körte 1897a, p. 399, n° 4 ; IGRR IV, n° 527 ; Weiss 1913, p. 73, n° 7 [et non pas 16 comme mentionné par erreur dans Merkelbach, Stauber 2001] ; MAMA V Lists, p. 181, n° 30) ; Robert 1989b, p. 450‑452 ; Merkelbach, Stauber 2001, p. 301, n° 16/34/06.
2708Description du document : bloc servant de base de statue. H. l. : de 3,5 à 7 cm.
Ἀγαθῆι τύχη[ι]· / Ἀπολλωνιάς τὸν κτίστην πόλεως, / Ἀκαμάντιον ὥς, / Δορύλαον, / κοῦρον ἀφ’ Ἡρακλέους / ἢ Ἀκάμαντα νέον, / τοῖς ἰδίοις ἔργοις / στεφανούμενον, ἀντί νυ πολλῶν / ὧν ἔπορεν πατρί, / φυλὴ / Ἀκερσεκόμου. / ἐπεμελήθη τῆς ἀνασ/τάσεως ∙ Αὐρ. ∙ Στέφανος βʹ, / ὁ φιλόσοφος.
À la Bonne Fortune. La tribu Apollonias. La tribu du dieu Akersékomès a couronné Akamantios, le fondateur de la cité comme le fut Dorylaios, le descendant d’Héraklès, et qui fut tel un nouvel Akamas par ses propres constructions, en remerciement pour les nombreuses choses qu’il fit pour sa patrie. Épimélète pour l’érection [de la statue], Stéphanos, fils de Stéphanos, philosophe.
2709Dans cette dédicace métrique (à l’exception des lignes 1‑2 et 12‑14), Q. Voconius Aelius Stratoneikos Akamantios est comparé aux deux fondateurs supposés de la cité, Dorylaios d’Érétrie, un Héraclide (voir E‑DORY‑1), et Akamas, fils de Thésée. Merkelbach, Stauber 2001 font remarquer que l’épiclèse d’Apollon, « aux longs cheveux », se retrouve dans l’Iliade, XX, 39.
E‑DORY‑18d
2710Cité et province : Doryléion, Phrygie.
2711Datation : entre le règne de Marc Aurèle et 250 après J.‑C.
2712Nature de l’objet et émettrice : dédicace gravée à la demande de la tribu Deias.
2713Matériau : marbre.
2714Dimensions : 250 x 92 x 57 cm.
2715Lieu de découverte : Eskişehir, sans plus de précision, probablement au même endroit que les précédentes.
2716Date de découverte : 1895.
2717Bibliographie : Körte 1897a, p. 400‑401, n° 45 (Weiss 1913, p. 72, n° 3 ; MAMA V Lists, p. 182, n° 45 ; Robert 1989b, p. 451, n. 96) ; Merkelbach, Stauber 2001, p. 304, n° 16/34/10.
2718Description du document : bloc servant de base de statue. H. l. : 3,5 à 8 cm.
Θεὸς ἡγοῦ. / εἰκόνα τήνδε / στῆσαν ἀγακλει/τῷ Στρατονεί/κῳ φυλέται / οἱ Δείας εἶ/ναι ἀγαλλόμενοι. / φυλαρχοῦντος διὰ βίου / τοῦ ἀξιολογωτάτου Αὐρ. / Παύλου Στρατονείκου. / ἐπιμελησαμένου Εὐτύχ/ους οἰκονόμου τῆς πό/λεως / γραμματευόντων Γ. Αὐρη. / Εὐτυχιανοῦ Ζωσίμου καὶ / Εὐτυχιανοῦ Τελεσφόρου / γερουσιαστῶν.
Dieu, guide-nous ! Une statue du célèbre Stratoneikos a été élevée par ceux qui sont fiers d’appartenir à la tribu Deias. Alors que le très honorable Aurelius Paulus, fils de Stratoneikos, était phylarchonte à vie ; épimélète, Eutychos, trésorier de la cité ; grammateus, G. Aurelius Eutychianos, fils de Zosimos, gérousiaste, et Eutychianos, fils de Télesphoros, gérousiaste.
2719Dans cette dédicace en partie métrique (lignes 2 à 7), Q. Voconius Aelius Stratoneikos Akamantios est honoré par la tribu Deias. L’inscription a le mérite de fournir les noms de quelques magistratures civiques et de fonctions exercées au sein de la tribu. Il est à noter que le père du phylarchonte se nommait également Stratoneikos.
E‑DORY‑18e
2720Cité et province : Doryléion, Phrygie.
2721Datation : entre le règne de Marc Aurèle et 250 après J.‑C. (probablement après 212).
2722Nature de l’objet et émettrice : dédicace gravée à la demande de la tribu Metroas.
2723Matériau : marbre.
2724Dimensions : 250 x 93 x 57 cm.
2725Lieu de découverte : Eskişehir, dans un mur au pied de l’acropole, dans la tranchée du sud-ouest.
2726Date de découverte : 1895.
2727Bibliographie : Körte 1897a, p. 400, n° 44 (Weiss 1913, p. 73, n° 6 ; MAMA V Lists, p. 182, n° 44 ; Robert 1987, p. 88, n. 1 ; Robert 1989b, p. 451, n. 96) ; Merkelbach, Stauber 2001, p. 303, n° 16/34/09.
2728Description du document : bloc servant de base de statue. H. l. : de 3,5 à 9,5 cm.
Τὸν πρῶτον πάτρης / Ἀκαμάντιον / εἰκόνι χαλκῇ / φυλῶν ἡ πρώτη / Μητρωὰς / εἰδρυσάμην / ἐπιμεληθέντων Αὐρ. / Κλαυδίου βʹ βουλευτοῦ κὲ / Αὐ. Ἀσκληπιάδου Μακαρέως / πατροβούλου, γραμματεύοντος δʹ / Αὐρ. Θεμιστοκλέους Ἀλεξάνδρου / πατροβούλου.
À Akamantios, le premier de sa patrie, la première des tribus, celle de la Mère des dieux, a élevé cette statue d’airain. Épimélètes Aurelius Claudius, fils de Claudius, bouleute, Aurelius Asklèpiades, fils de Makaréos, fils d’un bouleute. Le grammateus pour la quatrième fois était Aurelius Thémistokkes, fils d’Alexandros, fils d’un bouleute.
2729Dans cette dédicace métrique (lignes 1 à 6), Q. Voconius Aelius Stratoneikos Akamantios est honoré par la tribu Metroas, dont on apprend au passage qu’elle est la première de la cité, tout comme lui-même l’était parmi ses concitoyens.
E‑DORY‑18f
2730Cité et province : Doryléion, Phrygie.
2731Datation : entre le règne de Marc Aurèle et 250 après J.‑C.
2732Nature de l’objet et émettrice : dédicace gravée à la demande de la tribu Poseidonias.
2733Matériau : marbre (?).
2734Dimensions : non renseignées.
2735Lieu de découverte : Eskişehir.
2736Date de découverte : non renseignée.
2737Bibliographie : Körte 1897a, p. 401, n° 46 (Weiss 1913, p. 73, n° 5 ; MAMA V Lists, p. 182, n° 46 ; Robert 1989b, p. 451, n. 96) ; Merkelbach, Stauber 2001, p. 304, n° 16/34/11.
2738Description du document : bloc servant de base de statue.
Ἀγαθῆ τύχη. / εἰκόνα χαλκ(ε)ί/ην στοργὴν ἀ/γαθοῦ Στρατο/νείκου / στῆσε / Ποσειδῶνος / φυλὴ ἀμειβομένη.
À la Bonne Fortune. En réponse à l’amour du bon Stratoneikos, la tribu de Poséidon lui a consacré une statue d’airain.
2739Sur les tribus, voir E‑DORY‑18a.
E‑DORY‑18g
2740Cité et province : Doryléion, Phrygie.
2741Datation : entre le règne de Marc Aurèle et 250 après J.‑C.
2742Nature de l’objet et émettrice : dédicace gravée à la demande de la tribu Sebasteias.
2743Matériau : marbre.
2744Dimensions : 250 x 68 x 68 cm.
2745Lieu de découverte : Eskişehir, au pied de l’acropole, dans la tranchée du sud-ouest.
2746Date de découverte : 1893.
2747Bibliographie : Preger 1894, p. 308‑309, n° 4 ; Radet 1895, p. 561‑562, n° 5 (IGRR IV, n° 526 ; Weiss 1913, p. 73, n° 4 ; MAMA V Lists, p. 181, n° 21 ; Robert 1989b, p. 451) ; Merkelbach, Stauber 2001, p. 302, n° 16/34/08.
2748Description du document : bloc servant de base de statue. H. l. : 5 cm.
Τὸν πάτρης / Στρατόνεικον / ὑπείροχον ὧδε Σε/βαστὴ φυλὴ ἐτείμη/σεν εἰκόνι χαλκε/λάτῳ.
La tribu Sébasteias a honoré d’une statue d’airain Stratoneikos qui a étendu sa main protectrice au-dessus de la patrie.
2749Sur les tribus, voir E‑DORY‑18a.
E‑DORY‑19
2750Cité et province : Doryléion, Phrygie.
2751Datation : ier-iie siècle après J.‑C.
2752Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande des affranchis du défunt.
2753Matériau : marbre.
2754Dimensions : 137,5 x 60 x 16 à 22 cm.
2755Lieu de découverte : Eskişehir.
2756Date de découverte : 1976.
2757Bibliographie : Frei 1981, p. 78‑79, n° 5 (SEG XXXII, n° 1276).
2758Description du document : stèle avec pignon ; poignard dans une couronne végétale. H. l. : de 3 à 4 cm.
Dis / Manib(us). / Q. Cassius Q. f. Romil(ia) / Saturninus Zmyrn(a), / (centurio) leg(ionis) V Mac(edonicae), / (centurio) leg(ionis) IIII Scyth(icae), / mil(itavit) annis XXXII, / vix(it) annis L, / h(ic) s(itus) e(st). / liberti merenti / patrono posuer(unt) / Κ. Κάσσιος Σατορ(νῖνος) Ρ (ἑκατόνταρχος) / μνήμης χάριν.
Aux Dieux Mânes. Quintus Cassius Saturninus, fils de Quintus, de la tribu Romilia, de Smyrne, centurion de la légion V Macedonica, centurion de la légion IIII Scythica, il a servi trente-deux ans, il a vécu cinquante ans, il est déposé ici. Ses affranchis, pour leur patron qui le mérite bien, ont fait dresser [ce monument]. Quintus Cassius Saturninus, de la tribu Romilia, centurion, en souvenir.
2759Sur la carrière de ce personnage, voir t. 1, p. 44, 259, 295, 332. Il est à noter que dans cette inscription bilingue, contrairement à une pratique courante, le texte grec ne se contente pas de reprendre le texte latin.
E‑DORY‑20
2760Cité et province : Doryléion, Phrygie.
2761Datation : début du iiie siècle après J.‑C.
2762Nature de l’objet et émetteur : dédicace gravée à la demande de Magnius Dionysios.
2763Matériau : calcaire.
2764Dimensions : 105 x 60 cm.
2765Lieu de découverte : près de la gare de chemin de fer, mais provenant des ruines de la cité antique.
2766Date de découverte : 1893.
2767Bibliographie : Preger 1894, p. 307, n° 2 ; Radet 1895, p. 564‑565, n° 8 (IGRR IV, n° 528 ; MAMA V Lists, p. 181, n° 19 ; Devijver 1977 ; Devijver 1987, n° M 11).
2768Description du document : gros bloc brisé en bas à droite.
[Ἀγ]αθῆι̣ τύχηι̣. / Μάγνιον Διο/νύσιον, ἱππι/κὸν ἀπὸ στρατει/ῶν, υἱὸν Μ. ∙ Αὐρ. ∙ Δι/ονυσίου πρώτου / ἄρχοντος τὸ βʹ ∙ καὶ στε/φανηφόρου, ἔγγο/νον Μ. ∙ Αὐρ. ∙ Ἑρμ[ο]/λάου πρώτου ἄρ/χοντος τὸ βʹ καὶ στ[ε]/φανηφόρου, ∙ Μάγν[ι]/[ο]ς Δ̣[ιονύσιος] / [ἀνέστησεν].
À la Bonne Fortune. À Magnius Dionysios, ayant exercé ses milices équestres, fils de Marcus Aurelius Dionysios, premier archonte à deux reprises et stéphanèphore, petit-fils de Marcus Aurelius Ermolaos, premier archonte à deux reprises et stéphanèphore, Magnius Dionysios a fait élever [cette statue].
2769Il est possible de suivre grâce à cette inscription cette famille de notables sur quatre générations puisque le commanditaire de l’inscription a toutes les chances d’être le fils de la personne honorée. Il semble que ce soit à la troisième génération que l’accession à l’ordre équestre se soit effectuée : en effet, Magnius Dionysios père est dit avoir exercé ses milices équestres. Malheureusement, rien n’est précisé quant aux unités au sein desquelles il servit.
E‑DORY‑21
2770Cité et province : Doryléion, Phrygie.
2771Datation : entre le règne de Commode et le milieu du iiie siècle après J.‑C.
2772Nature de l’objet et émettrice : dédicace ou épitaphe gravée à la demande de la cité.
2773Matériau : non renseigné.
2774Dimensions : non renseignées.
2775Lieu de découverte : Eskişehir, derrière la mosquée Kursunlu.
2776Date de découverte : non renseignée.
2777Bibliographie : Drew-Bear, Eck 1976, p. 304‑305, n° 11 (AE, 1976, n° 664).
2778Description du document : bloc d’architrave brisé à droite et à gauche.
[- Οὔλ]πιον Φλάυιον Κλαυδιανὸν Ποντικὸν τόν / χειλίαρχον πλατύσημον ἡ πό[λις].
À Ulpius Flavius Claudianus Ponticus, tribun laticlave, la cité.
2779Le texte ne donne aucune indication quant à l’unité au sien de laquelle ce jeune sénateur, probablement originaire de la cité, exerça sa fonction de tribun.
Troupiers
E‑DORY‑22
2780Cité et province : Doryléion, Phrygie.
2781Datation : iie-iiie siècle après J.‑C.
2782Nature de l’objet et émetteur : épitaphe dont le commanditaire n’est pas identifiable.
2783Matériau : non renseigné.
2784Dimensions : non renseignées.
2785Lieu de découverte : non renseigné ; conservé au musée d’Eskişehir.
2786Date de découverte : non renseignée.
2787Bibliographie : Avram 2016, p. 93.
2788Description du document : non renseignées. L’inscription n’a pas été éditée ; on ne sait si A. Avram en a fourni la version complète.
(σηµηαφόρος) Γ. Ἰούλιος Στρατόνικος.
… le signifer Gaius Iulius Stratonikos.
2789Il convient de ne pas aller au-delà de quelques évidences. Gaius Iulius Stratonikos appartenait à une unité inconnue dont il était signifer, ce qui signifie qu’il était particulièrement valeureux. Il est impossible de dire s’il était en activité ou vétéran.
E‑DORY‑23
2790Cité et province : Doryléion, Phrygie.
2791Datation : jusqu’au règne de Constantin.
2792Nature de l’objet et émetteurs : difficilement déterminable (dédicace collective ?), gravée à la demande d’une autorité elle aussi indéterminable, peut-être le soldat concerné et certains de ses camarades.
2793Matériau : non renseigné.
2794Dimensions : 87,5 x 37 x 10 cm.
2795Lieu de découverte : Eskişehir.
2796Date de découverte : non renseignée.
2797Bibliographie : Frei 2004, p. 440‑441 (AE, 2004, n° 1388).
2798Description du document : stèle brisée en hauteur et à gauche. H. l. : 5,5 à 6,3 cm (l. 1‑6) et 2,9 à 3,5 cm.
[I]unon[i - - -] / custi[- - - co]/h(or-) II pr[aetoria - - - ?] / coh(or- - -) V[- - - ci]/uitat[- - -]/nsiu[m-Pr]/aesen[s ? - - -].
… de Junon (?) … de la deuxième cohorte prétorienne (?) … de la cinquième cohorte (?) … (?).
2799Un des militaires anonymes mentionnés ici, pas forcément un simple soldat d’ailleurs, appartenait à la deuxième cohorte prétorienne. La suite de l’inscription peut laisser supposer qu’il y est fait mention d’un de ses camarades, membre d’une cinquième cohorte (mais le chiffre VI, voire le VII ou le VIII, ne peuvent être exclus). Plutôt que d’une unité du prétoire, il n’est pas inimaginable qu’il se soit agi d’une unité auxiliaire. La présence de ce texte à Doryléion est certainement liée au déplacement de troupes vers le front oriental ou en revenant, mais il est impossible de dire dans quel contexte. On ne peut non plus écarter l’idée que ces soldats aient été concernés par la surveillance et la gestion des carrières de marbre de Synnada. Le texte était selon toute probabilité une dédicace à Jupiter Dolichenus dont le culte est bien attesté dans la région, ici associé à Junon.
Vétéran
E‑DORY‑24
2800Cité et province : Doryléion, Phrygie.
2801Datation : iiie siècle après J.‑C.
2802Nature de l’objet et émetteur : dédicace gravée en l’honneur de Zeus par Aurelius Aristonikos.
2803Matériau : marbre blanc.
2804Dimensions : 103 x 32 à 43 x 20 à 28 cm.
2805Lieu de découverte : Eskişehir.
2806Date de découverte : 1992.
2807Bibliographie : Frei 1993 (SEG XLIV, n° 1070 ; Avram 2016, p. 93).
2808Description du document : autel avec sur le côté droit la gravure d’un cratère, sur le côté gauche un aigle assis, sur la face principale la représentation d’un buste et d’une petite figure nue, avec une grappe de raisins et un caducée. H. l. : de 1,5 à 2,7 cm.
Ἀγαθῇ τύχῃ / Αὐρ(ήλιος) Αρις[τόνι]/κος στρατιώτης / πραιτωριανὸς Δι/ὶ Πατρικῷ κὲ Συνγε/νικῷ Βιαδηριαν/ῷ ὑπὲρ ὑγίας κὲ σ/ωτηρίας μετὰ τῶ/ν ἰδίων εὐχῆς χ/άριν ἀνέστησεν / τὸν βωμόν.
À la Bonne Fortune. Aurelius Aristonikos, soldat prétorien, à Zeus Patrikos Sungénikos Biadèrianos, en remerciement pour sa bonne santé et son salut, avec les siens, a fait dresser cet autel.
2809Aurelius Aristonikos était un soldat du prétoire. La formule de l’inscription permet de dire qu’il était un vétéran revenu sain et sauf dans sa petite patrie. À cette occasion, il fit une dédicace à un grand dieu local qui avait subi une interpretatio graeca pour le remercier. L’adjectif Biadèrianos désigne probablement le lieu où se trouvait le sanctuaire.
Esclave impérial enrégimenté
E‑DORY‑25
2810Cité et province : Doryléion, Phrygie.
2811Datation : époque impériale romaine.
2812Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de l’esclave pour lui-même et sa famille.
2813Matériau : non renseigné.
2814Dimensions : 105 cm de hauteur.
2815Lieu de découverte : dans le quartier tatar.
2816Date de découverte : non renseignée.
2817Bibliographie : Armanet 1904, p. 195, n° 12 (IGRR IV, n° 531 ; ΜΑΜΑ V List, p. 182, n° 122).
2818Description du document : stèle à quatre faces ; sur l’une d’elles se trouve une gravure représentant un cavalier, l’inscription est en dessous. H. l. : 2 cm.
Καρικὸς Ἀγαθόπο/δι δούλῳ τοῦ κυρί/ου Αὐτοκράτορος, / ἱππεῖ τῶν ἐν Συννά/δοις, σὺν τῇ γυναικὶ Δό/μνῃ καὶ τέκνοις αὑ/τοῦ μνίας χάριν ἀνέ/θηκαν τὸν βωμόν.
Karikos a fait bâtir ce tombeau pour Agathopous, esclave du puissant empereur, cavalier [aux carrières] de Synnada, avec sa femme, Domna, et leurs enfants, en souvenir.
2819Le texte est particulièrement original et intéressant : il atteste de l’emploi d’esclaves impériaux comme force de maintien de l’ordre, ici sous la forme d’une cavalerie destinée à garder les carrières de marbre de Synnada. Cet état de fait est rare mais point exceptionnel : on connaît ainsi à Tyriaion un Kosmiôn, lui aussi esclave, qui porte le titre d’irénarque, sous-entendu des domaines impériaux (voir E‑TYRI‑7).
Ériza, Moxoupolis et Krithinè
Présence gréco-macédonienne
Organisation militaire
E‑ERIZ‑1
2820Localités et province : Ériza, Moxoupolis et Krithinè, Phrygie.
2821Datation : iiie-iie siècle avant J.‑C.
2822Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande des phylakites d’Ériza et des colons de Moxoupolis et de Krithinè.
2823Matériau : marbre.
2824Dimensions : non renseignées.
2825Lieu de découverte : Karayouk Bazar, dans une maison.
2826Date de découverte : 1890.
2827Bibliographie : Bérard 1891, p. 556‑562 (OGIS, n° 238 ; SEG XXXVIII, n° 1168).
2828Description du document : bloc brisé en bas.
Oἱ ἐν τῆι περὶ Ἔριζαν ὑπαρχίαι / φυλακῖται καὶ οἱ κατοικοῦντες / ἐν Μοξουπόλειο καὶ Κριθίνηι / Μην〈ό〉δ〈ω〉ρον Ζήθου Ἀδραμ[υτ]τηνόν, / τὸν ἐπὶ τῶν προσόδων, διὰ τὴν / πρὸς α[ὑτοὺς εὔ]νοιαν καὶ [- - -] / εα[- - -]. θε[οῖ]ς [π]ᾶσιν.
Les phylakites de l’hyparchie d’Ériza et les colons de Moxoupolis et de Krithinè [ont honoré ?] Mènodôros, fils de Zèthos, d’Adramyttion, préposé aux revenus, en vertu de sa bienveillance envers eux et … pour tous les dieux.
2829Les phylakites ont de fortes chances, si l’on en croit les pratiques égyptiennes, d’être des fantassins légers, gardiens des frontières. Les « colons » peuvent être des fantassins lourds et/ou des cavaliers, mais la chose n’est pas garantie car ils peuvent aussi avoir été de simples agriculteurs. L’utilisation du grec dans l’inscription à une date haute fait pencher pour une origine gréco-macédonienne de ces hommes (la chose paraît avérée pour les phylakites). Cette dédicace élevée à un « préposé aux revenus » (ὁ ἐπὶ τῶν προσόδων) s’explique par le fait que celui-ci avait exercé ses fonctions de perception avec modération. Il est possible que les phylakites aient aidé le préposé dans ses opérations.
Culte royal
E‑ERIZ‑2
2830Cité et province : Ériza (?), Phrygie.
2831Datation : 193 avant J.‑C.
2832Nature de l’objet et émetteurs : lettre d’Antiochos III à Anaximbrotos à propos de l’organisation du culte de son épouse Laodikè, précédée d’une lettre d’Anaximbrotos à Dionytas au sujet de la nomination de Bérénikè comme grande-prêtresse de la reine.
2833Matériau : marbre blanc.
2834Dimensions : non renseignées.
2835Lieu de découverte : Durdurkar, dans une maison.
2836Date de découverte : non renseignée.
2837Bibliographie : Holleaux, Paris 1885, p. 324‑330 ; Holleaux 1889 (Michel 1897, p. 50, n° 40) ; OGIS, n° 224 ; Holleaux 1930 ; Welles 1934, n° 37 ; Holleaux 1942, p. 165‑181 ; Canali de Rossi 2004, n° 452‑453 ; Ma 2004, n° 37 ; Merkelbach, Stauber 2005, n° 302 II.
2838Description du document : plaque brisée en deux morceaux ; caractères très effacés.
[Ἀναξίμ]βροτος (vac.) Διονυτᾶι (vac.) χαίρειν· τοῦ γρα/[φέντ]ος παρὰ τοῦ βασιλέως προστάγματος / [περ]ὶ τοῦ ἀποδεδεῖχθαι τῆς βασιλίσσης / [ἀ]ρχιέρειαν τῶν ἐν τῆι σατραπείαι Βερενίκην / τὴν Πτολεμαίου τοῦ Λυσιμάχου θυγατέρα / κατακεχώρισται τὸ ἀντίγραφον· ἐπακολουθῶν / οὖν τοῖς ἐπεσταλμένοις συντέλει καθ’ ἃ / οἴεται δεῖν ἵνα δὲ καὶ τὰ ἀντίγραφα ἀναγρα/φέντα εἰς στήλην λιθίνην ἀνατεθῆι ἐν τῶι / ἐπιφανεστάτωι τόπωι προνοήθητι. / ἔρρωσο· [θ]ιρʹ, Ἀρτεμισίου ιθʹ.
[Bασιλε]ὺς Ἀντίοχος Ἀναξιμβρότωι χαίρειν· / [βουλόμεν]οι τῆς ἀδελφῆς βασιλίσσης Λαοδίκης / [τὰ]ς τιμὰς ἐπὶ πλεῖον αὔξειν καὶ τοῦτο ἀναγ/[καιό]τατον ἑαυτοῖς νομίζοντες εἶναι διὰ τὸ / [μὴ] μόνον ἡμῖν φιλοστόργως καὶ κηδεμονι/[κῶς] αὐτὴν συμβιοῦν, ἀλλὰ καὶ πρὸς τὸ θε[ῖ]/[ον ε]ὐσεβῶς δια[κ]εῖσθαι, καὶ τὰ ἄλλα μὲν / [ὅσα πρ]έπει καὶ δίκαιόν ἐστιν παρ’ ἡμῶν αὐτῆι / [συνα]ντᾶσθαι διατελοῦμεν μετὰ φιλοσ/[τ]ο[ρ]γίας ποιοῦντε[ς, κρ]ίνομεν δὲ καθάπερ / [ἡμ]ῶν [ἀπο]δείκ[ν]υν[ται] κατὰ τὴν βασιλεί/[αν ἀρχ]ιερεῖς, καὶ ταῦτης καθίστασθαι / [ἐν τ]οῖς αὐτοῖς τόποις ἀρχιερείας, αἳ φο/[ρή]σουσιν στεφάνους χρυσοῦς ἔχοντας / [εἰκόνας αὐ]τῆς, ἐνγραφήσοναι δὲ καὶ ἐν / [τοῖς] συναλλάγμασι, μετὰ τοὺς τῶν / [προγόν]ων καὶ ἡμῶν ἀρχιερεῖς· ἐπεὶ οὖν / [ἀποδ]έδεικται ἐν τοῖς ὑπὸ σὲ τόποις / [Βερ]ενίκη ἡ Πτολεμαίου τοῦ Λυσιμάχου / τοῦ [․․․] ὄντος ἡμῖν κατὰ συγγένειαν θυγάτη[ρ], / συντελεῖσθω πάντ[α] τοῖς προγεγραμμέ/νοις ἀ[κο]λούθως, καὶ τὰ ἀντίγραφα τῶν / ἐπιστολῶν ἀναγραφέντα εἰς στήλας / ἀνατεθήτω ἐν τοῖς ἐπιφανεστάτοις / τόποις, ὅπως νῦν τε καὶ εἰς τὸ λοιπὸν / φανερὰ γένηται ἡ ἡμετέρα καὶ ἐν τού/[τοῖς] π[ρ]ὸς τὴν ἀδελφὴν π[ρ]οαίρεσις.
Anaximbrotos à Dionytas, salut. Ci-joint la copie du décret écrit par le roi concernant la nomination de Bérénikè, fille de Ptolémée, fils de Lysimaque, comme grande-prêtresse de la reine pour le culte dans la satrapie. Exécute les choses en accord avec les instructions, comme il l’exige, et fais en sorte qu’une copie gravée sur une stèle de pierre soit affichée à l’endroit le plus visible. Porte-toi bien. L’an 119, le 19 du mois d’Artémision.
Le roi Antiochos à Anaximbrotos, salut. Comme nous désirons encore augmenter les honneurs pour notre sœur, la Reine Laodikè, et parce que nous pensons cela très important pour nous-mêmes, car non seulement elle vit à nos côtés avec amour et égards, mais qu’elle est également respectueusement disposée envers le divin, nous continuons à faire affectueusement les choses qui sont convenables et bonnes pour elle de recevoir de nous et nous avons décidé que de la même façon que des grands-prêtres de nous-mêmes sont désignés dans tout le royaume, que soient établis dans les mêmes lieux des grandes prêtresses pour elle, qui devront porter des couronnes d’or avec ses portraits et qui seront mentionnées dans les contrats après le grand-prêtre de nos ancêtres et de nous-mêmes. Attendu donc que dans les districts sous ton administration, Bérénikè, la fille de notre parent Ptolémée, fils de Lysimaque, a été nommée, exécute les choses en accord avec ce qui a été écrit ci‑dessus et fais faire des copies des lettres, gravées sur des stèles, affichées aux endroits les plus visibles, afin qu’à la fois maintenant et dans le futur, il puisse être évident aux yeux de tous quelle était notre politique en ces matières à l’égard de notre sœur.
2839Sur cette inscription, voir t. 1, p. 175, 376.
Eukarpia
Présence gréco-macédonienne
Revendication d’une origine macédonienne
E‑EUKA‑1
2840Cité et province : Eukarpia, Phrygie.
2841Datation : époque impériale romaine (?).
2842Nature de l’objet et émettrices : dédicace (?) gravée à la demande des autorités civiques (?).
2843Matériau : non renseigné
2844Dimensions : non renseignées.
2845Lieu de découverte : Koçhisar, à l’est d’Emirhisar, ancien site de la cité, dans le cimetière.
2846Date de découverte : 1883.
2847Bibliographie : Ramsay 1887b, p. 478 (Legrand, Chamonard 1893, p. 277 ; Ramsay 1897, p. 702, n° 638 ; IGRR IV, n° 692 ; SEG XLI, n° 1189 ; Le Rider, Drew-Bear 1991, p. 374, n. 56).
2848Description du document : grande base (de statue ?).
Ἀλέξανδρον Μακεδόνα / οἰκιστὴν τῆς πόλεως.
Alexandre de Macédoine, fondateur de la cité.
2849Inscrit probablement sur une base supportant la statue du Conquérant, ce court texte revendique clairement l’origine macédonienne des habitants de la cité.
Institutions macédoniennes (avec présence d’un vétéran et magistrature liée au maintien de l’ordre)
E‑EUKA‑2
2850Cité et province : Eukarpia, Phrygie.
2851Datation : fin du iie siècle après J.‑C.
2852Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Patroklès lui-même.
2853Matériau : non renseigné.
2854Dimensions : 84 x 36 (en haut), 28 (partie centrale), 38 (en bas) x 28 cm.
2855Lieu de découverte : Emircik, près de Beyce Sultan.
2856Date de découverte : 1954.
2857Bibliographie : Calder 1956, p. 49, n° 1 (SEG XV, n° 810 ; BE, 1958, n° 467) ; MAMA XI, n° 45.
2858Description du document : bomos. H. l. : 1,6 à 2 cm.
Πατροκλῆς Πατρο/κ̣λέους τοῦ Εὐξένο̣[υ] / [π]ένπτου Εὐκαρ/π̣εὺς βουλε̣υτὴς / κ̣ληροῦχος τρε[ι]/α̣κοντάρχης ἰστρ[α]/τ̣ιώτης [ἐπύη]σ̣εν̣ / Ἀ̣φίᾳ Δο̣υ̣[λί]ω̣[νος] / [τ]ῇ συ[νβίῳ αὐτοῦ] / [κ]αὶ Η․ ․ ․ ․9․ ․ ․ ․ [λίῳ ἀδελφῷ]? / μν̣ή̣[μης χάριν]. / εἰ δ[έ τις ἐπιχει]/[ρ]ή[σει ․ ․ ․8․ ․ ․ ․] / ․ ․ ․ ․ ․13․ ․ ․ ․ ․ ․
Patroklès, fils de Patroklès, petit-fils d’Euxénos, le cinquième de ce nom, citoyen d’Eukarpia, bouleute, clérouque, triacontarque, soldat, a fait faire [cette tombe] pour Aphia, fille de Doulion … sa femme, et pour … in memoriam. Si quelqu’un essaie …
2859Cette inscription est intéressante à plusieurs titres. Elle démontre d’abord l’utilisation assez courante dans cette cité d’un nom largement utilisé en Macédoine, Patroklès, ce qui va dans le sens d’un peuplement venu d’Europe à l’époque hellénistique. Cette colonisation est d’autre part attestée par l’utilisation des termes « clérouque » et « triacontarque » pour désigner le défunt. Le premier d’entre eux n’est pas seulement valable pour l’Égypte lagide, mais également pour des fondations séleucides comme Doura : il signifie que l’ancêtre du personnage nommé ici a reçu un lot de terre de la part du roi. Plus étonnant est le second terme et la permanence de son emploi : il est possible qu’à l’origine il ait pu désigner un officier ayant la main sur des soldats répartis dans trente kléroi. Enfin, Patroklès dit avoir été soldat, probablement dans un corps auxiliaire, ce qui en fait un vétéran.
E‑EUKA‑3
2860Cité et province : Eukarpia, Phrygie.
2861Datation : postérieure à 212 après J.‑C.
2862Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande de la boulè et du démos.
2863Matériau : non renseigné.
2864Dimensions : non renseignées.
2865Lieu de découverte : Sandıklı.
2866Date de découverte : 1954.
2867Bibliographie : Calder 1956, p. 49, n° 2 (BE, 1958, n° 467 ; AE, 1960, n° 33 ; SEG XV, n° 812).
2868Description du document : pas de renseignement, juste une copie sur papier d’un étameur itinérant turc, Habip Zebir Ağa, remise à Calder.
[Ἡ βουλὴ καὶ ὁ δῆμος ἐτεί]/[μη]σαν Αὐρ. Ε[․ ․ ․8․ ․ ․ ․ Ἀλεξ(?)]/άνδρου βʹ ἄνδ[ρα ․ ․ ․ ․9․ ․ ․ ․] / κληροῦχον κὲ τριακοντά[ρχην ἀ]/γορανομήσαντα κὲ στρα[τη]/γήσαντα κὲ γραμματεύσα[ντα] / ἐνδόξως κὲ πάσας ἀρχὰ[ς κὲ] / [λει]τουργίας ἐπισημό[τατα] / [δια]νύσαντα, εἰρηνα[ρ]/[χή]σαντα δὲ κὲ τῶν ἐν [τῷ] / [Εὐκ]αρπειτικῷ πόλεων π[ρο]/[στάτη]ν ἐλλόγιμ[ον γεγονότα] / - - - (?).
La boulè et le démos ont honoré Aurelius E(?) fils d’(Alex ?)andros, deuxième du nom, homme …, clérouque et triacontarque, ayant exercé l’agoranomie, la stratégie, ayant été grammateus brillamment et ayant mené à bien les charges et les liturgies les plus remarquables, ayant été irénarque et prostate des cités du territoire d’Eukarpia, personnage influent …
2869Cette inscription est à rapprocher de la précédente. Elle démontre aussi l’utilisation assez courante dans cette cité d’un nom d’origine macédonienne, Alexandros, qui, comme Patroklès, est qualifié de clérouque et de triacontarque. À propos de ce dernier terme, il est possible d’émettre l’hypothèse que cette fonction, à l’origine militaire, ait pris avec le temps un aspect civil et se soit rapprochée des autres magistratures, sans qu’il soit possible de dire en quoi elle consistait. L’homme était chargé du maintien de l’ordre en tant qu’irénarque, alors qu’il ne paraît pas, à la différence du précédent, avoir eu d’expérience militaire.
Euménéia
Présence gréco-macédonienne
Revendication d’une origine achéenne
E‑EUME‑1
2870Cité et province : Euménéia, Phrygie.
2871Datation : vers 130‑138 après J.‑C.
2872Nature de l’objet et émetteur : dédicace gravée à la demande de Claudius Valerianus Terentullianus.
2873Matériau : marbre blanc.
2874Dimensions : 44 x 66,5 (en haut) à 62 (partie centrale) x 56 cm.
2875Lieu de découverte : dans la cour d’une maison du village de Balçikhisar, dans le voisinage sud-ouest d’Işıklı.
2876Date de découverte : non renseignée.
2877Bibliographie : Drew-Bear 1978, p. 67, n° 2 et pl. XIX (SEG XXVIII, n° 1115).
2878Voir BE, 1979, n° 519.
2879Description du document : « base de statue […], moulurée en haut et en bas (aussi sur les deux faces latérales) et brisée à gauche aux angles supérieur et inférieur ; la face supérieure porte une mortaise centrale et des trous de scellement à droite et à gauche » (Drew-Bear 1978). H. l. : 3,5 cm.
Ἀγαθῆι τύχηι / τὸν εὐγενῆ καὶ φιλοσέβασ/τον Εὐμενέων Ἀχαιῶν δῆ/μον (feuille) Κλαύδιος Οὐαλεριανὸς / Τερεντυλλιανὸς υἱὸς Ἀσίας / καὶ ἀρχιερεὺς Ἀσίας (feuille).
À la Bonne Fortune. Au peuple noble et ami de l’empereur des Euménéens Achéens, Claudius Valerianus Terentullianus, fils de l’Asie et grand-prêtre de l’Asie.
2880Dans cette dédicace, les habitants d’Euménéia voient leur origine achéenne mentionnée, affirmation judicieuse dans la mesure où ce koinon avait longuement été allié des Attalides et de Rome.
Interpretatio graeca d’une divinité indigène
E‑EUME‑2
2881Cité et province : Euménéia, Phrygie.
2882Datation : époque impériale romaine.
2883Nature de l’objet et émetteur : ex-voto gravé à la demande d’Alexandros.
2884Matériau : marbre.
2885Dimensions : 30 x 26 cm.
2886Lieu de découverte : Baljik-hissar, dans une maison.
2887Date de découverte : 1924.
2888Bibliographie : Buckler, Calder, Cox 1926, p. 66, n° 187 et pl. XI, n° 187 (SEG VI, n° 213).
2889Description du document : stèle avec pédiment en dessous duquel est gravée une double hache en léger relief. Coin supérieur gauche et une partie du côté droit brisés. H. l. : de 1,4 à 1,6 cm.
[Ἀλέξ]ανδ/ρος / [Σω]σιπάτρο/υ / [θε]ῶ Απόλ/[λ]ωνι προ/πυλέω / εὐχήν· εὐχαρ/[ις]τῶ σοι ὅτι τῆ[ς] / πλε(υ)ρᾶς ἄπον[ον] / με ἐτήρεσε[ν].
Alexandros, fils de Sosipatros, pour le dieu Apollon Propylaios. Je te remercie de m’avoir soigné le côté.
2890L’auteur de la dédicace porte un anthroponyme macédonien. Apollon Propylaios était l’objet d’un culte très important au sein de la cité. La représentation plastique de celui-ci est particulièrement intéressante puisque le dieu est porteur d’une hache à deux tranchants, la bipenne. Il y a donc de fortes chances qu’il s’agisse d’une interpretatio graeca d’une divinité indigène comme Mên faite par les colons venus d’Europe.
Tribus gréco-macédoniennes
E‑EUME‑3
2891Cité et province : Euménéia, Phrygie.
2892Datation : époque d’Hadrien.
2893Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Publius Aelius Actiacus.
2894Matériau : non renseigné.
2895Dimensions : non renseignées.
2896Lieu de découverte : Işıklı, dans un château, à environ un demi-mile anglais de la localité.
2897Date de découverte : 1836.
2898Bibliographie : Hamilton 1842, t. 2, n° 356 (CIG III, n° 3902d ; Ramsay 1897, p. 379, n° 208).
2899Description du document : non renseignée.
Πό(πλιος) Αἴλ(ιος) Ἀκτιακὸς, / σημειογράφος, / φυλῆς Ἀθηναΐδος, / ζῶν φρονῶν τὸ / μνημεῖον σὺν / τῷ βωμῷ κατεσ/κεύασεν ἑαυτῷ / καὶ Παρθενόπῃ / τῇ γυναικὶ αὐτοῦ / καὶ τοῖς τέκνοις / Ἀντωνίᾳ καὶ τῇ γλυ/κυτάτῃ Ἀμμίᾳ μνή/μης χάριν.
Publius Aelius Actiacus, sténographe, de la tribu Athénais, sain de corps et d’esprit, a fait construire ce monument, avec l’autel, pour lui-même, pour Parthénopè, sa femme, et pour leurs enfants, Antonia et la très douce Ammia, en souvenir.
2900La tribu Athénais ici mentionnée porte un nom d’origine gréco-macédonienne qui lui a très probablement été donné par le fondateur attalide de la cité.
E‑EUME‑4
2901Cité et province : Euménéia, Phrygie.
2902Datation : règne de Caracalla.
2903Nature de l’objet et émettrice : dédicace gravée à la demande de la tribu Artémisias.
2904Matériau : marbre blanc.
2905Dimensions : 41 x 52,5 cm.
2906Lieu de découverte : mur d’une maison à Çivril.
2907Date de découverte : non renseignée.
2908Bibliographie : Drew-Bear 1978, p. 73‑74, n° 6 et pl. XX (SEG XXVIII, n° 1117).
2909Description du document : bloc brisé en haut, à droite et en bas. H. l. : 3,5 cm.
[- - - - - - - - - τῆς] / π̣[ρώ]τ̣η̣ς̣ κ̣α̣[ὶ μ]ε̣[γίσ]τ̣[ης] / καὶ μητροπόλεως κ[αὶ] / τρὶς νεωκόρου Ἐφεσ[ί]/ων πόλεως κατὰ τὰ̣ / δόξαντα τῇ βουλῇ κ[αὶ] / τῷ δήμῳ ἡ ἱερωτάτη / φυλὴ Ἀρτεμεισιὰς / τ̣ὸ̣ν φιλόπατριν / - - - - - - - - - - -
… de la première et très grande métropole trois fois néocore, la cité des Éphésiens, par la volonté de la boulè et du démos, la très sacrée tribu Artémisias [a honoré] celui qui aime sa patrie …
2910Sur le nom de la tribu, voir inscription précédente. Le personnage honoré avait des relations que l’on ne peut déterminer avec Éphèse, suffisamment importantes en tout cas pour que cette cité lui ait fait élever ce monument.
E‑EUME‑5
2911Cité et province : Euménéia, Phrygie.
2912Datation : 246 après J.‑C.
2913Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’Aurelius Alexandros.
2914Matériau : non renseigné.
2915Dimensions : 59 x 32 à 26 x 27 cm.
2916Lieu de découverte : Emircik.
2917Date de découverte : 1954.
2918Bibliographie : Calder 1955, p. 38 (SEG XV, n° 811).
2919Description du document : bomos brisé en dessous avec deux épitaphes contemporaines sur le devant et la face droite. H. l. : 1,3 à 1,9 cm.
[Ἔ]τους τλαʹ μ(ηνὸς) βʹ. / Αὐρ. Ἀλέξανδρος / Τηΐου φ(υλῆς) Ἀπολλων/[ί]δος καὶ Αὐρ. Ζηνω/νὶς ἡ γυνὴ αὐτοῦ κα/τεσκεύασαν τὸ ἡρῷ/ον ἑαυτοῖς καὶ τοῖς / τέκνοις αὐτῶν Ἀμμ/ίᾳ καὶ Μεσσαλείνῃ καὶ / Ζηνωνίδι καὶ Ἀλε/ξανδρείᾳ, ἣ ἂν ἄτε/κ̣νος ἐξ αὐτῶν τελε[υ]/τήσῃ. εἰ δέ τις ἕτερον ἐπε/νένκῃ πτῶμα, ἔστα[ι] / [α]ὐτῷ πρὸς τὸν θε/ὸν καὶ νῦν καὶ τῷ π/[α]ντὶ αἰῶνι, καὶ μὴ τύ/[χ]υτο τῆς τοῦ θεοῦ̣ [ἐ]/π̣ανγελίας, καὶ ὃς̣ [ἂν] / [κ]ωλύσει αὐτῶν [τεθῆ]/ναί τινα, τῇ προ̣[κιμέ]/[νῃ] αἱρέσι ἐ[νέχοιτο].
L’an 331, le deuxième mois. Aurelius Alexandros, fils de Tèios, de la tribu Apollonis, et Aurelia, fille de Zénon, sa femme, ont fait construire ce herôon pour eux-mêmes et pour leurs enfants, Ammia, Messalina, Zénodis et Alexandria, la seule d’entre elles à être morte sans enfant. Si quelqu’un y introduit un autre corps, il aura à compter avec Dieu, maintenant et pour l’éternité, et n’aura pas part à la promesse de Dieu, et si quelqu’un empêche l’une d’entre elles d’y être ensevelie, qu’il soit passible de la peine précédente.
2920Le défunt porte un cognomen typiquement macédonien. Il fait partie de la tribu Apollonis, dont l’origine remonte au fondateur attalide. Aurelius Alexandros était chrétien. La formule de malédiction qui termine l’inscription est directement inspirée de Actes, 26.
E‑EUME‑6
2921Cité et province : Euménéia, Phrygie.
2922Datation : iiie siècle après J.‑C.
2923Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’Aurelius Douliôn.
2924Matériau : calcaire gris.
2925Dimensions : 48 x 32 (en haut) à 28 (partie centrale) x 35 (en haut) à 28 (partie centrale) cm.
2926Lieu de découverte : galerie de la mosquée du village d’İğdir, à l’ouest d’Işıklı.
2927Date de découverte : 1887.
2928Bibliographie : Ramsay 1897, p. 389, n° 236 (face a) et p. 379, n° 207 (face b) (SEG XXVIII, n° 1152a‑b) ; Drew-Bear 1978, p. 87‑89, n° 21 et pl. XXVII.
2929Description du document : autel avec moulures en haut et en bas, les inscriptions sont sur deux faces contiguës. H. l. : 2,3 cm.
Face A : Αὐρ. Δουλίων / κατεσκεύασε / τὸ ἡρῷον ἑαυ/τῷ καὶ τοῖς τέ/κνοις καὶ Τατε̣[ι] / μετὰ τέκνων τρι/ῶν.
Face B : [- - -] ․ ․ ․ [- - -] / φυ(λῆς) Ἀργιάδος τῆς αὐ̣/τῆς καὶ τὰ τέκνα αὐ/τῷ ἑαυτῷ καὶ τοῖς / προκεκηδευμένοις / υἱοῖς Τατιανῷ καὶ / Χρυσέρωτι καὶ Δημη/τρίῳ καὶ τῷ ζῶντι Ἀ/λεξάνδρῳ [[π]] Αφιῳ κ/αὶ τῇ νύνφῃ· εἰ δέ τις {ε} / ἕτερος ἐπιχειρήσι, θήσι εἰς̣ / τὸ ταμῖον (feuille) (δην.) ∙ φʹ (feuille).
Face A : Aurelius Douliôn a fait construire ce hérôon pour lui et pour ses enfants et pour Tatè, en plus de leurs trois fils déjà ensevelis.
Face B : … de la tribu Argeias, et ses enfants, pour lui-même et pour ses fils déjà enterrés, Tatianos, Chryséros et Démétrios, et pour Alexandros, encore vivant, et Aphion, sa bru. Et si quelqu’un s’empare du tombeau, qu’il paie 500 deniers au trésor.
2930Les personnages cités sur la face B appartenaient à la tribu Argeias qui se réclamait d’Héra, la grande déesse protectrice d’Argos. Même s’il est admissible qu’à un moment de son histoire Euménéia ait intégré à sa population un certain nombre d’Argiens, pourquoi pas des mercenaires installés en garnison par un des monarques qui se disputèrent l’Anatolie, et que ceux-ci se soient vu attribuer des noms de tribus rappelant leur origine, il est probable qu’il s’agisse là en fait d’une parenté mythique. Il n’est pas certain que les personnages cités sur les deux faces du monument aient appartenu à la même famille.
E‑EUME‑7
2931Cité et province : Euménéia, Phrygie.
2932Datation : iiie siècle après J.‑C.
2933Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’Aurelius Aquila.
2934Matériau : marbre blanc.
2935Dimensions : 70 x 43 (en haut) à 31 (partie centrale) x 38 (en haut) à 27,5 (partie centrale) cm.
2936Lieu de découverte : village de Sardar, au sud-ouest d’Işıklı.
2937Date de découverte : 1887.
2938Bibliographie : Ramsay 1897, p. 519, n° 358 (SEG XXVIII, n° 1156) ; Drew-Bear 1978, p. 106‑107, n° 45 et pl. XXXV.
2939Description du document : « Autel funéraire […] mouluré en haut, utilisé comme base d’un pilier en bois dans le portique de la mosquée ; […] la partie inférieure droite de la face inscrite est cachée par des planches » (Drew-Bear 1978, p. 106). H. l. (entre lignes de réglage) : 2,2 cm.
Αὐρ. Ἀκύλας Εὐμε/νεὺς φυλῆς Ἡραΐδος / κατεσκεύασεν τὸ / ἡρῷον ἑαυτῷ καὶ / τῇ γυναικὶ Αὐρ. Δηδα/μίῃ καὶ τοῖς τέκνοις / Αὐρ. Ἀκύλᾳ καὶ Ἀμμι/ανῷ καὶ Αμμιᾳ τῇ / θυγατρί μου καὶ / Αὐρ. Γαϊανῇ· ἑτέρῳ / δὲ οὐδ〈ε〉νὶ [ἐ]ξὸν ἔστ/ε κηδεῦσε εἰς τοῦ/το τὸ ἡρῷον· εἰ δὲ μή, / ἔστε αὐτῷ πρὸ/ς τὸν θεόν.
Aurelius Aquila, Euménéien, de la tribu Hérais, a construit ce monument pour lui-même, pour sa femme, Aurelia Dèïdamié, et leurs fils, Aurelius Aquila et Ammianus, et leur fille, Ammia, et pour Aurelia Gaïané. Et qu’il ne soit permis à personne d’autre d’être enseveli dans ce tombeau ; sinon, il subira le châtiment de Dieu.
2940La tribu Hérais ici mentionnée a une appellation d’origine gréco-macédonienne qui lui a très probablement été donnée par le fondateur attalide de la cité. Elle se réfère à Héra d’Argos et souligne le fait qu’une partie de la population se réclamait d’une origine péloponnésienne. La sépulture est collective, appartenant à un groupe de chrétiens, comme l’attestent la formule finale et le fait qu’une personne extérieure à la famille au sens strict partage la même tombe.
E‑EUME‑8
2941Cité et province : Euménéia, Phrygie.
2942Datation : iiie siècle après J.‑C.
2943Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’Aurelius Agapoménos.
2944Matériau : marbre blanc.
2945Dimensions : 71 x 32 (partie centrale) à 40 (base) x 31 (sommet) à 25 (partie centrale) et 35 (base) cm.
2946Lieu de découverte : Işıklı, dans le cimetière.
2947Date de découverte : 1883.
2948Bibliographie : Ramsay 1897, p. 519, n° 357 ; MAMA IV, n° 358.
2949Description du document : bomos brisé en quatre morceaux ; devant, au-dessus de la moulure supérieure, un lion de face. Sur le côté droit un chien assis et au coin droit des cornes. H. l. : de 1,18 à 2 cm.
Αὐρ. Ἀγαπ̣[ώμ]ενος βʹ / φυλῆς Ἡρ[αΐ]δ̣ος ζῶν / κατεσκε[ύ]α̣σεν τὸ ἡ/ρῶον καὶ τ[ὸν] ἐπ’ αὐτῷ / βωμὸν εἰς [ὃ κ]ηδευθήσε/τ̣αι αὐ̣τ̣ὸς̣ [κὲ] ὃν ἂν αὐτὸς / ζῶν συνχ̣[ωρήσῃ κὲ Αὐρ.] / Ἀρτεμιδώ̣[ρῳ Ἀρισ]/τίππου· ἑ̣[τέρῳ δὲ] / οὐδενὶ ἐ[ξέστε τε]/θῆναι· ὃς δ̣[ὲ ἂν] ἐ̣π̣ι̣χει/ρήσῃ ἕτερο̣[ν θ]εῖναι, ἔσ/ται αὐτῷ πρὸ̣[ς τ]ὸ̣ν θεόν. / τούτου ἀντ[ίγ]ρ̣αφον ἀ/[πετέθη εἰς τὰ ἀρχεῖα].
Aurelius Agapoménos, deuxième du nom, de la tribu Hérais, a fait construire de son vivant ce herôon et l’autel qui est dessus pour y être enterré lui, et selon son consentement de son vivant, Aurelius Artémidoros, fils d’Aristippos. Qu’il ne soit permis à personne d’autre de s’en emparer ; si quelqu’un d’autre tente de s’en emparer, qu’il subisse le châtiment de Dieu. Une copie de ce texte a été déposée aux archives publiques.
2950Sur la tribu Hérais, voir l’inscription précédente. La formule de l’avant-dernière phrase et le fait qu’un étranger à la famille est susceptible d’être enseveli dans la tombe tendent sans doute à faire du propriétaire du sépulcre un chrétien.
E‑EUME‑9
2951Cité et province : Euménéia, Phrygie.
2952Datation : époque impériale romaine.
2953Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’Agathèméros.
2954Matériau : marbre.
2955Dimensions : 73 x 36 cm.
2956Lieu de découverte : dans le portique de la mosquée du village de Savran Köy, au sud-ouest d’Işıklı.
2957Date de découverte : non renseignée.
2958Bibliographie : CIG III, n° 3827 ; Legrand, Chamonard 1893, p. 244‑245, n° 11 (seulement les huit premières lignes) (Ramsay 1897, p. 378, n° 206 ; SEG XXVIII, n° 1157) ; Drew-Bear 1978, p. 79‑80, n° 11 et pl. XXIII.
2959Description du document : bloc brisé en bas, autrefois mouluré en haut. H. l. : 2,2 cm.
Ἀγαθήμερος / Διονυσίου φυλῆς / Ἀργειάδος κατεσ/[κ]εύασεν τὸ μνη/[μ]εῖον καὶ τὸν ἐπ’ [αὐ]/τῷ βωμὸν ἑαυτῷ / καὶ τῇ γυναικὶ α[ὐ]/τοῦ Τατιᾳ ἐκ τῶ[ν] / [ἰ]δίων μνείας χά/[ρι]ν, ζήσας καὶ τρυ/φήσας ἐν τῷ βίῳ κ[α]/[λ]ῶς εἰδὼς ὅτι ἀπ[ο]/[θ]ανεῖν δεῖ.
Agathèméros, fils de Dionysios, de la tribu Argeias, a fait construire ce monument et l’autel qui se trouve au-dessus pour lui et pour sa femme, Tatia, en leur propre souvenir ; tu as vécu et bien profité de la vie, maintenant tu sais qu’il faut mourir.
2960Le défunt appartenait à la tribu Argeias. Voir E‑EUME‑6.
E‑EUME‑10
2961Cité et province : Euménéia, Phrygie.
2962Datation : époque impériale romaine.
2963Nature de l’objet et émettrice : dédicace gravée à la demande de la tribu Artémisias.
2964Matériau : marbre blanc.
2965Dimensions : 140 x 43,5 (partie centrale) à 53 (en bas) x 50 (en haut) à 45,4 (partie centrale) et 60,5 (en bas) cm.
2966Lieu de découverte : dans le village d’Ömerli, au sud-ouest d’Işıklı, entre la mosquée et l’école.
2967Date de découverte : non renseignée.
2968Bibliographie : Drew-Bear 1978, p. 70‑72, n° 4 et pl. XX (SEG XXVIII, n° 1118).
2969Description du document : « base de statue […] moulurée en haut et en bas et brisée à droite aux angles supérieur et inférieur ; la surface supérieure comporte au centre une partie cylindrique en légère saillie » (Drew-Bear 1978, p. 70). H. l. : 3,3 cm.
Ἀγαθῇ [τύχῃ]. / ἡ ἱερωτά[τη φυ]/λὴ Ἀρτεμε[ισιὰς] / ἐτείμησε[ν Ἀσ]/κληπιάδη[ν δὶς] / τοῦ Μηνοκρίτ[ου] / τὸν κτίστην κ[αὶ] / ἐκ προγόνω[ν] / εἰς τὴν πατρ[ί]/δα εὐεργέτην / νέον ἥρωα.
À la Bonne Fortune. La très sainte tribu Artémisias a honoré Asklépiadès, fils de Mènokritos, deuxième du nom, mort jeune, son fondateur, et à cause des mérites de ses ancêtres, qui avaient été déjà évergètes de la cité.
2970Sur le nom de la tribu, voir E‑EUME‑4. Le jeune homme est aussi honoré par la tribu Démétrias (voir inscription suivante).
E‑EUME‑11
2971Cité et province : Euménéia, Phrygie.
2972Datation : époque impériale romaine.
2973Nature de l’objet et émettrice : dédicace gravée à la demande de la tribu Démétrias.
2974Matériau : marbre (?).
2975Dimensions : 130 x 62 cm.
2976Lieu de découverte : Işıklı.
2977Date de découverte : 1924.
2978Bibliographie : Buckler, Calder, Cox 1926, p. 71, n° 196, avec photographie (SEG VI, n° 197) ; Drew-Bear 1978, p. 72‑73, n° 5.
2979Description du document : base de statue avec guirlande et panneau, brisée en bas. H. l. : 3,8 cm.
[Ἀγαθῇ τ]ύχῃ· / [ἡ ἱερωτά]τ̣η καὶ φ[ι]/[λοσέβα]στος φυ̣/[λὴ Δημ]ητριὰς / [τὸν εὐε]ργέτην / [καὶ κτίσ]την· Ἀ[σ]/[κληπιά]δην βʹ / [τοῦ Μην]οκρίτου̣ / [νέον ἥρ]ωα (vac.).
À la Bonne Fortune. La très sainte tribu Démétrias, amie de l’empereur, [honore] son fondateur et évergète, Asklépiadès, fils de Mènokritos, deuxième du nom, mort jeune …
2980La tribu Démétrias ici mentionnée porte un nom d’origine gréco-macédonienne qui lui a très probablement été donné par le fondateur attalide de la cité. Le jeune homme est aussi honoré par la tribu Artémisias (voir inscription précédente).
E‑EUME‑12
2981Cité et province : Euménéia, Phrygie.
2982Datation : époque impériale romaine.
2983Nature de l’objet et émettrice : dédicace gravée à la demande de la tribu Dionysias (?).
2984Matériau : calcaire grossier.
2985Dimensions : 41 x 30 x 19 cm.
2986Lieu de découverte : Işıklı, dans le mur du cimetière.
2987Date de découverte : 1930.
2988Bibliographie : MAMA IV, n° 335 ; Drew-Bear 1978, p. 71‑72 (SEG XXVIII, n° 1118).
2989Description du document : fragment apparemment complet en bas et à gauche, brisé ailleurs. H. l. : 4,8 cm.
- - - - - - - - εσι[․․․] / - - - - - - Διονυσι[άδα(?)] / - - - - - - τὸν ἱερῆ[α] / - - - - - -ι μεγάλα.
… Dionysias (?) … le prêtre …
2990L’existence de cette tribu est une hypothèse qui a été présentée par Drew-Bear 1978 qui considère comme fautive la lecture de l’inscription MAMA IV, n° 335 par ses éditeurs. Plutôt que des vers élégiaques, il propose d’y lire une dédicace en prose d’une tribu Dionysias. Lui-même reconnaît le caractère très aléatoire de sa thèse. Néanmoins, lorsque l’on songe à l’importance du culte de Dionysos chez les Attalides, fondateurs de la cité, on peut être séduit par cette idée, même si l’on doit espérer une prochaine découverte qui viendra prouver ou infirmer cette hypothèse.
Calendrier macédonien
E‑EUME‑13
2991Cité et province : Euménéia, Phrygie.
2992Datation : 164 après J.‑C.
2993Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’Alexandros.
2994Matériau : non renseigné.
2995Dimensions : non renseignées.
2996Lieu de découverte : Yakisimak.
2997Date de découverte : 1887.
2998Bibliographie : Ramsay 1897, p. 383, n° 219.
2999Description du document : non renseignée.
[Ἔτους] σμηʹ, μη(νὸς) Ὑ[περβερταίου δʹ. Ἀλέξα]νδ[ρ]ος βʹ / [βουλευτὴς Εὐ]μενέων [κατεσκεύ]ασεν τὸ ἡρῷ[ον ἑαυτῷ καὶ τοῖς / γονεῖσιν αὐ[τοῦ ․ ․ ․ ․ ․ ․ ․ ․ ․] Ἀλεξάνδ[ρῳ Ἀρτε(?)]μέους / [καὶ ․ ․ ․ ․ ․ ․ Π(?)]λωτίᾳ [καὶ τῇ ἑαυτοῦ] γυνεκ[ί· εἰ δέ τις] / σκυλή[σει, δώσει.
L’an 248, le mois d’Hyperbérétaios, le 4e [jour]. Alexandros, deuxième du nom, bouleute des Euménéiens, a fait construire ce tombeau pour lui et pour ses parents … Alexandros, fils d’Artéméos et … Plautia, sa femme, et si quelqu’un s’en empare, il versera …
3000Hyperbérétaios est un mois d’été du calendrier macédonien qui correspond à peu près à septembre. L’anthroponyme macédonien Alexandros se transmet ici de père en fils.
Anthroponymes macédoniens
E‑EUME‑14
3001Cité et province : Euménéia, Phrygie.
3002Datation : époque impériale romaine.
3003Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’Agathopous.
3004Matériau : calcaire.
3005Dimensions : 105 x 61 (en haut) à 52 (partie centrale) x 52 (en haut) à 58 (partie centrale) cm.
3006Lieu de découverte : au sud-ouest d’Işikli, dans le village de Yamanlar, près de la mosquée.
3007Date de découverte : non renseignée.
3008Bibliographie : Drew-Bear 1978, p. 80, n° 12 (SEG XXVIII, n° 1163).
3009Description du document : autel mouluré en haut et en bas. H. l. : 3,6 cm.
Ἀ̣γαθόπους / Ἀντιόχῳ θρέ/ψαντι μνήμ̣ης / χάριν.
Agathopous, à Antiochos, esclave élevé à la maison, en souvenir.
3010L’utilisation du nom Antiochos, même ici pour un dépendant, est un indice de l’installation de populations européennes lors de la fondation de la cité à l’époque hellénistique.
E‑EUME‑15
3011Cité et province : Euménéia, Phrygie.
3012Datation : iie-iiie siècle après J.‑C.
3013Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande d’Aurelius Eutychos et de son épouse.
3014Matériau : calcaire.
3015Dimensions : 91 x 42 cm.
3016Lieu de découverte : au sud du village de Koçak, près de la rivière Kufu Çay.
3017Date de découverte : non renseignée.
3018Bibliographie : Drew-Bear 1978, p. 93‑94, n° 29 (SEG XXVIII, n° 1154) ; Thonemann 2013a, p. 14‑15.
3019Description du document : autel enterré à demi, brisé en haut et à droite, moulure en bas. H. l. : 3,3 cm.
Αὐρήλ̣ι̣ος̣ [Εὔτυχος] / τετράκις τοῦ Ἀ̣ν̣[τ]ω[νί]/ου, Αὐρηλία Μ[έ]λλισα / δ̣ὶς Ἀτταλικοῦ κατε[σ]/κευάσαμεν τὸ ἡρῷ[ον]· / Χαρίτιν προ〈ο〉ίκῳ θ[ῇ ἀ]/π̣ελευθέρᾳ Εὐτύχ[ου], / Ἱπποδαμίᾳ τῇ τε/θρεμμήνῃ ἡμῶν, / Συμφορίδι τῇ ἀμ̣μῇ̣ / ἡμῶν, Συμφώρ̣[ῳ, Συμ]/φορίδι, Ζωτικῷ· [κατε]/σκευάσαμε[ν τοῖς] / προγεγραμμ[ένοις] / τεθῆναι ἀόρ[οις].
Aurelius Eutychos, quatrième du nom, arrière-arrière-petit-fils d’Antonius, et Aurelia Mélissa, petite-fille d’Atallicos, ont fait construire ce hérôon pour Charitine, notre intendante, affranchie d’Eutychos, pour Hippodamia, notre tethremmènè, pour Symphoris, notre nourrice, pour Symphoros, Symphoris, Zôtikos. Nous avons érigé [ce monument] pour qu’y soient enterrés ceux, morts prématurément, mentionnés ci‑dessus.
3020Le grand-père d’Aurelia Mélissa portait un surnom qui est un diminutif d’Atallos. La chose est logique dans une cité fondée par les Attalides. Sur les dépendants ici mentionnés, voir t. 1, p. 291.
E‑EUME‑16
3021Cité et province : Euménéia, Phrygie.
3022Datation : première moitié du iiie siècle après J.‑C.
3023Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’un inconnu.
3024Matériau : non renseigné.
3025Dimensions : 76 x 31 x 46 cm.
3026Lieu de découverte : Yakisimak, près de la fontaine.
3027Date de découverte : non renseignée.
3028Bibliographie : Paris 1884, p. 248‑249, n° 16 (Ramsay 1897, p. 518, n° 355 ; Buckler, Calder, Cox 1926, p. 82‑83, n° 205 ; SEG VI, n° 223).
3029Description du document : bomos brisé au-dessus et à gauche.
[- - -]ου κατεσκεύ/[ασα τὸ] ἡρῷον ζῶν / [ἑαυτῷ] καὶ τῇ{ς} γυν/[αικὶ] Τατίᾳ καὶ [τῷ] / [υἱῷ] μ̣ου Ἀλεξά[ν]/[δρ]ῳ καὶ τῇ γυνα[ι]/[κὶ αὐ]τοῦ Ἀτταλίδ[ι]/[μ]ετὰ δὲ τεθῆνα[ι] / [τοὺ]ς προδεδηλω/[μέ]νους, εἴ τις ἐπι/χειρήσει ἕτερον / ἐπενβαλεῖν, αἴσται αὐ/τῷ πρὸς τὸν ζῶντα θεόν.
… a fait bâtir ce monument funéraire de son vivant, pour lui et pour sa femme, Tatia, et pour son fils, Alexandros, et pour la femme de celui-ci, Attalis ; une fois que les gens nommés ci‑dessus y seront placés, si quelqu’un entreprend d’y mettre une autre personne, il aura à compter avec le Dieu vivant.
3030Dans cette inscription chrétienne, on remarquera la présence du nom Attalis pour la belle-fille de ce couple, probablement à mettre en rapport avec la fondation de la cité par la dynastie régnant à Pergame et l’apport de colons européens. Son époux porte aussi un nom macédonien ce qui, d’après Ramsay 1897, est fréquent dans le milieu chrétien de la ville. D’après ce même auteur, Attalis est parente de celle de l’inscription suivante.
E‑EUME‑17
3031Cité et province : Euménéia, Phrygie.
3032Datation : iiie siècle après J.‑C.
3033Nature de l’objet et émettrice : épitaphe gravée à la demande d’Aurelia Attalis.
3034Matériau : non renseigné.
3035Dimensions : non renseignées.
3036Lieu de découverte : Işikli.
3037Date de découverte : 1836.
3038Bibliographie : Hamilton 1842, t. 2, n° 363 (CIG III, n° 3902r ; Ramsay 1897, p. 520, n° 360).
3039Description du document : bomos brisé au-dessus et à gauche.
Αὐρ. Ἀτταλὶς Γλύ/κωνος κατεσκεύ/ασα τὸ ἡρῷον ἑαυ/τῇ καὶ τοῖς προκε/κηδευμένοις κα[ὶ] / Αὐξιτύχῃ θρεπτ[ῇ] / 〈καὶ ᾧ ἂν συνχωρ〉/ήσει ζῶν ὁ υἱός μο[υ] / Αὐρ. Ἀλέξανδρος. εἴ / [τ]ις δ’ ἂν ἕτερος ἐπισ/[ε]νένκῃ τινά, ἔστε / αὐτῷ πρὸς τὸν θεόν.
Aurelia Attalis, fille de Glykôn, a fait construire ce monument funéraire pour elle-même et pour ceux auxquels elle a rendu les honneurs funèbres, et pour Auxitychè, sa thréptè, et une place sera prévue pour mon fils vivant, Aurelius Alexandros, et si quelqu’un d’autre y enterre quelqu’un, qu’il prenne garde au Dieu.
3040Sur le nom Attalis, voir E‑EUME‑16. D’après Ramsay 1897, cette femme était parente de celle de l’inscription précédente.
E‑EUME‑18
3041Cité et province : Euménéia, Phrygie.
3042Datation : époque impériale romaine.
3043Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Papias.
3044Matériau : marbre.
3045Dimensions : non renseignées.
3046Lieu de découverte : Kizilje-Suyut, dans la mosquée.
3047Date de découverte : non renseignée.
3048Bibliographie : Paris 1884, p. 247‑248, n° 14 (Ramsay 1897, p. 393, n° 266).
3049Description du document : grande base.
Παπίας Ἀττάλου / Ὁργαλεὺς Τάτᾳ τ[ῇ] / ἰδίᾳ γυναικί, Ἀμμ[ί]/ας θυγατρί, ἐποίη/σεν μνείας χ[ά]ριν. / χαίρετε, παρ/οδεῖται.
Papias, fils d’Attalos, Horgaléien, a fait construire [ce monument] pour sa femme, Tata, et pour sa fille, Ammia, en souvenir. Salut passants !
3050Sur le nom Attalos, voir inscriptions précédentes. L’origine de Papias pose un problème : Paris 1884 voulait le faire venir d’une petite ville proche du fleuve Orgas ; Ramsay 1897 était quant à lui partisan d’une venue depuis la plaine Hyrgaléienne, en tant que « colon ». On pourrait tout aussi bien admettre, ce qui simplifierait les choses, que Papias était issu d’une bourgade de ce nom faisant partie du territoire d’Euménéia.
E‑EUME‑19
3051Cité et province : Euménéia, Phrygie.
3052Datation : époque impériale romaine.
3053Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’Alexandros.
3054Matériau : non renseigné.
3055Dimensions : non renseignées.
3056Lieu de découverte : Ömerli.
3057Date de découverte : 1888.
3058Bibliographie : Ramsay 1897, p. 383, n° 222 (IGRR IV, n° 744).
3059Description du document : non renseignée.
Ἀλέξανδρος Γαίου (?) τοῦ Ἀττάλου ἑαυτ[ῷ / κὲ τῇ γυ]ναικί μου Τ[ερ]τύλλῃ καὶ το[ῖς τέκνοις ὀλ]ωλ[όσιν] καὶ τῇ μητ[ρ]ὶ / [Ἀπφί]ῳ κατεσ[κεύασε τὸν γρά]δ[ο]ν.
Alexandros, fils de Gaius (?), petit-fils d’Attalos, a fait construire cette tombe pour lui et pour sa femme, Tertullè, et pour ses enfants décédés, et pour sa mère, Apphion.
3060Sur le nom Attalos, voir inscriptions précédentes ; le propriétaire de la tombe est lui-même porteur d’un anthroponyme macédonien.
E‑EUME‑20
3061Cité et province : Euménéia, Phrygie.
3062Datation : époque impériale romaine.
3063Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’Attalos.
3064Matériau : non renseigné.
3065Dimensions : non renseignées.
3066Lieu de découverte : Işikli.
3067Date de découverte : 1883.
3068Bibliographie : Ramsay 1897, p. 385, n° 230.
3069Description du document : non renseignée.
Ἄτταλος ἑαυ〈τ〉ῷ καὶ τῇ γυναικὶ καὶ τῷ τέ〈κ〉νῳ μνήμης χάριν.
Attalos, pour lui et pour sa femme et pour son enfant, en souvenir.
3070Sur le nom Attalos, voir inscriptions précédentes.
E‑EUME‑21
3071Cité et province : Euménéia, Phrygie.
3072Datation : époque impériale romaine.
3073Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’Attalos.
3074Matériau : calcaire.
3075Dimensions : 91 x 38,5 (au sommet) à 34,5 (partie centrale) et 38,5 (base) x 55 (au sommet), à 35 (partie centrale) et 44 (base) cm.
3076Lieu de découverte : Işikli, dans le cimetière.
3077Date de découverte : 1887.
3078Bibliographie : Ramsay 1897, p. 394, n° 277 (IGRR IV, n° 745) ; MAMA IV, n° 343.
3079Description du document : bomos brisé en deux morceaux. H. l. : 2,2 cm.
Tὸν βωμὸν σὺν τῶ γ̣ρ̣ά̣/δω ἐπόησεν Ἄττα/λος λεντιάριος πα/ρὰ ἑαυτοῦ Ἰουλίω / Διοφάντου ἰδίω φίλω / μνήμης χάριν.
Attalos, préposé aux bains, a fait construire l’autel et la tombe pour lui et pour son ami Iulius, fils de Diophantos, en souvenir.
3080Sur le nom Attalos, voir inscriptions précédentes. La présence d’un ami dans la tombe pourrait aller dans le sens d’une appartenance à un milieu chrétien.
E‑EUME‑22
3081Cité et province : Euménéia, Phrygie.
3082Datation : époque impériale romaine.
3083Nature de l’objet et émettrice : épitaphe gravée à la demande d’Ammia.
3084Matériau : non renseigné.
3085Dimensions : non renseignées.
3086Lieu de découverte : Haydan, dans la cour de la mosquée.
3087Date de découverte : non renseignée.
3088Bibliographie : Paris 1884, p. 246, n° 10 (Ramsay 1897, p. 384, n° 225).
3089Description du document : non renseignée.
Ἀμμία ἑαυτῇ καὶ / τῷ ἀνδρὶ αὐτῆς Δα/μᾷ καὶ τοῖς τέκνοις / Εὐάνδρῳ καὶ Στρα/τονείκῃ κατεσκεύ/ασα τὸ ἡρῶον καὶ / εἴ τιν[ι αὐ]τὴ ζῶσ[α] / [σ]υνχωρήσω, ἑτέ/ρῳ δὲ οὐδενὶ· ὃ[ς] / [ἂ]ν ἐπιτηδεύσ[ει] / θήσει ἰς τὸν φίσκον / [(δην.) φʹ].
Ammia, pour elle-même, et pour son mari, Damas, et pour ses enfants, Évandros et Stratoneikè, a fait construire cette tombe, et il est possible que de son vivant elle permette à quelqu’un d’y être enterré, mais si quelqu’un le fait ensuite, il paiera au fisc 500 (?) deniers.
3090Stratoneikè est porteuse d’un anthroponyme dynastique féminin séleucide. Le montant de l’amende en cas de violation de la sépulture est hypothétique.
Armée romaine
Officiers
E‑EUME‑23
3091Cité et province : Euménéia, Phrygie.
3092Datation : entre 238 et 244 après J.‑C.
3093Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande de la boulè et du démos (?).
3094Matériau : non renseigné.
3095Dimensions : 30 x 76 x 52 cm.
3096Lieu de découverte : Emircik, dans un tas de fumier, au centre du village.
3097Date de découverte : 1954.
3098Bibliographie : MAMA XI, n° 28 (Devijver 1993a, n° A23 bis ; Devijver 2001, p. 111 ; Thonemann 2011b, p. 154 ; AE, 2011, n° 1329 ; SEG LXI, n° 1148).
3099Voir Cheesman 1914, p. 152 et 160 ; Spaul 2000, p. 276‑278.
3100Description du document : partie supérieure d’une base de statue cassée en bas. H. l. : 2,5 à 2,9 cm.
Ἀγαθῇ τύχῃ / [Α]ἴ̣λιον Ἀσκληπιόδοτον τὸν ἀξιολογώ̣/τατον χειλίαρχον χώρτης / [π]ρ̣ώτης Ῥαίτων Γορδιανῆ[ς] / - - - - - - - - - - - - - - - - - -
À la Bonne Fortune. [La boulè et le démos ?] ont honoré Aelius Asklépiodotos, le très digne tribun de la cohorte I Raetorum Gordienne …
3101Le tribun Aelius Asklépiodotos commandait une unité milliaire, la cohors I Raetorum equitata, en garnison dans la cité depuis une date comprise entre 135 après J.‑C., où l’on sait qu’elle était encore en Cappadoce, et 148, qui correspond à la découverte dans le sud de la Galatie d’un diplôme militaire pour un soldat de cette unité.
E‑EUME‑24
3102Cité et province : Euménéia, Phrygie.
3103Datation : iie siècle après J.‑C.
3104Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande de boulè et du démos.
3105Matériau : non renseigné.
3106Dimensions : non renseignées.
3107Lieu de découverte : Işıklı.
3108Date de découverte : 1836.
3109Bibliographie : Hamilton 1842, t. 2, n° 372 (CIG III, n° 3902c ; Ramsay 1897, p. 381, n° 216 ; IGRR IV, n° 728 [qui précise que le nom du tribun pouvait aussi se reconstituer sous la forme Γ. Ἰούλιον Φαβῶρινον ou Φαννιανόν] ; Devijver 1976 ; Devijver 1987, n° F 104 ; Devijver 2001, p. 91).
3110Voir, pour la cohors I Raetorum, Cheesman 1914, p. 152 et 160 ; Spaul 2000, p. 276‑278 ; pour la cohors VI Hispanorum, Cheesman 1914, p. 185 ; Spaul 2000, p. 136 et 138.
3111Description du document : non renseignée.
[Ἡ βουλὴ καὶ ὁ δῆμος ἐτεί]/μη〈σ〉αν [Π. Αἴ]/〈λ〉ιον Φα[υστια]/νὸν(?) χε[ιλίαρ]/χον χώ[ρτης] / ἕκτης Ἱσ[πανῶν] / καὶ χειλία̣[ρχον] / [χ]ώρτης [πρώ]/της 〈Ῥ〉αίτω[ν τὸν] / ἑαυτῶν εὐε[ργέτην].
La boulè et le démos ont honoré Publius Aelius Faustianus (?), tribun de la cohorte VI Hispanorum et de la cohorte I Raetorum, son bienfaiteur.
3112À propos de la cohors I Raetorum equitata, voir l’inscription précédente. Publius Aelius Faustianus (?) a commandé auparavant une autre unité milliaire, la cohors VI Hispanorum Praetoria, stationnée en Bithynie ou en Arabie.
E‑EUME‑25
3113Cité et province : Euménéia, Phrygie.
3114Datation : fin du règne d’Hadrien.
3115Nature de l’objet et émetteur : ex-voto gravé à la demande de Marcus Iulius Pisonianus.
3116Matériau : marbre.
3117Dimensions : 68 x 55 cm.
3118Lieu de découverte : Işıklı.
3119Date de découverte : 1924.
3120Bibliographie : Buckler, Calder, Cox 1926, p. 74‑78, n° 201 et fig. 27 (AE, 1927, n° 95 ; Devijver 1976 ; Devijver 1987, n° I 95 ; Devijver 2001, p. 115 ; Christol, Drew-Bear 1995, p. 62‑63 ; Ritti, Miranda, Guizzi 2008, p. 102‑104, n° 35).
3121Voir Cheesman 1914, p. 48, 156 et 162 ; Spaul 2000, p. 245‑246 ; Thonemann 2011b, p. 152‑153.
3122Description du document : base de statue brisée au-dessus. H. l. : 2,8 à 3 cm.
[I(ovi) O(ptimo) M(aximo), / pro salute imp(eratoris) Caes(aris) / Divi Traiani Parth(ici) fil(ii)], / Divi Nervae [n]epotis, / Traiani Hadriani Aug(usti) / domuique eeius, / senatui populiq(ue) R(omano) / et coh(ortis) Cl(audiae) Sygambrum / veteranae equitatae, M(arcus) Iulius M(arci) f(ilius) Fabia / Pisonianus qui et Dion, / praef(ectus) fabrum et prae(fectus) / coh(ortis) s(upra) s(criptae), domo Tyro / metropolis Phoenices / et Coeles Syriae, qui a / Moesia Inf(erioris) Montan(ense) / praesidio numerum / in Asia perduxit, / v(otum) s(olvit) l(ibens) m(erito).
À Jupiter Optimus Maximus, pour le salut de l’empereur Trajan Hadrien Auguste, fils du divin Trajan Parthique, petit-fils du divin Nerva, et de sa maison, du Sénat et du peuple romain, et de la cohorte Claudia Sygambrum veterana equitata, Marcus Iulius Pisonianus, fils de Marcus, de la tribu Fabia, dit Dion, préfet des ouvriers et préfet de la cohorte susmentionnée, originaire de Tyr, métropole de la Phénicie et de la Cœlè-Syrie, qui a conduit cette unité depuis la citadelle de Montanis, en Mésie inférieure, jusqu’en Asie. Il s’est acquitté de ce vœu, de bonne grâce.
3123Sur cette inscription, voir t. 1, p. 135, 379, 388.
Officiers et troupiers
E‑EUME‑26
3124Cité et province : Euménéia, Phrygie.
3125Datation : 196 après J.‑C.
3126Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande des hommes de la cohorte I Raetorum.
3127Matériau : marbre.
3128Dimensions : 57 x 74 x 17 cm.
3129Lieu de découverte : Işıklı, dans le mur du cimetière, à côté de la vieille mosquée.
3130Date de découverte : 1930.
3131Bibliographie : MAMA IV, n° 328 ; Christol, Drew-Bear 1987b, p. 59, n. 217 (Christol, Drew-Bear 1995, p. 64 ; Ritti, Miranda, Guizzi 2008, p. 82‑84, n° 21).
3132Voir Cheesman 1914, p. 152 et 160 ; Spaul 2000, p. 276‑278.
3133Description du document : tablette avec moulure à gauche, partie droite endommagée. H. l. : 5,5 cm.
Imp. Caes. L. Septimi[us Severus] / Pius Pertinax Aug. A[rabicus Adi]/abenicus tribunici[a potestate] / [IIII] imperator VIII c[onsul II pa]/[ter] patriae castra [coh(ortis) I Raeto (?)]/rum terrae motu [conlapsa] / restituit / Vitelliano proc(uratore) A[ugusti (?)].
L’empereur César Auguste L. Septimius Severus Pius Pertinax Arabicus Adiabenicus, investi de sa quatrième puissance tribunicienne, salué huit fois imperator, deux fois consul, père de la patrie, a fait rebâtir le fort de la cohorte I Raetorum (?) détruit par un tremblement de terre, [par l’intermédiaire] de Vitellianus, procurateur d’Auguste (?).
3134Ce texte prouve que la cohorte I Raetorum était toujours stationnée à Euménéia au début du iiie siècle après J.‑C. Son camp fut bouleversé par un de ces tremblements de terre si fréquents dans la région. Les hommes de l’unité le rebâtirent sous le commandement d’un procurateur dont la fonction exacte est assez difficile à déterminer. Les auteurs de MAMA proposaient d’y voir un remplaçant temporaire du proconsul, pratique qu’ils estiment usuelle à partir du règne de Septime Sévère.
E‑EUME‑27
3135Cité et province : Euménéia, Phrygie.
3136Datation : début de l’Empire, au plus tard iie siècle après J.‑C.
3137Nature de l’objet et émettrices : milliaire érigé à la demande des autorités provinciales ou impériales.
3138Matériau : calcaire blanc.
3139Dimensions : 204 x 44 (à la base) à 46 (au sommet) cm.
3140Lieu de découverte : quasiment in situ, sur la via allant d’Apamée à Euménéia, au sud de Yuva Köy, sur le côté gauche de la route actuelle de Dinar à Işikli, dans la partie nord du cimetière, à 250 m du village.
3141Date de découverte : 1968.
3142Bibliographie : Drew-Bear 1975, p. 357 (Drew-Bear, Eck 1976, p. 294‑296, n° 5, pl. 39 ; AE, 1976, n° 658).
3143Voir French 1988, p. 362 ; Thonemann 2011b, p. 151 ; French 2014, p. 130.
3144Description du document : borne milliaire dont la partie supérieure a disparu. Lettres de 7 à 8 cm. Points entre les mots.
Leg(io) XII fulm(inata) / ab Apam(ea) XXIIX.
Légion XII Fulminata ; depuis Apamée, 28 milles.
3145Une vexillation de la XII Fulminata, stationnée au premier siècle sur le front de l’Euphrate, a participé à l’érection de milliaires sur cette route importante reliant Apamée à Euménéia.
Sous-officiers et troupiers
E‑EUME‑28
3146Cité et province : Euménéia, Phrygie.
3147Datation : iie siècle après J.‑C. (?).
3148Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’Antonius Lucianus.
3149Matériau : marbre blanc.
3150Dimensions : 20 x 45 x 11 cm.
3151Lieu de découverte : Işıklı.
3152Date de découverte : non renseignée.
3153Bibliographie : Drew-Bear 1978, p. 18‑19, n° 10 et pl. IV.
3154Description du document : « plaque […] brisée partout sauf à gauche, avec moulure brisée en haut » (Drew-Bear 1978). H. l. : 1,5 cm entre lignes de réglage.
Modicia Alexan[dr(i)a vixit] / annis LV. Anton[ius f.] / Lucianus cornicula[rius co]/hortis matri pii[ssi]/mae faciendum [curavit] / H. M. [H. M. S.].
À Modicia Alexandria, qui vécut cinquante-cinq ans, Antonius Lucianus, son fils, cornicularius de la cohorte, [a pris soin] de faire dresser [cette stèle] pour sa mère très vertueuse. Ce monument [ne revient pas à l’héritier].
3155Le fils de la défunte était cornicularius, c’est-à-dire un gradé de quelque expérience puisqu’il présidait l’état-major du commandant de la cohorte et non pas d’un simple officier, cas le plus fréquent. Comme le nom de celle-ci n’est pas précisé, il est impossible de faire un choix parmi les unités qui se succédèrent dans la cité.
E‑EUME‑29
3156Cité et province : Euménéia, Phrygie.
3157Datation : iiie siècle après J.‑C. (?).
3158Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Diodoros.
3159Matériau : non renseigné.
3160Dimensions : non renseignées.
3161Lieu de découverte : Tchivril.
3162Date de découverte : non renseignée.
3163Bibliographie : Paris 1884, p. 244, n° 6 (Ramsay 1897, p. 381, n° 217 ; IGRR IV, n° 732).
3164Description du document : non renseignée.
Διόδωρος Φλ. / Διοδώρῳ στρα/τιώτῃ τέκνῳ μνή/μης χάριν. εἴ τις / ἀνορύξει τὸ [μνῆ]/μα, θήσει ἰς [τὸ τα]/μεῖον (δην.) ͵ε.
Diodoros, à son fils, Flavius Diodoros, soldat, en sa mémoire. Si quelqu’un viole la sépulture, il versera au trésor 5 000 deniers.
3165Le père du défunt ne mentionne pas l’unité au sein de laquelle celui-ci fit sa carrière.
E‑EUME‑30
3166Cité et province : Euménéia, Phrygie.
3167Datation : iie siècle après J.‑C.
3168Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’Ilus Gemellus.
3169Matériau : calcaire.
3170Dimensions : 105 x 62 (moulure supérieure) à 49 à 51 (partie centrale) et 65 (moulure inférieure) x 20 cm.
3171Lieu de découverte : Işıklı. Il semble que le monument soit perdu.
3172Date de découverte : 1837.
3173Bibliographie : Hamilton 1842, t. 2, n° 369 ; CIG III, n° 3902g ; Ramsay 1897, p. 381, n° 214 (CIL III, n° 363 ; IGRR IV, n° 733) ; MAMA XI, n° 33 (Christol, Drew-Bear 1995, p. 66‑68 ; Kearsley, Evans 2001, n° 94).
3174Description du document : bomos complet, la moulure inférieure brisée à droite. H. l. : texte latin, de 5 à 5,5 cm ; texte grec, de 3 à 3,5 cm.
Ilus Gemelus / eq(ues) armorum / custos. Eu/taxiae coniu/gi merenti fecit. / Ιλος Γέμελος ἱπ/πεὺς ὁπλοφύλαξ / Εὐταξίᾳ συμβίῳ / μνήμης χάριν / ἐποίησεν.
Ilus Gemel(l)us, cavalier, custos armorum, a fait [cette pierre tombale] pour sa femme méritante, Eutaxia.
3175Ilus Gemellus était custos armorum, c’est-à-dire chargé de la surveillance des magasins d’armes. Sur la carrière de cet homme, voir t. 1, p. 136.
E‑EUME‑31
3176Cité et province : Euménéia, Phrygie.
3177Datation : iie siècle après J.‑C.
3178Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Iulius Papias.
3179Matériau : non renseigné.
3180Dimensions : non renseignées.
3181Lieu de découverte : Işıklı.
3182Date de découverte : 1883.
3183Bibliographie : Ramsay 1897, p. 380, n° 211 (IGRR IV, n° 736).
3184Voir Cheesman 1914, p. 152 et 160 ; Spaul 2000, p. 276‑278 ; Thonemann 2011b, p. 154.
3185Description du document : non renseignée ; aucune source ne fournit d’indication quant aux césures du texte.
Ἰούλιος Παπίας ἱππεὺς ὁπλοφύλαξ σπείρ[ης π]ρώτης Ῥαίτων ζῶν ἑαυτῷ κατεσκεύασεν [κ]αὶ Μενεκρά[τει τ]οῦ Γαίου τῷ ἀ[νεψ]ιῷ μου καὶ οἷς ἂν ὁ Μενεκράτη[ς] βουληθῇ.
Iulius Papias, cavalier, custos armorum, de la cohorte I Raetorum, a fait construire [ce monument] de son vivant, pour lui et pour son cousin, Ménékratès, fils de Gaius, et pour tous ceux que Ménékratès souhaitera.
3186Iulius Papias appartenait à la cohors I Raetorum equitata au sein de laquelle il exerçait les fonctions de custos armorum (voir inscription précédente). Il est très probable que son cousin relevait de la même unité.
E‑EUME‑32
3187Cité et province : Euménéia, Phrygie.
3188Datation : iie siècle après J.‑C.
3189Nature de l’objet et émettrice : épitaphe gravée à la demande de Paulla, femme d’Antoninus.
3190Matériau : non renseigné.
3191Dimensions : non renseignées.
3192Lieu de découverte : Işıklı.
3193Date de découverte : 1836.
3194Bibliographie : Hamilton 1842, t. 2, n° 357 (CIG III, n° 3902q ; Perrot 1876, p. 281 ; Ramsay 1897, p. 381, n° 215 ; IGRR IV, n° 729).
3195Voir Cheesman 1914, p. 152 et 160 ; Spaul 2000, p. 276‑278.
3196Description du document : non renseignée.
Πῶλλα Ἀντωνεί/νῳ στρατιώτῃ / σπείρης πρώτης / Ῥαίτων ἰδίῳ ἀνδρὶ / μνήμης χάριν. ἰς ὃ / ἡρῷον οὐδενὶ ἑτέ/ρῳ ἐξέσται τεθῆνα[ι]· / εἴ τις δὲ ἐπιχειρή/σει, θήσει ἰς τὸν φίσ/κον (δην.) ͵βφʹ.
Paulla [a fait construire ce monument] pour Antoninus, soldat de la cohorte I Raetorum, son mari, en souvenir. Ce herôon ne doit être utilisé par personne d’autre ; et si quelqu’un s’en empare, il paiera au fisc 2 500 deniers.
3197Le soldat appartenait à la cohors I Raetorum equitata ; son repos était classiquement garanti par la menace d’une amende versable au fisc.
Vétérans
E‑EUME‑33
3198Cité et province : Euménéia, Phrygie.
3199Datation : 236 après J.‑C.
3200Nature de l’objet et émetteurs : épitaphes gravées à la demande du vétéran Dionysios et des membres de sa famille.
3201Matériau : bloc de pierre.
3202Dimensions : 110 x 62 (en haut) à 46 (partie centrale) x 65 cm.
3203Lieu de découverte : Yamanlar, au sud-ouest d’Işıklı, dans le cimetière.
3204Date de découverte : 1884
3205Bibliographie : Paris 1884, p. 252‑254, n° 21 ; Ramsay 1897, p. 382, n° 218 (IGRR IV, n° 730) ; SEG XXVIII, n° 1081 ; Drew-Bear 1978, p. 84‑87, n° 20.
3206Voir Ramsay 1929, p. 157‑158. Pour l’origine d’Aurelia Iusta, voir BE, 1976, n° 798.
3207Description du document : autel funéraire surmonté d’une pomme de pin elle-même positionnée au-dessus « d’un tore décoré de feuilles reliées par un sarment […]. L’inscription sur la face 1 se trouve au-dessus d’une couronne en relief (brisé en bas) qui entoure un objet endommagé ; à droite sur la face 2 est la partie supérieure d’un bas-relief représentant un personnage debout, la tête défigurée, avec un bras (brisé depuis le coude) écarté du corps ; le côté opposé (face 3), le plus usé, porte sur la moulure, et juste au-dessous, l’inscription la plus intéressante ; sur la face arrière est un relief qui montre un bouclier rond avec deux lances parallèles par-derrière » (Drew-Bear 1978, p. 84‑85). H. l. : 1,9 cm.
Face 1 : [Δ]ιονύσιος στρατιώτης κα[ὶ] / Στράτων κατεσκεύα[σαν] / τὸ ἡρῷον ἑαυτοῖς.
Face 2 : ἔτους τκʹ, μ(ηνὸς) θʹ, αιʹ / Διονύσιος ∙ στρατιώ/της ὁ καὶ βετρανός.
Face 3 : [Αὐρ.] Ἰοῦστ̣α Σεβα[στηνὴ καὶ] / [Τ]ι(?)πρειζηνὴ γυνὴ Δ[ιονυσίου] / [Αὐ]ρ. Διον[υσίῳ τῷ ἀνδρὶ καὶ] / Σ̣τράτων τῷ γλυκυτάτῳ / [π]ατρὶ Αὐρ. Διονυσίῳ / [βετρα]νῷ κα̣ὶ [Στρ]ά̣τω[ν] / [τῷ - - - - - - ἀδελ]φῷ.
Face 1 : Dionysios, soldat, et Stratôn ont fait construire ce hérôon pour eux-mêmes.
Face 2 : L’an 320, le 9e mois, le 11e jour, Dionysios, soldat et vétéran.
Face 3 : [Aur.] Iusta, de Sébasté et des Ti[?]prizènoi, femme de Dionysios, pour [Au]relius Dionysios, son mari, et Stratôn, pour son cher père, Aurelius Dionysios, vétéran, et Stratôn, pour son frère [ont fait construire ce monument].
3208Le vétéran Aurelius Dionysios, appartenant à une unité inconnue, était marié avec Aurelia Iusta, de Sébasté et des Ti[?]prizènoi, dont l’ethnique continue à poser un problème. Il y a en revanche de fortes chances que cette femme ait été juive, Iusta pouvant être la translitération gréco-latine féminine de l’hébreu Zaddik (voir BE). Le couple a eu un fils, nommé Stratôn, portant le même nom que son oncle paternel (sur l’éventuel rattachement de cette inscription au corpus d’Acmonéia, voir t. 1, p. 136).
E‑EUME‑34
3209Cité et province : Euménéia, Phrygie.
3210Datation : ier-iie siècle après J.‑C.
3211Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Gaius Iulius Murtilus.
3212Matériau : non renseigné.
3213Dimensions : non renseignées.
3214Lieu de découverte : Aidan, dans le mézarlik.
3215Date de découverte : non renseignée.
3216Bibliographie : Legrand, Chamonard 1893, p. 242 (Ramsay 1897, p. 380, n° 210 ; IGRR IV, n° 735).
3217Description du document : non renseignée.
Γάϊος Ἰούλιος Μυρτίλος / [οὐ]ετρανὸς βουλευτὴς τῆς / Εὐμενέων πόλεως ἑαυτῷ / κατεσκεύασεν ἀίμνηστον / οἶκον ἐν ᾧ τεθήσομαι, προ/κειμένης μου / τῆς γυναικὸς / Λαΐδος τῆς γλ/υκυτάτης, πρὸς / τὸ μηδένα ποτὲ / ἐπιχειρῆσαι μη/δὲ κεινῆσαι· εἰ / δέ τις ἂν φανεί/η μετὰ τὸ ἐμὲ / τεθῆναι, ὑπεύθυνος ἔσ/ται τῷ ἱερωτάτῳ ταμεί/ῳ (δην.) ͵βφʹ. ὑγιαίνιν δὲ λέγω / πᾶσι τοῖς παροδείταις. / θύρα.
Gaius Iulius Murtilus, vétéran, bouleute de la cité des Euménéiens, a fait construire pour lui-même ce tombeau ; j’y serai enterré, ma femme, Laïs, la très douce, y est déjà ensevelie, et personne ne doit s’en emparer ni l’utiliser. Et si quelqu’un l’utilise après moi, qu’il soit redevable au trésor sacré de 2 500 deniers. Je souhaite bonne santé à tous les passants. La porte.
3218Le vétéran ne fait pas mention de l’unité au sein de laquelle il a fait sa carrière. Pour l’étonnante mention « La porte », voir Ramsay 1897.
E‑EUME‑35
3219Cité et province : Euménéia, Phrygie.
3220Datation : ier-iie siècle après J.‑C. (?).
3221Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Gaius Iuventius Rufus.
3222Matériau : non renseigné.
3223Dimensions : non renseignées.
3224Lieu de découverte : Işıklı, dans une tombe.
3225Date de découverte : 1826.
3226Bibliographie : Arundell 1828, pl. VII (CIG III, n° 3898 ; Ramsay 1897, p. 379, n° 209 ; IGRR IV, n° 734 ; MAMA IV, n° 340).
3227Description du document : non renseignée.
Ἀγαθῆ τύχη· / τὸ ἡρῶον καὶ τὸν ἐπ’ αὐ/τοῦ βωμὸν κατεσκε/ύασεν Ἰουβέντιος / Ῥοῦφος στρατιώτη/ς ἑαυτῶ καὶ τῆ γενο/μένη αὐτοῦ γυναικὶ / Σεπτιμία Λουκίλλη, / εἰς ὃ αὐτοὶ κηδευθή/σονται ἕτερος δὲ οὐ/δεὶς παρὰ γνώμην / τοῦ Ῥούφου ἢ διαταγή/ν· ὁ δὲ ἐπιχειρήσας κη/[δ]εῦσαι ἕτερόν τινα / ἀ̣ποτείσει εἰς τὸν ἱε/ρώτατον φίσκον / (δην.) ͵βφʹ δισχί/λια π/εντακ/όσια.
À la bonne fortune. Ce hérôon et l’autel qui est sur lui ont été construits par Gaius Iuventius Rufus, soldat, pour lui et pour celle qui est sa femme, Septimia Lucilla, pour qu’ils y soient enterrés ; que personne d’autre n’y soit enterré contre la volonté de Rufus. Celui qui aura entrepris d’enterrer quelqu’un d’autre paiera au trésor sacré 2 500 deniers [deux mille cinq cents].
3228Il a été choisi de faire figurer cette inscription parmi celles relatives aux vétérans dans la mesure où le soldat mentionne son épouse. Certes, l’autorisation de se marier ne fut pas donnée aux militaires par Septime Sévère comme on l’a cru trop longtemps. Néanmoins, la datation précoce du document a poussé vers cette solution qui n’en demeure pas moins arbitraire. Gaius Iuventius Rufus ne fait pas mention de l’unité au sein de laquelle il a effectué sa carrière.
E‑EUME‑36
3229Cité et province : Euménéia, Phrygie.
3230Datation : ier-iie siècle après J.‑C. (?).
3231Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Marcus Seius Démagoras.
3232Matériau : marbre blanc.
3233Dimensions : 136 x 52 x 54 cm.
3234Lieu de découverte : Işıklı, près de la palestre.
3235Date de découverte : 1836.
3236Bibliographie : Hamilton 1842, t. 2, n° 352 (CIG III, n° 3902i [incomplet] ; Legrand, Chamonard 1893, p. 242, n° 5 [incomplet] ; Ramsay 1897, p. 381, n° 213 ; IGRR IV, n° 738 ; MAMA IV, n° 341) ; Ritti, Miranda, Guizzi 2008, p. 272‑274, n° 177.
3237Description du document : autel avec corniche au sommet et piédestal à la base, surmonté d’un fronton, avec une couronne et une tabula à l’intérieur de laquelle est gravée l’inscription. H. l. : 1,5 cm.
Μ. Σήϊος Δημα/γόρας οὐετρα/νὸς τὸ σύνκρουσ/τον καὶ τὸν γρά/δον σὺν τῶ βω/μῶ ἑαυτῶ καὶ / Μελιτίνη τῆ / γυναικὶ ζῶν / ἐποίησεν.
M. Seius Démagoras, vétéran, a fait construire de son vivant ce tombeau et le piédestal sur lequel se trouve l’autel pour lui-même et pour sa femme, Mélitinè.
3238Le vétéran ne fait pas mention de l’unité au sein de laquelle il a effectué sa carrière.
E‑EUME‑37
3239Cité et province : Euménéia, Phrygie.
3240Datation : ier-iie siècle après J.‑C. (?).
3241Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Caius Vibius Rufus.
3242Matériau : non renseigné.
3243Dimensions : non renseignées.
3244Lieu de découverte : Baldjiklar, dans le mézarlik.
3245Date de découverte : 1883.
3246Bibliographie : Legrand, Chamonard 1893, p. 243, n° 7 (incomplet) ; Ramsay 1897, p. 381, n° 212 (IGRR IV, n° 737).
3247Description du document : la disposition du texte grec ne peut être garantie que jusqu’à la ligne 12 en vertu de la copie effectuée par Legrand, Chamonard 1893. La suite est basée sur l’interprétation des données fournies par Ramsay 1897 et IGRR IV, qui ne font malheureusement pas figurer les coupures du texte.
Ἀγαθῇ τύχῃ. / Κ. Οὐίβιος Ῥοῦφος οὐ[ετ]/ρανὸς τὸ σύνκρουσ/τον καὶ τὸν ἐπ’ αὐτο[ῦ] γ/ράδον σὺν τῷ βωμ[ῷ] / ζῶν ἑαυτῷ καὶ Ἀμμ[ίᾳ τ]/ῇ γυναικὶ κὲ Ῥουφίνῃ θυ[γ]/ατρὶ κατεσκεύασεν εἰς / ἡρῷον· οὐδε[ν]ὶ / ἑτέρῳ ἐξουσία ἔστ[αι] / τεθῆναι πλὴν ἐμοῦ κ[αὶ] / τῆς γυναικός μου· ἐ[ὰ]ν δ[έ] τις ἕτερος ἐπιχειρ[ήσ]ει τινὰ θεῖναι, ἀποδώ[σει] εἰς τὸν τῶν κυρίων φίσκ[ον (δην.) ͵βφʹ (?)].
À la Bonne Fortune. C. Vibius Rufus, vétéran, a fait construire de son vivant ce tombeau, avec le piédestal qui le surmonte et l’autel, pour lui-même, pour Ammia, sa femme, et Rufina, sa fille, en guise de tombe. Personne d’autre n’aura la permission de l’utiliser, sauf moi et ma femme ; si quelqu’un d’autre entreprenait d’y enterrer quelqu’un, qu’il verse au trésor sacré 2 500 deniers.
3248Le vétéran ne fait pas mention de l’unité au sein de laquelle il a fait sa carrière.
Fourniture de troupes auxiliaires par un notable (?)
E‑EUME‑38
3249Cité et province : Euménéia, Phrygie.
3250Datation : entre 169 et 172 après J.‑C.
3251Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande de la boulè et du démos (?).
3252Matériau : marbre blanc.
3253Dimensions : 58 x 64 x 61 cm.
3254Lieu de découverte : Kavak, dans un puits.
3255Date de découverte : 1956.
3256Bibliographie : MAMA XI, n° 25 avec photographie (AE, 2012, n° 1515).
3257Description du document : bloc brisé au-dessus, au-dessous, à droite et derrière, usé par une utilisation comme meule. H. l. : 3,5 cm entre lignes de réglage.
[- - - - - - - - - - - - - - - - - - - -] / [. .]Λ̣ΕΩΝ . Λ̣ . Κ̣ . [- - - - - - - - ἡγ]/[ε]μονικῶν προσ[- - - - - - - - - -] / π̣ολείτας αὐτῆς [- - - - - - - - - -] / Η στρατεύεσθα[ι - - - - (e.g.) πείσ]/αντα ἡ βουλὴ καὶ ὁ δ[ῆμος (vac. ?)] / (vac.).
… selon les ordres du gouverneur … ses citoyens … de servir dans l’armée … les ayant [persuadés ?] … la boulè et le démos [l’ont honoré ?] …
3258Le texte est très lacunaire, trop en tout cas pour aller au-delà de l’hypothèse. Voir néanmoins t. 1, p. 136‑137.
Plainte contre des soldats (?)
E‑EUME‑39
3259Cité et province : Euménéia, Phrygie.
3260Datation : fin iie-début iiie siècle après J.‑C. (?).
3261Nature de l’objet et émetteur : édit d’un gouverneur concernant des exactions commises par des soldats (?).
3262Matériau : marbre.
3263Dimensions : 25 x 28,5 x 17,5 cm.
3264Lieu de découverte : village de Yassıhöyük, au sud-ouest d’Işıklı.
3265Date de découverte : non renseignée.
3266Bibliographie : Drew-Bear 1978, p. 16, n° 8.
3267Voir BE, 1979, n° 519.
3268Description du document : fragment brisé de tous côtés. H. l. : 1,5 cm.
[- -]ΡΘΙΙı[- -] / [- -]ν τῶν στρατιω̣[τῶν] / [- -]π̣η με ᾧ τινὲς̣ [- -] / [- -] κομίζοντες ΗΔ[- -] / [- -] οὗτος μόνος κα̣[- -] / [- -]θωσαν καὶ ἀγορᾷ τιμη[- -] / [- -]Ι ἤδη παρὰ τα[ῦ]τα α[- -] / [- -]α̣ τῶν̣ λανβ〈αν〉όντων ου̣[- -] / [- -] ἡγουμένῳ πενπε̣[- -] / [- - -]ου οὐδὲν δέ μοι [- -] / [- - - -]ᴵς̣ πρὸς τὸ μ[- -] / [- - - - - -]ʳΘ∩[- -].
3269Le texte est trop fragmentaire pour en faire une traduction convenable. La mention de soldats à la ligne 2 et du terme hégémon à la ligne 9 semble aller dans le sens d’un édit visant à condamner les violences commises par « ceux-ci » (τινὲς̣).
Hiérapolis
Présence iranienne
Anthroponyme iranien
E‑HIER‑1
3270Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3271Datation : fin du iiie siècle après J.‑C.
3272Nature de l’objet et émetteurs : liste de souscripteurs ayant participé à l’érection d’un poste de garde gravée à la demande de ceux-ci.
3273Matériau : marbre blanc.
3274Dimensions : 38 x 53 x 15 cm.
3275Lieu de découverte : dans la palestre.
3276Date de découverte : inconnue.
3277Bibliographie : Ritti, Miranda, Guizzi 2008, p. 84‑86, n° 22 (AE, 2008, n° 1363).
3278Description du document : plaque brisée en haut. H. l. : 2,3 à 3 cm. Ici l. 5.
Αὐρ. Μάξειμος Περσικοῦ.
Aurelius Maximus, fils de Persikos.
3279Le nom porté par le père du personnage ici mentionné peut avoir été une revendication identitaire.
Présence gréco-macédonienne
Culte gréco-macédonien
E‑HIER‑2
3280Cité et province : Claros, Asie.
3281Datation : vers 165‑170 après J.‑C.
3282Nature de l’objet et émetteur : dédicace gravée à la demande de (?)llianos précédant un texte oraculaire d’Apollon Clarios.
3283Matériau : marbre (?).
3284Dimensions : non renseignées.
3285Lieu de découverte : dans le sanctuaire d’Apollon, en bas de la cella, face à l’est.
3286Date de découverte : 1961.
3287Bibliographie : Pugliese Carratelli 1963‑1964 ; Merkelbach, Stauber 1996, p. 11‑15 ; Ritti 2006, p. 94, n° 16.
3288Description du document : bloc en partie mutilé à gauche, en haut et en bas.
[K]ατ’ ἐπιταγὴν θεοῦ / [ἀ]ρχηγέτου Ἀπόλλ[ω]νος / [τ]οὺς χρησμο[ὺς] / [․․․]λλιανὸς Θ[․ ․ ․]έου / [ὑπὲ]ρ ἑαυτοῦ [ἀνέγρ]αψε.
Sur l’ordre du dieu Apollon Archégète, (?)llianos, fils de Th(?)éas, a fait graver l’oracle, sur ses propres deniers.
3289Le culte d’Apollon Archégète est logique dans cette cité, comme lors de tout processus colonial. Il en était le protecteur, passant pour avoir amené à bon port les nouveaux arrivants venus d’Europe. Il était aussi le dieu protégeant la dynastie séleucide.
E‑HIER‑3
3290Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3291Datation : vers 206‑208 après J.‑C.
3292Nature de l’objet et émettrices : dédicace gravée en l’honneur d’Apollon, des dieux ancestraux et de la famille impériale à l’occasion de travaux effectués dans le théâtre à la demande des autorités civiques et de la corporation des teinturiers de la pourpre.
3293Matériau : marbre (?).
3294Dimensions : non renseignées.
3295Lieu de découverte : dans le sanctuaire d’Apollon, en bas de la cella, face à l’est.
3296Date de découverte : non renseignée.
3297Bibliographie : CIG III, n° 3905 et 3908b‑e (incomplets) ; Trémaux 1866, pl. 8 (incomplet) ; Humann et al. 1898, p. 68‑69, n° 4 (incomplet) ; Ritti 1985, p. 108‑113 (Ritti 2006, p. 94, n° 16).
3298Description du document : architrave de la scenae frons du théâtre richement décorée de motifs floraux et de frises. Ici l. 1. H. l. : 9,5 à 10 cm.
Ἀπόλλωνι Ἀρχηγέτῃ καὶ το[ῖς θε]οῖς πατρίοι[ς . . .
À Apollon Archégète et aux autres dieux ancestraux …
3299Voir inscription précédente.
E‑HIER‑4
3300Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3301Datation : deuxième moitié du iie siècle-première moitié du iiie siècle après J.‑C.
3302Nature de l’objet et émettrices : dédicace gravée à la demande des autorités civiques.
3303Matériau : marbre.
3304Dimensions : H. environ 100 cm.
3305Lieu de découverte : dans une des rues perpendiculaires à la platea.
3306Date de découverte : 2001.
3307Bibliographie : Ritti 2006, p. 88‑89, n° 14.
3308Description du document : autels jumeaux avec couronne de feuillages entourant l’inscription.
Ἀπόλλωνι Ἀρχηγέτηι / καὶ τῶι κυρίωι / Αὐτοκράτορι.
À Apollon Archégète et à l’empereur notre seigneur.
3309Voir inscriptions précédentes.
E‑HIER‑5
3310Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3311Datation : deuxième moitié du iie siècle-première moitié du iiie siècle après J.‑C.
3312Nature de l’objet et émetteur : dédicace gravée à la demande de Decimus Iunius Pompeianus.
3313Matériau : marbre blanc.
3314Dimensions : non renseignées.
3315Lieu de découverte : près du sanctuaire d’Apollon.
3316Date de découverte : 1963.
3317Bibliographie : Carettoni 1963‑1964, p. 414 (BE, 197, n° 580) ; Ritti 2006, p. 179‑180, n° 43.
3318Description du document : support pour une statue brisé en deux morceaux. H. l. : 2,5 cm.
Ἀρχηγέτῃ Ἀπόλλωνι Δέκμος Ἰούνιος / Πομπηιανὸς τὸ ἄγαλμα τῆς Τύχης / ἀνέθηκε ὑπὲρ στεφανηφορίας / καὶ ἀγορανομίας.
Decimus Iunius Pompeianus a dédié cette statue de Tychè à Apollon Archégète pour sa stéphanèphorie et son agoranomie.
3319Voir inscriptions précédentes.
Tribus gréco-macédoniennes
E‑HIER‑6
3320Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3321Datation : fin iie-début iiie siècle après J.‑C.
3322Nature de l’objet et émettrice : marque d’appartenance gravée à la demande de la tribu Antiochis.
3323Matériau : marbre.
3324Dimensions : non renseignées.
3325Lieu de découverte : à l’intérieur du théâtre.
3326Date de découverte : 1973.
3327Bibliographie : Kolb 1974, p. 265‑266, n° 10.
3328Description du document : gradin.
Φυλῆς [Ἀντι]οχίδος.
De la tribu Antiochis.
3329Cette tribu tirait son nom du fondateur de la cité, Antiochos Ier ou Antiochos II.
E‑HIER‑7
3330Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3331Datation : fin iie-début iiie siècle après J.‑C.
3332Nature de l’objet et émettrice : marque d’appartenance gravée à la demande de la première tribu Apollonias
3333Matériau : marbre.
3334Dimensions : non renseignées.
3335Lieu de découverte : à l’intérieur du théâtre.
3336Date de découverte : 1973.
3337Bibliographie : Kolb 1974, p. 262‑264, n° 7.
3338Description du document : gradin.
Πρώ[της] φυλῆς Ἀπολλω[νιάδος].
De la première tribu Apollonias.
3339Le nom de cette tribu peut provenir de celui d’Apollon Archégète, le dieu étant par ailleurs le protecteur de la dynastie séleucide. Avec moins de vraisemblance, on pourrait lier cette appellation à Apollonis, épouse d’Attale Ier.
E‑HIER‑8
3340Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3341Datation : fin iie-début iiie siècle après J.‑C.
3342Nature de l’objet et émettrice : marque d’appartenance gravée à la demande de la tribu Attalis.
3343Matériau : marbre.
3344Dimensions : non renseignées.
3345Lieu de découverte : à l’intérieur du théâtre.
3346Date de découverte : 1973.
3347Bibliographie : Kolb 1974, p. 260‑261, n° 4.
3348Description du document : gradin.
Φυλ[ῆς] Ἀτ[τ]αλίδος.
De la tribu Attalis.
3349Le nom de cette tribu est à mettre en relation avec le passage de la cité dans l’orbite du royaume de Pergame et honore le roi Attale Ier.
E‑HIER‑9
3350Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3351Datation : fin iie-début iiie siècle après J.‑C.
3352Nature de l’objet et émettrice : marque d’appartenance gravée à la demande de la tribu Eumenis.
3353Matériau : marbre.
3354Dimensions : non renseignées.
3355Lieu de découverte : à l’intérieur du théâtre.
3356Date de découverte : 1973.
3357Bibliographie : Kolb 1974, p. 258, n° 1.
3358Description du document : gradin.
Φυλῆς Εὐμεν[ίδος].
De la tribu Eumenis.
3359Le nom de cette tribu est à mettre en relation avec le passage de la cité dans l’orbite du royaume de Pergame et honore le roi Eumène Ier ou bien un de ses successeurs, Eumène II.
E‑HIER‑10
3360Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3361Datation : fin iie-début iiie siècle après J.‑C.
3362Nature de l’objet et émettrice : marque d’appartenance gravée à la demande de la tribu Laodikis.
3363Matériau : marbre.
3364Dimensions : non renseignées.
3365Lieu de découverte : à l’intérieur du théâtre.
3366Date de découverte : 1973.
3367Bibliographie : Kolb 1974, p. 259‑260, n° 3.
3368Description du document : gradin.
[Φ]υλῆς [Λα]οδ[ικίδ]ος.
De la tribu Laodikis.
3369Le nom de cette tribu honore une des reines de la dynastie séleucide. Parmi celles-ci, il est permis d’envisager qu’il s’agisse de la mère de Séleukos Ier, fondateur de la dynastie, ou bien de la première épouse d’Antiochos II, lui-même possiblement créateur de la cité.
E‑HIER‑11
3370Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3371Datation : fin iie-début iiie siècle après J.‑C.
3372Nature de l’objet et émettrice : marque d’appartenance gravée à la demande de la tribu Séleukis.
3373Matériau : marbre.
3374Dimensions : non renseignées.
3375Lieu de découverte : à l’intérieur du théâtre.
3376Date de découverte : 1973.
3377Bibliographie : Kolb 1974, p. 259, n° 2.
3378Description du document : gradin.
Φυ[λ]ῆς Σελευ[κίδος].
De la tribu Séleukis.
3379Le nom de cette tribu honore probablement le fondateur de la dynastie, Séleukos Ier.
E‑HIER‑12
3380Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3381Datation : fin iie-début iiie siècle après J.‑C.
3382Nature de l’objet et émettrice : marque d’appartenance gravée à la demande de la tribu Stratonikis.
3383Matériau : marbre.
3384Dimensions : non renseignées.
3385Lieu de découverte : à l’intérieur du théâtre.
3386Date de découverte : 1973.
3387Bibliographie : Kolb 1974, p. 264‑265, n° 8.
3388Description du document : gradin.
[Φ]υλῆς [- - - - - -]νικίδ[ος].
De la tribu Stratonikis.
3389La reconstitution du nom de la tribu paraît avérée. Elle honore certainement une des reines de la dynastie séleucide. Il y a de fortes chances qu’il s’agisse de l’épouse de Séleukos Ier, puis d’Antiochos Ier. Il convient cependant de rappeler que la possibilité d’une reine attalide ne peut être totalement exclue, puisque la femme d’Eumène II portait ce nom.
Revendication d’une origine macédonienne
E‑HIER‑13a
3390Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3391Datation : deuxième moitié du iie siècle après J.‑C.
3392Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Publius Aelius Apollinarius.
3393Matériau : marbre.
3394Dimensions : non renseignées.
3395Lieu de découverte : Pamukkale, dans la nécropole nord, sur le côté gauche de la route.
3396Date de découverte : 1843‑1844.
3397Bibliographie : Le Bas, Waddington 1870, n° 1683 (CIG III, n° 3915 ; Humann et al. 1898, p. 172, n° 339a ; Ritti 2006, p. 60‑62, n° 6 ; Ritti 2017, p. 284).
3398Description du document : sarcophage surmontant le grand tombeau de l’inscription suivante.
Π(οπλίου) Αἰλ(ίου) Ἀπολλιναρί/ου Μακεδόνος καὶ Νε/ρα〈τί〉ας Ἀπολλωνίδος.
[Sarcophage] de Publius Aelius Apollinarius, Macédonien, et de Neratia Apollônis.
3399Hiérapolis était une fondation séleucide passée dans l’orbite attalide après le traité d’Apamée. Le défunt se dit « Macédonien ».
E‑HIER‑13b
3400Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3401Datation : deuxième moitié du iie siècle après J.‑C.
3402Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Publius Aelius Apollinarius.
3403Matériau : « pierre » (Le Bas, Waddington 1870).
3404Dimensions : non renseignées.
3405Lieu de découverte : Pamukkale, dans la nécropole nord, sur le côté gauche de la route.
3406Date de découverte : 1843‑1844.
3407Bibliographie : Le Bas, Waddington 1870, n° 1683 (CIG III, n° 3915 ; Humann et al. 1898, p. 172‑173, n° 339) ; Ritti 2006, p. 56‑59, n° 5 (SEG LVI, n° 1504 ; AE, 2008, n° 1359 ; Ritti 2017, p. 284).
3408Description du document : grand tombeau avec chambre intérieure auquel on accède par quelques escaliers, surmonté d’un sarcophage.
Π(όπλιος) Αἴλιος, Π(οπλίου) Αἰλίου Ἀπολλιναρίου Ἰουλιανοῦ υἱὸς, Σεργία Ἀπολλινάρι〈ο〉ς Μακεδὼν / τὸν περίβολον τοῦ ἡρῴου καὶ τὸν βωμὸν κατεσκεύασεν· ἐν ᾧ κηδευθήσονται οἷς ἂν αὐτὸς συνχωρήσῃ, ἕτερος δὲ οὐδείς. / ὁμοίως ἐπέθηκε τῷ βωμῷ σορὸν Θιουντηνήν, ἐν ᾗ κηδευθήσεται αὐτὸς καὶ εἴ τινι ἑτέρῳ αὐτὸς συνχωρήσῃ δι’ ἐνγράφου, ἑτέ/ρῳ δὲ οὐδενὶ ἐξέσται κηδευθῆναι· εἰ δὲ μή, ὁ κηδεύσας ἀποτείσει πρόστειμ[ον] τῷ φίσκῳ (δην.) δισχείλια πεντακόσια καὶ τῇ Ἱερα/πολειτῶν βουλῇ ἄλλο τοσοῦτον καὶ τῷ ἐκδικήσαντι (δην.) δισχείλια πεντακόσια, ἐξουσίαν ἔχοντος παντὸς τοῦ βουλομένου / ἐκδικεῖν. ὁμοίως οὐδενὶ ἐξέσται ἐπιθεῖναι ἐπὶ τὸν βωμὸν ἑτέραν σορόν, ἐκτὸς εἰ μὴ ζῶντος τοῦ Ἀπολλιναρίου / κατὰ συνχώρησιν τοῦ ἐπιθεῖναι ἐξουσίαν λάβῃ· μετὰ δὲ τὴν τελευτὴν αὐτοῦ τὸ σύνολον οὐδενὶ ἐξέσται ἐπιθεῖναι ἑτέραν σορὸν ἐπὶ / τὸν βωμόν. ο[ὐ]κ ἐξέσται δὲ οὐδενὶ ἔμπροσθεν τοῦ βωμοῦ κατασκευάσειν τι ὃ ἐπισκοτήσει τῷ βωμῷ ἢ τῇ ἐπικειμένῃ κατὰ αὐτοῦ σο[ρῷ] / [εἰ δ]ὲ μή, καὶ ὑπὲρ τούτου ἀποτίσει τῇ γερουσίᾳ πρόστε[ιμον] (δην.) πεντακισχείλια. ὃ[ς] δὲ ὑπεναντίον τι ποιήσει τοῖς προγεγραμμένοις, ἔστω μὲν / ὑπεύθυνος τοῖς προστ[είμ]οις· καὶ μήτε τέκνων [μ]ήτ[ε] β[ίου] ὄνησις εἴη, [μήτ]ε γῆ βατὴ μήτ[ε] ἡ θάλασσα πλωτή, ἀλλὰ ἄτεκνος καὶ ἄβιος καὶ πηρὸς {ο} / [παθή]ματι παντὶ ἀποθάνοι καὶ μετὰ θάνατον [ἔχοι] τοὺς ὑποχθονίους θεοὺς τιμωροὺς καὶ κεχολωμένους ὅ τε κελεύσας κατασκευ/ά[σαι ἢ ποιῆσ]αι καὶ ὁ ἐργασάμενος· αἱ δὲ αὐτ[αὶ ἀραὶ] αὖ[θις] καὶ τοῖς μὴ ἐκδικήσασιν περὶ τούτων. τούτου ἀντίγραφον ἀπετέθη / εἰς ἀρχεῖον.
Publius Aelius Apollinarius, Macédonien, fils de Publius Aelius Apollinarius Iulianus, de la tribu Sergia, a fait construire l’enceinte de l’hérôon et le bômos ; y seront enterrés seulement ceux à qui la permission a été accordée, et personne d’autre ; il a aussi fait installer sur le bômos un sarcophage en marbre de Thiounta, dans lequel lui-même sera déposé et celui qui aura été autorisé par un acte écrit de lui-même ; personne d’autre n’aura la permission d’être enterré ici, dans le cas contraire, celui qui aura procédé à l’inhumation versera une amende de 2 500 deniers au fisc et la même somme à la boulè de Hiérapolis, enfin 2 500 deniers à l’accusateur, toute personne ayant le droit d’intenter une accusation. Pareillement, il ne sera permis à personne de déposer un autre sarcophage sur le bômos, à moins d’en avoir eu la permission du vivant d’Apollinarius, mais dans tous les cas, après sa mort, personne ne pourra placer un autre sarcophage sur le bômos. De même, il ne sera permis à personne de construire une structure devant le bômos qui cacherait celui-ci ou le sarcophage qui repose dessus ; sans quoi, pour cela aussi, on paiera une amende de 5 000 deniers à la gérousia. Que celui qui contreviendra aux dispositions consignées ici soit d’une part redevable des amendes, et qu’il ne jouisse ni d’une descendance ni de ressources, que la terre ne lui soit pas praticable ni la mer navigable mais qu’il meure sans descendance, sans ressources, estropié par toutes sortes de blessures et qu’après sa mort [il encoure] le châtiment et le courroux des dieux infernaux, aussi bien celui qui aura ordonné la construction que celui qui l’aura réalisée ; les mêmes [malédictions ?] valent aussi pour ceux qui auraient négligé d’intenter des poursuites pour ces faits. Une copie de ceci a été déposée aux archives (traduction d’après l’AE).
3409Voir inscription précédente. Ce riche notable, capable de s’offrir un beau monument funéraire, ne brillait pas par une confiance particulière envers le genre humain, de son vivant et après sa mort. Non seulement la sépulture était protégée par les garanties légales traditionnelles, celles-ci comportant d’ailleurs de nombreuses précisions, mais aussi par une longue formule imprécatoire très peu usuelle dans la région.
E‑HIER‑13c
3410Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3411Datation : deuxième moitié du iie siècle après J.‑C.
3412Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Publius Aelius Apollinarius.
3413Matériau : calcaire.
3414Dimensions : 15 x 178 cm.
3415Lieu de découverte : Pamukkale, dans la nécropole nord, sur le côté gauche de la route, découverte durant des travaux effectués sur celle-ci.
3416Date de découverte : 1962.
3417Bibliographie : Pennacchietti 1966‑1967, p. 312, n° 34 (Ritti 2017, p. 284).
3418Description du document : architrave de la porte d’entrée du tombeau. H. l. : 8 cm.
Π(οπλίου) Αἰλ(ίου) Ἀπολλιναρίου Μακεδόνος.
[Tombeau] de Publius Aelius Apollinarius, Macédonien.
3419Voir inscription précédente.
E‑HIER‑14
3420Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3421Datation : première moitié du iiie siècle après J.‑C.
3422Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’Aurelius Antiochidès.
3423Matériau : calcaire.
3424Dimensions : non renseignées.
3425Lieu de découverte : dans la nécropole nord, à gauche de la route, adossé à un tumulus. H. l. : 4,5 cm.
3426Date de découverte : non renseignée.
3427Bibliographie : Miranda 1999a, p. 123‑124, n° 13 ; Miranda 1999b, p. 38, n° 13 ; (Ritti 2017, p. 284).
3428Description du document : sarcophage. H. l. : 4,5 cm.
Ἡ σορός καὶ ὁ περὶ αὐτὴν τόπος Αὐρ. Ἀντιο/[χί]δο[υ]ς Μακεδόνος Πολυδεύκους / Ἀντωνεινιανοῦ Ἰουδέου.
Le sarcophage et l’emplacement qui l’entoure appartiennent à Aurelius Antiochidès, Macédonien, fils de Polydeukès, petit-fils d’Antoninianus, Juif.
3429Cette épitaphe paraît signifier pour cet homme une double ascendance macédonienne et juive, ce qui n’est guère étonnant dans la mesure où des colons militaires appartenant à ces deux populations avaient été installés dans la cité par les Séleucides.
Anthroponymes macédoniens
E‑HIER‑15
3430Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3431Datation : époque impériale romaine.
3432Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’un inconnu.
3433Matériau : non renseigné.
3434Dimensions : non renseignées.
3435Lieu de découverte : le long de l’allée des tombes.
3436Date de découverte : non renseignée.
3437Bibliographie : Humann et al. 1898, n° 128.
3438Description du document : sarcophage. H. l. : 5 cm.
[Ἡ σορὸς] καὶ ὁ περὶ αὐτὴν [τόπος - - -] / [- - -]Λ̣Ο̣ΙΚΟΛ̣[- - -] ἐν ᾗ κηδευθήσε/τ̣αι [α]ὐτὸς / καὶ ἡ γυνὴ αὐτοῦ Αὐρ(ηλία) Υ․ ․ ․ ․/κα ΙΙΙ Ἀλκέτου καὶ τὰ τέκνα αὐτῶν ․ ․ / καὶ ὃν ἂν αὐτοὶ / βούλ{η}οντ[α]ι το․ ․ ․ / ․ ․ κηδεύειν ν ․ ․ δ ․ ω̣ ․ ιτωι ․ ․ ․ ․ ․ ․/σ̣νους κηδεῦσαί τινα, ἕτερος δὲ οὐδεὶς· [εἰ δὲ μή, ἀποτει]/σ̣ά̣τ̣[ω τῷ] ταμίῳ (δην.) πεντακισχίλια.
[Le tombeau] et [l’emplacement] qui l’entoure … dans lequel il sera enseveli lui-même avec sa femme Aurelia Y…, fille (?) d’Alkétas et avec leurs enfants … et celui qu’ils veulent eux-mêmes … ensevelir … ensevelir quelqu’un, et personne d’autre. Dans le cas contraire, il paiera au fisc 5 000 deniers.
3439Le nom Alkétas est d’origine macédonienne. On notera l’importance de la somme prévue en guise d’amende.
E‑HIER‑16
3440Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3441Datation : fin du iie-milieu du iiie siècle après J.‑C.
3442Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’Euplous, dit Achilleus.
3443Matériau : travertin.
3444Dimensions : non renseignées.
3445Lieu de découverte : dans la nécropole nord, au bord de la route, à environ un mille de la cité.
3446Date de découverte : non renseignée.
3447Bibliographie : Humann et al. 1898, n° 270 (Laum 1914, n° 186) ; Ritti 2004, p. 479 et 591, n° 36 (SEG LIV, n° 1334) ; Ritti 2016, p. 547‑551, n° 43.
3448Description du document : sarcophage avec inscription gravée sur trois côtés, ici grand côté, partie inférieure, ligne 10. H. l. : 3,5 cm.
Nεικομήδει Ἀλκίμου.
Neikomèdes, fils d’Alkimos.
3449Le nom Alkimos est d’origine macédonienne.
E‑HIER‑17
3450Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3451Datation : probablement fin du règne de Caracalla.
3452Nature de l’objet et émettrices : dédicace gravée à la demande de la boulè et de la patrie.
3453Matériau : marbre blanc.
3454Dimensions : 55 x 70 x 38 cm.
3455Lieu de découverte : dans les fouilles du théâtre. Conservé au musée archéologique.
3456Date de découverte : non renseignée.
3457Bibliographie : Ritti 2017, p. 542‑544.
3458Description du document : base de statue de forme octogonale. La partie arrière, actuellement mutilée, était peut-être à l’origine taillée pour être appuyée à un mur. Moulures à la base et au sommet. Un trou carré au centre de la face supérieure et deux de tailles différentes à l’arrière. H. l. : 3 cm.
[[Ἡ κρατίστη]] / [[βουλὴ]] / κ(αὶ) ἡ μητρόπολις / νεωκόροως / π[[ατρίς, Τίτον]] / [[Aἴλιον Ῥουφεῖν]]ον / Ἀντιοχιανόν, / ῥήτορα, τὸν ἀρ/χιερέα [[κ(αὶ) γραμ]]/[[ματέα, ἐν ᾧ κα]]/τεσκεύασεν / αὐτὸς ἔργῳ.
[[La très puissante boulè]] et la [[patrie]] métropole, néocore [ont érigé la statue de] [[Titus Aelius Rouphin]]os Antiochianos, rhéteur, grand-prêtre [[et secrétaire, dans]] le bâtiment qu’il a lui-même fait construire.
3459Le grand notable ici honoré portait un cognomen qui est un dérivé d’un nom dynastique séleucide. Sur sa carrière et le martelage de l’inscription, voir t. 1, p. 161‑162 et sur son rôle sacerdotal p. 388.
E‑HIER‑18
3460Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3461Datation : époque impériale romaine.
3462Nature de l’objet et émetteurs : représentations de gladiateurs gravées à la demande de leurs admirateurs.
3463Matériau : marbre.
3464Dimensions : non renseignées.
3465Lieu de découverte : Pamukkale, dans un édifice à colonnes (temple ?).
3466Date de découverte : 1887.
3467Bibliographie : Humann et al. 1898, p. 77, n° 28.
3468Description du document : stèle brisée à droite, en haut et en bas ; texte sous la cinquième représentation, la plus à droite.
Ἀντιοχιανός / ἔσφ(ηλεν) (?).
Antiochianos est mort.
3469Hiérapolis était une fondation séleucide attribuée à Antiochos Ier ou à Antiochos II, mais rien ne prouve cependant que ce gladiateur était originaire de la cité.
E‑HIER‑19
3470Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3471Datation : époque impériale romaine.
3472Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Publius Aelius Iulianus.
3473Matériau : non renseigné.
3474Dimensions : non renseignées.
3475Lieu de découverte : Pamukkale.
3476Date de découverte : 1887.
3477Bibliographie : Hogarth 1891, p. 95, n° 18 (Humann et al. 1898, p. 148, n° 247).
3478Description du document : sarcophage. H. l. : 5 cm.
Ἡ σορ̣ὸς καὶ ὁ τόπος ὁ περὶ αὐτὴν Ποπλίου Αἰλίου Ἰουλιανοῦ τοῦ / Μύρωνο[ς καὶ τῆ]ς γυναικὸς αὐτοῦ Ἀντιοχίδος Ἀπολλωνίδου δὶς / τοῦ Μοσχᾶ Βότονος καὶ τῶν τέκνων αὐ[τῶν], ἑτέρῳ δὲ οὐδε/ν[ὶ ἐξέσται κηδεῦσαί τινα - - -].
Le sarcophage et l’emplacement qui l’entoure [appartiennent] à Publius Aelius Iulianus, fils de Myrôn, et à sa femme, Antiochis, fille d’Apollônidos, deuxième du nom, arrière-petite-fille de Moschas, arrière-arrière-petite-fille de Boton, et à leurs enfants ; il n’est permis à personne d’autre d’enterrer quelqu’un …
3479Hiérapolis était une fondation séleucide attribuée à Antiochos Ier ou à Antiochos II. Il est logique qu’Antiochis, qui semble faire partie d’une famille de notables, porte un nom dynastique. Son époux est détenteur des tria nomina, à l’inverse de son père ; il a dû être le premier à acquérir la citoyenneté romaine.
E‑HIER‑20
3480Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3481Datation : 100‑150 après J.‑C.
3482Nature de l’objet et émettrice : dédicace gravée à la demande de la corporation des teinturiers.
3483Matériau : marbre blanc.
3484Dimensions : 109 x 71 x 64 cm.
3485Lieu de découverte : Pamukkale, dans le théâtre.
3486Date de découverte : non renseignée.
3487Bibliographie : Ritti 1991, p. 871‑872, n° 7 (SEG XLI, n° 1201) ; Guizzi, Miranda de Marino, Ritti 2012, p. 646‑647, n° 3 (AE, 2013, n° 1552).
3488Description du document : grande base de statue constituée de deux fragments, celui du bas endommagé, avec trou de fixation au lit supérieur. H. l. : l. 1‑3, 5,5 cm ; l. 4‑11, 2,5 cm.
[T]ὴν βουλὴν / ἡ τέχνη τῶν βαφέων / [ἐπιμ]εληθέ[ντων τῆς ] / 〈ἀ〉ναστάσεως / Γλυκωνιανοῦ Μενάνδρο[υ] / τοῦ Γλύκωνος, / Γαίου Ἰουλίου Λουκίου Φαβία / Κρήσκεντος, / Γαίου Βαιβίου Γλύκωνος, Ἀντι[ό]/χου τοῦ Ζωσίμου.
À la boulè, la corporation des teinturiers ; épimélètes chargés de l’érection, Glykônianos, fils de Ménandros, petit-fils de Glykôn, Gaius Iulius Lucius, fils de Crescens, de la tribu Fabia, Gaius Baebius Glykôn et Antiochos, fils de Zôsimos.
3489Sur le nom Antiochos, voir inscriptions précédentes.
E‑HIER‑21
3490Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3491Datation : iie-iiie siècle après J.‑C.
3492Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Marcus Aurelius Ménandros.
3493Matériau : non renseigné.
3494Dimensions : 40 x 20 cm.
3495Lieu de découverte : Pamukkale.
3496Date de découverte : 1887.
3497Bibliographie : Humann et al. 1898, p. 97, n° 70.
3498Description du document : sarcophage. H. l. : 4 cm.
Ἡ σορὸς καὶ ὁ περὶ αὐτὴν τόπος Μάρκου Αὐρηλίου Μενάνδρου Ἀν[τι]/όχου Μαιλου[ί]δος, ἐν ᾗ κηδευθήσεται αὐτὸς καὶ ἡ γυνὴ αὐτοῦ Αὐρηλία / [Ἐ]λπὶς καὶ τὰ παιδία αὐτοῦ, / [κ]ηδευθήσεται δὲ καὶ ὁ Μένανδρος δὶς τοῦ Μενάνδρου. οὐδ[ε]νὶ δὲ ἑτέρῳ / [ἔξ]εστιν μετὰ τὴν ἐμὴν τελευτὴν πωλῆσαι· εἴ τις δὲ θελήσει, θήσει τῷ / ταμείῳ δηνάρια χείλια.
Le sarcophage et l’emplacement qui l’entoure [appartiennent] à Marcus Aurelius Ménandros, fils d’Antiochos, petit-fils de Mailouis, dans lequel il sera enseveli lui-même et sa femme, Aurelia Elpis, et ses enfants. Y sera enterré aussi Ménandros, fils de Ménandros, deuxième du nom ; il n’est permis à personne d’autre d’y être enterré après ma mort ; si quelqu’un veut le faire, il devra payer au trésor mille deniers.
3499Sur le nom Antiochos, voir inscriptions précédentes.
E‑HIER‑22
3500Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3501Datation : iiie siècle après J.‑C. (?).
3502Nature de l’objet et émettrice : épitaphe gravée à la demande d’Ammia, fille d’Antiochos.
3503Matériau : marbre blanc.
3504Dimensions : 4,80 x 177 x 9,50 cm.
3505Lieu de découverte : Pamukkale, en réemploi dans une structure byzantine construite sur la rampe d’accès au Martyrium de Saint Philippe.
3506Date de découverte : non renseignée.
3507Bibliographie : Ritti 2016, p. 543‑544, n° 41.
3508Description du document : sarcophage dont il ne demeure qu’une partie de la face principale. H. l. : 3,5 à 4,5 cm.
[Ἡ σορὸς - - - - - - - - -] καὶ ὁ περὶ αὐτὴν τ[ό]πος - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -] / [- - - - - - - - - - - - - - -] Ἀμμίας Ἀντιόχο[υ - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -, ἐν ᾗ κη]/[δευ]θήσεται δὲ καὶ ἡ Ἀμμἰα, [ἑτέρῳ δὲ οὐδενὶ ἐξέσται κηδεῦσ]αι, / [εἰ] δὲ μή, ὁ κηδεύσ〈ας〉 ἀποδώσει τῷ [ἱ]ε[ρω]τά[τῳ] ταμε[ίῳ Ӿ] Φʹ· [κα]/[τέλι]πεν δὲ ἡ Ἀμμία τῷ συνεδριῳ τῶν κηπο[υργ]ῶν στεφανωτικοῦ / [ὀνόματι Ӿ] Τʹ πρὸς τὸ δίδοσθαι καθ’ ἔτος ἐπὶ τῷ τόπῳ ἀπὸ τῶν τόκων / [τοῖς παραγ]ενομένοις τὸ συναγόμενον τοῦ τόκου, ἐὰν δὲ / [μὴ ἀποδώσ]ουν τὸ στεφανοτικόν, [εἶναι τῆς σεμνοτάτης (?)] / [γερου]σίας. Τῆς ἐπιγραφῆς τὸ ἀντίγραφον].
[Le sarcophage] et l’emplacement qui l’entoure [appartiennent à … et à Ammia], fille d’Antiochos [… dans lequel] sera enterrée la dite Ammia, [et il ne sera accordé à personne d’autre d’y être enterré] sinon, celui qui aura enseveli [quelqu’un] paiera au [fisc ?] 500 [deniers ?]. La susdite Ammia laisse à la corporation des jardiniers pour le couronnement de la tombe 300 deniers afin qu’en puisant aux intérêts on donne sur le site [de la tombe] à ceux qui interviennent leur part de ces intérêts, mais si l’argent pour le couronnement [n’est pas distribué, qu’il soit transféré à la très respectée (?) gérousi]a. Copie de l’inscription déposée aux archives (traduction d’après Ritti 2016).
3509Sur le nom Antiochos, voir inscriptions précédentes.
E‑HIER‑23
3510Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3511Datation : époque impériale romaine.
3512Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’Antiochos.
3513Matériau : non renseigné.
3514Dimensions : non renseignées.
3515Lieu de découverte : Pamukkale.
3516Date de découverte : 1887.
3517Bibliographie : Humann et al. 1898, p. 166, n° 315.
3518Description du document : sarcophage. H. l. : 5 cm.
Ἡ σορὸς καὶ ὁ περὶ αὐτὴν τόπος Ἀντιόχου Ἀγαθο/κλέους τοῦ καλουμένου Τατιανοῦ, ἐν ᾗ κηδευθήσε/ται αὐτός τε καὶ Μένανδρος Μενάνδρου ὁ φύσει υἱὸς αὐτοῦ· ἑτέρῳ δὲ / οὐδενὶ ἐξέσται κηδευθῆναι. εἰ δὲ μή, ὁ ὑπεναντίον ποιήσας ἀπο/τείσει [τῷ] ἱερωτάτῳ ταμείῳ (δην.) ͵βφʹ, τῇ δὲ σεμνοτάτῃ γερουσίᾳ / [τὸ αὐ]τ̣ό(?) [- - -].
Le sarcophage et l’emplacement qui est autour [appartiennent] à Antiochos, fils d’Agathoclès, surnommé Tatianos, dans lequel il sera enterré avec Ménandros, fils de Ménandros, son vrai fils. Et il est interdit à qui que ce soit d’autre d’y être enseveli ; dans le cas contraire, le contrevenant devrait payer au trésor sacré 2 500 deniers et à la très sainte gérousia la même somme …
3519Sur le nom Antiochos, voir inscriptions précédentes.
E‑HIER‑24
3520Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3521Datation : iie-iiie siècle après J.‑C.
3522Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Marcus Aurelius Epiktètos Pios.
3523Matériau : non renseigné.
3524Dimensions : non renseignées.
3525Lieu de découverte : Pamukkale, à flanc de coteau.
3526Date de découverte : 1887.
3527Bibliographie : Humann et al. 1898, p. 158‑159, n° 288.
3528Description du document : sarcophage. H. l. : 5,5 cm.
Ἡ σορὸς καὶ ὁ ὑπὸ αὐτὴν τόπος Μάρκου Αὐρηλίου / Ἐπικτήτου Πίου τοῦ Τρύφωνος τοῦ Ἱκεσίου καὶ ἡ / γυνὴ αὐτοῦ Αὐρηλία Ἀντονεῖνα Ἀτταλιανὴ{ς} καὶ τὸ / τέκνον αὐτῆς.
L’urne et l’emplacement en dessous [appartiennent à] Marcus Aurelius Epiktètos Pios, fils de Tryphônos, petit-fils d’Hikésios, et à sa femme, Aurelia Antonina Attalianè, et à leur enfant.
3529Hiérapolis était une fondation séleucide passée dans l’orbite attalide après le traité d’Apamée ce qui y explique la présence d’un diminutif féminin attalide.
E‑HIER‑25
3530Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3531Datation : iie-iiie siècle après J.‑C.
3532Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande Marcus Aurelius Tatianos.
3533Matériau : non renseigné.
3534Dimensions : non renseignées.
3535Lieu de découverte : Pamukkale.
3536Date de découverte : 1887.
3537Bibliographie : Humann et al. 1898, p. 106, n° 103.
3538Description du document : sarcophage brisé à droite. H. l. : 7 cm.
Ὁ μο〈ί〉ως(?) καὶ ὁ βομὸς καὶ ἡ ἐπικειμένη σο[ρὸς] / Μάρκου Αὐρηλίου Τατιανοῦ Ἀτ[τ]αλι[ανοῦ - - -].
Le corps et le tombeau et l’urne qui y est placée [sont ceux] de Marcus Aurelius Tatianos, fils d’Attalianos …
3539Sur le diminutif Attalianos, voir inscription précédente.
E‑HIER‑26
3540Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3541Datation : iie-iiie siècle après J.‑C.
3542Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Marcus Aurelius Hèrakléidès.
3543Matériau : non renseigné.
3544Dimensions : non renseignées.
3545Lieu de découverte : Pamukkale, dans la rue des tombeaux.
3546Date de découverte : 1887.
3547Bibliographie : Humann et al. 1898, p. 116, n° 141.
3548Description du document : sarcophage. H. l. : 4 cm.
[Ἡ σ]ορὸς καὶ ὁ περικείμενος περὶ αὐτὴν τόπος καὶ τὸ σύστρωμα καὶ βα/θρικόν, ἔνθα ἐπίκειται ἡ σορός, Μ(άρκου) Αὐρ(ηλίου) Ἡρακλείδου Ἀτταλιανοῦ, / ἐν ᾗ κηδευθήσεται αὐτὸς ὁ Ἡρακλείδης καὶ ἡ γυνὴ αὐτοῦ {μηδενὸς} / Αὐρ(ηλία) Πία καὶ οἱ παῖδες αὐτοῦ, μηδενὸς ἑτέρου ἔχοντος ἐξου/σίαν κηδεύεσθαι ἐν αὐτῇ. ὃς ἂν τολμήσει παρὰ τὰ προγεγραμμέν(α) πρό/σωπα κηδευθῆναι, εἰσοίσει [τῷ ἐπι(?)]/τρόπῳ (δην.) ͵βυʹ. ἀ̣[ντίγ]ρ̣αφ[ον].
L’urne et l’emplacement qui l’entoure entièrement et le pavement et la base qui sont tout autour de l’urne [appartiennent à] Marcus Aurelius Hèrakléidès, fils d’Attalianos, dans lequel le dit Hèrakléidès sera enseveli avec sa femme, Aurelia Pia, et ses enfants ; il n’est permis à personne d’autre d’y être enseveli. Celui qui tentera d’être enterré en plus des personnages susnommés versera au procurateur 2 400 deniers. Copie [aux archives].
3549Sur le diminutif Attalianos, voir inscriptions précédentes. L’homonymie avec l’émetteur de E‑HIER‑27 peut provenir d’un simple hasard, à moins que Marcus Aurelius Hèrakléidès se soit remarié.
E‑HIER‑27
3550Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3551Datation : iie-iiie siècle après J.‑C.
3552Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Marcus Aurelius Hèrakléidès.
3553Matériau : non renseigné.
3554Dimensions : non renseignées.
3555Lieu de découverte : Pamukkale.
3556Date de découverte : 1887.
3557Bibliographie : Humann et al. 1898, p. 121, n° 157.
3558Description du document : sarcophage. H. l. : 4,5 cm.
Ἡ σορὸς καὶ ὁ τόπος Μ(άρκου) Αὐρ(ηλίου) Ἡρακλείδου Ἀτταλιανοῦ, ἐν ᾗ κηδευθ/[ή]σεται αὐτὸς καὶ ἡ γυνὴ αὐτοῦ Αὐρ(ηλία) Ἰουλία καὶ τὰ τέκνα αὐτῶν.
L’urne et l’emplacement [appartiennent à] Marcus Aurelius Hèrakléidès, fils d’Attalianos, dans lequel il sera enseveli avec sa femme, Aurelia Iulia, et avec leurs enfants.
3559Sur le diminutif Attalianos, voir inscriptions précédentes. L’homonymie avec l’émetteur de l’inscription E‑HIER‑26 peut provenir d’un simple hasard, à moins que Marcus Aurelius Hèrakléidès se soit remarié.
E‑HIER‑28
3560Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3561Datation : iie-iiie siècle après J.‑C.
3562Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Marcus Aurelius Hèsychios.
3563Matériau : non renseigné.
3564Dimensions : non renseignées.
3565Lieu de découverte : Pamukkale, au bout de l’allée des tombeaux, à droite.
3566Date de découverte : 1887.
3567Bibliographie : Humann et al. 1898, p. 152‑153, n° 268.
3568Description du document : sarcophage.
Ἡ σορὸς κὲ ὁ περὶ αὐτὴν τόπος διαφέρι Μάρκου Αὐρ(ηλίου) / Ἡσυχί〈ου〉 δὶς ἐκ παραχωρήσεως Ἀτταλιανοῦ Παπίου.
L’urne et l’emplacement qui l’entoure [appartiennent à] Marcus Aurelius Hèsychios, deuxième du nom, par cession d’Attalianos, fils de Papios.
3569Sur le diminutif Attalianos, voir inscriptions précédentes.
E‑HIER‑29
3570Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3571Datation : iiie siècle après J.‑C.
3572Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Marcus Aurelius Ménippos Glykôn.
3573Matériau : travertin.
3574Dimensions : non renseignées.
3575Lieu de découverte : dans la nécropole nord, au cours de travaux.
3576Date de découverte : 2003.
3577Bibliographie : Guizzi, Miranda de Marino, Ritti 2012, p. 664, n° 24 (AE, 2013, n° 1558).
3578Description du document : sarcophage avec gravure sur un des longs côtés de la cuve. H. l. : 4,5 à 5,5 cm.
Ἡ σορὸς Μ(άρκου) Αὐρ(ηλίου) Μενίππου Γλύκωνος Μάκρου σὺν τῷ τόπῳ, / ἐν ᾗ κηδευθήσεται αὐτὸς καὶ ἡ γυνὴ αὐτοῦ Αὐ(ρηλία) Χανθίππη / καὶ ὁ υἱὸς αὐτῶν Αὐρ(ήλιος) Μένιππος Ἀτταλιανὸς καὶ τὰ ἔκγονα / τοῦ Μενίππου· ἑτέρῳ δὲ οὐδενί ἔξεσται κηδεῦσαί τινα, ἐπεὶ ἀπο/δώσι τῷ ἱερωτάτῳ ταμείῳ προστίμου (δηνάρια) Ψʹ.
Ce sarcophage est celui de M. Aurelius Ménippos Glykôn, fils de Macros, avec son emplacement, dans lequel il sera enseveli ainsi que sa femme, Aurelia Xanthippè, leur fils, Aurelius Ménippos Attalianos, et les petits-fils de Ménippos ; aucun autre n’a le droit d’y ensevelir quelqu’un, sinon il versera 700 deniers d’amende au trésor sacré (traduction d’après l’AE).
3579Sur le diminutif Attalianos, voir inscriptions précédentes. La graphie Macros est probablement une erreur du lapicide pour Marcos.
E‑HIER‑30
3580Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3581Datation : deuxième moitié du iie siècle-première moitié du iiie siècle après J.‑C.
3582Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Marcus Aurelius Kallikarpos.
3583Matériau : travertin.
3584Dimensions : non renseignées.
3585Lieu de découverte : dans la nécropole sud, sur le côté gauche de la route, un peu en retrait de la rue principale. Il faisait partie d’un groupe de sarcophages disposés en cercle.
3586Date de découverte : non renseignée.
3587Bibliographie : Ritti 2016, p. 530‑531, n° 35.
3588Description du document : sarcophage renversé et brisé en trois morceaux avec une grosse lacune dans la partie centrale. L’inscription se trouve sur le côté principal. H. l. : 4,5 cm.
Ἡ{Ἡ} σορὸς κ[αὶ ὁ τόπος Μάρ]κου Αὐρηλίου Καλλικάρπου, / ἐν ᾗ κηδευθήσε[ται ἡ γυνὴ α]ὐτοῦ Σέξτα Παλατῖνα Ἀτταλίς. / καταλινπάνω το[- - - - - - - - - -]Ι στεφανωτικὸν τῆς σεμνο/τάτης ἐργασίας [τοῖς γρα]ματίσιν Ӿ τριακόσια, / ἅτινα δοθῇ μη. ζ’ [- - - - - - - - - - - -, ε]ι κα[ὶ] μη δοθῇ, / λήψετε αὐτὸ [ἡ ἐργασία τῶν λι]νωτῶν. / [κ]αταλινπάνω [- - - δὲ καὶ ? - - - -]ω / [στεφ]ανωτικο[- - - - - - - - - - - - - - - - - - - -]· / [ἐὰν] δέ τις ἕτε[ρόν τινα κηδεύσει, δώσει τῷ] / [τ]αμίῳ Ӿ ͵Α.
Le sarcophage et son emplacement appartiennent à Marcus Aurelius Kallikarpos ; y sera enterrée sa [femme] Sexta Palatina Attalis ; je laisse comme … pour les couronnes aux secrétaires de la très respectée association des éleveurs 300 deniers, dont [le revenu] devra être distribué le septième mois [le ? jour] ; mais s’il n’est pas distribué, [la corporation] des artisans du lin se chargera du couronnement ; je laisse … aussi … le couronnement … ; et si quelqu’un [y enterre] un autre, [il paiera au] trésor 1 000 deniers (traduction d’après Ritti 2016).
3589Le nom féminin Attalis est à mettre en relation avec le passage de la cité dans l’orbite de Pergame après 188. La somme laissée aux éleveurs ou aux artisans du lin traduit l’importance de l’activité textile dans la cité.
E‑HIER‑31a
3590Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3591Datation : 135‑136 après J.‑C.
3592Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande du démos et de la boulè.
3593Matériau : marbre blanc.
3594Dimensions : 114 x 57 x 52,5 cm.
3595Lieu de découverte : en réemploi près de la porte byzantine.
3596Date de découverte : 1994.
3597Bibliographie : Ritti 1997a, p. 507‑511 ; Ritti 1999a, p. 294‑296 (AE, 1999, n° 1578) ; Ritti 2000, p. 209‑210 (SEG L, n° 1247) ; Ritti 2006, p. 173‑175, n° 41 ; Ritti 2017, p. 413‑415.
3598Description du document : base de statue. H. l. : 3,5 cm.
Τίτον Αὐρήλιον Φούλ/βον Ἀντωνεῖνον ἀν/θύπατον, σωτῆρα καὶ / εὐεργέτην τῆς πό/λεως, ἡ βουλὴ καὶ ὁ δῆ/μος, / ἐπιμεληθέντος τῆς / ἀναστάσεως Ἀττάλου / τοῦ Ἑρμολάου τοῦ Ἀτ/τάλου.
À Titus Aurelius Fulvus Antoninus, proconsul, sauveur et évergète de la cité, la boulè et le démos ; épimélète pour l’érection [de la statue] Attalos, fils d’Ermolaos, petit-fils d’Attalos.
3599Hiérapolis était une fondation séleucide passée dans l’orbite attalide après le traité d’Apamée. La présence d’un Attalos n’y est pas étonnante ; plus intéressante est la répétition de ce nom sur plusieurs générations. Le proconsul honoré ici est le futur empereur Antonin le Pieux qui a semble-t-il agi au bénéfice de la cité. Cette statue devait se trouver très proche de celle de son épouse Faustina (voir inscription suivante).
E‑HIER‑31b
3600Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3601Datation : 135‑136 après J.‑C.
3602Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande du démos et de la boulè.
3603Matériau : marbre blanc.
3604Dimensions : 59,5 x 57,8 x 57,8 cm.
3605Lieu de découverte : en réemploi près de la porte byzantine.
3606Date de découverte : 1994.
3607Bibliographie : Ritti 1999a ; Ritti 2000, p. 213‑214 (SEG L, n° 1248 ; AE, 2000, n° 1434) ; Ritti 2006, p. 175‑176, n° 41 ; Ritti 2017, p. 413‑415.
3608Description du document : base de statue. H. l. : 3,2 à 2,5 cm.
Ἀννίαν Φαυστεῖναν / γυναῖκα Τ. Αὐρηλίου / Φούλβου Ἀντωνείνου, / τοῦ εὐεργέτου ἀνθυπά/του, ἡ βουλὴ καὶ ὁ δῆ/μος, [ἐπι]μεληθέντος τῆς / [ἀνασ]τάσεως Ἀττάλου / [τοῦ Ἑρμολάου τοῦ Ἀτ/τάλου].
La boulè et le démos [ont érigé la statue] d’Annia Faustina, femme de Titus Aurelius Fulvus Antoninus, proconsul, évergète ; épimélète pour l’érection [de la statue], Attalos, fils d’Ermolaos, petit-fils d’Attalos.
3609Sur le nom Attalos, voir inscription précédente. Le proconsul honoré ici au travers de son épouse Faustina est le futur empereur Antonin le Pieux. Cette statue devait se trouver très proche de celle de son époux (voir inscription précédente)
E‑HIER‑32
3610Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3611Datation : ier-iie siècle après J.‑C.
3612Nature de l’objet et émetteurs : dédicace probablement gravée à la demande du démos et de la boulè.
3613Matériau : marbre blanc.
3614Dimensions : 83 x 66 x 33 cm.
3615Lieu de découverte : Pamukkale, dans un mur de la cité, près de la porte sud.
3616Date de découverte : non renseignée.
3617Bibliographie : CIG III, n° 3903 (Humann et al. 1898, p. 88, n° 44).
3618Description du document : base de statue (?). H. l. : 3,5 cm.
- - - ΝΕ / - - - ΣΤ / -ΥΝΤΩΝ[- -]Ο Τι(βέριον) [Κλαύ]/διον Ἐπαίνετον Φλαουι/ανόν, / ἐπιμεληθέντος τοῦ ἔρ[γου] / [Ἑρ]μίππου Ἀττάλου τοῦ / Μενεσθέως.
…ΝΕ / …ΣΤ / …ΥΝΤΩΝ…Ο de Tiberius Claudius Epainetos Flavianus ; épimélète en ayant la charge, Ermippos, fils d’Attalos, petit-fils de Ménesthéos.
3619En dépit des importantes lacunes du début de l’inscription, il semble qu’il s’agisse d’une dédicace en l’honneur d’un proche (son épouse ?) de Tiberius Claudius Epainetos Flavianus, un magistrat ou fonctionnaire romain qui avait fait bénéficier la cité de ses bienfaits. Sur le patronyme de l’épimélète, voir inscriptions précédentes.
E‑HIER‑33
3620Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3621Datation : iie siècle après J.‑C.
3622Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’Attalos.
3623Matériau : marbre blanc.
3624Dimensions : 78,5 x 69 à 39 x 6 cm.
3625Lieu de découverte : Pamukkale, dans la palestre.
3626Date de découverte : non renseignée.
3627Bibliographie : Ritti, Miranda, Guizzi 2008, p. 192‑193, n° 107.
3628Description du document : stèle avec pédiment triangulaire brisé contenant une rosette à quatre pétales en son centre. Sur le corps, une figure féminine en robe longue, voilée, avec, à gauche, un peigne et une fiole à parfum, à droite, un panier et un miroir. H. l. : 1,4 cm.
Ἄτταλος Τατία τῇ / γυναικὶ μνήμης χάριν. / Τατία Ἀπολλωνίου χαίρε.
Attalos, à sa femme, Tatia, en souvenir. Tatia, fille d’Apollônios, salut.
3629Sur le nom Attalos, voir inscriptions précédentes.
E‑HIER‑34
3630Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3631Datation : iie-iiie siècle après J.‑C.
3632Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Marcus Aurelius Stratonikos.
3633Matériau : non renseigné.
3634Dimensions : non renseignées.
3635Lieu de découverte : Pamukkale, près de la grosse construction, devant la porte nord.
3636Date de découverte : 1887.
3637Bibliographie : Humann et al. 1898, p. 94, n° 57 ; Ritti 2016, p. 493, n° 22a.
3638Description du document : sarcophage placé sous un autre plus grand. H. l. : 4,3 cm.
Aἱ σο[ρο]ὶ καὶ ὁ βωμὸς καὶ τὸ κηπίον Μ(άρκου) Αὐρ(ηλίου) Στρατονίκου βʹ τοῦ Ἀ̣τ[τάλου]. / 〈θεοί〉.
Les sarcophages et la tombe et le petit jardin [appartiennent] à Marcus Aurelius Stratonikos deuxième du nom, petit-fils d’Attalos. Aux dieux.
3639Sur le nom Attalos, voir inscriptions précédentes.
E‑HIER‑35
3640Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3641Datation : iie-iiie siècle après J.‑C.
3642Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à l’initiative des membres d’une association religieuse.
3643Matériau : marbre blanc.
3644Dimensions : 145 x 63 (en haut) à 70 (à la base) x 16 (en haut) à 27 (à la base) cm.
3645Lieu de découverte : Dağmarmara (ex-Geveze).
3646Date de découverte : 1983.
3647Bibliographie : Robert 1983b, p. 45‑55 avec photographie et Robert 1990, p. 549‑559 (SEG XXXIV, n° 1298 ; Chuvin 1987, p. 107‑108) ; Ritti 2002, p. 57‑60, n° 1 ; Ritti, Miranda, Guizzi 2008, p. 120‑122, n° 43.
3648Description du document : stèle avec pédiment mutilé ayant contenu un buste de Zeus. Au-dessous, trois registres : dans le premier, les dieux des Motaleis, à savoir, à gauche, Mên, à cheval, avec une patère (?), un sceptre et un croissant de lune ; à droite, une divinité à cheval vêtue à l’identique et portant la double hache ; au centre, Artémis en chiton court, avec arc et carquois. Au registre médian, cinq figures masculines avec leurs noms en dessous ; même chose au registre inférieur, avec six personnages. La base brisée contenait aussi un registre à six personnages. H. l. : 1,3 à 2 cm.
Sous le buste de Zeus : Ἡ ἑταιρεία ἡ Ἀρζιμέων ἡ περὶ Στρατόνεικον Ἀπολλω/νίου Θεογᾶ καὶ Ζωτικὸν Ἀπολλωνίου Κλαυδίωνος / εὐχὴν Θεοῖς Μοταλέων ἀνέθηκαν.
Au-dessus des 5 premiers membres mentionnés, n° 1 à gauche : Διόδωρος Ἀττάλου.
Sous le buste de Zeus : La compagnie des Arzimneis, avec pour chefs Stratoneikos, fils d’Apollônios, petit-fils de Théogas, et Zôtikos, fils d’Apollônios, petit-fils de Klandiôn, a déposé [cette stèle] en ex-voto aux Dei Motaleis.
Au-dessus des 5 premiers membres mentionnés, n° 1 à gauche : Diodôros, fils d’Attalos.
3649Les Dei Motaleis n’ont rien à voir avec la cité de Motella. Il s’agit d’une triade, connue par ailleurs (voir Robert 1983b et 1990), associant divinités indigènes et gréco-romaines, ici en l’occurrence Artémis. Les membres de la communauté religieuse constituaient un groupe stable, une hétairie, ce qui permettait de les représenter sur la stèle, habitude assez fréquente dans cette petite région (voir E‑HIER‑77a‑b). Sur le fidèle dont le patronyme est Attalos, voir inscriptions précédentes.
E‑HIER‑36
3650Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3651Datation : époque impériale romaine.
3652Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Diophantos.
3653Matériau : non renseigné.
3654Dimensions : non renseignées.
3655Lieu de découverte : Pamukkale.
3656Date de découverte : 1887.
3657Bibliographie : Humann et al. 1898, p. 102, n° 86.
3658Description du document : sarcophage. H. l. : 4,5 cm.
Ἡ σορὸς καὶ ὁ περὶ αὐτὴν τόπος σὺν τῷ προσόντι βαθρικῷ / Διοφάντου Ἀττάλου τοῦ καλουμένου Τροφίμου καὶ Ἀμμίας / τῆς γυναικὸς αὐτοῦ, ἐν ᾗ κηδευθήσεται αὐτὸς καὶ ἡ προ/δηλουμένη Ἀμμιάς.
Le sarcophage et l’emplacement qui l’entoure avec la base gravée [appartiennent] à Diophantos, fils d’Attalos, dit Trophimos, et à Ammia, sa femme, dans lequel il sera enseveli avec sa très brillante Ammia.
3659Sur le nom Attalos, voir inscriptions précédentes.
E‑HIER‑37
3660Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3661Datation : époque impériale romaine.
3662Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande du défunt ou de ses proches.
3663Matériau : non renseigné.
3664Dimensions : non renseignées.
3665Lieu de découverte : Pamukkale.
3666Date de découverte : 1887.
3667Bibliographie : Humann et al. 1898, p. 106, n° 106.
3668Description du document : sarcophage. H. l. : 6 cm.
Ἡ σορὸς καὶ ὁ τόπος Ἀπολλωνίου Ἀττάλου / τοῦ Ἀπολλωνίου.
Le sarcophage et l’emplacement [appartiennent] à Apollônios, fils d’Attalos, petit-fils d’Apollônios.
3669Sur le nom Attalos, voir inscriptions précédentes.
E‑HIER‑38
3670Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3671Datation : époque impériale romaine.
3672Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’Attalos.
3673Matériau : non renseigné.
3674Dimensions : non renseignées.
3675Lieu de découverte : Pamukkale.
3676Date de découverte : 1887.
3677Bibliographie : Humann et al. 1898, p. 130, n° 197.
3678Description du document : sarcophage. H. l. : 4,5 cm.
Ἡ σορὸς καὶ ὁ περὶ αὐτὴν τόπος καὶ τοῦ μνημείου μέρος Ἀττάλου Α[․ ․]/διος τοῦ Φουνδάνου· ἐν δὲ τῇ σορῷ κηδευθήσεται αὐτὸς κ̣[αὶ ἡ] γ̣υνὴ / αὐτοῦ Φλ(αβία) Τι(βερία) Ἀ[μ]μία(?).
Le sarcophage et l’emplacement qui l’entoure et la partie du monument commémoratif [appartiennent] à Attalos, fils d’A(?)dios, petit-fils de Phoundanos ; et il sera enseveli dans ce sarcophage, avec sa femme, Flavia Tiberia Ammia(?).
3679Sur le nom Attalos, voir inscriptions précédentes.
E‑HIER‑39
3680Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3681Datation : époque impériale romaine.
3682Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’Asklèpios.
3683Matériau : non renseigné.
3684Dimensions : non renseignées.
3685Lieu de découverte : Pamukkale.
3686Date de découverte : 1887.
3687Bibliographie : Humann et al. 1898, p. 133, n° 206.
3688Description du document : sarcophage. H. l. : 4 cm.
〈Ζ〉 ἥ(ρωσιν)(?). / ἡ σορὸς καὶ ὁ περὶ αὐτὴν τόπος Ἀσσκληπίου Ἀττάλου / τοῦ Διοφάντου, ἐν ᾗ κηδευθήσεται αὐτὸς καὶ ἡ γυνή μου / Ἀγριπεῖνα.
〈Ζ〉 Aux Dieux Mânes. Le sarcophage et l’emplacement qui l’entoure [appartiennent] à Asklèpios, fils d’Attalos, petit-fils de Diophantos, dans lequel il sera enterré avec sa femme, Agripina.
3689Sur le nom Attalos, voir inscriptions précédentes.
E‑HIER‑40
3690Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3691Datation : époque impériale romaine.
3692Nature de l’objet et émettrice : épitaphe gravée à la demande d’Aurelia Marcia.
3693Matériau : non renseigné.
3694Dimensions : non renseignées.
3695Lieu de découverte : Pamukkale.
3696Date de découverte : 1887.
3697Bibliographie : Hogarth 1891, p. 87, n° 8 (Ramsay 1895, p. 117, n° 25 ; Humann et al. 1898, p. 141, n° 222).
3698Description du document : sarcophage. H. l. : 6 cm.
Ἡ σορὸς καὶ ὁ περὶ αὐτὴν τόπος Αὐρηλίας Μαρκίας Ἀττάλου, / ἐν ᾗ κηδευθήσεται Αὐρήλι〈ο〉ς Καρποφόρος Παστιλλᾶς / καὶ Αὐρηλία Μαρκία ἡ γυνὴ αὐτοῦ τοῦ Καρποφόρου, / καθὼς προγέγραπται, καὶ τὰ παιδία τῆς Μαρκίας· ἐὰν δὲ ἕτερός τις / κηδευθῇ, δώσει τῷ ἱερωτάτῳ ταμείῳ (δην.) φʹ.
Le sarcophage et l’emplacement qui l’entoure [appartiennent] à Aurelia Marcia, fille d’Attalos. Y seront ensevelis Aurelius Karpophoros Pastillas et Aurelia Marcia, la femme de Karpophoros, comme cela a été indiqué, et les enfants de Marcia. Et si quelqu’un d’autre y est enterré, il devra payer au trésor sacré 500 deniers.
3699Sur le nom Attalos, voir inscriptions précédentes. Aurelia Marcia, propriétaire de la tombe, se prémunit contre l’enterrement d’enfants d’un second mariage de son époux. Le nom de ce dernier est remarquable, avec un cognomen qui est celui d’une épiclèse de Déméter, ce qui laisse supposer que la famille était impliquée dans ce culte.
E‑HIER‑41
3700Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3701Datation : époque impériale romaine.
3702Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Lykôn.
3703Matériau : non renseigné.
3704Dimensions : non renseignées.
3705Lieu de découverte : Pamukkale, au bout de la voie des tombeaux, à droite.
3706Date de découverte : 1887.
3707Bibliographie : Humann et al. 1898, p. 153, n° 269.
3708Description du document : sarcophage. H. l. : 5 cm.
Ἡ σορὸς καὶ ἡ καμάρα καὶ ὁ βάθρος ὁ ὑπὸ αὐτὴν Λύ[κ]ωνος δὶς Ἀττά/λου τοῦ Μυαδάγρου, ἐν ᾗ κεκήδευται αὐτός, κηδευθήσεται δὲ καὶ / ἡ γυνὴ αὐτοῦ Γλυκωνίς. ἔχ[ε]ιν δὲ [ἐ]ξ̣ου〈σ〉ίαν τῆς σοροῦ Ἀλέσαν/δρον καὶ Γλύκωναν καὶ Ἀν̣φιανὸν τὰ τέκνα αὐτοῦ. τού〈του〉 ἀπετέ/θη τὸ ἀντίγραφον ἰς τὰ ἀρχῖα.
Le sarcophage et la voûte et la base en dessous [appartiennent] à Lykôn, deuxième du nom, petit-fils d’Attalos, arrière-petit-fils de Myadagros, dans lequel il sera enterré et dans lequel il fera enterrer aussi sa femme, Glykônis. Ont la permission d’y être enterrés Alexandros et Glykôna et Amphianos, ses enfants. Une copie de cette inscription a été déposée aux archives.
3709Sur le nom Attalos, voir inscriptions précédentes.
E‑HIER‑42
3710Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3711Datation : époque impériale romaine.
3712Nature de l’objet et émettrice : épitaphe gravée à la demande d’Amphia.
3713Matériau : non renseigné.
3714Dimensions : non renseignées.
3715Lieu de découverte : Pamukkale, au bout de la voie des tombeaux, à droite.
3716Date de découverte : 1887.
3717Bibliographie : Hogarth 1891, p. 93, n° 15 (Humann et al. 1898, p. 155, n° 275).
3718Description du document : sarcophage. H. l. : 4 cm.
Ἡ σορὸς [- -] Ἀνφίας(?) Γλύκωνος τοῦ Ἀττάλου Λίβωνος, ἐν ᾗ κεκή/δευται αὐτὴ καὶ τὰ τέκνα αὐτῆς Γλύκων καὶ Ἀπολλώνιος οἱ Ἀπολ/λωνίου τοῦ Ἀπολλωνίου τοῦ Μυρτίχου, ὁ ἀνὴρ αὐτῆς Ἀπολλώνι/ος Ἀπολλωνίου τοῦ Μυρτίχου καὶ ἔγγονος αὐτῆς Ἀπολλώνιος· / ἐὰν δέ τις ἕτερος κηδεύσει, δώσει τῷ φίσκῳ (δην.) ͵α καὶ ἔσται / ἔνοχος τυμβωρυχίᾳ.
Le sarcophage … appartient à Amphia, fille de Glykôn, petite-fille d’Attalos, arrière-petite-fille de Libôn, dans lequel elle sera ensevelie avec ses enfants, Glykôn et Apollônios, fils d’Apollônios, petits-fils d’Apollônios, arrière-petits-fils de Myrtichos, son mari Apollônios, fils d’Apollônios, petit-fils de Myrtichos, et son petit-fils, Appolônios. Et si quelqu’un d’autre s’y fait enterrer, il paiera au fisc 1 000 deniers en fonction de ce qui est prévu pour le viol de tombes.
3719Sur le nom Attalos, voir inscriptions précédentes. On notera le fait que dans cette famille importante qui fait remonter sa généalogie sur plusieurs générations, c’est une femme qui était propriétaire de la tombe.
E‑HIER‑43
3720Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3721Datation : époque impériale romaine.
3722Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande du défunt ou de ses proches.
3723Matériau : calcaire.
3724Dimensions : longueur 225 cm.
3725Lieu de découverte : Pamukkale, dans le mur de l’est, à droite de la porte.
3726Date de découverte : 1887.
3727Bibliographie : Humann et al. 1898, p. 170, n° 332.
3728Description du document : architrave. H. l. : 11 cm.
Ἀττάλου τοῦ Ξενίου / ἡρῷον.
Hérôon d’Attalos, fils de Xénios.
3729Sur le nom Attalos, voir inscriptions précédentes.
E‑HIER‑44
3730Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3731Datation : époque impériale romaine.
3732Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande du défunt ou de ses proches.
3733Matériau : calcaire.
3734Dimensions : 252 x 80 cm (diamètre de la rosace, 37 cm).
3735Lieu de découverte : dans la nécropole du nord-est, aux limites de la partie plane située sur la colline du « Martyrium » octogonal.
3736Date de découverte : entre 1960 et 1962.
3737Bibliographie : Pennacchietti 1966‑1967, p. 296, n° 5 (BE, 1971, n° 643).
3738Description du document : sur le fronton orné d’une rosace d’une tombe à chambre en grande partie enterrée. H. l. : de 3 à 6 cm.
Ἀττάλου Λαπαροῦ / ἥρωα.
Aux Dieux Mânes d’Attalos, fils de Laparos.
3739Sur le nom Attalos, voir inscriptions précédentes.
E‑HIER‑45
3740Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3741Datation : époque impériale romaine.
3742Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande du défunt ou de ses proches.
3743Matériau : calcaire.
3744Dimensions : largeur 238 cm.
3745Lieu de découverte : dans la nécropole nord, contre une autre tombe, en position perpendiculaire par rapport à la route.
3746Date de découverte : entre 1960 et 1962.
3747Bibliographie : Pennacchietti 1966‑1967, p. 299, n° 10 (BE, 1971, n° 643).
3748Description du document : sarcophage sans couvercle. H. l. : 6,5 cm.
Ἡ σορὸς Ἀνδρονείκου / τετράκις τοῦ Ἀττάλου, / βουλάρχου.
Ce sarcophage [appartient] à Androneikos, fils d’Attalos, quatrième du nom, boularque.
3749Sur le nom Attalos, voir inscriptions précédentes. Il convient de noter sa répétition sur plusieurs générations dans cette famille de notables ; Androneikos, fils d’Attalos, présidait la boulè.
E‑HIER‑46
3750Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3751Datation : époque impériale romaine.
3752Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande du défunt ou de ses proches.
3753Matériau : non renseigné.
3754Dimensions : non renseignées.
3755Lieu de découverte : Pamukkale.
3756Date de découverte : 1887.
3757Bibliographie : Humann et al. 1898, p. 131, n° 199.
3758Description du document : sarcophage.
Ἡσορὸς Εὐμ[ένους(?) - - -] / ΤΙΗΟΕΛΛΤΙ- - -
Le sarcophage [appartient] à Eum(énos ?) ΤΙΗΟΕΛΛΤΙ…
3759Hiérapolis était une fondation séleucide passée dans l’orbite attalide après le traité d’Apamée. La présence d’un Euménos n’y est pas étonnante, même si la restitution du nom n’est pas assurée.
E‑HIER‑47
3760Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3761Datation : iiie siècle après J.‑C.
3762Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Marcus Aurelius Lysimachos.
3763Matériau : calcaire.
3764Dimensions : non renseignées.
3765Lieu de découverte : nécropole nord, près de tombe 40 P.G., en position perpendiculaire par rapport à la route.
3766Date de découverte : 1960‑1962.
3767Bibliographie : Pennacchietti 1963‑1964, p. 136‑137, n° 3 (Pennacchietti 1966‑1967, p. 299‑300, n° 11 ; BE, 1967, n° 584).
3768Description du document : sarcophage au couvercle brisé. H. l. : 4,5 cm.
Ἡσορὸς καὶ ὁ πε̣ρ̣ὶ αὐτὴν / τόπος Μάρ(κου) Αὐρ(ηλίου) Λυσιμάχου / τοῦ Διοκλέους, ἐν ᾗ κεκήδευ/ται αὐτός· κηδευθήσεται δὲ / Αὐρ(ηλία) Μ̣αρ̣ία ἡ καὶ Τραια (?).
Le sarcophage et l’emplacement qui l’entoure appartiennent à Marcus Aurelius Lysimachos, fils de Dioklès, dans lequel il a été enterré. Y sera aussi ensevelie Aurelia Maria, dite Traia (?).
3769Le cognomen du défunt était typiquement d’origine macédonienne et royale. Pennacchietti 1963‑1964 et 1966‑1967 pensait que son épouse était juive, ce que L. et J. Robert (BE, 1967, n° 584) contestaient.
E‑HIER‑48
3770Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3771Datation : iie-iiie siècles après J.‑C. (?).
3772Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Tiberius Claudius Asprenas.
3773Matériau : non renseigné.
3774Dimensions : non renseignées.
3775Lieu de découverte : Pamukkale.
3776Date de découverte : 1887.
3777Bibliographie : Hogarth 1891, p. 97, n° 24 (Humann et al. 1898, p. 150, n° 255 ; Ritti 2017, p. 284).
3778Description du document : sarcophage.
Ἡ σορὸς Τι(βερίου) Κλ(αυδίου) Ἀσπρηνᾶ καὶ Αὐρη(λίας) Διονυσίδος / Μακεδονιανῆς.
Ce sarcophage [est celui] de Tiberius Claudius Asprenas et d’Aurelia Makédonianè, fille de Dionysios.
3779Le cognomen Makédonianè correspond sans doute à une revendication identitaire.
E‑HIER‑49
3780Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3781Datation : deuxième moitié du iie siècle après J.‑C.
3782Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Marcus Iulius Makédonikos.
3783Matériau : travertin.
3784Dimensions : non renseignées.
3785Lieu de découverte : Pamukkale, dans la nécropole nord, sur sa partie droite, en retrait de la rue principale. Le monument est positionné à l’angle droit du sarcophage E‑HIER‑50 qui cache son angle inférieur droit. Il est au moins contemporain ou plus probablement postérieur à ce dernier dans la mesure où la gravure de l’inscription tient compte de cela.
3786Date de découverte : non renseignée.
3787Bibliographie : Ritti 2016, p. 468‑469, n° 12 (Ritti 2017, p. 284‑285).
3788Sur les pyxia, voir aussi Ritti 2017, p. 54.
3789Description du document : sarcophage. H. l. : 4,5 cm.
Aἰ σοροὶ αἱ βʹ καὶ οἱ περὶ αὐτὰς ἔνκυλα τόποι καὶ οἱ πλά/τορυ δύω Μάρ. Ἰουλίων Μακεδονικῶν καὶ Ἱκεσίου / Ἀ[ντι]πάτρου, ὂς ἤασεν τῷ πρώτῳ πυξίῳ τῆς γερουσίας Ӿ Τʹ, / μ[η]. ιβʹ, θʹ, καὶ μηδενὶ ἐξὸν κηδευθῆναι, 〈ἢ〉 ἀποδώσει / τῷ ἱερωτάτῳ ταμείῳ Ӿ Φʹ / καὶ τῷ ἐπὶ τοῦ ἡρῴου διπλά.
Les deux sarcophages et les emplacements qui les entourent et les deux plateformes appartiennent à deux personnes du nom de Marcus Iulius Makédonikos et à Hikésios, fils d’Antipatros, pour lesquels je laisse au premier pyxion de la gérousia 300 deniers pour que soit couronné le sarcophage le neuvième jour du douzième mois, et il n’est permis à personne d’autre d’y être enterré, sinon il paiera au trésor sacré 500 deniers et le double au gardien du tombeau (traduction d’après Ritti 2016).
3790Le cognomen Makédonikos correspond sans doute à une revendication identitaire ; il en est de même pour Antipatros. Il est très complexe de savoir si un des Marci Iulii ici mentionné est le même personnage que celui, cité seul, de l’inscription suivante. Ritti 2016 rappelle que des sarcophages très mutilés sont voisins de celui examiné ici et qu’ils pourraient être en fait ceux concernés par l’épitaphe. On peut en tout cas proposer l’hypothèse d’une sorte d’enclos funéraire réservé à une même famille où se seraient rencontrés des homonymes. Ce groupe était assez riche pour payer un garde qui surveillait le tombeau. La division de la gérousia en pyxia n’est attestée dans aucune autre cité.
E‑HIER‑50
3791Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3792Datation : iie siècle après J.‑C. (?).
3793Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Marcus Iulius Makédonikos.
3794Matériau : non renseigné.
3795Dimensions : non renseignées.
3796Lieu de découverte : Pamukkale.
3797Date de découverte : 1887.
3798Bibliographie : Hogarth 1891, p. 80, n° 2 (Ramsay 1895, p. 115, n° 19 ; Humann et al. 1898, p. 119‑120, n° 153) ; Ritti 2016, p. 567‑570, n° 48 (Ritti 2017, p. 284‑285).
3799Description du document : sarcophage.
Ἡ σορὸς καὶ ὁ τόπος Μάρ(κου) Ἰουλίου Μακεδονικοῦ, ἐν ᾗ / [ἐ]κηδεύθη ὁ Μακεδονικὸς καὶ ἡ σύνβιος αὐτοῦ Αἰ[λί]/[α] Ἰουλία· καὶ μηδενὶ ἑτέρῳ ἐξὸν κηδευθῆναι· ἂν οὐ(?), ἀπο/τείσει τῷ φίσκῳ (δην.) φʹ. [ἔδ(?)]οσαν δὲ οἱ Μακεδονικοὶ τοῖς σημια/φόροι(ς) τοῦ Ἀρχηγέτου Ἀπόλλωνος στεφανωτικὸν μη(νὸς) ιʹ (δην.) ͵ζσθʹ / καὶ [μη](νὸς) αʹ γʹ (δην.) ͵ζσθʹ.
Le sarcophage et son emplacement [appartiennent] à Marcus Iulius Makédonikos, dans lequel Makédonikos a été lui-même enterré avec sa femme, Aelia Iulia, et il n’est permis à personne d’autre d’y être enterré ; sinon, que l’on paie au fisc 500 deniers. Les Makédonikii ont donné aux semiaphoroi d’Apollon Archégète, pour placer des couronnes sur la tombe, la somme, pour le dixième mois, de 7 209 deniers, et la même chose pour le premier et le troisième mois.
3800Le cognomen Makédonikos correspond sans doute à une revendication identitaire. Sur la fondation funéraire, voir t. 1, p. 372‑373. Sur la dévotion à Apollon, patron de la cité, outre le fait qu’elle rattache cet homme au monde des premiers colons, voir t. 1, p. 162. Voir inscription précédente pour ce qui concerne les relations entre les deux monuments.
E‑HIER‑51
3801Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3802Datation : époque impériale romaine.
3803Nature de l’objet et émetteur : dédicace (?).
3804Matériau : marbre blanc.
3805Dimensions : 50 x 50 x 50 cm.
3806Lieu de découverte : Pamukkale, au sud du théâtre.
3807Date de découverte : 1887.
3808Bibliographie : Humann et al. 1898, p. 89, n° 45.
3809Description du document : cube. H. l. : 5,5 cm.
Φιλέταιρ̣[ον - - -] / ἐκ τῶ̣ν ἰδίω[ν - - -].
Philétairos … sur ses propres deniers …
3810La présence du nom du fondateur de la dynastie attalide est à mettre en relation avec l’installation de populations gréco-macédoniennes à l’époque hellénistique.
E‑HIER‑52
3811Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3812Datation : iie-iiie siècle après J.‑C.
3813Nature de l’objet et émettrice : épitaphe gravée à la demande d’Aurelia Sthratonikè.
3814Matériau : calcaire.
3815Dimensions : non renseignées.
3816Lieu de découverte : dans la nécropole nord, à droite de la route, tourné vers l’ouest.
3817Date de découverte : non renseignée.
3818Bibliographie : Miranda 1999a, p. 117‑118, n° 4 ; Miranda 1999b, p. 26‑27, n° 4.
3819Description du document : sarcophage. H. l. : 4,5 cm.
Ἡ σορὸς καὶ ὁ περὶ αὐτὴν τόπος Αὐρηλίας Σθρατονίκης Θεοφίλου Εἰουδα[ί]/ου, ἐν ῇ κεδευθήσετε αὐτὴ καί ὁ ἀνήρ μου Αὐρ. Ἀλέξανδρος Κόρτι/ος Λουκίου. ἑτέρῳ δὲ οὐδενὶ ἐξέσται κηδεῦσε· εἰ δέ τις ἐπιχ〈ει〉ρή/σει, δώσι τῷ ἱερωτάτῳ (δην.) νʹ.
Le sarcophage et l’emplacement qui l’entoure appartiennent à Aurelia Sthratonikè, fille de Théophilos le Juif, dans lequel elle sera ensevelie avec son mari, Aurelius Alexandros Curtius, fils de Lucius. Il est interdit à qui que ce soit d’autre d’y être enterré, et si quelqu’un le tente, il devra verser au trésor sacré 50 deniers.
3820Comme pour l’inscription E‑HIER‑76, on note dans celle-ci que les milieux juifs, importants à Hiérapolis, n’hésitaient pas à utiliser une onomastique royale gréco-macédonienne, séleucide en ce qui concerne cette femme. Il n’est pas certain que son mari ait été lui aussi juif. L’amende prévue pour un violeur de sépulture paraît très faible (erreur du graveur ?).
E‑HIER‑53
3821Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3822Datation : ier-iie siècle après J.‑C.
3823Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande de la défunte ou de ses proches.
3824Matériau : marbre.
3825Dimensions : 49 x 44 x 9 cm.
3826Lieu de découverte : Kuyujak, dans une maison.
3827Date de découverte : 1930.
3828Bibliographie : MAMA IV, n° 298.
3829Description du document : stèle brisée au sommet. H. l. : 1,5 à 2 cm.
Ἰουλία Στρατο/νείκη. χαῖρε.
Iulia Stratoneikè. Salut !
3830Sur le nom de la défunte, voir inscription précédente.
E‑HIER‑54
3831Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3832Datation : iie siècle après J.‑C.
3833Nature de l’objet et émetteur : katagraphè gravée à la demande de Papias.
3834Matériau : calcaire
3835Dimensions : 11 x 60 x 55 cm.
3836Lieu de découverte : sanctuaire d’Apollon Lairbénos, au nord-est de la cité.
3837Date de découverte : 1930.
3838Bibliographie : MAMA IV, n° 276 C.
3839Description du document : bomos avec moulures en haut et en bas portant trois inscriptions, celle-ci se trouvant sur le côté droit. H. l. : 2 cm.
[Ἔτους ․ ․ʹ, μηνὸς] εʹ, ιαʹ· / [Ἀ]πόλλωνι Λαιρβ/[ηνῶ Π]απία[ς ․ ․]/[․ ․ ․ ․] Ἱεραπολείτης / [σὺ]ν τῆ γνώμη τῆς / γυνεκὸς Εὐτυχίδος / καταγράφομεν Στρατ/ονείκην τὴν θρεπτὴν / ἡ̣μῶ̣[ν αὐ]τῶ̣ν· ἐ δέ τις ἐ/πενκαλέσι θήσι εἰ τὸν / θεὸν ͵βφʹ κὲ εἰς τὸν / δεσποτῶν φίσκον [-]ʹ.
[L’an ?], le cinquième mois, le onzième jour. À Apollon Lairbénos, Papias …, de Hiérapolis, avec l’accord de sa femme, Eutychis, a voué sa threptè, Stratoneikè. Et si quelqu’un s’y oppose, il paiera au dieu 2 500 deniers et au fisc de nos maîtres (?).
3840Sur le nom Stratoneikè, voir inscriptions précédentes.
E‑HIER‑55
3841Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3842Datation : iie-iiie siècle après J.‑C.
3843Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Marcus Aurelius Aristodèmos.
3844Matériau : calcaire.
3845Dimensions : 116 x 280 cm.
3846Lieu de découverte : dans la nécropole nord, faisant partie d’un ensemble sépulcral surmonté d’un sarcophage de marbre.
3847Date de découverte : entre 1960 et 1962.
3848Bibliographie : Pennacchietti 1966‑1967, p. 310‑311, n° 30.
3849Description du document : grande plaque dont l’inscription est fortement endommagée par les agents atmosphériques. H. l. : 4 cm.
[Ὁ βω]μ̣ὸς καὶ αἱ ἐπ̣ι̣κειμ̣[ή]ν[αι σ]ο̣ροὶ Δοκιμηναὶ ἐπ’ αὐτῷ εἰσὶν Μάρκου Αὐ̣ρ(ηλίου) / [Ἀρι]στοδή̣μου Γ̣λύκω̣νο̣[ς] Ἰ[ου]λ̣ί̣ο̣υ, ἐν αἷς κεκήδευνται ἡ γυνὴ αὐτοῦ Αὐρ(ηλία) / Κ̣οδράτιλλα κ̣α̣ὶ τὰ̣ τέκνα̣ αὐτῶν Στρατονείκη κ̣αὶ Δαμιανή.
Le tombeau et le sarcophage qui est au-dessus, en marbre de Dokiméion, sont ceux de Marcus Aurelius Aristodèmos, fils de Glykon, petit-fils de Iulius ; y sont déjà ensevelies sa femme, Aurelia Quadratilla, et ses filles, Stratoneikè et Damianè.
3850Sur le nom Stratoneikè, voir inscriptions précédentes.
E‑HIER‑56
3851Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3852Datation : iiie siècle après J.‑C.
3853Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Marcus Aurelius Apollônios.
3854Matériau : non renseigné.
3855Dimensions : non renseignées.
3856Lieu de découverte : Pamukkale.
3857Date de découverte : 1887.
3858Bibliographie : Humann et al. 1898, p. 99, n° 76.
3859Description du document : sarcophage. H. l. : 5 cm.
Ἡ σορὸς καὶ ὁ περὶ αὐτὴν τόπος Μ(άρκου) Αὐρ(ηλίου) Ἀπολλωνίου Ἀπολλω/νίδου τρὶς τοῦ Παπίου Καρκαρέα, ἐν ᾗ κηδευθήσεται / αὐτὸς καὶ Αὐρ(ηλία) Στ[ρ]ατονείκη ἡ γυνὴ αὐτοῦ καὶ τὰ τέκνα / αὐτῶν· ἑτέρῳ δὲ οὐδενὶ [ἐξέσται κηδεῦσαι ἢ κηδευθῆναι]. / εἴ τις δὲ παρὰ ταῦτα ὑπ[εναντίον ποιήσει, ἀποτίσει τῷ] / ἱερωτάτῳ ταμείῳ [(δην.) - - - - ].
Le sarcophage et l’emplacement qui l’entoure sont ceux de Marcus Aurelius Apollônios, fils d’Apollônidos, troisième du nom, arrière-arrière-petit-fils de Papios de Karkaréa (?), dans lequel il sera enseveli avec sa femme, Aurelia Stratoneikè, et leurs enfants. Et il n’est permis à personne d’autre d’y être enseveli ou d’ensevelir quelqu’un. Si quelqu’un fait le contraire de cela, il paiera au trésor sacré (?) deniers …
3860Sur le nom Stratoneikè, voir inscriptions précédentes.
E‑HIER‑57
3861Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3862Datation : iiie siècle après J.‑C. (?).
3863Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’Aurelius Héraklès (?) Kamon.
3864Matériau : travertin.
3865Dimensions : non renseignées.
3866Lieu de découverte : Pamukkale, dans la partie gauche de la métropole nord.
3867Date de découverte : non renseignée.
3868Bibliographie : Ritti 2016, p. 525‑529, n° 33.
3869Description du document : sarcophage, avec tête de gorgone sur le couvercle, posé sur une base. L’inscription est gravée sur la face principale. H. l. : 2,5 cm.
[- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - Αὐ ?]/[η]λίου Ἡρακλ[έους Κάόντος, τ]οῦ καὶ Ἀσβολίου, τῆν τέχνην μολυβδουργοῦ, ἐν ᾗ κεκήδευται αὐτὸς / καὶ παιδὶον αὐτοῦ, κηδευθήσονται δὲ καὶ ἡ γυνὴ αὐτοῦ Αὐρηλία Στρατονείκη. Κατὰ βούλησιν τοῦ Κά/μοντος Ἡρακλέοντος καθὼς τελευτῶν ἐπιγραφῆναι καὶ φανερὰν τὴν αὐτοῦ γενές[θ]αι / [ἐντι]μὴ〈ν ?〉 ἀποτάξα[το] ὣστε δοθῆναι ἀπὸ τῆς με[ρι]τ[ει]όντος (?) αὐτοῦ τοῖς μὲν προες/τῶσιν τῆς θρεμματικῆς στεφανωτικοῦ ὀνὸματι Ӿ ἑκατὸν πεντήκοντα, δίδοσθαι / δὲ τοὺς ἀπὸ 〈τῆς〉 προδηλουμένης ποσὸντος πρὸς ἔτος τόκους ἐν ἡμέρᾳ εἰθισμένῃ / τῇ ὑπογεγραμμένῃ· μηνὸς δεκάτου ὁγδόῃ ἰσταμένῃ, καὶ τοῖς γραμματεῦσι τῶν ἐρ/γαστηριαρχῶν ὡς ὁμοίως Ӿ ἑκατὸν ἐπὶ τῇ αὐτῇ αἱρέσι, εἰ μέντο〈ι〉 παραλει/φθείῃ τὸ δοθῆναι ἐπὶ τῇ ἡμέρᾳ ἐν ᾗ διετάξατο, ἐνετείλατο ὣστε τοὺς μέδοντας / ὁποιασδήποτε οὖν ἐργασίας [ΗΔΟΝΤΛΣΈΝΕΙΙΑΔΙΚΙΩΝ] δὲ ἀπαιτεθῆναι ἐπιτειμ[ί]ου / ὀνόματι παρὰ τῆς ἐργασίας ἧς ἂν οἱ προεστῶτες καταφρονήσωσιν τῆς ἐντολῆς / ἀθρόα Ӿ διακόσια πεντήκοντα πέντη, συναπαιτήσοντος [δὲ] τὸ ἐπικείμενον πρόστειμον καὶ τοῦ{ς} / ἐπὶ τῷ τόπῳ καταλειφθέντος προσώνου εἴτε θηλικοῦ εἴτε καὶ ἀρσηνικοῦ. Ὁμοίως μετὰ ἀπο/κηδευθῆναι οὗς αὐτὸς ἐνετείλατο, κορακωθῆναι καὶ τὴν σορὸν διετάξατο· ἡν μέντοι ἐπιγραφὴ / κατὰ ἐντολὴν τοῦ Κάμοντος ἐγέντο Ἀσβολίου.
… [le sarcophage ?] appartient à Aurelius Hérakl[ès ?] Kamon, dit Asbolios, de son métier artisan du plomb, dans lequel il est enterré lui-même avec son fils, et dans lequel sera ensevelie aussi sa femme Aurelia Stratoneikè. Selon la volonté de Kamon Héraklès, que l’on écrive après sa mort pour que sa décision soit évidente que soient distribués sur sa part de patrimoine (?) aux présidents de l’association des éleveurs pour le couronnement [de la tombe] 150 deniers et les intérêts de la somme susmentionnée seront distribués chaque année le jour mentionné ci-après : le huitième jour du début du dixième mois ; et aux secrétaires des chefs d’atelier, de la même façon, 150 deniers aux mêmes conditions ; et aux présidents de la très respectée association des bronziers 100 deniers aux mêmes conditions. Mais si elles négligent de faire la distribution le jour qui a été établi, il a été ordonné que les curateurs d’une autre association …, et que soient exigés à titre d’amende de la part des corporations dont les présidents auront négligé ces dispositions 255 deniers tous en même temps ; que soit en même temps exigée l’amende fixée aussi contre la personne qui avait été chargée de prendre soin de l’aire sépulcrale, qu’il s’agisse d’une femme ou d’un homme. Il a également décidé qu’après l’enterrement de ceux qui y seront établis, le sarcophage sera fermé avec des crochets. L’inscription a ainsi été rédigée selon les volontés de Kamon, dit Asbolios (traduction d’après Ritti 2016).
3870Sur le nom Stratoneikè, voir inscriptions précédentes. La création de fondations confiées aux corporations des éleveurs et des bronziers est symptomatique des principales activités économiques de la cité. Les « chefs d’atelier » sont plus difficiles à identifier, mais on peut suivre Ritti 2016, p. 528 quand elle suppose qu’il s’agit de métiers du métal. En cas de non-respect des décisions du défunt, chacune de ses corporations serait frappée d’une amende de 255 deniers levée par un autre groupe professionnel, chargé aussi de celle touchant la personne, homme ou femme, devant surveiller le tombeau et qui ne l’aurait pas fait (voir sur la présence d’un garde E‑HIER‑49).
E‑HIER‑58
3871Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3872Datation : iie-iiie siècle après J.‑C.
3873Nature de l’objet et émetteur : katagraphè gravée à la demande d’Aurelius Glykôn.
3874Matériau : marbre.
3875Dimensions : 155 x 50 x 27 cm.
3876Lieu de découverte : sanctuaire d’Apollon Lairbénos, au nord-est de la cité.
3877Date de découverte : 2006.
3878Bibliographie : Akıncı Öztürk, Tanriver 2008, p. 96‑97, n° 5 (AE, 2008, n° 1347).
3879Description du document : base sur laquelle sont gravées neuf inscriptions. H. l. : 2,2 cm.
Ἤτους τηʹ, μη(νὸς) γʹ, ηιʹ. Ἡλίῳ Ἀπόλ/λωνι Λαιρμηνῷ Αὐ(ρήλιος) Γλύκων / Δωροθέου Εἱεραπολείτης / καὶ Αὐ(ρηλία) ἡ γυνὴ μου Τατα Ἀπολλων/ίου Ἀτυοχωρῖτις καταγράφο/μεν τὴν ἑαυτῶν τεθραμένην / Στρατονείκην εἱερὰν κατὰ ἐπιτα/γὴν τοῦ θεοῦ. Εἱ δέ τις ἐπενκαλέ/σει, θήσει εἰς τὸν θεὸν (δην.) ͵βφʹ / καὶ εἰς τὸν φίσκον (δην.) ͵βφʹ.
L’an 308, le troisième mois, le dix-huitième jour. Aurelius Glykôn, fils de Dorothéos, Hiérapolitain, et mon épouse Aurelia Tata, fille d’Apollônios, d’Atyochoris, assignons Stratoneikè, notre téthraménè, comme hiéra à Hélios Apollon Lairmènos, conformément à l’ordre du dieu. Et si quelqu’un fait opposition, il versera au dieu 2 500 deniers et au fisc 2 500 deniers (traduction d’après l’AE).
3880Sur le nom Stratoneikè, voir inscriptions précédentes.
E‑HIER‑59
3881Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3882Datation : époque impériale romaine.
3883Nature de l’objet et émettrice : épitaphe gravée à la demande de Zeuxianè.
3884Matériau : marbre (?).
3885Dimensions : non renseignées.
3886Lieu de découverte : à droite de l’allée des tombeaux.
3887Date de découverte : 1887.
3888Bibliographie : Humann et al. 1898, p. 105, n° 100.
3889Description du document : sarcophage.
Ἡ σορὸς καὶ ὁ ὑποκείμενος βωμὸς Ζευξιανῆ[ς] Θεοφί/λου, ἐν ᾗ κηδευθήσεται αὐτὴ καὶ Αἴλιος Καλλιπάρ/θενος ὁ ἀνὴρ αὐτῆς· οὐδενὶ δὲ ἑτέρῳ ἐξέσται ἄλ/λον ἐν αὐτῇ κηδεῦσαι· εἰ δὲ μ[ή], ὃς ἂν παρὰ ταῦτα ποιή/σῃ, ἀποδώσει τῷ φίσκῳ δη̣νά̣[ρι]α πεντακόσια, καὶ ὁ ἐκ/δικήσας λήψεται δηνάρια πεντακόσια. τούτου ἀντί/γραφον ἀπετέθη εἰς τὰ ἀρχεῖα.
Le sarcophage et l’autel qui est à côté appartiennent à Zeuxianè, fille de Théophilos, dans lequel elle sera ensevelie avec son mari, Aelius Kalliparthénos. Et il n’est permis à personne d’y faire enterrer quelqu’un d’autre. Et si malgré tout il le tentait, il verserait au fisc 500 deniers et à ceux chargés de poursuivre en justice 500 deniers. Une copie a été déposée aux archives.
3890La propriétaire du tombeau portait un nom dérivé de celui de Zeuxis, un des plus proches conseillers d’Antiochos III.
E‑HIER‑60
3891Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3892Datation : après 212 après J.‑C.
3893Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’Aurelius Symphoros.
3894Matériau : calcaire.
3895Dimensions : non renseignées.
3896Lieu de découverte : dans la nécropole nord, en position isolée, derrière la tombe 56 P.G.
3897Date de découverte : 1960‑1962.
3898Bibliographie : Pennacchietti 1966‑1967, p. 304, n° 22 (BE, 1971, n° 646).
3899Description du document : sarcophage avec couvercle brisé en deux morceaux. H. l. : 4,5 cm.
Ἡ σορὸς καὶ ὁ περὶ αὐτὴν τόπος Αὐρηλίου Συμφόρου δ̣ὶς Τρ̣ιπολ/ίτου, ἐν ᾗ κεκήδευται ὁ Σ̣ύμφορος καὶ ἡ γυνὴ αὐτοῦ Αὐρη̣(λία) Ζευ̣ξιανή. / οὐδενὶ δὲ ἑτέρῳ ἐξέσ{σ}ται κηδεύ̣σαι [τιν]ὰ ἢ κηδευθῆναι· εἰ δέ τις πα[ρὰ] / ταύτα πυήσι, ἀποτείσει τῷ ἱερωτάτ̣ῳ̣ τ̣α̣μ̣ίῳ Ἀττικὰς ͵βφʹ. διαφέ/ριν δὲ τοῖς ἀδερφοῖς αὐτοῦ̣, τ̣ο̣ῖ̣ς̣ (?) Συμφ̣όρ̣ου, Α̣ὐ̣ρ̣(ηλίῳ) Ν̣ε̣ι̣κ̣ι̣α̣νῷ καὶ Αὐρ(ηλίῳ) Πυ̣θε/ανῷ.
Le sarcophage et le terrain qui l’entoure appartiennent à Aurelius Symphoros, fils de Tripolitos, deuxième du nom, dans lequel a été enterré Symphoros, avec sa femme, Aurelia Zeuxianè. Et il n’est permis à personne d’y ensevelir quelqu’un ou de s’y faire inhumer. Et si quelqu’un le tente malgré tout, il paiera au trésor sacré 2 500 drachmes attiques. Il appartiendra aussi aux frères de Symphoros, Aurelius Neikianos et Aurelius Pythéanos.
3900Sur le nom de l’épouse du propriétaire, voir inscription précédente. Le texte ici étudié est particulièrement fautif.
E‑HIER‑61
3901Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3902Datation : iie siècle après J.‑C.
3903Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Marcus Aelius.
3904Matériau : calcaire.
3905Dimensions : pour la corniche a), premier fragment 15 x 126 cm, deuxième fragment 15 x 147,5 cm ; pour la dalle b) 73 x 265,5 cm.
3906Lieu de découverte : métropole nord.
3907Date de découverte : 1960‑1962.
3908Bibliographie : Pennacchietti 1966‑1967, p. 311, n° 31.
3909Description du document : restes d’une belle tombe à chambre décorée de reliefs élégants représentant deux couronnes funéraires. La corniche a) comme la plaque b) sont brisées en deux parties. H. l. : a) et b) 5 cm.
a) Ὁ βω[μὸς] κ̣α̣ὶ̣ ἡ̣ ἐ̣πικ[ει]μέν̣η σορὸς σὺν τῷ περικειμένῳ / πε̣ριβόλῳ π̣αντὶ καὶ τῇ̣ κ̣ε̣ι̣μέ̣νῃ̣ σο̣ρ̣ῷ ἐ̣ν τῷ περιβ̣ό̣λ̣ῳ /
b) [Μά]ρκων Αἰλίων Ζ̣ευξιανοῦ καὶ Ἀλεξ̣ά̣νδ̣[ρου] / τῷν ἀδελφῶν.
a) L’autel et le sarcophage qui est au-dessus avec le péribole qui les entoure de tous côtés et le sarcophage qui est disposé dans le péribole appartiennent
b) à Marcus Aelius, fils de Zeuxianos, et à son frère Alexandros.
3910Le père du propriétaire de la tombe portait un nom qui est un diminutif de Zeuxis, anthroponyme gréco-macédonien qui fut celui d’un des favoris d’Antiochos III. Le nom de son frère est lui aussi fortement connoté.
E‑HIER‑62
3911Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3912Datation : iiie siècle après J.‑C.
3913Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’Aurelius Zeuxios (?).
3914Matériau : marbre (?).
3915Dimensions : non renseignées.
3916Lieu de découverte : nécropole nord, à droite de l’allée des tombeaux.
3917Date de découverte : 1887.
3918Bibliographie : Humann et al. 1898, p. 115, n° 136.
3919Description du document : sarcophage. H. l. : 3,5 cm.
Ἡ σορὸς κὲ ὁ περὶ αὐτὴν τό/πος διαφέρι Α(ὐ)ρ(ηλίῳ) Ζευξίῳ(?).
Le sarcophage et le terrain qui l’entoure appartiennent à Aurelius Zeuxios.
3920Le nom du propriétaire de la tombe, dans la mesure où il est assuré, est une variation de Zeuxis.
E‑HIER‑63
3921Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3922Datation : fin du ier-début du iie siècle après J.‑C.
3923Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande de la boulè et du démos.
3924Matériau : marbre blanc.
3925Dimensions : 94 x 37 x 48 cm.
3926Lieu de découverte : mur postérieur du front de scène du théâtre, entassé sur le côté droit de la dernière porte au sud.
3927Date de découverte : non renseignée, mais lors de travaux de restauration du front de scène du théâtre.
3928Bibliographie : Ritti 1997b, p. 339‑340 (SEG XLI, n° 1199 ; XLVII, n°1729, LI, n° 1785) ; Ritti 2017, p. 359‑360.
3929Description du document : base de statue retravaillée sur le côté, réemployée dans la décoration du front de scène du théâtre à l’époque sévérienne comme partie de la frise de l’ordre 1, en grande partie intacte sur le côté gauche bien que l’inscription se trouve affectée par quelques éclats qui gênent sa lecture, mutilée en bas et en haut à droite ainsi que sur le côté droit. Trou quadrangulaire de fixation au sommet avec un petit canal arrivant au bord droit. Conservée au musée archéologique, dans la cour de la palestre. H. l. : 4 cm.
[Ἡ] βουλὴ [καὶ] / [ὁ] δῆμος [ἐτί]/μησαν Ζε[ῦξιν] / Ζεύξιδος το[ῦ] / Φιλεταίρου, ἱε/ρέα τοῦ Δήμο[υ] / τοῦ [[Φλαβιοπολει ?]]/τῶν, τὸν στρ[ατη]/[γὸ]ν τῆς πόλ[εως], / [χρ]εοφυλά/[ξ]αντα καὶ ἐπ[ιμε]/ληθέντα τῶ[ν] / τῆς ἀδελφῆ[ς] / Ἀπφίας καὶ τῶ[ν] / τοῦ γαμβρο[ῦ Ζω]/[σ]ίμου Ὀρφέ[ως] / (vac.) ἔργων (vac.).
La boulè et le démos ont honoré Zeuxis, fils de Zeuxis, petit-fils de Philétairos, sacerdos du peuple des [[Flavio ?]]politains, stratège de la cité, chréophylarque et curateur des travaux de construction de sa sœur Apphia et de son beau-frère Orpheus.
3930Cette inscription est un témoignage de l’existence à la fin de l’époque flavienne d’une importante famille d’évergètes dont le caractère macédonien semble bien attesté. Si le grand-père portait le nom du fondateur de la dynastie attalide, son fils et son petit-fils possédaient celui du principal représentant d’Antiochos III en Asie Mineure. Ce dernier avait atteint le poste envié de stratège et avait exercé les fonctions de chréophylarque, c’est-à-dire de gardien du registre public des débiteurs. Sur ces fonctions de sacerdos, voir t. 1, p. 383. Les travaux commandités par Apphia et son époux auraient concerné, d’après Ritti 1997 et 2017, le théâtre et étaient peut-être consécutifs aux dégâts engendrés par le séisme de 60. La femme est mentionnée dans les quatre inscriptions suivantes.
E‑HIER‑64a
3931Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3932Datation : fin du ier-début du iie siècle après J.‑C.
3933Nature de l’objet et émettrice : dédicace gravée à la demande d’Apphia.
3934Matériau : marbre.
3935Dimensions : avec la statue (113 cm) qui surmonte cette base, la hauteur totale du monument est de 120 cm. Les autres dimensions sont de 38 x 29 cm.
3936Lieu de découverte : en remploi dans la cella du temple d’Apollon, conservée au musée de Pamukkale.
3937Date de découverte : non renseignée.
3938Bibliographie : Carettoni 1963‑1964, p. 427 (BE, 1967, n° 580) ; Ritti 1983, p. 175, n° 3 (SEG XXXIII, n° 1128 ; BE, 1984, n° 452) ; Ritti 1989‑1990, p. 871, n° 4 ; Bejor 1991, p. 54‑55, n° 25 (Ritti 1991, p. 871, n° 4 ; SEG XLI, n° 1194) ; Ritti 1997b, p. 340‑341 ; Adak, Atvur 1997 (SEG XLVII, n° 1731) ; Ritti 2017, p. 361.
3939Description du document : base portant une statue amputée de sa tête et de ses avant-bras, en chiton et himation. H. l. : 2 cm.
Θεοῖς Σεβασστοῖς καὶ / τῷ Δήμῳ Ἀφφιὰς Ζεύ/ξιδος ἀνέθηκεν.
Pour les dieux Augustes et le démos, Apphia, fille de Zeuxis, a fait dresser [cette statue].
3940Cette femme est la sœur de Zeuxis, fils de Zeuxis, de l’inscription précédente. Sur sa dédicace, voir t. 1, p. 164, 327, 383, 388. Ritti 2017 pense que la statue représente « una personificazione legata al concetto di abbondanza e prosperità ».
E‑HIER‑64b
3941Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3942Datation : fin du ier-début du iie siècle après J.‑C.
3943Nature de l’objet et émettrice : dédicace gravée à la demande d’Aphia
3944Matériau : marbre.
3945Dimensions : 14 x 35 x 13 cm.
3946Lieu de découverte : non renseigné, aujourd’hui perdu.
3947Date de découverte : non renseignée.
3948Bibliographie : Ritti 1997b, p. 342 (SEG XLVII, n° 1732).
3949Description du document : fragment avec moulure au-dessus.
Ἀπφία Ζεύξ[ιδος τοῦ Φιλεταί]/ρου ἐκ τῶν [ἰδίων ἀνέθηκε ?].
Aphia, fille de Zeuxis, petite-fille de Philétairos, de ses propres deniers, l’a fait ériger (?).
3950Voir inscription précédente.
E‑HIER‑64c
3951Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3952Datation : fin du ier-début du iie siècle après J.‑C.
3953Nature de l’objet et émetteurs : dédicace (?) gravée à la demande des Éphésiens (?).
3954Matériau : marbre.
3955Dimensions : 24 x 48 cm.
3956Lieu de découverte : dans le théâtre, devant le secteur nord du front de scène.
3957Date de découverte : non renseignée.
3958Bibliographie : Ritti 1997b, p. 342‑343 (SEG XLVII, n° 1733).
3959Description du document : fragment brisé de tous côtés. H. l. : 4,5 à 5,5 cm.
- - - - - / [Ἐ]φεσίων Ἀπφί/[α] Ζεύξιδος / - - -
… les Éphésiens, Apphia, fille de Zeuxis …
3960Voir inscriptions précédentes.
E‑HIER‑64d
3961Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3962Datation : fin du ier-début du iie siècle après J.‑C.
3963Nature de l’objet et émetteur : dédicace gravée à la demande du démos.
3964Matériau : marbre (?).
3965Dimensions : 24,5 x 83 x 50 cm.
3966Lieu de découverte : dans le théâtre.
3967Date de découverte : non renseignée.
3968Bibliographie : Ritti 1991, p. 871, n° 5 (SEG XLI, n° 1199 et XLVII, n° 1730) ; Ritti 1997b, p. 341‑342.
3969Description du document : base de statue brisée en deux parties, mutilée en haut, avec les bords supérieurs manquants. H. l. : 3 à 6,3 cm.
Ὁ Δῆμος, ἀνασθείσ/ης(?) Ἀπφιὰς τῆς Ζεύ/[ξ]ι̣δος, γυναικὸς Ζωσίμου.
Le démos a honoré Apphia, fille de Zeuxis, femme de Zôsimos.
3970Ritti 1991 indique qu’il s’agit pour elle de la même femme que celle des inscriptions E‑HIER‑64a‑c. Son époux ne porte cependant pas le même nom, ce qui laisserait supposer un second mariage.
E‑HIER‑65
3971Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3972Datation : iie siècle après J.‑C., sous le règne de deux coempereurs (Marc Aurèle et Lucius Verus ou Commode).
3973Nature de l’objet et émetteur : dédicace gravée à la demande de Zeuxis.
3974Matériau : non renseigné.
3975Dimensions : non renseignées.
3976Lieu de découverte : Pambuk Kalessi.
3977Date de découverte : non renseignée.
3978Bibliographie : CIG III, n° 3906b ; Humann et al. 1898, p. 76, n° 26 (IGRR IV, n° 818) ; Ritti 2017, p. 124 et 362‑363.
3979Description du document : non renseignée.
Tοῖς Σεπαστοῖς [καὶ] / τῷ δήμῳ θ̣εὰ〈ν〉 Εὐπο/σίαν Ζεῦξι〈ς〉 Ζεύ〈ξ〉ι/〈δ〉ος τοῦ Μενεστράτο[υ] / 〈φιλό〉πατρις ἀγο〈ρ〉ανο/μ[ή]〈σ〉ας ἐκ 〈τ〉ῶν ἰδίων {Ι} / ἀνέθηκε.
Aux empereurs et au démos. Zeuxis, fils de Zeuxis, petit-fils de Ménéstratos, qui aime sa patrie, ayant exercé l’agoranomie, a fait ériger sur ses propres deniers [une statue] de la déesse Euposia.
3980Cet ancien agoranome portait, comme son père, le nom d’un des plus proches collaborateurs d’Antiochos III. Ses fonctions s’étaient suffisamment bien déroulées pour qu’il élevât une statue à Euposia, l’Abondance. Ritti 2017, p. 363 signale à titre d’hypothèse qu’il pourrait faire partie d’une branche collatérale de la famille de Zeuxis, fils de Zeuxis, petit-fils de Philétairos (E‑HIER‑63).
E‑HIER‑66a
3981Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3982Datation : pas avant la deuxième moitié du iie siècle après J.‑C.
3983Nature de l’objet et émettrice : épitaphe gravée à la demande d’Aurelia Ammias.
3984Matériau : travertin.
3985Dimensions : non renseignées.
3986Lieu de découverte : dans la nécropole sud, sur sa partie droite, en retrait de la route principale.
3987Date de découverte : non renseignée.
3988Bibliographie : Ritti 2016, p. 537‑540, n° 39.
3989Description du document : sarcophage avec deux inscriptions, celle ici présentée se trouvant sur le petit côté tourné vers l’ouest. H. l. : 5 cm.
Αὐρηλία Ἀμμιὰς Zεύξιδος τρὶς Κοληδος / Ἱεραπολεί[τι]ς, ἐκ τὴν μνείαν τοῦ ἀ/νδρός μου Ῥόδωνος, καταλινπά/νω τῇ ἐργασίᾳ τῶν αρτοποιῶν δην/[άρ]ια διακόσια, ἅτινα δοθῇ τῇ ὀρισμ/ένῃ ἡμέρᾳ· εἰ δὲ μὴ δοθῇ, εἶναι τ/ῆ[ς] κυρία[ς γε]ρουσίας.
Aurelia Ammias, fille de Zeuxis Kolès, troisième du nom, citoyenne de Hiérapolis, en mémoire de mon mari Rhodôn, j’ai laissé à l’association des boulangers 200 deniers dont le produit sera distribué au jour établi ; mais s’ils ne sont pas distribués, ils reviendront à la puissante gérousia (traduction d’après Ritti 2016).
3990Sur le nom Zeuxis, voir inscriptions précédentes.
E‑HIER‑66b
3991Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
3992Datation : pas avant la deuxième moitié du iie siècle après J.‑C.
3993Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande du mari anonyme d’Aurelia Ammias.
3994Matériau : travertin.
3995Dimensions : non renseignées.
3996Lieu de découverte : dans la nécropole sud, sur sa partie droite, en retrait de la route principale, à l’est du précédent.
3997Date de découverte : non renseignée.
3998Bibliographie : Ritti 2016, p. 540‑541, n° 39a.
3999Description du document : sarcophage avec inscription sur le couvercle et le grand côté tourné vers l’ouest. H. l. : 4,5 cm.
[Ἡ σορὸς τοῦ δεῖνα - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - ἐν ᾗ κ]/ηδευθήσεται αὐτὸς καὶ ἡ γυνὴ αὐτοῦ Αὐρηλία Ἀμμιὰς τρὶς / το[ῦ] Zεύ{ζευ}ξιδος Κοληδος καὶ τὰ παιδἰα αὐτῶν Μᾶρ. [Αὐρ.] / Ἀπολλωνίδης κα[ὶ Ἡ]σύχις καὶ Αὐρηλία Μελτίνη, ἐτέρῳ δὲ οὐ/δενεὶ ἐξέσται [κηδεῦ]σαι ἢ [κ]ηδευθῆναι, εἰ δὲ μή, ὁ κηδεύσας ἀπ[οτεί]σι / τῷ ταμείῳ Ἀττικὰς δισχείλιας πεντακοσίας. Ταύτης τῆς / ἐπιγραφῆς τὸ ἀντίγραφον ἀπετέθη εἰς τὰ ἀρχεῖα.
[Le sarcophage … appartient à … ; il y] sera enterré lui-même avec sa femme Aurelia Ammias, troisième du nom, fille de Zeuxis Kolès, et leurs enfants Marcus [Aurelius] Apollonides et [Marcus Aurelius] Hesychis et Aurelia Mélitinè ; et il ne sera permis à personne d’autre d’y enterrer quelqu’un ou de s’y faire ensevelir, sinon, le contrevenant paiera 2 500 [drachmes] attiques au trésor. Copie de cette inscription déposée aux archives (traduction d’après Ritti 2016).
4000Sur le nom Zeuxis, voir inscriptions précédentes. La femme mentionnée ici est la même que celle de l’inscription précédente. Les deux tombes sont d’ailleurs voisines. Elle a connu un second mariage. Le problème concerne le fait de savoir si elle se nomme « Aurelia Ammias, fille de Zeuxis Kolès, troisième du nom » comme dans l’inscription ci‑dessus ou comme ici « Aurelia Ammias, troisième du nom, fille de Zeuxis Kolès », puisqu’il y a eu manifestement une erreur dans la gravure. Il a été choisi de privilégier la première solution dans la mesure où les textes privilégient en général l’ascendance paternelle.
E‑HIER‑67
4001Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
4002Datation : iie-iiie siècle après J.‑C.
4003Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Marcus Aurelius.
4004Matériau : marbre (?).
4005Dimensions : non renseignées.
4006Lieu de découverte : nécropole nord, à droite de l’allée des tombeaux.
4007Date de découverte : 1887.
4008Bibliographie : Humann et al. 1898, p. 96, n° 68.
4009Description du document : sarcophage. H. l. : 5 cm.
Ἡ σορὸς καὶ (vac.) ὁ περὶ αὐτὴν τόπος Μ(άρκου) Αὐρη(λίου) ․ ․ΛΛΑ Ζεύξ̣ιδος.
Le sarcophage … et le terrain qui l’entoure appartiennent à Marcus Aurelius …ΛΛΑ, fils de Zeuxis.
4010Pour le nom Zeuxis, voir inscriptions précédentes.
E‑HIER‑68
4011Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
4012Datation : époque impériale romaine.
4013Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Flavius Zeuxis.
4014Matériau : marbre (?).
4015Dimensions : 66 x 120 cm (pour l’inscription).
4016Lieu de découverte : nécropole nord, au début de l’allée des tombeaux, près du portique.
4017Date de découverte : non renseignée.
4018Bibliographie : CIG III, n° 3920 (Ramsay 1897, p. 553, n° 420) ; Humann et al. 1898, p. 92, n° 51 (IGRR IV, n° 841 ; Syll3, n° 1229) ; Schultze 1922‑1926, p. 419‑420 ; D’Andria, Arthur 2003, p. 66‑68 ; Ritti 2004, p. 573‑574, n° 7 (SEG LIV, n° 1304) ; Ritti 2017, p. 158‑161 et fig. 32‑33.
4019Voir IJO, p. 399, n. 161 ; Ritti 2006, p. 67‑70.
4020Description du document : non renseignée. H. l. : 3 cm.
Φλαούϊος Ζεῦξις ἐργαστὴς / πλεύσας ὑπὲρ Μαλέαν εἰς Ἰ/ταλίαν πλόας ἑβδομήκοντα / δύο κατεσκεύασεν τὸ μνημεῖ/ον ἑαυτῷ καὶ τοῖς τέκνοις Φλα/ουίῳ Θεοδώρῳ καὶ Φλαουίῳ / Θευδᾷ καὶ ᾧ ἂν ἐκεῖνοι / συνχωρήσωσιν.
Flavius Zeuxis, artisan et marin, qui a navigué soixante-douze fois au-delà du cap Malée vers l’Italie, j’ai fait construire ce monument funéraire pour moi-même et pour mes enfants, Flavius Théodôros et Flavius Theudas, et pour celui auquel ceux-ci concéderont une place.
4021Pour le nom de ce commerçant, voir inscriptions précédentes. Le passage du cap Malée était considéré dans l’Antiquité comme particulièrement dangereux. Cet homme a fait inscrire sur sa tombe ce véritable exploit, dont il était particulièrement fier, qui fut de le réussir soixante-douze fois.
E‑HIER‑69
4022Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
4023Datation : époque impériale romaine.
4024Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Zeuxis.
4025Matériau : marbre (?).
4026Dimensions : non renseignées.
4027Lieu de découverte : nécropole nord, à droite de l’allée des tombeaux.
4028Date de découverte : 1887.
4029Bibliographie : Humann et al. 1898, p. 119, n° 150.
4030Description du document : sarcophage. H. l. : 6 cm.
Ἡ σορ(ὸς) Ζεύξιδος τοῦ Κ[αλλι]άδου καὶ τῆς γυ/ναικὸς αὐτοῦ Ἰουλιανῆς καὶ τῶν τέκνων / αὐτοῦ.
Le sarcophage appartient à Zeuxis, fils de Kalliados, et à sa femme, Iuliana, et à leurs enfants.
4031Pour le nom Zeuxis, voir inscriptions précédentes.
E‑HIER‑70
4032Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
4033Datation : époque impériale romaine.
4034Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’un anonyme.
4035Matériau : marbre et tuf.
4036Dimensions : non renseignées.
4037Lieu de découverte : nécropole du sud.
4038Date de découverte : 1887.
4039Bibliographie : Humann et al. 1898, p. 165, n° 312.
4040Description du document : non renseignée. H. l. : 3,5 cm.
[Ὁ τόπος καὶ] τ〈ὸ〉 περὶ τὸν περί[β]ωλον {ον̣} πεδί̣ο̣[ν καὶ αἱ(?)] ἐν τῷ περιβώλῳ σορο〈ὶ〉 / [ἡ μὲν λευκὴ Θιουν]τηνὴ, δύο δὲ πωρ〈ιν〉αὶ καὶ 〈τὸ〉 πλά̣τ̣ος καὶ τὰ ὑπὲρ τὸν τ̣[όπον] / [βαθρικά(?) - - -] τοῦ Ζεύξιδος τοῦ Χρηστύλου Πραυλιαν[οῦ] / [καὶ τῶν] ἐκ〈γ〉όνων ἐν αἷς σοροῖς ἄν τις τολμήσῃ {ω} ἄ[λλο]/ν 〈τ〉ει[νὰ κηδεῦσαι ἢ ἐπιχειρ(?)]ήσῃ πωλῆσαι, ἀποτείσει τῷ ἱερωτάτῳ / συνε[δρίῳ τῆς γ]ερουσ[ίας (δην.) - ʹ] καὶ τυνβωρυχίας ὑπε̣ύθυνος [ἔσται]. / ΟΟΝΕΙΣ․ ․ ․ ․ΧΕΙΝ․ ․Η․ ․ΕΘΗ ἐν ᾗ κεκήδευ[ται - - -].
L’emplacement et le terrain qui entoure le péribole et les sarcophages qui sont dans le péribole, celui qui est en marbre blanc de Thiountènè et les deux en tuf, et la largeur et les bases qui se trouvent sur l’emplacement (?) … fils de Zeuxis, petit-fils de Chrèstylos Praulianos, et de leurs enfants dans ces sarcophages, et celui qui aura la hardiesse d’y enterrer quelqu’un ou de tenter de s’en emparer par fraude, il paiera au très sacré conseil de la gérousia (?) deniers, et qu’il tombe sous le coup de la loi contre les violeurs de sépultures. ΟΟΝΕΙΣ…ΧΕΙΝ…Η…ΕΘΗ qui y est enterré …
4041Pour le nom du père du propriétaire de la tombe (?), voir inscriptions précédentes.
E‑HIER‑71
4042Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
4043Datation : époque impériale romaine.
4044Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Ménandros.
4045Matériau : calcaire.
4046Dimensions : 104,5 x 91 cm.
4047Lieu de découverte : peut-être originaire de la nécropole est. Retrouvé intégré dans un mur.
4048Date de découverte : 1887.
4049Bibliographie : Humann et al. 1898, p. 170, n° 331.
4050Description du document : sarcophage. H. l. : 3,5 cm.
Μενάνδρου τοῦ Ζεύξιδος το/ῦ Μενανδρίωνος τὸ μνημεῖ/ον, ὃ οὐκ ἐξέσται οὔτε πολῆσαί / τινι οὔτε ἀγοράσαι, 〈ἢ〉(?) πρόστει/μον τῷ κατὰ καιρὸν ταμίᾳ δώ{ν}σι (δην.) ͵αφʹ καὶ τῇ γερουσίᾳ τῇ Ἱεραπο/λειτῶν πρόστιμον (δην.) ͵αφʹ καὶ τῇ / βουλῇ (δην.) ͵αφʹ καὶ τῷ{ν} ἐκδικήσαντι / (δην.) φʹ.
Ce tombeau appartient à Ménandros, fils de Zeuxis, petit-fils de Ménandriôn ; nul ne pourra y être enseveli ni le vendre ni l’acheter ; il paiera au questeur pour cette affaire, comme peine ajoutée à la peine légale, 1 500 deniers, et à la gérousia des Hiérapolitains, comme peine ajoutée à la peine légale, 1 500 deniers, et à la boulè 1 500 deniers, et aux dénonciateurs 500 deniers.
4051Pour le nom du père du propriétaire de la tombe, voir inscriptions précédentes.
E‑HIER‑72
4052Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
4053Datation : époque impériale romaine.
4054Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’Hermodôros (?).
4055Matériau : marbre (?).
4056Dimensions : non renseignées.
4057Lieu de découverte : nécropole de l’est.
4058Date de découverte : 1887.
4059Bibliographie : Humann et al. 1898, p. 158, n° 286.
4060Description du document : sarcophage. H. l. : 4,5 cm.
Ἡ σορὸς καὶ ὁ περὶ αὐτὴν τόπος Ἑρ̣μοδώ[ρου(?)] / τοῦ Ἀπολλωνίου τοῦ Ζεύσιδος, ἐν [ᾗ κ]ηδευθ̣ή/σεται [αὐτὸς καὶ ἡ γυνὴ αὐτοῦ - - - ] / ἑ[τ]έ̣ρῳ δὲ οὐ[δ]εν[ὶ] ἐσ[έ]στα[ι κηδευθῆναι. ὁ δὲ] ἐ/πιχειρή̣σα[ς] τινὰ κηδεῦσαι ἀποτείσει τῷ / [φίσκ(?)]ῳ προσ[τί]μ̣ου (δην.) ͵α καὶ τῇ Ἱεραπολειτῶν / γερουσίᾳ [(δην.)] φʹ καὶ τῷ ἐκδικήσαντι (δην.) φʹ. τῆς ἐ/πιγραφῆς ἀντίγραφον ἀπετέθ̣η ε〈ἰ〉ς τὰ ἀρχεῖα.
Le sarcophage et le terrain qui l’entoure appartiennent à Hermodôros (?), fils d’Apollônios, petit-fils de Zeusis, dans lequel il sera enterré avec sa femme … Et il est interdit à quiconque de s’y faire enterrer. Et si quelqu’un s’y fait malgré tout ensevelir, il paiera au fisc, comme peine ajoutée à la peine légale, 1 000 deniers, et 500 deniers à la gérousia des Hiérapolitains et 500 deniers à ceux qui auront dénoncé. La copie de ce document a été déposée aux archives.
4061Pour le nom du grand-père du propriétaire de la tombe, déformation de Zeuxis, voir inscriptions précédentes.
Anthroponymes macédoniens multiples
E‑HIER‑73
4062Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
4063Datation : époque hellénistique tardive.
4064Nature de l’objet et émettrices : dédicace collective gravée à la demande d’un groupe de prêtresses (?).
4065Matériau : marbre.
4066Dimensions : 124 x 28 x 10 cm.
4067Lieu de découverte : dans un vieux cimetière du quartier Ilbadi à Denızlı.
4068Date de découverte : non renseignée.
4069Bibliographie : Aytaçlar, Akıncı 2006, p. 113‑116 (SEG LVI, n° 1510) ; BE, 2014, n° 463 (qui établit que l’inscription, attribuée en un premier temps à Laodicée, provient en fait de Hiérapolis) ; Ritti 2017, p. 300‑304.
4070Description du document : stèle (?) dont le sommet a été découpé à l’époque islamique (?) pour servir de marqueur à l’emplacement d’une tombe. H. l. : de 1 à 1,6 cm.
Ligne 8 : Mεγαρίστη Βαλάκρου.
Ligne 17 : Νικόπολις Ἀττάλου.
Ligne 19 : Νικόπολις Ἀττάλου.
Ligne 29 : Λαοδίκη Ἑρμολάου.
Ligne 33 : Μύρτιον Κότυος, γυνὴ δὲ Mιλήτου τοῦ Λαχάρου.
Ligne 8 : Mégaristè, fille de Balakros.
Ligne 17 : Nikopolis, fille d’Attalos.
Ligne 19 : Nikopolis, fille d’Attalos.
Ligne 29 : Laodikè, fille d’Ermolaos.
Ligne 33 : Myrtion, fille de Kotys, épouse de Milètos, fils de Lacharos.
4071Cette liste de jeunes femmes et d’épouses, ces dernières positionnées à la fin, est certainement à mettre en relation avec une association religieuse. Il est étonnant d’y voir figurer deux Nikopolis, filles d’Attalos, à deux lignes d’intervalle. On pourrait pencher a priori pour une erreur du lapicide qui aurait fait une répétition, mais la chose n’est pas prouvée (sur l’utilisation du nom Nikopolis à Laodicée, voir E‑LALK‑3). Le père de Myrtion portait un nom thrace.
E‑HIER‑74
4072Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
4073Datation : iie siècle après J.‑C.
4074Nature de l’objet et émettrice : épitaphe gravée à la demande de Théogénis.
4075Matériau : travertin.
4076Dimensions : non renseignées.
4077Lieu de découverte : dans la nécropole du nord, lors de travaux.
4078Date de découverte : 2001.
4079Bibliographie : Guizzi, Miranda de Marino, Ritti 2012, p. 658‑659, n° 14 (AE, 2013, n° 1557).
4080Description du document : sarcophage avec inscription gravée sur un des longs côtés de la cuve. H. l. : 4,5 à 5,2 cm.
Ἡ σορὸς Θεογενίδος Ἀττάλου τοῦ Σόλωνος τοῦ Μηνοδό/του, ἐν ᾗ κεκήδευται Φλαβιανός, θρεμάτιν αὐτῆς, κηδευθήσεται αὐ/τὴ ἡ Θεογενὶς (vac.) ὁ ἀνὴρ αὐτῆς Γλύκων Aντιόχου / τοῦ Γλύκωνος Ἑρμογένηϛ· οὐκ ἐξέσται 〈οὐ〉δενὶ κηδευ/θῆναι ἢ ὁ ἀφιδήσας ἀποτίσι τῇ γερουσίᾳ (δηνάρια) φʹ καὶ τῷ σκρίβᾳ (δηνάρια) φʹ· / ἢ τὰ γράμματα ἐξχαράξι.
Le sarcophage est celui de Théogénis, fille d’Attalos, petite-fille de Solôn, arrière-petite-fille de Ménodotos, dans lequel est enseveli Flavianus, l’enfant qu’elle a nourri, et dans lequel seront ensevelis Théogénis elle-même, son mari, Glykôn Hermogénès, fils d’Antiochos et petit-fils de Glykôn ; il ne sera permis à personne d’y être enseveli ou bien celui qui aura agi sans retenue versera 500 deniers à la gérousia et 500 deniers au scribe ; ou qui aura martelé les lettres (traduction d’après l’AE).
4081La présence dans cette même famille d’ascendants porteurs d’anthroponymes dynastiques séleucide et attalide montre l’importance de l’implantation gréco-macédonienne à l’époque hellénistique. C’est ici une femme qui est propriétaire de la tombe. D’après le commentaire de l’AE, le scribe en question est celui du questeur de la province, choix effectué pour renforcer la protection du tombeau.
E‑HIER‑75
4082Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
4083Datation : ier-iie siècle après J.‑C. d’après MAMA, iie siècle d’après Ritti, Scardozzi 2016.
4084Nature de l’objet et émetteurs : liste de contributeurs pour l’édification d’une statue et d’un autel à Zeus Mossyneios et au démos, gravée à la demande de ceux-ci.
4085Matériau : marbre blanc.
4086Dimensions : 125 x 70 x 80 cm.
4087Lieu de découverte : Sazak, dans la mosquée à l’époque de MAMA, aujourd’hui à l’extérieur de la clôture du monument d’Atatürk sur la place du village.
4088Date de découverte : 1883.
4089Bibliographie : Ramsay 1883c, p. 385‑386, n° 8 (Ramsay 1887a, p. 350 [seulement l. 1‑7] ; Ramsay 1889a, p. 229, n. 2 ; Ramsay 1895, p. 146, n° 33 ; IGRR IV, n° 766) ; MAMA IV, n° 265 (qui situe le monument sur le territoire de Dionysopolis) (Ramsay 1930a, p. 281‑282, n° 2 ; Robert 1983b, p. 54) ; Ritti, Scardozzi 2016, p. 831‑833.
4090Description du document : base de statue avec des moulures très abîmées en haut et en bas, qui portait certainement la statue de culte de Zeus comme le montre la présence d’un trou circulaire et d’un petit canal sur la face supérieure. Depuis la publication dans MAMA IV, la face inscrite a été mutilée par le creusement d’un gros trou en son centre. H. l. : 2 cm.
Lignes 8‑9 : Ἀντίοχος Γλύκωνος / (δην.) ιʹ καὶ οἰνοπόσιον·
Ligne 12 : Ἀπολλόδοτος Σελεύκου (δην.) ιʹ.
Lignes 8‑9 : Antiochos, fils de Glykôn, 10 deniers et l’argent pour une boisson.
Ligne 12 : Apollodotos, fils de Séleukos, 10 deniers.
4091Antiochos et Séleukos sont naturellement deux anthroponymes dynastiques séleucides. Il faut noter la faiblesse des sommes ici en jeu. Antiochos, fils de Glykôn, a ajouté aux dix deniers une somme destinée à permettre aux membres de ce groupe de partager une libation en commun certainement à l’occasion des fêtes religieuses.
E‑HIER‑76
4092Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
4093Datation : époque impériale romaine.
4094Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Publius Aelius Glykôn.
4095Matériau : calcaire.
4096Dimensions : non renseignées.
4097Lieu de découverte : nécropole de l’est, isolé sur la colline.
4098Date de découverte : 1853.
4099Bibliographie : Wagener 1868, p. 1‑14 (Wagener 1873, p. 380 sq. ; Ziebarth 1896, p. 129 ; Ramsay 1897, p. 545, n° 411 ; Humann et al. 1898, p. 174, n° 342 ; Waltzing 1899, t. 3, n° 128 ; Lévy 1900, p. 188 ; Ramsay 1902, p. 98‑100 ; Gottheil 1910, p. 387 ; Oehler 1904, p. 299, n° 73 ; Schürer 1909, p. 18 ; Laum 1914, n° 191 ; Krauss 1922, p. 234 ; CIJ, n° 777 ; Labarre, Le Dinahet 1996, p. 102‑103, n° 62 ; SEG XLVI, n° 1656 ; Miranda 1999a, p. 131‑132, n° 23 ; Miranda 1999b, p. 58, n° 23) ; nouvel examen par Ritti 1992‑1993, p. 41‑68 (AE, 1994, n° 1660 [qui date plutôt l’inscription du iiie siècle]) ; Dittmann-Schöne 2010, p. 226‑227, n° V. 5. 10 ; IJO, n° 196 ; Ritti 2004, p. 584‑585, n° 25 (SEG LIV, n° 1323 ; Royer 2006, p. 360‑362 ; Harland 2006, p. 228 ; Huttner 2011, p. 272‑290 et 2013, p. 251‑253) ; Ritti 2006, p. 127‑129, n° 26 ; Ritti 2016, p. 497‑502, n° 24 (Ritti 2017, p. 51‑53).
4100Description du document : sarcophage. H. l. : 4 cm.
Ἡ σορὸς καὶ τὸ ὑπὸ αὐτὴν θέμα σὺν τῷ βαθρικῷ καὶ τῷ περικειμένῳ τό/πῳ Ποπλίου Αἰλίου Γλύκωνος Ζευξιανοῦ Αἰλιαν[οῦ καὶ Αὐ]ρηλίας Αμίας / Αμιανοῦ τοῦ Σελεύκου· ἐν ᾗ κηδευθήσεται αὐτὸς καὶ ἡ γυνὴ αὐτοῦ / καὶ τὰ τέκνα αὐτῶν, ἑτέρῳ δὲ οὐδενὶ ἐξέσται κηδευθῆναι· κατέλιψεν δὲ [κα]ὶ τῇ σεμνοτάτῃ προεδρίᾳ τῶν πορφυραβάφων στεφα/νωτικο[ῦ] δηνάρια διακόσια, πρὸς τὸ δίδοσθαι ἀπὸ τῶν τόκων ἑκάστῳ τὸ / αἱροῦν μη. ζ’ ἐν τῇ ἑορτῇ τῶν ἀζύμων· ὁμοίως κατέλιπεν καὶ τῷ συνε/δρίῳ τῶν ἀκαιροδαπισ]ῶν στεφανωτικοῦ δηνὰρια ἑκατὸν πεντήκοντα ἄτι / [- - -]να καὶ αὐτοὶ δώσοσαι ἐκ τοῦ τόκου / διαμερίσαντες τὸ ἥμισυ ἐν τῇ ἑορτῇ πεντηκοστῆς. / ταύτης τῆς ἐπιγραφῆς τὸ ἀντίγραφον ἀπὲ τἔθη ἐν τοῖς ἀρχείοις.
Le sarcophage, son thema et son emplacement sont propriété de Publius Aelius Glykôn, fils de Zeuxianos, petit-fils d’Aelianus, et d’Aurelia Amia, fille d’Amianos, petite-fille de Séleukos. Y seront ensevelis lui-même, sa femme et ses enfants, mais personne d’autre n’aura le droit d’y être enseveli. Il a légué 200 deniers pour la cérémonie de couronnement de la tombe à la très sacrée corporation des teinturiers de la pourpre, afin qu’ils produisent assez d’intérêts pour que chacun de ses membres y participe le septième mois, au cours de la fête de la Pâque [des pains azymes]. De même, il a aussi légué 150 deniers à l’association des fabricants de tapis, afin que les revenus des intérêts puissent être distribués pour moitié durant la fête des Kalendes, le huitième jour du quatrième mois, et pour l’autre moitié lors de la fête de la Pentecôte. Copie de cette inscription a été déposée aux archives.
4101Séleukos est bien entendu un nom dynastique séleucide, Zeuxianos une déformation de Zeuxis. Sur le problème complexe de l’appartenance religieuse de ce couple, voir t. 1, p. 163-164, 302, 338, 393‑394.
E‑HIER‑77a
4102Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
4103Datation : iie siècle après J.‑C.
4104Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande des membres d’une fraternité religieuse appartenant au démos des Thiounteis.
4105Matériau : non renseigné.
4106Dimensions : non renseignées.
4107Lieu de découverte : village de Gözler.
4108Date de découverte : 1888.
4109Bibliographie : Ramsay 1888b, p. 278‑279 (Ramsay 1895, p. 142‑144, n° 30 ; Ramsay 1927, p. 196, fig. 1 ; BE, 2017, n° 530).
4110Description du document : grande stèle avec au centre du pédiment Zeus avec un aigle, debout, tenant le sceptre et levant la main droite. À sa gauche se trouve Tychè avec un gouvernail et à gauche de celle-ci un quadrige sur lequel on reconnaît Hélios, la tête radiée. De l’autre côté par rapport au maître de l’Olympe se situe Hermès, avec un caducée et une bourse à la main droite, avec à sa droite un chariot tiré par deux bœufs et monté par un dieu ou un héros (Gordios ?) dont le visage a été effacé, cet attelage, comme le quadrige, tourné vers le centre de la composition. Dans la partie inférieure est représenté le moment précédent le sacrifice offert par l’association religieuse lors des huit jours de fête, avec deux joueurs d’instruments à vent, un organiste et deux rangées de sept bœufs. En dessous se trouvent trois rangs de huit figures masculines semblables, certaines barbues d’autres non, la main droite posée sur la poitrine, chacune correspondant à un des noms de la liste. Gravure des mots irrégulière et assez grossière.
Ligne 1 : Ζεῦξις Διοδώρου Ἄππας.
Ligne 2 : Ζεῦξις [δὶς Ἀ]πη[νίω]ν(?)· Ζεῦξις Κρυσίωνος.
Ligne 3 : Εἰόλλας Ζεύξιδος.
Ligne 1 : Zeuxis, fils de Diodôros, petit-fils d’Appa.
Ligne 2 : Zeuxis, fils d’Apènios (?), petit-fils d’Apènios (?) ; Zeuxis, fils de Krysiôn.
Ligne 3 : Eiollas, fils de Zeuxis.
4111Il est remarquable de constater le nombre important de porteurs de l’anthroponyme Zeuxis dans ce bourg de la chôra de Hiérapolis, ce qui milite pour l’importance de ce personnage, favori d’Antiochos III, dans l’organisation de la cité. On retrouve un monument assez semblable à celui étudié ici en E‑HIER‑35.
E‑HIER‑77b
4112Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
4113Datation : iie siècle après J.‑C. (plus tardif que le précédent d’après Ramsay 1888b).
4114Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande des membres d’une fraternité religieuse appartenant au démos des Thiounteis.
4115Matériau : non renseigné.
4116Dimensions : non renseignées.
4117Lieu de découverte : village de Gözler.
4118Date de découverte : 1888.
4119Bibliographie : Ramsay 1888b, p. 278‑279 (Ramsay 1895, p. 142‑144, n° 31 ; Ramsay 1927, p. 197, fig. 2 ; BE, 2017, n° 530).
4120Description du document : grande stèle avec au centre du pédiment Zeus avec un aigle, debout, tenant le sceptre et levant la main droite. À sa gauche se trouve Tychè avec un gouvernail et à gauche de celle-ci un quadrige sur lequel on reconnaît Hélios, la tête radiée. De l’autre côté par rapport au maître de l’Olympe se situe Hermès, avec un caducée et une bourse à la main droite, avec à sa droite un chariot tiré par deux bœufs et monté par un dieu ou un héros (Gordios ?) dont le visage a été effacé, cet attelage, comme le quadrige, tourné vers le centre de la composition. Dans la partie inférieure est représenté, mais orienté dans le sens inverse de la stèle précédente, le moment précédent le sacrifice offert par l’association religieuse lors des huit jours de fête, avec deux joueurs d’instruments à vent, un organiste et deux rangées de sept bœufs pourvus d’une petite bosse. En dessous se trouvent trois rangs de huit figures masculines semblables, certaines barbues d’autres non, la main droite posée sur la poitrine, chacune correspondant à un des noms de la liste. Gravure des mots plus régulière et de meilleure qualité que dans la stèle précédente.
Ligne 3 : Ζεύξιος βʹ Ἰόλλα· Ζεύξιος Διοδώρου Κορυδών· Ζεύξιος Ἀπολλωνίου Μικκήτου· Ζεύξιος Μενάνδρου Ψαφαρου.
Ligne 4 : Ζεύξιος Ἀπελλίδου Μυρῆδος· Ζεύξιος γʹ Γαίου.
Ligne 3 : Zeuxios, fils de Zeuxios, petit-fils de Iollas ; Zeuxios, fils de Diôdoros, petit-fils de Korydos ; Zeuxios, fils d’Apollônios, petit-fils de Mikkètos ; Zeuxios, fils de Ménandros, petit-fils de Psapharos.
Ligne 4 : Zeuxios, fils d’Apellidos, petit-fils de Murès ; Zeuxios, fils de Zeuxios, petit-fils de Zeuxios, arrière-petit-fils de Gaios.
4121Il est remarquable de constater le nombre important de porteurs de l’anthroponyme Zeuxios, déformation de Zeuxis, dans ce bourg de la chôra de Hiérapolis, ce qui milite pour l’importance de ce personnage, favori d’Antiochos III, dans l’organisation de la cité. On retrouve un monument assez semblable à celui étudié ici en E‑HIER‑35.
E‑HIER‑78
4122Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
4123Datation : iie siècle après J.‑C.
4124Nature de l’objet et émettrice : table à offrande dédiée par une association religieuse
4125Matériau : marbre blanc.
4126Dimensions : 190 x 95 x 28 cm.
4127Lieu de découverte : village de Yeni Gözler, devant une maison.
4128Date de découverte : 2007‑2008.
4129Bibliographie : Ritti, Scardozzi 2016, p. 824‑826 ; BE, 2017, n° 530.
4130Description du document : table rectangulaire avec linteau brisé à droite et à gauche. H. l. : 3,5 cm.
Lignes 2‑3 : Zεῦξις Zωσίμόυ τοῦ Κύρτου, Διόδωρος Ζεύξι(ο)ς Κορύδου.
Lignes 2‑3 : Zeuxis, fils de Zôsimos, petit-fils de Kyrtos ; Diodôros Zeuxios, fils de Korydos.
4131On remarquera une nouvelle fois le nombre important de porteurs de l’anthroponyme Zeuxis, dans ce bourg de Thiounta. Zeuxios, fils de Diôdoros, petit-fils de Korydos mentionné dans le document précédent est très probablement apparenté avec Diodôros Zeuxios, fils de Korydos, son père d’après le BE.
E‑HIER‑79
4132Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
4133Datation : iiie siècle après J.‑C.
4134Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Marcus Aurelius Zeuxios.
4135Matériau : calcaire.
4136Dimensions : non renseignées.
4137Lieu de découverte : nécropole nord, au sud de la tombe 56 P.G.
4138Date de découverte : 1960.
4139Bibliographie : Pennacchietti 1966‑1967, p. 303‑304, n° 21.
4140Description du document : sarcophage au couvercle brisé. H. l. : 3,5 à 4 cm.
Ἡ σορὸς καὶ ὁ περεὶ αὐτὴν τόπος Μ(άρκου) Αὐρ(ηλίου) Ζε[υξίου βʹ τοῦ] Μειδίου, / ἐν ᾗ κηδευθήσεται ὁ Ζεύξιος καὶ ἡ γυνὴ αὐτοῦ Αὐ(ρηλία) Ἰουλία καὶ ὁ / παῖς αὐτοῦ Ζεῦξις γʹ τοῦ Μειδίου· ἑτέρῳ δὲ οὐκ ἔξεσται οὐδενὶ τε/θῆναι· εἰ δέ τις τολμήσει ἀποδώσει τῷ ἱερωτάτ[[τ]]ῳ ταμείῳ (δην.) φʹ.
Le sarcophage et le terrain qui l’entoure appartiennent à Marcus Aurelius Zeuxios, fils de Méidios, deuxième du nom, dans lequel le dit Zeuxios sera enterré avec sa femme, Aurelia Iulia, et son fils Zeuxis, troisième du nom, petit-fils de Méidios. Et il n’est permis à personne d’autre d’y être enseveli. Et si quelqu’un l’ose, il paiera au trésor sacré 500 deniers.
4141Le père et son fils portaient un cognomen directement inspiré par le nom du favori d’Antiochos III.
E‑HIER‑80
4142Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
4143Datation : époque impériale romaine.
4144Nature de l’objet et émettrices : épitaphe gravée probablement à la demande de Zeuxianè et de Modesta.
4145Matériau : marbre (?).
4146Dimensions : 137 x 38 cm.
4147Lieu de découverte : à droite de l’allée des tombeaux, vers la fin.
4148Date de découverte : 1887.
4149Bibliographie : Le Bas, Waddington 1870, n° 1686 (CIG III, n° 3291) ; Humann et al. 1898, p. 151, n° 261 (IGRR IV, n° 839) ; Ritti 2004, p. 571, n° 3 ; Frija 2012, p. 444.
4150Description du document : grand édifice sur le bord droit de la route, dont le toit plat portait deux sarcophages, un en marbre, aujourd’hui disparu, et un en travertin, encore en place. L’inscription est gravée sur la paroi faisant face à la rue.
Ἡ σορὸς ἡ λευκὴ καὶ ἡ παλαιὰ, ἣ παράκειται, / καὶ ὁ βωμὸς, ἐφ’ οὗ ἐπίκεινται, σὺν τῷ ἡρῴῳ / Ζεύξιδος ἀρχιερέως καὶ Ἰουλιανῆς ἀρχιε/ρείας. τούτων φροντίζουσιν Ζευξιανὴ ἡ / θυγάτηρ αὐτῶν καὶ ἡ ἔγγονος Μοδέστα.
Le sarcophage blanc et vieux qui se trouve ici et l’autel près duquel il est situé, ainsi que le tombeau, appartiennent à Zeuxis, grand-prêtre, et à Iuliana, grande prêtresse. Zeuxianè, leur fille, et Modesta, leur petite-fille, en prennent soin.
4151Le grand-prêtre défunt portait un nom typiquement gréco-macédonien et sa fille un diminutif qui en est inspiré.
Annexe anthroponymes macédoniens
4152E‑HIER‑E : Ritti, Miranda, Guizzi 2007, p. 595, n° 5 signalent l’existence d’un hérôon de taille moyenne appartenant à Titus Flavius Ioulianos Alexandros Médon et à Publius Aelius Makédon (voir Ritti, 2017, p. 284).
Armée romaine
Officiers
E‑HIER‑81
4153Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
4154Datation : entre 200 et 250 après J.‑C.
4155Nature de l’objet et émetteurs : monument commémoratif gravé à la demande de Cneus Arrius Apuleius et de son épouse.
4156Matériau : marbre blanc.
4157Dimensions : 136 x 68 x 11 cm.
4158Lieu de découverte : nécropole nord, au bout de la voie.
4159Date de découverte : 1994.
4160Bibliographie : Ritti, Yılmaz 1998, p. 447‑456, n° 1 (SEG XLVI, n° 1657) ; AE, 1998, n° 1363 (Carter 2004, p. 44, n° 17 ; Ritti 2006, p. 184‑189, n° 45) ; Frija 2012, p. 446 et 447 (Ritti 2017, p. 44).
4161Description du document : stèle rectangulaire brisée en quatre morceaux. H. l. : 4 à 7 cm.
Ἀγαθῇ Τύχῇ. / ῾Υπόμνημα φα/μιλίας μονο/μάχων καὶ κυ/νηγεσίων καὶ / ταυροκαθαψί/ων Γναίου Ἀρ/ρίου Ἀπουληί/ου Αὐρηλιανοῦ / ὑοῦ χειλιάρ/χου καὶ ἀρ/χιερέως καὶ / Αὐρηλίας Με/λιτίνης Ἀττι/κιανῆς ἀρχιε/ρείας τῆσ γυ/ναικὸς αὐτοῦ.
À la Bonne Fortune. Monument commémoratif de la familia des gladiateurs, des venationes et des taurokathapsia de Cneus Arrius Apuleius, fils d’Aurelianius, tribun [de légion ?] et grand-prêtre, et d’Aurelia Mélitinè Atticiana, grande-prêtresse, son épouse (traduction d’après l’AE).
4162On ne connaît rien de précis sur la carrière militaire de ce grand notable, bien que l’on puisse penser que son tribunat ait été laticlave. Les taurokathapsia affrontaient à cheval des taureaux.
E‑HIER‑82
4163Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
4164Datation : entre 150 et 250 après J.‑C. (?).
4165Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe ou dédicace (?) gravée à la demande du père de l’officier ou de ce dernier (?).
4166Matériau : non renseigné.
4167Dimensions : non renseignées.
4168Lieu de découverte : en remploi dans un mur byzantin, à l’intérieur des grands thermes.
4169Date de découverte : 1994.
4170Bibliographie : Yılmaz 1994, p. 201 et 210, fig. 12 (Ritti, Yılmaz 1998, p. 451 ; AE, 1998, n° 1366 ; Ritti 2017, p. 44).
4171Description du document : bloc.
- - - - - -] ῥήτορα, / πατέρα / Τι(βερίου) Κλ(αυδίου Ἰου/λιανοῦ, / τρισχι/[λιάρχου] / - - - - - -
… rhéteur, père de Tiberius Claudius Iulianus, qui a exercé ses trois milices …
4172Le chevalier Tiberius Claudius Iulianus a exercé ses trois milices, mais l’état lacunaire de l’inscription empêche de préciser au sein de quelles unités.
Sous-officiers et troupiers
E‑HIER‑83
4173Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
4174Datation : époque impériale romaine.
4175Nature de l’objet et émetteur : dédicace gravée à la demande de Diodôros.
4176Matériau : non renseigné.
4177Dimensions : H. 46 cm.
4178Lieu de découverte : près de Hiérapolis, dans le voisinage de l’école évangélique.
4179Date de découverte : 1886 (?).
4180Bibliographie : Contoléon 1886, p. 453‑454, n° 3 (Humann et al. 1898, p. 179, n° 3 ; IGRR IV, n° 809 ; Ritti 2017, p. 45).
4181Description du document : base de statue.
Διὶ Μεγίστῳ τὸν ἀετὸν / Διόδωρος Θεοφίλους / στρατευόμενος.
À Zeus très grand, cet aigle, Diodôros, fils de Théophilos, soldat.
4182Cette courte inscription pose en premier lieu la question de l’unité de rattachement du soldat mentionné. Celui-ci étant détenteur d’une séquence onomastique grecque, il y a tout lieu d’en faire un auxiliaire. Sur les choix religieux de cet homme, voir t. 1, p. 166‑167, 379.
E‑HIER‑84
4183Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
4184Datation : iie siècle après J.‑C. (?).
4185Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande des compagnons du défunt.
4186Matériau : non renseigné.
4187Dimensions : non renseignées.
4188Lieu de découverte : « pone aquarum descensum ad orientem in muro longo » (CIG).
4189Date de découverte : non renseignée.
4190Bibliographie : CIG III, n° 3932 (Le Bas, Waddington 1870, n° 1685 ; Humann et al. 1898, p. 168, n° 324 ; IGRR IV, n° 825).
4191Voir Speidel 1980, p. 732‑733, n° 2 et p. 738.
4192Description du document : non renseignée ; sous l’inscription est représenté un cavalier foulant aux pieds un serpent.
Γάιος Σήιος Ἀττικὸς / ὁ καλούμενος [Μ]οσ/[χ]ᾶς(?), λεγιῶνος ἕκτης / ὀπτίων, / Μειλήσι/ος.
Gaius Seius Atticus, dit Moschas, de la légion VII, optio, de Milet.
4193Originaire de Milet, cet optio appartenait à une légion VII dont il n’est pas possible de dire s’il s’agissait de la Claudia ou de la Gemina. L’homme décéda lors de son passage à Hiérapolis. Il est possible qu’il ait été en route pour rejoindre son unité, à moins qu’il n’ait été envoyé dans la région pour occuper une statio.
Vétérans
E‑HIER‑85
4194Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
4195Datation : iiie siècle après J.‑C.
4196Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’Aurelius Azéios.
4197Matériau : non renseigné.
4198Dimensions : 35 x 20 cm.
4199Lieu de découverte : au milieu de l’allée principale de la nécropole.
4200Date de découverte : 1887.
4201Bibliographie : Humann et al. 1898, p. 112, n° 125 (IGRR IV, n° 833 ; Ritti 2017, p. 44).
4202Description du document : sarcophage. H. l. : 3,5 cm.
Ἡ σορὸς καὶ ὁ περὶ αὐτὴν τόπος Αὐρ(ηλίου) Ἀζείου 〈οὐ〉αιτρανοῦ καὶ τῆς γυνῆς αὐτοῦ / Σεραπίας, ἐν ᾗ κηδευθήσεται αὐτὸς καὶ ἡ γυνὴ αὐτοῦ Σεραπία· οὐδενὶ δὲ / ἑτέρῳ ἐξέσται κηδευθῆναι. εἰ δὲ μή γε, ὁ ἐπιχειρήσας δώσει τῷ ἱερωτάτῳ / ταμείῳ (δην.) μ(ύρια).
Le sarcophage et le terrain qui l’entoure appartiennent à Aurelius Azéios, vétéran, et à sa femme, Sérapia ; il y sera enterré avec sa femme, Sérapia. Il n’est permis à personne d’autre d’y être enterré. Dans le cas contraire, le contrevenant versera au trésor sacré dix‑mille deniers.
4203Aurelius Azéios, vétéran, ne mentionne pas son unité, ce qui pourrait laisser supposer un service dans un corps auxiliaire, dans la mesure où l’affectation dans une légion, élite de l’armée romaine, aurait été plus probablement signalée.
E‑HIER‑86
4204Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
4205Datation : iie-iiie siècle après J.‑C.
4206Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Marcus Aurelius Germanus.
4207Matériau : non renseigné.
4208Dimensions : non renseignées.
4209Lieu de découverte : non renseignées.
4210Date de découverte : non renseignée.
4211Bibliographie : Humann et al. 1898, p. 131, n° 202 (cité par Ritti 2008, p. 303 et 2017, p. 44).
4212Description du document : sarcophage. H. l. : 4 cm.
Ἡ σορὸς καὶ ὁ περ[ὶ] αὐτ[ὴν] τόπος Μ(άρκου) Αὐρ(ηλίου) Αὐ[ρηλιανοῦ] / Γερμανοῦ Πετρανου (?) (〈οὐ〉ετρανοῦ ?) Σύρου, ἐν ᾗ κηδευθῇ {αυ} αὐτός / τε καὶ ἡ γυνὴ αὐτοῦ.
Le sarcophage et l’emplacement qui l’entoure [appartiennent] à Marcus Aurelius Aurelianus (?) Germanus, de Pétra [ou vétéran], Syrien, dans lequel il a été enseveli, ainsi que sa femme.
4213La reconstitution du mot Πετρανου n’est pas assurée et peut tout aussi bien se lire 〈οὐ〉ετρανοῦ. Une chose est certaine : cet homme était d’origine syrienne. Il s’agissait très probablement d’un vétéran qui prépara la tombe pour lui et son épouse. Reste en question le problème de l’unité au sein de laquelle il avait servi. S’il faut comprendre le texte avec « vétéran », cela peut tout aussi bien signifier qu’il avait été enrôlé dans une légion ou plus probablement dans une unité auxiliaire. Si l’ethnique devait l’emporter, il faudrait alors comprendre qu’il s’agissait d’un archer, originaire de l’actuelle Jordanie. Or, deux cohortes de Pétraéens, les II et III Ulpia Petreorum equitata, étaient stationnées en Cappadoce, ce qui rendrait tout à fait possible une retraite prise en Phrygie.
E‑HIER‑87
4214Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
4215Datation : iiie siècle après J.‑C. (?).
4216Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Marcus Aurelius Iulianus Longus.
4217Matériau : non renseigné.
4218Dimensions : 40 x 20 cm.
4219Lieu de découverte : Pamukkale.
4220Date de découverte : 1887.
4221Bibliographie : Hogarth 1891, p. 83, n° 4 (Humann et al. 1898, p. 98, n° 73 ; IGRR IV, n° 836).
4222Description du document : sarcophage. H. l. 4 cm.
Ἡ σορὸς καὶ ὁ περὶ αὐτὴν τόπος Μάρκου / Αὐρηλίου Ἰουλιανοῦ Λόνγου στρατιώτου, / ἐν ᾗ κεκήδευται ἡ μήτηρ αὐτοῦ Ἰουλία, κηδευθή/σεται δὲ καὶ ὁ πατὴρ αὐτοῦ Μᾶρκος Αὐρή(λιος) Κο/δρᾶ[το]ς Ἀπολλονίδου Λόνγος· ἄλλο δὲ οὐδενὶ / ἐξέσται κηδευθῆναι ἢ κηδεῦσαί τινα, εἰ μὴ ὁ Ἰουλια/νὸς συνχωρήσει. εἰ δέ τις [τ]ῶν {Ι} προγεγρ[αμμένω]ν ἄλλο[τι] / ἐπιχειρήσει, ἀποδώσει τῷ [σ]εμνοτάτῳ συνεδρίωι γερουσίας / δηνάρια χείλια.
Le sarcophage et l’emplacement qui l’entoure [appartiennent à] Marcus Aurelius Iulianus Longus, soldat ; y sont déjà enterrés sa mère, Iulia, et aussi son père, Marcus Aurelius Codrus Longus, fils d’Apollonidos. Il n’est permis à personne d’autre d’y être enterré ou d’enterrer quelqu’un sans l’autorisation de Iulianus ; et si quelqu’un susnommé le tente, il versera au vénérable conseil de la gérousia mille deniers.
4223Marcus Aurelius Iulianus Longus a été intégré dans la liste des vétérans dans la mesure où son origine locale ne paraît pas pouvoir être remise en question puisque ses parents sont déjà enterrés dans sa future tombe. Il ne mentionne pas l’unité à laquelle il appartenait. Il ne semble pas qu’il ait eu à ce moment-là une femme et des enfants.
E‑HIER‑88
4224Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
4225Datation : début du iie siècle après J.‑C.
4226Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’Aurelius Magnus.
4227Matériau : non renseigné.
4228Dimensions : non renseignées.
4229Lieu de découverte : au bout de l’allée des sarcophages, sur la droite.
4230Date de découverte : 1887.
4231Bibliographie : Hogarth 1891, p. 92, n° 13 (Ramsay 1895, p. 117, n° 24 ; Humann et al. 1898, p. 152, n° 267 ; IGRR IV, n° 837 ; Ritti 2017, p. 44).
4232Voir Speidel 1980, p. 732‑733, n° 9 et p. 741.
4233Description du document : sarcophage. H. l. : 7 cm.
[Ἡ σο]ρὸς καὶ ὁ περὶ αὐτὴν τόπος Αὐρηλίου Μάγνου / [οὐετ]ερ{ι}ανοῦ λεγιῶνος τεσσαρεσκαιδεκάτης Γεμίνης, ἐν ᾗ κη/δευθήσεται ὁ Μάγνος καὶ ἡ σύνβιος αὐτοῦ Ἱλάρα.
Le sarcophage et son emplacement sont la propriété d’Aurelius Magnus, vétéran de la légion XIV Gemina ; à l’intérieur seront enterrés Magnus et sa femme, Hilara.
4234Probablement originaire de la cité, Aurelius Magnus avait servi dans la XIV Gemina, qui avait remplacé avant 114 à Carnuntum la XV Apollinaris.
Fourniture de troupes auxiliaires par un notable local
E‑HIER‑89
4235Cité et province : Hiérapolis, Phrygie.
4236Datation : entre 211 ou 213 et 217 après J.‑C.
4237Nature de l’objet et émetteur : dédicace gravée à la demande du conseil néocore.
4238Matériau : marbre blanc.
4239Dimensions : 145 x 56,5 x 58,2 cm.
4240Lieu de découverte : en remploi dans un mur d’époque tardive.
4241Date de découverte : non renseignée.
4242Bibliographie : Ritti 2003, p. 195 (AE, 2003, n° 1696) ; Ritti 2008 ; Ritti 2017, p. 515‑518.
4243Description du document : base de statue. H. l. : de 3,2 à 3,6 cm.
Ἡ νεωκόρος βουλὴ / Γ. Μέμιον Εὔτθχο[ν] / τὸν ἴδιον βούλαρ/χον καὶ ἡ πατρὶς τὸ[ν] / ἴδιον στρατηγὸν καὶ / εἰρήναρχον, πανηγ[υ]/ρίαρχον, ἀγοραν[ό]/μον καὶ ἐλεωνήσα[ν]/τα, σειτωνήσαντ[α], / δεκαπρωτεύσαντ[α], / γυμναςίαρχον, Ῥω/μαίων κωουέντα[ρ]/χον, ἀλύταρχον τῶ[ν] / μεγάλων Ἀπολλω/νείων Πυθίων, παρ[ασ]/τήσαντα καὶ στρατιώ/την τῷ κυρίῳ ἡμῶ[ν] / Αὐτοκρὰτορι Καί/σαρι Μάρ. Αὐρ. Σεβήρῳ / Ἀντωνείνῳ γενά/μενον δὲ καὶ ἐπὶ τῆς / πίστεως γραμμά/των καὶ τάς λοιπὰς / δὲ ὑπηρεσίας τῇ πατρ[ί]/δι ἐκτελέσαντα καὶ συ[ν]/τελείας, εἰς τε ἀννώνα[ν] / εἰς τὸν θεῖον οἶκον πο[λ]/λάκις ὑπηρετήσαντα ἀξιοπρ/[ε]πῶς.
Le Conseil néocore [honore] Caius Memmius Eutychos, son président, et la patrie son stratège et irénarque, panégyriarque, agoranome, qui fut chargé de l’achat de l’huile et du blé, ainsi que de la décaprotie, gymnasiarque, président du conventus des citoyens romains, alytarque des grandes Apolloneia Pythia, qui a également fourni une troupe à notre seigneur l’empereur César Marcus Aurelius Severus Antoninus, qui fut aussi en charge de la conservation des actes fiduciaires et a assumé pour sa patrie les autres services et contributions, et qui a assuré plusieurs fois comme il convenait le service de l’annone pour la maison divine (traduction d’après l’AE).
4244Sur ce grand notable, voir t. 1, p. 169, 312‑313, 318‑319, 372, 384, 388.
Annexe soldats romains
4245Dans un article de 2008, le professeur T. Ritti, de l’université de Naples-Frédéric II (Ritti 2008, p. 303), mentionnait l’existence d’un nombre assez important de soldats, d’officiers et de vétérans romains présents sur le territoire de Hiérapolis figurant sur des inscriptions encore inédites. L’auteur de cet ouvrage a contacté le professeur Ritti afin de savoir si entretemps ces textes avaient été édités. Par courriel du 14 avril 2017, elle lui a fait parvenir l’extrait d’un article devant figurer dans un futur volume collectif. Les inscriptions en question étant demeurées inédites, il n’a pas paru judicieux de les présenter de la même façon que les documents précédents, mais au contraire de les fournir à l’attention du lecteur avec un nouveau système de référencement ; chaque numéro intégrera les connaissances plus ou moins développées relatives à tous ces militaires, étant entendu que leurs dates de vie sont, en l’état, encore inconnues.
4246E‑HIER‑A : épitaphe ou dédicace bilingue pour Domitius (?) Diocles.
[Dom(?)]itius Diocles, [praefe]ctus cohor[tis - - I G]alatorum, [tribu]nus leg. VII Ge[mina]e, praefectus [alae] Dardanorum. [Δομ(?)]ίτιος Διοκλῆς [ἔ]παρχος σπείρης αʹ Γαλλίων, χειλίαρχος λεγιώνος ζʹ Γεμίν〈η〉ς, ἔπαρχος ἤλης Δαρδανικῆς.
Domitius (?) Diocles, préfet de la cohorte I (Ulpia) Galatorum, tribun de la légion VII Gemina, préfet de l’ala I Dardanorum.
4247Domitius (?) Diocles eut une carrière équestre classique, d’abord à la tête d’une cohorte, la I Ulpia Galatorum, installée en Syrie (voir Cheesman 1914, p. 80 et 179 ; Spaul 2000, p. 395). Il passa ensuite dans la VII Gemina de Léon, ce qui ne veut pas forcément dire qu’il commanda en Espagne dans la mesure où la légion envoya des vexillations dans les Champs Décumates sous Domitien, sur le Danube sous Trajan, en Bretagne sous Hadrien et en Proconsulaire sous Antonin. Il termina ses milices par la préfecture de l’ala I Vespasiana Dardanorum qui était positionnée en Mésie inférieure (voir Spaul 1994, p. 102‑103 [avec références]). L’auteur tient à vivement remercier le professeur T. Ritti, de l’université de Naples-Frédéric II qui lui a non seulement fait parvenir le 8 septembre 2017 deux photographies inédites de cette inscription (fig. 1‑2) lui ayant permis de déterminer quelles unités auxiliaires avaient été commandées par Diocles, mais qui l’a également généreusement autorisé à les publier (courriel du 3 avril 2020). À noter que cet officier est cité également dans Ritti 2017, p. 44.
Fig. 1 – Hiérapolis, épitaphe ou dédicace en l’honneur du préfet Domitius (?) Diocles (photo T. Ritti, 2017).

Fig. 2 – Hiérapolis, autre vue de l’épitaphe ou de la dédicace en l’honneur du préfet Domitius (?) Diocles (photo T. Ritti, 2017).

4248E‑HIER‑B : le centurion (ἑκατόνταρχος) Aurelius Eutychianos a été enterré dans le sarcophage de Théophilos Daphnos. Son unité d’appartenance est inconnue (voir Ritti 2017, p. 44).
4249E‑HIER‑C : le vétéran Télesphoros fut enterré avec sa femme et ses deux fils dans le sarcophage qui lui appartenait. D’après Ritti 2008, p. 303, l’onomastique fait supposer que le monument est antérieur au iiie siècle après J.‑C. Voir aussi Ritti 2017, p. 44.
4250E‑HIER‑D : épitaphe grecque pour le vétéran Aurelius Diodôros Varesas.
Ἡ σορὸς καὶ ὁ περὶ αὐτὴν τόπος Αὐρη. Διοδώρου Οὐαρησᾶ, οὐετρανικοῦ, ἧς ἔστιν δεσπότης καὶ οἱ ἴδιοι αὐτοῦ πάντ[ες].
Le sarcophage et le terrain qui l’entoure [appartiennent] à Aurelius Diodôros Varesas, vétéran, qui en est le propriétaire, ainsi que toute sa famille.
4251Il n’est pas possible de savoir quelle était son unité de rattachement.
Hiérapolis de la Pentapole
Armée romaine
Sous-officier et troupier
E‑HIPE‑1
4252Cité et province : Hiérapolis de la Pentapole, Phrygie.
4253Datation : époque impériale romaine.
4254Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Nikanor, décurion du défunt.
4255Matériau : voir ci-après.
4256Reproduction/description du document : idem.
4257Dimensions : idem.
4258Lieu de découverte : dans le mur du cimetière de l’actuel village de Koçhisar.
4259Date de découverte : 2005.
4260Bibliographie : Thonemann 2011b, p. 155‑156 (AE, 2011, n° 1328).
4261Voir Cheesman 1914, p. 152 et 160 ; Spaul 2000, p. 276‑278.
4262Description du document : l’auteur tient à remercier le professeur P. Thonemann, de l’université d’Oxford, pour les précieux éclaircissements qu’il a bien voulu lui communiquer concernant cette inscription, de même que pour la photographie de celle-ci. À sa demande, il a été convenu de ne pas éditer cette épitaphe pour des raisons de droits, les autorités turques pouvant se montrer « very prickly about this sort of thing » (courriel du 4 avril 2015).
À Aurelius Menander, cavalier, Nikanor, son décurion, en souvenir.
4263Sur ces deux hommes, voir t. 1, p. 69, 259.
Kadoi
Présence gréco-macédonienne
Calendrier macédonien
E‑KADO‑1
4264Cité et province : Kadoi, Phrygie.
4265Datation : probablement 112‑113 après J.‑C. (et non pas 165‑166 comme il est mentionné dans MAMA).
4266Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Trophimos.
4267Matériau : marbre blanc.
4268Dimensions : 66,5 x 35 x 8,5 cm.
4269Lieu de découverte : non renseigné ; vu à Kula, dans le quartier Saint-Georges.
4270Date de découverte : 1886.
4271Bibliographie : Contoléon 1889, p. 90‑91, n° 9 (Hicks 1889, p. 138, n° 18 ; Buresch 1898, p. 48 sq. ; Keil, Premerstein 1908, p. 87, n° 188, avec photographie ; Pfuhl, Möbius 1979, n° 2221 ; MAMA X App. I, p. 181, n° 7).
4272Description du document : stèle avec acrotère et pied. Au-dessus des quatre dernières lignes de l’inscription, un aigle surmontant un rouleau et un diptyque sur lequel est gravé le quantième du mois. H. l. : de 1,5 à 2,5 cm.
Ἔ[το]υς ρϙζʹ, μη(νὸς) / Ξ[α]νδικοῦ / τεσσ/αρεσ/καιδ/εκάτῃ. / Τρόφιμος Γαΐῳ / καὶ Ἐλπίδι θρέψασι / γλυκυτάτοις μνίας / χάριν.
L’an 197, le mois de Xandikos, le quatorzième jour. Trophimos, à Gaius et Elpis, ses très chers parents adoptifs, en souvenir.
4273Xandikos est un mois d’hiver du calendrier macédonien qui correspond à peu près à mars.
E‑KADO‑2
4274Cité et province : Kadoi, Phrygie.
4275Datation : 155‑156 après J.‑C.
4276Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande d’Arissiôn et Stratonikè.
4277Matériau : non renseigné.
4278Dimensions : non renseignées.
4279Lieu de découverte : non renseigné ; vue à Izmir.
4280Date de découverte : 1879.
4281Bibliographie : Fontrier 1880, p. 166, n° 336 avec dessin (et pas 366 comme mentionné dans MAMA) (Pfuhl, Möbius1979, n° 2183 ; MAMA X App. I, p. 181, n° 9).
4282Description du document : stèle avec acrotères et pied. Dans la partie centrale, visage entre deux colonnes, les quatre dernières lignes de l’inscription gravées au-dessous.
Ἔτους σμʹ, μη(νὸς) Ἀρτεμεισίου. / Ἀρισσιωιν καὶ Στρατο/νείκη οἱ γονεῖς Σωσῇ / τέκνῳ γλυκυτάτῳ μνή/μ〈ης〉 χάριν.
L’an 240, le mois d’Artémisios. Arissiôn et Stratonikè, ses parents, à Sôses, leur très cher enfant, en souvenir.
4283Artémisios est un mois de printemps du calendrier macédonien qui correspond environ à avril. Stratonikè porte un nom dynastique féminin séleucide.
E‑KADO‑3
4284Cité et province : Kadoi, Phrygie.
4285Datation : 165‑166 après J.‑C.
4286Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’Alexandros.
4287Matériau : marbre.
4288Dimensions : 90 x 55 cm.
4289Lieu de découverte : inconnu ; conservé dans une collection privée suisse. L’attribution à Kadoi n’est pas certaine.
4290Date de découverte : non renseignée.
4291Bibliographie : Pfuhl, Möbius 1979, n° 1137 (SEG XXIX, n° 1423 ; Naour 1981, p. 26, n. 62 ; Künzl 1983, p. 81, n° 2 ; Koch 1990, p. 117, 2 ; MAMA X App. I, 181, n° 11 [avec références pour la provenance]) ; Strubbe 1997, n° 23 ; Merkelbach, Stauber 2001, p. 219, n° 16/25/02.
4292Description du document : stèle avec tenon de fixation à la base, surmontée d’un pédiment triangulaire. Deux colonnes supportent une voûte avec acrotères. La décoration végétale est très schématisée. À l’intérieur, un homme avec une serpe (?) à droite et une femme à gauche, surmontés de deux oiseaux.
Ἔτους σνʹ, μη(νὸς) Λώου αʹ. Ἀλέξανδρος σὺν τοῖς / 〈τ〉έκνοις Οὐαλερίᾳ γυναικεὶ καὶ αὑτῷ ἔτι ζῶν μνή/μης χάριν. ὃς ἂν προσάξει χεῖρα τὴν βαρύφθονον, οὕτω/ς ἀώροις περιπέσοιτο συνφοραῖς.
L’an 250, le mois de Lôos, le 1er [jour]. Alexandros, avec ses enfants, à Valeria, sa femme, et à lui-même, encore vivant, en souvenir. Si quelqu’un porte une main envieuse [sur le tombeau], qu’il soit accablé par des malheurs sans fin.
4293Lôos est un mois d’été du calendrier macédonien qui correspond à peu près à juillet. Alexandros est porteur d’un anthroponyme macédonien. Son épitaphe, aux lignes 3 et 4, se termine de façon métrique.
E‑KADO‑4
4294Cité et province : Kadoi, Phrygie.
4295Datation : 173‑174 après J.‑C.
4296Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande d’Akindynos et d’Éphésia.
4297Matériau : non renseigné.
4298Dimensions : non renseignées.
4299Lieu de découverte : Gediz.
4300Date de découverte : 1830.
4301Bibliographie : Keppel 1831, t. 2, p. 243 (CIG III, n° 3850 ; MAMA X App. I, p. 181, n° 10).
4302Description du document : non renseignée.
[Ἔ]τους [σ]νηʹ, μηνὸς / Γορπιαίου ηκʹ, / Ἀκίνδυνος καὶ / Ἐφεσία 〈Ἀ〉κιν〈δύ〉/ν[ῳ] τέ〈κ〉[νῳ].
L’an 258, le mois de Gorpiaios, le 28e [jour]. Akindynos et Éphésia, à leur enfant, Akindynos.
4303Gorpiaios est un mois d’été du calendrier macédonien qui correspond environ à août.
E‑KADO‑5
4304Cité et province : Kadoi, Phrygie.
4305Datation : 175‑176 après J.‑C.
4306Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’Asklas.
4307Matériau : non renseigné.
4308Dimensions : 60 x 33 x 6 cm.
4309Lieu de découverte : non renseigné ; l’attribution à Kadoi n’est pas certaine (voir Robert 1948).
4310Date de découverte : 1879.
4311Bibliographie : Fontrier 1880, p. 159, n° 317 ; Robert 1948, p. 103, n° 41 (MAMA X App. I, 181, n° 12).
4312Description du document : stèle avec fronton et tenon d’encastrement. Deux colonnes entourant au centre une couronne à bandelettes surmontée de deux rosaces, avec en dessous un peigne et un aryballe.
Ἔτους σξʹ, μ(ηνὸς) Ὑπερβερεταί/ου λʹ. Ἀσκλᾶς Φροντείου θρε/πτὸς σὺν κ(αὶ) τῇ γυναικὶ Τροφίμῃ / Ἐπικτήσι θυγατρὶ μνήμης / χάριν.
L’an 260, le mois d’Hyperbérétaios, le 30e [jour]. Asklas, fils de Frontinus, threptos, avec sa femme, Trophimè, à leur fille, Épiktèsis, en souvenir.
4313Hyperbérétaios est un mois d’été du calendrier macédonien qui correspond à peu près à septembre.
E‑KADO‑6
4314Cité et province : Kadoi, Phrygie.
4315Datation : 179‑180 après J.‑C.
4316Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Publius Silicis Ulpianus.
4317Matériau : calcaire.
4318Dimensions : non renseignées.
4319Lieu de découverte : Çeltikçi.
4320Date de découverte : 1951.
4321Bibliographie : Calder 1955, p. 33‑35, n° 2 et pl. 2b (MAMA X App. I, 181, n° 13).
4322Description du document : stèle avec tenon, brisée dans sa partie supérieure. Au-dessus de l’inscription, figure masculine dont la tête a disparu avec à sa droite une serpe et des tablettes et à sa gauche un fouet et un chien bondissant regardant son maître ; dans la main droite de celui-ci, un objet rond marqué d’une croix, et dans la gauche une grappe de raisins.
[Ἔτους] σξδʹ, μη(νὸς) Πανήμου [․ ․ʹ]. / [Πό]πλις Σιλίκις Ὀλπιανὸς / [ὁ σύ]ν̣τροφος αὐτοῦ κὲ Εὐτύ/[χης κὲ] Ζωτικὴς οἱ γονεῖς αὐ/[τοῦ κὲ] Ἀντίπατρος ὁ ἀδελ/[φὸς] αὐτοῦ Εὐτύχῃ γλυκυ/[τάτῳ] μνήμης χάριν.
L’an 264, le mois de Panèmos. Publius Silicis Ulpianus, son frère de lait, et Eutychès et Zôtikès, ses parents, et Antipatros, son frère, à leur très cher Eutychès, en souvenir.
4323Panèmos est un mois de printemps du calendrier macédonien qui correspond environ à juin. En raison de la présence de la croix et d’une grappe de raisins, il est possible que l’on ait affaire ici à un milieu chrétien.
E‑KADO‑7
4324Cité et province : Kadoi, Phrygie.
4325Datation : 218‑219 après J.‑C.
4326Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Sokratès.
4327Matériau : marbre blanc.
4328Dimensions : 112 x 35 x 13,5 cm.
4329Lieu de découverte : non renseigné ; vue à Kula, dans le quartier Saint Georges.
4330Date de découverte : 1906.
4331Bibliographie : Keil, Premerstein 1908, p. 88, n° 190 avec photographie (Pfuhl, Möbius 1979, n° 2284 ; MAMA X App. I, p. 181, n° 14).
4332Description du document : stèle avec pied et pédiment. Dans la partie centrale, au-dessus de l’inscription, dans un espace entouré d’une moulure, des ustensiles de toilette (un flacon d’onguent, un miroir et un peigne).
Ἔτους τγʹ, μη(νὸς) Ἀρτεμισίου / διʹ. Σωκράτης Ἐπικτήσει ἰδίᾳ / γυνεκὶ μνίας χάριν.
L’an 303, le mois d’Artémisios, le 14e [jour]. Sokratès, pour sa femme, Epiktèsis, en souvenir.
4333Sur Artémisios, voir E‑KADO‑2.
Anthroponyme macédonien
E‑KADO‑8
4334Cité et province : Kadoi, Phrygie.
4335Datation : époque impériale romaine.
4336Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande d’Apollophanès et d’Antiochos.
4337Matériau : marbre bleuâtre.
4338Dimensions : 82 x 43 x 5 cm.
4339Lieu de découverte : inconnu ; conservée au musée d’Uşak. L’attribution à Kadoi n’est pas certaine.
4340Date de découverte : non renseignée.
4341Bibliographie : Varinlioğlu 1989, p. 28, n° 14 (SEG XXXIX, n° 1307 ; MAMA X App. I, 182, n° 32).
4342Description du document : stèle à pédiment en forme de naiskos avec deux pigeons au tympan. Sur le corps du monument, deux couronnes, un miroir rond, un peigne, une bouteille, un marteau, un diptyque ouvert et un marteau de tailleur de pierre. H. l. : 1,5 cm.
Ἀπολλοφάνης κ(αὶ) Ἀν/τίοχος Ἀντιόχῳ / πατρὶ κ(αὶ) Χαριτίνῃ μη/τρὶ γλυκυτάτοις μνή/μης χάριν.
Apollophanès et Antiochos, à leurs très tendres père, Antiochos, et mère, Charitinè, en souvenir.
4343Dans cette famille, l’anthroponyme Antiochos semble récurrent, ce qui va dans le sens de l’installation de populations européennes à l’époque hellénistique.
Armée romaine
Troupier (?)
E‑KADO‑9
4344Cité et province : Kadoi, Phrygie.
4345Datation : époque impériale romaine.
4346Nature de l’objet et émetteur : dédicace (?) gravée à la demande de Mètrodoros.
4347Matériau : marbre blanc.
4348Dimensions : 32 x 40 x 9,5 cm.
4349Lieu de découverte : village de Yeni Köy.
4350Date de découverte : non renseignée.
4351Bibliographie : Drew-Bear 1978, p. 31, n° 4 (SEG XXVIII, n° 1167 ; MAMA X App. I, p. 181, n° 5).
4352Description du document : stèle brisée en haut et en bas, avec la représentation d’un buste masculin barbu et chevelu faisant face à Mên à cheval, le croissant de lune derrière lui. En dessous, les restes de deux têtes, féminine à gauche, masculine à droite, et l’inscription. H. l. : 1,3 cm.
Μητρόδ[ωρος] / ἰστ[ρατιώτης] (?).
Mètrodoros, soldat (?).
4353L’inscription est beaucoup trop lacunaire pour affirmer même que la restitution du deuxième mot est juste.
Kératapa
Armée romaine
Troupier
E‑KERA‑1
4354Cité et province : Kératapa, Phrygie.
4355Datation : règne d’Antonin le Pieux (?).
4356Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée sur un cénotaphe à la demande des deux frères du défunt.
4357Matériau : non renseigné.
4358Dimensions : non renseignées.
4359Lieu de découverte : dans un mur, près du bazar.
4360Date de découverte : 1884.
4361Bibliographie : Smith (and W.M.R.) 1887, p. 266, n° 57 avec dessin (Ramsay 1895, p. 328, n° 133 ; SEG VI, n° 274 ; Zingerle 1922‑1924, p. 252 ; IGRR IV, n° 886 ; Schwyzer, Cauer 1923, p. 388, n° 6, 1).
4362Voir Robert 1937, p. 96‑97 ; Robert 1955, p. 176 ; Robert 1962b, p. 323, n. 1 ; Sartre 1991, p. 289‑290 ; Wolff 2003, p. 118.
4363Description du document : sous la première ligne de texte, le défunt est représenté à cheval, sur la partie droite d’un relief, face à un piéton sur la gauche dont la main gauche est levée (s’agit-il d’un brigand qui se rend ? de son valet ? ou bien encore d’un symbole de la foule le saluant ? La première solution paraît la plus envisageable). L’enquête menée par Robert 1962b, p. 323‑324 n’a pas permis de retrouver la stèle.
Χέρετε παροδεῖται / Αὐρ. Εἰρεναῖος εἰσ/τρατιώτης ἐστρα/τεύσετο ἐνδόξως, / πολλοὺς ὤλεσεν / [λη]στὰς διὰ χιρῶν, ἐτε/λεύτησεν ἐν Λυ/κίᾳ Λιμύροις εἱ/δίῳ θανάτῳ· οἱ / [ἀ]δελφοὶ αὐτοῦ / Παπίας καί Τειμ/ίας οἱ Ἀπολλων/ίου τοῦ Συριχε[- - -] / [τό κενοτάφιου μνήμης χάριν ἐποίησαν].
Salut, passant ! Aurelius Eirénaios, soldat. Il a combattu glorieusement, il a tué de nombreux brigands de ses mains, il est mort à Limyra de Lycie, de mort naturelle. Ses frères, Papias et Téimias, fils d’Apollonios, petits-fils de Syrichos … [ont fait dresser ce cénotaphe, en sa mémoire].
4364Sur la carrière de cet homme, voir t. 1, p. 175‑176, 243, 259, 264, 296, 331.
Kibyra
Présence iranienne
Anthroponymes iraniens
E‑KIBY‑1
4365Cité et province : Kibyra, Phrygie.
4366Datation : époque impériale romaine.
4367Nature de l’objet et émetteur : dédicace ou épitaphe gravée à la demande de Kilès.
4368Matériau : non renseigné.
4369Dimensions : non renseignées.
4370Lieu de découverte : Ak-Bouba, sur une colline, au-dessus de Beyköy.
4371Date de découverte : 1889.
4372Bibliographie : Cousin 1900, p. 64 (Robert 1978b, p. 285) ; Corsten 2002, p. 148‑149, n° 125.
4373Description du document : colonne funéraire.
Κιλης ․ΙΙΜΝΗ / Ἀρταβάζῃ / φιλοστοργίας / ἕνεκα.
Kilès, ΙΙΜΝΗ, pour Artabazès, en raison de sa grande affection.
4374L’anthroponyme Artabazès est typiquement perse. On ne sait pas qui était Kilès pour lui.
E‑KIBY‑2
4375Cité et province : Kibyra, Phrygie.
4376Datation : époque impériale romaine.
4377Nature de l’objet et émetteur : indéterminables (épitaphe ?).
4378Matériau : non renseigné.
4379Dimensions : 85 x 49 cm.
4380Lieu de découverte : Beyköy, devant le bâtiment administratif.
4381Date de découverte : 1984.
4382Bibliographie : Milner 1998, n° 83 (SEG XLVIII, n° 1673) Corsten 2002, p. 148, n° 124.
4383Description du document : colonne funéraire ; inscription très abîmée. H. l. : 2 cm.
[- - -]ΚΗΣ Ἀρταβ̣άζ̣ῃ̣ [- - -] / [- - -] ἀνδρὶ Κ̣[- - - - -] / [- - -]Η[- - - - - - - -].
… à Artabazès … au mari (?) …
4384Sur le nom Artabazès, voir inscription précédente.
E‑KIBY‑3
4385Cité et province : Kibyra, Phrygie.
4386Datation : époque impériale romaine.
4387Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Déméas.
4388Matériau : non renseigné.
4389Dimensions : non renseignées.
4390Lieu de découverte : Osmankalfalar, à l’est de Dengere.
4391Date de découverte : 1882.
4392Bibliographie : Petersen, Luschan 1889, p. 171, n° 213.
4393Voir Robert 1963, p. 534, n. 6.
4394Description du document : non renseignée.
Δημ[έα]ς Βατάκου ΚΑΙΗϹΟΑ/Ε[- - - - μνή]μης ἕνεκεν.
Dèméas, fils de Batakos, ΚΑΙΗϹΟΑΕ… en souvenir.
4395L’anthroponyme Batakos est perse.
E‑KIBY‑4
4396Cité et province : Kibyra, Phrygie.
4397Datation : fin de l’époque républicaine-débuts de l’époque impériale romaine.
4398Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande de démos et des négociants romains.
4399Matériau : non renseigné.
4400Dimensions : 94 x 64 cm.
4401Lieu de découverte : Yusufça, dans l’entrée de la mosquée, dans un mur.
4402Date de découverte : 1852.
4403Bibliographie : Henzen 1852, p. 177 (Le Bas, Waddington 1870, n° 1218) ; Smith (and W.M.R.) 1887, p. 234‑235, n° 15 (Sterrett 1888a, p. 37, n° 36 ; IGRR IV, n° 913 [et non pas 213 comme il est mentionné par erreur dans la note 71 de la référence suivante] ; Robert 1978b, p. 285) ; Corsten 2002, p. 84‑85, n° 50.
4404Description du document : base circulaire, le haut et le bas profilés. H. l. : 2 cm.
Ὁ δῆμος καὶ οἱ πραγμα/τευόμενυ ἐνταῦθα Ῥομ[αῖ]οι ἐτ̣ίμησαν Μίθρην Εὐτ̣[- -] / χρυσῶι στεφάνωι ΤΙΜΩΙΣ[-] / (vac.) καὶ εἰκόν̣[ι χρυσῆι(?)].
Le démos et les négociants romains de la cité ont honoré Mithrès, fils d’(?), par une couronne d’or ΤΙΜΩΙΣ… et une statue en or (?).
4405L’anthroponyme Mithrès est perse. Les récompenses importantes votées en son honneur donnent à penser qu’il était un important évergète.
Présence gréco-macédonienne
Calendrier macédonien
E‑KIBY‑5a
4406Cité et province : Kibyra, Phrygie.
4407Datation : fin du ier siècle avant J.‑C. pour les lignes 1 à 4 ; 13 août 171 après J.‑C. pour la suite du texte.
4408Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande du démos et de la boulè.
4409Matériau : marbre (?).
4410Dimensions : 150,5 cm.
4411Lieu de découverte : dans le grand théâtre, dans la paroi arrière du diazoma, segment B3.
4412Date de découverte : 1882.
4413Bibliographie : Petersen, Luschan 1889, p. 189, n° 249 (AE, 1889, n° 46 [seulement les lignes 1 à 4] ; IGRR IV, n° 901 ; Robert 1949, p. 241‑242 ; Tuchelt 1979, p. 159) ; Corsten 2002, p. 50‑52, n° 37.
4414Description du document : base de statue. H. l. : 2 à 3 cm.
Ὁ δ[ῆμο]ς ἐτείμησεν καὶ καθιέρωσεν̣ Κοΐν̣τ̣[ον] / Αἰμίλιον Λέπιδον δίκαιον ἀνθύπατον, (vac.) / σωτῆρα καὶ εὐεργέτην καὶ πάτρωνα τῆς πόλεως, / ἀρετῆς ἕνεκα καὶ δικαιοσύνης· ἐπιμεληθέντος / τῆς μετακομιδῆς καὶ ἀναστάσεως τοῦ ἀνδριάντος / κατὰ τὰ δόξαντα τῇ βουλῇ καὶ τῷ δήμῳ ∙ Μ(άρκου) ∙ Κλ(αυδίου) / Φιλοκλέους Κασιανοῦ τοῦ γραμματέως τῆς πόλεως, / ἔτους ∙ ζμρʹ ∙ μηνὸς Γορπιαίου εἰκάδι (vac.).
Le démos a honoré et consacré Quintus Aemilius Lepidus, le juste proconsul … sauveur et évergète et patron de la cité, en raison de ses vertus et de son équité. Selon la décision de la boulè et du démos, le transport et l’érection de sa statue ont été confiés à Marcus Claudius Philoklès, fils de Cassianus, grammateus, l’an 147, le 12 du mois de Gorpiaios …
4415Gorpiaios est un mois d’été du calendrier macédonien qui correspond à peu près à août. L’histoire du monument est un peu particulière. À la fin du ier siècle avant J.‑C., le démos de Kibyra avait honoré le proconsul Quintus Aemilius Lepidus, qui avait exercé le consulat ordinaire en 21 avant J.‑C. (voir Corsten 2002, avec références). Environ deux siècles plus tard, pour des raisons inconnues, il fut décidé de transférer sa statue dans le théâtre, charge qui incomba au grammateus Marcus Claudius Philoklès.
E‑KIBY‑5b
4416Cité et province : Kibyra, Phrygie.
4417Datation : fin du ier siècle avant J.‑C. pour les lignes 1 à 5 ; 13 août 171 après J.‑C. pour la suite du texte.
4418Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande du démos et de la boulè.
4419Matériau : marbre (?).
4420Dimensions : non renseignées.
4421Lieu de découverte : dans le grand théâtre, dans la paroi arrière du diazoma, segment B6.
4422Date de découverte : 1882.
4423Bibliographie : Petersen, Luschan 1889, p. 189, n° 250 (Robert 1949, p. 242‑243) ; Corsten 2002, p. 54‑55, n° 40.
4424Description du document : base de statue brisée en demi-cercle en haut et au centre. H. l. : 1,5 à 2 cm.
(vac.) [Ὁ δῆμος ἐτείμησ]εν (vac.) / Κρά[τερον(?) Φλαβίο]υ Κρα/τέρου̣ [υἱὸν εὐσ]ε̣βῆ κτίστην / γενόμενον σωτῆρα καὶ εὐ/εργέτην. (vac.) / ἐπιμεληθέντος τῆς μετακο/μιδῆς καὶ ἀναστάσεως τοῦ ἀνδρι/άντος κατὰ τὰ δόξαντα τῇ βου/λῇ καὶ τῷ δήμῳ ∙ Μ(άρκου) ∙ Κλ(αυδίου) ∙ Φιλοκλέους / Κασιανοῦ τοῦ γραμματέως / τῆς πόλεως ἔτους ∙ ζμρʹ μηνὸς / Γορπιαίου εἰκάδι.
… [Le démos a honoré Kratéros (?), fils de Flavius] Kratéros, son pieux fondateur et sauveur et évergète … Selon la décision de la boulè et du démos, le transport et l’érection de sa statue ont été confiés à Marcus Claudius Philoklès, fils de Cassianus, grammateus, l’an 147, le 12 du mois de Gorpiaios.
4425Pour Gorpiaios, voir inscription précédente. Kratéros est un anthroponyme nettement relié à la Macédoine. L’histoire du monument est identique à celle de la précédente. À la fin du ier siècle avant J.‑C., le démos de Kibyra avait honoré un grand notable et évergète, Kratéros (?), fils de Flavius Kratéros. Environ deux siècles plus tard, pour des raisons également inconnues, il fut décidé de transférer sa statue dans le théâtre, charge qui incomba aussi au grammateus Marcus Claudius Philoklès.
E‑KIBY‑6
4426Cité et province : Kibyra, Phrygie.
4427Datation : 175‑176 après J.‑C.
4428Nature de l’objet et émettrice : épitaphe gravée à la demande de Makaria.
4429Matériau : non renseigné.
4430Dimensions : 75 x 42 cm.
4431Lieu de découverte : à gauche des escaliers du parc, sur la place du marché.
4432Date de découverte : 1984.
4433Bibliographie : Milner 1998, n° 41 ; Corsten 2002, p. 163, n° 144.
4434Description du document : colonne funéraire endommagée en bas. H. l. : 2 à 2,5 cm.
Ἔτους βνρʹ μηνὸς / Ὑπ̣ερβερεταίου. / Μακαρία Ἑρμίπ/που μνείας χάριν / Καπίτωνι τῷ ἀν/δ̣[ρὶ] καὶ Ἑρμίππῳ τῷ ἀ/δελφῷ· χαίρετε, παρο/δεῖται, παρὰ Ἑρμίππου / τοῦ πεφιλημένου.
L’an 152, le mois d’Hyperbérétaios. Makaria, fille d’Hermippos, [a fait construire ce monument] en mémoire de Capito, son mari, et d’Hermippos, son frère. Adieu, passants, de la part d’Hermippos le bien-aimé.
4435Hyperbérétaios est un mois d’été du calendrier macédonien qui correspond environ à septembre.
E‑KIBY‑7
4436Cité et province : Kibyra, Phrygie.
4437Datation : 205‑206 après J.‑C.
4438Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’Onèsimos.
4439Matériau : calcaire.
4440Dimensions : 25 x 106 x 28 cm.
4441Lieu de découverte : Gölhisar, dans la maison de Suleiman Aga.
4442Date de découverte : non renseignée.
4443Bibliographie : Collignon 1878, p. 609‑610, n° 29, 1 (IGRR IV, n° 921) ; Corsten 2002, p. 257‑258, n° 296.
4444Description du document : linteau d’un monument funéraire brisé en bas. H. l. : 2,5 à 3 cm.
Ἔτους βπρʹ μη(νὸς) Πανήμου. Ὀνήσιμος, δοῦλο[ς] / Τι(βερίου) Κλ(αυδίου) Παυλείνου ὑπατικο[ῦ], κατεσκεύασε / τὸν οἶκον ἑαυτῷ ζῶν καὶ Χαρίτου τῇ γυναι/κὶ αὐτοῦ καὶ τοῖς εἰδίοις αὐτοῦ καὶ ᾧ ἂν [- -] / [- - - - - - - - - - - - - - - - -].
L’an 182, le mois de Panèmos. Onèsimos, esclave du consulaire Tiberius Claudius Paulinus, a fait construire cette tombe pour lui-même, de son vivant, et pour sa femme, Chariton [ou Charito], et pour les siens, et pour ceux [à qui il aurait encore donné la permission ?] …
4445Panèmos est un mois de printemps du calendrier macédonien qui correspond à peu près à juin.
E‑KIBY‑8
4446Cité et province : Kibyra, Phrygie.
4447Datation : 208‑209 après J.‑C.
4448Nature de l’objet et émettrice : épitaphe gravée à la demande de Claudiana Faustina.
4449Matériau : non renseigné.
4450Dimensions : non renseignées.
4451Lieu de découverte : partie sud de la nécropole orientale.
4452Date de découverte : 1893 (?).
4453Bibliographie : Corsten 2002, p. 174, n° 159.
4454Description du document : couvercle de sarcophage. H. l. : 2,5 cm.
Ἔτους επρʹ, μηνὸς Ξανδικοῦ. Κλαυδιανὴ / Φα̣υστίνα Νείκης τὴν σορὸν ἑαυτῇ [-] ζῶσα [-] καὶ Κρατέρῳ ὑῷ Κλαυδίου ΖΩΣΑΤΩ.
L’an 185, le mois de Xandikos. Claudiana Faustina, fille de Nikè, [a fait construire] ce sarcophage pour elle-même, de son vivant, et pour Kratéros, fils de Claudius ΖΩΣΑΤΩ.
4455Xandikos est un mois d’hiver du calendrier macédonien qui correspond environ à mars. Le nom Kratéros est à forte connotation macédonienne.
E‑KIBY‑9
4456Cité et province : Kibyra, Phrygie.
4457Datation : 218‑219 après J.‑C.
4458Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’un inconnu.
4459Matériau : non renseigné.
4460Dimensions : 96 cm.
4461Lieu de découverte : dans la nécropole principale.
4462Date de découverte : 1894 (?).
4463Bibliographie : Corsten 2002, p. 332‑333, n° 425.
4464Description du document : couvercle de sarcophage. H. l. : 4 cm.
Ἔτο̣υς̣ εϙρʹ μενὸς Δίου.
L’an 195, le mois de Dios.
4465Dios est un mois d’automne du calendrier macédonien qui correspond à peu près à octobre.
E‑KIBY‑10
4466Cité et province : Kibyra, Phrygie.
4467Datation : 231‑232 après J.‑C.
4468Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’un inconnu.
4469Matériau : non renseigné.
4470Dimensions : non renseignées.
4471Lieu de découverte : dans la nécropole principale.
4472Date de découverte : 1894 (?).
4473Bibliographie : Corsten 2002, p. 334, n° 429.
4474Description du document : couvercle de sarcophage.
Ἔτους ησʹ μ(ηνὸς) Δύστρου.
L’an 208, le mois de Dystros.
4475Dystros est un mois d’hiver du calendrier macédonien qui correspond environ à février.
E‑KIBY‑11
4476Cité et province : Kibyra, Phrygie.
4477Datation : 254‑255 après J.‑C.
4478Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Néikostéphès.
4479Matériau : calcaire.
4480Dimensions : 30 x 164 cm.
4481Lieu de découverte : dans la nécropole orientale.
4482Date de découverte : 1894.
4483Bibliographie : Heberdey, Kalinka 1896, p. 5, n° 13 ; Corsten 2002, p. 253‑255, n° 291.
4484Description du document : sarcophage avec partie a) de l’inscription gravée sur le couvercle et b) sur la cuve. H. l. : 2 à 3 cm.
a) Ἔτους αλσʹ, μηνὸς Δαισ̣ίου Σεβαστῇ. (vac.).
b) [Αὐρ(ήλιος)(?) Νεικοστε]φ̣ὴς καὶ ΑΥ[- - -]Η, ἡ γλυκυτάτη αὐτοῦ γυνή, αὐτοῖς ζῶντες / [κατεσκεύασα]ν τὴν σορόν, ἥ̣ντινα καὶ αὐτοὶ ὠνήσαντο, καὶ τοῖς τέκνοις αὐτῶν, / [καὶ ἐὰν(?) βο]υλη̣θ̣ῇ ὁ Νεικοστεφὴς ἐπιβάλαι Ἀγόραστον ΤΟΝΟ̣Λ̣ΙΤΕΚ̣ΝΟΝ· ἑτέρῳ δὲ οὐδενὶ / [ἐξέσται ἐπι(?)]βάλαι ἐν τῇ σορῷ, ἐπεὶ ἀποδώσει τῇ κρατίστῃ β̣ο̣υλῇ ͵βφʹ. / (vac.) τούτου ἀντίγραφα βʹ εἰς τὰ ἀρχεῖα ἀπετέθη.
a) L’an 231, le mois de Daisios, le jour de l’empereur …
b) Aurelius (?) Néikostéphès et … sa très chère femme, de leur vivant, ont fait ériger ce sarcophage qu’ils ont aussi acheté eux-mêmes, et pour leurs enfants, et lorsque Néikostéphès y ensevelira Agorastos … Et il n’est permis à personne d’ensevelir quelqu’un dans le sarcophage, sinon il paiera à la boulè sacrée 2 500 deniers … Deux copies ont été déposées aux archives.
4485Daisios est un mois de printemps du calendrier macédonien qui correspond à peu près à mai. Il est impossible de déterminer la nature des liens unissant Néikostéphès à Agorastos.
E‑KIBY‑12
4486Cité et province : Kibyra, Phrygie.
4487Datation : 254‑255 après J.‑C.
4488Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’un inconnu.
4489Matériau : non renseigné.
4490Dimensions : non renseignées.
4491Lieu de découverte : dans la nécropole principale.
4492Date de découverte : 1894 (?).
4493Bibliographie : Corsten 2002, p. 333, n° 427.
4494Description du document : couvercle de sarcophage.
Ἔτους αλσʹ∙ μηνὸς Λ̣Ι̣Ρ̣ΟΥ θιʹ.
L’an 231, le mois de Dios [ou de Lôos], le dix-neuvième jour.
4495Pour Dios, voir E‑KIBY‑9 ; Lôos est un mois d’été correspondant environ à juillet.
E‑KIBY‑13
4496Cité et province : Kibyra, Phrygie.
4497Datation : 254‑255 après J.‑C.
4498Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’un inconnu.
4499Matériau : non renseigné.
4500Dimensions : non renseignées.
4501Lieu de découverte : dans la nécropole principale.
4502Date de découverte : 1894 (?).
4503Bibliographie : Corsten 2002, p. 334, n° 430.
4504Description du document : couvercle de sarcophage.
Ἔτους αλσʹ, μηνὸς Δαισίου.
L’an 231, le mois de Daisios.
4505Pour Daisios, voir E‑KIBY‑11.
E‑KIBY‑14
4506Cité et province : Kibyra, Phrygie.
4507Datation : 257‑258 après J.‑C.
4508Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande des membres de la famille des Aurelii.
4509Matériau : calcaire.
4510Dimensions : 15 x 120 cm.
4511Lieu de découverte : dans la nécropole orientale.
4512Date de découverte : 1894 (?).
4513Bibliographie : Corsten 2002, p. 160, n° 138.
4514Description du document : couvercle de sarcophage brisé en deux morceaux. H. l. : 3 cm.
Ἔτους δλσʹ μηνὸς Περειτίου τρίτη / Αὐρ(ήλιοι) Εὐπρεπής, Ἐπίκτητος καὶ Ἀπροάστειος κατεσκεύασαν [- - -].
L’an 234, le mois de Péritios, le troisième jour. Les Aurelii Euprétès, Epiktètos et Aproastéios ont fait élever …
4515Péritios est un mois d’hiver du calendrier macédonien qui correspond à peu près à janvier.
E‑KIBY‑15
4516Cité et province : Kibyra, Phrygie.
4517Datation : probablement 276‑277 après J.‑C.
4518Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’un inconnu.
4519Matériau : calcaire.
4520Dimensions : 12 x 98 cm.
4521Lieu de découverte : dans la nécropole orientale.
4522Date de découverte : 1894 (?).
4523Bibliographie : Corsten 2002, p. 330‑331, n° 419.
4524Description du document : couvercle de sarcophage. H. l. : 2,5 cm.
Ἔτους γ̣νσ̣ʹ Πε[ρ]ει̣τί̣ου [- - -].
L’an 253, le mois de Péritios …
4525Voir inscription précédente.
E‑KIBY‑16
4526Cité et province : Kibyra, Phrygie.
4527Datation : entre 123‑124 et 222‑223 après J.‑C.
4528Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’un inconnu.
4529Matériau : non renseigné.
4530Dimensions : non renseignées.
4531Lieu de découverte : près du stade.
4532Date de découverte : 1894 (?).
4533Bibliographie : Heberdey, Kalinka 1896, p. 5, n° 16 (IGRR IV, n° 923) ; Corsten 2002, p. 300‑302, n° 362.
4534Description du document : sarcophage avec texte a) gravé sur le couvercle et b) sur la cuve.
a) Ἔτους [․ ․]ρʹ, με(νὸς) Ἀπελλαίου Ι̣ʹ. Λ̣[- - - -][- -]Ι̣Ο̣Ι[- - - - - -]Ο̣[- - -]Ι̣[- - -]Ο̣Ι̣Ι̣Ε̣Ρ̣Γ̣[- - -].
b) Ἔτέρῳ δὲ οὐδεν̣[ὶ] ἐξ̣έ̣σται θάψαι τινα ἐν τῇ σορῷ ἢ ὑπε/ναντίον τι ποιῆσαι, ἐπὶ θήσει τῷ φίσκῳ ͵αφʹ ∙ τούτου / ἀντίγραφον εἰς τὰ ἀρχεῖα ἐτέθη. / (vac.) Ε̣[- 1‑2 -]Ω̣ ἃ ἔφαγον, ἔχω· ἃ κατέλιπον, ἀπώλεσα. ἀληθῶς εἶπε / Φιλιστίων· ὁ β̣ίος τοκου̣ [- - - - - - - -] / ταῦτα.
a) L’an 1(?), le mois d’Apellaios, le (?) jour…
b) Il n’est permis à personne d’autre d’y ensevelir quelqu’un ou d’y faire quelque chose d’illégal, sinon, il paiera 1 500 deniers au fisc. Une copie a été déposée aux archives … « Ce que je mange, je l’ai ; ce que je laisse, je l’ai perdu » disait avec sagesse Philistion ; « la vie … ».
4535Apellaios est un mois d’automne du calendrier macédonien qui correspond environ à novembre. Philistion était un auteur de mimes de la période augustéenne (voir Corsten 2002, avec références).
E‑KIBY‑17
4536Cité et province : Kibyra, Phrygie.
4537Datation : date tardive de la période impériale d’après Harper 1979.
4538Nature de l’objet : base d’un cadran solaire.
4539Matériau : non renseigné.
4540Dimensions : 19 x 75 cm.
4541Lieu de découverte : non renseigné.
4542Date de découverte : non renseignée.
4543Bibliographie : Harper 1979, p. 523, n° 9 et pl. 6‑7 ; Corsten 2002, p. 37, n° 20.
4544Sur le calendrier macédonien, voir Samuel 1972, p. 139 ; Hannah 2005, p. 82‑83.
4545Description du document : fragment brisé en trois d’un bloc à l’origine circulaire. Au centre, la représentation en relief des signes du zodiaque, au-dessus des noms de personne, en dessous, des noms de mois.
| [- - - - - -] | Κλ̣α̣[- - -] | Κ̣λ̣[α]ύ̣δ̣ι̣ο̣ς̣ | Αὐρη̣λιανός |
| (Balance) | (Scorpion) | (Sagittaire) | (Capricorne) |
| Δεῖος | Ἀπελλα̣ῖ̣ος | Αὐδυναῖος | [Περίτι]ος̣ |
| … | Cla(?) | Claudius | Aurelianus |
| Deios | Apellaios | Audynaios | Péritios |
4546Sur Deios, voir E‑KIBY‑9. Apellaios est un mois d’automne qui correspond à peu près à novembre. Audynaios est un mois d’hiver qui correspond environ à décembre. Sur Péritios, voir E‑KIBY‑14 et 15. Tout le début de l’année calendaire macédonienne a été préservé, puisque celle-ci commençait à l’équinoxe d’automne par le mois de Deios. Sur ce cadran solaire, chacun des douze mois était associé à un signe du zodiaque. Il n’est en revanche pas possible de déterminer quelles étaient les heures en relation avec ceux-ci, pas plus que de savoir à qui correspondaient les noms de personnes en partie préservés.
E‑KIBY‑18
4547Cité et province : Kibyra, Phrygie.
4548Datation : époque impériale romaine.
4549Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’un inconnu.
4550Matériau : calcaire.
4551Dimensions : 13 x 96 cm.
4552Lieu de découverte : près du stade.
4553Date de découverte : 1894 (?).
4554Bibliographie : Corsten 2002, p. 331‑332, n° 422.
4555Description du document : couvercle de sarcophage. H. l. : 3 cm.
Ἔτους (vac.) μη(νὸς) ∙ Ἀρτεμεισίου (vac.).
L’an (?), le mois d’Artémeisios …
4556Artémeisios est un mois de printemps du calendrier macédonien qui correspond environ à avril.
Anthroponymes macédoniens
E‑KIBY‑19
4557Cité et province : Kibyra, Phrygie.
4558Datation : époque impériale romaine.
4559Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Titus Aurelius Antiochos.
4560Matériau : marbre.
4561Dimensions : 23 à 32 x 199 x 97 cm.
4562Lieu de découverte : dans la grande nécropole.
4563Date de découverte : 1894.
4564Bibliographie : Corsten 2002, p. 265‑266, n° 307.
4565Description du document : couvercle de sarcophage. H. l. : 4 cm.
Τῖτος Αὐρήλιος Ἀντίοχος / Φιλοδάμῳ Ἀττικοῦ τῷ πατρί̣.
Titus Aurelius Antiochos, à son père, Philodamos, fils d’Attikos.
4566L’anthroponyme royal séleucide ici employé plaide pour l’installation de populations gréco-macédoniennes à l’époque hellénistique.
E‑KIBY‑20
4567Cité et province : Kibyra, Phrygie.
4568Datation : 156‑157 après J.‑C.
4569Nature de l’objet et émettrice : épitaphe gravée à la demande de Rhodinè.
4570Matériau : non renseigné.
4571Dimensions : 31 x 103 x 53 cm.
4572Lieu de découverte : Chorzum, dans le jardin d’une maison privée.
4573Date de découverte : 1894.
4574Bibliographie : Heberdey, Kalinka 1896, p. 6‑7, n° 19 ; Corsten 2002, p. 294‑295, n° 351.
4575Description du document : linteau brisé à gauche. H. l. : 2,5 cm.
(vac.) Ἔτους (vac.) γλρʹ. / [Ῥο]δίνη Τρωΐλου γυνὴ ἑαυτῇ κατεσ/[κεύ]ασε τὸν ὖκον καὶ Τρωΐλῳ τῷ ἀν/[δρὶ κα]ὶ τοῖς ἐμοῖς δίχα Ἀτάλου· εἰ δέ τις / [ἕτερ]ος ἐπιβουλεύσει τῇ σορῷ τῇ ἔσω / [- - - - - - - - - - - - - - ].
… L’an 133. Rhodinè, femme de Troilos, a fait construire cette tombe pour elle et pour son mari, Troilos, et pour les siens, à l’exception d’Attalos ; et que tout autre s’abstienne [de se faire enterrer] dans le sarcophage intérieur …
4576Sur l’anthroponyme royal attalide, voir inscription précédente. Il semble que le nommé Attalos n’entretenait pas les meilleures relations avec le reste de sa famille. Pour l’expression finale étonnante, à propos du « sarcophage intérieur », voir Corsten 2002.
E‑KIBY‑21
4577Cité et province : Kibyra, Phrygie.
4578Datation : 185‑186 après J.‑C.
4579Nature de l’objet et émettrice : épitaphe gravée à la demande d’Ammia.
4580Matériau : marbre blanc.
4581Dimensions : longueur, 200 cm.
4582Lieu de découverte : dans la rue des tombes partant du stade.
4583Date de découverte : 1973.
4584Bibliographie : Corsten 2002, p. 153, n° 133.
4585Description du document : sarcophage, la première ligne gravée sur le couvercle. H. l. : 2 cm.
Ἔτους βξρʹ. Ἀμμία Ἀττάλῳ τῷ ἀνδρί / ἐκ τῶν ἰδίων αὐτοῦ μνείας χάριν καὶ [- - - - - - - - - - - -] / ἑτέρῳ δὲ μηδενὶ ἔξον εἶναι βληθῆναι [εἰς τὴν σορόν, ἐπεὶ ἀποδώσει] / τῷ φίσκῳ Ӿ χ(είλια ?)· τούτου ἀντίγ[ραφον εἰς τὰ ἀρχεῖα ἐτέθη].
L’an 162. Ammia [a fait dresser ce sarcophage] pour son mari, Attalos, sur ses propres deniers, en souvenir … Qu’il ne soit permis à personne d’autre d’être enseveli [dans le sarcophage, sinon il devra] payer au fisc 1 000 (?) deniers. Une copie de ceci [est déposée aux archives] …
4586Sur le nom Attalos, voir inscription précédente.
E‑KIBY‑22
4587Cité et province : Kibyra, Phrygie.
4588Datation : époque impériale romaine.
4589Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’Attalos (?).
4590Matériau : calcaire.
4591Dimensions : 68 x 37 cm.
4592Lieu de découverte : Gendscherli Mezarlik.
4593Date de découverte : 1902.
4594Bibliographie : Corsten 2002, p. 217, n° 228.
4595Description du document : autel funéraire rond. H. l. : 2,5 cm.
[- 2‑3 -]․Γ̣․Ι․ϹΓ̣Ι̣[- 3‑4 -]Τ (vac.) / ΤΑ̣ΛΟϹ Καλλικλεῖ (vac.) / τῷ τέκνῳ φιλοστορ/γίας ἕνεκεν.
… Attalos (?), pour son fils, Kalliklès …, en signe d’amour.
4596Sur le nom Attalos, voir inscriptions précédentes.
E‑KIBY‑23
4597Cité et province : Kibyra, Phrygie.
4598Datation : iie-iiie siècle après J.‑C.
4599Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’Ébénos.
4600Matériau : marbre.
4601Dimensions : 108 x 52 cm.
4602Lieu de découverte : Çavdir, près de la mosquée.
4603Date de découverte : 1985.
4604Bibliographie : Milner 1998, n° 71 ; Corsten 2002, p. 224‑225, n° 240.
4605Description du document : autel funéraire rond. H. l. : 2 à 3 cm.
Ἔβενος Βίαντος / Λαδίκῃ τῇ γυνα̣[ι]/κὶ μνήμης ἕνεκεν.
Ébénos, fils de Bias, pour sa femme, Ladikè, en souvenir.
4606Sur cet anthroponyme féminin royal séleucide, voir inscriptions précédentes.
E‑KIBY‑24
4607Lieu et province : plaine Killanienne, Phrygie.
4608Datation : 175‑176 après J.‑C. (?).
4609Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande des membres d’une association religieuse.
4610Matériau : non renseigné.
4611Dimensions : 119 x 44 x 44 cm.
4612Lieu de découverte : Akören, village de la plaine Killanienne, dans une fontaine.
4613Date de découverte : 1886.
4614Bibliographie : Ramsay 1888a, p. 20, n° 4 (Ramsay 1895, p. 308, n° 120‑121 ; Ramsay 1941, p. 17, n° 6) ; Bean 1959, p. 103‑104, n° 64 (SEG XIX, n° 796).
4615Description du document : grand autel avec moulures et acrotères ; ici, côté gauche (B), avec représentation d’un cavalier à la tête radiée, peut-être d’un scorpion et d’une guirlande. L. 7‑8.
Σέλευκος Κιβυρ[άτης] / ἐποίει.
Séleukos de Kibyra l’a fait.
4616Sur le nom dynastique séleucide porté par cet artisan, voir inscriptions précédentes.
Anthroponymes macédoniens multiples
E‑KIBY‑25
4617Cité et province : Kibyra, Phrygie.
4618Datation : époque impériale romaine.
4619Nature de l’objet et émetteurs : liste de prêtres probablement gravée à la demande de ceux-ci.
4620Matériau : non renseigné.
4621Dimensions : non renseignées.
4622Lieu de découverte : Karamanli.
4623Date de découverte : 2006.
4624Bibliographie : Corsten 2007a, p. 129, n° 3 (Corsten 2008, p. 115 ; SEG LVIII, n° 1600).
4625Description du document : partie supérieure d’une base d’autel.
Lignes 2‑3 : Ὀσαει[ς] Ἀττάλου εἱ/ερασάμενος.
Lignes 6‑7 : Ἄτταλος Βρομίου εἱε/ραςάμενος.
Lignes 2‑3 : Osaéis, fils d’Attalos, a été prêtre.
Lignes 6‑7 : Attalos, fils de Bromios, a été prêtre.
4626Ces deux prêtres d’une divinité inconnue avaient en commun un anthroponyme dynastique attalide ; sur sa signification, voir inscriptions précédentes.
Présence militaire crétoise à l’époque hellénistique (?)
E‑KIBY‑26
4627Cité et province : Kibyra, Phrygie.
4628Datation : époque hellénistique, peut-être iie siècle avant J.‑C.
4629Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande du défunt ou de ses proches.
4630Matériau : marbre.
4631Dimensions : 126 x 80 x 79 cm.
4632Lieu de découverte : Gölhisar Gölü, sur la route entre Yamadı et Uylupınar. Le monument fut retrouvé dans le lac.
4633Date de découverte : 1997.
4634Bibliographie : Corsten 1998, p. 387, n° 1 (SEG XLIX, n° 1610) ; Corsten 2002, p. 60, n° 104 ; Merkelbach, Stauber 2002, p. 10, n° 17/01//07.
4635Voir Cohen 1995, p. 345‑346 ; Bru 2017a, p. 254, 292 et 294.
4636Description du document : bloc brut qui a souffert de son séjour dans l’eau. L’inscription est gravée de façon irrégulière et peu profonde. H. l. : 1 à 2 cm.
Σῶμα μὲν εἰς ἥβης ἐλθὸν τέλος ὤλετο ἐν ἀκμῆι / ἐλπίδος εἰς ἀρετῆς δόξαν ἀεξόμενον· / λείπω δὲ φθιμένων Ἀχερούσιον οἶδμα περάσα[ς] / ἀείμνηστον ἐμοῖς πᾶσι φίλοισι πόθον. / Κρῆσσα δὲ Ῥαῦκος πατρὶς ἐμή, κλήθην δὲ Παλυγος / πατρὸς πατρὸς ἐμοῦ τοῦτο λαβὼν ὄνομα.
Le corps, qui avait atteint l’éclat de la fleur de la jeunesse, a péri au sommet de l’espérance, lui qui a grandi dans la célébration de la vaillance. En traversant les ondes de l’Achéron, fleuve de la mort, je laisse à tous mes amis un souvenir impérissable. La cité crétoise de Rhaukos était ma patrie. Je m’appelais Palygos. J’avais reçu ce nom de mon grand-père.
4637Cette épitaphe métrique d’époque hellénistique célèbre un jeune Crétois mort dans la fleur de l’âge. Il n’est pas fait mention explicitement d’une activité militaire de sa part. Néanmoins, il a été jugé bon de proposer d’en faire un de ces soldats installés sur place à la demande des rois hellénistiques qui désiraient profiter de leurs qualités d’archers et de combattants habitués à la montagne, refuge des Pisidiens (sur sa carrière éventuelle, voir t. 1, p. 179, 296). Cette possibilité d’un rôle militaire avait déjà été avancée par Corsten 1998. Il est en revanche impossible de dire pourquoi, si la chose se révèle vraie, son activité de soldat n’a pas été plus développée dans le texte. Autre mystère relevé par Merkelbach, Stauber 2002, la mention unique du grand-père, sans celle du père, qui demeure inexplicable.
Traité d’alliance entre Kibyra et Rome
E‑KIBY‑27
4638Cité et province : Kibyra, Phrygie.
4639Datation : peu après 167 avant J.‑C. d’après Errington 1987 ; vers 155 avant J.‑C. d’après Sherwin-White 1984.
4640Nature de l’objet et émetteurs : traité d’alliance gravé à la demande des représentants des deux cités.
4641Matériau : calcaire blanc.
4642Dimensions : 44 x 59 x 47 cm.
4643Lieu de découverte : dans les ruines d’un bâtiment, au sud-ouest du grand théâtre, au sud de l’Odéon et à l’ouest de la route de Gölhisar.
4644Date de découverte : 1902 (?).
4645Bibliographie : OGIS, n° 762 (Täubler 1913, p. 55) ; Brodersen, Günther, Schmitt 1999, p. 94, n° 477 ; Corsten 2002, p. 10‑13, n° 1.
4646Voir Sherwin-White 1984, p. 49‑51 ; Errington 1987, p. 107‑114.
4647Description du document : bloc d’ante avec inscription sur le côté frontal. H. l. : 1,5 cm.
[- - - - - - - - - - - - - - - - - - ἐξῆι τῶι δή]/[μ]ωι τ̣ῶ̣ι̣ [Ῥ]ω̣μα[ί]ω̣[ν] π̣[οι]εῖν. ἐ̣ὰν δέ τ̣ις πρότερος πόλε/μον ἐπιφέρηι τῶι δήμωι τῶι Ῥωμαίων ἢ τὰς συν/θήκας παραβῇ, τότε ὁ δῆμος ὁ τῶν Κιβυρατῶν τῶι̣ / δήμωι τῶι Ῥωμαίων βοηθείτω κατὰ τὸ εὔκαιρον, ὃ / ἂ̣ν ἐκ τῶν συνθηκῶν καὶ ὅρκων ἐξῆι Κιβυρατῶν τῶι / δήμωι ποιεῖν. καὶ ἐάν τι πρὸς ταύτας τὰς συνθήκας / ὁ δῆμος ὁ Ῥωμαίων καὶ ὁ δῆμος ὁ Κιβυρατῶν κοινῆι / βουλῆι προσθεῖναι ἢ ἐξελεῖν βούλωνται, κοινῆι βουλῆι δη/μοσίαι ἑκατέρων θελόντων ἐξ (vac.) έστω. ἃ δ[ὲ] / ἂν προστιθῶσιν ἐν ταῖς (vac.) συνθήκαις, ἐνέστ̣[ω] / ἐν ταῖς συνθήκαις· ἃ δὲ ἂν ἀφέλ[ω]σιν τῶν συνθ[η]/κῶν, ἐκτὸς ἔστω. ταύτας δὲ τὰς συνθήκας εἰς χ[άλ]/κωμα ἀναγραψάτωσαν καὶ ἀναθέτωσαν ἐμ μ̣[ὲν] / Ῥώμηι ἐν τῶι ἱερῶι τοῦ Διὸς τοῦ Καπετωλίου, ἐν δὲ [Κιβύραι] / ἐπὶ τῆς βάσεως τῆς Ῥώμης, ἣν ἐψηφίσαντο χρυσ̣[ῆν].
… de faire tout ce qui est en son possible pour le peuple romain. Et si quelqu’un entreprend en premier une guerre contre le peuple romain ou rompt un traité, alors le peuple des Kibyratiens devra aider le peuple romain de toutes ses forces, quoi qu’il arrive, selon ce qui est possible au peuple des Kibyratiens en vertu du traité et des serments. Et si le peuple romain et le peuple des Kibyratiens voulaient ajouter ou ôter quelque chose à ce traité commun, cela sera possible par un accord commun et public entre les deux parties. Ce qu’ils ont ajouté au traité devra toujours y demeurer ; ce qu’ils ont retiré du traité devra en être retiré pour toujours. Ce traité devra être gravé et présenté sur une table de bronze, l’une à Rome dans le temple de Jupiter Capitolin, l’autre à Kibyra sur la base de la statue en or de la déesse Roma.
4648Sur cette importante inscription, voir t. 1, p. 179‑180, 380.
Armée romaine
Sous-officier
E‑KIBY‑28
4649Cité et province : Kibyra, Phrygie.
4650Datation : iiie siècle après J.‑C.
4651Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande du défunt ou de ses proches.
4652Matériau : marbre blanc ou calcaire.
4653Dimensions : 82,5 x 40 cm.
4654Lieu de découverte : non renseigné.
4655Date de découverte : non renseignée.
4656Bibliographie : Corsten 2002, p. 156‑159, n° 137.
4657Description du document : colonne dont le haut est profilé. H. l. : 2 à 3,5 cm.
D(is) M(anibus) M(arci) (vac.) / Aureli(i) (vac.) / Victuri(i) (vac.) / aquilifiri / lic(ionis) VIII / Aug(ustae).
Aux Dieux Mânes de Marcus Aurelius Victorius, aquilifer de la légion VIII Augusta.
4658Voir t. 1, p. 181, 259, 390‑391 (avec la longue discussion de Corsten 2002).
Vétérans
E‑KIBY‑29
4659Cité et province : Kibyra, Phrygie.
4660Datation : iie siècle après J.‑C.
4661Nature de l’objet et émettrice : épitaphe gravée à la demande de l’épouse du défunt.
4662Matériau : calcaire.
4663Dimensions : 169,5 x 63 x 68,5 cm.
4664Lieu de découverte : Kibyra, dans la nécropole orientale.
4665Date de découverte : 1894.
4666Bibliographie : Heberdey, Kalinka 1896, p. 6, n° 17 (CIL III, n° 13665 ; AE, 1899, n° 169 ; IGRR IV, n° 920) ; Kearsley, Evans 2001, n° 95 ; Corsten 2002, p. 135‑137, n° 106 (AE, 2003, n° 1707).
4667Voir Speidel 1980, p. 732‑733, n° 7.
4668Description du document : grand bloc rectangulaire avec des vestiges de statue. Points entre certains mots. H. l. : 3,5 cm.
Aelia Asteria Aelio Anti/[o]chiano tesserario leg(ionis) / XI Cl(audiae) dulcissimo quando (!) / marito suo instruxit mo/n〈u〉mentum et statuam / et a[r]ulam (?) cum subposi/to in terram sarcophago / lapideo secundum volun/tatem s(upra) s(cripti) Antiochiani me/moriae causa huius exem/plaria i[u]s[ta] ceris du〈o〉bus re/posita sunt in archia publi/ca Cibyratarum. Αἰλία Ἀστερία Αἰλίῳ Ἀντι/οχιανῷ, τεσσεραρίῳ λεγ(ιῶνος) / ιαʹ Κλ(αυδίας), τῷ γλυκυτάτῳ γε/νομένῳ ἀνδρὶ αὐτῆς / [κα]τε̣[σ]κεύασε τὸ μνημεῖ/[ο]ν καὶ τὸν ἀνδριάντα σὺν / τῇ βάσει κ[α]ὶ τῇ ὑποκει/[μ]ένῃ ὑπὸ γ̣ῇ̣ σ̣ορῷ, καθὼς / [α]ὐτὸς διετάξατο, μνείας / χάριν. τούτου ἀντίγραφα / δύο εἰς τὰ ἀρχεῖα ἀπετέθη.
Aelia Asteria, pour son très cher mari, Aelius Antiochianus, tesserarius de la légion XI Claudia, a fait construire le monument, la statue et le petit autel, avec son sarcophage en pierre posé sur le sol, selon la volonté du susdit Antiochianus, en sa mémoire ; deux exemplaires en cire de cette inscription ont été déposés aux archives de Kibyra ; Aelia Asteria, pour son très cher mari, Aelius Antiochianus, tesserarius de la légion XI Claudia, a fait construire la tombe, la statue, avec son sarcophage en pierre posé sur le sol, selon la volonté du susdit Antiochianus, en sa mémoire ; deux exemplaires en cire de cette inscription ont été déposés aux archives de Kibyra.
4669Voir t. 1, p. 181, 241, 338.
E‑KIBY‑30
4670Cité et province : Kibyra, Phrygie.
4671Datation : époque impériale romaine.
4672Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Gaius Sentius Priscus.
4673Matériau : marbre ou calcaire.
4674Dimensions : 108 x 167 cm.
4675Lieu de découverte : Bayır, dans la vieille mosquée.
4676Date de découverte : non renseignée.
4677Bibliographie : Bérard 1892, p. 439‑440, n° 85‑86 ; Milner 1998, n° 82 (SEG XLVIII, n° 1672) ; Corsten 2002, p. 276‑277, n° 325.
4678Description du document : colonne avec guirlande. H. l. : 3,5 cm.
Γάϊος Σέν/τιος Πρεῖσ/κος, στρατιώ/της ΛΙ․ ․Ι̣Ι̣ϹΤΙΚΗΣ / ΚΟ․ΗΛ̣․ ․ ․ ἐτῶν κγʹ / ἀν̣έστησεν τὸν / πατέρα Γά̣ιον καὶ / Γ̣ῆν τὴν μητέρα / φιλοστοργίας / (vac.) ἕνεκεν. (vac.).
Gaius Sentius Priscus, soldat ΛΙ…Ι̣Ι̣ϹΤΙΚΗΣ / ΚΟ…ΗΛ̣… vingt-trois ans, a fait construire [ce monument] pour son père, Gaius, et pour sa mère, Gè, comme preuve d’amour.
4679Voir t. 1, p. 181, 241, 284‑285, 295.
Exactions de soldats romains
E‑KIBY‑31
4680Cité et province : Kibyra, Phrygie.
4681Datation : fin iie-début iiie siècle après J.‑C. en raison de la mention de plusieurs coempereurs.
4682Nature de l’objet et émetteurs : rescrit impérial en réponse à la plainte d’une communauté de paysans.
4683Matériau : calcaire.
4684Dimensions : 90 x 85 x 20 cm.
4685Lieu de découverte : Karamanli, dans une maison près de la vieille mosquée.
4686Date de découverte : 1984.
4687Bibliographie : Milner 1998, n° 112 (SEG XLVIII, n° 1583) ; Souris, Haensch 2009 ; AE, 2009, n° 1458.
4688Description du document : grand bloc brisé au-dessus, réutilisé comme base d’un escalier dans la maison ; l’inscription est gravée dans un panneau de 75 x 74 cm. H. l. : 1 à 2 cm.
[- - -]ΕΙΝ[- - -]ΝΕΥ[. . / - ca 6 -]Υ[. .]ΜΕΝΑ++++ΗΣ ΕΟΗΘΕΝΑΙ χαλεπῶς δια [- ca 6 -]Α[- ca 4 - οὐ (?)] / πρὸς ἡμᾶς ἡπείχθεσαν ἐξ αὐτῶν τινὲς εἰ φορητὰ ἦν τὰ εἰς αὐτοὺς / τετολμημένα· / τούτου μὲν σὖν ἕνεκα καὶ παραμυθίας εἰσὶν ἂ/ξιοι [. .]ΔΕ θαυμάζομεν [. .] ἐχρῆν [- - - τ]ὸ, ἔπαρ[χ]ον (?) κωλύειν αὐ/τὸν [. .]Υ[. . .]Ε[. . .]Τ[. . .]ΙΕ[. .]ΜΕΛΗΣΑΝΤΑ, τούτου [μ]ὲν οὖν καὶ ἄλλως / πρόνοιαν ποιησόμεθα· βουλόμεθα διὰ σοῦ γνῶναι [τ]ὸ νῦν ἒχον / Ἥδιστον ὃν κατέστησας ταβουλάριον καὶ Κρίσπους δύο καὶ Ζώ/σιμον καὶ Κάσσιον καὶ Χρυςόγονον καὶ Σαβεῖον διότι μηδὲν ἡ / μᾶς ἔλαθεν ὦν ἐτολμήσαν· ἐφ’ οἰς ἐχρῆ μὲν ἤδη δίκην αὐτοὺς τὴν ἀξί/αν ὑποσχεῖν καὶ δεδεμένους ἀναπεμφθῆναι πρὸς ἡμᾶς· ἐβου/λευσάμεθα δὲ καὶ τῷ ἀνθυπάτῳ γράψαι ὡς κολάσαι τινὰς ἐξ αὐ/τῶν εἰς παράδειγμα διά τε τὰς ἐπιβολὰς ἂς οὐ δέον ἐπιβάλλου/σιν τοῖς παροίκοις καὶ διὰ τὰς ὕβρεις καὶ τὰς πληγὰς ἂς ἐνεφόρη/σαν ἀυτοῖς· ἀνεβαλόμεθα δὲ τὴν περὶ αὐτῶν κρίσιν μέρχις ἂν ἀκρει/βέστερον μάθοιμεν· καὶ γὰρ καὶ ἑτέροις τισὶν ἐνετειλάμεθα δηλῶ/σαι ἡμεῖν τὰ καθ’ ἕκαστα περὶ αὐτῶν τί τε πράττουσιν καὶ ὅπως ζῶσιν· / ἐπιστροφῆς ἀξίωσον καὶ σωφ[ρ]όνησον καὶ πρὸς τὸ μέλλον ἵνα μὴ μετὰ / τῆς σῆς γνώμης δοκοῖεν τὰ τηλικαῦτα τολμᾶν· Ἐδόθη πρὸ εʹ καλ(ανδρῶν) Νοενβρίων.
… Certains d’entre eux n’auraient pas fait recours à nous dans l’urgence, si ce qu’on s’est permis à leur encontre avait été tolérable. Pour cette raison, ils doivent être encouragés … nous nous étonnons … il était nécessaire … le gouverneur pour l’empêcher … nous prendrons aussi d’une autre façon soin de tout cela. Pour le moment, nous voulons que Hedistus, que tu as installé comme tabularius, ainsi que les deux Crispus, Zosimos, Cassius, Chrysogonos et Sabinus, soient informés par toi que rien de tout ce qu’ils ont osé entreprendre n’a échappé à notre vigilance. Pour toutes ces choses, ils devraient déjà avoir reçu la peine qu’ils méritent et avoir été amenés enchaînés devant nous. Nous nous sommes aussi interrogés s’il fallait écrire au proconsul pour punir certains d’entre eux pour l’exemple, en raison des exactions qu’ils ont commises à l’égard des paroikoi, des agressions et des coups qu’ils leur ont infligés. Mais nous avons ajourné notre décision envers eux, le temps de prendre plus ample renseignement, car nous avons ordonné à des tierces personnes de nous faire un rapport détaillé sur eux, sur leurs agissements et leur manière de vivre. Considère cela comme digne de ton intérêt, et sois attentif pour l’avenir aussi, pour éviter qu’ils ne donnent l’impression d’avoir ton consentement lorsqu’ils se permettent pareilles exactions. Fait le 5e jour avant les calendes de novembre [28 octobre] (traduction AE).
4689Voir t. 1, p. 275‑276.
Maintien de l’ordre
E‑KIBY‑32
4690Cité et province : Kibyra, Phrygie.
4691Datation : iiie siècle après J.‑C. (?) (années 270‑280 d’après Corsten 2002).
4692Nature de l’objet et émettrices : dédicace gravée à la demande des autorités civiques.
4693Matériau : calcaire.
4694Dimensions : 145 x 49 cm.
4695Lieu de découverte : à l’entrée des ruines, dans le mur droit de la porte.
4696Date de découverte : 1902 (?).
4697Bibliographie : Corsten 2002, p. 101, n° 66 ; Merkelbach, Stauber 2002, p. 7, n° 17/01//02 (qui estiment l’inscription complète).
4698Description du document : base de statue rectangulaire. H. l. : 3 cm.
Eἰκόνα χαλκείην πόλις / ἄνθετο λῃστοφόνοιο / Κελσέου π̣[ο]λέμοις (vac.) / (vac.) Α (vac.).
La cité a érigé une statue de bronze de Kelséios [ou Kelséas], le tueur de brigands, qui dans la guerre …
4699Voir t. 1, p. 181, 326.
Kotiaéion
Présence gréco-macédonienne
Anthroponymes macédoniens
E‑KOTI‑1
4700Cité et province : Kotiaéion, Phrygie.
4701Datation : entre 225 et 235 après J.‑C.
4702Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande d’un certain nombre de personnages, dont Antiochos.
4703Matériau : marbre blanc.
4704Dimensions : 171 x 89 (en haut) à 85 (partie centrale) x 17 cm.
4705Lieu de découverte : Ortaca, dans une fontaine à l’est du village.
4706Date de découverte : 1925.
4707Bibliographie : MAMA X, n° 312.
4708Description du document : stèle-porte de Type C Altıntaş 1 avec des rameaux de vigne au sommet du pédiment et sur les linteaux de la porte, remplacés par un miroir, un peigne et un alabastron à gauche. Dans l’arche du pédiment, une figure masculine et une féminine. Les deux panneaux supérieurs de la porte sont fermés par une clé ; à gauche, en bas, tablettes et rouleaux ; à droite, panier avec fuseau. H. l. : 1,5 à 2,25 cm.
Ἀριστο[․ ․ ․ ․ ․ ․ ․ ․ ․ κὲ ἑαυτ]ῷ̣ ζ̣ῶν μ̣ν̣[ήμη]ς̣ χ̣ά̣ριν. / [․ ․ ․ ․ ․ ․] Ἀ̣[ν]τ̣ίοχ̣ο̣ς̣ καὶ Γ̣[ρανια]ν̣ὸς ἐτείμησα̣ν̣ τοὺς / [ἑαυ]τῶν γο[ν]ῖς ἐπιμεληθέ̣ν̣τ̣ο̣ς̣ Γρανιανοῦ.
Aristo(?)… et pour lui-même, de son vivant, en souvenir … Antiochos et Granianus ont honoré leurs épouses, Granianus s’étant chargé de la construction.
4709La présence d’un anthroponyme dynastique séleucide est un indice de l’installation sur place de populations gréco-macédoniennes à l’époque hellénistique. Il est à noter que les Granii étaient une famille de negotiatores active en Asie Mineure, ce qui ne signifie pas que le Granianus ici présent ait une quelconque parenté avec eux.
E‑KOTI‑2
4710Cité et province : Kotiaéion, Phrygie.
4711Datation : iiie siècle après J.‑C.
4712Nature de l’objet et émettrice : ex-voto gravé à la demande d’Aurelia Euménéia.
4713Matériau : calcaire blanc.
4714Dimensions : 12 x 7 x 2 cm.
4715Lieu de découverte : Yaylababa Köyü, sanctuaire de Hosios et Dikaios.
4716Date de découverte : début des années 1970.
4717Bibliographie : Ricl 1992b, p. 173, n° 21 (SEG XLI, n° 1226).
4718Description du document : petit fragment brisé de tous côtés, décoration disparue. H. l. : 0,5 à 1 cm.
[Αὐρ(ηλία)(?)] Ε̣ὐμένε[ια] / [τοῦ δεῖνος(?)] ὑπὲρ τῶν ἰδ[ίων] / [Ὁσίῳ (κὲ) Δικέ]ῳ εὐχήν.
Aurelia (?) Euménéia, fille de (?), à [Hosios et Dikéos], pour les siens, en accomplissement d’un vœu.
4719Sur la présence d’un anthroponyme féminin d’inspiration attalide, voir inscription précédente.
E‑KOTI‑3
4720Cité et province : Kotiaéion, Phrygie.
4721Datation : 208‑209 après J.‑C.
4722Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande des enfants de la défunte.
4723Matériau : marbre blanc.
4724Dimensions : 132 x 61 x 11 cm.
4725Lieu de découverte : Girei Çal Köy, dans une rue près du cimetière.
4726Date de découverte : 1893‑1895.
4727Bibliographie : Körte 1900, p. 409, n° 18 ; MAMA X, n° 276 (avec référence erronée dans l’index, n° 265).
4728Description du document : stèle-porte de Type C Altıntaş 1 brisée en bas, avec arche et pilastres décorés de rinceaux et feuilles de lierre ; dans la niche, une femme avec chiton et himation tenant de la main gauche un fuseau. H. l. : 1 à 1,75 cm.
Ἀ[μμια]ς κὲ Τατακος κὲ Αὐξίλ/〈α〉ος Λ̣α̣υδίκῃ μητρὶ μνήμης / χάριν· ἔτους σϙγʹ.
Ammias et Tatakos et Auxilaos, à leur mère, Laudikè, en souvenir. L’an 293.
4729Sur la présence d’un anthroponyme dynastique féminin séleucide, voir inscriptions précédentes.
Armée romaine
Sous-officiers et troupiers
E‑KOTI‑4
4730Cité et province : Kotiaéion, Phrygie.
4731Datation : incertaine ; soit 183‑184 après J.‑C. (ère syllanienne), soit 237‑238 (ère d’Actium).
4732Nature de l’objet et émetteur : dédicace gravée à la demande du soldat Marcus Aurelius Asklépiadès.
4733Matériau : calcaire.
4734Dimensions : 62 x 85 x 30 cm.
4735Lieu de découverte : Dereköy, sur la route entre Aizanoi et Kotiaéion, à 19 km de cette dernière.
4736Date de découverte : non renseignée.
4737Bibliographie : French 1992b, p. 193‑197 (AE, 1992, n° 1609 ; SEG XLII, n° 1196).
4738Description du document : fragments réutilisés pour une colonne. H. l. : 3 cm.
Μᾶ̣ρ̣κος Α̣ὐρήλις / Ἀσ̣κληπ̣ι̣άδης / στ̣ρ̣α̣τιώτης / λεγυῶνος ἑβδόμης / Κλ〈α〉υδί̣ας Δι̣ὶ Κικιδιασσηνῷ / ὑπὲρ̣ [ἑ]αυτοῦ καὶ τῆς / πατρί̣[δος - -] κ̣ώμ̣ης / εὐχή[ν· ἔτους] σξ̣ηʹ.
Marcus Aurelius Asklépiadès, soldat de la légion VII Claudia, a fait un vœu à Zeus Kikidiassènos, pour lui et pour le village de ses ancêtres ; l’an 268.
4739Le Zeus à qui est fait la dédicace est une divinité locale, peut-être d’origine hittite. Le soldat avait été versé dans la VII Claudia, unité stationnée à Viminacium en Mésie supérieure.
E‑KOTI‑5
4740Cité et province : Kotiaéion, Phrygie.
4741Datation : iiie siècle après J.‑C. (?).
4742Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Philetus lui-même.
4743Matériau : non renseigné.
4744Dimensions : 69 x 36 x 34 cm.
4745Lieu de découverte : à l’est du cimetière arménien.
4746Date de découverte : non renseignée.
4747Bibliographie : CIG III, n° 3827cc, Add., p. 1056 ; Le Bas, Waddington 1870, n° 809 (Kaibel 1878, p. 364 ; Buckler, Calder, Cox 1925, p. 145, n° 127 ; IGRR IV, n° 537 [qui situe plutôt l’inscription au ier ou au iie siècle] ; Robert 1946, p. 128, n. 6 [avec une erreur dans sa référence à IGRR IV mentionnée 567 au lieu de 537]) ; Peek 1955, n° 533 ; Merkelbach, Stauber 2001, p. 286‑287, n° 16/32/10.
4748Description du document : bomos brisé à la base. H. l. : 4 à 4,5 cm sur le devant, 3,5 cm sur la partie droite.
Sur le devant : Πραιτωρε/ανόν με στ/ρατιώτην / ἔνθα Φίλη/τον / σωθέ/ντ’ ἐκ κα/μάτων ἥ/δε κόνις / κατέχε[ι]
Sur la partie droite de la pierre : ἡ δ’ Ἀλκί/μιλλα μελ/λόνυμ/φος δυσ/τυχής.
Sur le devant : Cette poussière me recouvre moi, Philetus, soldat du prétoire, qui ai fini de souffrir.
Sur la partie droite de la pierre : et ma fiancée, Alcimilla, est éprouvée par ce malheur.
4749Philetus appartenait à une cohorte prétorienne non précisée. Il est difficile de dire s’il était originaire de la cité ou simplement de passage. Toujours est-il qu’il mourut avant son mariage. Sa fiancée fit graver une épitaphe versifiée avec hexamètre, pentamètre et trimètre iambique.
Laodicée du Lykos
Présence iranienne
Anthroponymes iraniens
E‑LALK‑1
4750Cité et province : Athènes, Achaïe.
4751Datation : début de l’époque hellénistique.
4752Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande du défunt ou de ses proches.
4753Matériau : marbre de l’Hymette.
4754Dimensions : 35 x 16 cm.
4755Lieu de découverte : Athènes, cimetière du Céramique.
4756Date de découverte : non renseignée.
4757Bibliographie : IG II2, n° 9162 (Robert 1969a, p. 334, n. 3).
4758Description du document : colonne funéraire.
Ἀριάβαζος Ἀπολλωνίου Λαοδικεύς.
Ariabazos, fils d’Apollônios, Laodicéen.
4759Ariabazos était porteur d’un anthroponyme typiquement iranien. Ce personnage a été intégré au sein du corpus de Laodicée en dépit de la prudence de Robert 1969a car il semble que les porteurs de noms perses aient été plus nombreux en Asie Mineure qu’en Syrie.
E‑LALK‑2
4760Cité et province : Claros, Asie.
4761Datation : 150‑151 après J.‑C.
4762Nature de l’objet et émettrice : mémorial gravé à la demande de la délégation de Laodicée.
4763Matériau : marbre (?).
4764Dimensions : non renseignées.
4765Lieu de découverte : entre le temple et l’autel d’Apollon.
4766Date de découverte : non renseignée.
4767Bibliographie : Robert 1969a, p. 300, n° 14 et p. 333 (sous forme incomplète) (Robert 1978b, p. 285) ; Ferrary 2014, p. 365‑367, n° 111.
4768Voir Sekunda 1991, p. 114‑117.
4769Description du document : base avec inscription gravée sur deux colonnes. Ici l. 14‑15.
Ἀρσάκης Ἀθηνοδώρου.
Arsakès, fils d’Athènodoros.
4770L’anthroponyme du jeune homme a de fortes chances d’être d’origine iranienne, même si Sekunda 1991 demeure prudent.
E‑LALK‑3
4771Cité et province : Laodicée du Lykos, Phrygie.
4772Datation : fin de l’époque hellénistique.
4773Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande des proches de la défunte.
4774Matériau : marbre.
4775Dimensions : 161 x 56 x 22 cm.
4776Lieu de découverte : Güney, trouvée lors de la construction d’une route ; actuellement au musée de Denizli.
4777Date de découverte : non renseignée.
4778Bibliographie : Malay, Schmitt 1985, p. 27‑29 (Ritti, Miranda, Guizzi 2008, p. 48‑50, n° 6).
4779Description du document : stèle avec tenon et pédiment décoré de têtes de gorgones. Il ne reste plus que les deux acrotères droit et gauche. Au-dessus de l’inscription, un bas-relief représentant à gauche une femme assise et à droite, lui faisant face, une figure féminine debout, tenant peut-être un alabastre. Entre les deux, une autre figure féminine ailée (Psychè ?) semblant se couronner. H. l. : de 2,5 à 3 cm.
Νικόπολις / Μιθραβωγου / γυνὴ δὲ / Ἀρτεμιδώρου / χαῖρε.
Nikopolis, fille de Mithrabôgês [ou Mithrabôgôs], femme d’Artémidôros, adieu.
4780Le père de la défunte était porteur d’un nom théophore iranien rare, indice de l’ancienneté de l’implantation de cette famille sur place.
E‑LALK‑4
4781Cité et province : Athènes, Achaïe.
4782Datation : époque impériale romaine.
4783Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande du défunt ou de ses proches.
4784Matériau : non renseigné.
4785Dimensions : non renseignées.
4786Lieu de découverte : Athènes, au Pirée.
4787Date de découverte : non renseignée.
4788Bibliographie : CIG II2, n° 9180 (Robert 1969a, p. 334, n. 3).
4789Description du document : stèle (?).
Μενοίτας Μιθριδάτου Λαοδικεύ[ς].
Ménoitas, fils de Mithridatès, Laodicéen.
4790Mithridatès est porteur d’un anthroponyme typiquement iranien. Il a été intégré au sein du corpus de Laodicée pour les mêmes raisons que celles évoquées à propos du personnage de E‑LALK‑1.
E‑LALK‑5
4791Cité et province : Laodicée du Lykos, Phrygie.
4792Datation : époque hellénistique.
4793Nature de l’objet et émetteurs : dédicace collective (?) gravée à la demande des personnes mentionnées.
4794Matériau : marbre (?).
4795Dimensions : 16 x 14 x 7 cm.
4796Lieu de découverte : dans le théâtre.
4797Date de découverte : 23 août 1961.
4798Bibliographie : Robert 1969a, p. 334, n° 8 (Robert 1978b, p. 285) ; Corsten 1997, n° 6.
4799Description du document : fragment brisé de tous côtés. H. l. : 11 cm. Ici l. 3.
Μίθρης Μιθρή[ους].
Mithrès, fils de Mithrès.
4800L’utilisation de l’anthroponymie iranienne semble bien attestée au sein de cette famille.
E‑LALK‑6
4801Cité et province : Aphrodisias, Asie.
4802Datation : fin 39‑début 38 avant J.‑C. (gravé à nouveau en 2‑3 après J.‑C.).
4803Nature de l’objet et émetteur : lettre de Stéphanos aux magistrats, à la boulè et au démos de Plarasa et d’Aphrodisias.
4804Matériau : marbre.
4805Dimensions : partie inscrite 175 x 27 cm.
4806Lieu de découverte : Aphrodisias, dans le mur des archives.
4807Date de découverte : entre 1966 et 1975.
4808Bibliographie : Reynolds 1982, n° 11 (SEG XXXII, n° 1097 ; Robert 1983a, p. 506‑508 ; BE, 1983, n° 372 ; AE, 1984, n° 865 ; SEG XXXIII, n° 854).
4809Description du document : plaque dans la partie basse de la colonne 3. H. l. : 1,8 cm.
Στέφανος Πλαρ(ασέων) 〈 〉 [Ἀφροδεισι]έων ἄρχουσι βουλῇ δήμῳ χαίρειν. / προσελθόντων μοι ὑμετέρων πρεσβευτῶν ἐν Λαοδικήᾳ καὶ / τὰ παρ’ ὑμῶν ψηφίσματα ἀναδόντων, ἐγὼ πᾶσαν σπουδὴν / εἰσηνενκάμην καὶ ἐπιμελέστατα ἐξζητήσας παρά τε τῶν ἔ/ξωθεν καὶ τῶν ἐμῶν ἀπέδωκα αὐτοῖς δούλους ὅσους ποτὲ ἐ/πέγνωσαν καὶ ἐλευθέρους ὅσους ἔλεγον ἐπὶ Λαβιήνου πάντα〈ς〉 / ὑμεῖν ἐνδεδεῖχθαι καὶ τούτους ὑμεῖν παρέδωκα ὅπως τὰς / καθ̣ηκούσας ὑμεῖν τιμωρίας ὑποσχῶσιν. σὺν τούτοις καὶ / στέφανον χρυσοῦν ἀποδέδωκα τοῖς ὑμετέροις πρεσβευ/ταῖς καὶ ἄρχουσιν ὃς ἦν ἀπενηνεγμένος ὑπὸ Πύθου τοῦ Οὐμανίου.
Stéphanos, aux archontes, à la boulè et au démos des Plaraséens et des Aphrodisiens, salut ! Vos envoyés étant venus me voir à Laodicée et m’ayant présenté vos décrets, j’y ai apporté tout mon zèle et après les avoir recherchés très soigneusement, je leur ai rendu tous les esclaves qu’ils reconnaissaient et tous ceux qui étaient aux mains de mes concitoyens ; et en ce qui concerne les hommes libres qui ont été dénoncés devant vous pour avoir suivi Labienus, je vous les ai remis pour qu’ils subissent les châtiments que vous pensez appropriés. Avec eux, j’ai rendu à vos ambassadeurs et à vos magistrats une couronne d’or qui avait été volée par Pythès, fils d’Oumanios.
4810Oumanios est un nom typiquement iranien. Le concernant et sur cet épisode, voir t. 1, p. 152.
E‑LALK‑7
4811Cité et province : Claros, Asie.
4812Datation : vers 126‑127 après J.‑C.
4813Nature de l’objet et émettrice : mémorial gravé à la demande de la délégation de Laodicée.
4814Matériau : marbre (?).
4815Dimensions : 82 x 57 (à la base) à 52 (au sommet).
4816Lieu de découverte : près de l’autel d’Apollon, dans le sanctuaire de Claros.
4817Date de découverte : 1957.
4818Bibliographie : Robert 1969a, p. 299, n° 1 (sous forme incomplète) ; Şahin 1987, p. 67, n° 18 (SEG XXXVII, n° 961) ; Ferrary 2014, p. 250‑253, n° 27.
4819Description du document : « première assise quadrangulaire du pilier de Q. Tullius Cicero » (voir Ferrary 2014). H. l. : 1,8 à 2,1 cm.
Ligne 20 : Κλαυδιανὸς Περσικοῦ.
Ligne 26 : Ἀγελαïς Περσικοῦ.
Ligne 20 : Claudianus, fils de Persikos.
Ligne 26 : Agélaïs, fille de Persikos.
4820Claudianus et Agélaïs sont les enfants d’un père dont l’anthroponyme suggère une origine iranienne réelle ou revendiquée.
Présence gréco-macédonienne
Institutions gréco-macédoniennes
E‑LALK‑8
4821Cité et province : Laodicée du Lykos, Phrygie.
4822Datation : 267 avant J.‑C.
4823Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande des habitants de deux villages du territoire de Laodicée.
4824Matériau : marbre blanc.
4825Dimensions : 132 x 51 x 16 cm.
4826Lieu de découverte : non renseigné.
4827Date de découverte : 1970‑1971.
4828Bibliographie : Wörrle 1975, p. 59‑87 ; Corsten 1997, n° 1 ; Ritti, Miranda, Guizzi 2008, p. 39‑42, n° 2.
4829Description du document : grande stèle à pédiment triangulaire. H. l. : de 1,5 à 2,5 cm.
Bασιλευόντων Ἀντιόχου καὶ [Σ]/ελεύκου πέμτου καὶ τεσαρακο/στοῦ ἔτους, μηνὸς Πε̣ριτίου, ἐ/π’ Ἐλένου ἐπιμελητοῦ τοῦ τό[πο]υ· ἐκκλησί/ας γενομένης ἔδοξε Νεοτειχείταις / καὶ Κιδδιοκωμίταις· ἐπειδὴ Βανά/βηλος ὁ τὰ Ἀχαιοῦ οἰκονομῶν καὶ Λα/χάρης Πάπου ἐγλογιστὴς τῶν / Ἀχαιοῦ εὐεργέται αὐτῶν γεγένηντ/αι κατὰ πάντα κ̣αὶ κοινῆι καὶ ἰδίαι ἑκάσ/του ἀντειλημμένοι εἰσὶν κατὰ τ[ὸ]/μ πόλεμον τὸν Γαλατικὸν καὶ πολ/λῶν αὐτῶν γενομένων αἰ̣χ[μ]α/λώτων ὑπὸ τῶν Γαλατῶν ἐμφα/νίσαντες Ἀχαιῶ̣[ι] ἐ̣[λυτ]ρ̣ώ̣[σα]ν̣το, / ἐπαινέσαι τε αὐτοὺς καὶ ἀ[ν]αγράψαι / τὴν εὐεργεσίαν αὐτῶν εἰς στή/λην λιθίνην καὶ στῆσαι ἐν τῶι / τοῦ Διὸς ἱερῶι ἐμ Βάβα κώμηι καὶ / ἐν τῶι τοῦ Ἀπόλωνος ἐν Κιδδίου/κώμηι, δεδόσθαι δὲ αὐτοῖς καὶ ἐγγόνοις / εἰς πάντα τὸν χρόνον προεδρίαν / ἐν ταῖς δημοτελέσιν ἑορταῖς, / θύειν δὲ καὶ Ἀχαιῶι κυ̣ρ̣ίωι τοῦ το/που καὶ σωτῆρι κατ’ ἐνιαυτὸν / ἐμ μὲν τῶι τοῦ Διὸς ἱερῶι βοῦν, / Λαχάρηι καὶ Βαν̣αβήλωι εὐεργέται[ς] / κριοὺς δύο ἐν τῶι τ[οῦ Ἀ]πόλλωνος / ἱερῶι τῶι ἐγ Κιδδίου κώμηι, ἱερεῖα τρία· / ὅπως ε̣ἰδ[ῶ]σι καὶ οἱ ἄλλοι, ὅτι Νεοτ[ει]/χεῖται καὶ Κι[δ]διοκωμῖται, ὑφ’ ὧ[ν] / ἄν τι πάθωσι ἀγαθ[ό]ν, ἐπίσταν̣[-] / ται τιμὰς ἀντιδιδόναι.
Sous le règne d’Antiochos et de Séleukos, la quarante-cinquième année, le mois Péritios, quand Hélénos était surveillant du district. Il a été résolu par les Neoteicheitai et les Kiddiokômitai, en assemblée plénière : parce que Banabélos, depuis qu’il est intendant des domaines d’Achaios, et Lacharès, fils de Papos, depuis qu’il est administrateur financier des domaines d’Achaios, se sont montrés être des bienfaiteurs en toutes choses et ont fourni leur aide de façon à la fois privée et publique à chacun durant la guerre contre les Galates, et lorsque beaucoup avaient été pris en otages par les Galates, ils en ont informé Achaios et ont payé les rançons ; [il a été résolu] de faire leur éloge et d’inscrire leurs bienfaits sur une stèle de pierre déposée dans le sanctuaire de Zeus de Babakômè et dans le sanctuaire d’Apollon de Kiddioukômè ; de leur accorder un siège d’honneur dans les festivals publics pour eux et pour leurs descendants à perpétuité, et aussi de sacrifier un bœuf chaque année dans le temple de Zeus pour Achaios, maître du district et sauveur, et deux béliers pour nos bienfaiteurs Lacharès et Banabélos, et aussi trois moutons dans le sanctuaire d’Apollon à Kiddioukômè, afin que tous puissent savoir que les Neoteicheitai et les Kiddiokômitai savent remercier par des honneurs ceux dont ils ont reçu des bienfaits.
4830Sur ce décret, voir t. 1, p. 154, 255, 352‑353. Les deux communautés utilisaient le calendrier macédonien, avec une datation suivant les années de règne et un mois d’hiver, Péritios, correspondant à peu près à janvier. Il est possible, en raison de son nom, que Banabélos ait été juif.
Concours et calendrier
E‑LALK‑9
4831Cité et province : Priène, Asie.
4832Datation : vers 200 avant J.‑C.
4833Nature de l’objet et émetteurs : décret en l’honneur de juges venus de Priène, gravé à la demande de la boulè et du démos.
4834Matériau : marbre bleuâtre.
4835Dimensions : 53,5 x 75 cm.
4836Lieu de découverte : Priène.
4837Date de découverte : non renseignée.
4838Bibliographie : GIBM, Part 3, section 1, n° 421 ; Hiller von Gaertringen 1906, n° 59 (Holleaux 1907, p. 384 ; Duke 1953, p. 851‑852 ; Robert 1969a, p. 251‑253) ; Crowther 1993, p. 40‑55 ; Gauthier 1994, p. 179‑194 (SEG XLIII, n° 850 ; Corsten 1997, n° 5) ; Ma 2004, n° 32.
4839Description du document : stèle avec au-dessus du décret les restes de trois couronnes.
Ligne 19‑20 : ἐν τῶι ἀγῶνι τῶι γυμνικῶι τῶι συντελουμένωι ἐν τοῖς Ἀντ〈ι〉οχ[εί]/οις.
Ligne 21 : ἐν τοῖς Ἀντιοχείοις.
Ligne 19‑20 : dans les jeux gymniques célébrés pendant le mois Antiochéon.
Ligne 21 : lors du mois Antiochéon.
4840Le document atteste de l’existence de concours annuels, les Antiochéia, célébrés en l’honneur du roi Antiochos II, fondateur de la cité, au cours du mois Antiochéon. La cité utilisait, à la manière ionienne, un calendrier dynastique avec un mois portant le nom de son fondateur.
Calendrier macédonien
E‑LALK‑10
4841Cité et province : Laodicée du Lykos, Phrygie.
4842Datation : fin du iiie siècle avant J.‑C.
4843Nature de l’objet et émettrice : décret de Laodicée en l’honneur des épimélètes du strategion.
4844Matériau : marbre blanc.
4845Dimensions : 75 x 42 x 23 cm.
4846Lieu de découverte : Eskihisar, dans une maison ; aujourd’hui au musée d’Izmir.
4847Date de découverte : non renseignée.
4848Bibliographie : Wide 1895, p. 207‑209, n° 1 ; MAMA VI, n° 5 ; Corsten 1997, n° 2.
4849Description du document : stèle brisée de tous côtés. H. l. : 1 à 1,2 cm. Ici l. 16‑17.
. . . [τῶι μηνὶ τῶι Ἀν]/[τεοχ]εῶνι . . .
… [le mois] Antiochéon …
4850Sur le mois Antiochéon, voir inscription précédente.
E‑LALK‑11
4851Cité et province : Magnésie du Méandre, Asie.
4852Datation : vers 200 avant J.‑C.
4853Nature de l’objet et émetteurs : décret gravé à la demande de la boulè et du démos de Laodicée acceptant l’invitation à célébrer les Leukophryena et décernant les honneurs au démos et aux presbeutai de la cité de Magnésie du Méandre.
4854Matériau : non renseigné.
4855Dimensions : non renseignées.
4856Lieu de découverte : non renseigné.
4857Date de découverte : non renseignée.
4858Bibliographie : Kern 1900, n° 59 et p. 295 (Holleaux 1903, p. 214 ; SEG IV, n° 503 ; Robert 1936, p. 123‑126 ; Robert 1969a, p. 252).
4859Description du document : bloc avec inscription abîmée. Ici ligne a17.
Ἀ]ν̣τιο̣χεῶν̣ι̣.
[le mois] Antiochéon.
4860Sur le mois Antiochéon, voir inscriptions précédentes.
E‑LALK‑12
4861Cité et province : Laodicée du Lykos, Phrygie.
4862Datation : iie siècle avant J.‑C.
4863Nature de l’objet et émetteur : indéterminables.
4864Matériau : marbre.
4865Dimensions : 35 x 21 x 16 cm.
4866Lieu de découverte : Eskihisar, dans le mur d’une maison.
4867Date de découverte : 1933.
4868Bibliographie : MAMA VI, n° 10 ; Corsten 1997, n° 8.
4869Description du document : pilier cannelé brisé à droite, à gauche et en bas. H. l. : 1,5 cm. Ici l. 2
[Mην]ὸς Γορ[πιαίου - - -].
[le mois] Gorpiaios …
4870Le mois Gorpiaios est un mois d’été du calendrier macédonien qui correspond environ à août.
Tribus gréco-macédoniennes
E‑LALK‑13
4871Cité et province : Laodicée du Lykos, Phrygie.
4872Datation : ier-iie siècles après J.‑C.
4873Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Pythodoros.
4874Matériau : calcaire.
4875Dimensions : 141 x 110 x 40 cm.
4876Lieu de découverte : non renseigné.
4877Date de découverte : 1890.
4878Bibliographie : MDAI(A) 1891, p. 145‑146 (Ramsay 1895, p. 74, n° 7 ; Laum 1914, n° 193 ; Robert 1969a, p. 327‑328) ; Corsten 1997, n° 84.
4879Description du document : bloc. H. l. : 4 cm.
Tούτου τοῦ βωμοῦ κήδετα〈ι〉 ἡ βουλή, κ[α]/θὼς ἤασε αὐτῇ στεφανωτικὸν Πυθόδω/ρος Διοτείμου (δην.) ͵γ, ἵνα στεφανοῦται ἐκ/κ τῶν τόκων κατ’ ἐνιαυτόν· ὁμοίως καὶ / Μένανδρος Σωσίμου τοῦ Μενάνδρου / τοῦ Θεμίσωνος ὁ τῆς ἀδελφῆς αὐτοῦ ὑ/ὸς καὶ αὐτὸς καταλείπει στεφανωτικὸν / τῇ τῆς βουλῆς {ΤΗ} φυλῇ τῇ Ἀπολλωνίδι (δην.) [͵γ(?)]. / ἐν ᾗ σορῷ κηδευθήσεται ὁ Μένανδρος, ἥ ἐσ/τιν σορὸ̣ς κατὰ μεσηνβρίαν, μεθ’ ὃν οὐδενὶ ἐ/σέσται κηδευθῆναι ἑτέρῳ τινί· ὁμοίω[ς] / καταλέλοιπεν καὶ Δομετία [Τ]ά̣τα ἡ πατρ[α]/[δέλφη(?)]. (vac.) / (vac.) / [- - -]νων χωρίων τῶν ὄντω[ν] / [ἐν - - -].
La boulè se charge de l’entretien de cet autel funéraire. Pythodoros, fils de Diotimos, lui a versé une somme de 3 000 deniers afin qu’il soit couronné chaque année grâce aux intérêts. De même, Ménandros, fils de Sosimos, petit-fils de Ménandros, arrière-petit-fils de Thémisôn, le fils de sa sœur, laisse lui-même une somme pour l’achat des couronnes … à la tribu Apollonis de la cité. Dans le tombeau qui se trouve du côté du midi sera enterré Ménandros ; il n’est permis à personne d’autre d’être enterré avec lui. De la même façon, une place a été réservée pour Domitia Tata, sa tante du côté paternel (?) … les terrains situés (?) …
4880La présence d’une tribu Apollonis est logique dans la mesure où le dieu était un archégète qui accompagnait les mouvements de colonisation. De plus, il était la divinité tutélaire de la dynastie séleucide.
E‑LALK‑14
4881Cité et province : Laodicée du Lycos, Phrygie.
4882Datation : iie-iiie siècle après J.‑C.
4883Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Mènophéilos.
4884Matériau : marbre blanc.
4885Dimensions : 48 à 79 x 24 à 29,5 x 27,2 à 30 cm.
4886Lieu de découverte : Eski-Hissar.
4887Date de découverte : non renseignée.
4888Bibliographie : Corsten, Ceylan 1995, p. 89, n° 1 (Corsten 1997, n° 108).
4889Description du document : autel funéraire brisé en haut à gauche avec moulure au sommet. H. l. de 2 à 3 cm.
Oὗτος ὁ πλά[τος] / ἐστὶν Μηνο/φείλου τοῦ / Ἀττάλου Λα/οδικεὺς φυ/λῆς Ἀπολλων/είδος· κεῖ/ται δὲ ἐνθά/δε Πίστη καὶ / θεῷ πιστή. / ὅς ἂν δὲ ἐπιτη/δεύσι ἢ κατεά/ξει, θήσι τῷ τα/μείῳ (δην.) φʹ.
Cet emplacement appartient à Mènophéilos, fils d’Attalos, Laodicéen, de la tribu Apollonis ; ci-gît Pistè, qui a foi en Dieu. Et si quelqu’un entreprend de s’en emparer, il paiera au trésor 500 deniers.
4890Sur la tribu Apollonis, voir inscription précédente. Le nom Attalos, d’origine macédonienne, peut être lié au passage de la cité dans l’orbite attalide après le traité d’Apamée. La famille était chrétienne.
E‑LALK‑15
4891Cité et province : Laodicée du Lykos, Phrygie.
4892Datation : époque impériale romaine.
4893Nature de l’objet et émettrice : dédicace gravée à la demande de la tribu Attalis.
4894Matériau : marbre.
4895Dimensions : non renseignées.
4896Lieu de découverte : Karak-Ova.
4897Date de découverte : 1896.
4898Bibliographie : Anderson 1897, p. 408‑409, n° 10 ; Corsten 1997, n° 49.
4899Description du document : base de statue brisée en haut.
[- - -] ἡ Ἀτ[τ]αλὶς φ̣υ̣/λὴ τῶν βου/λευτῶν. / προνο[η]σαμένου τῆς / ἀναστάσεως Λογγεί/νου τρίς / τοῦ πρυτ[άν]εως τῆς φυ/[λῆς].
… la tribu Attalis de la boulè. A été chargé de la construction, Longinus, fils de Longinus, petit-fils de Longinus, prytane de la tribu.
4900La présence d’une tribu Attalis témoigne du passage de la cité dans l’orbite des rois de Pergame après la défaite d’Antiochos III face aux Romains.
E‑LALK‑16
4901Cité et province : Laodicée du Lykos, Phrygie.
4902Datation : ier-iie siècle après J.‑C.
4903Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Dionysios.
4904Matériau : calcaire.
4905Dimensions : 40 x 46 x 8 cm.
4906Lieu de découverte : non renseigné ; conservée dans la cour du lycée de Smyrne.
4907Date de découverte : 1892.
4908Bibliographie : Weber 1892a, p. 288‑289 (Ramsay 1895, p. 75, n° 9 ; Robert 1969a, p. 354‑356 ; Pfuhl, Möbius 1979, n° 1171) ; Corsten 1997, n° 98.
4909Description du document : petite plaque représentant, entre deux pilastres surmontés d’un arc, l’atelier d’un orfèvre. Le maître est assis en train de battre le métal sur une enclume et son ouvrier, debout, souffle dans une sorte de tuyau pour entretenir le feu, tout en le protégeant avec un petit balai.
Tὸ ἡ[ρῷον καὶ τὰ ἐ]ν αὐ/τῷ θέ[ματα Μ]ηδικὰ ἔ/στιν Διονυσίου Λ(ουκίου) Φορ/νίου Λαοδι/κέως, / φυλῆς / Λαοδικί/δος / καὶ / τῆς / γυ/ναι/κὸς / αὐτοῦ Ἀμμίας· ἐν ᾧ ἡρῴῳ κηδευ/θήσονται αὐτοί ται καὶ τέκνα αὐτῶν / καὶ τέκνων ταίκνα, ἐκτὸς εἰ μὴ / Ἀμ̣[μία - - - - - - - - - ]Μ/ΙΕΡΕΙ[- - - - - - - - - - ]ΗΕΣ/ΤΑ/ΜΕ/ΝΗ. . .
Cet hérôon et le socle « médique » qui le supporte appartiennent à Dionysios Lucius Furnius, Laodicéen, de la tribu Laodikis, et à sa femme, Ammia ; dans ce tombeau, ils seront enterrés eux-mêmes avec leurs enfants et les enfants de leurs enfants, à moins que …
4910La tribu Laodikis a été nommée ainsi en l’honneur de la femme d’Antiochos II, la reine Laodice.
Revendication d’une origine ionienne
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4911Cité et province : Laodicée du Lykos, Phrygie.
4912Datation : iiie siècle après J.‑C.
4913Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande d’Aurelius Héliodôros et de sa fille.
4914Matériau : marbre.
4915Dimensions : 43 x 82 x 19 cm.
4916Lieu de découverte : Eskihisar, dans la cour d’une maison.
4917Date de découverte : 1933.
4918Bibliographie : MAMA VI, n° 18 ; Corsten 1997, n° 85.
4919Description du document : plaque moulurée en excellent état de conservation. H. l. : 1,5 à 2,5 cm.
Αὐρ(ήλιος) Ἡλιόδωρος Σεβαστῶν ἀπ̣ελεύθερος / ἐπεσκεύασεν τὸ ἡρῷον ἑαυτῷ καὶ τῇ θυ/γατρὶ αὐτοῦ Αὐρηλίᾳ Ἡλιοδώρᾳ τῇ καὶ Πολυχρονίᾳ / καὶ τῇ γυναικὶ αὐτοῦ Αὐρηλίᾳ Φλαβίᾳ καὶ τοῖς οἰκείοις αὐ/τοῦ ἀπελευθέροις· ἥτις Ἡλιοδώρα ἡ καὶ Πολυχρονία / ἀνέθηκεν τῇ Ἰάδι φυλῇ τῶν βουλευτῶν στεφα/νωτικοῦ ὀνόματι (δην.) ͵α ἐπὶ τῷ στεφανοῦσθαι αὐ/τὴν πρὸς ἔτος τῇ πρὸ αʹ καλανδῶν Νοεμβρίων, / μη(νὸς) γʹ ιηʹ· μηδενὸς ἑτέρου ἔχοντος ἐξουσίαν / κηδευθῆναι ἐν τῷ ἡρώῳ, ἢ ὑπεναντίον / τι ποιήσας τῶν προγεγραμμένων εἰσοί/σει εἰς τὸ ἐράριν δήμου Ῥωμαίων (δην.) ͵βφʹ. / τούτου ἀντίγραφον ἀπετέθη εἰς τὸ ἀρχεῖ/ον· ἐγένετο ἐν Λαοδικείᾳ ἱερεῖ Τρύφωνι.
Aurelius Héliodôros, affranchi des empereurs, a fait réparer ce hérôon pour lui-même et pour sa fille, Aurelia Héliodôra, dite Polychronia, et sa femme, Aurelia Flavia, et ses affranchis ; la nommée Héliodôra, dite Polychronia, a créé une fondation en donnant 1 000 drachmes pour l’argent de la couronne à la tribu Ias des bouleutes, couronne qu’elle devra recevoir chaque année, le jour avant les calendes de novembre, le dix-huitième du troisième mois ; personne d’autre n’a le droit d’être enseveli dans le hérôon, et si quelqu’un agissait à l’encontre de ce qui est écrit ci‑dessus, il devra verser 2 500 deniers au trésor du peuple romain. Ceci est précisé dans une copie conservée dans les archives ; ceci a été fait alors que Tryphôn était prêtre.
4920La présence d’une tribu Ias témoigne du fait qu’une partie de la population se revendiquait comme étant d’origine ionienne. L’affranchi impérial, c’est à noter, n’a pas fait construire un nouveau tombeau, mais a préféré en faire réparer un ancien. Il s’agissait peut-être de celui de la famille de son épouse, qui était, elle, citoyenne romaine. Comme dans d’autres cas assez fréquents, ce sont les revenus d’une fondation, confiée aux bons soins de la tribu Ias, probablement celle de la famille maternelle, qui permettaient de célébrer les anniversaires de décès, anniversaires signalés ici par les computs latin et local. L’éponyme de la cité était à Laodicée le prêtre d’une divinité non précisée.
Anthroponymes macédoniens
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4921Cité et province : Laodicée du Lycos, Phrygie.
4922Datation : iie-iiie siècle après J.‑C.
4923Nature de l’objet et émettrices : dédicace gravée à la demande des autorités civiques (?).
4924Matériau : non renseigné.
4925Dimensions : 36 x 62 x 60 cm.
4926Lieu de découverte : Eski-Hissar, près du confluent de l’Asopos et du Lykos.
4927Date de découverte : 1899.
4928Bibliographie : MDAI(A) 1902, p. 271, n° 2 (MAMA VI List, p. 142, n° 45b) ; Corsten 1997, n° 28.
4929Description du document : bloc cassé à droite et à gauche. H. l. : 4 cm.
[- - -] γυμνασιαρχ̣[- - -] / [- - -]ΟΥΝΟΙΣ Ἀμυ[ν]τ[- - -] / (vac.) μονομαχ[- - -].
… gymnasiarque …ΟΥΝΟΙΣ Amyntas … gladiateur …
4930L’inscription est trop lacunaire pour lui donner un sens précis. On peut proposer de voir en Amyntas un riche évergète ayant payé pour le fonctionnement du gymnase et des combats de gladiateurs. Son anthroponyme macédonien doit être lié à l’installation de populations européennes lors de la fondation de la cité par les Séleucides.
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4931Cité et province : Claros, Asie.
4932Datation : 155‑156 après J.‑C.
4933Nature de l’objet et émettrice : mémorial gravé à la demande de la délégation de Laodicée.
4934Matériau : non renseigné.
4935Dimensions : non renseignées.
4936Lieu de découverte : crépis du temple d’Apollon, degré II, bloc 5.
4937Date de découverte : 1951.
4938Bibliographie : Ferrary 2014, p. 397‑399, n° 139.
4939Description du document : non renseignée. H. l. : de 1,4 à 1,9 cm. Ici l. 6.
Σατορνῖλα Ἀντιόχου γʹ.
Satornila, fille d’Antiochos, troisième du nom.
4940Si le nom de cette jeune fille est d’origine romaine (voir Ferrary 2014), il n’en reste pas moins que l’onomastique masculine au sein de sa famille demeure très macédonienne, et ce sur plusieurs générations.
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4941Cité et province : Iconium, Lycaonie.
4942Datation : iiie-ive siècle après J.‑C.
4943Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de M. Sertorius Valens.
4944Matériau : calcaire.
4945Dimensions : 70 x 162 x 72 cm.
4946Lieu de découverte : Konya.
4947Date de découverte : 1901.
4948Bibliographie : Calder 1912b, p. 71‑72, n° 41 (AE, 1912, n° 270 ; McLean 2002, p. 29‑30, n° 75).
4949Description du document : bloc rendu à peu près indéchiffrable. H. l. : 4 à 4,5 cm.
Ἐνθάδε κεκήδευται / Μ. Σερτώριος Οὐά/λης Λαοδικεὺς τῆς / Ἀσίας υἱὸς Μ. Σε/ρτωρίου Ἀντιόχο/υ καὶ Ἀρρουντίας Ο/ὐαλεντίλλης, ἔγγ/ονος Γ. Ἀρρουν/τίου Οὐάλεντος / καὶ Κλαυδίας Εὐπά/τρας.
Ici a été enterré M. Sertorius Valens, de Laodicée d’Asie, fils de Marcus Sertorius Antiochos et d’Arruntia Vallentilla, petit-fils de Gaius Arruntius Valens et de Claudia Eupatra.
4950Le père de M. Sertorius Valens était porteur, à une date relativement avancée, d’un cognomen qui était le nom du fondateur de Laodicée du Lykos.
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4951Cité et province : Claros, Asie.
4952Datation : 133‑134 après J.‑C.
4953Nature de l’objet et émettrice : mémorial gravé à la demande de la délégation de Laodicée.
4954Matériau : marbre.
4955Dimensions : 90 x 130 x 19 cm.
4956Lieu de découverte : Notion, en réemploi dans la basilique.
4957Date de découverte : 1904.
4958Bibliographie : Macridy 1905, p. 163‑166, n° II, 1 (Robert 1969a, p. 299, n° 2 [sous forme incomplète]) ; Ferrary 2014, p. 277‑279, n° 43.
4959Description du document : plaque brisée en trois morceaux, orthostate de l’autel d’Apollon. H. l. : 2,5 cm. Ici l. 13‑14.
Ἀτταλὶς Χαιριγένους τοῦ Ἀπελλᾶ τοῦ Κάλ/λωνος τοῦ Πλουτιάδου·
Attalis, fille de Chairigénès, petite-fille d’Apellas, arrière-petite-fille de Kallôn, arrière-arrière-petite-fille de Ploutiadès.
4960Attalis, porteuse d’un nom dynastique, était la fille d’Apollonios, parèdre à vie ; elle faisait partie du chœur en compagnie d’une de sa sœur, Apellianè.
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4961Cité et province : Claros, Asie.
4962Datation : 134‑135 après J.‑C.
4963Nature de l’objet et émettrice : mémorial gravé à la demande de la délégation de Laodicée.
4964Matériau : marbre.
4965Dimensions : 90 x 130 x 19 cm.
4966Lieu de découverte : Notion, en réemploi dans la basilique.
4967Date de découverte : 1905.
4968Bibliographie : Macridy 1905, p. 163‑166, n° II, 3 (Picard 1922, p. 263 ; Robert 1969a, p. 299, n° 3 [sous forme incomplète]) ; Ferrary 2014, p. 281‑283, n° 45.
4969Description du document : plaque brisée en trois morceaux, orthostate de l’autel d’Apollon. H. l. : 2,5 cm. Ici l. 3.
Ἀνχαρηνὴ καὶ Ἀμμία Μά(ρκου) Ἀντωνίου Ἀττάλου·
Ancharèna et Ammia, filles de Marcus Antonius Attalos.
4970Le cognomen du père des deux jeunes filles est macédonien. Même si son nom a été perdu en raison de la lacune de la pierre, c’est Apollonios qui exerce la proédrie à vie. Marcus Antonius Attalos, dont la citoyenneté remonte probablement au triumvir, est un des rares citoyens romains qui, parmi ceux mentionnés dans les mémoriaux de Laodicée, possède un élément macédonien dans son onomastique.
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4971Cité et province : Laodicée du Lycos, Phrygie.
4972Datation : iie siècle après J.‑C.
4973Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande des enfants du défunt.
4974Matériau : marbre.
4975Dimensions : 103 x 64 x 15 cm.
4976Lieu de découverte : Kenıklı, au sud de Denizli.
4977Date de découverte : 1987.
4978Bibliographie : Malay 1994b, p. 173‑174, n° 2 ; Corsten 1997, n° 92 ; Ritti, Miranda, Guizzi 2008, p. 194‑196, n° 112.
4979Description du document : stèle avec fronton triangulaire brisé dont il ne reste plus que le bas d’une rosette. Sur le corps du monument, relief représentant un homme, une femme et deux enfants. H. l. : 2,5 à 3 cm.
Κολοκυνθίνῳ / οἱ υἱοὶ Ἀττάλῳ τῶ πατρὶ μνείαν / ἐπόησαν.
À Kolokynthinos. Ses enfants ont érigé cette tombe pour leur père, Attalos.
4980Le nom Attalos, d’origine macédonienne, peut être lié au passage de la cité dans l’orbite attalide après le traité d’Apamée. Le surnom du défunt est intéressant : il semble démontrer l’existence de fabricants de gourdes obtenues à partir de cette cucurbitacée cultivée dans la région.
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4981Cité et province : Laodicée du Lycos, Phrygie.
4982Datation : fin du iie siècle après J.‑C.
4983Nature de l’objet et émettrice (?) : épitaphe gravée à la demande d’Apollônis (ou d’Apollônios).
4984Matériau : marbre blanc.
4985Dimensions : 68 x 44 x 9,5 cm.
4986Lieu de découverte : dans la palestre ; maintenant au musée de Denizli.
4987Date de découverte : non renseignée.
4988Bibliographie : Guizzi, Miranda 2004, p. 635‑636, n° 1 (AE, 2004, n° 1430) ; Ritti, Miranda, Guizzi 2008, p. 194‑196, n° 112.
4989Description du document : stèle avec fronton triangulaire, acrotères et relief représentant entre deux pilastres un homme barbu, une femme et un enfant. H. l. : 1,2 à 1,7 cm.
Ἄτταλος Ἀττάλου υἱὸς ἐγώ, φίλε / ὦ παροδεῖτα, Λαοδικεὺς κεῖμαι π/[α]τρίδος ἐν δαπέδῳ· Ἀμμία ἡ ἁγνοτά/τη γαμε/τὴ τέ/κνα πέν/τε λελοι/ποῦσα / ἀβλαβέως ἐνθά[δε] τεσσαράκοντ’ ἔτεα· γ〈ρ〉άμα τό δ’ Ἀπολλωνὶς μνεία[ς] / χάριν ὦδ’ ἐχάραξα, ἀλλὰ σὺ μὴ βλάψεις / [οὐ]δ’ ἐν ποτε μὴ κακὸν ἓξεις.
Moi, Attalos, fils d’Attalos, Laodicéen, cher passant, je repose dans le sol de ma patrie. Ammia, sa très chaste épouse, a laissé cinq enfants, vivant ici de manière irréprochable quarante ans. Cette inscription, je l’ai faite graver ainsi à [leur] mémoire, moi, Apollônis [ou Apollônios], et toi, ne l’abîme pas, et tu n’auras jamais à craindre de malheur (traduction d’après l’AE).
4990Sur le nom Attalos, voir inscription précédente.
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4991Cité et province : Claros, Asie.
4992Datation : avant 212 après J.‑C.
4993Nature de l’objet et émettrice : mémorial gravé à la demande de la délégation de Laodicée.
4994Matériau : marbre (?).
4995Dimensions : non renseignées.
4996Lieu de découverte : dans le temple d’Apollon à Claros, tambour 35, deuxième cannelure à gauche (voir Ferrary 2014).
4997Date de découverte : 1951.
4998Bibliographie : Robert 1969a, p. 303, n° 25 (sous forme incomplète) ; Ferrary 2014, p. 568‑569, n° 289.
4999Description du document : tambour de colonne. H. l. : de 1,4 à 1,8 cm. Ici l. 27.
[-] Ἀτταλ[-].
… Attalos …
5000Il est impossible de savoir quel rôle jouait ce personnage et quelle était son onomastique précise ; il convient néanmoins de remarquer la persistance d’une anthroponymie macédonienne à une date avancée.
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5001Cité et province : Laodicée du Lykos, Phrygie.
5002Datation : époque impériale romaine.
5003Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande du défunt ou de ses proches.
5004Matériau : marbre.
5005Dimensions : 51 x 42 x 8 cm.
5006Lieu de découverte : près de l’université de Pamukkale, dans l’ancien cimetière romain et byzantin.
5007Date de découverte : non renseignée.
5008Bibliographie : Akıncı Öztürk, Akar Tanriver 2010, p. 50‑51, n° 1 (SEG LX, n° 1437).
5009Description du document : stèle avec tenon, brisée en haut ; au-dessus de l’inscription, un homme avec à gauche un chien de chasse. H. l. : 1,6 à 2 cm.
Ὧδε κεῖται Ἀττάλου Παρδαλᾶ υἱ/ὸς Ἄτταλος· παροδείτης χαίρειν.
Ci-gît Attalos, fils d’Attalos, petit-fils de Pardalas ; adieu, passants !
5010On peut constater la transmission dans cette famille d’anthroponymes royaux attalides. Le grand-père du défunt était surnommé « le léopard ».
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5011Cité et province : Claros, Asie.
5012Datation : vers 129‑130 ou 131‑132 après J.‑C.
5013Nature de l’objet et émettrice : mémorial gravé à la demande de la délégation de Laodicée.
5014Matériau : marbre.
5015Dimensions : 60 x 73 x 20 cm.
5016Lieu de découverte : village de Ghiaour Keui.
5017Date de découverte : 1874.
5018Bibliographie : Fontrier 1880, p. 129‑130, n° 170 (Legrand, Chamonard 1894, p. 216‑221 ; Haussoullier 1898, p. 261‑263, n° 4 ; Macridy 1905, p. 168‑170, n° 4/5, 1 ; IGRR IV, n° 1589) ; Ferrary 2014, p. 266‑267, n° 37.
5019Description du document : plaque brisée en haut, à gauche et à droite, provenant de l’autel d’Apollon. H. l. : 2 à 2,5 cm. Ici l. 10.
Μηναγόρου τοῦ Σελεύκου.
Mènagoras, fils de Séleukos.
5020Le parèdre mentionné dans cette inscription est porteur d’un patronyme dynastique séleucide. Il est très possible que cet homme soit le même que celui mentionné dans l’inscription suivante.
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5021Cité et province : Claros, Asie.
5022Datation : vers 130‑131 après J.‑C.
5023Nature de l’objet et émettrice : mémorial gravé à la demande de la délégation de Laodicée.
5024Matériau : marbre.
5025Dimensions : 90 x 137 x 19 cm.
5026Lieu de découverte : Notion.
5027Date de découverte : 1905.
5028Bibliographie : Macridy 1905, p. 166‑167, n° III, 2 (Robert 1958, p. 19 ; Robert 1969a, p. 300, n° 9 [sous forme incomplète] ; Robert 1989a, p. 159) ; Ferrary 2014, p. 262‑263, n° 34.
5029Description du document : plaque complète provenant de l’autel d’Apollon. H. l. : 2 à 2,2 cm. Ici l. 9‑10 et 18.
Μηναγόρα το[ῦ] Σελεύκου γʹ.
Mènagoras, fils de Séleukos, troisième du nom.
5030Sur le nom Séleukos, voir inscription précédente. Mènagoras exerçait les fonctions de parèdre. Il est très possible que cet homme soit le même que celui mentionné dans l’inscription E‑LALK‑27.
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5031Cité et province : Laodicée du Lycos, Phrygie.
5032Datation : époque impériale romaine.
5033Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Dionysios.
5034Matériau : non renseigné.
5035Dimensions : non renseignées.
5036Lieu de découverte : Eski-Hissar.
5037Date de découverte : non renseignée.
5038Bibliographie : Ramsay 1897, p. 542, n° 408 (MAMA VI List, p. 142, n° 41).
5039Description du document : stèle à fronton triangulaire.
Tὸ μνημεῖον / Διονοισίου / Σελικου καὶ τ/ῆς γυνα[ι]κὸς / αὐτοῦ Τα[τίας(?)] / [καὶ τῆς θυγα]τρὸς ἡμῶν / Ἰρήνης· ἐν ᾧ / ἕτερος οὐ κ/ηδευθήσ[εται· εἰ δ]/έ τις ἕτε[ρον] κηδεύσ[ει, δώ]/σει τῷ ἱ[ερῷ φίσκῳ] (δην.) ͵α.
Ce monument funéraire [est celui] de Dionysios, fils de Séleukos, et de sa femme, Tatia (?), et de leur fille, Irènè. Et il est interdit que qui que ce soit d’autre y soit enterré. Et si quelqu’un y ensevelit un autre, il paiera au trésor sacré 1 000 deniers.
5040Sur le nom Séleukos, voir inscriptions précédentes. Le nom de la jeune femme décédée ne garantit pas pour autant l’appartenance de la famille à un milieu chrétien.
Anthroponymes macédoniens multiples
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5041Cité et province : Claros, Asie.
5042Datation : vers 126‑127 après J.‑C.
5043Nature de l’objet et émettrice : mémorial gravé à la demande de la délégation de Laodicée.
5044Matériau : marbre (?).
5045Dimensions : 82 x 57 (à la base) à 52 (au sommet).
5046Lieu de découverte : près de l’autel d’Apollon, dans le sanctuaire de Claros.
5047Date de découverte : 1957.
5048Bibliographie : Robert 1969a, p. 299, n° 1 (sous forme incomplète) ; Şahin 1987, p. 67, n° 18 (SEG XXXVII, n° 961) ; Ferrary 2014, p. 250‑253, n° 27.
5049Description du document : « première assise quadrangulaire du pilier de Q. Tullius Cicero » (voir Ferrary 2014). H. l. : 1,8 à 2,1 cm.
Ligne 16 : Π. Κλαύδιος Ἄτταλος Φιλάδελφος.
Ligne 21 : Κλαυδία Ἀτταλὶς Σαλβίου.
Ligne 16 : P. Claudius Attalos Philadelphos.
Ligne 21 : Claudia Attalis, fille de Salvius.
5050Le nom macédonien Attalos et son dérivé Attalis suggèrent une relation familiale entre leurs deux porteurs (frère et sœur ?). P. Claudius Attalos Philadelphos est un des rares citoyens romains parmi ceux mentionnés dans les mémoriaux de Laodicée qui possédait un élément macédonien dans son onomastique.
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5051Cité et province : Claros, Asie.
5052Datation : 132‑133 après J.‑C.
5053Nature de l’objet et émettrice : mémorial gravé à la demande de la délégation de Laodicée.
5054Matériau : marbre.
5055Dimensions : 60 x 73 x 20 cm.
5056Lieu de découverte : Notion.
5057Date de découverte : 1891.
5058Bibliographie : Legrand, Chamonard 1894, p. 216‑219, n° 3 ; Haussoullier 1898, p. 260, n° 3 (Macridy 1905, p. 168, n° IV(-V), 3 ; IGRR IV, n° 1587 ; Robert 1969a, p. 299‑300, n° 7 [sous forme incomplète] ; Robert 1978a, p. 539‑540) ; Ferrary 2014, p. 270‑273, n° 40.
5059Description du document : plaque provenant de l’autel d’Apollon.
Ligne 17 (à gauche) : Ἄτταλος 〈δʹ〉.
Ligne 17 (à droite) : Μοσχᾶς Ἀττάλου γʹ.
Ligne 18 : Προπίνκος Ἀττάλου γʹ.
Lignes 21‑22 : Νεικομαχὶς καὶ Μαρκία Διογένους / τοῦ Εὐμένους Ἐπιμάχου.
Ligne 17 (à gauche) : Attalos, quatrième du nom.
Ligne 17 (à droite) : Moschas, fils d’Attalos, troisième du nom.
Ligne 18 : Propinkos, fils d’Attalos, troisième du nom.
Lignes 21‑22 : Nikomachis et Marcia, filles de Diogénès Epimachos, fils d’Euménès.
5060Cette inscription démontre l’utilisation récurrente, parfois sur plusieurs générations, d’anthroponymes typiquement macédoniens, tels Euménès et Attalos. Attalos, Moschas et Propinkos étaient certainement frères.
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5061Cité et province : Claros, Asie.
5062Datation : 136‑137 après J.‑C.
5063Nature de l’objet et émettrice : mémorial gravé à la demande de la délégation de Laodicée.
5064Matériau : marbre (?).
5065Dimensions : 80 x 54 x 2 cm.
5066Lieu de découverte : près de l’autel d’Apollon à Claros.
5067Date de découverte : 1957.
5068Bibliographie : Robert 1969a, p. 299, n° 4 (sous forme incomplète) ; Şahin 1987, p. 68‑69, n° 21 (SEG XXXVII, n° 962) ; Ferrary 2014, p. 288‑290, n° 50.
5069Description du document : « première assise quadrangulaire du pilier de Q. Tullius Cicero » (voir Ferrary 2014). H. l. : 1,8 à 2 cm.
Ligne 7 : Διοσκουρίδης Εὐμένους τοῦ Εὐμένους.
Lignes 8‑9 : Φιλόπαππος Εὐμένους τοῦ Εὐμένους / ὁ καλούμενος Εὐμενιανός.
Lignes 12‑13 : Ἀμμία Εὐμένους / βʹ ἡ καλουμένη Εὐμενιανή.
Ligne 7 : Dioskouridès, fils d’Euménès, petit-fils d’Euménès.
Lignes 8‑9 : Philopappos dit Euménianos, fils d’Euménès, petit-fils d’Euménès.
Lignes 12‑13 : Ammia dite Euménianè, fille d’Euménès, petite-fille d’Euménès.
5070Dioskouridès, Philoppapos et Ammia étaient très certainement frères et sœurs (la chose paraît certaine pour les deux derniers), ce qui démontre le maintien d’une anthroponymie macédonienne au sein de cette famille. Il est à noter l’omniprésence du nom Euménès et de ses dérivés.
Anthroponymes macédonien et/ou thrace
E‑LALK‑33
5071Cité et province : Laodicée du Lykos, Phrygie.
5072Datation : époque impériale romaine.
5073Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande du village de Kilazaros.
5074Matériau : non renseigné.
5075Dimensions : non renseignées.
5076Lieu de découverte : Hadj-Eyub-li.
5077Date de découverte : 1884.
5078Bibliographie : Ramsay 1887a, p. 345‑346, n° 2 ; Sterrett 1888a, p. 14‑15, n° 12 ; Ramsay 1895, p. 77, n° 12 (MAMA VI List, p. 142, n° 44) ; Corsten 1997, n° 118.
5079Description du document : stèle à pédiment avec, d’après Sterrett 1888a, un soleil à l’intérieur. En dessous, sous un arc de cercle, deux figures masculines.
Ζωσᾶδι Μολοσῷ ὁ χῶρος / ὁ Κιλαραζέων μνίας χάριν· / Ἐλπὶς παροδίταις χέριν.
À Zôsas Molosos, le village de Kilazaros, en souvenir. Elpis, salut aux passants.
5080Si l’anthroponyme Molosos est probablement macédonien, Zôsas a, lui, de fortes chances d’être thrace.
Lysias
Présence iranienne
Anthroponyme iranien
E‑LYSI‑1
5081Cité et province : Lysias, Phrygie.
5082Datation : iie-iiie siècle après J.‑C.
5083Nature de l’objet et émetteurs : liste de noms dont la fonction demeure inconnue.
5084Matériau : marbre blanc.
5085Dimensions : 64 x 68 x 30 cm.
5086Lieu de découverte : Aresli, dans le mur de la mosquée.
5087Date de découverte : 1886.
5088Bibliographie : Ramsay 1897, p. 762, n° 709 ; MAMA IV, n° 119.
5089Description du document : bloc avec panneau de 46 x 49 cm sur lequel est gravée l’inscription. H. l. : 3 cm. Ici l. 4.
Ἰμαν Σισίνου.
Iman, fils de Sisinès.
5090Le patronyme Sisinès est d’origine iranienne.
Métropolis
Présence gréco-macédonienne
Culte et anthroponymes macédoniens
E‑METR‑1
5091Cité et province : Métropolis, Phrygie.
5092Datation : iiie siècle après J.‑C.
5093Nature de l’objet et émetteur : dédicace gravée à la demande du démos.
5094Matériau : calcaire.
5095Dimensions : 158 x 64 (sommet) à 53 (partie centrale) et 60 (base) x 44 cm.
5096Lieu de découverte : Tatarlı.
5097Date de découverte : non renseignée.
5098Bibliographie : Hirschfeld 1875, p. 23, n. 1 ; Ramsay 1883b, p. 64‑65, n° 6 (sans les coupures) ; MAMA IV, n° 122.
5099Description du document : bomos avec moulures en haut et en bas. H. l. : 3 à 4 cm.
Ὁ δῆμος / ἐτείμησεν Ἀπφι/αν θυγατέρα Ἀλε/ξάνδρου Ἀττά/λου Λουκίσκου / ἱερασαμένην / ἐπιφανῶς θε/ᾶς Ἀρτέμιδος / Ταυροπόλου.
Le peuple a honoré Apphia, fille d’Alexandros, petite-fille d’Attalos, arrière-petite-fille de Loukiskos, prêtresse de la déesse apparaissante Artémis Tauropole.
5100Le père et le grand-père de la femme honorée portaient un nom typiquement macédonien. Sur le culte de la Tauropole, voir t. 1, p. 74, 210‑211, 315, 320, 374‑375, 378.
Anthroponymes macédoniens
E‑METR‑2a
5101Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
5102Datation : 200‑250 après J.‑C.
5103Nature de l’objet et émetteurs : liste de souscription des Xenoi Tekmoreioi gravée à la demande des contributeurs.
5104Matériau : non renseigné.
5105Dimensions : non renseignées.
5106Lieu de découverte : Sağir, dans le Turbe.
5107Date de découverte : 1885.
5108Bibliographie : Sterrett 1888b, p. 253‑255, n° 375 (Ramsay 1906, p. 339‑340, n° 17 ; Ramsay 1912b, p. 159, n° 17).
5109Pour la datation des listes de Xenoi Tekmoreioi, voir Ramsay 1911‑1912, p. 63‑67.
5110Description du document : non renseignée. Ici l. 8.
[Αὐρ.] Δομνίων Ἀμύντου Μητροπολείτης Ӿ χʹ.
Aurelius Domniôn, fils d’Amyntas, de Métropolis, 600 deniers.
5111Cette inscription révèle la présence d’un anthroponyme royal macédonien à mettre en relation avec l’installation de populations européennes à l’époque hellénistique. L’homme en question est sans doute parent avec un Amyntas honoré à Antioche (voir E‑ANTI‑4).
E‑METR‑2b
5112Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
5113Datation : 200‑250 après J.‑C.
5114Nature de l’objet et émetteurs : liste de souscription des Xenoi Tekmoreioi gravée à la demande des contributeurs.
5115Matériau : non renseigné.
5116Dimensions : non renseignées.
5117Lieu de découverte : Sağir.
5118Date de découverte : 1886.
5119Bibliographie : Ramsay 1905, p. 420, n° 11 (Ramsay 1906, p. 331, n° 5).
5120Pour la datation des listes de Xenoi Tekmoreioi, voir Ramsay 1911‑1912, p. 63‑67.
5121Description du document : non renseignée ; ici l. 14.
Αὐρ. Δομνίων [Ἀμύντου Μητροπολεί]/της.
Aurelius Domniôn, fils d’Amyntas, de Métropolis.
5122Il s’agit du même personnage que celui de l’inscription précédente.
E‑METR‑2c
5123Cité et province : Métropolis, Phrygie.
5124Datation : 200‑250 après J.‑C.
5125Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande de la boulè et du démos.
5126Matériau : calcaire.
5127Dimensions : 126 x 66 (en haut) à 59 (partie centrale) et 71 (base) x 60 cm.
5128Lieu de découverte : Tatarlı, servant de comptoir dans une échoppe.
5129Date de découverte : 1882.
5130Bibliographie : Ramsay 1883b, p. 58, n° 1 (Legrand, Chamonard 1893, p. 252, n° 28 ; Ramsay 1897, p. 760, n° 700) ; MAMA IV, n° 131.
5131Description du document : bomos. H. l. : 3,5 à 6 cm.
Ἡ βουλὴ καὶ ὁ / δῆμος / ἐτείμησεν Αὐρ. Δημή/τριον Ἀμύντου Δομνί/ωνα ἄνδρα ἐνάρε/τον καὶ ἐν πολλοῖς / χρήσιμον τῆ πατρί/δι ἅ〈μ〉α καὶ ἀγω/νοθέτην κα/θὼς τὸ δοθὲν / αὐτῶ ψήφισ/μα μαρτυ/ρεῖ.
La boulè et le démos ont honoré Aurelius Démétrios Domniôn, fils d’Amyntas, homme vertueux et utile à de nombreuses reprises à sa patrie, et agonothète, comme le prouve le décret en son honneur.
5132Il s’agit probablement du même personnage que celui mentionné dans les deux inscriptions précédentes.
E‑METR‑2d
5133Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
5134Datation : 200‑250 après J.‑C.
5135Nature de l’objet et émetteurs : liste de souscription des Xenoi Tekmoreioi gravée à la demande des contributeurs.
5136Matériau : non renseigné.
5137Dimensions : non renseignées.
5138Lieu de découverte : Sağir, dans la cour d’une maison.
5139Date de découverte : 1885.
5140Bibliographie : Sterrett 1888b, p. 241, n° 372 (Ramsay 1906, p. 335, n° 14).
5141Pour la datation des listes de Xenoi Tekmoreioi, voir Ramsay 1911‑1912, p. 63‑67.
5142Description du document : partie haute d’une stèle brisée après la cinquième ligne. Ici l. 5.
Ἀμύν[του Δομνίωνος].
Amyntas, [fils de Domniôn].
5143Il s’agit très probablement du fils du personnage mentionné dans les trois inscriptions précédentes, porteur du nom de son grand-père.
E‑METR‑3
5144Cité et province : Apamée, Phrygie.
5145Datation : ier siècle avant J.‑C. ou ier siècle après J.‑C.
5146Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande de trois clients pour leur patron.
5147Matériau : non renseigné.
5148Dimensions : non renseignées.
5149Lieu de découverte : Dinar.
5150Date de découverte : 1891.
5151Bibliographie : Ramsay 1897, p. 470, n° 307 (CIL III, n° 12241 ; IGRR IV, n° 778 ; MAMA VI List, p. 146, n° 107).
5152Description du document : non renseignée.
[Γάιον Ἀντίστιον Γα]ίου υἱὸν Οὐέτερα / [- - -] τὸν πάτρωνα / [Μηνό(?)φιλος Ἀττ]ά̣λου καὶ Φιλίσκος καὶ / [Διοκλῆς Διοκλ]έους Μητροπολῖτα[ι]. / [C. Antis]tium C. f. Veterem / [Meno(?)]philus At[t]ali f. et / [Phili]scus et Diocl[es] Diocli f. / [Met]ropolit(ani).
À Gaius Antistius Vetus, fils de Gaius, leur patron, Mènophilos, fils d’Attalos, et Philiscos et Dioklès, fils de Dioklès, de Métropolis.
5153Parmi ces trois citoyens de Métropolis venus honorer leur patron lors de la tenue du conventus à Apamée, l’un d’entre eux portait un patronyme royal attalide, ce qui n’est guère étonnant dans la mesure où l’on sait que sa cité fut fondée par un monarque hellénistique inconnu.
E‑METR‑4
5154Cité et province : Métropolis, Phrygie.
5155Datation : iie siècle après J.‑C.
5156Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande de Diodotos et d’Alexandros.
5157Matériau : non renseigné.
5158Dimensions : non renseignées.
5159Lieu de découverte : Sülümenli, dans le cimetière.
5160Date de découverte : 1881.
5161Bibliographie : Ramsay 1882a, p. 143 (Ramsay 1941, p. 289‑290, n° 286 ; Haas 1976, p. 114, n° 4).
5162Description du document : non renseignée.
Διόδοτος Μακεδονικο[ῦ κὲ Ἀλέξαν]δρος Ἀριστάρχου ἐποίησεν Δ̣ε[ίᾳ] / τῇ ἰδίᾳ πενθερᾷ. ιος νι σεμον [κνουμανι κ]ακουν αδα[κ̣]ετ αινιοι / θαλαμει δη διως ζεμελω [ετιτετι]κμενος ειτου.
Diodotos, fils de Makédonikos, et Alexandros, fils d’Aristarchos, ont enterré Déia, leur belle-mère (À partir d’ici se trouve une malédiction en néo-phrygien contre les violeurs de sépulture).
5163Un des gendres de la défunte portait un nom macédonien, ce qui irait dans le sens de l’installation de populations européennes dans la région à l’époque hellénistique. Le patronyme Makédonikos peut être perçu une revendication identitaire.
E‑METR‑5
5164Cité et province : Métropolis, Phrygie.
5165Datation : vers 244 après J.‑C.
5166Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée probablement à la demande de la boulè et du démos.
5167Matériau : non renseigné.
5168Dimensions : non renseignées.
5169Lieu de découverte : Tatarlı, dans le cimetière.
5170Date de découverte : 1882.
5171Bibliographie : Ramsay 1883b, p. 62, n° 3 (Legrand, Chamonard 1893, p. 253, n° 30 ; Ramsay 1897, p. 760, n° 698).
5172Description du document : petite base de statue dont la partie inférieure est enterrée à l’envers.
[Ἡ βουλὴ καὶ ὁ δῆμος] / ἐτείμησαν Αὐρ. / Σέλευκον Βιά/νορος Πούδεν/τος τὸν καὶ Ζω/τικὸν νεικήσαν/τα ἐνδόξως / ἀνδρῶν παν/κράτιον θέμ[ιν] / Μεννεανὴν / δευτέραν.
[La boulè et le démos] ont honoré Séleukos, fils de Bianor, petit-fils de Pudens, dit aussi Zôtikos, qui a vaincu glorieusement au pancrace des hommes lors des deuxièmes jeux thémites mennéaniques.
5173La personne honorée porte un nom dynastique séleucide.
Anthroponyme macédonien et magistrature liée au maintien de l’ordre
E‑METR‑6
5174Cité et province : Métropolis, Phrygie.
5175Datation : vers 244 après J.‑C.
5176Nature de l’objet et émetteur : dédicace gravée à la demande du démos.
5177Matériau : calcaire.
5178Dimensions : fragment a) 50 x 48 x 54 cm ; fragment b) hauteur, 51 cm.
5179Lieu de découverte : Okjular, devant une maison.
5180Date de découverte : 1929.
5181Bibliographie : MAMA IV, n° 130.
5182Description du document : base brisée en deux fragments.
[Ὁ δῆμος] / ἐτείμησεν [Αὐρ.] / Σωσθένην Μ[ακεδό(?)]/νος Ἀττάλου [Λουκίσ]/κου ἡρώα εἱρ[ηναρχή]/σαντα εἰρη[νικως, στρατη]/γήσαντα ἐπ̣[ιφανῶς (?), γραμ]/ματεύσαντ[α ἐνδόξως (?)], / πολλάκις ἔ̣ν τ̣ε̣ [ἐνδείαις (?)] / λυσιτελεῖς παρασχόντα̣ / τροφὰς καὶ ἐν ἑτέροις πο[λ]/λοῖς εὐδοκιμήσαντος.
[Le démos] a honoré Aurelius Sosthénès, fils de Makédôn, petit-fils d’Attalos, arrière-petit-fils de Loukiskos, mort jeune, ayant exercé de façon pacifique ses fonctions d’irénarque, ayant été un illustre stratège, ayant été grammateus glorieusement, ayant acheté souvent de la nourriture dans les périodes de disette, jouissant d’un bon renom auprès de nombreuses autres personnes.
5183Le père de la personne honorée portait un nom qui était une revendication identitaire macédonienne, alors que son grand-père avait reçu un anthroponyme attalide. Sur la carrière de ce notable, voir t. 1, p. 74, 293, 315, 321.
Midaion
Présence iranienne
Anthroponyme iranien
E‑MIDA‑1
5184Cité et province : Midaion, Phrygie.
5185Datation : époque impériale romaine.
5186Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande de la femme et des enfants du défunt.
5187Matériau : non renseigné.
5188Dimensions : non renseignées.
5189Lieu de découverte : village de Karaler.
5190Date de découverte : non renseignée.
5191Bibliographie : CIG III, n° 4122.
5192Description du document : non renseignée.
Ἐτείμησαν Τατα/ν οἱ γονεῖς Βατα/κης καὶ Ἀπφη κ(αὶ) γυ/νὴ Βαβεὶς μνήμης / χάριν.
Ses enfants, Batakès et Apphè, et sa femme, Babéis, ont honoré Tatas, en souvenir.
5193Batakès est un nom iranien.
Présence gréco-macédonienne
Anthroponyme macédonien
E‑MIDA‑2
5194Cité et province : Midaion, Phrygie.
5195Datation : époque impériale romaine.
5196Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande des enfants des défunts.
5197Matériau : non renseigné.
5198Dimensions : non renseignées.
5199Lieu de découverte : village d’Alpu, devant l’entrée de la mosquée.
5200Date de découverte : non renseignée.
5201Bibliographie : Domaszewski 1883, p. 179, n° 34.
5202Description du document : non renseignée.
Ἐτείμησαν Ὑψίγ/ονον τὸν πατέρ/α καὶ τὴν ἑαυτ/ῶν μητέρα Ἀσκ/ληπίαν Παπας / τε καὶ Πασικράτ/ης καὶ Μηναγόρ/ας καὶ Στρατονε/ίκη καὶ Δ̣[ά]φ[ν]η(?) / μνήμης ἕνεκ[εν].
Papas et Pasikratès et Mènagoras et Stratoneikè et Daphnè (?) ont honoré leur père, Hypsigonos, et leur mère, Asklèpia, en souvenir.
5203Stratoneikè était porteuse d’un nom dynastique féminin séleucide.
Motella
Présence gréco-macédonienne
Calendrier macédonien
E‑MOTE‑1
5204Cité et province : Motella, Phrygie.
5205Datation : 108‑109 après J.‑C.
5206Nature de l’objet et émetteur : ex-voto gravé à la demande de Ménandros.
5207Matériau : marbre.
5208Dimensions : 84 x 118 x 43 cm.
5209Lieu de découverte : sanctuaire d’Apollon Lairbénos.
5210Date de découverte : 2006.
5211Bibliographie : Akıncı Öztürk, Tanriver 2008, p. 105‑106, n° 19.
5212Description du document : partie gauche d’une architrave avec frise décorée de guirlandes et de couronnes. H. l. : 2,3 cm.
Ἔτους ρqγʹ, μηνὸς Περιτίου δʹ· Μένανδρος Ἀπολλωνίου Μο[τελλ]οκηπείτης (vac.) / εὐξάμενος Ἀπόλλωνι Λαιρμηνῷ ἀωέστησα διάστυλλον ἐκ [θεμελί]ων σὺν στυ/λοβάτη καὶ σπείρη, κίονι, κεφαλῆ, ἐπιστυλλίῳ ζωφόρῳ, γείσι, ΤΟ[.]
L’an 193, le mois de Péritios, le quatrième jour. Ménandros, fils d’Apollônios, de Motellokèpos, a construit cet intercolumnium depuis ses fondations, avec la base, le torus, la colonne, le chapiteau, l’architrave portant une frise, la corniche … pour Apollon Lairmènos, après en avoir fait le vœu …
5213Péritios est un mois d’hiver du calendrier macédonien correspondant environ à janvier. Le commanditaire des travaux était probablement issu d’un village du territoire de la cité de Motella. On remarquera la ressemblance de l’offrande faite au dieu avec celle de l’inscription E‑MOTE‑2.
E‑MOTE‑2
5214Cité et province : Motella, Phrygie.
5215Datation : 136‑137 après J.‑C.
5216Nature de l’objet et émetteur : dédicace gravée à la demande d’Attalos.
5217Matériau : non renseigné.
5218Dimensions : 36 x 54 cm.
5219Lieu de découverte : Medele, dans le sol d’une maison.
5220Date de découverte : 1887.
5221Bibliographie : W.M.R. & Hogarth 1887, p. 394‑395, n° 23 (Ramsay 1895, p. 155, n° 61) ; MAMA IV, n° 309.
5222Description du document : bloc rectangulaire avec panneau. H. l. : 3 cm.
Ἀγ̣αθῆ τύχη· Διὶ Σωτῆρι / καὶ θε̣ο̣[ῖ]ς Σεβαστοῖς καὶ τῶ / δήμω τῶ Μοτελληνῶν / Ἄττ̣α̣λος Ἀττάλου Ζήνω/νος τὴν ἐξέδραν καὶ τὴν / στουὰν παρ’ ἑαυτοῦ ἀπο/καθέστησεν ἔτους σκαʹ, / μηνὸς Ὑπερβερταίου δεκάτη.
À la Bonne Fortune. Pour Zeus Sôter et les dieux Augustes et le peuple des Motellèniens, Attalos, fils d’Attalos, petit-fils de Zénon, a fait bâtir cette exèdre et ce portique de lui-même. L’an 221, le mois d’Hyperbérétaios, le dixième [jour].
5223Hyperbérétaios est un mois d’été du calendrier macédonien qui correspond à peu près à septembre. Il faut noter la transmission des anthroponymes macédoniens au sein de cette famille de riches notables capables de se livrer à d’onéreuses évergésies.
E‑MOTE‑3
5224Cité et province : Motella, Phrygie.
5225Datation : 151 après J.‑C.
5226Nature de l’objet et émettrice : épitaphe gravée à la demande d’Ammia, fille de Mènophilos.
5227Matériau : non renseigné.
5228Dimensions : non renseignées.
5229Lieu de découverte : Medele, dans l’enceinte de la mosquée.
5230Date de découverte : 1883.
5231Bibliographie : W.M.R. & Hogarth 1887, p. 395‑396, n° 27 (Ramsay 1895, p. 157, n° 66 bis).
5232Description du document : non renseignée.
Ἔτους σλϛʹ, μη/νὸς Δείου ζʹ. Ἀμ/μία Μηνοφίλου Ἀμ/μίᾳ Παπίου Δημητρίου Παπίου θυγα/τρὶ ἰδίᾳ ἐποίησεν / ἐκ τῶν ἰδίων μνή/μης χάριν.
L’an 236, le mois de Dios, le 7e [jour]. Ammia, fille de Mènophilos, pour Ammia, fille de Papios, petite-fille de Démétrios, arrière-petite-fille de Papios, sa fille, a fait construire [ce monument] à ses frais, en souvenir.
5233Dios est un mois d’automne du calendrier macédonien qui correspond environ à octobre.
E‑MOTE‑4
5234Cité et province : Motella, Phrygie.
5235Datation : 164‑165 après J.‑C. d’après l’ère de Sylla (et non pas 174‑175, comme il est mentionné dans MAMA).
5236Nature de l’objet et émetteur : ex-voto gravé à la demande d’Apollônos Papias.
5237Matériau : calcaire.
5238Dimensions : 109 x 55 à 64 x 57 cm.
5239Lieu de découverte : sanctuaire d’Apollon Lairbénos, couché sur le côté nord des fondations du temple.
5240Date de découverte : 1930.
5241Bibliographie : MAMA IV, n° 275 A.
5242Description du document : piédestal avec moulures en haut et en bas. H. l. : de 2,75 à 3,25 cm.
Ἡλίω Ἀπόλλωνι Λαιρμη/νῶ τὸν ἀνδριάντα τοῦ / ἀλεξικάκου Ἀπόλλωνος / Παπίας Παπίου Δημητρί/ου Παπίου Μοτελληνὸς / [ἀ]νέθηκε ἔτους σμθʹ, / μηνὸς Πανήμου ζʹ.
À Hélios Apollon Lairmènos, qui écarte les maux, cette statue ; Apollônos Papias, fils de Papias, petit-fils de Démétrios, arrière-petit-fils de Papias, de Motella, l’a faite ériger, l’an 249, le mois de Panèmos, le 7e [jour].
5243Panèmos est un mois de printemps du calendrier macédonien qui correspond à peu près à juin.
E‑MOTE‑5
5244Cité et province : Motella, Phrygie.
5245Datation : 170‑171 après J.‑C.
5246Nature de l’objet et émettrice : katagraphè gravée à la demande de Iulia.
5247Matériau : marbre.
5248Dimensions : non renseignées.
5249Lieu de découverte : village de Bahadınlar, près du sanctuaire.
5250Date de découverte : non renseignée.
5251Bibliographie : Ricl 1995, p. 184, n° 38 (SEG XLV, n° 1735) ; Ritti, Şimşek, Yıldız 2000, p. 30, n° K36.
5252Description du document : autel endommagé devant et sur le côté gauche, comportant neuf inscriptions ; ici face latérale droite.
Ἔτους σνεʹ, μη(νὸς) Περειτίου ςʹ. Ἰου/[λ]ία Γ(αΐου) Ἰουλίου Λύνγου θυγά/[τ]ηρ, καταγράφω Ἡλλίῳ Ἀπὸλ/[λ]ωνι Λαιρμηνῷ Ἐλεύθερον / [τὸ]ν ἑαυτῆς δοῦλον. Ἐὰν δέ / τις ἐπενκαλέσει θήσει προς/[τ]είμου εἰς τὸν Ӿ θεὸν ͵βφʹ, / καὶ εἰς τὸν φίσκον Ӿ ͵βφʹ.
L’an 255, le mois de Péritios, le sixième jour. Iulia, fille de Gaius Iulius Longus, a consacré à Hélios Apollon Lairmènos Éleuthéros, son esclave. Et si quelqu’un s’y oppose, il s’acquittera d’une double peine, au dieu, 2 500 [deniers], et aussi au fisc, 2 500 [deniers].
5253Sur Péritios, voir E‑MOTE‑1. Iulia est la fille du vétéran Gaius Iulius Longus de l’inscription E‑MOTE‑19. Cet autel semble avoir été consacré aux katagraphai et dédicaces de la famille, puisqu’on retrouve Iulia en E‑MOTE‑8.
E‑MOTE‑6
5254Cité et province : Motella, Phrygie.
5255Datation : 171‑172 après J.‑C.
5256Nature de l’objet et émetteur : dédicace gravée à la demande de Diodôros.
5257Matériau : marbre.
5258Dimensions : 155 x 50 x 27 cm.
5259Lieu de découverte : sanctuaire d’Apollon Lairbénos, au nord-est de Hiérapolis.
5260Date de découverte : 2006.
5261Bibliographie : Akıncı Öztürk, Tanriver 2008, p. 94‑95, n° 4.
5262Description du document : base de statue. H. l. : 3,2 cm.
Ἔτους σνςʹ, μη(νὸς) Δαιςί/ου ιβʹ. Διόδωρος βʹ τοῦ / Ἀπολλωνίου Ἱεραπο/λεὶτης κατοικῶν ἐν / Μοσσύνοις Ἡλίῳ Ἀ/πόλλονι Λαιρμηνῷ / ἐπηκόῳ θεῷ μετὰ τῆς / γυνικὸς καὶ τῶν τέ/κνων τὸν ἀνδριάντα / ἐκ τῶν ἰδίων ἀνέθηκε / ευχαριστήριον.
L’an 256, le mois de Daisios, le douzième jour. Diodôros, fils de Diodôros, petit-fils d’Apollônios, citoyen de Hiérapolis, habitant à Mossyna, avec sa femme et ses enfants, a fait ériger sur ses propres deniers cette statue à Hélios Apollon Lairmènos, le dieu qui écoute, en action de grâce.
5263Daisios est un mois de printemps du calendrier macédonien correspondant environ à mai. Bien que citoyen de Hiérapolis, Diodôros a utilisé le calendrier local.
E‑MOTE‑7
5264Cité et province : Motella, Phrygie.
5265Datation : 177‑178 après J.‑C.
5266Nature de l’objet et émettrice : katagraphè gravée à la demande d’Olynpias.
5267Matériau : calcaire.
5268Dimensions : 109 x 55 à 64 x 57 cm.
5269Lieu de découverte : sanctuaire d’Apollon Lairbénos, à l’est de Blaundos, dans le hiéron.
5270Date de découverte : 1930.
5271Bibliographie : MAMA IV, n° 275 B ; Miller 1985, p. 54 ; Ricl 1995, p. 170‑171, n° 1 (SEG XLV, n° 1732) ; Ritti, Şimşek, Yıldız 2000, p. 21, n° K1.
5272Description du document : sur la face latérale droite d’un autel portant une autre inscription. H. l. : 2 à 3,5 cm.
Ἔτους σξβʹ μηνὸς Ξαν/δικοῦ· Ὀλυνπιὰς Διο/νυσίου Βλαουνδηνὴ / ἡ καὶ Μο(τελληνὴ) καταγράφω Νεί/κωνα βʹ τὸν υἱόν μου / Ἡλίω Ἀπόλλωνι Λαιρ/μηνῶ, καὶ ἄν τις ἀντεί/πη θήσει εἰς τὸν θε/ὸν ͵βφʹ καὶ εἰς τὸν / φίσκον ἄλλα (δην.) ͵βφʹ.
L’an 262, le mois de Xandikos. Olynpias, fille de Dionysios, de Blaundos, dite Motellènè, a consacré Neikôn, fils de Neikôn, son fils, à Hélios Apollon Lairmènos. Et si quelqu’un fait opposition, il paiera au dieu 2 500 [deniers] et aussi au fisc 2 500 [deniers].
5273Xandikos est un mois d’hiver du calendrier macédonien correspondant à peu près à mars. Olynpias, bien que venant de Blaundos, car le sanctuaire d’Apollon Lairmènos, particulièrement révéré dans la région attirait des dévots de cités voisines, a utilisé le calendrier local. D’après MAMA, elle aurait voué au dieu le fils esclave qu’elle avait eu avec un autre esclave. Le dieu Apollon devint son protecteur sans que cela laisse supposer la transformation de son statut nouveau d’homme libre en celui de dépendant attaché au temple.
E‑MOTE‑8
5274Cité et province : Motella, Phrygie.
5275Datation : 178‑179 après J.‑C.
5276Nature de l’objet et émettrice : katagraphè gravée à la demande de Iulia.
5277Matériau : marbre.
5278Dimensions : non renseignées.
5279Lieu de découverte : village de Bahadınlar, près du sanctuaire.
5280Date de découverte : non renseignée.
5281Bibliographie : Ricl 1995, p. 184, n° 39 (SEG XLV, n° 1736) ; Ritti, Şimşek, Yıldız 2000, p. 30‑31, n° K37.
5282Description du document : autel endommagé devant et sur le côté gauche, comportant neuf inscriptions ; ici face latérale droite, en bas.
Ἔτους σξγʹ, μη(νὸς) Περειτίου δεκάτῃ / ἀπ(ιοντος)· Ἰουλὶα Λονγίλλα καταγρὰ/φω τῷ ἐπιφανεστάτῳ θεῷ / Ἡλίῳ Ἀπόλλωνι Λαιρμηνῷ / κατὰ ἐπιταγὴν τοῦ θεοῦ Ἐπί/χαριν κὲ Ἀγελαἴδαν, διὰ τοῦτο / συνηχώρησέ μοι Σεβηρεῖνος / [κ]αὶ Ἐλάινος οἱ ἔγγονοι μου, κὲ ὁ υἱ/[ό]ς μου Σεβηρεῖνος. Εἴ τις δέ ἐ/[πεν]καλέσει ταύταις περὶ τῆς / καταγραφῆς, θήσει προς/[τ]είμου / [ε]ἰς τὸν θεὸν Ӿ ͵βφʹ, κὲ εἰς τὸν τῶν / [κ]υρίων φίσκον Ӿ ͵βφʹ.
L’an 263, le mois de Péritios, le dixième jour, à la fin du jour. Iulia Longilla a consacré au grand dieu apparaissant Hélios Apollon Lairmènos, sur l’ordre du dieu, Épicharis et Agelaïda ; pour cela, il a fait preuve de bienveillance envers mes enfants, Sébèreinos et Elainos, et pour mon fils Sébèreinos. Et si quelqu’un conteste cette katagraphè, il s’acquittera doublement, au dieu de 2 500 [deniers] et aussi au fisc de 2 500 [deniers].
5283Sur Péritios, voir E‑MOTE‑1 et 5. Iulia était la fille du vétéran Gaius Iulius Longus de l’inscription E‑MOTE‑19. Cet autel semble avoir été consacré aux dédicaces et katagraphai de la famille. On retrouve Iulia dans l’inscription E‑MOTE‑5 quelques années plus tôt. Il semble qu’elle ait consacré des dépendants au dieu afin que son fils guérisse d’une maladie.
E‑MOTE‑9
5284Cité et province : Motella, Phrygie.
5285Datation : 185‑186 après J.‑C.
5286Nature de l’objet et émettrice : katagraphè gravée à la demande d’Eutychis.
5287Matériau : marbre.
5288Dimensions : non renseignées.
5289Lieu de découverte : village de Bahadınlar, près du sanctuaire.
5290Date de découverte : non renseignée.
5291Bibliographie : Ricl 1995, p. 181, n° 32 (SEG XLV, n° 1729) ; Ritti, Şimşek, Yıldız 2000, p. 29, n° K31.
5292Description du document : autel avec haut socle et couronnement, comportant sept inscriptions ; ici, face latérale gauche.
Ἔτους σοʹ, μη(νὸς) Δαισίου σιʹ. Ἐυτυχὶς / Γαΐου, φύσει δὲ Ἀππου Παπᾶδ/[ο]ς, κατὰ[τα]γράφω τῷ θεῷ Ἀ{ι}/πόλλωνι Λαιρμηνῷ τὴν / ἑμαυτῆς τεθραμένην / Ἐπίκτησιν, μηδενὸς ἔ/χοντος ἐξουςίαν ἀντι/πεῖν τῇ γραφῆ ταύτῃ ἢ / ἐφάψασθαι ὡς δούλης, ἐ/πεὶ ὁ παραβάς τι τούτων / ἀποτείσεν εἰς τὸν θεὸν Ӿ / ͵αφʹ, κὲ εἰς τὸν φίσκον ἄλλα / Ӿ ͵αφʹ. Ἀππους Παπᾶ ἔδω/κα τὴν γνώμην ὁ πατήρ.
L’an 270, le mois de Daisios, le deux-cent-dixième (?) jour. Eutychis, fille de Gaius, et par le sang fille d’Appous, petite-fille de Papas, je dédie au dieu Apollon Lairmènos ma téthraménè, Épiktèsis, personne n’ayant le droit de s’opposer à ce don ni de s’en emparer comme esclave. Celui qui transgressera une de ces deux interdictions paiera au dieu 1 500 [deniers] et aussi au fisc 1 500 [deniers]. Moi Appous, fils de Papas, son père, j’ai donné mon autorisation.
5293Sur Daisios, voir E‑MOTE‑6.
E‑MOTE‑10
5294Cité et province : Motella, Phrygie.
5295Datation : 187‑188 après J.‑C.
5296Nature de l’objet et émetteur : katagraphè gravée à la demande d’Ôrimos.
5297Matériau : marbre.
5298Dimensions : non renseignées.
5299Lieu de découverte : village de Bahadınlar, près du sanctuaire.
5300Date de découverte : non renseignée.
5301Bibliographie : Ricl 1995, p. 181, n° 33 (SEG XLV, n° 1730) ; Ritti, Şimşek, Yıldız 2000, p. 29, n° K32.
5302Description du document : autel avec haut socle et couronnement comportant sept inscriptions ; ici, face latérale gauche, au-dessous de l’inscription précédente, inachevée.
Ἔτους σοβʹ, μη(νὸς) Δύστρου κʹ. Ὤριμος / Γαΐου, Μοτεληνὸς, καταγράθω / μετὰ τῆς γυνεκός (vac.).
L’an 272, le mois de Dystros, le vingtième jour. Ôrimos, fils de Gaius, de Motella, a voué avec sa femme …
5303Dystros est un mois d’hiver du calendrier macédonien correspondant environ à février.
E‑MOTE‑11
5304Cité et province : Motella, Phrygie.
5305Datation : 193‑194 après J.‑C.
5306Nature de l’objet et émetteur : katagraphè gravée à la demande d’Ôrimos.
5307Matériau : marbre.
5308Dimensions : non renseignées.
5309Lieu de découverte : village de Bahadınlar, près du sanctuaire.
5310Date de découverte : non renseignée.
5311Bibliographie : Ricl 1995, p. 181‑182, n° 34 (SEG XLV, n° 1731) ; Ritti, Şimşek, Yıldız 2000, p. 29, n° K33.
5312Description du document : autel avec haut socle et couronnement comportant sept inscriptions ; ici, face latérale gauche, au-dessous de l’inscription précédente.
(vac.) Ἔτους σοηʹ, μη(νὸς) Πανήμου (vac.) / Ἡλίῳ Ἀπόλλωνι Λερμηνῷ Ὤριμος / Μοτεληνὸς Γαΐου, καταγράθω / Νείκην τὴν θρεπτήν μου, σὺν κὲ / τῇ γνώμῃ τῆς γυνεκός μου Τατί/ας. Εἴ τις ἐπενκαλέσι, θήσι εἰς τὸν θε/[ὸ]ν Ӿ ͵αφʹ (vac.).
… L’an 278, le mois de Panèmos … Ôrimos, fils de Gaius, de Motella, a voué à Hélios Apollon Lermènos, Néikè, sa thréptè, avec l’accord de sa femme, Tatia. Et si quelqu’un s’y oppose, il paiera au dieu 1 500 [deniers] …
5313Sur Panèmos, voir E‑MOTE‑4. Ôrimos est le même personnage que celui de l’inscription précédente.
E‑MOTE‑12
5314Cité et province : Motella, Phrygie.
5315Datation : avant 206‑207 après J.‑C.
5316Nature de l’objet et émetteur : dédicace gravée à la demande de Vibius Onèsimos.
5317Matériau : marbre.
5318Dimensions : 99 x 42,5 x 49 cm.
5319Lieu de découverte : sanctuaire d’Apollon, dans les ruines du temple.
5320Date de découverte : 2010.
5321Bibliographie : Akıncı Öztürk, Tanriver 2010, p. 44‑45, n° 5 (BE, 2012, n° 29 [qui s’oppose à ce qu’il s’agisse d’une dédicace] ; AE, 2010, n° 1554).
5322Description du document : base de marbre moulurée en bas, cassée en trois morceaux jointifs, brisée à gauche ; ce monument porte également les inscriptions E‑MOTE‑13 et E‑MOTE‑16. H. l. : 2,2 à 2,7 cm.
[- - -] Οὐίβιος Ὀνήσιμος / [Ἀπόλλωνι] Λαιρμηνῷ κατ’ ἐπι/[ταγὴν το]ῦ ἐπιφανεστάτου / [θεοῦ τὸν] ἀνδριάντα / [ἐκ τῶν ἰ]δίων ἀνέστησεν / [μετὰ - ca 2 -]ας τῆς θυγατρός. [Ἔτοθς . . .] μη(νὸς) Ἀρτεμεισίου / [- - - ?].
… Vibius Onèsimos, sur ordre du dieu apparaissant Apollon Lairmènos, a fait dresser cette statue, sur ses propres deniers, avec sa fille, (?)as. L’an (?), le mois d’Artémisios …
5323Artémisios est un mois de printemps du calendrier macédonien correspondant à peu près à avril.
E‑MOTE‑13
5324Cité et province : Motella, Phrygie.
5325Datation : 217‑218 après J.‑C.
5326Nature de l’objet et émetteur : katagraphè gravée à la demande de Lulianus.
5327Matériau : marbre.
5328Dimensions : 99 x 42,5 x 49 cm.
5329Lieu de découverte : sanctuaire d’Apollon Lairbénos.
5330Date de découverte : 2010.
5331Bibliographie : Akıncı Öztürk, Tanriver 2010, p. 45, n° 4.
5332Description du document : base de marbre brisée en trois parties, moulurée en bas, cassée en trois morceaux jointifs ; ce monument porte également les inscriptions E‑MOTE‑12 et E‑MOTE‑16. H. l. : 1,8 à 2 cm.
Ἔτους τβʹ, μη(νὸς) Ἀρτε/[μισίου ? Ἡ]λίῳ Ἀπόλλωνι Λαιρ/[βηνῷ] Λουλιανὸς Εὐτύχους / [- - -]ος καταγράφω Τειμοκρά/[τη]ν τὸν ἐμαυτοῦ τεθρε/[μέ]νον καὶ Λουλιανὸν τὸν / [υἱὸν ?] μου κατὰ ἐπιταγὴν / [τοῦ θ]εοῦ εἰ δὲ τις ἐπενκα/[λέσει], θήσει εἰς τὸ θεὸν Ӿ ͵βφʹ / [καὶ εἰς] τὸν φίσκον Ӿ ͵βφʹ.
L’an 302, le mois d’Artémisios. Moi, Lulianus, fils (?) d’Eutychès, je voue mon téthreménos, Téimokratès, et Lulianus, mon fils (?), à Hélios Apollon Lairbénos, en accord avec les ordres du dieu. Et si quelqu’un s’y oppose, il paiera au dieu 2 500 [deniers] et au fisc 2 500 [deniers].
5333Voir inscription précédente.
Anthroponymes macédoniens
E‑MOTE‑14
5334Cité et province : Motella, Phrygie.
5335Datation : après 212 après J.‑C.
5336Nature de l’objet et émetteur : katagraphè gravée à la demande de Flavius Achiléos.
5337Matériau : marbre.
5338Dimensions : 213 x 40 x 78 cm.
5339Lieu de découverte : dans le sanctuaire d’Apollon Lairbénos.
5340Date de découverte : 1883.
5341Bibliographie : Akıncı Öztürk, Tanriver 2008, p. 91‑92, n° 1 (AE, 2008, n° 1346 ; SEG LVIII, n° 1529).
5342Description du document : bloc architectural brisé en haut, à gauche et à droite. H. l. : 2,2 à 3,2 cm.
[- - -] Φλᾶβος Ἀχυλεὺς Ἱεραπολεί[της κα]ταγράφω / Ἡλίῳ Ἀπόλλωνι Λερμηνῷ κατὰ ἐπιταγὴν τοῦ θεοῦ δοῦλον μου ὀ[νό]ματι Νείκωνα ὡς ἐτ/ῶν τρειάκοντα ὅν ὠνηςάμην παρὰ Αὐρηλίου Ἀντιόχου βʹ Μοτεληνοῦ ἐφ’ ᾧ ἀπὸ [σ]ήμερον ἔστ{θ}ω / ἱερὸς τοῦ θεοῦ, μηδενὸς ἔχοντος ἐξουσίαν ἐνκαλέσε· εἰ δέ τις ἐπε[ν]καλέσει, θήσει εἰς / τὸν θεὸν προστείμου (δηνάρια) ͵βφʹ καὶ εἰς τὸ ἱερῶτατον ταμῖον ἄλλα (δηνάρια) ͵βφʹ.
… Flavius Achiléos, Hiérapolitain, voue à Hélios Apollon Lerménos, par ordre du dieu, mon esclave nommé Nikôn, âgé d’environ trente ans, que j’ai acheté à Aurelius Antiochos, fils d’Antiochos, de Motella ; en vertu de quoi, qu’à partir de ce jour il soit hiéros du dieu, et que personne n’ait le droit d’intenter une action contre lui. Si quelqu’un fait opposition, il paiera au dieu une amende de 2 500 deniers et 2 500 autres deniers au trésor impérial (traduction d’après l’AE).
5343L’ancien propriétaire de cet esclave portait un nom et un patronyme séleucides, indice allant dans le sens de l’installation de populations gréco-macédoniennes dans cette cité à l’époque hellénistique.
E‑MOTE‑15
5344Cité et province : Motella, Phrygie.
5345Datation : 3 octobre 223 après J.‑C.
5346Nature de l’objet et émetteurs : katagraphè gravée à la demande de Tatia et d’Attalos.
5347Matériau : non renseigné.
5348Dimensions : non renseignées.
5349Lieu de découverte : dans le sanctuaire d’Apollon Lairbénos.
5350Date de découverte : non renseignée.
5351Bibliographie : Ritti, Şimşek, Yıldız 2000, p. 41, n° K51.
5352Description du document : bloc brisé à droite. H. l. : 2,1 cm.
Ἔτους ΤΗʹ, μη(νὸς) αʹ, ιʹ. Τατία Τατιανοῦ καὶ Ἄτταλος Ἀ/[ττάλου (?) Μοτ]ελληνοὶ καταγράφομεν τὰ ἑαυτῶν τεθρα/[μένα κατὰ] ἐπιταγὴν τοῦ θεοῦ Ἀπόλλωνι Λαιρμηνῷ Τρόφιμ/[ον (?) καὶ Ἐπίκ(?)]τησ[ι]ν, καὶ εἴ τις ἐπενκαλέσει, θήσει μὲν εἰς τὸν θεὸν ποσ/[τίμου Ӿ ͵βφʹ κ]αὶ εἰς (vac.) τὴν πόλιν τὴν Μοτελληνῶν Ӿ ͵βφʹ / (vac. ?) καὶ εἰς τὸν φίσκον Ӿ ͵βφʹ.
L’an 308, le premier mois, le dixième jour. Tatia, fille de Tatianos, et Attalos, fils d’Attalos (?), de Motella, ont consacré leurs téthraménai, Trophimè et Épiktèsis, sur l’ordre du dieu à Apollon Lairmènos. Et si quelqu’un s’y oppose, il paiera doublement, 2 500 [deniers] à la cité des Motellèniens et 2 500 [deniers] au fisc.
5353Un des auteurs de la dédicace est porteur d’un anthroponyme dynastique attalide, peut-être comme son père, ce qui est un indice de l’installation de populations gréco-macédoniennes dans la région à l’époque hellénistique.
E‑MOTE‑16
5354Cité et province : Motella, Phrygie.
5355Datation : avant 218‑219 après J.‑C.
5356Nature de l’objet et émettrice : katagraphè gravée à la demande d’Agathangelis.
5357Matériau : marbre.
5358Dimensions : 99 x 42,5 x 49 cm.
5359Lieu de découverte : sanctuaire d’Apollon Lairbénos.
5360Date de découverte : 2010.
5361Bibliographie : Akıncı Öztürk, Tanriver 2010, p. 47, n° 6 (SEG LX, n° 1442).
5362Description du document : base de marbre moulurée en bas, cassée en trois morceaux jointifs, brisée à gauche ; ce monument porte également les inscriptions E‑MOTE‑12 et E‑MOTE‑13. H. l. : 1,7 à 2,1 cm.
Ἔτους σ[.]αʹ, μη(νὸς) ιʹ, ζιʹ. Ἡλίῳ / Ἀπόλλωνι Λαρμηνῷ Ἀ[γα]/θανγελὶς Ἀττάλου Ζήν[ων]/ος Μοτελληνὴ σὺν τῇ γν[ώμ]/ῃ τοῦ υεἱοῦ μοι Ἀλεξάνδρο/υ καταγράφω τὴν θρεπτήν μ/ου Θαλίαν κατὰ τὴν τοῦ θ[ε]/οῦ ἐπιταγήν· εἰ δὲ τις ἐπενκα/λέσει, θήσει εἰς τὸ θεὸν Ӿ ͵βφʹ / [καὶ εἰς] τὸν φίσκον Ӿ ͵βφʹ.
L’an 2(?), le dixième mois, le dix-septième jour. Moi, Agathangelis, fille d’Attalos, petite-fille de Zénon, de Motella, je voue ma thréptè, Thalia, à Hélios Apollon Larménos, sur l’ordre du dieu, avec l’accord de mon fils, Alexandros. Et si quelqu’un s’y oppose, il paiera au dieu 2 500 [deniers] et au fisc 2 500 [deniers].
5363Sur le nom Attalos, voir inscription précédente. Le fils d’Agathangelis portait lui-même un nom par essence macédonien.
E‑MOTE‑17
5364Cité et province : Motella, Phrygie.
5365Datation : iie-iiie siècle après J.‑C.
5366Nature de l’objet et émetteur : ex-voto gravé à la demande d’Aurelius Attalos.
5367Matériau : marbre.
5368Dimensions : 13 x 14 cm.
5369Lieu de découverte : Bahadinlar, dans le mur d’une maison.
5370Date de découverte : 1930.
5371Bibliographie : MAMA IV, n° 269.
5372Description du document : fragment de tabula ansata formant probablement la base d’une stèle. H. l. : 1 cm.
[Αὐρήλιος Ἄτ]ταλος / [Μοτελλην]ὸς τρίπο[δα Ἡλίω Ἀπό]λ̣λωνι / [Λερμηνῶ χαρι]στήριον.
[Aurelius] Attalos, de [Motella], [a consacré] ce trépied à Hélios Apollon [Lerménos], en témoignage de reconnaissance.
5373Sur le nom Attalos, voir inscriptions précédentes.
E‑MOTE‑18
5374Cité et province : Motella, Phrygie.
5375Datation : époque impériale romaine.
5376Nature de l’objet et émetteur : stèle de confession gravée à la demande d’Asklépiadès.
5377Matériau : non renseigné.
5378Dimensions : non renseignées.
5379Lieu de découverte : Badinlar, dans le mur d’une maison.
5380Date de découverte : 1887.
5381Bibliographie : W.M.R. & Hogarth 1887, p. 389, n° 18 (Ramsay 1895, p. 152, n° 51).
5382Description du document : stèle à fronton triangulaire brisée en haut et au-dessus.
[Ἀσκλ]ηπιάδης Ἀττά/[λου ἱ]ερὸς κολασ/[θεὶς ὑ]πὸ τοῦ ἐπιφ/[ανεσ]τ̣άτου θεοῦ / [Ἀπόλ]λ̣ωνος Λαρ/[μηνοῦ ὅ]τι πενφθεὶς / [εἰς ὁμο]λο〈γ〉ίαν ἡμά/[ρτηκε]ν̣ καὶ ὅτι / [- - -].
Asklèpiadès, fils d’Attalos, prêtre, puni par le dieu apparaissant Apollon Larmènos, parce qu’alors qu’il était envoyé en ambassade, il a commis une faute envers la religion et parce que …
5383Sur Attalos, voir inscriptions précédentes.
Armée romaine
Vétéran
E‑MOTE‑19
5384Cité et province : Motella, Phrygie.
5385Datation : première moitié du iie siècle après J.‑C.
5386Nature de l’objet et émetteur : dédicace gravée à la demande de Gaius Iulius Longus.
5387Matériau : marbre.
5388Dimensions : non renseignées.
5389Lieu de découverte : village de Bahadinlar, près du sanctuaire d’Apollon Lairbénos.
5390Date de découverte : non renseignées.
5391Bibliographie : Ricl 1995, p. 181‑182, n° 35 (SEG XLV, n° 1732 ; Ritti 2017, p. 44‑45).
5392Description du document : autel endommagé devant et à gauche, portant neuf inscriptions. Ici, face principale.
[Ἔτους σ. .ʹ] μη(νὸς) Περειτίου τρί/[τῃ· Γά]ιος Ἰούλιος Λόνγος, / . . .λλοκηπείτης, / [στρα]τεύσαμενος ἐν / [Γερμ]ανίᾳ παρενβολῇ Ἀρ/[γεντό]ρατε, λεγεῶνος ὀκ/[ταύη]ς Σεβαστῆς ἀετοφό/[ρος, εὐξάμενος ἀνέθηκε / [ἀνδριάν ?]τα καὶ κοντὸν καὶ / . . . . . . Λαιρ]μηνῷ Ἀπὸλ/[λωνι, ἐπιφα]νεστάτῳ θεῷ.
L’an 2(?), le mois de Péritios, le troisième jour. Gaius Iulius Longus, de (?)llokèpos (?), ayant été soldat en Germanie, dans le camp d’Argentoratum, dans la légion VIII Augusta, aquilifer, ayant fait un vœu, a dressé une statue et un javelot et … à Apollon Lairmènos, grand dieu apparaissant.
5393Le vétéran Gaius Iulius Longus était probablement originaire d’un village du territoire de Motella dont le nom reste lacunaire. Il est un des rares Orientaux à avoir intégré la VIII Augusta, stationnée à Strasbourg, au sein de laquelle il atteignit le poste prestigieux d’aquilifer, réservé aux hommes les plus courageux. On ne connait pas précisément l’ensemble des offrandes qu’il consacra au dieu. Il était le père de Iulia Longilla, mentionnée dans les inscriptions E‑MOTE‑5 et E‑MOTE‑8. Cet autel paraît avoir servi pour les dédicaces et katagraphai de toute la famille. Il convient de noter l’utilisation du calendrier macédonien, avec Péritios, qui est un mois d’hiver correspondant à peu près à janvier.
Déprédations commises par des soldats romains (?)
E‑MOTE‑20
5394Cité et province : Motella, Phrygie.
5395Datation : iiie siècle après J.‑C.
5396Nature de l’objet et émettrice : stèle de confession gravée à la demande d’une inconnue.
5397Matériau : marbre blanc.
5398Dimensions : 25 x 26 x 5 cm.
5399Lieu de découverte : Ortaköy, dans une maison.
5400Date de découverte : 1930.
5401Bibliographie : MAMA IV, n° 287 ; Petzl 1994, n° 114 (Thonemann 2011b, p. 156).
5402Description du document : plaque brisée dans sa partie supérieure. H. l. : 2 cm.
[- - -] Τ̣ι̣μ̣ο̣θέου Μοτελλ/ην{τ}ὴ ἐπεὶ ἀνήγαγα σ/τρατιώτας ἐπὶ τὸ ἱε/ρὸν ἐχθρὸν θέλου/σα ἀμύνασθαι· δι/ὰ τοῦτο κολ〈α〉σθ/εῖσα καὶ σωθ〈ε〉ῖσα ὑ/πὸ τοῦ θεοῦ 〈ε〉ὐχαρι/στοῦσα ἀνέθηκα̣.
… fille de Timothéos, de Motella, ayant conduit les soldats jusqu’au temple en voulant me venger de mon ennemi, à cause de cela, j’ai été châtiée et sauvée par le dieu et en remerciement, j’ai dédié [cette offrande].
5403Sur cette stèle de confession, voir t. 1, p. 143, 275.
Nakoléia
Présence iranienne
Divinité iranienne
E‑NAKO‑1
5404Cité et province : Nakoléia, Phrygie.
5405Datation : iie-iiie siècle après J.‑C.
5406Nature de l’objet et émetteurs : ex-voto gravé à la demande d’Hermès et d’Agathas.
5407Matériau : non renseigné.
5408Dimensions : 139 x 45 (couronnement) à 42 (partie centrale) et 51,5 (base) x 17 cm.
5409Lieu de découverte : dans les alentours du village de Değişören, proche de Seyitgazi, dans la cour d’une maison.
5410Date de découverte : non renseignée.
5411Bibliographie : Drew-Bear 1978, p. 48‑50, n° 25 et pl. XVII (SEG XXVIII, n° 1186).
5412Description du document : « Stèle à fronton triangulaire avec rosette en spirale ; dans le champ, entre deux pilastres qui ont en haut et en bas la forme de chapiteaux et de bases (celle de gauche brisée), est une guirlande au-dessus de l’inscription » (Drew-Bear 1978, p. 48). H. l. : 3 cm.
Ἑρμῆς κ(αὶ) Ἀγαθ/ᾶς περὶ βοὸς / Τροφίμου κ(αὶ) τῶν / ἰδίων πάντων / Διὶ Περσῶν κ(αὶ) Βρον/τῶντι κ(αὶ) Ἀστράπτον/τι εὐχήν.
Hermès et Agathas, pour le bœuf de Trophimos et pour tout ce qui lui appartient, à Zeus des Perses, à Zeus Brontôn et à Zeus Astrâpton, en accomplissement d’un vœu.
5413Il s’agit ici de la première attestation du « Zeus des Perses », probablement Ahura-Mazda ayant fait l’objet d’une interpretatio, ce qui montre l’ancrage de la religion iranienne dans la région (voir t. 1, p. 46, 191, 355, 369‑370). Des divinités perses sont aussi connues par une inscription de Thémisonion (voir E‑THEN‑1).
Présence gréco-macédonienne
Anthroponymes macédoniens
E‑NAKO‑2
5414Cité et province : Nakoléia, Phrygie.
5415Datation : iiie siècle après J.‑C.
5416Nature de l’objet et émetteurs : ex-voto gravé à la demande d’une famille de dévots de Zeus Brontôn.
5417Matériau : non renseigné.
5418Dimensions : non renseignées.
5419Lieu de découverte : Şıca-ed-Din.
5420Date de découverte : 1883.
5421Bibliographie : MAMA V, n° R15.
5422Description du document : stèle brisée.
Αὐρ. Καρικὸς Ἀντιόχου / μετὰ συνβίου [Μ]εν[ε]κρο/ας κὲ Τατια [μετὰ] συν/βίου Ἀντιόχου κὲ Σώ/[πατ]ρις κὲ Παππας / Ἀντιόχω πατρὶ φ̣ιλ/τάτω κὲ Διὶ Βροντῶ/[ντι] εὐχήν.
Aurelius Karikos, fils d’Antiochos, avec sa femme, Ménékroas, et Tatia, avec son mari, Antiochos, et Sôpatris et Pappas, à leur père bien-aimé, Antiochos, et à Zeus Brontôn, en accomplissement d’un vœu.
5423Il convient de noter l’omniprésence au sein de cette famille du nom dynastique séleucide Antiochos, ce qui va dans le sens de l’installation sur place de populations gréco-macédoniennes à l’époque hellénistique.
E‑NAKO‑3
5424Cité et province : Nakoléia, Phrygie.
5425Datation : époque impériale romaine.
5426Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Marcus Cotta.
5427Matériau : non renseigné.
5428Dimensions : 60 x 52 x 40 cm.
5429Lieu de découverte : Seyit Gazi, dans le cimetière.
5430Date de découverte : 1883.
5431Bibliographie : MAMA V, n° R24.
5432Description du document : bomos. H. l. : 4 cm.
Μάρκω Κόττα / καὶ Νανα Ἀν/τιόχου γο/νεῦσι γλυκυ/τάτοις Μᾶρ/κος βʹ υἱὸς / μνήμης χά/[ριν].
À Marcus Cotta et Nana, fille d’Antiochos, ses très chers parents, Marcus, fils de Marcus, leur fils, en souvenir.
5433Sur le nom Antiochos, voir inscription précédente.
E‑NAKO‑4
5434Cité et province : Nakoléia, Phrygie.
5435Datation : époque impériale romaine.
5436Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande d’une famille de dévots de Zeus Brontôn.
5437Matériau : non renseigné.
5438Dimensions : non renseignées.
5439Lieu de découverte : Kuyucak.
5440Date de découverte : 1907.
5441Bibliographie : MAMA V, n° R11.
5442Description du document : stèle très endommagée ; un éclair au-dessus de l’inscription.
Σύνφορος κὲ Ἀλέξαν/δρος κὲ Ἄτταλος / κὲ Ἑρμῆς μετὰ Καρικα (!) / μητρὸς πατρὶ Ἀσκ[λ]/ᾶδη κὲ Διὶ Βρον[τῶν]/[τι].
Synphoros et Alexandros et Attalos et Hermès, avec leur mère, Karika, à leur père, Askladès, et à Zeus Brontôn.
5443La présence de l’anthroponyme Alexandros et du nom dynastique Attalos au sein de la même famille est à mettre en relation avec l’installation sur place de populations gréco-macédoniennes à l’époque hellénistique.
E‑NAKO‑5
5444Cité et province : Nakoléia, Phrygie.
5445Datation : époque impériale romaine.
5446Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande de dévots de Zeus Brontôn.
5447Matériau : marbre.
5448Dimensions : 70 x 35,5 (en haut) à 30 (partie centrale) x 30 (en haut) à 27 (partie centrale) cm.
5449Lieu de découverte : Kuyucak, dans les escaliers d’une maison.
5450Date de découverte : 1931.
5451Bibliographie : MAMA V, n° 179.
5452Description du document : bomos ; la première partie de l’inscription est gravée sur la moulure supérieure, entre un petit acrotère et un ornement curviligne. Sur le corps du monument, la seconde partie figure sous un buste masculin. La face droite est ornée d’un aigle. H. l. : 2,75 à 3 cm.
a) κ̣α̣τ̣α̣ιε̣ρώ̣σ̣α̣ς / δὲ Μένανδρος / Ἀμμιτεανός /
b) Τειμόθεος καὶ / [Ἄ]ττα̣λος καὶ Τείμ/εος Διὶ Βροντῶν̣/[τι εὐχ]ήν.
a) Offert en sacrifice par Ménandros, d’Ammitè,
b) Teimothéos et Attalos et Téiméos, à Zeus Brontôn, en accomplissement d’un vœu.
5453Sur le nom Attalos, voir inscription précédente.
E‑NAKO‑6
5454Cité et province : Nakoléia, Phrygie.
5455Datation : iiie siècle après J.‑C.
5456Nature de l’objet et émettrice : épitaphe gravée à la demande de Varelia (sic) Ladikè.
5457Matériau : marbre (?).
5458Dimensions : 130 x 37 cm.
5459Lieu de découverte : Seyit Gazi, dans la mosquée, servant d’appui à une fenêtre située haut dans le mur est.
5460Date de découverte : 1931.
5461Bibliographie : MAMA V, n° 249.
5462Description du document : stèle brisée en bas et coupée à droite et à gauche, partagée en deux sections. Ici, seulement la partie gauche. H. l. : 3 à 4,5 cm.
[Ο]ὐαρελί/[α] Λαδίκη / [Α]ὐρ̣η̣λίω / [Ἀ]σ̣κ̣λ̣η̣π̣ιῶ̣ / ἀν̣δ̣ρὶ / μν[ή]μ̣{ιν}η̣〈ς〉 / χ[άρι]ν.
Varelia Ladikè, pour Aurelius Asklèpios, son mari, en souvenir.
5463La présence du nom dynastique féminin séleucide est à mettre en relation avec l’installation sur place de populations gréco-macédoniennes à l’époque hellénistique. Les fautes de gravure sont particulièrement nombreuses sur ce monument (ainsi Varelia pour Valeria).
E‑NAKO‑7
5464Cité et province : Nakoléia, Phrygie.
5465Datation : époque impériale romaine.
5466Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Hiéros.
5467Matériau : marbre.
5468Dimensions : 126 x 50 x 40 cm.
5469Lieu de découverte : Seyit Gazi, servant de pilier de porte dans une maison.
5470Date de découverte : 1860.
5471Bibliographie : MAMA V, n° R28 ; Merkelbach, Stauber 2001, p. 328‑329, n° 16/35/03.
5472Description du document : grand bomos en partie effacé portant une longue épitaphe métrique. H. l. : 2,5 cm.
[Kουριδίην ἄλοχον (?) Στ]ρ̣ατ[ο]/[ν]είκην τήνδε θανοῦσαν̣ / Εἱερὸς ἐκθύμως κλαῦσε [φί]/λος γαμέτης, τῶ θα̣λ[ε]/ρὸν διὰ τῆσδε ποθ〈ῆ〉ς δά̣/κρυ, κοὐκ ἐπιλείψει οὔ/ποτέ μιν 〈θρηνῶν〉 μέχρι καὶ εἰς Ἀ[ΐ]/δην· οὐδὲ γὰρ̣ [ο]ὐδέ οἱ ὄ[μ]/[μ]ατ’ ἐφήρμοσεν, ἀλλὰ γ̣[ο]/[ν]ῆες· πολλάκι̣ γὰρ ξείν̣[ω]/[ν] οἶδέ [μ]ε̣ γ̣αῖα̣ πρόσω· κα[ί] / νιν κα̣ὶ [αἰε]ὶ π̣εριώσιον / ἀ̣μφαγ[άπ]α̣ζ[ε]ν, εἰσιδέειν / δὲ θεο[ὺ]ς ε̣[ἵ]λ̣ετο καὶ θανέειν̣. /τ̣οὔνεκά̣ μιν μ[ᾶ]λ̣λον γαμέ/[τ]ης στέν[εν] ὄφρα πο̣τ̣’ ἄστρο[ις]· / [ο]ὐ λίπετ̣’ ἀνθ’ αὑτῆς εἰκόν[α] / μ̣υρομέν̣ω. φεῦ παθέων, δ[α]/[ῖ]μ̣ον κ̣[α]κὲ̣ βάσκανε, πολλὰ̣ / [σ]ὺ τῆδ̣ε̣ θῆκες σὺν κ̣ούρη π[ή]/[μ]ατ’ ἀποφθιμένη, ἀνδρὸς / [κ]ουριδίου πένθος πολύ, κα̣[ὶ] / [κ]ενὸν οἶκον, καὶ γονέων θρ[ῆ]/νον, δάκρυα πολλὰ γένει. / [πο]λλάκι γὰρ τόδ[ε ․․․․ 〈ᴗᴗ –ᴗᴗ –ᴗᴗ ––〉 βάσ]/[κα]νε· κάλλος ἅπαν ο[ἴχετ]/ε̣ ἐς φθιμένους. [Εἱερὸς] / Σ̣τρατονείκη συνβίω̣ [μνή]/μης χάριν.
Ici, Hiéros, son époux, a pleuré amèrement sa jeune femme défunte, Stratonikè. À cause de sa tristesse, il a versé d’abondantes larmes, il ne cessera pas jusqu’à ce qui aille à son tour dans l’Hadès. Il n’a même pas pu lui fermer les yeux, les parents l’ont fait, car elle devait souvent voyager à l’étranger. Surtout, elle aimait les siens et souhaitait les voir encore une fois avant de mourir. En plus, son mari se plaint par-dessus tout qu’elle n’ait pas laissé en cet endroit, à ses concitoyens qui se plaignent, un enfant. Hélas, quelle souffrance ! Mauvais et très envieux Démon, avec Korè, tu as amené bien des peines aux défunts. Grande douleur de l’époux, maison vide, souffrance des parents, beaucoup de larmes de tout le genre humain, car souvent … envieux ! Toute la beauté s’est évanouie dans l’Hadès ! Hiéros, pour sa femme, Stratonikè, en souvenir.
5473Sur le nom Stratonikè, voir inscription précédente. Les fautes de gravure sont particulièrement nombreuses sur ce monument, bien que le texte trahisse une affliction sincère de la part du veuf qui a probablement demandé à un érudit local de rédiger un poème capable de traduire la violence de sa douleur.
E‑NAKO‑8
5474Cité et province : Nakoléia, Phrygie.
5475Datation : époque impériale romaine.
5476Nature de l’objet et émetteur : dédicace gravée à la demande de Iasôn.
5477Matériau : marbre.
5478Dimensions : 60 x 30 cm (pour ce qui reste de visible).
5479Lieu de découverte : Kuyucak, dans le mur de l’école.
5480Date de découverte : 1883.
5481Bibliographie : MAMA V, n° 182.
5482Description du document : à l’origine, stèle à acrotères avec pédiments et pilastres sur les côtés. Au-dessus de l’inscription, deux bœufs tournés vers la droite. H. l. : 2,5 cm.
[Ἰ]ά[σ]ων [Ζεύξ]ιδ/ος [περὶ β]ο[ῶν] ἰ/δί[ω]ν [κὲ κώμ]η̣ς / [Διὶ κὲ Ἡρακ]λῆ κὲ / Π[απια θεοῖ]ς̣ ε/[ὐ]χήν.
Iasôn, fils de Zeuxis, pour ses bœufs et son village, aux dieux [Zeus et Hérakl]ès et P[apias], en accomplissement d’un vœu.
5483Le père de cet homme possédait le nom d’un des favoris d’Antiochos III. Cette dédicace est un bel exemple de religiosité populaire, la formule associant plusieurs forces divines, très certainement des dieux locaux, ayant connu une interpretatio, afin que ceux-ci protègent le village et les troupeaux. D’après MAMA, Papas ou Papias est associé trois fois à Héraklès dans des monuments de Nakoléia ou de ses environs.
E‑NAKO‑9
5484Cité et province : Nakoléia, Phrygie.
5485Datation : époque impériale romaine.
5486Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Zeuxis.
5487Matériau : non renseigné.
5488Dimensions : non renseignées.
5489Lieu de découverte : Seyit Gazi.
5490Date de découverte : 1883 (voir ci‑dessous).
5491Bibliographie : MAMA V, p. 156, n° R 21 ; MAMA V Lists, p. 187, n° 4, 2.
5492Description du document : bomos avec couronne dans le champ épigraphique, dont le sommet partage en deux parties la ligne 2.
Ζεῦξ〈ις〉 Π〈ασ〉ικρά/του ὁ κα/[ὶ Ἱ]ε〈ρ〉εὺς περὶ 〈τ〉/[ῶν ἰδίων πάντων σωτηρίας] (?) / [Διὶ Βροντ]ῶντι.
Zeuxis, fils de Pasikratos, dit Iéréus, pour le salut de tous les siens, à Zeus Brontôn.
5493Sur le nom de cet homme, voir inscription précédente.
Peltai
Présence gréco-macédonienne
Institutions gréco-macédoniennes
E‑PELT‑1
5494Cité et province : Antandros, Asie.
5495Datation : iie siècle avant J.-C, après 188 ou après 133, la date restant problématique.
5496Nature de l’objet et émettrice : dédicace gravée à la demande de la boulè.
5497Matériau : marbre rouge.
5498Dimensions : non renseignées.
5499Lieu de découverte : mosquée d’Adjwilar, ancienne Antandros.
5500Date de découverte : non renseignée.
5501Bibliographie : CIG III, n° 3568f (Michel 1897, p. 406, n° 542).
5502Voir Ramsay 1895, p. 241, n. 1 ; Meyer 1925, p. 100, n. 1 (qui pense même que l’on peut faire remonter le décret au iiie siècle avant J.‑C.) ; Robert 1934b, p. 524 ; Hamon 2012.
5503Description du document : plaque brisée en deux morceaux.
Ἔδοξεν τῆι βουλῆι. Ἐπειδὴ πεμφθέντος πρέσσβεω[ς] / πρὸς Ἀντανδρίους, ὄντας ἡμῶν φίλους καὶ εὔνου[ς], / περὶ αἰτήσεως δικαστοῦ καὶ γραμματέως, Ἀντάν[δρι]/οι διὰ παντὸς πρόνοιαμ ποιούμενοι περὶ δικαιο[σύ]/νης ἔπεμψαν δικαστὴν ἄνδρα καλὸν καὶ ἀγαθ[ὸν] / καὶ πίστιν ἔχοντα καὶ κρίσιν ὑγιῆ προσφερόμεν[ον] / Σατυρίωνα Σατυρίωνος, ὃς καὶ παραγενόμενο[ς] / εἰς τὴμ πόλιν ἡμῶν ἐδίκασεν τὰς δίκας ὁσίως / καὶ δικαίως μετὰ πάσης σωφροςύνης ἀκολο[ύ]/θως τοῖς τε νόμοις καὶ τοῖς ψηφίσμασιν, τὴμ π[ὰ]/σαν σπουδὴγ καὶ φιλοτιμίαν εἰσφερόμενος, κα[ὶ] / [αὐτὸς παρ]εχόμενος τὰς τῶν νομοθετῶμ βουλ[ήσεις] / [τῶμ προγενομένω]ν παρ’ ἡμῖν, τινὰς δὲ καὶ / [διέλυσε τῶν δικ]ῶν ἐπὶ τῶι συμφέροντι τῶν δι/[καζομέ]ν[ω]ν· καὶ μετὰ τὸ δικάσαι ἐπικρινάσης / [τ]ῆς βουλῆς τὰς κειμένας δικάς καὶ ὀφειλούσας τε/λεσθῆναι ἐπὶ τοῦ μετὰ ταῦτα δικαστηρίου, παρακα/λέσαι τὸν δικαστὴν Σατυρίωνα, ἵνα ἐάν τινες βου/λωνται τῶν ἐν ταῖς φιλονικίαις ὑπαρχόντων δια/κρίνεσθαι ἐπ’ ἀυτοῦ ὑπομείναι ἐπιδεξάμενον καὶ / ταύτας κρίνειν ἐν τῶι ἱερῶι τοῦ Διὸς τοῦ Πελτηνοῦ δι/ὰ τὸ εὐδοκιμηκέναι αὐτὸν ἑν ταῖς πρὸ τοῦ κρίσεσιν / καὶ δικαίως ἀνεστράφθαι· ὅς καὶ ἐπεδέξατο / μετὰ τῶν συνδικαστῶγ κρίνειγ καθότι παρεκλή/θη· ἔπεμψαν δὲ καὶ γραμματέα καλὸγ καὶ ἀγαθὸγ / καὶ πίστιν ἔχοντα, Δημήτριον Ἀθηναίου, ὅς καὶ ἐ/πετέλεσεν τὴγ καθ’ ἑαυτὸγ χρείαγ καλῶς καὶ φι/λοπόνως· ἐποιήσαντο δὲ καὶ τὴμ παρεπιδημίαν / εὐτάκτως καὶ ἀξίως ἑκατέρων τῶμ πόλεων ἔν τ[ε] / τῶι τῆς δικαστείας χρόνωι καὶ μετὰ τὸ δικάσαι· [ὅ]/πως οῦν ὁ δῆμος ὁ Πελτηνῶμ μὴ λείπηται ἐγ χά[ρι]/τος ἀποδόσει δεδόχθαι· ἐπαινέσαι τε τὸν δ[ῆ]/μον τὸν Ἀντανδρίων καὶ στεφανῶσαι αὐτὸγ / χρυσῶι στεφὰνωι καὶ εἰκόνι χαλκῆι ἐπὶ τῶι ἐξα/ποστεῖλαι πρὸς ἡμᾶς ἄνδρας εὐσεβεῖς καὶ δικα[ί]/ους· ἐπαινέσαι δὲ καὶ τὸμ παραγενόμενομ παρ’ αὐ/τῶν δικαστὴν Σατυρίωνα Σατυρίωνος καὶ στεφα[νῶ]/σαι στεφὰνωι χρυσῶι καὶ εἰκόνι χαλκῆι ἐπὶ τῆι κα[τὰ] / τὰς κρίσεις δικαιοσύνηι καὶ ἐπὶ τῶι τοὺς νόμους / τετηρηκέναι τὸν δὲ Δημήτριον χρυσῶι στεφά[νωι] / καὶ εἰκόνι γραπτῆι διὰ τὸ παρεισχῆσθαι τὴγ κ[αθ’ ἑ]/[αυτὸν] χρείαν ἴσως καὶ δικαίως· εἶναι δὲ αὐ[τους] / [καὶ προξένους - - -].
Décret de la boulè. Après avoir envoyé un ambassadeur aux Antandriens, qui sont nos amis et font preuve de bienveillance à notre égard, pour leur demander un juge et un greffier, les Antandriens, agissant avec réflexion en tout point, ont envoyé, en ce qui concerne la justice, un juge tout à fait convenable, digne de confiance et rendant des jugements sensés, Satyrion, fils de Satyrion, qui, venant en aide à notre cité, a rendu des décisions saintes et justes, en toute sagesse, conformément à nos lois et décrets, faisant preuve d’un grand zèle tout à son honneur, et qui, en respectant les volontés des législateurs précédents de chez nous, a mené à bien des procès dans l’intérêt des personnes qui passaient en jugement. Et après avoir jugé, la boulè, ayant décidé que les procès abandonnés et perdus seraient menés à terme ensuite par le tribunal, a invité le juge Satyrion, si quelques-uns des plaignants voulaient être jugés par lui, à se charger de les recevoir et de les juger dans le temple de Zeus Peltènos, parce qu’il a un bon renom dans les jugements et revient en toute justice sur les jugements déjà posés pour les corriger ; il s’est aussi chargé, avec les autres membres du tribunal, de juger chaque fois qu’on le lui demanderait. Ils nous ont envoyé aussi un greffier tout à fait convenable, digne de confiance, Démétrios, fils d’Athénaios, qui a accompli sa tâche correctement et en déployant l’activité nécessaire ; il a fait aussi ce séjour chez nous avec obéissance et d’une façon qui fait honneur aux deux villes, pendant la période où il exerçait sa fonction et après celle-ci, de sorte que donc, le peuple de Peltai ne manquera pas de rétribuer ses services. Il a été décidé de décerner des éloges au peuple des Antandriens et de lui octroyer une couronne d’or et une statue de bronze pour nous avoir envoyé des hommes irréprochables et justes ; de décerner aussi des éloges au juge qui est venu chez nous, Satyrion, fils de Satyrion, et de lui octroyer une couronne d’or et une statue de bronze pour la justice dont il a fait preuve dans ses jugements et la façon dont il a observé les lois ; et de décerner à Démétrios une couronne d’or et une statue sculptée pour avoir répondu à nos besoins avec équité et justice ; ils sont déclarés proxènes …
5504Sur ce décret, voir t. 1, p. 137, 321, 324, 326.
Pessinonte
Présence gréco-macédonienne
Présence militaire
E‑PESS‑1
5505Cité et province : Pessinonte, Galatie.
5506Datation : vers 160 avant J.‑C. pour Avram, Tsetskhladze 2014 ; plus probablement vers 183 avant J.‑C. d’après Thonemann 2015a.
5507Nature de l’objet et émetteur : lettre d’Attale à deux membres de la haute administration attalide.
5508Matériau : marbre.
5509Dimensions : 43 x 35 x 19 cm.
5510Lieu de découverte : Ballıhisar, ancienne Pessinonte, dans une maison.
5511Date de découverte : 2003.
5512Bibliographie : Avram, Tsetskhladze 2014 ; Ricl 2014 ; Thonemann 2015a (BE, 2015, n° 658).
5513Description du document : stèle rectangulaire dont il ne reste plus que la partie supérieure, le sommet étant brisé : H. l. : entre 1,4 et 2 cm pour la ligne 1, entre 0,7 et 1,1 cm pour le reste du texte.
Ἀγαθῇ τύχηι· / Ἄτταλος Σωσθένει καὶ Ἡρωΐδε[ι] / χαίρειν· ἐντυχὼν ἡμῖν Ἀρίβαζος / ἡγεμὼν τῶν ἀπὸ Κλεονναείου Γαλατῶ[ν] / καὶ τῶν ἀπὸ Ἀμορίου κατοίκων ἔφησε[ν] / ἀναφέρεσθαι ἐν τοῖς (vac.) ἐν τῶι Κλεονναε[ίωι] / [κ]αὶ διὰ τῶν ἐν τῶι τόπωι ὄντων πρότερ[ον] / [μ]ισθοφόρων μηθὲν διατετάχθαι τοῖς [δὲ] / ἡγεμόσιν, φιλάνθρωπον γεγραφέναι ἡμᾶ[ς] / [ἃ]δεῖν ἑκάστους ἔχ〈ει〉ν τῶν τὰς ὑποκάτω / [ἡ]γεμονίας ἐχόντων, περὶ δὲ ἑαυτοῦ μηθὲ[ν] / [γ]εγονέναι, καὶ ἠξίου ἐπιγραφῆναι στρατηγία[ι] / [καὶ] τοὺς κλήρους ἐαθῆναι ἔχειν οὓς προκ[α]/[τέ]χει ὄντας ἡγεμονικούς, τά τε ἄλλα ὑπά[ρ]/[χει]ν αὐτῶι, ἃ καὶ τοῖς στρατηγοῖς συνκεχω/[ρήκαμε]ν· ἐπεὶ οὖν ἔν τε τῇ ἀ[ρ]χαίαι κ{ι}αὶ νῦν / [χρείας καὶ πλε]ίονας [π]αρείσχηται καὶ ἐν [.2‑3.] / - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
À la Bonne Fortune. Attale à Sosthénès et Hérôïdès, salut ! Aribazos, hégémon des Galates de Kléonnaeion et des katoikoi d’Amorion, est venu auprès de nous et nous a dit qu’il était enregistré avec ceux de Kléonnaeion et que, à cause des mercenaires qui étaient précédemment dans cet endroit, aucun privilège n’a été assigné à leurs commandants, [et que] nous avons prescrit ce que doit avoir chacun de ceux qui détiennent les commandements inférieurs, mais que, pour ce qui le concerne, rien n’est advenu, et qu’il demandait d’être inscrit au rang de stratège et qu’on le laisse conserver les lots de terre qu’il détient déjà, et qui sont de rang « hégémonique », et par ailleurs qu’il jouisse des privilèges qui sont également accordés aux stratèges. Et parce qu’à la fois par le passé et maintenant il a fourni [de nombreux et bons services] et … (traduction d’après P. Hamon, BE).
5514Le texte est particulièrement obscur. Il semblerait qu’il ait été rédigé à la demande du futur Attale II, à un moment où Pessinonte se trouvait sous l’autorité des rois de Pergame, c’est-à-dire à la suite des campagnes contre Prusias de Bithynie et contre les Tolistoboges, plutôt que lors de la guerre contre les Galates de 168‑166 avant J.‑C. Sur ce document, voir t. 1, p. 216‑217. Les premiers éditeurs suggèrent avec beaucoup de prudence que le personnage d’Hérôïdès pourrait être l’hémiolos mentionné dans l’inscription E‑TYRI‑3 qui aurait été en charge des affaires financières, ici subordonné à Sosthénès, qui aurait été lui, le stratège, ce que confirme Thonemann 2015a. À noter qu’Aribazos était porteur d’un nom iranien attesté ailleurs en Phrygie.
Philomélion
Présence iranienne
Anthroponyme iranien
E‑PHIL‑1
5515Cité et province : Philomélion, Phrygie.
5516Datation : iiie siècle après J.‑C.
5517Nature de l’objet et émettrice : épitaphe gravée à la demande de Maria, femme du défunt.
5518Matériau : non renseigné.
5519Dimensions : 60 x 32 cm.
5520Lieu de découverte : Akşehir, dans un khan incendié.
5521Date de découverte : 1902.
5522Bibliographie : MDAI(A) 1902, p. 270, n° 1 ; Jonnes 2002, p. 15, n° 28.
5523Description du document : stèle avec inscription dans une couronne.
Μαρία / Ἀριβάζῳ / ἀνδρὶ μνή/μης χάριν.
Maria, pour son mari, Aribazos, en souvenir.
5524Le défunt portait un nom iranien. Il est vraisemblable que la famille était juive ou chrétienne.
Présence gréco-macédonienne
Culte royal
E‑PHIL‑2
5525Cité et province : Philomélion, Phrygie.
5526Datation : 209 avant J.‑C.
5527Nature de l’objet et émetteur : dossier relatif à la nomination de Nikanôr en tant que prêtre du culte royal.
5528Matériau : marbre.
5529Dimensions : 87 x 49,5 x 14,5 cm.
5530Lieu de découverte : Akşehir, dans une maison.
5531Date de découverte : 2001.
5532Bibliographie : SEG LIV, n° 1353 ; Ma 2004, p. 326‑330, n° 4 ; Malay 2004 (BE, 2006, n° 411).
5533Voir Malay 1987.
5534Description du document : stèle dont seule la partie centrale est préservée. Trou de 23 cm de diamètre en son milieu. Après la ligne 35, la pierre est trop abîmée pour ne pouvoir lire autre chose que quelques lettres. H. l. : de 1 à 6 cm.
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - / [- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -]Τ̣Ω̣.Τ̣Ω̣ΝΙ[- - - - -] / [- - - - - - - - - - - - - - - - - - -]Δ̣Ε̣[. . . .]Ε̣ΝΤ̣Ο̣Α[.]Τ[- - - - - - - - - -] / [- - - - - - - - - - - - - - - - - - - -]Ω̣ΝΑΤ̣Ω̣Ν ἡμῶν [- - - - - - - - - - -] / [- - - - - - - - - - - - - (ἀνα)]σ̣τ[ῆσ]α̣ι ἐ̣ν̣ τ̣ῶ̣ι̣ ἐπιφανεστάτ̣ω̣ι̣ τόπωι / (vac.) γ̣ρ̣ʹ Ἀ̣ρ̣τ̣ε̣μ̣ι̣σ̣[ίου -]· / [Αἰν]έ̣α̣ς̣ (vac.) Δημ̣η̣τ̣ρ̣ίωι [χαίρειν· τῆς π]α̣ρ̣ὰ̣ Φ̣ιλ̣ομ[ήλου] / ἀ̣[ποσταλείσης ἐπ]ιστολῆ̣ς̣ ἐ̣ν̣ ἧι καὶ ἡ παρὰ Ζεύξιδος [κ]α̣ὶ̣ / τ̣[ὸ παρ]ὰ̣ [το]ῦ̣ β̣ασιλέως πρόσταγμα καταγ̣έ̣[γραπτ]αι [περὶ] / τ̣οῦ τετάχθαι Νικάνορα ἀρχιερέα [ὑποτέτακ]τ̣α̣ί σ̣ο̣ι τ̣ὸ̣ [ἀν]/[τίγρ]αφον· περί τε δ⟨ὴ⟩ τῶν ἄλλων συντέλ[ε]ι̣ κ̣αθότι δεδήλ[ω] / [ται, καὶ τὰ ἀντίγραφα ἀναγ]ραφήτω εἰς στήλας λιθίνας καὶ αὐτ̣ί/[κ]α̣ ἀναθεθήτωσαν ἐν τοῖς ἱεροῖς τῶι τε ἐν ΤΙΜΙ̣Σ̣.ΝΩΙ τῆς Ἀ[φ]/[ρο]δ̣ίτ̣η̣ς καὶ τοῖς ἐν τῶι περὶ Κιλ[λ]ανίωι τόπωι Διὸς κ̣α̣ὶ̣ [Μη]νὸ[ς] / [Ἀσκ]αιηνοῦ καὶ Μητρὸς θεῶν ΤΥΗΜΙ.Ε̣ΙΑΣ· ἡ δ[ὲ ε]ἰ̣ς̣ ταῦτα δαπ̣ά̣[νη] / χορηγηθήτω ἀπὸ τῶν ἱερῶν προσ[ό]δων· (vac.) γ̣ρʹ Ἀρτεμισίου [-]· / Φιλόμηλος (vac.) Αἰ̣ν̣έ̣[αι ? (vac.) χαίρειν·] τῆ̣ς̣ παρὰ Ζεύξιδος γρα/φείσης μοι ἐπιστ[ολῆς ὑπὲρ τῶν κατὰ Νικ]ά̣νορα̣ ὑ̣[π]οτέτακ̣[ται] / τὸ̣ ἀντίγραφον· σύ̣[νταξον ἐπακολουθεῖν] τοῖς ἐ̣[πε]σταλ[μ]έ[νοις]· / (vac.) γρʹ Ἀ[ρ]τεμισίου [-]· / [Ζε]ῦ̣ξις (vac.) Φι[λομήλωι (vac.) χαίρειν· τοῦ γ]ρ̣α̣[φέντος] / [πρὸς ἡμᾶ]ς̣ π̣[ροστάγματος παρὰ τοῦ βασιλέως] ὑπὲρ Νικάνορος τ[οῦ] / [ἐπὶ] τοῦ κοιτ[ῶνος ὑπογέγραπταί σοι τὸ ἀντίγρα]φ̣ο̣ν̣· κ̣α̣λ̣ῶς ἂν οὖν̣ / [πο]ιήσαις σ[υ]ν[τάξας ἐπακολουθήσαντας τοῖς ἐ]πεσταλμένοις / [σ]υ̣ντελεῖ[ν] ὥσπ̣[ερ οἴεται δεῖν· (vac.) γρʹ] Ἀρτεμισίου [-]· / [Β]ασιλεὺς Ἀντίο[χος Ζεύξιδι χαίρειν· Νι]κάνορα τὸν ἐπὶ τ[οῦ] / [κοι]τῶν̣ο̣ς̣ ὄντα τῶν [φίλων, διατρίβοντα π]ὰ̣ρ’ ἡμῖν ἐν τιμῆι καὶ π̣[ίσ]/τει τῆι πρώτηι διὰ τ̣ὸ̣ σ[υντεθραμμένον ἡ]μῖν πεποιῆσθαι ἀπο/δεί̣ξ̣ε[ις ἐκ]τενεῖς τῆς α[ὑ]τ̣οῦ πίστεως κ[αὶ] ε̣ὐνοίας, ἠβουλόμ[εθα] / [μ]ὲ̣ν [ἀπολῦ]σαι [ἐπ]ὶ μ̣είζ̣ο̣[νά τ]ι̣να ἀ̣ξίως τῶν̣ π̣[ρ]ογεγραμμένων [ἐπι]/[τευ]χ[θέν]των πὰρ᾽ ἡμῶν̣ φιλανθρώπ̣ω̣ν̣· [οὐ]χ̣ ὑπομένο̣ν̣τ̣ος δὲ α̣[ὐτοῦ] / [ἐφ᾽ ἕτερ]α π̣ροχειρισθῆναι, ἀποδεδ̣είχαμεν τῆ̣ς ἐπέκεινα [τοῦ] / [Ταύρου] ὥ̣σ̣περ αὐτὸς ἠξίωσεν ἀ̣ρχ[ι]ε̣ρ̣έ̣α̣ [τῶ]ν̣ ἱ̣ε̣[ρῶ]ν̣ πάντων, [πεπεισ]/[μένοι] καὶ δι̣ὰ τὸ ἦθος ἐξάγειν τά̣ [τε] κ̣[α]τὰ τὰς θυσ̣ί̣ας καὶ̣ [τὰ λοιπὰ] / [ἀξίω]ς̣ [τῆς ἡμετέρ]α̣[ς] σπουδῆς ἣ̣ν̣ ἔ̣χομεν π[ερὶ] τ̣αῦτα, [προαιρούμε]/[νοι αὔξε]ιν ὥσπε[ρ] προσῆκόν ἐστι̣ν̣· ὠιόμ̣εθα̣ [δὲ] δεῖν εἶν̣[αι αὐτὸν] / [- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -].
… notre … dresser dans le lieu le plus en vue. [An] 103, Artémisios …
[? Ainé]as à Démétrios, salut. Ci-jointe à ton intention est la copie de la lettre envoyée par Philomélos, dans laquelle sont comprises la lettre de Zeuxis et l’ordonnance du roi concernant la nomination de Nikânor comme grand-prêtre. Concernant les autres choses, accomplis-les comme il est dit, et que la copie soit inscrite sur des stèles de pierre et consacrée tout de suite dans le sanctuaire d’Aphrodite à ΤΙMΙ̣Σ ΝΩΙ (?) et les sanctuaires sur la plaine Killanienne, à savoir celui de Zeus et de Mên Askaiènos (sic) et de la Mère des dieux à ΤΥΗΜΙ ΕΙΑΣ (?) ; que la dépense à ces fins soit prise sur les revenus sacrés. [An] 103, Artémisios …
Philomélos à Ainé[as (?), salut]. La copie de la lettre que Zeuxis m’a écrite au sujet de Nikanôr est ci-jointe à ton intention. Donne l’ordre de se conformer aux instructions. [An] 103, Artémisios …
[Zeu]xis à Phi[lomélos, salut. La copie de l’ordonnance du roi] au sujet de Nikanôr [est ci-jointe à ton intention]. Tu ferais donc bien en donnant [l’ordre à tes gens de se conformer aux] instructions et ainsi d’accomplir les choses comme [il] l’estime juste. [An] 103, Artémisios …
Le roi Antio[chos à Zeuxis, salut]. Au sujet de Nikanôr, le chambellan, qui est un de nos [Amis, puisqu’il a résidé] à nos côtés dans l’estime et la confiance de premier rang, en tant [que notre frère de lait], il a manifesté avec empressement sa fidélité et sa bienveillance, nous voulions le dispenser de ces tâches pour une charge plus haute, de manière digne de tous les bienfaits susmentionnés qu’il a obtenus de notre part. Mais comme il se refuse à être affecté à d’autres tâches, nous l’avons nommé, dans la province au-delà [du Taurus], comme il en a fait la demande lui-même, grand-prêtre de tous les sanctuaires, [confiant] en raison de son caractère qu’il s’occupera des sacrifices et [de toutes les autres affaires], de manière digne de l’empressement que nous avons à leur sujet, puisque [nous désirons les accroître], ainsi qu’il le convient. Et nous pensons nécessaire qu’il soit également … (traduction d’après Malay 2004 et Ma 2004, légèrement modifiées).
5535Voir t. 1 p. 62, 375‑376. La fin de cette inscription devait être très proche de celle de l’exemplaire retrouvé à Pamukçu en Mysie (Malay 1987), à savoir : « … préposé aux sanctuaires, et que les revenus des sanctuaires et les autres affaires soient administrés par lui… Donne donc l’ordre de collaborer avec lui, en vue des affaires ayant trait aux fonctions susmentionnées ; et qu’il soit apposé aux contrats et aux autres documents où c’est la coutume ; et qu’on inscrive une copie de la lettre sur des stèles de pierre, dans les sanctuaires les plus en vue. [An] 103 … (traduction d’après Ma 2004, légèrement modifiée). Le document est daté du mois macédonien Artémisios qui correspond environ à avril.
Anthroponymes macédoniens
E‑PHIL‑3
5536Cité et province : Philomélion, Phrygie.
5537Datation : 150‑175 après J.‑C.
5538Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’un inconnu, fils d’Antiochos (?).
5539Matériau : marbre gris.
5540Dimensions : 106 x 66 x 17,5 à 25 cm.
5541Lieu de découverte : Akşehir.
5542Date de découverte : non renseignée.
5543Bibliographie : Waelkens 1986, p. 263, n° 676 ; Jonnes 2002, p. 30, n° 70.
5544Description du document : stèle-porte de type Philomélion C brisée en haut avec acrotère et palmettes. Panneaux en haut avec faux heurtoirs ; en bas à gauche, panier posé sur un coffre à pieds ; à droite peigne, quenouille et broche. H. l. : 1,5 cm.
[- - -]νης Ἀ̣ν̣τιόχου / - - -Λ̣Ι̣Α γυναικὶ μνή/[μης] χάριν.
… (?)nès, fils d’Antiochos …, sa femme, en souvenir.
5545Le caractère lacunaire de l’inscription empêche d’être plus précis dans la restitution. Philomélion ayant été fondée par un roi ou général macédonien inconnu, puis étant passée après 188 avant J.‑C. dans l’orbite attalide, il est logique d’y retrouver un anthroponyme macédonien.
E‑PHIL‑4
5546Cité et province : Philomélion, Phrygie.
5547Datation : époque impériale romaine (?).
5548Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’Attalos.
5549Matériau : marbre.
5550Dimensions : 70 x 50 x 11 cm.
5551Lieu de découverte : Akşehir, près de l’église arménienne.
5552Date de découverte : 1893‑1895.
5553Bibliographie : Körte 1900, p. 444, n° 77 ; Waelkens 1986, p. 264, n° 682 ; Jonnes 2002, p. 5, n° 6.
5554Description du document : stèle-porte. H. l. : 2 cm.
Ἄτταλος Ἀριστοδήμου ․․․ / ᾳ πενθερᾷ μνήμης / χάριν.
Attalos, fils d’Aristodèmos … sa belle-mère, en souvenir.
5555Sur le nom Attalos, voir inscription précédente.
E‑PHIL‑5
5556Cité et province : Philomélion, Phrygie.
5557Datation : époque impériale romaine.
5558Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’un parent des défunts.
5559Matériau : non renseigné.
5560Dimensions : non renseignées.
5561Lieu de découverte : Akşehir.
5562Date de découverte : 1897.
5563Bibliographie : Anderson 1898, p. 113‑114, n° 55 ; Merkelbach, Stauber 2001, p. 400, n° 16/58/01 ; Jonnes 2002, p. 37, n° 96.
5564Description du document : stèle avec panneau.
[- - -]λουτω ε[- - - μ]ε[τ]/έπρεπεν ἐ(μ) μέρο/πεσσιν καὶ ἐπὶ τύ/μβον ἔτευξε / δάμαρτι σορ[ό]ν / τε κάσεσσι, Λαο/δίκη τῆς κῦδος ἀ/νὰ χθόνα πᾶσα/ν ἱκάνει καί οἱ πάν/τ’ ἐτέλεσσαν ἅσ/α θνητοῖσιν ἔοικ/εν τύνβον τ’ ἔστη/[σαν] [- - -].
… elle brillait parmi les hommes ; et il a fait construire une tombe pour sa femme et un cercueil pour son frère et pour Laodikè, qui portera leur gloire sur la terre entière. Et ils avaient tout préparé pour elle, comme elle avait été envoyée parmi les mortels, et ils avaient dressé une tombe …
5565Cette inscription métrique, bien que lacunaire et manquant parfois de clarté, a le mérite de faire connaître au sein de cette famille une femme porteuse d’un anthroponyme dynastique féminin séleucide (voir inscriptions précédentes).
E‑PHIL‑6
5566Cité et province : Philomélion, Phrygie.
5567Datation : époque impériale romaine.
5568Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande de Limnaios et de Néikostratos.
5569Matériau : marbre blanc.
5570Dimensions : 127 x 85 x 16 cm.
5571Lieu de découverte : Akşehir.
5572Date de découverte : non renseignée.
5573Bibliographie : Jonnes 2002, p. 14, n° 25.
5574Description du document : stèle-porte avec pédiment à décoration florale, une rosette en son centre. H. l. : 3 cm.
Λιμναῖος καὶ Νεικόσ/[τρ]ατος [- - - - - - - - μνήμης χ]άριν.
Limnaios et Néikostratos … en souvenir.
5575Le premier des deux hommes était porteur d’un anthroponyme typiquement macédonien.
E‑PHIL‑7
5576Cité et province : Philomélion, Phrygie.
5577Datation : époque impériale romaine.
5578Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Iucundus.
5579Matériau : marbre.
5580Dimensions : non renseignées.
5581Lieu de découverte : Akşehir.
5582Date de découverte : non renseignée.
5583Bibliographie : Contoléon 1900, p. 502, n° 3 ; Jonnes 2002, p. 39, n° 101c (avec une référence erronée concernant la REG, devenue le BE).
5584Reproduction/description du document : stèle.
Ἰουκοῦνδος Στρατονείκῃ τῇ ἰδίᾳ γυνεκὶ / μνήμης καὶ φιλοστοργίας ἕνεκεν.
Iucundus, à Stratoneikè, sa femme, en souvenir et en preuve de vive affection.
5585Sur cet anthroponyme dynastique féminin séleucide, voir inscriptions précédentes.
E‑PHIL‑8
5586Cité et province : Philomélion, Phrygie.
5587Datation : époque impériale romaine.
5588Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Kratillis Auxibisi.
5589Matériau : marbre blanc.
5590Dimensions : 100 x 70 x 26 cm.
5591Lieu de découverte : Akşehir.
5592Date de découverte : non renseignée.
5593Bibliographie : Jonnes 2002, p. 13, n° 23.
5594Description du document : stèle avec pédiment à décor floral (rinceaux et raisins), rosette et tête de Méduse. L’inscription est répartie sur la moulure supérieure a), séparée de la partie suivante b) gravée sur une tabula, par une frise d’œufs et de pointes ; vient en dessous la partie c), dans un champ encadré par deux pilastres décorés de motifs floraux et orné de deux figures féminines (ou peut-être d’une femme et d’un enfant) avec un peigne, un miroir et une broche. H. l. : 2 cm.
a) Κράτιλλις Αὐξίβισι Στρατον/
b) είκῃ θυγατρὶ μνή/μης χάριν καὶ τῇ / γυναικὶ ζώσε μνή/
c) μης χάριν.
Kratillis Auxibisi, pour sa fille, Stratoneikè, en souvenir, et pour sa femme, de son vivant, en souvenir.
5595Voir inscriptions précédentes. Ainsi que le note Jonnes 2002, « Αὐξίβισι is strange ». Il a été choisi d’en faire un élément de la séquence onomastique de Kratillis.
Présence gauloise
Anthroponyme gaulois
E‑PHIL‑9
5596Cité et province : Philomélion, Phrygie.
5597Datation : iie siècle après J.‑C. (?).
5598Nature de l’objet et émetteur : ex-voto et dédicace gravée à la demande de Ménestratos.
5599Matériau : marbre bleuâtre.
5600Dimensions : 100 x 40 x 47 cm.
5601Lieu de découverte : Akşehir, dans le mur de Taş Medrese. Le monument semble avoir été détruit.
5602Date de découverte : 1895.
5603Bibliographie : Körte 1900, p. 443‑444, n° 76 ; Calder 1922, p. 130, n° 20 (SEG I, n° 463 ; MAMA VII, p. 26 ; Robert 1939, p. 207, n. 8 ; Robert 1969c, p. 1358‑1360) ; Frei 1988, p. 30, n. 64 ; Ricl 1991, p. 43, n° 95 ; Merkelbach, Stauber 2001, p. 391, n° 16/55/01 ; Jonnes 2002, p. 20, n° 44.
5604Description du document : autel endommagé à droite et à gauche avec relief sous l’inscription. H. l. : 1,5 cm.
[Λητ]οΐδῃ Σώζοντι καὶ Ἠελίῳ βασιλῆï / [εὔξ]ατο βωμὸν ἀνὴρ ὑιὸς Ἐπατόριγος / [ἱερ]ὸν ἀθανάτοισι Μενέστρατος, ὃν δι/[ασωθείς] / θῆκε δικαιοτάτοις ἠδ’ ὁσίοισι θ[εοῖς].
Pour le fis de Léto, le Sauveur, et pour le roi Hélios, Ménestratos, fils d’Epatorix, a consacré un autel sacré pour les immortels ; à présent qu’il est sauvé, il l’a voué aux dieux très justes et très saints.
5605Cette épigramme votive est un résumé des différentes strates culturelles qui pouvaient s’interpénétrer dans le milieu des soldats ou de leurs descendants en Phrygie. Le personnage en question est d’ascendance celtique, le nom de son père ne laissant à cet égard aucun doute. Il a érigé un autel à deux divinités helléniques, Apollon et Hélios, qui ont joué un rôle de sauveurs auprès de lui. Il a consacré également l’autel à Hosios et Dikaios, « le Saint » et « le Juste », qui étaient deux entités angéliques indigènes particulièrement vénérées dans les milieux ruraux en Phrygie et en Lydie.
Armée romaine
Troupier
E‑PHIL‑10
5606Cité et province : Philomélion, Phrygie.
5607Datation : iiie siècle après J.‑C. (?).
5608Nature de l’objet et émettrice : épitaphe gravée à la demande d’Aurelia Appè.
5609Matériau : calcaire gris et blanc.
5610Dimensions : 78 x 64 x 27 cm.
5611Lieu de découverte : Korasi.
5612Date de découverte : non renseignée.
5613Bibliographie : Jonnes 2002, p. 39, n° 102.
5614Description du document : pierre tombale avec colonnes sur les côtés, deux figures drapées dans le champ épigraphique, un homme à gauche et une femme à droite.
Αὐρ. Ἄππη Αὐξάνο(ν)/τος μνησαμένη υ/ἱοῦ Κόσμου ὄντος ἐν / στράτειᾳ ζῶσα κ[αὶ] / φρονοῦσα μνήμ/ης χάριν.
Αurelia Appè, fille d’Auxanon, se souvient de son fils, Kosmos, qui fut de son vivant soldat et plein de sagesse, en souvenir.
5615Kosmos fut probablement militaire au sein d’une unité auxiliaire. Il est possible qu’il ait été membre d’une statio installée à Philomélion, le long de l’ancienne route royale perse.
Prymnessos
Présence gréco-macédonienne
Anthroponymes gréco-macédoniens
E‑PRYM‑1
5616Cité et province : Prymnessos, Phrygie.
5617Datation : vers 225‑250 après J.‑C.
5618Nature de l’objet et émettrices : dédicace gravée à l’initiative des autorités civiques.
5619Matériau : calcaire.
5620Dimensions : 148 x 41 x 44 cm.
5621Lieu de découverte : Afyon Karahisar, à l’entrée de la mosquée Paşa.
5622Date de découverte : non renseignée.
5623Bibliographie : Ramsay 1882a, p. 142 ; Legrand, Chamonard 1893, p. 291, n° 99 ; Calder 1912c, p. 259‑260, n° 20 ; Ramsay 1924a, p. 660‑662 (SEG VI, n° 175) ; MAMA VI, n° 383 (Robert 1980, p. 254) ; Merkelbach, Stauber 2001, p. 379, n° 16/52/01.
5624Description du document : bloc entier. H. l. : 3 cm.
Ἀγαθῆι τύχηι· / ἀθλοφόρων κήρυκ[α,] / τὸν ἠïθέων ὄχ’ ἄριστο[ν], / Ἐπαγάθου πένπτον / [υ]ἱέα Λυσίμαχον, / στέψε πάτρη σύνπασ[α] / Δίκης ὑπ’ ἀρείονι βω[μῷ] / τᾷ μεγάλᾳ φωνᾷ κ[ῦ]/δος ἐνενκάμενον.
À la Bonne Fortune. Au Héraut des vainqueurs, le meilleur des jeunes hommes, Lysimaque, fils d’Épagathos, cinquième du nom, lui qui a couronné sa cité natale entière sur le bel autel de Dikè, car il a remporté la victoire avec sa voix puissante.
5625Le jeune homme honoré par cette inscription métrique portait un nom royal macédonien. Il était héraut et avait remporté une victoire dans sa spécialité lors d’un concours. La déesse Dikè était adorée à Prymnessos, ce que démontrent des frappes de l’époque de Néron au revers desquelles elle est représentée (voir N‑PRYM‑1 et 2).
E‑PRYM‑2
5626Cité et province : Prymnessos, Phrygie.
5627Datation : iiie siècle après J.‑C.
5628Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’Aurelius Makédôn.
5629Matériau : tuf gris sombre.
5630Dimensions : 72 x 44 à 37 x 40 à 34 cm.
5631Lieu de découverte : Seulun, devant une maison.
5632Date de découverte : 1929.
5633Bibliographie : MAMA IV, n° 28.
5634Description du document : bomos brisé en bas. H. l. : 2,5 cm.
[Α]ὐ[ρ.] Μακεδὼν τῷ / [ἰ]δί̣[ῳ] 〈θ〉ρεπτ[ῷ] Ζωτι/[κῷ] μνήμης χάριν· / ὃς ἂν τούτῳ τῷ / τ[άφ]ῳ κακῶς π[οι]/[ήσῃ, ἔστω ὑπ]οκατάρα/[τος τέκνοις] τέκνω[ν].
Aurelius Makédôn, pour son threptos, Zôtikos, en souvenir. Celui qui abîmera cette tombe, que le malheur tombe sur les enfants de ses enfants.
5635Cette épitaphe avait été commandée par un homme dont le cognomen constituait certainement une revendication identitaire.
E‑PRYM‑3
5636Cité et province : Prymnessos, Phrygie.
5637Datation : iie-iiie siècle après J.‑C.
5638Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande des parents et du mari de la défunte.
5639Matériau : marbre blanc.
5640Dimensions : 94 x 84 x 41 à 31 cm.
5641Lieu de découverte : entre Salar et Süğlün, dans la margelle d’un puits.
5642Date de découverte : non renseignée.
5643Bibliographie : Legrand, Chamonard 1893, p. 290, n° 97 ; MAMA IV, n° 19 ; Merkelbach, Stauber 2001, p. 380, n° 16/52/03.
5644Description du document : stèle ou stèle-porte creusée d’un trou et brisée en bas. H. l. : 2 cm.
Tὴν πινυτὴν, ταλαεργόν, τὴν ὠκύμορον Στρατονείκην, / ὀκτὼ καὶ δέκ’ ἐτῶν Μοῖρ’ ὀλοὴ κατέχει· / μνήμης οὖν ἕνεκεν τεῦξαν γονεῖς σῆμα ἀώρῳ. / σὺν Αἰμύλῳ τε πόσει, εὐσεβίης ἕνεκεν.
La Moire destructrice s’est emparée solidement de la sage et industrieuse Stratonikè, morte trop jeune, âgée de dix-huit ans. Ses parents, avec son mari, Aimylos, lui ont élevé cette tombe, pour se souvenir d’elle, qui est disparue si tôt, en signe de piété.
5645Cette épitaphe métrique honorait une jeune femme porteuse d’un nom dynastique féminin séleucide. Elle est une des seules du corpus permettant d’avoir une idée quant à l’âge au mariage des filles.
Présence militaire (?)
E‑PRYM‑4
5646Cité et province : Prymnessos, Phrygie (à noter que Merkelbach, Stauber 2001 proposent aussi une attribution à Akroënos).
5647Datation : époque hellénistique, probablement assez tôt.
5648Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande des proches du défunt.
5649Matériau : marbre gris.
5650Dimensions : 134 x 34 x 9 cm.
5651Lieu de découverte : village de Süğlü ou Sülümenli, situé à 6‑8 km au sud-est d’Afyon-Karahisar.
5652Date de découverte : non renseignée.
5653Bibliographie : MAMA X, n° 220 (qui pense faussement que le défunt est originaire de Téla, en Elymaïde) ; Nigdelis 1995, p. 173‑179 et 189 (SEG XL, n° 528) ; Merkelbach, Stauber 2001, p. 380, n° 16/52/02.
5654Voir Thonemann 2013b, p. 17.
5655Description du document : stèle rectangulaire avec lettres des deux premières lignes plus hautes que les suivantes d’après la photographie 220n de la pl. XXIV de MAMA X. H. l. : 0,7 à 1 cm.
Φίλιππος / Μακεδών. / ἔνθα με γαῖαᴗἐκάλυψε / Φίλιπ(π)ον Σωριᾶ υἱόν, / μητρὸς δὲᴗἈντιγονής, / κρύπτομ’ ὑποχθόνιος· / ἀλλοτρίας δὲ ἔλαχον χώ/ρας καὶᴗοὐκ αὑτὸς ἐμαυτοῦ. / εἰμὶ δὲ Ἐλημιώτης, / ἐκ πόλεως δὲ Τελᾶ.
Philippos, Macédonien. Ici la terre me recouvre moi, Philippos, fils de Sôrias, et de ma mère, Antigone. Un lieu étranger m’a été réservé et non pas ma patrie. Je suis d’Élimiotide, de la cité de Tala.
5656Cette épitaphe métrique honorait un habitant de la cité de Tala, dans l’Élimiotide, en Haute-Macédoine. L’homme portait un nom typique. Il mourut avec regret en terre étrangère. Bien que le texte ne le précise pas, il y a des fortes raisons d’en faire, avec Thonemann 2013b, un soldat au service d’un roi hellénistique, voire d’un des Diadoques, peut-être tué à Couropédion. Sur la localisation précise de cette inscription, voir t. 1, p. 54, n. 262.
Sébasté
Présence iranienne
Anthroponymes iraniens
E‑SEBA‑1
5657Cité et province : Sébasté, Phrygie.
5658Datation : 98‑99 après J.‑C.
5659Nature de l’objet et émetteurs : liste de gérousiastes gravée à la demande des membres de cette assemblée.
5660Matériau : marbre.
5661Dimensions : non renseignées.
5662Lieu de découverte : Selçikler, dans une fontaine du village
5663Date de découverte : non renseignée.
5664Bibliographie : Paris 1883, p. 454‑455 (Ramsay 1883c, p. 411, n° 3 ; IGRR IV, n° 690 ; Robert 1977a, p. 117).
5665Pour la correction des nombreuses erreurs de Paris 1883, voir Ramsay 1897, p. 602‑603 ; Zgusta 1964, p. 90, n° 91 et 467‑468, n° 1436‑2 ; Robert 1978b, p. 284, n. 63.
5666Description du document : grande dalle à l’écriture très irrégulière.
Colonne 1, ligne 35 : Σισίνης Μενεστράτου.
Lignes 37‑39 : Γάïος Καρβείλις Γαίου ὑὸς Φαβία Μιθριδάτης.
Colonne 2, ligne 9 : Θευδᾶς Ἀριβάζου.
Colonne 1, ligne 35 : Sisinès, fils de Ménèstratos.
Lignes 37‑39 : Gaius Carvilius Mithridatès, fils de Gaius, de la tribu Fabia.
Colonne 2, ligne 9 : Theudas, fils d’Aribazès.
5667Sisinès, Mithridatès et Aribazès sont des anthroponymes iraniens.
E‑SEBA‑2
5668Cité et province : Sébasté, Phrygie.
5669Datation : 204‑205 après J.‑C.
5670Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande des esclaves « nés dans la maison ».
5671Matériau : marbre.
5672Dimensions : non renseignées.
5673Lieu de découverte : Selçikler, dans le mur du minaret du village.
5674Date de découverte : non renseignée.
5675Bibliographie : Paris 1883, p. 449‑451 (et non pas 1882 comme mentionne par erreur dans les IGRR) (Ramsay 1883c, p. 411, n° 1 ; Ramsay 1897, p. 603, n° 476 ; IGRR IV, n° 687).
5676Description du document : grande base de statue.
Kατὰ τὰ πολ/λάκις δόξαντα / τῇ βουλῇ καὶ / τῷ δήμῳ / Μεμμίαν Ἀρίσ/την Τευθραν/τίδα ἀρχιέρει/αν τῆς Ἀσίας / οἱ ἴδιοι θρεπτοὶ / παρ’ ἑαυτῶν· / ἐπιμελησαμέ/νου Κλ(αυδίου) Μεμμίου / Κύρου τοῦ τρο/φέως αὐτῆς. / ἔτου(ς) σπθʹ μη(νὸς) ιαʹ, κʹ (ιʹ, ακʹ ?).
Selon les décisions répétées de la boulè et du démos, ses thréptoi ont honoré par eux-mêmes Memmia Aristè Teuthrantis, grande-prêtresse d’Asie. Claudius Memmius Cyrus, son père nourricier, a pris en charge l’érection de son monument. L’an 299, le onzième mois, le vingtième jour [ou le dixième mois, le vingt-et-unième jour].
5677Cyrus est un anthroponyme iranien. Cet homme avait adopté la grande-prêtresse d’Asie.
Présence gréco-macédonienne
Calendrier macédonien
E‑SEBA‑3
5678Cité et province : Sébasté, Phrygie.
5679Datation : 126‑127 après J.‑C.
5680Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande des membres d’une katoikia.
5681Matériau : non renseigné.
5682Dimensions : non renseignées.
5683Lieu de découverte : Selçikler,
5684Date de découverte : 1843.
5685Bibliographie : Le Bas, Waddington 1870, n° 733 (CIG III, n° 3871d, Add., p. 1099 ; Radet 1896, p. 288, n. 3 ; Ramsay 1897, p. 608, n° 499).
5686Description du document : non renseignée.
Ἔτους σιαʹ, [μ(ηνὸς)] 〈Δ〉ε[ίου. ἡ κατ]οι/κία Ἀπόλλωνι κα[ὶ Ἀρτέ]/μ〈ιδ〉ι.
L’an 211, le mois de Deios. La katoikia à Apollon et à Artémis.
5687Deios est un mois d’automne du calendrier macédonien correspondant à peu près à octobre.
Anthroponymes macédoniens
E‑SEBA‑4
5688Cité et province : Sébasté, Phrygie.
5689Datation : 169‑170 après J.‑C.
5690Nature de l’objet et émetteur : dédicace gravée à la demande d’un thiase.
5691Matériau : marbre.
5692Dimensions : non renseignées.
5693Lieu de découverte : Kirka, dans une fontaine.
5694Date de découverte : 1883.
5695Bibliographie : Ramsay 1883c, p. 417, n° 31 (Paris 1883, p. 452‑456, n° 2 ; Ramsay 1897, p. 609, n° 506 ; Lane 1971, p. 57, n° 87).
5696Description du document : stèle avec le dieu Mên portant un bonnet phrygien et un croissant de lune sur ses épaules.
Ἀγαθῇ τύχῃ. ἔτους σνδʹ. / Μηνὶ Ἀσκαη/νῷ / Φράτρα Ἡλι/οφῶντος / Ἀντιόχου / καὶ Πονπε/ίου Μάρ/κο/υ / ἀνέθηκαν.
À la Bonne Fortune. L’an 254. À Mên Askaènos, le thiase d’Hèliophôn, fils d’Antiochos et de Pompeius, fils de Marcus, a fait dresser [ce monument].
5697Un de ces notables possède un patronyme dynastique séleucide, indice de l’installation de populations européennes dans la cité à l’époque hellénistique.
E‑SEBA‑5
5698Cité et province : Sébasté, Phrygie.
5699Datation : milieu-fin de l’époque sévérienne.
5700Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’Aurelius Kléitos.
5701Matériau : marbre blanc.
5702Dimensions : 143 x 90 x 20 cm.
5703Lieu de découverte : Payamalanı.
5704Date de découverte : non renseignée.
5705Bibliographie : Waelkens 1986, p. 182‑183, n° 454.
5706Description du document : stèle-porte de type C Payamalanı 2 avec pédiment orné de rinceaux en forme de vagues et contenant un gorgonéion. Sur le panneau supérieur gauche, une quenouille et une broche ; sur le droit, la gâche ; sur le panneau du milieu à droite, un heurtoir. En bas à gauche, deux épingles à cheveux ; à droite, un peigne au-dessus d’un miroir. H. l. : 2 cm.
Αὐρή〈λ〉(ιος) Κλεῖτος Τίτῳ πατρὶ / καὶ τῇ μητρὶ Ἀτταλίδι μνήμης / χάριν.
Aurelius Kléitos, à Titus, son père et à Attalis, sa mère, en souvenir.
5707La mère d’Aurelius possède un nom dynastique féminin attalide, indice de l’installation de populations européennes dans la cité à l’époque hellénistique. L’anthroponyme Kléitos est également relié à la Macédoine.
E‑SEBA‑6
5708Cité et province : Sébasté, Phrygie.
5709Datation : ier siècle avant-ier siècle après J.‑C.
5710Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande des fils du défunt.
5711Matériau : marbre.
5712Dimensions : 155 x 47 (pédiment) à 44 (partie centrale) et 50 (base) x 17 cm.
5713Lieu de découverte : Yayalar, près de la mosquée.
5714Date de découverte : 1883.
5715Bibliographie : Paris 1883, p. 452‑456, n° 2 (Ramsay 1883c, p. 411‑412, n° 5) ; MAMA XI, n° 71.
5716Description du document : stèle funéraire à pédiment soutenu par deux colonnes ioniques, avec à l’intérieur un aigle aux ailes déployées. Sur le corps du monument, une couronne. H. l. : 1,4 à 2,2 cm.
Ἀριστίων / καὶ Θεογένης / καὶ Μητ̣ρ̣[ό]δ̣[ω]ρ̣ο̣ς / καὶ Εὐαγόρ̣[α]ς̣ / Ἀττάλῳ τῷ πα/τρὶ φιλο{τι}/τέκνῳ / μνή/μης χά/ριν.
Aristiôn et Théogénès et Mètrodôros et Evagoras, pour leur père, Attalos, un parent aimant, en souvenir.
5717Sur le nom Attalos, voir inscription précédente.
E‑SEBA‑7
5718Cité et province : Sébasté, Phrygie.
5719Datation : 98‑99 après J.‑C.
5720Nature de l’objet et émetteurs : liste des membres de la gérousia gravée à la demande de ceux-ci.
5721Matériau : marbre.
5722Dimensions : non renseignées.
5723Lieu de découverte : Sivasli, dans une fontaine.
5724Date de découverte : 1883.
5725Bibliographie : Paris 1883, p. 452‑456, n° 2 (Ramsay 1897, p. 602, n° 475 ; IGRR IV, n° 690 (incomplet) ; SEG XXVIII, n° 1204).
5726Description du document : grande dalle. Ici l. 33.
Ἄτταλος Ἀρτεμιδώρου.
Attalos, fils d’Artémidôros.
5727Sur le nom Attalos, voir inscriptions précédentes.
E‑SEBA‑8
5728Cité et province : Sébasté, Phrygie.
5729Datation : iiie siècle après J.‑C.
5730Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande de la boulè et du démos.
5731Matériau : marbre.
5732Dimensions : 109 x 59 x 50 cm.
5733Lieu de découverte : Sivasli.
5734Date de découverte : 1836.
5735Bibliographie : Hamilton 1842, t. 2, n° 39 ; Le Bas, Waddington 1870, n° 730 (CIG III, n° 3871b, Add., p. 1098 ; Ramsay 1897, p. 601, n° 473 ; Buckler, Calder, Cox 1926, p. 90‑91, n° 223 ; SEG VI, n° 185).
5736Description du document : piédestal. H. l. : 3 cm.
Ἡ βουλὴ κ̣α̣ὶ̣ ὁ δῆμος / ὁ Σεβαστ[ηνῶ]ν ἐτε〈ί〉/μησαν Κλ[αυ]δί[α]ν Νε/άρχου θυγατέρα / Ἀμιαν, γυν[α]ῖκα φιλό/δοξον, ἀλείψ̣α̣σ̣αν / δὶς δρακτοῖς καὶ ἐ/πιρύτοις ἀπαρατηρή/τως καὶ πολυτελῶς, / ἀναστρεφομένην φι/λ[οτε]ίμως πρὸς τὴν / [πόλι]ν καὶ εὐεργετοῦ/[σαν τ]οὺς πολείτας ἀ/ξί[ω]ς τοῦ τε γένους / καὶ τῶν προγόνων εὐ/χαριστίας ἕνεκεν, τὴ[ν] / ἐπιμέλειαν ποιησαμέ/νων τῆς ἀναστάσεως / Ἀρτεμιδώρου τοῦ Μη/νοφίλου καὶ Διογένους / τοῦ Κώκου καὶ Ἀριστο/κράτους τοῦ Ἀττάλου / καὶ Διονυσίου τοῦ Ζη/νοδότου.
La boulè et le démos des Sébastèiens ont honoré Claudia Amia, fille de Néarchos, épouse respectable, ayant fourni deux fois l’huile dans des petits vases débordants, sans lésiner et sans regarder le prix, ayant eu un comportement plein de zèle envers sa cité, ayant fait preuve d’évergétisme envers ses concitoyens, d’une façon digne de sa famille et de ses ancêtres ; en reconnaissance, Artémidôros, fils de Mènophilos, et Diogénos, fils de Kôkos, et Aristokratos, fils d’Attalos, et Dionysios, fils de Zènodotos, se sont chargés de l’érection de la statue.
5737Sur le nom Attalos, voir inscriptions précédentes.
E‑SEBA‑9
5738Cité et province : Sébasté, Phrygie.
5739Datation : début du iiie siècle après J.‑C.
5740Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande de Gaius et d’Euménès.
5741Matériau : marbre blanc.
5742Dimensions : 45 x 57 x 15 cm.
5743Lieu de découverte : Dedeballar, dans le mur de l’école où elle a été amenée probablement depuis le cimetière.
5744Date de découverte : 1955.
5745Bibliographie : MAMA XI, n° 81.
5746Description du document : stèle-porte de type C Payamalan 1 de la typologie de M. Waelkens, brisée en bas et à droite, pilastres des deux côtés avec chapiteaux. Dans le pédiment, un miroir et un peigne. H. l. : 1,3 à 1,5 cm.
[Γ]άϊος καὶ Εὐμένης Ἐπαγάθῳ τῷ πατρ[ὶ] / μνήμης χάριν.
Gaius et Euménès, pour leur père, Épagathos, en souvenir.
5747Sur le nom Euménès, voir inscriptions précédentes. Sur la décoration féminine de la stèle-porte, voir t. 1, p. 304, n. 164.
E‑SEBA‑10
5748Cité et province : Sébasté, Phrygie.
5749Datation : époque impériale romaine.
5750Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande de Kratéinos et de ses frères.
5751Matériau : non renseigné.
5752Dimensions : non renseignées.
5753Lieu de découverte : Selçikler.
5754Date de découverte : non renseignée.
5755Bibliographie : Legrand, Chamonard 1893, p. 269, n° 55 (Ramsay 1897, p. 606, n° 492).
5756Description du document : « dalle funéraire » d’après Legrand, Chamonard 1893.
Κρατεῖνος μετὰ τῶν ἀδελφῶν Ἀμ(μ)ίᾳ τῇ μητρὶ καὶ Ζεύξι τῷ πατρὶ μνήμης χάριν.
Kratéinos, avec ses frères, pour sa mère, Ammia, et son père, Zeuxis, en souvenir.
5757Le père du commanditaire de l’inscription portait un nom gréco-macédonien, celui d’un des favoris d’Antiochos III.
Armée romaine
Sous-officier
E‑SEBA‑11
5758Cité et province : Sébasté, Phrygie.
5759Datation : entre 75 (?) et 113 (?) après J.‑C.
5760Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande des villageois d’Eibeios(on ?).
5761Matériau : marbre.
5762Dimensions : 43 (face A) et 31 (face B) x 50 x 22 cm.
5763Lieu de découverte : Payamalanı.
5764Date de découverte : 1954.
5765Bibliographie : Ballance 1995, p. 188‑189 (Thonemann 2011b, p. 152) ; MAMA XI, n° 65 (AE, 2011, n° 1330 ; SEG LXI, n° 1147).
5766Voir Spaul 1994, p. 65‑67 (avec références).
5767Description du document : bloc brisé en deux fragments, le A bien préservé, avec une cannelure peu profonde délimitant un panneau ; le B est très endommagé. H. l. : 3 à 3,5 cm.
Face A : Ἀγαθῇ τύχῃ / ο[ἱ κ]ατοικοῦν[τ]ες̣ / ἐ[ν] Ε̣ιβηω ἐτε[ίμ]η/σ[α]ν Γάϊον Σεπ̣τ̣ο[ύ]/μ[ιο]ν Γαίου υἱὸν Κ[ά]/ρβ̣[ων]α δεκουρίων[α] / ε[ἴλ]ης Βωσπορεα/ν[ῆ]ς ἐν πολλοῖς εὐ̣/εργέτην̣ [γ]ενόμ[ε]/
Face B : [νον δικαιοσύν]η̣ς̣ / ἕνεκεν καὶ ε[ὐ]νοί/ας.
Face A : À la Bonne Fortune. Les habitants d’Eibéios(on ?) ont honoré Caius Septumius Carbo, fils de Caius, décurion de l’ala Bosporeana, pour avoir toujours agi comme leur bienfaiteur
Face B : à de nombreux égards, en raison de sa justice et de sa bonne volonté.
5768L’ala I Bosporanorum, venue de Syrie, était en garnison à Euménéia entre les environs de 75 et ceux de 113 après J.‑C. Le décurion cité dans l’inscription a de fortes chances d’avoir été envoyé à Sébasté pour y diriger une statio dans l’optique de sécuriser la zone.
Vétérans
E‑SEBA‑12
5769Cité et province : Sébasté, Phrygie.
5770Datation : entre le règne d’Hadrien et le iiie siècle après J.‑C.
5771Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande du démos et de la boulè.
5772Matériau : non renseigné.
5773Dimensions : non renseignées.
5774Lieu de découverte : Selçikler.
5775Date de découverte : non renseignée.
5776Bibliographie : Speidel 1980, p. 739‑740 (AE, 1981, n° 775).
5777Description du document : base de statue brisée en deux morceaux.
[Kατ]ά τὰ πολλάκις [δόξ]/αντα τῇ βουλῃ καὶ τ[ῷ] / δήμῳ Αὐρ. Ἀττικὸν οὐ/ετρανὸν ληγιῶνος δε/κάτης Γεμίνης ἐκ / προγόνων ἀρχι/κὸν καὶ βουλευ/τὴν ἡ πατρὶς τὸν / (vac.) ἑαυτῆς / [εὐε]ργέτην.
En conformité avec les fréquents décrets de la boulè et du démos, sa patrie honore son bienfaiteur, Aurelius Atticus, vétéran de la légion X Gemina, comme l’avaient été ses ancêtres, anciens magistrats et membres du conseil.
5778Le vétéran ici honoré appartenait à une ancienne famille de notables. Il effectua sa carrière au sein de la X Gemina, stationnée à Vindobona, en Pannonie Supérieure. De retour dans sa patrie, sa petite aisance lui permit de se livrer à l’évergétisme.
E‑SEBA‑13
5779Cité et province : Sébasté, Phrygie.
5780Datation : 98‑99 après J.‑C.
5781Nature de l’objet et émetteurs : liste de gérousiastes gravée à la demande des membres de cette assemblée.
5782Matériau : marbre.
5783Dimensions : non renseignées.
5784Lieu de découverte : dans une fontaine du village.
5785Date de découverte : non renseignée.
5786Bibliographie : Paris 1883, p. 452 (Ramsay 1883c, p. 411 ; Ramsay 1897, p. 602, n° 475 [qui donne la date de 98‑99 après J.-C] ; IGRR IV, n° 690 ; SEG XXVIII, n° 1204).
5787Description du document : grande plaque. Ici colonne 1, ligne 20.
Μάρκος Οὐαλέριος Κρίσφος στρατιώτης.
Marcus Valerius Crisfus (?), soldat.
5788Le cognomen du soldat ici mentionné est manifestement fautif, probablement du fait d’une erreur du lapicide. On ne peut dire à quelle unité appartenait cet homme, pas même affirmer qu’il fut légionnaire ou auxiliaire. Il a été choisi de le faire figurer parmi les vétérans car on ne voit pas bien comment un troupier en service aurait pu être intégré dans la gérousia.
Synaos
Présence gréco-macédonienne
Calendrier macédonien
E‑SYNA‑1
5789Cité et province : Synaos, Phrygie.
5790Datation : 54‑55 après J.‑C.
5791Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Lucius.
5792Matériau : marbre.
5793Dimensions : 76 x 67 (en haut) à 62 (partie centrale) et 69 (base) x 13 cm.
5794Lieu de découverte : Hamzabey, dans le mur du cimetière.
5795Date de découverte : 1902.
5796Bibliographie : Wiegand 1904, p. 322, n° 3 ; MAMA X, n° 408.
5797Description du document : stèle à fronton triangulaire brisé contenant un double bossage et une feuille dans chaque angle. Deux niches dans le corps du monument. H. l. : 2,5 cm.
Ἔτ(ους) ρλθʹ, μη(νὸς) Γορ/πιαίου. / Λούκιος Νεικάνδ〈ρ〉ῳ Ι[․ ․]ΝΙ[․(?)] / [. .(?)]CO[. .]INHPOMY [․ ․ ․]ΟΙϹ. / μνίας χάριν.
L’an 139, le mois de Gorpiaios. Lucius, à Neikandros …, en souvenir.
5798Gorpiaios est un mois d’été du calendrier macédonien qui correspond environ à août.
Anthroponymes macédoniens
E‑SYNA‑2
5799Cité et province : Synaos, Phrygie.
5800Datation : 159‑160 après J.‑C.
5801Nature de l’objet et émetteur : dédicace gravée à la demande de Démétrios, fils d’Alkimos.
5802Matériau : marbre blanc grossier.
5803Dimensions : 52 x 39,50 (sommet) à 48 (bas) et 44 (milieu) x 39 (sommet) à 43,50 (bas) et 38 (milieu) cm.
5804Lieu de découverte : Kurtluhallar, dans le vieux cimetière, sur une colline au nord-est du village.
5805Date de découverte : 1925.
5806Bibliographie : MAMA X, n° 436.
5807Description du document : bomos très abîmé par les intempéries, enterré à la base ; gravure grossière. H. l. : 2,25 à 3,50 cm.
Ἔτους σμδʹ. / [Δ]η̣μή̣[τρ]ιος Ἀλ[κίμ]/ο̣υ̣ θεᾷ ἐπηκό̣ῳ εὐχή̣[ν].
L’an 244. Démétrios, fils d’Alkimos, à la déesse qui écoute, en accomplissement d’un vœu.
5808Alkimos est un nom macédonien.
E‑SYNA‑3
5809Cité et province : Synaos, Phrygie.
5810Datation : époque impériale romaine.
5811Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande des proches de la défunte.
5812Matériau : marbre blanc.
5813Dimensions : 87 x 67 (en haut) à 35 (partie centrale) et 40 à 44 cm.
5814Lieu de découverte : Aşağı Yoncaağaç, dans le cimetière.
5815Date de découverte : 1925.
5816Bibliographie : MAMA X, n° 436.
5817Description du document : bomos brisé sur la gauche, avec moulures au sommet ; couronne au milieu du champ épigraphique. H. l. : 2,75 à 3,25 cm.
[- - -]Κ̣Ο / [․․]εὐβίου Στρα/[το]νείκῃ θρεψά/[σῃ γ]λ〈υκ〉υτάτῃ μνή/μ̣ης χάριν.
… (?)eubios, à Stratoneikè, la plus douce des nourrices, en souvenir.
5818Stratoneikè est un nom dynastique féminin séleucide.
Synnada
Présence gréco-macédonienne
Anthroponymes gréco-macédoniens
E‑SYNN‑1
5819Cité et province : Synnada, Phrygie.
5820Datation : iiie siècle après J.‑C.
5821Nature de l’objet et émettrice : dédicace gravée à la demande de la cité.
5822Matériau : marbre blanc.
5823Dimensions : 59 x 56 x 3 cm.
5824Lieu de découverte : Şuhut, sous un pilier de porte.
5825Date de découverte : non renseignée
5826Bibliographie : Legrand, Chamonard 1893, p. 281, n° 80 (Körte 1897b, p. 29, n° 2) ; MAMA IV, n° 69.
5827Description du document : base de statue. H. l. : 3 cm.
Tὸν εὐγενέστ̣α̣τ̣ο̣ν̣ / Αὐρ. Ἀντίγονον ἡ [λ]α̣μ̣/προτάτη Συννα[δέ]ω[ν] / πόλις.
Au très noble Aurelius Antigonos, la très brillante cité des Synnadiens.
5828Synnada ayant été fondée par Antigone ou Dokimos, il est logique d’y rencontrer comme ici un porteur d’un anthroponyme macédonien se référant au premier d’entre eux.
E‑SYNN‑2
5829Cité et province : Synnada, Phrygie.
5830Datation : iie-iiie siècle après J.‑C.
5831Nature de l’objet et émetteurs : ex-voto gravé à la demande de Marcus Aurelius Alexandros et de sa femme.
5832Matériau : non renseigné.
5833Dimensions : non renseignées.
5834Lieu de découverte : Efe Köy, dans le mur de la mosquée.
5835Date de découverte : non renseignée.
5836Bibliographie : Legrand, Chamonard 1893, p. 289, n° 95 ; MAMA IV, n° 49 (a).
5837Description du document : non renseignée.
Μ. Αὐρήλ. Ἀλέξαν/δρος καὶ Φλ. Πῶ/λα ὑπὲρ Αὐρηλ. / Ἀντιόχου ὑοῦ / κατὰ χρησμὸν / Ἀπόλλωνι.
Marcus Aurelius Alexandros et Flavia Pola, pour leur fils, Aurelius Antiochos, en suivant l’oracle d’Apollon.
5838Sur la présence d’un Antiochos, voir inscription précédente.
E‑SYNN‑3
5839Cité et province : Synnada, Phrygie.
5840Datation : 140‑160 après J.‑C.
5841Nature de l’objet et émetteurs : dédicace des Athéniens en l’honneur de Claudius Attalos.
5842Matériau : marbre.
5843Dimensions : 116 x 60 x 59 cm.
5844Lieu de découverte : Soğut.
5845Date de découverte : 1933.
5846Bibliographie : MAMA VI, n° 374.
5847Description du document : base de statue. H. l. : 3,5 à 4 cm.
Ὁ δῆμος / ὁ Ἀθηναίων / Κλ. Ἄτταλου, / Πείσωνος Τερ/τυλλείνου ἀσιάρ/χου υἱόν, / Ἀττάλου τοῦ ἱερέ/ως τῶν Ἑλλήνων / ἀδελφιδοῦν, ἀρε/τῆς ἕνεκα.
Le peuple des Athéniens [a honoré] Claudius Attalos, fils de Pison Tertulleinus, grand-prêtre d’Asie, neveu d’Attalos, prêtre des Hellènes, en reconnaissance de sa vertu.
5848Les Athéniens honorèrent par ce décret une riche famille de Synnada dont un des membres, le père du jeune Claudius Attalos, Ti. Claudius Pison Tertulleinus, avait été grand-prêtre d’Asie. Son oncle, Ti. Claudius Attalos Andragathos, était prêtre du Panhellenion fondé par Hadrien. Les deux hommes avaient dû faire profiter Athènes de leurs évergésies, ce qui explique cette dédicace. Les habitants de Synnada se proclamant d’ascendance ionienne, cette reconnaissance athénienne renforçait à leurs yeux (et aux yeux de toutes les autres cités) cette parenté mythique. En tout état de cause, ces grands notables ne dédaignaient pas de porter un nom attalide, certainement comme une revendication de leur origine au moins européenne, peut-être royale. Il convient de noter que cette famille joua un rôle important dans la frappe monétaire de sa cité (voir N‑SYNN‑4 à 9).
E‑SYNN‑4
5849Cité et province : Synnada, Phrygie.
5850Datation : iie-iiie siècle après J.‑C.
5851Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande du collège des jeunes philosébastes.
5852Matériau : marbre.
5853Dimensions : non renseignées.
5854Lieu de découverte : village d’Atlesser, face à la mosquée.
5855Date de découverte : non renseignée.
5856Bibliographie : Ramsay 1883a, p. 299, n° 23 (IGRR IV, n° 709).
5857Description du document : pilier.
[Tὸ σ]υνέδριον τῶν / [φιλ]οσε[βά]στων νέων / [ἐτεί]μησεν Τίτον Αὐ[ρ]ήλ[ιον] / [Κλα]ύδιον Ἄτταλον Σατ[- -] / [-] Κλαυδίου Αὐρηλίου Σα̣[τ- -] / [-] Τερτυλλείνου υἱὸν, / [διὰ τὰ]ς τοῦ πατρὸς αὐτοῦ ε[ἰς] / [τὸ σ]υνέδριον ἀνυπερβλή[του]ς / [εὐερ]γεσίας, ἀναθέντος / [τὰς τ]ειμὰς Ἀσάνδρου βʹ / [Σ]ωκράτους τοῦ συγ/γενοῦς αὐτῶν.
Le collège des jeunes philosébastes a honoré Titus Aurelius Claudius Attalos Sat(?), fils de (?) Claudius Aurelius Sat(?), petit-fils de (?) Tertulleinus, en raison des bienfaits insurpassables de son père à l’égard du collège ; Asandros, fils de Sôkratos, deuxième du nom, leur parent, s’étant chargé des marques d’honneur.
5858Sur la présence du nom Attalos, voir inscriptions précédentes.
E‑SYNN‑5
5859Cité et province : Synnada, Phrygie.
5860Datation : iiie siècle après J.‑C.
5861Nature de l’objet et émetteur : dédicace gravée à la demande d’Aurelius Elpizos.
5862Matériau : non renseigné.
5863Dimensions : 174 x 51 (en haut) à 38 (partie centrale) et 52 (base) x 40 cm.
5864Lieu de découverte : Soğut.
5865Date de découverte : 1934.
5866Bibliographie : MAMA VI, n° 377.
5867Description du document : bomos à deux panneaux, le second sans inscription. H. l. : 3 à 5 cm.
Ἀγαθῆ Τύχη· / τὸν / ἀξιολογώτατον / Μ. Αὐρ. / Ἄτταλον / Ἐπαφρόδειτον / πρῶτον / ἄρχοντα / Αὐρ. Ἐλπίζων / τὸ εὐεργέτην.
À la Bonne Fortune. Au très estimable M. Aurelius Attalos Epaphrodéitos, premier archonte, son bienfaiteur, Aurelius Elpizos.
5868Sur le nom Attalos, voir inscriptions précédentes. Ce notable, qui était premier archonte, est probablement un parent d’un quasi-homonyme honoré à Dokiméion, la famille devant posséder la citoyenneté des deux cités (voir E‑DOKI‑5).
E‑SYNN‑6
5869Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
5870Datation : iiie siècle après J.‑C.
5871Nature de l’objet et émetteurs : liste de souscription des Xenoi Tekmoreioi gravée à la demande des contributeurs.
5872Matériau : non renseigné.
5873Dimensions : non renseignées.
5874Lieu de découverte : Sağir, dans le mur d’une maison pour le fragment de Sterrett 1888b, non précisé pour celui édité par Ramsay 1906.
5875Date de découverte : 1885 et 1886.
5876Bibliographie : Sterrett 1888b, p. 263‑264, n° 378 (incomplet, seulement partie gauche) ; Ramsay 1906, p. 343, n° 20 (Ramsay 1912b, p. 160‑161, n° 20 ; SEG XX, n° 44).
5877Pour la datation des listes de Xenoi Tekmoreioi, voir Ramsay 1911‑1912, p. 63‑67.
5878Description du document : stèle brisée en deux parties. Ici l. 1‑3.
[Αὐρ. Ἀττ]άλου Χαρ[ίτω|ν]ο[ς] / [Κορνη]λίου Συνναδ[εὺς] οἰκῶν ἐν Πι[λι|γ]άν[ῳ] / [δοὺς (δην.)] ωναʹ.
Aurelius Attalos Charitôn, fils de Cornelius [ou fils de Charitôn, petit-fils de Cornelius], de la cité des Synnadéens, de Piliganos, j’ai donné 851 deniers.
5879Sur le nom Attalos, voir inscriptions précédentes. Ce citoyen de Synnada participait aux réunions des Xenoi Tekmoreioi à Antioche de Phrygie-Pisidie et avait donné à cette occasion une somme relativement importante qui lui valut de figurer en tête de la liste des souscripteurs.
E‑SYNN‑7
5880Cité et province : Synnada, Phrygie.
5881Datation : fin iie-début du ier siècle avant J.‑C.
5882Nature de l’objet et émetteur : dédicace gravée à la demande du démos.
5883Matériau : marbre.
5884Dimensions : non renseignées.
5885Lieu de découverte : Kara Hissar, dans la cour d’une maison.
5886Date de découverte : non renseignée.
5887Bibliographie : Ramsay 1883a, p. 300‑302, n° 24 (Contoléon 1887, p. 219 sq. ; Reinach 1891, p. 393 sq. ; Michel 1897, p. 410‑411, n° 545 ; Wilhelm 1911, p. 55‑61).
5888Description du document : base de statue.
[- - - θυ]/σίαις [τε καὶ ταῖς λ]οιπαῖς τιμαῖς καὶ ἀγάλ[μα]τι μ[αρμαρι]/νῶι [καὶ εἶναι αὐ]τὸν σύνναον καὶ σύνβωμον τῶ[ι - - -]. / δήμ[ου ψήφισμα] εἰσανγειλάντων στρατηγῶ[ν· Φιλό(?)]/ξεν[ος εἶπεν· ἐπεὶ] Φιλωνίδης Ἡροδώρου τοῦ Λιμναίου [ἔτι ὑπάρ]/χω[ν ἐν παιδὸς] ἡλικίαι ἀγωγῆς μεν ἐτύνχανεν τῆς βε[λτίσ]/της διὰ τὴν τῶν γονέων περὶ τὰ σπουδαῖα τῶν ἐν τῶι βίωι κ[ρίσιν], / ζηλωτὴς δὲ γινόμενος τῶν ἀρίστων συνῳκείου τὸν μὲν [τρό]/πον ἀρετῇ καὶ σωφροσύνῃ, τὸ δὲ ἦθος κοσμιότητι καὶ εὐσχ[η]/μοσύνῃ διὰ τὸ καὶ φύσ[ει] ἀνχίνοιαν αὐτῶι παρεῖναι, γινόμενό[ς] / τε ἄξιος τ[ῆς τ]ῶν γονέων δόξης ἐμεσολαβήθη ἐναντιωθε[ίσης] / τῆ[ς] τύχ[ης· ἐφ’ ὧι σ]υνέβη τοὺς γονεῖς αὐτοῦ καὶ τοὺς πολίτα[ς] / διασ[υνχυθέντ]ας καθ’ ὑπερβολὴν λυπηθῆναι, καὶ καθήκει τ[ὸν] / δῆμον ε[ἰωθότ]α τ[ιμ]ᾶν τοὺς πρὸς ἀρετὴν τρεπομένους, μεμ[νη]/μένον δ[ὲ τῆς τ]ῶν προγόνων αὐτοῦ δόξης καὶ τῶν χρει[ῶν] / ὧν ἔπραξ[αν, ἔχ]οντα δὲ καὶ παρὰ Φιλωνίδου τοῦ πάπου α[ὐτοῦ] / πλήρη τὰ δί[και]α, καὶ τὰς ἐξ αὐτοῦ γινομένας κατὰ τὸ συ[νεχὲς] / εἰς τὴν πατρ[ί]δ[α] εὐεργεσίας, ἔτι δὲ καὶ τὴν ἐν ταῖς ἀρχαῖ[ς] / πίστιν τε καὶ καθα[ριότητα] καὶ τὴν πρὸς ἕνα καὶ ἕκαστον [τῶν] / πολιτῶν γνησιότητά τε καὶ φιλανθρωπίαν, ἀπ[ονέμειν τῶι ἥρ(?)]/ωϊ τὰς ἐπιβαλλούσας τιμὰς· ἐστεφανῶσ[θαι ὑπὸ τοῦ παντὸς] / δήμου Φιλωνίδην Ἡροδώρου τοῦ Λιμναίου σ[τεφάνωι τε]/χρυσῶι καὶ εἰκόνι γραπτῆι καὶ εἰκόν[ι χρ]υσ[ῆι ὧν τὴν ἀ]/νάθεσιν καὶ ἀνάστασιν γενέσθαι ἐν τῶι γ[υμνασίωι καὶ ἀγάλ]/ματι μαρμαρινῷ οὗ τὴν ἀνάστασιν γε[νέσθαι ἐν τῶι ναῶι(?) -].
… par des sacrifices et les autres marques d’honneur et par une statue de marbre, et il est honoré dans le temple et adoré sur l’autel commun … Décret du démos sur proposition des stratèges. Philoxénos a dit : puisque Philônidès, fils d’Herodôtos, petit-fils de Limnaios, étant encore enfant, a reçu la meilleure éducation possible grâce au choix des parents en ce qui concerne les choses importantes de la vie, et que, ayant pris goût à la fréquentation des meilleurs, il est devenu le premier pour sa vertu et sa sagesse, par la décence de ses mœurs et sa bonne tenue, en vertu de sa vivacité d’esprit naturelle, et que, devenu digne de la réputation de ses parents, il a été surpris par un sort contraire, à cause duquel on a fait du tort de façon démesurée à ses parents et à leurs concitoyens tous confondus, il convient que le démos, suivant la coutume, honore ceux qui pratiquent la vertu, et se souvenant de la réputation de ses ancêtres et des services qu’ils lui ont rendus, des nombreux actes de justice dont il a aussi bénéficié de la part de son grand-père, Philônidès, et des bienfaits continuels venant de lui envers sa patrie, et, en outre, de la confiance qu’il inspirait au début de sa vie irréprochable, de sa générosité et sa bonté envers tous ses concitoyens sans exception, attribue au héros les honneurs qui lui reviennent : que Philônidès, fils d’Herodôtos, petit-fils de Limnaios, soit gratifié par tout le démos d’une couronne d’or, d’un portrait peint et d’une image en or qui seront suspendus et érigés dans le gymnase, et d’une statue en or qui sera érigée dans le naos.
5889Synnada ayant été fondée par Antigone ou Dokimos, il est logique d’y rencontrer comme ici des porteurs d’anthroponymes macédoniens comme Limnaios. Cette inscription est une des rares d’époque hellénistique qui ait survécu et traversé les siècles. Le petit-fils a reçu des honneurs cultuels posthumes de la part de ces concitoyens. Il appartenait à une famille de notables, semble-t-il appréciée pour sa générosité. Cette inscription atteste l’existence de stratèges au sein de la cité.
E‑SYNN‑8
5890Cité et province : Synnada, Phrygie.
5891Datation : première moitié du iiie siècle après J.‑C.
5892Nature de l’objet et émetteur : dédicace gravée à la demande de l’agonothète Limnaios.
5893Matériau : marbre blanc.
5894Dimensions : 160 x 13 à 53 x 60 à 51 cm.
5895Lieu de découverte : Kirçesme, près de Şuhut.
5896Date de découverte : non renseignée.
5897Bibliographie : Drew-Bear, Sacco 2006‑2007, p. 273‑276.
5898Description du document : base de statue avec moulure supérieure. H. l. : 1,5 à 4,7 cm.
Ἀγαθῇ Τύχῃ. / πύξ με πρίτον νεικῶν/τα τέχνῃ καὶ κάρτ{ρ}ï / χειρῶν {στῆσεν} / Ἀρισταίνετον / τείμηςέν με πάτρη / στέψεν τέ με εἰκόνι / χαλχῇ / Λιμναῖος / εὐπατρίδης.
À la Bonne Fortune. Moi, Aristainétos, pour la troisième fois vainqueur au pugilat grâce à mon savoir-faire et à la vigueur de mes bras, la patrie m’a récompensé et le noble Limnaios m’a couronné avec une statue de bronze.
5899Sur la présence du nom Limnaios, voir inscription précédente. Cet homme appartenait à un milieu de grands notables puisqu’il était agonothète des jeux où se distingua Aristainétos.
E‑SYNN‑9
5900Cité et province : Antioche de Phrygie-Pisidie.
5901Datation : iiie siècle après J.‑C.
5902Nature de l’objet et émetteurs : liste de souscription des Xenoi Tekmoreioi gravée à la demande des contributeurs.
5903Matériau : non renseigné.
5904Dimensions : non renseignées.
5905Lieu de découverte : Sağir, dans le Turbe.
5906Date de découverte : 1885.
5907Bibliographie : Sterrett 1888a, p. 256‑261, n° 376 (Ramsay 1906, p. 340‑342, n° 18).
5908Description du document : non renseignée. Ici l. 6.
[Αὐρ. - - -]ς Μακεδόνος Συνναδεὺς οἰκῶν ἐν Ἀλγονίοις.
Aurelius Makédonos, de Synnada, vivant chez les Algonioi.
5909Cette inscription révèle la présence d’un cognomen relevant probablement d’une revendication identitaire.
E‑SYNN‑10
5910Cité et province : Synnada, Phrygie.
5911Datation : après 129 après J.‑C., date à laquelle Hadrien se trouvait en Phrygie.
5912Nature de l’objet et émetteur : dédicace gravée à la demande de l’agonothète Séleukos.
5913Matériau : marbre blanc.
5914Dimensions : 112 x 55 x 57 cm.
5915Lieu de découverte : non renseigné ; conservée au musée d’Afyon.
5916Date de découverte : non renseignée.
5917Bibliographie : Drew-Bear, Sacco 2006‑2007, p. 253‑266 (AE, 2006, n° 1429).
5918Description du document : base de statue. H. l. : 6,5 et 1,5 cm.
Ἀγαθῆι Τύχηι. / Θάλλον Φιλοκάλου / Παναθηναίων Ἁδριανῶν / εὐστεφίην δολίχου / δόξαν ἀνενκάμενον / Ἑλλήνων πρώτιστος / ἀγωνοθέτης με Σέλευκος / ἱππεὺς Ῥωμαίων / στῆσε θέμιν τελέσας.
À la Bonne Fortune. C’est de moi Thallos, fils de Philokalos, qui a remporté la gloire à la belle couronne de la course de fond aux Panathenaia Hadriana, que le tout premier des Grecs, l’agonothète Séleukos, chevalier romain, organisateur de la célébration, a élevé la statue (traduction d’après l’AE).
5919Le richissime chevalier romain Séleukos, « tout premier des Hellènes » ainsi que le surnommait le koinon d’Asie en raison de ses dépenses, était néanmoins porteur d’un nom purement macédonien.
Armée romaine
Officiers
E‑SYNN‑11
5920Cité et province : Synnada, Phrygie.
5921Datation : milieu du iie siècle après J.‑C.
5922Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande de la boulè et du démos.
5923Matériau : marbre blanc.
5924Dimensions : 19 x 28 cm.
5925Lieu de découverte : Shohut Kasaba, dans une fontaine.
5926Date de découverte : 1930.
5927Bibliographie : MAMA IV, n° 64.
5928Description du document : fragment complet en haut, brisé partout ailleurs. H. l. 2,5 à 3,2 cm.
[K]ατὰ τὰ δόξ̣[αντα τῆ] / [κ]ρατίστη βου[λῆ καὶ τῶ] / δ̣ήμω Τ. Αἰλ. Οὐ[αλερι(?)]/α̣ν̣ὸ̣ν δίς, χει[λίαρχον] (vac.).
Par décision de la très excellente boulè et du démos, Titus Aelius Valerianus, deuxième du nom, tribun …
5929Il n’est pas absolument certain que Titus Aelius Valerianus ait été citoyen de Synnada. Sa carrière militaire n’est évoquée que de façon succincte en raison de la perte de la suite de l’inscription. Si l’on penche pour le commencement d’un texte relatant ses milices équestres, il aurait alors commandé en début de carrière une unité milliaire. Sa présence sur place aurait de fortes chances d’être liée à la surveillance des carrières de marbre.
E‑SYNN‑12
5930Cité et province : Synnada, Phrygie.
5931Datation : ier siècle après J.‑C.
5932Nature de l’objet et émetteur : dédicace ou épitaphe dont le commanditaire n’est pas identifiable.
5933Matériau : marbre blanc.
5934Dimensions : 62 x 86 cm.
5935Lieu de découverte : Şuhut, dans une fontaine.
5936Date de découverte : 1876.
5937Bibliographie : Ramsay 1883a, p. 306, n° 27 (CIL III, n° 7044) ; MAMA IV, n° 61.
5938Description du document : bloc. H. l. : 8,5 à 10 cm.
[Ti.] Claudius M. f.[Pạ]p. Asiaticus tr(ibunus) mil(itum).
[Tiberius] Claudius Asiaticus, fils de Marcus, de la tribu Papiria, tribun militaire.
5939Les mêmes remarques que pour l’inscription précédente sont ici valables. La mention de la tribu Papiria (bien que la Pupinia ou la Scaptia ne puissent être exclues) a en revanche de fortes chances d’en faire un étranger, ce qui confirmerait son rôle dans la surveillance des carrières.
Troupiers
E‑SYNN‑13
5940Cité et province : Synnada, Phrygie.
5941Datation : fin iie-iiie siècle après J.‑C., à une époque où il y avait plusieurs coempereurs.
5942Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande de la boulè et du démos.
5943Matériau : marbre blanc.
5944Dimensions : 147 x 74 (en haut et base) à 57 (partie centrale) x 52 cm.
5945Lieu de découverte : Şoğut.
5946Date de découverte : 1934.
5947Bibliographie : MAMA VI, n° 376.
5948Description du document : bomos. H. l. : 2,75 à 4,5 cm.
Μ. Ἰουλ. Στρηνίωνα / Ἀντιστιανὸν / τὸν διασημότατον / καθολικόν / ἡ κρατίστη βοθλὴ / καὶ ὁ εὐγενέστατος / δῆμος / 〈διὰ τὰς〉 ἀνυπερβλὴτοθς ἑν πᾶσι / [π]ερὶ τὴν 〈πατρίδα ε〉ὐ〈εργεςίας〉 / τὴν ἐπιμέλειαν τῆς ἀναστάσεως / ποιησαμένου Μ. Αὐρ. Ἐπικτήτου / ἡουοκάτου τῶν Σεβαστῶν.
À Marcus Iulius Strenio Antistianus, vir perfectissimus, a rationibus, la puissante boulè et le très noble démos, pour ses évergésies insurpassables parmi toutes envers notre patrie, Marcus Aurelius Epictetus, evocatus des empereurs, ayant pris en charge l’érection de la statue.
5949M. Aurelius Epictetus était evocatus d’une cohorte du prétoire, c’est-à-dire que ses qualités avaient fait qu’il avait été incité à se rengager au-delà de son temps normal de service. Sur les monuments funéraires, ces hommes étaient représentés avec les attributs des centurions, sans en avoir le grade. Il était probablement affecté à la surveillance des carrières.
E‑SYNN‑14
5950Cité et province : Synnada, Phrygie.
5951Datation : ier-iie siècle après J.‑C.
5952Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande du père du défunt.
5953Matériau : calcaire.
5954Dimensions : 75 x 45 x 18 cm.
5955Lieu de découverte : Şuhut Inşaat Mahalla.
5956Date de découverte : 1971.
5957Bibliographie : Drew-Bear, Eck 1976, p. 308‑309, n° 14 (AE, 1976, n° 667).
5958Description du document : stèle avec fronton décoré d’une étoile à cinq branches, deux acrotères au-dessus du cadre mouluré portant l’inscription. Lignes 1 et 2 gravées de part et d’autre d’un relief représentant la tête d’un garçon. H. l. : 5 cm.
D(is) M(anibus) / filio / Iul(ius) Cel/sus mil(es) / leg(ionis) IIII Fl(aviae).
Aux Dieux Mânes. À son fils, Iulius Celsus, soldat de la légion IIII Flavia.
5959Il est possible que Iulius Celsus ait appartenu à une vexillation de la IIII Flavia, unité stationnée en Pannonie Inférieure, destinée à la surveillance des carrières de Dokiméion. Le fait que le nom de l’enfant ne soit pas mentionné tendrait à prouver que celui-ci mourut très jeune.
Takina
Présence gréco-macédonienne
Calendrier macédonien
E‑TAKI‑1
5960Lieu et province : Takina, Phrygie.
5961Datation : 135 après J.‑C.
5962Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande des parents du défunt.
5963Matériau : non renseigné.
5964Dimensions : non renseignées.
5965Lieu de découverte : Yarıslı, dans le cimetière.
5966Date de découverte : 1884.
5967Bibliographie : A.H.S. & W.M.R. 1887, p. 263, n° 51 (Ramsay 1895, p. 330, n° 139).
5968Description du document : bloc épistyle gauche du hérôon.
Ἔτους σιθʹ μηνὸς Ἀρτεμισίου, Συρὸς Ἀρτέμωνος καὶ Μυρσίνη Νάνας [ἐποίησαν τὸν τύμβον τοῦ ἰδίου παιδὸς Ἀρτέμωνος (?)] / ἀποδειξαμένου διὰ τῆς νεότητος τελείου πρὸς πάντα ἤθη καὶ φύσιν ἀνεπιλήστ̣[ου - - -].
L’an 219, le mois Artémisios. Syros, fils d’Artémôn, et Myrsinè Nanas ont construit cette tombe pour leur enfant, Artémôn (?), ayant montré dès sa jeunesse à tous la perfection de ses qualités et de sa nature, ne devant jamais être oublié …
5969Artémisos est un mois de printemps du calendrier macédonien qui correspond à peu près à avril.
Armée romaine
Exactions commises par des soldats
E‑TAKI‑2
5970Cité et province : Takina, Phrygie.
5971Datation : entre le 30 juillet et le 11 octobre 213 après J.‑C. pour le rescrit de Caracalla.
5972Nature de l’objet et émetteurs : dossier composé de sept documents relatifs à des violences exercées contre les habitants de Takina par des soldats, comprenant notamment un rescrit de Caracalla.
5973Matériau : marbre blanc.
5974Dimensions : environ 140 x 90 cm.
5975Lieu de découverte : Yarıslı.
5976Date de découverte : vers 1970.
5977Bibliographie : Şahin, French 1987 (SEG XXXVII, n° 1186 ; AE, 1989, n° 721 ; Marasco 1994 ; SEG XLIV, n° 1112 ; LI, n° 1812 ; LVII, n° 1429) ; Hauken 1998, p. 217‑243 (Petraccia Lucernoni 2001, p. 68, n° 54 ; Christol, Drew-Bear 2001, p. 141, n. 23) ; Destephen 2007, p. 159‑168.
5978Description du document : bloc brisé en 10 fragments. H. l. : 1,2 à 1,5 cm.
Αὐτοκράτωρ Καῖσ[αρ] Μᾶρκος Αὐρ. ∙ Ἀντωνεῖνος Εὐσεβὴς / Σεβαστὸς Παρθι̣[κὸ]ς̣ μέγιστος Βρεταννικὸς μέγιστος / Τακινεῦσιν ∙ διὰ [Αὐ]ρηλλίων̣ Ἀνδρονείκου ∙ καὶ ∙ Ἱλαριανοῦ· / ὁ ἐπίτροπός μου κα̣ὶ ἀπελεύθερος πᾶσαν πρόνοιαν ποιή/σεται ∙ τοῦ μήτε πρὸ καιροῦ τοὺς στρατιώτας ἐπὶ προ/φάσει τῶν κρατίστων ἀνθυπάτων προεκθέοντας ἐν/οχλεῖν ὑμεῖν̣ μ̣ήτε τὰς πόλεις καταλείποντας πορ/θεῖν τοὺς ἀγρούς· τὸν αὐτὸν τοῦτον ἕξετε πρὸς τὸ καὶ τὸν / μισθὸν τὸν ἐφ’ ἑκά[σ]τωι ∙ τῶν μειλίων ἐπὶ ταῖς ἁμάξαις ἀπο/λαμβάνειν κ̣αὶ τ̣[οὺ]ς βοῦς κατὰ καιρὸν χωρὶς πάσης ἐργολα. [βί]α̣ς ὑμεῖν [ἀποδίδ]ο̣σθαι rescripsi M. Ὀφίλλιος Θεόδωρος / [ἀ]ν̣έγνων· [καὶ παρ]ῆ̣σαν ∙ Μ. ∙ Αὐρ. ∙ Ζώσιμος, ∙ Μ. ∙ Αὐρ. Τορκουᾶτος, / [Μ. Α]ὐρ. ∙ Ζῆθ̣[ος, Μ. Αὐρ.] ∙ Καλλίνικος, ∙ Μ. ∙ Αὐρ. ∙ Γέμελλος, ∙ Μ. ∙ Αὐρ. ∙ Εὔπλους, / [Μ. Α]ὐ̣ρ̣. Τ̣[. .ca 10. .] πρὸ (vac.).
Mέρος ἐπιστολῆς Αὐρ. ∙ Φιλο/[κυρίου ἐπιτρόπου]· M(arcus) Aurelius ∙ Philocyrius Cl(audi) Pompeiano Tranquillo / [. .ca 14. . p]eto praecipias miliari colonis dominicis pro a[. .ca 3. .] / [. .ca 10 ?. . sarci]nis solvi quascumque in transferendis fisci s[pecie]/[bus colonis domi]nicis praestiterint sicuti et de iis ex ipsa re iudi[cabis (?)] / [. .ca 14. . e]t rel(iqua) (vac.).
Ἀντίγραφον ἐπιστ(ολῆς) ∙ ἀνθ(υπάτου) ∙ Γαουίου Τραν̣κ̣ύ̣λ[λου]· / [Γάουιος Τράνκυλλ]ος ἀνθ(ύπατος) ∙ Τακιν̣έ̣ω[ν ἄρχ]ου̣σι̣ δ̣ή̣μ̣ω̣ι̣ vac. χαίρειν· / [Ἀνέγνων̣ ὑμῶν τὸ] ψήφισμα καὶ τὴ̣[ν θεῖ]αν ἀντιγραφὴν καὶ κεινηθεὶς ἕ/[τοιμός εἰμι οὕστ]ινὰς ὑμεῖς αἰτι[ᾶσθε] πλημμελοῦντας παρὰ τὰ θεῖα / [γράμματα . .ca 7. .]σων ἐπεξελθεῖν· [ἐ]πεὶ δὲ ᾐτήσασθε παρ’ ἐμοῦ ∙ ὃ καὶ / [ἤδη χ̣ωρὶς ταύτης τ]ῆ̣ς συγχωρήσεως [ἐν] ἐξουσίᾳ εἴχετε· ἐπειδήπερ πα/[ραγγέλει τὰ] θεῖα γράμματα, ὧ̣[στ]ε̣ ταῦτα προτεθῆναι ∙ οὐ μόνον / [ὑμεῖν συγχωρῶ, ἀλλὰ] καὶ προτρέπομα[ι· οὐ]μ̣ό̣ν̣ο̣ν̣ νῦν, ἀλλὰ καὶ διὰ παν/[τὸς ἐν τῷ ἐπισημοτ]άτω̣ προτιθέναι [τοῦ δ]ήμου χωρίῳ ∙ πρὸς τὸ / [. .ca 16. . μ̣έ]να ∙ ὑπὸ πάντων [ἔσε]σθαι, ∙ ὡς τῶν ἀνηκουσ/[τα . .ca 13. . πλη]μ̣μελούντων [. .ca 5. .] ἀσεβούντων· ∙ ἐρρῶσθαι ὑμᾶς εὔχομαι. /.
[Mέρος ἐπιστολῆς Αὐρ. Φιλο]κ̣υρίου̣· A[ur. Philocyri]us Pacuvio Aimiliano s(upra) s(criptum) quid / [. .ca 42. .]ci domine frater et collega / [. .ca 42. .]oque colonos dominicos / [. .ca 43. .]rum fieri prohibeas / [. .ca 8. . (sive vac. ?)].
Πακούιος Αἰμιλιανὸς Τακι]ν̣έ̣ων δη̣μ̣ά̣ρ̣χ̣ο̣ις ∙ χαίρειν· / [. .ca 18. . τὰ ὑπὸ Αὐρ. Φιλ]ο̣κυρίου γραφέντα [. .ca 10. .] / [. .ca 30. .]ειν στατιωναρ[ιο . .ca 8. .] / [. .ca 26. . ἴνα μ]ὴ ἀγνοῆτε ∙ τοῦτο [. .ca 10. .] /.
[. .ca 32. .] τὰ γραφέντα μ[οι . .ca 8. .] / [. .ca 8. . Αὐρ. Φιλοκυρί]ο̣υ̣ τοῦ τῆ̣ς̣ Φρυγίας ἐπιτρόπου το̣[. .ca 8. .] / [. .ca 20. .]μ̣ι̣σ̣ατε ἐπιστάμενοι τ̣ὸ̣ν̣ ἑ̣αυτὸ[ν . .ca 4. .]νον / [. .ca 25. .]ως̣ ἀπαντὴν τοῦ ἀνθυπάτου ἀν̣[έγν]ω̣ν· / [. .ca 20. .]․ ἐπεὶ μ̣ὴ̣ ὑβρίζειν ἀλλὰ μηδὲ ἐ[ν] ὀ̣νόματι / [. .ca 20. .]ειν κ̣αὶ εἴ τινα δὲ ∙ ὑπὲρ ἁμαξῶν φασκιάρια / [. .ca 18. .]λυσαι δίδοσθαι εἰδότες ὅτι ἐάν τι παρὰ ταῦ/[τα ποιήσετε, . .ca 8. . μετα]π̣εμφθέντες κολασθήσεσθε. (vac.) /.
[. .ca 18. . Τακινέω]ν δημάρχοις χαίρειν· ἀνέγνων τὰ ὑφ’ ὑ/μ[ῶν ψηΦσθέντα καὶ εἰ μὴ ἐμ]οὶ ἐπε[στά]λκειτε κεκ̣[ε]λεύκειν ἄν κατασχε/θῆναι [. .ca 26. . εἴ τι πα]ρὰ τὸ δέον ἔπραξεν, / ἀλλ’ ἐπε̣[ὶ . .ca 22. . ἔδοξ]έν μοι καλῶς ἔχειν / ἀντίγραφ̣[ον ἐπιστολῆς ἀνθυπάτου καὶ τὰ θεῖα γ]ράμματα ἐν ἐπισημοτά/τῳ τόπῳ [ἀνασταθῆναι . .ca 18. .] οὖν φροντίσατε· ∙ ἅμα τῷ / τινα ἐπιχε̣[. .ca. 25. .]δηλῶσαι, ∙ ὅπως ἐπανορ/θ̣ώσεως τυχ̣[ητε ? . .ca 8. . ἐρρῶσθαι] ὑμᾶς εὔχομαι. (vac.).
Ἀνεστάθη ἡ στ̣[ή̣λη λιθίνη ἐπὶ τῆς] Μάρκ(ου) ∙ Ἰουνίου Κογκέσσου Αἰμιλι/[α]ν̣οῦ ὑπατείας [. .ca 15. .]ου ∙ καὶ Αὐρ. ∙ Ἡρακλείδου καὶ Αὐρηλ(ίου) / [. .ca 2‑3. .]ιε[. .ca 4. .]υ ἐπιμ[ελητευόντων Αὐρ. Ἀρτε]μιδώρου καὶ Αὐρ. Τροκ{ονδα Αὐρηλ(ίου)} Ἀνδρονίκου / [δημαρχούν]των∙ ἀ[ντίγραφον Αὐρ. Διο]τίμῳ γραμματοφύλακι Τακιν̣[έων].
L’empereur César Marcus Aurelius Antoninus Pius Auguste Parthicus Maximus Britannicus Maximus, au peuple de Takina, par l’intermédiaire des Aurelii Andronikos et Hilarianos. Mon procurateur et affranchi prendra particulièrement garde à ce que les soldats envoyés avant l’heure ne fassent pas de réquisitions illégales en prétextant [la venue] des très illustres proconsuls, ne vous harcèlent pas ni ne quittent les villes pour ravager les campagnes. Vous aurez aussi l’aide de cette même personne pour recevoir l’indemnité prévue pour vos chariots pour chaque mille parcouru et pour que vos bœufs vous soient rendus rapidement et sans discussion. J’ai signé. M(arcus ?) Ofillius Theodoros, j’ai contrôlé. [Les soussignés ont scellé ce document] : Marcus Aurelius Zosimos, Marcus Aurelius Torquatus, Marcus Aurelius Zèth[os, Marcus Aurelius] Kallinicos, Marcus Aurelius Gemellus, Marcus Aurelius Euplous, [Marcus A]urelius T… jour avant les calendes de …
Copie de la lettre d’Aurelius Philo[cyrius, procurateur]. Aurelius Philocyrius à C[laudius] Pompeianus Tranquillus, salutations … je te demande d’ordonner [qu’une indemnité soit fournie] pour chaque mille [effectué] aux colons de notre Maître en raison … pour les bagages (?) de payer pour toute aide qu’ils ont fourni en faisant du transport au profit du fiscus … que [des indemnités] soient versées aux colons de notre Maître comme tu l’estimeras bon d’après le dossier lui-même … et les autres (?) …
Extrait de la lettre du proconsul Gauius Tranquillus : Gauius Tranquillus, proconsul, aux magistrats et au peuple de Takina, salutations. J’ai lu votre décision et le rescrit impérial, et, irrité, je suis décidé à poursuivre ceux qui agissent contre vous au mépris des décrets impériaux. Ainsi que vous me l’avez demandé, ce à quoi vous aviez déjà droit sans autorisation, puisque la lettre impériale demande qu’elle soit affichée, non seulement je vous le permets, mais en outre je vous enjoins, non seulement pour le temps présent, mais aussi pour toujours, de l’afficher publiquement à l’endroit le plus en évidence de votre communauté, afin qu’elle soit connue de tous, pour que ceux qui commettent ces actions incroyables … sachent qu’ils sont coupables d’impiété. Portez-vous bien.
[Copie de la lettre] d’Aurelius Philocyrius. Aurelius Philocyrius à Pacuuius Aemilianus … il est écrit ci‑dessus …, mon cher frère et collègue … les colons impériaux … tu dois interdire que ce soit fait.
Pacuuius Aimilianus (?) salue les démarques de Takina … la lettre d’Aurelius Philocyrius … les stationarii … vous devez savoir …
La lettre [d’Aurelius Philocyri]us, le procurateur de Phrygie … Vous savez qu’il … à propos de l’accueil du proconsul, j’ai lu … ne pas se rendre coupable, mais sous aucun prétexte … et quand quelques paquets sur les chariots … être donnés, alors vous devez savoir que si, dans l’avenir, vous enfreigniez ces ordres, vous serez arrêtés et châtiés.
… salue les démarques de Takina. J’ai lu votre lettre, et même si vous ne m’aviez pas écrit, j’aurais ordonné que soient arrêtés … si quelque chose est entrepris contrairement à ce qui doit être, mais puisque … il me semble convenable que la copie de la lettre du proconsul et la lettre impériale soient affichées en un lieu bien visible …, songez donc, avec … de la rendre visible afin que vous obteniez réparation. Portez-vous bien.
Cette stèle [de pierre] a été érigée alors que Marcus Iunius Concessus Aemilianus était proconsul … Aurelius Hèrakléidès, Aurelius (?)os étant épimélètes, Aurelius Artémidôros, Aurelius Trok[ondas], Aurelius Andronikos … étant démarques. Copie à [Aurelius Dio]timos, le gardien des archives des Takinéens.
5979Pour le commentaire de cet ensemble, voir t. 1, p. 259, 261, 273‑276, 278.
Téménothyrae
Présence gréco-macédonienne
Calendrier macédonien
E‑TEME‑1
5980Cité et province : Téménothyrae, Phrygie.
5981Datation : 2 janvier 279 après J.‑C.
5982Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande d’Eutychès.
5983Matériau : marbre blanc.
5984Dimensions : 71,5 x 56,5 x 11,5 cm.
5985Lieu de découverte : Uşak, dans la sacristie de l’église arménienne ; aujourd’hui conservée à Izmir.
5986Date de découverte : 1843‑1844.
5987Bibliographie : Le Bas, Waddington 1870, n° 727 (CIG III, n° 3865l ; Ramsay 1897, p. 558, n° 444 ; Buresch 1898, p. 162 [incomplet] ; DACL III, 1, s.v. « Chrétien », col. 1473 [qui situe l’inscription à Traianopolis] ; Calder 1922‑1923, p. 337, n° 1 ; IGRR IV, n° 630 ; DACL XI, 2, s.v. « Montanisme », col. 2531, n° 1 ; Waelkens 1979, p. 120 ; Gibson 1978b, p. 108, n° 36) ; Drew-Bear 1979, p. 292‑293, n° 1 ; Waelkens 1982b, p. 119, n° 58 ; Waelkens 1986, p. 197‑198, n° 488.
5988Description du document : stèle-porte de type Dokiméion J brisée en bas à droite ; porte avec faux heurtoir dont il ne reste plus que trois panneaux. En haut à gauche, un miroir, à droite, un objet rond, en bas à gauche, une quenouille et une broche (le peigne vu par P. Le Bas a disparu). Frise avec œufs et motif végétal en haut surmontant une tabula où est gravée l’inscription ; sur les côtés, guirlandes à trois houppettes. H. l. : 1 à 1,3 cm.
Ἔτους τξγʹ. μη(νὸς) Περειτίου ιʹ. / Εὐτύχης Εὐτύχου Τατι/ᾳ γυναικὶ καὶ πατρὶ μνή/μης χάριν· Χρειστιανοὶ / καὶ ἑαυτῷ. Φελλίνας. Τημενοθυρ/ε/ῖ/ς.
L’an 363, le mois de Péritios, le dixième jour. Eutychès, fils d’Eutychès, pour sa femme, Tatias, et pour son père, en souvenir. Des chrétiens pour des chrétiens. Phellinas [graveur]. Citoyens de Téménothyrae.
5989Péritios est un mois d’hiver du calendrier macédonien qui correspond à peu près à janvier. Son utilisation dans la cité va dans le sens de l’implantation sur place de populations européennes à l’époque hellénistique. La formule chrétienne est spécifique à cette région. Il convient de noter que le graveur, qui avait signé son monument par avance, ne put faire rentrer dans la tabula l’ethnique et fut contraint d’utiliser une solution peu esthétique pour y parvenir.
Anthroponymes macédoniens
E‑TEME‑2
5990Cité et province : Téménothyrae, Phrygie.
5991Datation : iie ou début du iiie siècle après J.‑C.
5992Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Trophimos.
5993Matériau : marbre blanc.
5994Dimensions : 92 x 71 cm.
5995Lieu de découverte : Oghuz, conservée au pied du minaret de la mosquée Yamanlar Oğlu Ali Effendi, dans le quartier Keleter Mahalle.
5996Date de découverte : 1888 (Waelkens 1986 donne 1908, date correspondant au passage de J. Keil et de A. von Premerstein ; il ne semble pas connaître la mention chez Ramsay 1897).
5997Bibliographie : Ramsay 1897, p. 657, n° 602 ; Keil, Premerstein 1908, p. 138, n° 256 (MAMA VI List, p. 150, n° 203) ; Waelkens 1986, p. 152, n° 385.
5998Description du document : stèle-porte de type E. Montants de l’huisserie décorés de vrilles de lierre. Porte à deux battants et six panneaux, ceux du milieu sans décoration ; dans les panneaux supérieurs, rosette et trou de serrure ; boutons dans ceux du bas. Pignon avec acrotère décoré de palmettes avec la représentation à gauche d’un heurtoir et à droite peut-être d’une tablette de cire. H. l. : 1,6 cm.
Τρόφιμος Ἀντιόχου ἑαυτῷ καὶ γυναικὶ Εὐφροσύνῃ μνήμης χάριν.
Trophimos, fils d’Antiochos, pour lui et pour sa femme, Euphrosynè, en souvenir.
5999Le père du défunt porte un nom dynastique séleucide, à mettre en rapport avec l’installation de populations européennes dans la cité à l’époque hellénistique. L’origine de cette inscription pose un problème. Ramsay 1897 mentionnait Oghuz, sans plus de précision. Les éditeurs de MAMA VI l’ont fait figurer parmi des textes retrouvés à Ahat, l’antique Acmonéia. En revanche, Keil, Premerstein 1908, repris par Waelkens 1986, sont catégoriques quant à sa conservation sur le site d’Uşak, antique Téménothyrae. Il pourrait certes s’agir d’une de ses fameuses « pierres errantes » venue de l’autre côté de la vallée mais, faute de certitude, il a été choisi de l’intégrer au corpus de cette dernière cité.
E‑TEME‑3
6000Cité et province : Téménothyrae, Phrygie.
6001Datation : 99 après J.‑C.
6002Nature de l’objet et émetteur : dédicace gravée à la demande de Mènodôros.
6003Matériau : non renseigné.
6004Dimensions : non enseignées.
6005Lieu de découverte : Uşak, dans une fontaine.
6006Date de découverte : 1830 (?).
6007Bibliographie : Reinach 1890, p. 65, n° 12.
6008Description du document : non renseignée.
Ἔτους 〈ρ〉πγʹ. / Ἀρτέμιδι Μηνόδωρος Ἀντιόχου εὐχήν.
L’an 183. À Artémis, Mènodôros, fils d’Attalos, en accomplissement d’un vœu.
6009Le père du commanditaire de l’inscription était porteur d’un anthroponyme dynastique attalide. Il est impossible de savoir si la déesse ici en question est une divinité locale ayant subi une interpretatio ou bien l’Artémis hellénique.
E‑TEME‑4
6010Cité et province : Téménothyrae, Phrygie.
6011Datation : iiie siècle après J.‑C.
6012Nature de l’objet et émettrices : dédicace gravée à la demande des autorités civiques.
6013Matériau : non renseigné.
6014Dimensions : non renseignées.
6015Lieu de découverte : Uşak, dans le bazar (provenant de la démolition d’un khan d’après Legrand, Chamonard 1893).
6016Date de découverte : non renseignée.
6017Bibliographie : Legrand, Chamonard 1893, p. 265, n° 49 (Ramsay 1897, p. 612, n° 518 ; IGRR IV, n° 615).
6018Description du document : non renseignée.
Ἀγαθῇ τύχῃ. ἡ βουλὴ / Αὐρήλιον Κλώδιον / Εὐτύχην, ἱππικόν, καὶ / ἡ λαμπροτάτη Τημενο/θυρέων πόλις ἡ πα/τρὶς τὸν εὐεργέτην / ἐκ τῶν ἰδίων πόρων / ἐτείμησεν· ἐπιμελησα/μένου τῆς ἀναστάσε/ως τοῦ ἀνδριάντος / Αὐρηλίου Σκο〈π〉ειλιανοῦ / Ζεύξιδος βουλευτοῦ.
À la Bonne Fortune. La boulè et la très splendide cité des Téménothyraéens, sa patrie, ont honoré, avec leurs propres ressources, leur bienfaiteur, Aurelius Claudius Eutychès. Épimélète chargé de l’érection de la statue, Aurelius Skopéilianos Zeuxis [ou fils de Zeuxis], bouleute.
6019L’épimélète chargé de l’érection de la statue (ou son père) portait un anthroponyme typiquement gréco-macédonien, qui avait été celui d’un favori d’Antiochos III.
E‑TEME‑5
6020Cité et province : Téménothyrae, Phrygie.
6021Datation : époque impériale romaine.
6022Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande de Philippos et de Strongylos.
6023Matériau : non renseigné.
6024Dimensions : non enseignées.
6025Lieu de découverte : Uşak.
6026Date de découverte : 1831 (?).
6027Bibliographie : Le Bas, Waddington 1870, n° 714 (CIG III, n° 3865 ; Kaibel 1878, p. 390 ; Reinach 1890, p. 66, n° 15‑16 ; Peek 1955, n° 1110) ; Robert 1960a, p. 279‑283, n° 3 ; Waelkens 1986, p. 151, n° 379.
6028Voir BE, 1961, n° 689, qui signale les erreurs de localisation de Le Bas, Waddington 1870, du CIG, de Kaibel 1878 et de Peek 1955.
6029Description du document : stèle-porte, peut-être de type H, ressemblant à un autel, avec la figuration d’un lion tenant une tête de bœuf dans ses pattes. Deux dauphins au-dessus de la porte gauche ; sur la porte droite, un miroir et un nécessaire de beauté pour femme. Le texte devient versifié à partir de la ligne 3.
[Φί]λιππ[ος καὶ Στ]ρόνγυλος Ζεύξιδι ἀδελφῶι καὶ Νείκῃ μη[τρὶ καὶ] / [Φι]λίππῳ πα[τρ]ὶ γλυκυτάτοις μνήμης χάριν. / Πᾶσι φί/λος γενό/μην καὶ ἐ/τιμ[ήθη]ν / [ὑπὸ πάντων ?].
Philippos et Strongylos, pour leur très doux frère, Zeuxis, leur mère, Néikès, et leur père, Philippos, en souvenir. J’étais l’ami de tous et j’étais honoré [par tous ?].
6030Pour le nom Zeuxis, voir inscription précédente.
Armée romaine
Officier et centurion
E‑TEME‑6
6031Cité et province : Téménothyrae, Phrygie.
6032Datation : première moitié du iie siècle après J.‑C. (?).
6033Nature de l’objet et émettrice : dédicace gravée à la demande de la corporation des foulons.
6034Matériau : non renseigné.
6035Dimensions : non renseignées.
6036Lieu de découverte : Uşak.
6037Date de découverte : non renseignée.
6038Bibliographie : Bérard 1895, p. 557‑558, n° 3 (AE, 1896, n° 80 ; Waltzing 1899, t. 3, n° 143 ; Chronique 1924, p. 510‑511 ; SEG VI, n° 167 ; MAMA VI List, p. 149, n° 167 ; Birley 1969, p. 80 ; AE, 1977, n° 802 ; Devijver 1976 ; Devijver 1987, n° E 3 ; Devijver 2001, p. 3‑4, 9, 66 et 164‑165).
6039Voir, pour la cohors II Claudia equitata, Ott 1995b, p. 119‑120 ; Eck, Roxan 1997 ; Spaul 2000, p. 492 (avec références). Pour l’ala I Augusta Gemina colonorum, voir Spaul 1994, p. 92‑93 (avec références). Pour l’ala I Augusta Thracum, voir Cheesman 1914, p. 152 ; Spaul 1994, p. 81‑83 (avec références).
6040Description du document : grande base de statue reconvertie en fontaine.
Ἀγαθῇ τύχη. / Λ(ούκιον) Ἐγνάτιον, Λουκίου / υἱόν, Τηρητείνᾳ, Κού/αρτον, ἔπαρχον / σπείρης βʹ / Κλαυδίας, ἐπάνω εἴ/λης ἱππέων Σεβασ/τῆς Διδύμου, χειλ[ί]/αρχον λεγιῶνος ηʹ / Αὐγούστης, ἔπαρ/χον εἴλης ἱππέων / Αὐγούστης, κτίστην / καὶ φιλόπατριν· / ἡ τῶν γναφέων / συνεργασία τὸν / αὑτῶν εὐεργέ/την.
À la bonne fortune. À Lucius Egnatius Quartus, fils de Lucius, de la tribu Teretina, préfet de la cohors II Claudia, praepositus alae equitum Augustae Geminae, tribun de la légion VIII Augusta, préfet de l’ala [equitum] Augusta, fondateur et qui aime sa patrie. La corporation des foulons, à son bienfaiteur.
6041Sur ce personnage, voir E‑ACMO‑5a‑b.
E‑TEME‑7
6042Cité et province : Téménothyrae, Phrygie.
6043Datation : iie-iiie siècle après J.‑C.
6044Nature de l’objet et émettrices : dédicace gravée à la demande des autorités civiques (?).
6045Matériau : marbre blanc.
6046Dimensions : 114 x 67 x 25 cm.
6047Lieu de découverte : Uşak, dans un mur du vestibule de la mosquée.
6048Date de découverte : 1908.
6049Bibliographie : Keil, Premerstein 1911, p. 136, n° 250 (IGRR IV, n° 1695).
6050Description du document : base de statue. H. l. : 3,5 à 4,2 cm.
[․ ․ ․]λε[․ ․ ․ ․ ․]ου / [․ ․ ․] ἑκατόνταρ/[χ]ον ἐκ Βατάο〈υ〉ων, / [τ]ὸν εὐγενέστα/[τ]ον καὶ ἐν πᾶσιν / [τῆ]ς πόλεως εὐερ/[γ]έτην, ἐπιμελησα/[μ]ένου Αὐρ. [Σ]υντρό/[φ]ου βʹ.
… centurion des Bataves, le très noble et le bienfaiteur de tous dans la cité, aux bons soins d’Aurelius Syntrophos, deuxième du nom.
6051Sur la carrière de cet homme, voir t. 1, p. 115, 259, 322, 325.
Sous-officier
E‑TEME‑8
6052Cité et province : Téménothyrae, Phrygie.
6053Datation : ier-iiie siècles après J.‑C.
6054Nature de l’objet et émetteur : épitaphe métrique gravée à la demande du père de l’enfant mort.
6055Matériau : non renseigné.
6056Dimensions : non renseignées.
6057Lieu de découverte : Uşak, dans un jardin proche de l’agglomération.
6058Date de découverte : non renseignée.
6059Bibliographie : Legrand, Chamonard 1893, p. 266‑267, n° 52 (IGRR IV, n° 616 ; Peek 1955, n° 849) ; Vérilhac 1978‑1982, t. 1, n° 176 ; Merkelbach, Stauber 2001, p. 189, n° 16/08/03.
6060Description du document : stèle.
Πέντ’ ἐπὶ πεντήκον/τα 〈μόνον〉 τελέσαντα / πρόωρον / μῆνας Μη/νιανὸν μοῖρα βίου / στέρεσεν· τοῦτον δ’ αὖ/τ’ Ἀκύλας σίγνων θε/ράπων λεγιῶνος / Ἰταλικῆς {τε} πρώτης / βωμὸν ἔτευξε τέκνῳ, / Οὐαλερία δ’ ἅμα τῷ / μήτηρ δακρύων ἀ/κόρεστος, ὅφρα / καὶ ἐν ξείνῃ σχῶ/σι παρηγορίαν.
Alors qu’il avait accompli cinquante-cinq mois, la Moire a privé prématurément Menianus de sa vie à venir. Aquila, porte-enseigne de la légion I Italica, a fait dresser ce monument pour son fils. Pendant ce temps, Valeria, sa mère, versait avec lui des lames intarissables, alors qu’ils recevaient des consolations sur une terre étrangère.
6061Ce poème rédigé en distiques, dont la métrique est souvent fautive, a le mérite de mentionner la présence dans cette cité d’un porte-enseigne de la légion I Italica. Cette unité était d’ordinaire stationnée sur le Bas-Danube, à Novae. Sur sa présence sur place, voir t. 1, p. 115, 259, 293‑294, 329.
Thémisonion
Présence iranienne
Divinités iraniennes
E‑THEN‑1
6062Cité et province : Thémisonion.
6063Datation : « basse époque impériale » (voir Robert 1978b).
6064Nature de l’objet et émetteur : malédiction funéraire gravée à la demande du propriétaire de la tombe.
6065Matériau : marbre.
6066Dimensions : 39 x 52 x 55 cm.
6067Lieu de découverte : village d’Acıpayam (plaine de Karayük), dans le mur d’une cour.
6068Date de découverte : 1934.
6069Bibliographie : Robert 1978b, p. 279‑284 et fig. 2.
6070Description du document : bloc avec cavité sur la partie supérieure. H. l. : 3 cm.
Θυοὶ Ἑλλή〈ι〉νων / καὶ Περsῶν· ἴ τις / λοιμάνη, τέκνα / τέκνοις αἵματα καὶ / θανάτοις ἀποδώσι (?).
Aux dieux des Hellènes et des Perses. Si quelqu’un endommageait [l’inscription], [que ?] les enfants de ses enfants [soient frappés ?] par le sang et par les morts.
6071Sur cette inscription, voir t. 1, p. 172, 337. Il convient de mentionner qu’il existait à Nakoléia un « Zeus des Perses » (voir E‑NAKO‑1).
Présence gréco-macédonienne
Institutions et anthroponymes macédoniens
E‑THEN‑2
6072Cité et province : Thémisonion (?), Phrygie.
6073Datation : 115 ou 114 avant J.‑C.
6074Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande du démos et de la boulè.
6075Matériau : marbre blanc.
6076Dimensions : non renseignées.
6077Lieu de découverte : Karahüyük, dans le mur de la mosquée.
6078Date de découverte : non renseignée.
6079Bibliographie : Cousin, Diehl 1889, p. 334‑340, n° 4 (sans certitude quant à l’attribution à Thémisonion) (Ramsay 1895, p. 260‑261 [favorable à la thèse de l’attribution à Thémisonion] ; Michel 1897, p. 409‑410, n° 544 [idem] ; Ziebarth 1914, p. 112 ; Wilhelm 1921, p. 45, n° 44 ; Gauthier 2000, p. 55) ; Curty 2015, p. 204‑212, n° 35.
6080Voir Hansen 1971, p. 199 (contre l’attribution).
6081Description du document : petites lettres irrégulièrement gravées en lignes très serrées.
- - - - Ἐπειδὴ Χάρης Ἀττάλ]ου [τοῦ] / [Τιμάρχου ἀνήρ ἐστι καλὸς κ]ἀγαθὸς ΧΕ / - - - - - - - - - - - -ης ἐκτενῶς κα[ὶ] / [μεγαλομερῶς - - -]ΜΕΙ[․] ἐγένετο ΙΜ[․]Ε / [․]ιδιος̣, καὶ ἐν [․]ΔΙΜΟΙΝΙΟΣΤΥΙΟΣανας / [․]Ο[․]σθεις ἐχειροτονήθη παιδονόμος / [․ ․] ἐ̣κτενῶς καὶ μεγαλομερῶς συνεστρ[ά]/[φη], ἅτε καρτερῶν ἔν τε τοῖς διδασκάλοι[ς] / [καὶ] ἐν τῶι γυμνασίωι [τῇ](?) ἐπ[ὶ] τοῖς παισὶν [εὐ]/[νο]ίαι ἑαυτοῦ, ἐποιήσατο δὲ καὶ γεΙΛ̣[-] / λ̣ίας τοῖς τε παισὶν καὶ παιδευταῖς, [γυ]/[μ]νασιαρχήσας τε ἐπὶ ἱερέως Χρυσίππ[ο]/[υ] τοῦ Ἀντιόχου ἔτους ἐν[νε]ακαιδεκά[το]/[υ] καὶ βουλόμενος στοιχεῖν τοῖς πρα/[σσο]μένοις τῆς τε εὐκοσμίας ἐπεμελ̣[ήθη] / [κ]αὶ τῆς παιδείας τῶν ἐφήβων, ἔθηκε δ̣[ὲ] / καὶ ἄ[λ]ειμα παρ’ ἑαυτοῦ δι’ ὅλου τοῦ ἐν[ιαυ]/τοῦ σὺν ἐνβολίμωι μῆνας δέκα [τρε]/[ῖ]ς τοῖς τε ἐφήβοις καὶ νέοις καὶ τοῖς / ἐπιδημοῦσιν ξένοις ὁμοίως δὲ κα[ὶ ἐπ]/[ά]λ̣ειμμα, ἐπετέλεσεν δὲ καὶ διαδρομὰς [πολ]/[λὰ]ς(?), πρός τε τούτοις φιλαγαθῶν ἐπεμ̣[ελή]/[σ]ατο κατασκευάσαι ἐν τῶι γυμνασίω[ι] / [ἐ]ξέδραν καὶ ἐν τοῖς λοιποῖς φιλαγά[θω]/[ς] ἀναστρα[φ]εὶς ἐπίσημον τὴν ἑαυτοῦ [ἀρε]/[τ]ὴν κατέστησεν κοινῆι τε πᾶσιν το[ῖς πο]/[λ]ίταις καὶ ἰδίαι ἑκάστωι προσφερόμε[νος καὶ] / γνησίως στοιχῶν ἐν πᾶσιν τῇ ἑαυτοῦ κα[λοκ]/αγαθίαι, δίκαιον δὲ ἐσ[τ]ιν τοὺς οὕτως ἐ[κτε]/[ν]ῶς τε καὶ φιλανθρώπως ἀναστρεφο[μέν]/ους τυνχάνειν παρὰ τοῦ δήμου τῆς ἐ[πιβα]/λ̣λούσης τιμῆς ὅπως οἵ τε φιλάγαθοι [καὶ ἐ]/[κ]τενεῖς τῶν ἀνδρῶν θεωροῦντες [τὴν] / [τ]οῦ πλήθους εὐχαριστίαν διπλασιάζω[σιν κ]/[α]λοκαγαθίαι, οἵ τε λοιποὶ ἀποβλέποντε[ς τ]/ὴν (vac.) τῶν ἀνδρῶν διαγωγὴν ζηλωταὶ γ[ίνωντα]/[ι] τῶν καλλίστων· δεδόχθαι τῇ βουλῇ καὶ τῶ[ι δήμω]/[ι] ἐπῃνῆσθαί τε Χάρητα Ἀττάλου τοῦ Τιμά[ρχου ἐ]/[πὶ] τοῖς προκειμένοις ἄνδρα καλὸν καὶ ἀγα[θ]/[ὸν], τιμῆσθαι δὲ αὐτὸν καὶ εἰκόνι χαλκῇ, ἀνασ[τῆσαι] / [δ]ὲ αὐτοῦ τὴν εἰκόνα ἐπὶ βάσεως λευκο[λίθου] / [ἐν] τῇ ἀγορᾶι ἐν τῶι ἐπιφανεστάτωι τόπωι [οὗ ἂν] / [αὐ]τὸς προαί[ρ]ηται, ἐπιγραφῆς γενομένης [ἐπὶ το]/[ῦ] βήματος τῆς εἰκόνος τῆσδε· « ὁ δῆμος ἐ[τίμ]/[η]σεν Χάρητα Ἀττάλου τοῦ Τιμάρχου ἀρετ[ῆς] / ἕνεκεν καὶ εὐνοίας τῆς εἰς τὸν δῆμ[ον] », / τὸ δὲ εἰς ταῦτα ἐσόμενον ἀνήλ[ωμα ὑ]/[π]έσχετο δώσειν ὁ Χάρης φιλανθρώπ[ω]/[ς] τούτοις χρώμενο[ς], καλεῖσθαι δὲ αὐτὸν κα[ὶ εἰς πρ]/[ο]εδρίαν ἐν τοῖς συντελουμένοις καθ’ ἕκαστο[ν ἐνιαυ]/[τ]ὸν γυμνικοῖς ἀγῶσιν καὶ στεφανοῦσθαι [χρυσῶι στ]/εφάνωι, τῆς δὲ ἀναγορεύσεως ποιεῖσθαι τὴ̣[ν ἐπιμέλει]/αν τὸν καθ’ ἕκαστον ἐνιαυτὸν γραμματέα τ[ε κα]/[ὶ] τὸν ἀγωνοθέτην, εἶναι δὲ αὐτῶι καὶ ἔφοδον κ̣[α]/[ὶ] σίτησιν ἐν πρυτανείωι, ἀνασταθῆναι δὲ αὐτο[ῦ καὶ] / [στή]λην ἐπὶ τῆς βάσεως ἢ παρὰ τὴν βάσιν λε[υκόλιθον], / [καὶ] ἀναγραφήτω τόδε τὸ ψήφισμα, τὴν δ[ὲ ἐπιμέλειά]/[ν] τε τῆς βάσεως τῆς εἰκόνος καὶ τῆς σ[τήλης ποιεῖ]/σθαι τοὺς ἐν ἐκείνωι τῶι καιρῶι στρ[ατηγοὺς καὶ αὐτ]/ὸς κληθεὶς ταῦτα ἀν〈ή〉λωματ[α καθὼς προγέγραπτα]/ι. (vac.).
… Attendu que Charès, fils d’Attal]os, lui-même fils de Timarchos, étant un homme de bien … fut … avec empressement et magnanimité (?) envers … ; que, s’étant comporté avec dignité tant dans les affaires privées que publiques, il fut élu pédonome [… et] qu’il se comporta avec empressement et avec magnanimité, étant assidu chez les maîtres qui sont au gymnase, en raison de l’attention [qu’il manifestait] envers les paides ; qu’il fit aussi des di[stributi]ons pour les paides et les maîtres ; que, élu gymnasiarque sous la prêtrise de Chrysippos, fils d’Antiochos, lors de la dix-neuvième année et voulant se conformer à ses actions, il se soucia du bon ordre et de l’éducation des éphèbes ; [attendu qu’]il fournit aussi par lui-même de l’huile toute l’année avec un mois intercalaire, c’est-à-dire durant treize mois pour les éphèbes, les néoi et les étrangers qui séjournent chez nous ; que, de la même manière, [il distribua] aussi de l’onguent ; qu’il institua aussi [bon nombre] de courses et, pour montrer sa bonne volonté à leur propos, il promit de faire construire une exèdre dans le gymnase et pour le reste, se comportant bien, il fit de sa valeur sa propre marque de conduite, avec une attitude généreuse tant en général pour tous ses concitoyens qu’en privé pour chacun, se conformant en tout à sa propre bonté ; [attendu qu’]il est juste que ceux qui se comportent avec tant d’amour du bien et générosité obtiennent de la part du peuple l’honneur qui convient afin que ceux qui, parmi les hommes, [sont souci]eux de faire le bien, voyant aussi la reconnaissance du peuple, redoublent de bonté ; que les autres, voyant le comportement de ces hommes, rivalisent] [dans l’accomplissement] des plus belles choses ; plaise au Conseil et au peuple : de décerner l’éloge à Charès, fils d’Attalos, lui-même fils de Timarchos, en tant qu’homme de bien pour les bienfaits susmentionnés ; de l’honorer d’une statue de bronze, de placer celle-ci sur une base de marbre blanc à l’agora au lieu le plus en vue, là où lui-même le désire, avec une inscription figurant sur le socle en ces termes : « Le peuple a honoré Charès, fils d’Attalos, lui-même fils de Timarchos, en raison de sa valeur et de son dévouement envers le peuple » ; quant à la dépense pour cela, Charès a promis de donner généreusement [de l’argent] en se servant aussi de ces fonds ; qu’on l’appelle aussi à la proédrie dans les concours gymniques organisés chaque année, et qu’on le couronne d’une couronne d’or ; que le secrétaire et l’agonothète de chaque année s’occupent de la proclamation ; que lui soient accordés le droit d’accès et la nourriture au prytanée ; que l’on place une stèle blanche sur ou près de la base sur laquelle est inscrit ce décret et que les stratèges, en fonction à ce moment, s’occupent de la pose de la statue et de la stèle ; et Charès donnera à la cité sur ses biens [l’argent] pour ces dépenses [comme il l’a promis] (traduction d’après Curty 2015).
6082Le père de Charès, Attalos, portait un nom typiquement macédonien. Il s’agit d’une famille de notables fortunés. Charès lui-même put consacrer des sommes très importantes au gymnase dont il avait la charge. En remerciement, la cité lui dédia une statue de bronze accompagnée d’une dédicace que le magistrat honoré, allant au bout de la logique de l’évergétisme, promit de payer de ses propres deniers. Il faut noter que le patronyme du prêtre éponyme est également macédonien.
Calendrier macédonien
E‑THEN‑3
6083Cité et province : Thémisonion.
6084Datation : époque impériale romaine.
6085Nature de l’objet et émetteur : dédicace gravée à la demande d’un prêtre inconnu.
6086Matériau : non renseigné.
6087Dimensions : non renseignées.
6088Lieu de découverte : Kum Afşar (plaine de Karayük), dans une maison.
6089Date de découverte : 1898.
6090Bibliographie : Cousin 1900, p. 56 (Robert 1937, p. 371).
6091Description du document : « bloc brisé en huit morceaux. Mauvaise gravure » (Cousin 1900).
Μηνὸς Δείου - - - / ος Δ̣ι․γκ[․ ο]υ [ἱε]/ρατεύσας [nom du dieu ἔ]/θυσα ταῦρον λευ[κὸν καὶ ὁ θεός] / μοι ἐπήκουσεν.
Le mois de Deios (?)os, étant prêtre, j’ai consacré à [nom du dieu] un taureau blanc et le dieu m’a exaucé.
6092Deios est un mois d’automne du calendrier macédonien qui correspond environ à octobre.
Armée romaine
Officier
E‑THEN‑4
6093Cité et province : Thémisonion, Phrygie.
6094Datation : peut-être entre 97 et 117 après J.‑C., mais plus probablement après la mort de Trajan, au cours du iie siècle après J.‑C.
6095Nature de l’objet et émetteurs : dédicace gravée à la demande de la boulè et du démos.
6096Matériau : marbre rose.
6097Dimensions : 132,5 x 63 x 47 cm.
6098Lieu de découverte : Karahüyük, dans la palestre.
6099Date de découverte : 1884.
6100Bibliographie : CIG III, n° 3953l ; Sterrett 1888a, p. 34‑35, n° 33 (Bérard 1892, p. 417, n. 3 ; Ramsay 1895, p. 271, n° 96 ; IGRR IV, n° 882 ; Devijver 1977 ; Devijver 1987, n° U 18 ; Devijver 2001, p. 76 ; Holtheide 1980, p. 186, n. 7 ; Holtheide 1983, p. 182 ; Campanile 1994, p. 112 sq., n° 114) ; Ritti, Miranda, Guizzi 2008, p. 138‑139, n° 53.
6101Voir Cheesman 1914, p. 80 et 179 ; Spaul 2000, p. 395.
6102Description du document : base de statue rectangulaire. H. l. : de 2,4 à 2,8 cm.
Μ. Οὔλπιον Ζ[ή]/νωνος υἱὸν Κυρίνα / Τρύφωνα Μέγαν Ἀντω/νιανόν, ἀρχιιερέα τῆς Ἀ/σίας, χειλιαρχήσαντα / καὶ γενόμενον ἔπαρ/χον σπείρης πρώτης / Οὐλπίας Γαλατῶν, ἐν / πᾶσιν πρῶτον τῆς πό/λεώς τε καὶ τῆς ἐπαρχε[ί]/ας, τὸν εὐεργέτην τῆς / πατρίδος ἡ βουλὴ καὶ ὁ / δῆμος, τὴν ἀνάστα/σιν ποιησαμένης / Ἀντωνίας Ἀρίστης Ἀλ/βίλλης τῆς ἐγγόνης αὐτοῦ / (feuille) ἐκ τῶν ἰδίων (feuille).
À Marcus Ulpius Tryphon Megas Antonianus, fils de Zénon, de la tribu Quirina, grand-prêtre d’Asie, ancien tribun et très noble préfet de la cohorte I Ulpia Galatorum, le premier de tous dans la cité et dans la province, le bienfaiteur de sa patrie, la boulè et le démos ; Antonia Arista Albillè, sa petite-fille s’étant chargée de l’érection de sa statue, sur ses propres deniers.
6103Sur sa carrière, voir t. 1, p. 173, 286‑287, 317, 322, 325, 327, 384, 389.
Traianopolis
Présence gréco-macédonienne
Calendrier macédonien
E‑TRAI‑1
6104Cité et province : Traianopolis, Phrygie.
6105Datation : 119 après J.‑C.
6106Nature de l’objet et émetteur : dédicace gravée à la demande du démos.
6107Matériau : non renseigné.
6108Dimensions : non renseignées.
6109Lieu de découverte : Çarik.
6110Date de découverte : 1836.
6111Bibliographie : Hamilton 1842, t. 2, n° 22 (CIG III, n° 3865b, Add., p. 1095 ; Ramsay 1897, p. 611‑612, n° 515 ; IGRR IV, n° 623).
6112Description du document : non renseignée.
Ἀγα[θῇ τύχῃ]. / Αὐτ[οκράτορα Καίσαρα], / θεοῦ [Τραιανοῦ Παρθικοῦ] / υἱόν, θεοῦ Νερούα υἱωνόν, / Τραιανὸν Σεβαστὸν Ἁδρια/νὸν δημαρχικῆς ἐξουσίας, / ἡ Τραιανοπολειτῶν πόλις / τὸν εὐεργέτην καὶ κτίστην, / ἐπιμεληθέντων [Σωσ]θ[έν]ους Ἀρτε[μι]/δώρου τοῦ Μενίππου καὶ / Φιλάνθου Σωσθένους. ἔτους σδʹ, / μη(νὸς) Δείου βʹ.
À la Bonne Fortune. À l’empereur César Trajan Auguste Hadrien, fils du divin Trajan Parthique, petit-fils du divin Nerva, investi de sa huitième puissance tribunicienne, la cité des Traianopolitains, à son bienfaiteur et fondateur ; épimélètes, Sôsthénos, fils d’Artémidôros, petit-fils de Ménippos, et Philantos, fils de Sôsthénos. L’an 204, le mois de Dios, le 2e [jour].
6113Dios est un mois d’automne du calendrier macédonien qui correspond environ à octobre. Même si la chose n’est pas certaine, il y a de grandes chances que les deux épimélètes aient été le père et le fils.
E‑TRAI‑2
6114Cité et province : Traianopolis, Phrygie.
6115Datation : 130‑131 après J.‑C.
6116Nature de l’objet et émetteur : dédicace gravée à la demande de Mètrophanès.
6117Matériau : non renseigné.
6118Dimensions : non renseignées.
6119Lieu de découverte : Amaljik, près d’Ouchak.
6120Date de découverte : 1843‑1844.
6121Bibliographie : Le Bas, Waddington 1870, n° 1676 (IGRR IV, n° 624).
6122Description du document : non renseignée.
Αὐτοκράτορι Καίσαρι Σεβασ/τ[ῷ], θεοῦ Τραιανοῦ / [υἱῷ], θεοῦ Νέρουα υἱωνῷ, Τρα/ιαν[ῷ] Ἁδ[ριανῷ] Μητροφάνης / Ἀττίνου τοῦ Μενεκλέους / ἐκ τῶν ἰδίων τὸν [β]ωμὸν ἐποί/ησεν ἐν τῇ Καυαληνῶν κατοικίᾳ, / ἔτους σιεʹ, μ(ηνὸς) Δαισ[ί]ου Σεβαστῇ ϛʹ.
À l’empereur César Auguste Trajan Hadrien, fils du divin Trajan, petit-fils du divin Nerva, Mètrophanès, fils d’Attinos, petit-fils de Ménékléos, a fait construire de ses propres deniers l’autel dans le village des Kavalèniens. L’an 215, le mois de Daisios, le sixième jour, celui de l’empereur.
6123Daisios est un mois de printemps du calendrier macédonien correspondant à peu près à mai.
E‑TRAI‑3
6124Cité et province : Traianopolis, Phrygie.
6125Datation : 217‑218 après J.‑C.
6126Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande de Iulius et de ses frères.
6127Matériau : marbre cristallin gris.
6128Dimensions : 102 x 142 x 45 cm.
6129Lieu de découverte : Karlik, dans l’ancien cimetière, en haut du village.
6130Date de découverte : 1956.
6131Bibliographie : MAMA XI, n° 94.
6132Description du document : stèle-porte avec archivolte entre deux piliers, pédiment avec demi-palmette. H. l. : 1,5 à 3 cm.
Ἔτους τβ´, μη(νὸς) Πανήμου. Ἰ{ι}ούλιος Ἀρουντίου μετὰ τῶν / ἀδελφῶν μου / ἀνεστήσαντο / τῷ πατρὶ / Ἀρουντί/ῳ καὶ τῇ / μάμμῃ / ἡμῶν / Ἰουλείᾳ / μνήμης / χάριν.
L’an 302, le mois de Panèmos. Iulius, fils d’Aruntius, avec mes frères, ai fait construire [ce monument] pour notre père, Aruntius, et pour notre grand-mère, Iulia, en souvenir.
6133Panèmos est un mois de printemps du calendrier macédonien qui correspond environ à juin.
E‑TRAI‑4
6134Cité et province : Traianopolis, Phrygie.
6135Datation : époque impériale romaine.
6136Nature de l’objet et émettrice : épitaphe gravée à la demande de Laudikè.
6137Matériau : marbre gris-blanc.
6138Dimensions : 79 x 51 à 57 x 21 à 23 cm.
6139Lieu de découverte : Mesudiye, dans les escaliers d’une maison de la partie supérieure du village.
6140Date de découverte : 1895.
6141Bibliographie : Körte 1902, p. 32, n° 58 ; MAMA XI, n° 96.
6142Description du document : stèle brisée au-dessus, abîmée à droite et en dessous. H. l. : 2,3 à 3 cm.
Λαυδίκη Δαμᾷ / ἀδελφῷ μνήμ[ης] / χάριν. ζήσας ἔτ[η -ʹ ἐ]/τελεύτα ἔτ[ους -ʹ] / μη(νὸς) Δύστρου [-ʹ].
Laudikè, à son frère, Damas, en souvenir. Tu as vécu (?) années et tu es mort l’an (?) le mois de Dystros.
6143Dystros est un mois d’hiver du calendrier macédonien qui correspond à peu près à février. Laudikè est porteuse d’un nom dynastique féminin séleucide.
Anthroponyme macédonien
E‑TRAI‑5
6144Cité et province : Traianopolis, Phrygie.
6145Datation : fin iie-début iiie siècle après J.‑C.
6146Nature de l’objet et émettrice : épitaphe gravée à la demande d’une inconnue.
6147Matériau : marbre.
6148Dimensions : 89 x 190 cm.
6149Lieu de découverte : Çarıkköy
6150Date de découverte : non renseignée.
6151Bibliographie : Waelkens 1986, p. 154, n° 390.
6152Description du document : stèle-porte dont le bas est enterré de type G Uşak 1 à quatre portes surmontées d’une corniche sur laquelle est gravée l’inscription. Les piliers séparant les huisseries sont décorés de rinceaux très stylisés, avec un cratère au-dessus de celui du centre, des bouquets végétaux au-dessus de ses voisins de gauche et de droite d’où émerge un maigre motif végétal avec feuillage, fleurs et rosettes. Les huit panneaux du bas des portes sont identiques avec un heurtoir dans un losange. En ce qui concerne les panneaux supérieurs, on rencontre à gauche toujours une platine de serrure et à droite, successivement, un récipient à anse, un panier avec des fruits, des tablettes de cire et un stilus. Dans les espaces sous les archivoltes ont été gravés de gauche à droite, sur les deux premiers un peigne, un miroir à main et un flacon de parfum, sur le troisième une falx vinitoria et sur le quatrième une roue.
[- - - ἑα]υτῇ καὶ τῶι ἀνδρὶ Ἀσκλᾷ καὶ Στ[ρατον]ίκῃ καὶ Ἀβασκάντῳ γον[εῦσιν - - -].
… pour elle-même et son mari, Asklas, et ses parents, Stratonikè et Abaskantos …
6153Stratonikè est porteuse d’un nom dynastique féminin séleucide.
Tymandos
Présence gréco-macédonienne
Culte royal
E‑TYMA‑1
6154Cité et province : Tymandos, Phrygie.
6155Datation : iie siècle après J.‑C.
6156Nature de l’objet et émetteur : dédicace gravée à la demande d’Aelius Télesphoros.
6157Matériau : non renseigné.
6158Dimensions : 127 x 53 (en haut) à 44 (partie centrale) x 68 cm.
6159Lieu de découverte : Büyük Kabaja, dans le jardin de Haji Abdulla Jamisi.
6160Date de découverte : 1885.
6161Bibliographie : Sterrett 1888b, p. 402, n° 589 (Anderson 1898, p. 96‑97, n° 36 ; Ramsay 1907, p. 75, n. 1 ; Ramsay 1924a, p. 664‑665 ; Ramsay 1930b, p. 243‑244) ; MAMA IV, n° 226 et p. xiii (SEG VI, n° 592).
6162Pour les discussions concernant l’origine de ce document, voir Cohen 1995, p. 286.
6163Description du document : piédestal avec moulures au sommet et à la base, brisé à gauche. H. l. : de 2 à 2,2 cm.
Αἴλιος Τελεσφόρ[ος ․ ․ ․ ․ ․ ․] / ἱερεὺς Δειὸς Εὐρ̣[υδαμηνοῦ]· / κατὰ κέλευσιν τοῦ Δ[ειὸς] / ἐκ τῶν εἰδίων ἀναλ[ωμάτων] / ἀνέστησα τὸ ἄγαλμ[α θεοῦ (?)] / Νεικάτορος σὺν τῶ [βάθρω (?)].
Aelius Télesphoros …, prêtre de Zeus Eurydamènos, sur ordre de Zeus, sur ses propres deniers, a érigé la statue du dieu Nikator, avec son piédestal.
6164Cette inscription atteste de la présence dans la cité d’un culte en l’honneur de Séleukos Ier Nikator quatre siècles après la disparition du pouvoir séleucide dans la région. On retrouve le même culte à Konana (voir t. 1, p. 85, 210‑211, 377).
Anthroponymes macédoniens
E‑TYMA‑2
6165Cité et province : Tymandos, Phrygie.
6166Datation : époque impériale romaine.
6167Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande de Zozas et Babéis
6168Matériau : non renseigné.
6169Dimensions : 65 x 114 x 37 cm.
6170Lieu de découverte : Yassıören, à l’école élémentaire (mais l’origine est confuse : voir Drew-Bear, Lubotsky, Üyümez 2008).
6171Date de découverte : 2002.
6172Bibliographie : Drew-Bear, Lubotsky, Üyümez 2008, p. 111‑112, n° 2 (SEG LVIII, n° 1546 bis).
6173Description du document : pierre tombale avec pédiment sur lequel est représenté un aigle ; à gauche, acrotère et décoration florale. H. l. : 1,5 à 2,5 cm.
Ζωσᾶς καὶ Βαβεις Ἀντιόχω Μενέου Αἴθοντος καὶ τοῖ[ς ἑαυτῶν] / γονεῦσιν ζῶσιν καὶ φρονοῦσιν εὐνοίας καὶ μν[ήμης χάριν] / ιος νι σεμον κνουμανι κακον αδακ{ετ} Τιε τιτετικμεν[ος ειτου].
[grec] Zosas et Babéis, pour Antiochos, fils de Ménéas, petit-fils d’Aithon, et pour leurs parents toujours en vie et sains d’esprit, en signe de bonne volonté et en leur mémoire. [phrygien] Celui qui infligera un préjudice à cette tombe sera poursuivi par Zeus.
6174La présence d’un patronyme dynastique séleucide est un indice de l’installation de populations gréco-macédoniennes à l’époque hellénistique, mais aussi de mélanges culturels et biologiques avec les populations locales puisque la famille est manifestement bilingue.
E‑TYMA‑3
6175Cité et province : Tymandos, Phrygie.
6176Datation : ier-iie siècle après J.‑C.
6177Nature de l’objet et émettrice : épitaphe gravée à la demande de Dada.
6178Matériau : non renseigné.
6179Dimensions : non renseignées.
6180Lieu de découverte : Yaztu Veran, dans le cimetière de l’ouest.
6181Date de découverte : 1885.
6182Bibliographie : Sterrett 1888b, p. 392, n° 568.
6183Description du document : grande stèle avec pédiment.
Δάδα Ἀττάλου Γλαύκῳ Οὐιβίῳ Λονγείνῳ τῷ ἀν[δρ]ὶ καὶ [Μ]άρκῳ καὶ ΟΙΙ- - - / [Οὐ]ιβίῳ τοῖς υἱοῖς καὶ ἑαυτῇ μνήμης χάριν.
Dada, fille d’Attalos, pour Glaucus Vibius Longinus, son mari, et Marcus et … Vibius, ses fils, et pour elle-même, en souvenir.
6184Sur la présence d’un patronyme dynastique attalide, voir inscription précédente.
E‑TYMA‑4
6185Cité et province : Tymandos, Phrygie.
6186Datation : époque impériale romaine.
6187Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande de Kleupatra et d’Attalos.
6188Matériau : non renseigné.
6189Dimensions : 83 x 35 (morceau gauche) à 84 (morceau droit) x 40 cm.
6190Lieu de découverte : Yassıören.
6191Date de découverte : non renseignée.
6192Bibliographie : Özlem-Aytaçlar 2010, p. 227, n° 8 (SEG LX, n° 1450).
6193Description du document : pierre tombale avec pédiment brisée en deux morceaux. H. l. : 2 à 3 cm.
Κλευπάτρα Ἀ[τ]τάλου καὶ Ἄτταλος Νεικηφόρου / ἐπόησεν εἰδίῳ πατρὶ μηήμης / Χάριν.
Kleupatra, fille d’Attalos, et Attalos, fils de Néikèphoros, ont fait construire [ce monument] pour leur père, en souvenir.
6194Sur la présence de noms attalides et lagide, voir inscriptions précédentes. La formule de l’inscription laisse supposer que Kleupatra était la fille biologique du défunt alors qu’Attalos avait été adopté.
E‑TYMA‑5
6195Cité et province : Tymandos, Phrygie.
6196Datation : ier-iie siècle après J.‑C.
6197Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande des divers membres de la famille.
6198Matériau : calcaire.
6199Dimensions : 60 x 95 x 42 cm.
6200Lieu de découverte : Yaztu Veran, dans une fontaine, à une demi-heure à l’ouest du village.
6201Date de découverte : 1930.
6202Bibliographie : MAMA IV, n° 257.
6203Description du document : pédiment brisé sur la gauche. H. l. : 2 cm.
[․ ․ ․ ․ κ]α̣ὶ Ὀνησίμου τοῖς εἰδίοις γονεῦσι Παπια[․ ․] / [․ ․ ․ ․ ․]τρὶ Ἰσφυρίδ[ι καὶ] Μακεδόνι Ἀππα Τισάν/[δρω ․ ․ ․]υς Ἰφιδδε[ι Βι]άνορος κατὰ συν〈γ〉ένε/[ιαν ․ ․ ․ ․ ․ ․ ․ ․ ․ ․ ․ ․ ․ ․] μνήμης χάριν.
… et d’Onésimos, pour ses propres parents, Papia(?)… (?)tri, Isphuris et Makédon, Appa, Tisandros (?)us, Iphiddéis, fille de Bianor, qui font partie de la famille … en souvenir.
6204En dépit du caractère lacunaire de l’inscription, la présence du nom Makédon constitue certainement une revendication identitaire, indice de l’installation de populations gréco-macédoniennes à l’époque hellénistique.
Armée romaine
Vétéran
E‑TYMA‑6
6205Cité et province : Tymandos, Phrygie.
6206Datation : ier-iie siècle après J.‑C.
6207Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande du vétéran Gaius Painius Numisius.
6208Matériau : calcaire.
6209Dimensions : panneau 104 x 60 x 39 cm.
6210Lieu de découverte : Yaztu Veran, au-dessus de la porte de la mosquée.
6211Date de découverte : 1930.
6212Bibliographie : MAMA IV, n° 237.
6213Voir Speidel 1980, p. 732‑733, n° 5 (qui rattache ce vétéran à la VII Claudia, sans plus de précision).
6214Description du document : bloc dont les dimensions totales sont impossibles à déterminer. H. l. : 3 cm.
Γάϊος Παίνιος / Νουμίσιος ἱπ/πεὺς οὐετρα/νὸς ληγεῶνος / ἑβδόμης ἑαυτῶ / καὶ τοῖς ἰδίοις.
Gaius Painius Numisius, cavalier, vétéran de la septième légion, pour lui-même et pour les siens.
6215Retiré dans la cité dont il était peut-être originaire, Gaius Painius Numisius avait été durant son service cavalier d’une légion VII dont il est impossible de dire s’il s’agissait de la VII Claudia ou de la VII Gemina.
Tyriaion
Présence iranienne
Anthroponymes iraniens
E‑TYRI‑1
6216Cité et province : Tyriaion, Phrygie.
6217Datation : iiie siècle après J.‑C.
6218Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Mithrès.
6219Matériau : non renseigné.
6220Dimensions : 87 x 45 x 19 cm.
6221Lieu de découverte : Ilgin.
6222Date de découverte : non renseignée.
6223Bibliographie : MAMA VII, n° 126 ; Jonnes 2002, p. 71‑72, n° 331.
6224Voir Robert 1965, p. 94 ; Bru 2017a, p. 262 (qui suggère de repousser la date de l’inscription au début de l’époque byzantine).
6225Description du document : stèle surmontée d’une arche entourée de piliers dans laquelle se trouve un buste féminin avec une coiffure tressée. Sous l’inscription, une croix à gauche et un constantinianum à droite, les deux entourés d’une guirlande. H. l. : 1,5 à 2 cm.
Αὐρ. Μίθρης τῇ ἰδίᾳ ἀδελφῇ / Ἀναστασίᾳ ἀνέστησεν / μνήμης χάριν.
Aurelius Mithrès, pour sa sœur, Anastasia, a fait faire [ce monument], en sa mémoire.
6226Mithrès porte un anthroponyme iranien. La famille est bien entendu chrétienne.
E‑TYRI‑2
6227Cité et province : Tyriaion, Phrygie.
6228Datation : époque impériale romaine.
6229Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Batakès.
6230Matériau : marbre.
6231Dimensions : non renseignées.
6232Lieu de découverte : Ilgin, dans le grand cimetière.
6233Date de découverte : 1897.
6234Bibliographie : Anderson 1898, p. 123, n° 71 ; Jonnes 2002, p. 64, n° 309.
6235Sur le nom Batakès, voir Robert 1963, p. 517‑518 ; Zgusta 1964, p. 122 ; Robert 1965, p. 94 ; Masson 1990, t. 1, p. 204 ; Sekunda 1991, p. 134 et 137 ; Masson 2000, p. 219 ; Bru 2017a, p. 262. Sur le nom Maiphatéis, voir Robert 1963, p. 517‑518 ; Zgusta 1964, p. 280 ; Robert 1965, p. 94 ; Masson 1990, t. 1, p. 157 ; Sekunda 1991, p. 124‑125 ; Bru 2017a, p. 262.
6236Description du document : stèle.
Βατακης Μαιφατει τ/ῇ μητρὶ μνήμης ἕ/νεκεν.
Batakès, à sa mère, Maiphatès, en sa mémoire.
6237Batakès porte un nom probablement iranien, attesté en ce qui concerne Maiphatès.
Présence gréco-macédonienne
Acquisition du statut civique
E‑TYRI‑3
6238Cité et province : Tyriaion, Phrygie.
6239Datation : vers 188 avant J.‑C.
6240Nature de l’objet et émetteur : corpus constitué de trois lettres d’Eumène II dont les deux premières au moins sont des édits royaux.
6241Matériau : marbre.
6242Dimensions : 135 x 67 x 22 cm.
6243Lieu de découverte : village de Mahmuthissar, conservé dans la cour de l’école.
6244Date de découverte : 1997.
6245Bibliographie : Jonnes, Ricl 1997 (SEG XLVII, n° 1745) ; Jonnes 2002, p. 85‑89, n° 393 (SEG LV, n° 1428).
6246Voir BE, 1999, n° 509 ; Schuler 1999 ; Bencivenni 2003, p. 333‑356 ; Sartre 2003, p. 92‑93 ; Savalli-Lestrade 2003, p. 17‑39 ; Savalli-Lestrade 2005, p. 10‑15.
6247Description du document : stèle moulurée au sommet, ébréchée irrégulièrement à droite et brisée au-dessous, ayant souffert du passage de l’eau depuis le sommet jusqu’à la partie inférieure droite. H. l. : 0,8 à 1,5 cm.
Ἀγαθῆι τύχηι· / Βασιλεὺς Εὐμένης Τοριαιτῶν τοῖς κατοικοῦσι / χαίρειν· οἱ παρ’ ὑμῶν ἄνδρες Ἀντιγένης, [Β]ρέννος, / Ἡλιάδης. οὒς ἐπέμψατε συνησθησομένους μὲν ἡ/μῖν ἐπὶ τῶι καταπεπραχότας πάντα παρεῖναι ὑγι/αίνοντας εἰς τὸν τόπον [- -] ἐφ’ οἷς δὴ καὶ χαριστήρια τοῖ[ς] / θεοῖς ἀποδιδόντες π[ρο]σηγάγετε τὰς καθηκούσα[ς] / θυσίας. ἀξ[ι]ώσαντας δὲ δι’ ἣν εἰς τὰ ἡμέτερα πρά/γματα ἔχετε εὔνοιαν ἐπιχωρηθῆναι ὑμῖν πολιτείαν / τε καὶ νόμους ἰδίους καὶ γυμνάσιον καὶ ὅσα τούτοις ἔστι / ἀκόλουθα, ταῦτά τε φιλοτιμότερον ἀπελογίσαντο, καὶ / τὴν προθυμίαν ἐξηγηςάμενοι, διότι πρὸς πάντα / ἀπροφαςίστως ἔχετε τὰ συμφέροντα ἡ[μ]ῖν, ἠξί/ουν τε ἐπινεῦσαι· χάριτας γὰρ τὰς ἐμοὶ προσηκού/σας παρὰ τοῦ πλήθους ὑπάρξειν διὰ παντός, οὔτ[ε] / τῶν λυσιτελῶν ἐμοὶ οὔτε τ[ῶ]ν ἀνανκαίων ἐμοὶ ἀφι[σ]/ταμένων ὑμῶν. Ἐγὼ δὲ ἐθεώρουμ μὲν οὐκ εἰς μικρὰ / διαφέρον ἐμοὶ τὸ συνχωρῆσαι τὰ ἀξιούμενα, πρὸ[ς] με[ί]/ζονα δὲ καὶ πολλὰ πράγματα ἀνῆκον· καὶ γὰρ νῦν ὑμ[ῖν] / γένοιτ’ ἂν βεβαία παρ’ ἐμοῦ δο[θ]εῖσα, ἐκτημένου κυρ[ί]/ως διὰ τὸ παρὰ τῶν κρατησάντων καὶ πολέμωι καὶ σ[υν]/θήκαις εἰληφέναι Ῥωμαίων, ἀλλ’ οὐκ ἡ γραφεῖσα ὑπὸ / τῶν μὴ κυριευόντων· κενὴ γὰρ ἡ χάρις αὕτη καὶ δόλ[ι]/α κρίνοιτ’ ἂν ὑπὸ πάντωγ ἀληθῶς. Ὄμως δὲ διὰ τὴν εὔν[οι]/αν ἢν ἔχετε πρὸς ἡμᾶς καὶ ἐνεδείξασθε ἐν τῶι προς/ήκοντι καιρῶι, συνχωρῶ καὶ ὑμῖν καὶ τοῖς μεθ’ ὑμῶν συνοι/κοῦσιν ἐν χωρίοις εἰς ἓν πολίτευμα συνταχ[θ]ῆναι καὶ νό/μοις τε χρῆσθαι ἰδίοις, οἷς εἰ μέν τισιν αὐτ[οὶ] εὐαρεστεῖτε, / ἀνενέγκατε ἐφ’ ἡμᾶς ὄπως ἐπικρίνωμε[ν π]ρὸς τὸ μηθὲν / ἔχε[ιν] ἐναντίον τοῖς ὑμῖν συμφέρουσιν· εἰ δ[ὲ] μή[[ι]], διασαφή/σατε καὶ δώσομεν τοὺς ἐπιτηδείους καὶ βουλὴν καὶ ἀρχ[ὰς] / καθιστάναι καὶ δῆμον νέμειν εἰς φυλὰς καταμερισθέντα, / καὶ γυμνάσιον ποιησαμένους τοῖς νέοις τιθ[έ]ναι ἄλειμ/μα. Περί τε τοῦ νομίζεσθαι πολίτευμα τὸ ὑμέ[τ]ε[ρ]ον, αὐ/τος ἐν τῇ ἑτέραι ἐπιστολῇ καταρξά[μ]ενος π[ρ]ος[π]εφώνηκ[α]. / Πειρᾶσθε οὗν, τηλικούτων τετευχότες παρ’ ἐ[μο]ῦ τιμί/[ω]ν, ἀποδείκνυσθαι διὰ τ[ῶ]ν ἔργων ἀληθινῶς τὴν ε[ὔν]οιαν ἐν ἅπασι τοῖς καιροῖς (vac.) /.
Βασιλεὺς Εὐμένης Τοριαιτῶν τῆι βοθλῆι καὶ τῶι δήμωι / χαίρειν· ἐπειδὴ συνκεχωρήκαμεν ὑμῖν πολιτείαν τε / καὶ γυμνάσιον, βουλόμεθα φανερὸν ποιῆ[σα]ι τὸ πρό[θυ]/[μον] συναύξοντες ταῦτα, καὶ δίδομεν ὑμῖ[ν ε]ἰς τὸ ἄλεμμα / κατὰ τὸ παρὸν τὴν ἀπὸ τῆς ἀγορανομ[ί]ας πρόσοδον, ἕως ἂν / ἐπισκεψάμενος Ἡρωίδης ὁ ἡμιόλος ἀποτάξῃ ἑτέρων, ἐάν τε ἀπὸ τινος κτἠματος ἢ χώρας, ἐὰν τ’ ἀφ’ ἑτέρου ε[ὐ]/δοκιμάζηι, καὶ τῶν γενημάτων πάντων φέρειν [τὴν] / δεκάτην. [Κ]αθόλου τε γινώσκεθ’ ὅτι, συντη[ροῦν]τες [τὴν] / πρὸς ἡμᾶς εὔνοιαν, πολλαπλασὶων τεύξεσθε φιλανθρώπων. (vac.).
[Β]ασιλ[ε]ὺς Εὐμένης Τοριαιτῶν τῆι βοθλῆι [κα]ὶ τῶι [δήμωι] (vac.) / [χα]ίρειν· Βρέννος καὶ Ὀρέστης, ὃυς ἀπεστ[εί]λα[τε] / [πρεσβευτὰς πρὸς ἡμᾶς/ἐμέ - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -].
À la Bonne Fortune ! Le roi Eumène aux katoikoi de Toriaion, salut ! Les hommes venus de chez vous, Antigénès, Brennos et Héliadès, que vous nous avez envoyés pour me féliciter d’avoir accompli toute chose et d’être revenu en bonne santé en ce lieu – au récit de quoi vous avez offert des sacrifices tout en donnant ce qu’il fallait pour faire des offrandes aux dieux – et pour demander, en raison des bonnes dispositions que vous manifestez à notre égard, de vous accorder une politeia, le droit d’utiliser vos propres lois et de fonder un gymnase et de vous accorder d’autres avantages qui vont avec, ces hommes ont parlé avec beaucoup d’enthousiasme, et après avoir déclaré que vous étiez sincèrement décidés à faire tout ce qui était le plus avantageux pour nous, ils nous ont demandé notre accord. Car ils ont dit que les termes de gratitude qui conviennent à mon égard demeureront éternellement de la part de votre peuple, et que vous ne vous séparerez jamais de ce qui est avantageux et nécessaire pour moi. De mon côté, j’ai observé vraiment que ce n’est pas une mince affaire de vous accorder ce que vous me demandez, dans la mesure où cela touche directement à des affaires de grande importance. En réalité, toute faveur que je vous accorderai maintenant sera durable, puisque j’ai pleine autorité sur ce territoire en vertu du fait que je l’ai reçu des Romains, qui l’ont emporté à la fois à la guerre et lors de la conclusion du traité. Cela ne serait pas le cas d’une faveur décidée par quelqu’un qui n’aurait pas pleine autorité, et une telle faveur serait condamnée à être dépourvue de réalité et illusoire. Cependant, compte tenu de la bonne volonté que vous manifestez envers nous, comme vous l’avez montré au moment opportun, je vous accorde à la fois à vous et à ceux qui vivent avec vous dans des villages, de vous organiser en un corps de citoyens et de faire usage de vos propres lois. Si vous en êtes vous-mêmes satisfaits, soumettez-les-moi, afin que je vérifie qu’elles ne sont pas contraires à vos intérêts. Sinon, faites-le nous savoir et nous vous enverrons les hommes capables de mettre en place à la fois le conseil et les magistrats, de répartir le peuple et de l’assigner aux tribus, de faire construire un gymnase et de fournir l’huile pour les jeunes gens. De plus, que votre cité est officiellement reconnue, je l’ai moi-même déclaré au début de la seconde lettre. Après avoir reçu de si grands honneurs de moi, montrez par vos actes votre bonne volonté dans toutes les situations.
Le roi Eumène au conseil et au peuple de Toriaion, salut ! Étant donné que nous vous avons accordé une politeia et un gymnase, nous désirons rendre manifeste notre bonne volonté en augmentant encore notre faveur, et nous vous donnons maintenant pour l’achat d’huile l’excédent de revenus procuré par l’agoranome, jusqu’à ce qu’Hérôïdès, l’hémiolos, examine l’affaire et y affecte d’autres revenus, que ce soit ceux d’un domaine ou d’un morceau de terre, ou de quelque autre origine qu’il choisisse, de sorte que le dixième du produit en soit collecté. En tout, soyez assurés que si vous conservez votre bienveillance envers nous, vous recevrez souvent de nombreux privilèges.
Le roi Eumène au conseil et au peuple de Toriaion, salut ! Brennos et Orestes, que vous m’avez envoyé comme ambassadeurs … (traduction Sartre 2003, légèrement modifiée).
6248Sur les deux premières lettres d’Eumène, voir t. 1, p. 66‑67, 209, 211, 219, 221‑222, 227, 244. Il faut insister sur le fait que la poliadisation s’étendit aux indigènes qui sont cités explicitement dans la première partie du texte, la mention de ces derniers, ainsi que le fait remarquer C. Brixhe dans le BE, étant très rare, à l’exception de l’Égypte et d’un texte contemporain retrouvé à Apollonia de la Salbakè. En ce qui concerne, le titre hémiolos, il convient de signaler que C. Brixhe exclut qu’il s’agisse du nom d’une fonction administrative au sein de l’administration attalide et penche pour un surnom lié à la valeur militaire du personnage (à noter que cet homme est éventuellement mentionné dans l’inscription E‑PESS‑1). Une troisième ambassade vint auprès du monarque, mais la cassure du bas de la stèle empêche d’en connaître le motif et le résultat.
Anthroponymes macédoniens
E‑TYRI‑4
6249Cité et province : Tyriaion, Phrygie.
6250Datation : iie-iiie siècles après J.‑C.
6251Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Makédôn.
6252Matériau : marbre blanc ou calcaire.
6253Dimensions : 69 x 68 x 26 cm.
6254Lieu de découverte : Gökceyurt, dans la maison Veysel Özbakan.
6255Date de découverte : non renseignée.
6256Bibliographie : Jonnes 2002, p. 93, n° 410.
6257Description du document : stèle brisée sur sa partie inférieure gauche représentant une entrée de temple (?) entourée de deux colonnes avec, sous l’arche, une femme à gauche, un homme à droite et entre eux un enfant. Au-dessus d’eux, un panier, une broche, un marteau et une quenouille. H. l. : 2 cm.
Μακεδὼν Ταυρίῳ / αὐώρῳ μνήμης χάριν / [- - - - ]α πατρὶ καὶ Εἰρή/[νῃ μη]τρὶ ζῶσιν.
Makédôn, pour Taurios, mort prématurément, en souvenir … son père, et Eirènè, sa mère, de leur vivant.
6258Le commanditaire de l’inscription était porteur d’un anthroponyme qui est probablement une revendication identitaire.
E‑TYRI‑5
6259Cité et province : Tyriaion, Phrygie.
6260Datation : iie-iiie siècles après J.‑C.
6261Nature de l’objet et émetteurs : épitaphe gravée à la demande des enfants d’un père anonyme.
6262Matériau : non renseigné.
6263Dimensions : non renseignées.
6264Lieu de découverte : Mahmuthisar.
6265Date de découverte : 1897.
6266Bibliographie : Anderson 1898, p. 124, n° 80 ; Jonnes 2002, p. 83, n° 387.
6267Description du document : stèle avec la représentation au-dessous du texte de deux femmes, celle de gauche tenant peut-être un marteau.
Αὐρ. Σελευκία καὶ Α[ἴ]λιος καὶ Δέκμος τῳ / ἰδίῳ πατρὶ γλυκυ/τά[ῳ] μχ.
Aurelia Séleukia et Aelius et Decmus, à leur père très cher, en souvenir.
6268Aurelia Séleukia était porteuse d’un nom qui est une version féminine d’un anthroponyme dynastique séleucide.
Armée romaine
Troupier
E‑TYRI‑6
6269Cité et province : Tyriaion, Phrygie.
6270Datation : iie-iiie siècles après J.‑C.
6271Nature de l’objet et émetteur : épitaphe gravée à la demande de Flavius Alkibiadès.
6272Matériau : marbre.
6273Dimensions : non renseignées.
6274Lieu de découverte : lieu-dit Mahmoud-Assar, dans la mosquée.
6275Date de découverte : 1897.
6276Bibliographie : Anderson 1898, p. 124, n° 79 (IGRR III, n° 241) ; Jonnes 2002, p. 83, n° 386.
6277Description du document : pierre brisée sur sa partie gauche.
[Ἔτους -]παʹ· Φλ. Ἀλκιβιάδη/[ς] στρατιώτης / [ἰπ]πεὺς Κυρίλλῃ / [τῇ] συνβίῳ γ(λ)υκυ/τάτῃ μνήμης / χάριν.
L’an (?), Flavius Alkibiadès, soldat, cavalier, à sa très chère épouse, Kyrilla, en souvenir.
6278Flavius Alkibiadès était cavalier, mais il ne précise pas s’il appartenait à une légion ou à une troupe auxiliaire, cohorte equitata ou aile. Il est possible d’émettre l’hypothèse que cette dernière solution est la bonne dans la mesure où l’homme aurait probablement fait figurer son appartenance à une unité d’élite. Son positionnement dans la cité est certainement à mettre en rapport avec son appartenance à une statio. On ne voit pas ce qui pousse Anderson 1898 à envisager la possibilité que ce couple ait été chrétien.
Esclave impérial enrégimenté
E‑TYRI‑7
6279Cité et province : Tyriaion, Phrygie.
6280Datation : époque impériale romaine.
6281Nature de l’objet et émetteur : dédicace gravée à la demande de Kosmiôn.
6282Matériau : non renseigné.
6283Dimensions : 67 x 37 x 35 cm.
6284Lieu de découverte : Eldeş, dans un cimetière.
6285Date de découverte : 1897.
6286Bibliographie : Anderson 1898, p. 123, n° 70 (OGIS, n° 550 ; MAMA VII, n° 135, qui situe le monument à Hadrianopolis) ; Jonnes 2002, p. 90, n° 396.
6287Description du document : non renseignée ; en bas et au milieu du champ épigraphique, relief représentant le buste de Zeus avec deux tiges de blé par-dessus l’épaule gauche et à sa droite un éclair ou une gerbe de céréales. H. l. : 1,5 à 2,5 cm.
Κοσμίων κυρίου Καίσα/ρος οὐέρνας εἰρη/νάρχης Διὶ Με/γίστω εὐ/χήν.
Kosmiôn, esclave de notre seigneur César, irénarque, à Zeus Mégistos, en accomplissement d’un vœu.
6288Sur le rôle de cet homme, voir t. 1, p. 67 (il convient de rappeler que les carrières de Synnada étaient surveillées par des esclaves impériaux montés [voir E‑DORY‑25]). Sa dédicace à Zeus Mégistos peut tout aussi bien s’adresser au maître de l’Olympe qu’à un grand dieu local ayant connu une interpretatio.
Village d’Ilias
Armée romaine
Centurion
E-VIIL‑1
6289Lieu et province : village d’Ilias, Phrygie.
6290Datation : première moitié du iie siècle après J.‑C. (?).
6291Nature de l’objet et émetteur : dédicace gravée à la demande d’Ulpius Valerius Longus.
6292Matériau : non renseigné.
6293Dimensions : non renseignées.
6294Lieu de découverte : dans des ruines, à trois quarts d’heure de marche à l’est d’Ilias.
6295Date de découverte : 1885.
6296Bibliographie : Sterrett 1888b, p. 419, n° 616 (CIL III, n° 7057 ; IGRR IV, n° 879 ; Kearsley, Evans 2001, n° 145).
6297Description du document : bloc rectangulaire brisé de tous les côtés.
[Vict]oriae A[ugus/ti s]acr(um Ul[pius / Val]erius Lo[ngus c(enturio)] / Νίκ]ῃ Σεβας[τοῦ / Οὔλπι]ος Οὐαλ[έριος / Λό]νγος ἑκατοντάρχης.
À Victoria Augusti, Ulpius Valerius Longus, centurion. Pour la victoire de l’empereur, Ulpius Valerius Longus, centurion.
6298Ce type de dédicace à Victoria Augusti était particulièrement fréquent dans l’armée romaine. Il est dommage que ce centurion n’ait pas mentionné son unité d’affectation, si bien qu’on ne saurait dire s’il était de passage dans la région ou bien affecté sur place à une statio.
Village de Kilter
Armée romaine
Exactions commises par des soldats
E‑VIKI‑1
6299Lieu et province : village de Kilter, Phrygie.
6300Datation : 187‑191 après J.‑C.
6301Nature de l’objet et émetteur : subscriptio du proconsul Titus Flavius Sulpicianus.
6302Matériau : marbre.
6303Dimensions : 38 x 56 cm.
6304Lieu de découverte : à environ un demi-mille du village, dans le bâti d’une fontaine.
6305Date de découverte : 1955.
6306Bibliographie : Hauken 1998, p. 188‑202 (SEG XLVIII, n° 1514) ; MAMA XI, n° 134.
6307Description du document : dalle brisée en haut et en bas, ébréchée à droite ; la surface est érodée. H. l. : 1,7 à 2 cm.
[- - - χαίρειν· ἀνέγνων τὸ βιβλίδιον τοῦ] / [δεῖνος τὸ ἐπιδοθὲν τῷ λαμπροτάτῳ ἀν]/[θυπά]τ̣ῳ [Τ(ίτῳ) Φλ(αουΐῳ) Σου]λ̣πικιανῷ ὡς τῶν [χωρί]/ω̣ν αὐτοῦ τῶν τ̣ε̣ ἄλλων καὶ μάλιστα Ζ̣[.] / μου καὶ Μαδιλου ἐνοχλουμένων ὑπὸ / στρατιωτῶν καὶ ὑπογραφὴν τὴν / ὑπογ̣[ε]/γραμμένην (vac.) ὁ ἀξιολογώτατος Λ̣ίγυ[ς] / μὴ ἐπηρεάζεσθαί σου τὰ χωρία κατὰ [μη]/δένα τρόπον φ[ρον]τίσει · τοῦ αὐτοῦ δὲ [καὶ] / ὁ ἀξιολογώτα[τ]ο̣ς χειλίαρχος πρόνο[ιαν] ποιήσεται· ἂν οὖν τις τῶν ὑπ᾿ ἐμοὶ τ[ε]/ταγμένων στρατιωτῶν διαπορευόμ[ε]/νος τὰ τοῦ δεσπότου σου χωρία ἤτοι ὁ[δη]/γὸν αἰτῶν ἢ ἄριστον ἢ δεῖπνον ἢ εἴ τι ἄλλο / τοιοῦτο ἐνοχλήσῃ ὅπερ ὅ τε λαμπρότα̣/τ̣ο̣ς̣ ἡ̣[γεμὼν - - -].
… salutations. J’ai lu la pétition de … présentée au très illustre procons]ul [T. Favius Su]lpicianus, prétendant que ses domaines, et particulièrement Z[?]mos et Madilos, ont été molestés par les soldats et [j’ai aussi lu] la réponse écrite ci‑dessous. « Le très honorable Ligys s’assurera que vos domaines n’ont été molestés en aucune façon. Le très honorable tribun y prendra aussi garde ». En conséquence, si l’un des soldats placés sous mes ordres, en route à travers les domaines de votre maître, fait preuve de mauvaise conduite en demandant un guide, ou le petit-déjeuner, ou le dîner, ou tout autre chose, que le très illustre [proconsul] …
6308Ce texte interdit aux soldats de la cohors I Raetorum equitata d’Euménéia et de la statio d’Apamée d’exiger des habitants des domaines ici mentionnés plus que la législation le permet. Il s’agit d’un témoignage particulièrement intéressant sur les brutalités commises par la soldatesque à l’encontre de la paysannerie phrygienne qu’elle aurait dû théoriquement protéger (sur cet épisode, voir t. 1, p. 272‑273 et inscription E‑APAM‑13 ci‑dessus).
Notes de bas de page
1 Sauf mention contraire, toutes les traductions sont de l’auteur.
2 L’auteur tient à remercier M. Patrice Hamon, de l’université Paris-Sorbonne, pour l’aide précieuse apportée dans la traduction de cette inscription particulièrement difficile et de la suivante.
3 L’auteur tient à remercier Mme Mireille Courrént, du département de Lettres de l’UPVD, pour avoir attiré son attention sur cela ; son hypothèse est confirmée par les remarques de R. Merkelbach et J. Stauber, ainsi que celles d’E. Samama.
4 Ce texte a été positionné en première place parmi ceux concernant Aelius Stratoneikos, dans la mesure où il est le seul mentionnant son activité militaire.
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