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                Les Belles Lettres
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            Derniers livres publiés sur Les Belles Lettres
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                    Daimōn
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                        <![CDATA[
                            &lt;p&gt;Les mythes grecs parlent de dieux et de héros, et les cités étaient pleines de sanctuaires où les honorer. Mais la poésie archaïque fait apparaître ce qui semble être un troisième type de puissance divine, à savoir le &lt;i&gt;daimōn&lt;/i&gt;.&lt;br/&gt;Que recouvre précisément cette notion dans les textes poétiques des périodes archaïque et classique ? A-t-elle par ailleurs une portée cultuelle ? C’est là l’objet de cet ouvrage. Plus précisément, l’autrice analyse les occurrences de &lt;i&gt;daimōn&lt;/i&gt; – radicalement différent de notre démon moderne – dans la poésie épique, tragique, mélique, tout en le cherchant aussi dans les pratiques rituelles.&lt;br/&gt;Il apparaît alors que si le terme &lt;i&gt;daimōn&lt;/i&gt;, au pluriel, peut désigner les dieux, le mot employé au singulier renvoie à une action divine dont l’être humain pris pour cible, en bien ou en mal, ne peut identifier la source. De manière poétique, il désigne la distribution des biens et des maux qui caractérise la vie humaine. Le recours au terme de &lt;i&gt;daimōn&lt;/i&gt; souligne ainsi la part d’incertitude constitutive d’un système polythéiste, pluriel et foisonnant, dont la présente étude permet de mieux appréhender la complexité, tant en matière de représentations que de pratiques.&lt;/p&gt;
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                                            Vinciane Pirenne-Delforge                                    </dc:creator>
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                    Les Belles Lettres
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                    Recherches sur les agronomes latins
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                                            <![CDATA[
                            &lt;p&gt;Constatant, voici plus de vingt ans, qu’une civilisation « s’intéresse surtout à elle-même, et ne s’adresse aux autres civilisations que dans la mesure où elle y retrouve un message pour elle », M. Jacques Perret affirmait que, pour le critique ou le professeur voué aux études de littérature, l’essentiel est de posséder « une âme ouverte aux souffles de son temps ». Il se trouvait dès lors conduit à se demander si, dans le domaine des lettres latines, « la recherche des sources conçue comme moyen privilégié de comprendre une œuvre » n’avait pas donné tout ce qu’elle pouvait donner ; et, prenant l’exemple de Nisard, « qui faisait le procès des romantiques sur le dos de Lucain » et donnait ainsi au poète une nouvelle vie, en le mêlant aux polémiques de l’actualité, il ajoutait : « Chaque grande époque a renouvelé et approfondi sa connaissance du passé et des grands hommes du passé, par la vertu des problèmes nouveaux qu’elle leur demandait de l’aider à résoudre. Virgile, Lucrèce, Tacite, Cicéron attendent peut-être &lt;i&gt;nos&lt;/i&gt; questions, celles d’aujourd’hui ».&lt;/p&gt;
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                    2025-09-23
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                                            Régis F. Martin                                    </dc:creator>
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                    Les Belles Lettres
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                    Construction de l’« Odyssée »
                </title>
                         
                <description>
                                            <![CDATA[
                            &lt;p&gt;L’&lt;i&gt;Odyssée&lt;/i&gt; donne une impression d’immensité dans le temps et dans l’espace. Elle le doit à l’étendue et à la diversité de sa matière. Outre la géographie d’Ulysse traversant de bout en bout, dans tous les sens, l’Egée et la Méditerranée, elle possède un élément historique, la guerre de Troie, déjà vieille d’environ cinq siècles quand Homère écrit un poème où il en insère quelques souvenirs, comme les ruses d’Ulysse devant et dans Ilion, et le fameux épisode du cheval de Troie. Ce n’est pas tout. Elle contient encore d’une part des histoires, celles des retours de plusieurs héros après le sac de Troie, Agamemnon, Ménélas, Nestor, surtout Ulysse naturellement, et d’autre part ce que l’on peut appeler des contes sur les années passées ; le plus long de ces contes est celui que relate Ulysse dans le palais d’Alcinoos lors de son bref passage au pays des Phéaciens, conte souvent fantastique où la magie et les monstres ont leur part.&lt;/p&gt;
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                https://books.openedition.org/lesbelleslettres/11618
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                    2025-04-14
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                                            Édouard Delebecque                                    </dc:creator>
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                    Les Belles Lettres
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                            <title>
                    La Mystagogie de Proclos
                </title>
                         
                <description>
                                            <![CDATA[
                            &lt;p&gt;Le terme « mystagogie » est appliqué par le disciple et biographe de Proclos, Marinos, à la philosophie de Platon, et il en marque à ses yeux la supériorité à l’égard de l’enseignement d’Aristote, celle de l’initiation parfaite vis-à-vis de ses préparations. Proclos lui-même l’emploie à maintes reprises pour qualifier la démarche de son maître. Et il nomme ainsi sa propre méditation qu’il veut aussi fidèle que possible à celle de Platon.&lt;br /&gt;Ce mot μυσταγωγία est complété la plupart du temps par περὶ τῶν θείων ou θεῶν. Platon aurait reçu d’Orphée et de Pythagore des traditions secrètes concernant les mystères divins qu’il nous livrerait sous formes d’énigmes. On trouve en effet dans l’étymologie de μυσταγωγία, d’une part μύστης qui évoque l’idée de secret, d’autre part ἀγωγή qui explicite celle d’initiation. L’idée suggérée est donc celle d’une sagesse qui n’est pas seulement spéculative, mais transformante.&lt;br /&gt;Bien entendu, cette sagesse culmine dans le &lt;i&gt;Parménide&lt;/i&gt;, qui est une théogonie, « le chant de la genèse des dieux et de tout ce qui existe à partir de la cause ineffable et inconnaissable de l’univers ». Mais tous les dialogues platoniciens « participent à cette sagesse divinement inspirée ». C’est dire que la philosophie tout entière trouve ici son mouvement et son ordre. Elle s’enracine dans les mythes et les mystères, elle s’efforce de dégager leur sens et de promouvoir leur orientation avec la rigueur qui lui est propre.&lt;/p&gt;
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                                        <dc:creator>
                                            Jean Trouillard                                    </dc:creator>
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                    Les Belles Lettres
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                    Tite-Live et la mise en scène de l&#039;Histoire
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                <description>
                         
                        <![CDATA[
                            &lt;p&gt;Le conflit patricio-plébéien, aussi connu sous le nom de conflit des ordres, est un épisode majeur de l’histoire des débuts de la République romaine. La jeune cité de Rome est alors le théâtre d’un conflit social lancinant qui dura près de deux siècles et menaça l’existence même de la ville. Il aurait opposé, comme le nom qu’on lui a donné l’indique, les plébéiens en quête d’émancipation et de droits nouveaux, aux patriciens soucieux de préserver leurs prérogatives.&lt;br/&gt;Cet épisode déterminant pour la formation des institutions romaines nous est principalement connu grâce à une source littéraire : l’&lt;i&gt;Ab Vrbe condit&lt;/i&gt;a de Tite-Live. Dans son oeuvre, ce dernier ne se contente pas de relater les faits de manière objective et sans distorsion : il les met en scène et les interprète dans le cadre d’un récit soigneusement élaboré qui a souvent une finalité édifiante. Le conflit des ordres ne fait pas exception.&lt;br/&gt;Le présent ouvrage s’attache dès lors à décrypter et analyser les ressorts narratifs qui sous-tendent la représentation du conflit patricio-plébéien par Tite-Live, identifiant un schéma actantiel caractérisé par une dialectique de contrastes et montrant l’ampleur de la réélaboration de cet épisode majeur de l’histoire romaine.&lt;/p&gt;
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                                            Nicolas Meunier                                    </dc:creator>
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                    Les Belles Lettres
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                            <title>
                    Le Moyen Âge et ses chansons
                </title>
                         
                <description>
                         
                        <![CDATA[
                            &lt;p&gt;Les chansons dites populaires ne sont ni aussi anciennes ni aussi naïves qu’elles le paraissent. On le sait, mais on ne peut s’empêcher de leur chercher des ancêtres, chez qui ces caractères seraient authentiques. On remonte ainsi jusqu’au Moyen Âge et on constate que les chansons médiévales entretiennent la même illusion, aimant à se faire passer pour anciennes ou populaires, même quand elles ne le sont pas.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pourquoi sommes-nous sensibles à la séduction d’une poésie qui se donne pour enracinée dans les profondeurs du passé et dans l’enfance des individus et des peuples ? Pourquoi la poésie de toutes les époques, même les plus reculées, équilibre-t-elle ses productions nouvelles et savantes par d’autres marquées artificiellement des signes de l’ancienneté et de la simplicité ? En quoi ce trait appartient-il à la nature même de la littérature ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ces questions sont étudiées ici à travers l’exemple des chansons, particulièrement parlantes en la matière. Ce corpus enchanteur est l’occasion pour Michel Zink de proposer une promenade dans un paysage sonore qui a su traverser les époques et s’inviter dans la littérature jusqu’à la période contemporaine.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cet ouvrage comprend la leçon inaugurale de Michel Zink au Collège de France et le cours qui l’a prolongée.&lt;/p&gt;
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                                        <dc:creator>
                                            Michel Zink                                    </dc:creator>
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                            <title>
                    La Maladie de l’âme
                </title>
                         
                <description>
                         
                        <![CDATA[
                            &lt;p&gt;
	La maladie de l’âme... la belle expression platonicienne n’a de cesse d’être d’actualité. Non seulement elle est prompte à revenir d’époque en époque, mais elle semble particulièrement friande de la nôtre. Que cette maladie désigne une vague tristesse, un &lt;em&gt;taedium vitae, &lt;/em&gt;ou, plus grave, une dépression, elle implique tout à la fois la souffrance morale et la souffrance physique. L’âme et le corps sont divisés mais se retrouvent dans la douleur si bien que « la maladie de l’âme vient de ce que nous avons un corps ». De ce constat paradoxal Jackie Pigeaud tire une histoire, celle du triomphe du dualisme, du fardeau de l’âme et du corps contraints à être séparés et ensemble à perpétuité. Cette histoire trouve son origine dans le monde grec, et plus exactement dans sa philosophie. La division entre maladies de l’âme et autres maladies, c’est-à-dire maladies du corps, appartient à la philosophie. La médecine aurait été bien soulagée de cette partition. Est-ce à dire qu’elle n’entendait pas être philosophique ? Sans doute : Hippocrate en offre un bon exemple. L’accord, tacite, est le suivant : l’âme appartient au philosophe et le corps au médecin. Cicéron s’occupe des passions et Galien suspend son jugement dès qu’il approche la &lt;em&gt;psyché. &lt;/em&gt;Chacun y trouve son compte mais les conséquences sont importantes : la partition du champ des maladies, la place du « malade » dans la société, les traitements à apporter, notamment à la folie, dépendent de ce dualisme initial. Si le legs de la médecine gréco-romaine est riche, il est aussi fort lourd et trouve des développements tout au long de l’histoire de la médecine, jusqu’à la constitution au XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle de la psychiatrie.&lt;br/&gt;
	D’une écriture et d’une pensée personnelles et profondes, ce livre est un essai sur l’histoire de la pensée médicale, depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours. &lt;em&gt;La Maladie de l’âme &lt;/em&gt;a été un succès dès sa parution, et ce succès n’a pas été démenti depuis. L’ouvrage n’était malheureusement plus disponible : « les livres ont leur destin » commentait l’auteur. Avec cette édition revue et augmentée, accompagnée d’une préface nouvelle, le livre connaît enfin le sort qu’il mérite.&lt;/p&gt;

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                    2024-02-22
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                                        <dc:creator>
                                            Jackie Pigeaud                                    </dc:creator>
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                            <title>
                    En quête de Ninive
                </title>
                         
                <description>
                         
                        <![CDATA[
                            &lt;p&gt;
	En 1842, des archéologues français entament des fouilles aux environs de Mossoul pour retrouver Ninive, la célèbre ville biblique. L’entreprise est couronnée de succès : ils exhument des palais anciens et de nombreuses inscriptions en écriture « cunéiforme ». Il faut alors des années de recherches et tout le génie de savants comme Jules Oppert (1825-1905) pour déchiffrer ces inscriptions et comprendre la langue sémitique dans laquelle elles sont écrites : l’assyrien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Ces découvertes font la une de l’actualité scientifique et déclenchent même de vives polémiques, par exemple lorsqu’il faut admettre que les caractères cunéiformes ont été créés pour noter une langue non sémitique, le sumérien. Sans parler du séisme provoqué par la mise au jour d’une version assyrienne du récit du Déluge, antérieure à la Bible !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Rappelant le contexte de concurrence internationale acharnée (notamment entre Anglais, Allemands et Français) et les avaries techniques liées aux conditions rudimentaires de ces explorations lointaines, l’ouvrage de Dominique Charpin raconte la naissance et le développement d’une discipline, l’assyriologie. Il montre les savants au travail, au gré des inflexions de la recherche sur le terrain, de l’évolution du contexte politique et des techniques.&lt;/p&gt;

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                    2023-01-18
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                                        <dc:creator>
                                            Dominique Charpin                                    </dc:creator>
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                    Les Belles Lettres
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                            <title>
                    Cultes &quot;héroïques&quot; romains
                </title>
                         
                <description>
                                            <![CDATA[
                            &lt;p&gt;
	"Le sujet de cet ouvrage, &lt;em&gt;Cultes « héroïques » romains&lt;/em&gt;, est apparemment paradoxal. En Grèce, les cultes héroïques sont très anciens, nombreux, longtemps prospères ; leur diversité est inouïe. Friedrich Pfister en a répertorié environ cinq cents.&lt;br /&gt;
	À Rome, semble-t-il, il en va tout autrement et sur les deux volumes que Pfister consacre au culte des reliques dans l’Antiquité, c’est-à-dire, en définitive, au culte des héros, ce savant n’a pas cru devoir consacrer plus de quelques pages, sèches et décourageantes, aux héros romains. On connaît, bien sûr, le culte du fondateur Romulus, divinisé en Quirinus ; mais comme cet exemple est isolé, on le trouve suspect ; peu de savants y voient autre chose qu’un outil de propagande mis au service de la famille des &lt;em&gt;Iulii,&lt;/em&gt; une affabulation un peu cynique, habilement exploitée par César et Auguste. Nous sommes bien loin de partager ce scepticisme."&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	À travers les exemples de Hercule, Énée, Romulus et Servius Tullius, cet ouvrage analyse le sens que revêtait pour les Romains l'appellation de "héros" et présente les cultes dont ceux-ci faisaient l'objet. &lt;/p&gt;
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                    2023-01-03
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                                        <dc:creator>
                                            Bernadette Liou                                    </dc:creator>
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                    Les Belles Lettres
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                            <title>
                    Les manuscrits d’Onésandros
                </title>
                         
                <description>
                                            <![CDATA[
                            &lt;p&gt;
	Aucune étude d'ensemble n'a jamais été faite de la tradition manuscrite du traité d'art militaire d'Onésandros, le Στρατηγιϰός. Tel est l'objet de cet ouvrage. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	La tradition du Στρατηγιϰός d’Onésandros est représentée uniquement par des manuscrits. Aucun fragment de papyrus, que je sache, ne nous a conservé la moindre partie de ce texte. Par ailleurs, la tradition indirecte est virtuellement inexistante. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	J’ai pu étudier sur les originaux ou sur des photographies vingt-deux manuscrits présentant le texte d’Onésandros : cinq manuscrits byzantins et dix-sept manuscrits de philologues, écrits en Occident au temps de la Renaissance. Trois manuscrits de la fin du xvi&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, connus par des recensions anciennes, ont échappé à mes recherches, soit qu’ils aient disparu depuis la date à laquelle ils furent utilisés, comme il arriva souvent pour les manuscrits ne contenant qu’un court texte isolé, soit qu’ils demeurent conservés dans des collections privées dont il n’existe pas de catalogue, ce qui est vraisemblable au moins pour un ou deux d’entre eux. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Peu d’auteurs de l’antiquité grecque classique offrent au philologue une tradition aussi richement représentée en manuscrits très anciens. Cette particularité s’explique par le regain de faveur que connurent au x&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle les ouvrages de technique militaire. Sous l’impulsion de Léon le Philosophe, prince éclairé, auteur lui-même (tout au moins par l’intermédiaire de ses secrétaires ou chanceliers) d’une énorme compilation sur la science militaire connue sous le nom de &lt;em&gt;Tactiques&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;Tactique de l’empereur Léon&lt;/em&gt;, on se remit à étudier les traités de stratégie, de tactique et de poliorcétique. Des spécialistes, sur l’ordre de l’empereur Léon et de ses successeurs, ou même peut-être simplement des amateurs, recueillirent ce qui, de la tradition manuscrite en onciale, avait échappé aux injures du temps.&lt;/p&gt;
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                    2022-11-20
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                                        <dc:creator>
                                            Alphonse Dain                                    </dc:creator>
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                    Les Belles Lettres
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                            <title>
                    La Justice du dialogue et ses limites
                </title>
                         
                <description>
                         
                        <![CDATA[
                            &lt;p&gt;
	Le point de départ de cette étude est l’examen du caractère expressément agonistique du &lt;em&gt;Gorgias&lt;/em&gt;. En situant le dialogue de manière originale par rapport aux contemporains de Platon, en particulier Xénophon, et aux interprétations anciennes, notamment celle d’Olympiodore d’Alexandrie, et en s’appuyant sur une analyse textuelle attentive, l’ouvrage prend le contre-pied des principaux types d’interprétation du &lt;em&gt;Gorgias&lt;/em&gt;, sur des points aussi fondamentaux que le statut de l’&lt;em&gt;elenchos&lt;/em&gt; et de la rhétorique, sur le sens du paradoxe socratique, et sur la cohérence du dialogue, pourtant souvent contestée. Le livre défend ainsi plusieurs thèses essentielles à la pleine compréhension de la portée du &lt;em&gt;Gorgias&lt;/em&gt;. Il montre comment la dialectique de Socrate comporte deux fonctions distinctes, selon le contexte et l’interlocuteur : réfuter et démontrer d’une part, persuader par des moyens extralogiques d’autre part. Socrate emploie en effet dans un sens à la fois conventionnel et philosophique les notions de correction, de rhétorique, de politique et de honte. Ainsi le livre montre comment la dialectique socratique dans le &lt;em&gt;Gorgias&lt;/em&gt; se confronte à la rhétorique et à la politique véritables, auxquelles Socrate fait souvent allusion dans le dialogue. L’échec dialectique final sur lequel s’achève le &lt;em&gt;Gorgias&lt;/em&gt; révèle, comme nul autre dialogue platonicien, ce sur quoi porte précisément le conflit entre le discours et la vie du philosophe, soucieux de justice, et le discours et la vie du rhéteur-politique, avant tout préoccupé par le pouvoir et le plaisir. De l’étude de cette présentation et de ce diagnostic du conflit, se dégage ainsi la nature même des obstacles à la vie philosophique. &lt;/p&gt;

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                    2022-11-14
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                                        <dc:creator>
                                            François Renaud                                    </dc:creator>
                                                    <dc:publisher>
                    Les Belles Lettres
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                    Le Héros et la déesse
                </title>
                         
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                        <![CDATA[
                            &lt;p&gt;
	Trop humain selon les uns, manquant de cœur selon les autres, Énée est-il un héros raté ? Les dieux de l’&lt;em&gt;Énéide&lt;/em&gt; sont-ils des personnages au même titre que les personnages humains ou doivent-ils être lus de façon allégorique ?&lt;br style="font-size: 16px; caret-color: rgb(0, 0, 0); color: rgb(0, 0, 0); font-family: AvenirLTStd-Roman, Arial, sans-serif;"/&gt;
	La présente étude affronte le double problème du personnel humain et du personnel divin dans l’&lt;em&gt;Énéide&lt;/em&gt;. Elle est le fruit d’une réflexion sur l’apport de la narratologie et des théories de la lecture à l’étude des personnages dans l’épopée latine : en abordant la question en termes d’effets de lecture (l’effet-personnage), on peut envisager à la fois l’aspect affectif et projectif de la lecture, et sa dimension herméneutique. Après une partie liminaire qui vise à définir les contours de la notion d’effetpersonnage, Énée puis Junon, le héros et la déesse qui est sa grande opposante, font chacun l’objet d’une étude détaillée : les effets de lecture et leurs variations au fil du récit permettent d’apporter un éclairage nouveau sur la question de la structure de l’œuvre, sur la conception de l’héroïsme qui se dégage de l’&lt;em&gt;Énéide&lt;/em&gt; (engageant l’interprétation idéologique de l’épopée) ainsi que sur l’esthétique de Virgile. &lt;/p&gt;

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                https://books.openedition.org/lesbelleslettres/28784
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                    2022-11-14
                </dc:date>
                                        <dc:creator>
                                            Judith Rohman                                    </dc:creator>
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                    Les Belles Lettres
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            <item rdf:about="https://books.openedition.org/lesbelleslettres/28654">
                            <title>
                    Le roi Hérode
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                <description>
                         
                        <![CDATA[
                            &lt;p&gt;La réputation détestable d’Hérode n’est plus à faire : tyran infanticide pour les chrétiens qui l’ont immortalisé dans le massacre des Saints Innocents, roi étranger haï de son peuple d’après la tradition juive, dynaste exotique méprisé par l’opinion selon l’historiographie romaine… L’interférence constante du religieux dans le discours historique a fabriqué une légende noire où se reflète l’ombre monstrueuse des dictateurs modernes. Pourtant, les images stéréotypées qui s’accumulent, cristallisant sur Hérode de multiples représentations collectives, s’imbriquent les unes dans les autres sans jamais convaincre tout à fait.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ce livre entreprend de déconstruire la légende en mobilisant toutes les sources disponibles, en proposant une relecture intertextuelle des documents, en contextualisant les rumeurs dans leur environnement réel et en interprétant les textes à la lumière des données concrètes révélées par l’archéologie.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Loin de régner depuis la tanière d’un tyran dans un paysage confus de crime et de châtiment, Hérode se révèle comme un roi qui eut ses partisans à Jérusalem autant que ses adversaires, comme un grand bâtisseur qui modernisa son royaume, comme un pionnier qui fit fleurir le désert de Judée. Son règne inaugura une fusion entre les apports de l’hellénisme, de la Rome impériale et des cultures juive et arabe, dont la continuité est caractéristique du Proche-Orient antique.  &lt;/p&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
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                    2022-09-29
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                                        <dc:creator>
                                            Édith Parmentier                                    </dc:creator>
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            <item rdf:about="https://books.openedition.org/lesbelleslettres/16060">
                            <title>
                    Galien de Pergame
                </title>
                         
                <description>
                         
                        <![CDATA[
                            &lt;p&gt;
	Galien (second siècle après J.-C.) fut un des plus grands médecins de l’Antiquité. Théoricien en même temps que praticien, il nous a laissé de très nombreux ouvrages scientifiques, où il traite de la médecine sous toutes ses formes ainsi que des disciplines apparentées. À maintes reprises, il y évoque incidemment des épisodes de sa carrière, qui se déroula en grande partie à Rome.&lt;br/&gt;
	Ce sont ces précieuses pages autobiographiques qui ont été traduites, annotées et replacées dans leur contexte. Elles intéresseront non seulement les médecins humanistes, mais aussi les historiens de la philosophie ancienne – car Galien se voulait philosophe en même temps que médecin – et, d’une manière plus générale, tous les lettrés que passionne la culture antique.&lt;/p&gt;

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                    2022-09-15
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                                        <dc:creator>
                                            Paul Moraux                                    </dc:creator>
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                    Les Belles Lettres
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            <item rdf:about="https://books.openedition.org/lesbelleslettres/13448">
                            <title>
                    Terre natale
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                <description>
                                            <![CDATA[
                            &lt;p&gt;
	L’existence du patriotisme romain n’est pas à prouver et l’inspiration nationale et patriotique nourrit un thème majeur de la littérature latine. « La littérature a suivi le destin de la Ville, grandissant avec elle et fléchissant à son déclin », écrit H. Bardon. « Rome avait imposé sa langue, elle avait créé des pensées, suscité des états d’âme qui portaient sa marque. Sa littérature exprima cette originalité multiple. Les meilleurs écrivains classiques ont chanté la Ville ; historiens ou poètes, ils ont dit la geste des héros archaïques, les luttes douloureuses de la liberté et de la conquête puis les règnes des empereurs. Le destin de Rome revit avec sa littérature, forte comme un sentiment ». Mais Rome était-elle une patrie ?&lt;/p&gt;
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                    2022-07-07
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                                        <dc:creator>
                                            Madeleine Bonjour                                    </dc:creator>
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                    Les Belles Lettres
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            <item rdf:about="https://books.openedition.org/lesbelleslettres/13013">
                            <title>
                    Sept légendes grecques
                </title>
                         
                <description>
                                            <![CDATA[
                            &lt;p&gt;
	&lt;span style="font-size:12px;"&gt;&lt;span style="font-family:georgia,serif;"&gt;L’auteur doit une explication sur le caractère particulier de cet ouvrage où la recherche érudite s’entremêle à des récits imaginaires inspirés par quelques thèmes de l’antiquité. On y retrouvera, espère-t-il, en plus d’une étude critique, des idées et des sentiments de la Grèce, c’est-à-dire un esprit d’humanisme dont il importe de maintenir la tradition. C’est contribuer, autant qu’il est en nous, à la réalisation de l’augure enthousiaste de Renan, quand il célèbre la civilisation grecque comme « une chose... dont l’effet durera éternellement ».&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;!--[if gte mso 9]&gt;      &lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;   Normal  0      21      false  false  false    FR  X-NONE  AR-SA                                                                       &lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                  &lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 10]&gt; /* Style Definitions */ table.MsoNormalTable	{mso-style-name:"Tableau Normal";	mso-tstyle-rowband-size:0;	mso-tstyle-colband-size:0;	mso-style-noshow:yes;	mso-style-priority:99;	mso-style-parent:"";	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;	mso-para-margin-top:0cm;	mso-para-margin-right:0cm;	mso-para-margin-bottom:6.0pt;	mso-para-margin-left:0cm;	line-height:110%;	mso-pagination:widow-orphan;	font-size:10.0pt;	font-family:"Calibri",sans-serif;	mso-ascii-font-family:Calibri;	mso-ascii-theme-font:minor-latin;	mso-hansi-font-family:Calibri;	mso-hansi-theme-font:minor-latin;	mso-bidi-font-family:Arial;	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;	mso-fareast-language:EN-US;}&lt;![endif]--&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class="MsoNormal"&gt;
	 &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	&lt;span style="font-size:9.0pt;font-family:"Georgia",serif"&gt;Le progrès des études historiques a modifié le sens qu’on attachait naguère au « miracle grec ». En vérité, les Hellènes n’ont pas tout inventé de rien ; ils ont eu des devanciers, mais c’est toujours une sorte de miracle que la fécondité, la qualité de leur pensée et ce n’est pas sans raison que Paul Valéry a glorifié ce peuple par le beau titre d’« Argonautes de l’esprit », un titre qui serait plus éclatant encore si nous avions tout conservé de leur héritage où le temps n’a fait que trop de coupes claires.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-size:9.0pt;font-family:"Georgia",serif"&gt;(...) Telle est la riche tradition légendaire dont nous nous sommes inspiré dans cet ouvrage, qu’elle fût préservée par des œuvres subsistantes ou simplement réduite à quelque vestige évocateur. Il nous est parfois arrivé de choisir, comme point de départ, tel détail d’une tragédie conservée qui nous semblait particulièrement riche de valeur émotionnelle, comme la réconciliation de Thétis après un long divorce d’avec Pélée, au dénouement heureux de l’Andromaque d’Euripide, ou bien encore cette soudaine lumière dans le sombre Érèbe, le tendre accueil d’Iphigénie au père qui l’a sacrifiée, et ce baiser filial, si touchant démenti au cruel sarcasme de Clytemnestre quand elle refuse tout honneur funèbre à l’époux quelle a trahi et dont elle a causé la perte. De même, l’histoire du petit Comatas procède, en toute liberté, d’une courte chanson de Théocrite. Mais, dans la majorité des cas, nous nous sommes inspiré de thèmes provenant d’œuvres perdues. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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                    2022-06-22
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                                        <dc:creator>
                                            Louis Séchan                                    </dc:creator>
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                    Les Belles Lettres
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            <item rdf:about="https://books.openedition.org/lesbelleslettres/13270">
                            <title>
                    Térence
                </title>
                         
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                                            <![CDATA[
                            &lt;p&gt;
	Plaute et Térence qui s’offrent à nous, dans l’ignorance où nous sommes de ce qu’ont produit les autres, comme les seuls représentants typiques de la Comédie latine, demeurent, depuis près de vingt siècles, accolés en une sorte de diptyque consacré, dont la présentation ne varie guère. Plaute y symbolise, avec la puissance comique et l’exubérance verbale, le triomphe de la farce bouffonne, allant volontiers jusqu’à l’inconvenance, voire jusqu’à l’obscénité ; Térence, à son côté, fait figure d’« honnête homme », distingué, épris de délicatesses psychologiques, moralisant et sensible – pour tout dire, la parfaite antithèse de son pendant. Le parallèle, mis au point, sous cette forme, par Horace et Boileau, est aussi commode à développer qu’à retenir et à transmettre. Nous convenons volontiers qu’il peut s’expliquer, sinon se justifier, dans son ensemble, et dans le cadre d’un Art Poétique, tant qu’il s’agit seulement de mettre en contraste deux modes d’expression et deux formes de tempérament dramatique. Il n’en pèche pas moins, aux yeux de qui examinent sérieusement et en détail l’œuvre respective de nos auteurs, par un excès de simplification qui touche à l’injustice.&lt;/p&gt;
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                                        <dc:creator>
                                            Barthélémy-Antonin Taladoire                                    </dc:creator>
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                    Les Belles Lettres
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                            <title>
                    Études de chronologie cicéronienne
                </title>
                         
                <description>
                                            <![CDATA[
                            &lt;p&gt;
	Nous n'avons pas ici l'ambition, qui serait démesurée, de reprendre dans son ensemble la chronologie de toute la période cicéronienne et des dernières années de la République. Nous essaierons seulement de retrouver (...) la suite des événements qui accompagnèrent immédiatement ou qui suivirent l'exil de Cicéron et qui sont avec cet exil dans un rapport plus ou moins étroit. Pour cela, nous disposons de l'oeuvre conservée, les &lt;em&gt;Discours&lt;/em&gt; et la &lt;em&gt;Correspondance&lt;/em&gt;. [Nous utilisons aussi] les historiens antiques Dion Cassius, Appien, Plutarque, les &lt;em&gt;Periochae&lt;/em&gt; liviennes, Asconius et quelques autres (notamment les scholies dites de Bobbio).&lt;/p&gt;
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                    2022-05-11
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                                        <dc:creator>
                                            Pierre Grimal                                    </dc:creator>
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                            <title>
                    Histoire du texte d’Eschyle
                </title>
                         
                <description>
                                            <![CDATA[
                            &lt;p&gt;
	Les textes que l’antiquité classique nous a transmis, dont le poids est si lourd dans le destin intellectuel et spirituel de l’humanité, ne nous sont connus la plupart du temps que par des manuscrits relativement tardifs. Pour Eschyle, le plus ancien manuscrit dont nous disposons pourrait dater des années 960-980. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Dans le sillage de Wilamowitz, différents historiens des textes ont étudié la tradition manuscrite médiévale du premier des tragiques et ont permis d’apporter nombre d’améliorations aux éditions antérieures de ses pièces. Cependant personne ne s’est intéressé à la période précédant le premier manuscrit connu, à cette « préhistoire » pourtant fondamentale qui a décidé de la perte ou de la survie de cette œuvre. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Il a donc paru intéressant et utile de rechercher dans cette longue période obscure les traces de l’influence du poète et de relever les indices qui permettent d’y suivre avec plus ou moins de certitude les étapes de la transmission de son texte. Rendue ingrate par le manque relatif de sources explicites, une telle enquête ne peut s’appuyer, pour l’essentiel, que sur les indications de la tradition indirecte et l’étude des documents papyrologiques.   &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	&lt;span _fck_bookmark="1" style="display: none;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
                        ]]>
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                    2022-05-09
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                                        <dc:creator>
                                            André Wartelle                                    </dc:creator>
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                    Les Belles Lettres
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            <item rdf:about="https://books.openedition.org/lesbelleslettres/19698">
                            <title>
                    Tite-Live et les premiers siècles de Rome
                </title>
                         
                <description>
                                            <![CDATA[
                            &lt;p&gt;
	Peu de périodes&lt;em&gt;, &lt;/em&gt;dans l’histoire des civilisations, suscitent autant de problèmes difficiles et de discussions que celle correspondant aux origines de Rome. Les livres I et II de Tite-Live demeurent au cœur du débat et le tableau cohérent qu’ils présentent des premiers temps de la civilisation romaine continue à être l’objet d’un examen détaillé et d’une exégèse attentive. C’est le sort&lt;em&gt;, &lt;/em&gt;en effet&lt;em&gt;, &lt;/em&gt;des grandes œuvres littéraires et historiques que de receler en elles d’infinies richesses dont chaque génération de chercheurs sait reconnaître une part. Pour les origines italiques et romaines, le progrès de nos connaissances dans des disciplines aussi diverses que l’archéologie, la linguistique, l’épigraphie et l’histoire des religions amène à modifier nos angles de vision et permet de scruter le texte livien selon des perspectives nouvelles. Et, en vérité&lt;em&gt;, &lt;/em&gt;il reste encore, selon moi, beaucoup à découvrir dans des pages universellement connues&lt;em&gt;, &lt;/em&gt;pour peu que l’on arrive à prendre&lt;em&gt;, &lt;/em&gt;par rapport au plus classique des textes&lt;em&gt;, &lt;/em&gt;un écart, un éloignement suffisant et que l’on fasse convenablement appel à toutes les ressources de la méthode comparative.&lt;/p&gt;
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                    2022-03-21
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                                        <dc:creator>
                                            Raymond Bloch                                    </dc:creator>
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                            <title>
                    L’ΑΓΩΝ dans la tragédie grecque
                </title>
                         
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                        <![CDATA[
                            &lt;p&gt;
	&lt;span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-stretch: normal; line-height: normal;"&gt;La forme de l’ἀγών&lt;/span&gt; est inhérente à l’esprit grec. Aussi loin que l’on puisse remonter dans l’histoire de la civilisation grecque, on retrouve l’amour de la compétition, et une cité ne connaissait pas plus grande gloire que de voir un de ses enfants vainqueur aux jeux panhelléniques. La passion des procès et de la plaidoirie n’est qu’un autre aspect de la même tendance : il y a dans toute affaire une cause à gagner, un adversaire à écraser. Le même tour d’esprit se retrouve dans le domaine intellectuel : une idée ne vaut que dans la mesure où elle prévaut sur l’idée adverse, un point de vue n’est satisfaisant que s’il l’emporte, après mûre délibération, sur le point de vue opposé. Aussi le penseur, l’historien, le poète comique, dans la mesure même où ils ne prennent pas eux-mêmes parti, sont-ils amenés à tout concevoir et à tout représenter sous la forme contradictoire. A cet art du pour et du contre, les sophistes ont donné ses règles d’expression.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	&lt;span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;"&gt;Dans ce domaine, l’historien de la tragédie est amené à faire des constatations et à se poser un problème. Les constatations qui, au premier abord semblent s’imposer de façon massive, sont en réalité d’une nature assez délicate. Il est certain que l’ἀ&lt;span style="font-stretch: normal; line-height: normal;"&gt;γών est tr&lt;/span&gt;ès richement représenté dans la tragédie : il suffit de feuilleter un exemplaire de Sophocle ou d’Euripide pour craindre d’être écrasé sous l’abondance de la matière. Mais dès que l’on essaye, très simplement, de déterminer quelles tragédies possèdent des scènes d’ἀ&lt;span style="font-stretch: normal; line-height: normal;"&gt;γών et lesquelles n’en poss&lt;/span&gt;èdent pas, les difficultés commencent. On s’aperçoit alors que la notion technique d’ἀ&lt;span style="font-stretch: normal; line-height: normal;"&gt;γών est tr&lt;/span&gt;ès fuyante, que les variétés sont nombreuses, les règles complexes, et l’on se trouve souvent en présence de scènes dont on se demande si elles méritent ou non le nom d’ἀ&lt;span style="font-stretch: normal; line-height: normal;"&gt;γών. A cette question on n&lt;/span&gt;e peut, à vrai dire, répondre que quand on a étudié de près la structure de l’ἀ&lt;span style="font-stretch: normal; line-height: normal;"&gt;γών et &lt;/span&gt;établi, sinon des lois, au moins des constatations suffisamment précises et générales.&lt;br/&gt;
	&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

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                    2021-11-26
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                                            Jacqueline Duchemin                                    </dc:creator>
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                    La Muse trompeuse
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                        <![CDATA[
                            &lt;p&gt;
	« La chose est ingénieuse, et tout à fait de ta manière : car pour ce qui est de l’usage des artifices, à nous le gâteau ! ». C’est ainsi que le personnage du parent, dans&lt;em&gt; Les Thesmophories&lt;/em&gt; d’Aristophane, salue l’invention du dernier stratagème d’Euripide, soulignant du même coup l’importance de la ruse dans la dramaturgie de ce poète. Se proposant d’approfondir l’intuition aristophanienne, la présente étude explore, après deux chapitres liminaires consacrés au vocabulaire euripidéen de la ruse et à la typologie de ses acteurs, la fécondité dramaturgique du scénario rusé dans les tragédies d’Euripide, de son insertion dans l’intrigue globale à son développement en scènes-types de planification, de tromperie et de dévoilement. D’expédients salvateurs en pièges meurtriers, la ruse euripidéenne apparaît comme une forme théâtrale privilégiée pour l’expérimentation des ambiguïtés de la parole et du visible. À travers la mise en scène des machinations de ses astucieux héros, le poète s’inscrit dans les débats intellectuels de l’Athènes des sophistes. Mais il offre aussi une réinterprétation de l’anthropologie tragique traditionnelle, où trompeur ingénieux et dupe aveugle apparaissent comme les deux faces d’une même humanité. &lt;/p&gt;

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                                            Ajda Latifses                                    </dc:creator>
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                    Romulus, Quirinus et Victoria
                </title>
                         
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                        <![CDATA[
                            &lt;p&gt;
	La période entre 338 et 290 av. J.-C. marque le début de l’entreprise de conquête systématique, qui permit à Rome de devenir maîtresse de ce qui était considéré comme la « terre habitée », avec les premières étapes qu’en furent la soumission du Latium et l’achèvement des guerres, longues et difficiles, contre les Samnites. Rome était enfin sortie du conflit des ordres qui avait vu s’affronter les patriciens et les plébéiens : elle avait désormais à sa tête une aristocratie regroupant des représentants des deux parties de la cité, la &lt;i&gt;nobilitas&lt;/i&gt;, qui lança la ville dans une politique d’expansion, rendue possible par la disparition des tensions du passé. Mais, comme tout impérialisme, l’impérialisme romain devait se fonder sur une idéologie : l’auteur montre que cela se fit par la construction d’une mémoire historique attribuant à la cité, depuis sa fondation par Romulus, une mission de domination universelle, voulue et garantie par les dieux. Cette émergence d’une idéologie d’État se traduisit par la construction de nouveaux temples, celui d’une nouvelle venue dans le panthéon romain, la déesse de la Victoire Victoria et celui de Quirinus, c’est-à-dire le fondateur de Rome divinisé. L’auteur étudie minutieusement les faits, en analysant en détail les textes des auteurs anciens mais aussi ayant recours aux données les plus récentes de l’archéologie, que la riche iconographie fournie dans l’ouvrage permet d’appréhender.&lt;/p&gt;

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                    2021-11-25
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                                        <dc:creator>
                                            Karlis Vé                                    </dc:creator>
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                    Conflit, violence et non violence dans la Thébaïde de Stace
                </title>
                         
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                        <![CDATA[
                            &lt;p&gt;
	Quelle vision du monde et de la condition humaine la &lt;em&gt;Thébaïde&lt;/em&gt; de Stace offre-t-elle au lecteur du premier siècle finissant ? Est-ce l’optimisme virgilien qui l’emporte ou le pessimisme de la &lt;em&gt;Pharsale&lt;/em&gt; ?&lt;br/&gt;
	En choisissant de raconter le mythe tragique d’Étéocle et de Polynice, Stace place au centre de son épopée le conflit et la violence criminelle du &lt;em&gt;nefas.&lt;/em&gt; Ils sont l’œuvre de la Furie Tisiphone, qui règne sur l’épopée comme un véritable diable. En face, Jupiter et les Olympiens se montrent incapables de faire triompher le bien : ils laissent pour cela la place à des hommes, comme Thésée, et à des allégories, comme Pietas ou Clementia. Car le bien, dans la &lt;em&gt;Thébaïde,&lt;/em&gt; c’est le refus du conflit, le renoncement à la violence. On pourra même parler de non-violence, au sens où l’entend René Girard, dont les outils anthropologiques rendent bien compte du récit statien et de son étonnante modernité.&lt;/p&gt;

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                    2021-10-26
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                                        <dc:creator>
                                            Sylvie Franchet d’Espèrey                                    </dc:creator>
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                            <title>
                    L’Homosexualité féminine dans l’Antiquité grecque et romaine
                </title>
                         
                <description>
                                            <![CDATA[
                            &lt;p&gt;
	Autant le dire d’emblée, il va être question, dans ce travail, d’homosexualité féminine, c’est-à-dire de femmes, de relations amoureuses entre les femmes, de relations sexuelles entre les femmes (réelles, imaginaires, niées, caricaturées ou fantasmées). Si l’on examine les textes et les images des sociétés grecque et romaine depuis le &lt;span style="font-variant:small-caps;"&gt;vii&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle avant J.-C. jusqu’au début du &lt;span style="font-variant:small-caps;"&gt;iii&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle de notre ère, on constate que les relations entre femmes ont suscité un discours rare, mais toujours particulier. Lorsque les Anciens évoquaient cette possibilité, ils le faisaient dans des contextes très différents de ceux qui suscitaient l’évocation de relations entre hommes ou entre individus de sexes opposés. Cette différence d’attitude exige une approche spécifique. Jusqu’à présent, en effet, de nombreuses questions sont restées sans réponse : quelle place les Anciens donnaient-ils aux relations entre femmes ? À quelles pratiques humaines étaient-elles associées ? Étaient-elles intégrées au système de catégorisation et d’évaluation morale des pratiques sexuelles ? Quels types de discours suscitaient-elles ? À quel imaginaire social le discours sur ces pratiques se référait-il ?&lt;/p&gt;
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                    2021-10-21
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                                        <dc:creator>
                                            Sandra Boehringer                                    </dc:creator>
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            <item rdf:about="https://books.openedition.org/lesbelleslettres/12648">
                            <title>
                    Eschyle
                </title>
                         
                <description>
                                            <![CDATA[
                            &lt;p&gt;
	L’objet de ce livre est d’étudier spécialement l’invention dramatique chez Eschyle. C’est à lui qu’on attribue à bon droit, depuis l’antiquité, le mérite d’avoir enseigné définitivement, par des succès répétés et durables, comment les légendes héroïques pouvaient être adaptées à la scène et transformées en tragédies. Il est bien évident qu’une telle adaptation a dû être essentiellement invention et création.&lt;br /&gt;
	Les conditions très particulières dans lesquelles la tragédie grecque s’était développée au vi&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle imposaient en effet à toute œuvre destinée à la scène une forme si différente de celle des compositions antérieures, épiques ou lyriques, qu’aucune des légendes déjà vulgarisées ne pouvait être transportée sur le théâtre sans de profondes modifications. Il était nécessaire d’en détacher certains événements, propres à émouvoir fortement un public ; il fallait, en outre, qu’ils fussent de nature à être représentés par un chœur et par un petit nombre de personnages dans un espace de temps restreint. Une double tâche était donc à remplir : d’une part, éliminer, abréger, concentrer chaque sujet en un seul moment et réduire la complexité originelle à une extrême simplicité ; puis, cela fait, procéder, par une opération contraire, à l’enrichissement intérieur du thème ainsi déterminé, varier une situation fondamentale et la développer en une succession de scènes bien liées et, autant que possible, neuves et originales. Quelle que fût, dans ce travail, la part des emprunts, celle de l’invention personnelle demeurait, en tout cas, de beaucoup supérieure. Tout le théâtre d’Eschyle atteste à quel point elle a été chez lui active et féconde. La série d’études ici réunies vise à en déterminer la nature et à en faire sentir la puissance.&lt;/p&gt;
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                                            Maurice Croiset                                    </dc:creator>
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                            <title>
                    Introduction à l’Avesta
                </title>
                         
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                        <![CDATA[
                            &lt;p&gt;
	Les religions du monde contemporain se réfèrent presque toutes à un livre que leurs fidèles considèrent comme sacré. L’Avesta, qui servit dans les communautés zoroastriennes d’Iran, d’Inde et dans leur diaspora, semble appartenir à cet ensemble, en témoignant des origines de la religion préislamique des tribus iraniennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Quelque chose toutefois exige une attention plus insistante. Presque toujours abordé comme l’expression théorique d’une doctrine religieuse ou le miroir d’une histoire et d’une géographie révolues, l’Avesta est aussi une machine littéraire dont il faut démonter les rouages. C’est-à-dire analyser avec précision le mode de transmission, les particularités de structure et les intentions liturgiques qui ont présidé aux assemblages textuels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
	Telle est l’ambition de ce livre retraçant l’évolution des recherches depuis les origines jusqu’aux avancées du XXI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, qui ont révolutionné les thèses couramment admises jusqu’alors.&lt;/p&gt;

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                                            Jean Kellens et                                            Céline Redard                                    </dc:creator>
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            <item rdf:about="https://books.openedition.org/lesbelleslettres/12265">
                            <title>
                    Le Ménexène de Platon et la rhétorique de son temps
                </title>
                         
                <description>
                                            <![CDATA[
                            &lt;p&gt;Parmi les dialogues de Platon, il en est un, en général dédaigné des philosophes, qui a pourtant suscité une bibliographie aussi abondante que les plus célèbres et les plus difficiles : c’est le &lt;i&gt;Ménexène&lt;/i&gt;, dialogue à la fois simple et énigmatique. La donnée – une oraison funèbre de type traditionnel, improvisée par Socrate et encadrée par un dialogue de présentation et de conclusion – ne prêterait pas à grandes discussions si l’auteur n’était Platon. On a bien essayé de lui contester la paternité de cette œuvre, mais le témoignage d’Aristote, qu’il est difficile de récuser, est bien là ; et la querelle, depuis longtemps éteinte par un article court et précis de Diels, n’a pas été depuis durablement ranimée.&lt;/p&gt;
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                                        <dc:creator>
                                            Robert Clavaud                                    </dc:creator>
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                            <title>
                    L’Alimentation et la cuisine à Rome
                </title>
                         
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                        <![CDATA[
                            &lt;p&gt;
	On connaît beaucoup de choses sur la civilisation romaine mais ce sont souvent les aspects les plus concrets que nous connaissons le moins. Une question aussi triviale que celle de savoir comment les Romains se nourrissaient n’entrait pas dans les préoccupations des auteurs et même, si nous nous tournons vers la littérature, nous risquons d’avoir une idée fausse de la cuisine romaine. Le festin de Trimalcion, dans le &lt;em&gt;Satiricon &lt;/em&gt;de Pétrone, est une orgie qui n’a rien à voir avec les repas habituels des Romains et le seul livre de recettes que nous ayons, celui d’Apicius, privilégie les mets rares et recherchés.&lt;br/&gt;
	C’est pourquoi Jacques André, en philologue minutieux, a-t-il glané à travers l’ensemble de la littérature antique les renseignements sur ce que, concrètement, le Romain de base était susceptible de manger. Seul un érudit de la classe de celui qui, jusqu’à sa disparition en 1994, forma, par son enseignement à l’École Pratique des Hautes Études, des générations de latinistes à la lecture et à l’édition des textes était capable de constituer une telle somme.&lt;/p&gt;

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                    2021-06-28
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                                        <dc:creator>
                                            Jacques André                                    </dc:creator>
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                    Les Belles Lettres
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                            <title>
                    Euripide et les légendes des Chants cypriens
                </title>
                         
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                        <![CDATA[
                            &lt;p&gt;
	Quand débute l’&lt;em&gt;Iliade, &lt;/em&gt;la guerre de Troie dure depuis vingt ans. Le récit en avait été fait dans une épopée en douze chants, les &lt;em&gt;Chants Cypriens&lt;/em&gt;, aujourd’hui perdue, mais dont un sommaire tardif permet de restituer la trame. Cet immense trésor légendaire a fourni aux poètes tragiques d’Athènes une grande partie des sujets de leurs drames. Parmi eux, c’est surtout chez Euripide, grâce à ses pièces conservées et à son théâtre perdu, qu’on peut le mieux se représenter sous quelles formes s’est opérée cette transmutation de l’épopée au théâtre, dans une cité qui n’a cessé de connaître elle aussi les horreurs de la guerre.&lt;/p&gt;

                        ]]>
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                    2021-06-23
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                                            François Jouan                                    </dc:creator>
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