Conclusion
Conclusion
Texte intégral
1Depuis le décès d’Antoine Watteau en 1721, il y a plus de trois siècles, nombreuses ont été les commémorations à mesure que grandissait la notoriété de l’artiste. On peut regretter que l’année 2021 ne fût marquée que par deux commémorations à l’échelle nationale, au point que dans les actes du colloque « L’Univers de Watteau ». Réseaux et influences autour d’Antoine Watteau (1684-1721)1, qui fut avec notre journée d’études, les seules manifestations rendant hommage en France au génie valenciennois, Pierre Rosenberg intitula sa contribution « l’étoile de Watteau aurait-elle pâli ? »2. Il relève qu’en dehors de ces deux rencontres scientifiques, même à l’international, il n’y eut guère plus d’événements avec seulement deux expositions, l’une à Berlin Antoine Watteau : l’art, le marché et l’artisanat d’art3, l’autre à Los Angeles, La Surprise : Watteau in Los Angeles4. La Stiftung preussische Schlösser und Gärten Berlin-Brandenburg (Fondation des Châteaux et Jardins prussiens de Berlin-Brandebourg) possédant, après celle du Louvre, la deuxième plus importante collection de Watteau au monde, organisa une exposition dont la thématique fut inspirée par la célèbre Enseigne de Gersaint, chef-d’œuvre des collections berlinoises du château de Charlottenburg et l’autre exposition eut lieu aux États-Unis, au Getty Center à Los Angeles, également inspirée par une pièce phare des collections de l’institution, rassemblant les Watteau de Californie autour de l’acquisition récente par le Getty du tableau de Watteau, La Surprise5 (Fig. 1), redécouvert après deux siècles et dont le prix de vente aux enchères avait atteint un record mondial en 2008 pour une peinture d’un maître français ancien6.
Fig. 1 – Antoine Watteau (1684-1721), La Surprise, 1718-1719, huile sur panneau de bois, 36,3 x 28,2 cm, Los Angeles

© J. Paul Getty Museum
2Comment expliquer que « notre pays qui aime tant les célébrations de toutes sortes [ait] boudé Watteau dont la place dans le panthéon de nos plus grands artistes ne peut être remise en question » se demande Pierre Rosenberg7. Les éléments d’explication qu’il évoque, nombre réduit de peintures disponibles, fragilité des supports, interdiction de prêts de certaines institutions, présentation récente de dessins célèbres ont peut-être découragé certains musées français d’entreprendre une exposition, mais il estime néanmoins que le grand artiste que fut Antoine Watteau aurait dû mériter plus d’égards, « Watteau », remarque-t-il, « a échappé au radar de l’actualité. Il méritait mieux »8. D’autres raisons ont pu freiner, dans leur phase préparatoire, l’organisation de célébrations en plus grand nombre : une conjoncture défavorable marquée par la crise sanitaire de la covid-19, la fermeture en 2021 du musée des beaux-arts de Valenciennes jusqu’en 2024 pour cause d’infiltration d’eau nécessitant de grands travaux de rénovation du musée venant s’ajouter à un changement de direction en 20209. On pourrait aussi invoquer le fait que des expositions monographiques de référence avaient déjà eu lieu, notamment celle mémorable, qui fut organisée par Margaret Morgan Grasselli et Pierre Rosenberg assistés de Nicole Parmantier à Washington, Paris et Berlin entre 1984 et 198510, tous ces facteurs n’ont pas favorisé de nombreuses célébrations dans la ville natale de l’artiste ou à Paris ou encore l’organisation de projets d’exposition monographique de grande envergure.
3Si les célébrations furent peu nombreuses, ces dernières mobilisèrent toutefois de nombreux acteurs, spécialistes et historiens de l’art ainsi que nombre d’institutions, par exemple, l’ambassadrice de France en Allemagne, Anne-Marie Descôtes, rappela dans le catalogue de l’exposition de Berlin rassemblant des « peintures, gravures, ouvrages de mode, éventails peints, porcelaines et tapisseries » que cette réalisation fut rendue possible grâce au concours et à la coopération de nombreuses institutions patrimoniales françaises (musée Cognacq-Jay, Bibliothèque nationale de France, Ecole nationale des Ponts et Chaussées, École nationale supérieure des Beaux-Arts, musée du Louvre, musée des Beaux-Arts d’Orléans) avec les musées allemands11. Du côté de Valenciennes, nous pouvons témoigner de l’intérêt immédiat que suscita l’invitation que nous avions adressée au musée de Valenciennes pour une participation à notre journée d’études Fortune et infortune d’un maître : Watteau et sa réception, qui se concrétisa par la contribution de Franck de Frias, alors chargé des collections et des expositions au musée de Valenciennes et aujourd’hui directeur du musée de Cambrai12. D’éminents spécialistes d’Antoine Watteau tels que Pierre Rosenberg et Christian Michel13 participèrent à notre journée d’études lilloise. De même, Axel Moulinier, auteur d’une thèse consacrée à Watteau14, que nous avions invité et qui n’avait pu participer en présentiel à la journée d’études, a pu finalement rejoindre le projet de publication des actes. Notre journée d’études témoigne à sa manière de l’étendue de la réception de l’œuvre de Watteau, car elle a rassemblé autant des historiens de l’art modernistes que contemporanéistes tels que Victor Claass, auteur d’une thèse sur Julius Meier-Graefe contre l’impressionnisme15, mixité des périodes également représentée parmi les organisateurs et directeurs de cette présente publication16.
4Malgré le nombre limité de célébrations, les expositions ont été l’occasion de présenter ensemble des œuvres ordinairement éloignées. Ainsi, celle du Getty Center a permis notamment de réunir La Surprise et son pendant L’Accord parfait qui faisaient initialement partie de la collection de Nicolas Hénin au XVIIIe siècle, et ont été séparés au cours de l’histoire, L’Accord parfait se trouvant de nos jours dans les collections du County Museum of Art de Los Angeles. Ce fut aussi l’occasion de montrer que les recherches scientifiques sur l’œuvre de Watteau, son époque, sa postérité et sa réception se sont poursuivies et continuent d’être fécondes, témoignant d’une constance et d’un renouvellement, touchant à des domaines variés et ouvrant des perspectives particulièrement stimulantes pour la réflexion. Ainsi, l’exposition de Berlin, pour renouveler les thématiques, fit le choix d’aborder la question du marché et de l’artisanat d’art en lien avec L’Enseigne de Gersaint en traitant aussi partiellement la question de la réception, dans les essais de Carolin Alff, d’Eva Wollschläger et dans un entretien de Sylva van der Heyden avec l’artiste contemporain Thomas Huber autour de son interprétation artistique de L’Enseigne de Watteau17. La contribution de Carolin Alff consacrée à « L’Enseigne, vue par les peintres des XVIIIe et XIXe siècle »18, se limita toutefois à l’analyse de trois exemples, ceux de Pierre-Charles Trémolières, d’Adolph Menzel19, et de la gravure de Helleu représentant son épouse observant des dessins de Watteau au Louvre (Fig. 2)20.
Fig. 2 – Paul-César Helleu, Mme Helleu regardant des dessins de Watteau au Louvre, détail, v. 1896, pointe sèche, 38.8 x 51 cm

© Chang Ming Peng
5Celle d’Eva Wollschläger porta uniquement sur la manière dont Watteau fut une source d’inspiration pour la créatrice de mode Vivienne Westwood21. Enfin, pour le XXIe siècle, seul l’exemple de l’artiste suisse Thomas Huber fut abordé à propos de son œuvre L’Enseigne de 2014, représentant une galerie vide, les seules références à l’œuvre de Watteau se résumant à l’espace d’une galerie contemporaine représentée en perspective et au petit chien se léchant au premier plan à droite. Selon le témoignage de Pierre Rosenberg, le colloque de Paris « a ouvert plus de portes qu’il n’en a fermées, a apporté moins de réponses qu’il ne posait de questions. Ce que l’on pensait savoir était parfois remis en cause. L’histoire de l’art s’ouvrait à des champs de recherche qu’elle avait trop longtemps ignorés et négligés »22. Des pistes de recherche future ont été avancées par Axel Moulinier dans sa contribution23.
6Notre publication, qui réunit des travaux de recherches variés apportant des éclairages inédits sur la réception d’Antoine Watteau, adopte des points de vue originaux sur un temps long et entend apporter une contribution nouvelle à un sujet, qui méritait d’être développé en tant que tel. Ainsi, dès la préface, Pierre Rosenberg, que nous remercions tout particulièrement d’avoir accepté d’honorer cette publication de sa participation, nous rappelle fort à propos, en se référant à sa propre expérience au sujet de Watteau et Poussin, combien l’histoire des attributions fait pleinement partie de la question de la réception et que le désaccord entre d’éminents spécialistes est aussi une réalité à prendre en compte et accepter sur ce chemin qui mène à la quête de la vérité. Cette dernière peut ne pas en être une, comporter une part d’hypothèses, d’interrogations, de suspens, et rester finalement ouverte. Sa précieuse contribution souligne combien l’exigence intellectuelle de l’historien de l’art le conduit à passer par l’analyse non seulement matérielle et stylistique des œuvres mais aussi par l’histoire de leur provenance et l’étude critique des idées qu’elles expriment, celles qui touchent au domaine de l’imagination, de l’esthétique et de la philosophie, ce que les plus grands artistes tels que Poussin et Watteau partagent dans l’œuvre d’« invention »24 à laquelle ils se livrent dans leur travail créatif, animés par « la plus haute idée de la peinture »25. Patrick Michel s’interroge sur les raisons de la permanence du goût pour Watteau dans la seconde moitié du XVIIIe siècle et au retournement de cette appréciation au début du siècle suivant, en s’appuyant sur des sources fiables telles que les copies d’après le maître valenciennois et les prix réalisés par ses réalisations et celles de ses suiveurs sur le marché de l’art, entre autres Pater et Lancret. Cette enquête permet de montrer que la situation des peintures pouvait différer de celle des dessins, que les fluctuations du goût pouvaient être liées à l’importance du soutien de certains collectionneurs illustres tels Frédéric II et à leur disparition, et certaines idées reçues ont pu être remises en question par l’étude du marché de l’art, qui montre que, durant la Révolution, les fêtes galantes continuèrent d’être prisées.
7La contribution de Franck de Frias propose une étude consacrée à la construction mémorielle de Watteau, durant le XIXe et le début du XXe siècle, comme figure emblématique de premier maître insigne de l’école de Valenciennes, en recourant à des sources diverses telles que les archives, l’historiographie, les représentations commémoratives, l’iconographie de Watteau, les coupures de presse, les expositions muséales notamment à Valenciennes. Axel Moulinier choisit un angle d’approche original pour étudier la réception critique de l’œuvre de Watteau, en s’appuyant sur l’étude des développements de la perception du vêtement dans l’œuvre de Watteau, peintre attentif à la mode de son temps ou enclin à en proposer une vision fantasmée, afin de pouvoir mieux en étudier les résonances dans les créations des couturiers du XXe siècle (Worth, Chanel, Westwood, Lagerfeld), inspirés par la peinture de Watteau, et questionne également la part de « francité » qui s’y dévoile, notamment durant la Seconde Guerre mondiale. François Robichon choisit d’étudier la réception de Watteau sous l’angle des relations franco-allemandes entre 1870 et 1945, en prenant en compte le contexte des conséquences de la guerre franco-prussienne de 1870 et celui des deux conflits mondiaux : les enjeux patriotiques et nationalistes autour de L’Enseigne de Gersaint, la contestation de son authenticité à partir de 1900, un débat qui n’a plus lieu d’être lorsque la restitution de L’Enseigne est envisagée comme dommages de guerre suite au premier conflit mondial, puis lorsque le tableau de Berlin est prêté à l’Exposition internationale de Paris en 1937 et enfin dans le cadre apaisé de la construction de la Communauté européenne. En se référant aux coupures de presse et à l’historiographie, une étude critique de la réception de Watteau est menée à la lumière du contexte historico-politique. Victor Claass quant à lui choisit d’étudier la réception de Watteau à partir d’un fait divers, le vol de L’Indifférent en 1939 par le peintre Bogousslavsky dit « Bog », qui sert de prétexte conduisant à élargir l’étude et à s’interroger sur la nature de la place de Watteau dans l’historiographie de l’art français de l’époque et la construction dont il fait l’objet comme figure incarnant la « francité » dans une dimension symbolico-identitaire, étude menée à partir de documents d’archives, de coupures de presse, et de représentations figurées et mobilisant des connaissances pluridisciplinaires relevant, au-delà de l’histoire de l’art, de l’histoire culturelle, institutionnelle, politique et populaire. Enfin, la contribution de Chang Ming Peng présente une histoire de la réception iconographique et formelle de l’œuvre de Watteau du XIXe au XXIe siècle, en partant de trois thématiques constitutives du style de Watteau tel qu’il a été perçu dans l’historiographie : les chinoiseries, les fêtes galantes et l’expression d’une « grâce moderne », qui tout en étant très différentes peuvent donner lieu à des convergences dans l’écart par rapport à la norme classique qu’elles peuvent révéler, une recherche menée à partir du témoignage des textes, de l’historiographie et des comparaisons iconographiques et formelles entre les œuvres de Watteau et celles des artistes qui furent inspirés par son art.
8Pour finir, qu’il nous soit permis de donner un prolongement plus inattendu à cette question de la réception de Watteau en prenant quelques exemples qui pourraient témoigner de la forte popularité dont jouit encore de nos jours l’œuvre de l’artiste, dépassant en définitive le cadre des dates anniversaire. Ainsi, le Pierrot fut à plusieurs reprises choisi comme motif décoratif pour des fèves de l’Épiphanie, faisant partie en 1996 d’une série consacrée à huit chefs-d’œuvre de la peinture (Fig. 3) et il fut également retenu en 2017 pour les mêmes raisons (Fig. 4), sa place au rang des icônes de la peinture étant fermement établie tant au siècle précédent qu’en celui-ci.
Fig. 3 – Fèves de la série « Chefs-d’œuvre de la peinture », éditée en 1996

Voir http://collectionfeves31.over-blog.com/2013/12/tableaux-de-ma%C3%AEtres.html
Fig. 4 – Fève Watteau, Pierrot, 2017

9De même, aucune date anniversaire n’eut à justifier le choix du Pierrot comme œuvre (Fig. 5) figurant dans la série de douze timbres édités en 2022 par La Poste dans un carnet sur le thème des Chefs-d’œuvre de l’art. Vues rapprochées (Fig. 6). Gageons qu’un artiste capable de susciter, trois siècles après sa disparition, tout à la fois des recherches érudites nouvelles et d’être également une source d’inspiration pour agrémenter l’envoi d’une lettre ou fêter la nouvelle année, saura inspirer encore bien des recherches et l’histoire de sa réception est loin d’être achevée.
Fig. 5 – Timbre Watteau de la série « Chefs-d’œuvre de l’art. Vue rapprochée » avec un détail du Pierrot de Watteau

© La Poste, 2022
Fig. 6 – Carnet de douze timbres de la série « Chefs-d’œuvre de l’art. Vues rapprochées »

© La Poste, 2022
Notes de bas de page
1 Voir Axel Moulinier (dir.), « L’Univers de Watteau ». Réseaux et influences autour d’Antoine Watteau (1684-1721), Paris, Fine Arts Paris, 2022, actes du colloque qui se tint au musée du Petit Palais à Paris les 6 et 7 novembre 2021.
2 Pierre Rosenberg, « L’étoile de Watteau aurait-elle pâli ? », dans Axel Moulinier (dir.), « L’Univers de Watteau ». Réseaux et influences autour d’Antoine Watteau (1684-1721), Paris, Fine arts Paris, 2022, p.10-11.
3 Voir Franziska Windt, Eva Wollschläger, Antoine Watteau : l’art, le marché et l’artisanat d’art, catalogue de l’exposition qui se tint au Château de Charlottenburg du 9 octobre 2021 au 9 janvier 2022, Berlin, Stiftung Preussische Schlösser und Gärten Berlin-Brandenburg, 2021.
4 Voir Émily A. Beeny, Davide Gasparetto, Richard Rand, Watteau at work. La surprise, catalogue d’exposition, J. Paul Getty Museum, Getty Center, Los Angeles, 2021, exposition qui se tint du 23 novembre 2021 au 20 février 2022.
5 Le tableau La Surprise de Watteau avait été acquis par le Getty en 2017.
6 Le tableau La Surprise, dont la trace avait été perdue depuis 1848 au point qu’on le crut détruit, fut redécouvert par hasard et vendu aux enchères par Christie’s le 8 juillet 2008 pour plus de 15 millions d’euros, un record mondial pour une œuvre de Watteau et pour la peinture française ancienne.
7 Pierre Rosenberg, « L’étoile de Watteau aurait-elle pâli ? », op. cit., p. 10.
8 Ibid.
9 Fleur Morfoisse a pris la direction du musée des Beaux-Arts de Valenciennes en août 2020.
10 Margaret Morgan Grasselli, Pierre Rosenberg, Nicole Parmantier, Watteau (1684-1721), catalogue d’exposition, Paris, Galeries nationales du Grand Palais, Berlin, Château de Charlottenbourg, Washington, National Gallery of Art, Paris, RMN, 1984.
11 Voir Franziska Windt, Eva Wollschläger, Antoine Watteau : l’art, le marché et l’artisanat d’art, op. cit., p. 12.
12 Voir le programme de la journée d’études Fortune et infortune d’un maître : Watteau et sa réception, organisée le 3 décembre 2021 à l’IRHiS, disponible via le lien suivant : https://irhis.univ-lille.fr/detail-event/journee-detudes-fortune-et-infortune-dun-maitre-watteau-et-sa-reception.
13 Christian Michel, auteur de l’ouvrage Le célèbre Watteau, Genève, Droz, 2008, donna une conférence sur « Le Gilles et la fortune de Watteau », exposant les recherches qu’il a menées sur cette œuvre illustre. Estimant que sa conférence portant sur des questions d’attribution relevait du connoisseurship, il n’a pas souhaité proposer une version écrite dans le cadre de cette publication.
14 Axel Moulinier, Le discours de l’étoffe. Antoine Watteau : mode, arts visuels et culture vestimentaire à paris (1700-1730), thèse de doctorat sous la direction d’Olivier Bonfait et Martin Vogtherr, soutenue à l’université de Bourgogne en 2021.
15 Victor Claass, Julius Meier-Graefe contre l’impressionnisme, thèse de doctorat sous la direction de Barthélémy Jobert et soutenue à l’université de Paris IV en 2017 et publiée en 2023 sous le titre L’impressionnisme à ses frontières. Le cas Meier-Graefe et la lutte pour l’art moderne en Allemagne, préface de Laurence Bertrand Dorléac, Paris, Centre allemand d’histoire de l’art (DFK Paris)/Éditions de la Maison des sciences de l’homme.
16 Patrick Michel est professeur en histoire de l’art moderne, Chang Ming Peng est professeure en histoire de l’art contemporain et muséologie, François Robichon est professeur en histoire de l’art contemporain à l’université de Lille.
17 Sylva van der Heyden, « Entretien avec Thomas Huber à propos de son interprétation artistique de l’Enseigne d’Antoine Watteau », dans Voir Franziska Windt, Eva Wollschläger, Antoine Watteau : l’art, le marché et l’artisanat d’art, op. cit., p. 180-185.
18 Ibid., Carolin Alff, « L’Enseigne, vue par les artistes des XVIIIe et XIXe siècles », dans Voir Franziska Windt, Eva Wollschläger, Antoine Watteau : l’art, le marché et l’artisanat d’art, op. cit., p. 156-169.
19 L’article montre que l’intérêt de Menzel se concentra sur les détails vestimentaires de l’Enseigne, qui pouvaient lui être utiles pour l’élaboration de ses tableaux d’histoire inspirés par le XVIIIe siècle, Menzel étant l’auteur notamment du Concert de flûte de Frédéric le Grand à Sanssouci, 1850-1852, une huile sur toile conservée à la Alte Nationalgalerie, musées d’État de Berlin.
20 Voir la Fig. 46 de la contribution de Chang Ming Peng dans la présente publication, Paul-César Helleu, Mme Helleu regardant des dessins de Watteau au Louvre, v. 1896, pointe sèche, 38.8 x 51 cm.
21 Voir Eva Wollschläger, « Les Femmes ne connaissent pas toute leur coquetterie ou « We always « do » Watteau », dans Voir Franziska Windt, Eva Wollschläger, Antoine Watteau : l’art, le marché et l’artisanat d’art, op. cit., p. 172-177.
22 Voir Pierre Rosenberg, « L’étoile de Watteau aurait-elle pâli ? », dans Axel Moulinier (dir.), « L’Univers de Watteau ». Réseaux et influences autour d’Antoine Watteau (1684-1721), op. cit., p. 11.
23 Ibid., Axel Moulinier, « Que reste-il à faire sur Watteau ? », p. 13-16.
24 Voir Pierre Rosenberg, « Watteau et Poussin », préface de la présente publication, p. 1.
25 Ibid., p. 1.
Auteurs
-
Patrick Michel
Professeur émérite, Histoire de l’art de la période moderne
IRHiS–UMR 8529, Université de Lille
patrick.michel@univ-lille.fr -
Chang Ming Peng
Professeure, Histoire de l’art contemporain et muséologie
IRHiS–UMR 8529, Université de Lille
chang-ming.peng@univ-lille.fr -
François Robichon
Professeur émérite, Histoire de l’art contemporain
francois.robichon@univ-lille.fr
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