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    Plan

    Plan détaillé Texte intégral 1. Introduction 2. Description 3. Signification 4. « L’après Boves » Bibliographie Notes de bas de page Auteur

    Places fortes des Hauts-de-France –1–

    Ce livre est recensé par

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    Une forteresse princière : Boves (xive-xvie siècles)

    Philippe Racinet

    Résumé

    Possédé par des princes de la famille de Lorraine, l’ensemble castral de Boves (Somme) construit à la fin du xive siècle se présente, dans sa conception, comme un « château-façade ». En effet, les nouvelles constructions sont réalisées sur le flanc oriental de la motte, en direction du village, même si le flanc sud est particulièrement soigné, car il surplombe le grand fossé de barrage d’éperon. Du côté ouest, « côté jardin » pour ainsi dire, une courtine bien construite, flanquée d’une tour dans l’angle sud-ouest, englobe l’ancien donjon. Outre le fait que cette structure n’est pas inconnue à la fin du Moyen Âge (La Ferté-Milon, Aisne), elle pourrait accréditer le fameux dicton picard : « château de Boves, belle montre, peu de chose ». Mais il est possible aussi d’envisager que cette forteresse ait pu être utilisée à des fins de valorisation personnelle ou d’affirmation politique et militaire, en période de rivalités.

    Entrées d’index

    Mots-clés : Picardie, Somme, Amiens, Boves, Lorraine, tour maîtresse, motte castrale

    Keywords : Picardie, Somme, Amiens, Boves, Lorraine, main tower, motte

    Texte intégral 1. Introduction 2. Description 3. Signification 4. « L’après Boves » Bibliographie Notes de bas de page Auteur

    Texte intégral

    1. Introduction

    1Le promontoire de Boves (fig. 1 et 2), à 8 km au sud-est d’Amiens (Somme), se compose de trois espaces : une imposante butte anthropique associée à un talus surplombant un grand fossé de barrage d’éperon ; une première basse-cour dont la partie nord est occupée par un prieuré clunisien et une église paroissiale associée à un prieuré cure ; une seconde basse-cour où sont installés des bâtiments agricoles civils des xiie-xve siècles.

    Fig. 1. Plan général du promontoire de Boves

    Image 100000000000016F000001F46809D56D.jpg

    Levé : Ph. Boutté – DAO : V. Legros

    Fig. 2. Vue aérienne de la motte principale et de la première basse-cour

    Image 10000000000001F400000141D8236682.jpg

    Cliché : R. Agache

    2Les atouts archéologiques du site sont nombreux : bonne conservation des structures légères et présence de vestiges furtifs comme les cuvelages de cave ; ampleur d’une stratigraphie de type urbain, rare sur une plate-forme de motte (fig. 3) ; abondance, richesse et diversité du mobilier (fig. 4).

    Fig. 3. Superposition des phases d’occupation de la motte castrale de Boves. En orange, phase 5 (fin xive-fin xvie siècles) ; En jaune, phase 4 (milieu xiie-fin xive siècles) ; En vert, phase 3 (début xie-milieu xiie siècles) ; En bleu, phase 2B (milieu xe-début xie siècles) ; En rouge, phase 2A (fin ixe-milieu xe siècles)

    Image 1000000000000186000001F498B1C34B.jpg

    DAO : Ph. Racinet

    Fig. 4. Quelques pièces rares issues des fouilles du château de Boves. Gobelet en verre, fin ixe-xe siècles. Fragment de vitrail représentant une figure humaine, xie siècle

    Image 1000000000000168000001F428B1A358.jpg

    Cliché : P. Lemaître, Musée de Picardie

    3La projection 3D du levé topographique (fig. 5) montre l’importance des travaux de terrassement que l’aménagement de l’ensemble du promontoire a nécessité.

    Fig. 5. Grands espaces du complexe castral de Boves et travaux d’aménagement du promontoire

    Image 1000000000000184000001F444471282.jpg

    Projection 3D : J. Flament

    4Depuis 1996, la fouille programmée a concerné principalement la plate-forme de la motte castrale, achevée en 2016. Plusieurs sondages d’envergure ont également été réalisés dans le fossé de barrage d’éperon, dans celui qui entoure la motte et sur le talus oriental où a été retrouvé un imposant dispositif d’entrée de la fin du Moyen Âge. Sept phases principales ont été calées chronologiquement par une série de datations 14C et par thermoluminescence, entre le début du xe et le xviie siècle. Nous ne retiendrons que les éléments relatifs à la fin du Moyen Âge (phase 5).

    5C’est une époque charnière pour la seigneurie de Boves. Par l’intermédiaire d’alliances bien menées, les princes de Lorraine s’implantent dans le nord du royaume de France et Boves fait partie intégrante de leur stratégie politique pour se hisser progressivement vers les strates dirigeantes de l’État. Issus d’une principauté dépendante du Saint-Empire romain germanique, les princes lorrains vont mettre à profit l’ambivalence de leurs fidélités pour assurer la pérennité de leur duché et s’assurer une assise territoriale en France. Ainsi prennent-ils part aux conflits qui animent le royaume du xive au xvie siècle et Boves, située en « terre de frontière », se retrouve au cœur des jeux de vassalité et de clientélisme. S’appuyant sur les sources écrites, la thèse en cours de Juliette Maquet1 s’attache à déterminer le rôle joué par la seigneurie de Boves dans la stratégie de prise de pouvoir et d’ascension sociale de ces princes lorrains au sein du royaume de France.

    2. Description

    6À la fin du xive siècle (fig. 6), un nouvel ensemble castral est construit par les nouveaux seigneurs du lieu : il a une forme trapézoïdale, avec une base sud de 45 m et une base nord de 25 m. Quatre courtines rectilignes, renforcées par des contreforts disposés irrégulièrement, relient de puissantes tours d’angle. La cour centrale est occupée par un puits perdu, une cave appareillée et un hypothétique bâtiment adossé à l’enceinte nord.

    Fig. 6. Plan interprétatif de la phase 5 (fin xive-xvie siècles)

    Image 1000000000000197000001F45DCC8384.jpg

    7L’analyse archéologique de la tour maîtresse sud-est encore en élévation (fig. 7) place la nouvelle construction dans le dernier tiers du xive siècle, ce qui est compatible avec la mention en 1389 d’un « architecte du château de Boves » dans les archives communales d’Amiens2.

    Fig. 7. Tour maîtresse sud-est : coupe sud-nord

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    Relevé : P. Gillon – DAO : Ph. Racinet

    8Les caractères archéologiques de cette phase sont bien individualisés avec une nouvelle organisation spatiale privilégiant la structure castrale périphérique et l’habitation à la verticale. La construction profite des avancées techniques de la période gothique, marquées notamment par la rationalisation du traitement des matériaux, avec les marques de hauteur d’assise (fig.  8). Les nouveaux maîtres ont particulièrement soigné l’apparence, somptueuse (fig. 9), et la puissance des bâtiments (fig. 10).

    Fig. 8. Élévation externe de la courtine orientale. On distingue très nettement les marques d’assise sur les pierres de parement qui n’ont pas été démontées

    Image 10000000000001F4000000FF8BC8A4B4.jpg

    Relevé : Fr. Ligny – DAO : Ph. Racinet

    Fig. 9. Vestiges de la tour maîtresse sud-est

    Image 10000000000001F400000147BDF2437A.jpg

    Cliché : Ph. Racinet

    Fig. 10. La tour de flanquement nord-est et ses reprises du xvie siècle

    Image 100000000000012D000001F4F3AA32FE.jpg

    Relevé : S. Racinet – DAO : Ph. Racinet

    9Le nouveau château (fig. 11) a été construit sur un socle épais de craie pilée qui a scellé les niveaux antérieurs après arasement de certaines structures en élévation et dépôt de remblais d’égalisation.

    Fig. 11. Vue par cerf-volant du chantier de fouille en juillet 2010, partie sud de la plate-forme de la motte

    Image 10000000000001D8000001F4CFB4E4E5.jpg

    Cliché : S. Charrier

    10L’un des points forts de ce chantier correspond à l’édification d’une nouvelle tour maîtresse (fig. 7, 9 et 12) dans l’angle sud-est de la plate-forme. Sa fonction résidentielle est manifeste : grandes baies, latrines… Elle marque une volonté d’ostentation seigneuriale plus qu’une nécessité de protection.

    Fig. 12. Carte postale du début du xxe siècle figurant la tour sud-est

    Image 10000000000001F40000013B6601FC2F.jpg

    Collection privée : M. Dufresnes

    11De l’autre côté du flanc sud (fig. 13), au-dessus du grand fossé, le vieux donjon du xiie siècle est entièrement transformé. Son angle sud-ouest (fig. 14) est démonté et le corps de motte creusé pour implanter les bases d’une tour de flanquement. Vers le nord, les nouvelles maçonneries sont construites sur l’arasement de l’ancien donjon. Des latrines (fig. 15) sont branchées à la jonction des deux constructions. La façade sud du donjon roman (fig. 16) est englobée, après arasement partiel, dans une construction élargie vers le rebord de motte. Un couloir de rez-de-chaussée y est aménagé : il mène à un escalier droit indiquant une circulation au premier étage. Cette dernière est confirmée par la présence d’un conduit de latrines (fig. 17) relié à une cuve circulaire entièrement appareillée, d’une profondeur de 5 m. Enfin, une tourelle d’escalier (fig. 18) est construite pour desservir le couloir du premier étage et la tour de flanquement.

    Fig. 13. Plan général de la zone sud de la plate-forme de la motte

    Image 10000000000001F4000000F7504AD18C.jpg

    Relevé : S. Racinet, N. Chitsazan et A. Gnat – DAO : Ph. Racinet

    Fig. 14. Les travaux dans l’angle sud-ouest de l’ancien donjon roman

    Image 10000000000001F400000158BCAB261B.jpg

    Cliché : S. Charrier

    Fig. 15. Latrines construites dans le mur ouest de l’ancien donjon transformé

    Image 10000000000001F40000013455DE756B.jpg

    Cliché : Ph. Racinet

    Fig. 16. L’aménagement du flanc sud de l’ancien donjon

    Image 10000000000001F400000141795B16F9.jpg

    Cliché : Ph. Racinet

    Fig. 17. Relevé du parement interne sud du couloir sud et des latrines

    Image 10000000000001F4000001ECE258BF69.jpg

    Relevé : A. Gnat – DAO : Ph. Racinet

    Fig. 18. Vue par cerf-volant de l’ancien donjon transformé avec sa tourelle d’escalier dans l’angle sud-ouest

    Image 10000000000001F400000176286679AC.jpg

    Cliché : S. Charrier

    12La courtine sud (fig. 19) présente une rupture d’alignement qui marque le raccordement entre le chantier de la nouvelle tour sud-est et les travaux de transformation de l’ancien donjon sud-ouest. Cette courtine est construite avec un très bel appareillage. La face sud (fig. 20) du château devait donc être majestueuse.

    Fig. 19. La courtine sud, parement externe

    Image 10000000000001F4000000E1B7368CBF.jpg

    Relevé : J. Colaye – Cliché : Ph. Racinet

    Fig. 20. La face sud du nouveau château de Boves

    Image 10000000000001F400000159C40861D5.jpg

    Cliché : S. Charrier

    13La tour nord-ouest (fig. 6) serait circulaire d’après les descriptions du xviiie siècle et très saillante d’après les constatations faites sur le terrain. À une époque inconnue, elle a glissé le long de la paroi abrupte de la motte et a dû combler en partie le fossé circulaire.

    14La tour nord-est (fig. 10), pleine au rez-de-chaussée, est un grand massif appareillé à parements, construit par assises noyées dans du mortier orange. De forme semi-circulaire et en nette saillie, son diamètre est de 7,70 m.

    15Sur le talus oriental (fig. 21), au pied de la tour sud-est, la fouille a révélé des structures construites parallèles correspondant à un système d’entrée, à la fois complexe et monumental (fig. 22). La porte proprement dite, large de 3,85 m, est flanquée par deux tourelles circulaires (fig. 23) adossées à de hauts murs d’enceinte ; elle ouvre sur un préau découvert.

    Fig. 21. Plan de masse du système d’entrée construit sur le talus oriental et détail du tableau de 1865 conservé à la Mairie de Boves

    Image 100000000000016B000001F4BF1D42B5.jpg

    Relevé : J. Colaye – DAO : Ph. Racinet

    Fig. 22. Reconstitution du système d’entrée du château de Boves

    Image 10000000000001F40000015878447973.jpg

    D’après des croquis de D. Barz

    Fig. 23. Le flanc nord du bâtiment d’entrée établi sur le talus oriental

    Image 10000000000001F4000001459D6565EF.jpg

    Relevé : P. Wattelaine – DAO : Ph. Racinet

    16Cette « entrée princière », de construction aussi soignée que la tour sud-est, témoigne d’une volonté de paraître de la part des derniers possesseurs de cette imposante forteresse. L’absence probable d’enceinte sur la suite du talus indique aussi une autre conception de l’espace castral, lequel devient plus centré sur le château proprement dit, en laissant de côté la basse-cour.

    3. Signification

    17L’ensemble des xive-xve siècles pourrait se présenter, dans sa conception, comme un château-façade. En effet, les nouvelles constructions sont réalisées sur le flanc oriental de la motte, en direction du village, même si le flanc sud est particulièrement soigné, car il surplombe le grand fossé. Du côté ouest, « côté jardin » pour ainsi dire, une courtine bien construite, flanquée d’une tour dans l’angle sud-ouest, englobe l’ancien donjon transformé. Outre le fait que cette structure n’est pas inconnue à la fin du Moyen Âge (La Ferté-Milon, Aisne), elle pourrait bien accréditer le fameux dicton picard : « le château de Boves, belle montre, peu de chose ». Toutefois, d’Amiens on voit Boves (fig. 24) et, donc, de Boves on voit Amiens, comme disait le professeur Robert Fossier pour justifier l’importance stratégique du site. Sans aucun doute, cette forteresse a été utilisée à des fins de valorisation personnelle et d’affirmation politique, en période de fortes tensions.

    Fig. 24. La tour de Boves vue depuis la cathédrale d’Amiens

    Image 10000000000001F40000012748C091A0.jpg

    Cliché : Ph. Racinet

    18La mise en relation avec les événements politiques et sociaux permet, en effet, de trouver un contexte plausible à cette dernière grande reconstruction : la compétition princière. En 1391, à la mort du duc de Lorraine, Boves est attribué à son fils cadet, Ferry. En 1393, ce dernier épouse Marguerite qui lui apporte la seigneurie de Joinville3. Dans ces circonstances, il est possible que Ferry, disposant désormais d’importants revenus, ait voulu donner à son château de Boves une puissance digne de son nouveau statut de prince. À la même époque, le duc d’Orléans multipliait les fondations dans cette même région, autre source d’inquiétude pour Ferry qui se situait dans la mouvance bourguignonne.

    19Enfin, on note une modification dans l’organisation spatiale, qui privilégie maintenant la structure périphérique (fig. 25), et un changement dans la manière de vivre puisque l’habitation à l’horizontale du xiie siècle laisse place à une habitation à la verticale. Les sources écrites indiquent aussi le maintien du haut niveau résidentiel de ce château, qui voit naître, vers 1425, Henri de Lorraine, futur évêque de Thérouanne, puis prince-évêque de Metz4.

    Fig. 25. Plan général du château de Boves dans son état de la fin du Moyen Âge

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    4. « L’après Boves »

    20Une activité dense et limitée dans le temps a été décelée pour la fin de la phase 5. Il s’agit de terrassements et de réparations rapides de constructions certainement très endommagées. Cette constatation permet de mieux caractériser la période du xvie siècle. Le château ne paraît plus habité de manière permanente et, peut-être, plus habitable. Dans un laps de temps très court, ce qui reste des constructions est réhabilité avec un objectif militaire. En effet, les diverses reprises constatées sur la tour pleine (fig. 10), visant à renforcer les défenses nord de l’ensemble castral construit à la fin du Moyen Âge, peuvent s’apparenter à une militarisation à mettre en relation avec les troubles guerriers de la fin du xvie siècle (Ligue et siège d’Amiens par Henri IV), à un moment où l’objectif est la ville d’Amiens, placée au nord du site. Le château de Boves a joué un rôle stratégique important à cette époque et a connu des transformations ponctuelles rapides.

    21Après cette phase de militarisation, le château est démantelé, puis démonté dans le courant des xviie-xviiie siècles. Cette opération économique a entraîné la construction de quelques bâtiments destinés à abriter les ouvriers (fig. 26).

    Fig. 26. Plan interprétatif des phases 6 (fin xvie-fin xviiie siècles) et 7 (xixe-xxe siècles). Reconstitution d’un bâtiment au sud de la plate-forme, servant probablement pour le gardiennage du chantier de démolition du château

    Image 1000000000000155000001F4D193D43E.jpg

    22La période contemporaine se caractérise, d’une part, par des vestiges mobiliers, témoins d’une vocation ludique du site, et, d’autre part, par des traces des trois conflits franco-allemands. L’importance stratégique de ce site millénaire se constate bien en 1914-1918 : la partie orientale du site, celle qui fait face au front, dispose de deux lignes de tranchées alors qu’il n’y en a qu’une seule du côté ouest. Triste permanence des choses !

    23Depuis 2014, un nouveau programme de longue haleine s’attache à l’investigation de la première basse-cour castrale (fig. 27). C’est une première en Europe pour une fouille quasi exhaustive de cet espace méconnu et les découvertes sont déjà très importantes.

    Fig. 27. Vue par cerf-volant de la zone de fouille de la basse-cour en 2014, sous la responsabilité de Richard Jonvel

    Image 1000000000000117000001F4B8057A71.jpg

    Cliché : S. Charrier

    Bibliographie

    Dehaisnes, 1889 : DEHAISNES (Chr.), L’art à Amiens à la fin du Moyen Âge dans ses rapports avec l’école flamande primitive, Société Saint-Augustin, Bruges, 1889.

    Racinet, 2002 : RACINET (Ph.) [coord.], Le site castral et prioral de Boves du xe au xviie siècle. Bilan des recherches 1996-2000, Revue Archéologique de Picardie : numéro spécial 20, Amiens, 2002.

    Racinet, 2008 : RACINET (Ph.) [coord.], Le site castral de Boves du xe au xviie siècle. Bilan des recherches archéologiques 2001-2006, Revue Archéologique de Picardie : n° 1-2, Amiens, 2008.

    Racinet, 2012 : RACINET (Ph.) [coord.], Boves (Somme). Complexe castral et prioral du Quartier Notre-Dame. Étude du mobilier 1996-2005, Revue Archéologique de Picardie : n° 1-2, Amiens, 2012.

    Notes de bas de page

    1 Boves, une seigneurie lorraine en Picardie (fin xiiie – xvie siècle), sous la direction de Philippe Racinet et d’Olivia Carpi, thèse en préparation à l’Université de Picardie Jules Verne (Amiens).

    2 Lors de la reconstruction de la porte Montrésor à Amiens en 1389, on mande, pour s’assurer de l’excellence du travail de l’architecte Poulette, maître Pierre Largent, architecte de la cathédrale, et Jean Marchant, architecte du château de Boves, avec plusieurs autres habiles ouvriers (Archives communales d’Amiens, compte de 1389, cité par Dehaisnes, 1889 : p. 34).

    3 Nous remercions notre collègue Gérard Giuliato pour ces informations.

    4 D’après son testament conservé aux Archives départementales de Meurthe-et-Moselle, 3F438, f° 304v°.

    Auteur

    • Philippe Racinet

      Université de Picardie Jules Verne (Amiens)
      Laboratoire Textes, Représentations, Archéologie, Autorité et Mémoires de l’Antiquité à la Renaissance (TRAME – EA 4284)
      philippe.racinet@u-picardie.fr

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    Archives, archivistes, archivistique dans l'Europe du Nord-Ouest du Moyen Âge à nos jours

    Archives, archivistes, archivistique dans l'Europe du Nord-Ouest du Moyen Âge à nos jours

    Entre gouvernance et mémoire

    Martine Aubry, Isabelle Chave et Vincent Doom (dir.)

    2007

    Les Cardinaux de la Renaissance et la modernité artistique

    Les Cardinaux de la Renaissance et la modernité artistique

    Frédérique Lemerle, Yves Pauwels et Gennaro Toscano (dir.)

    2009

    Élites et sociabilité au XIXe siècle

    Élites et sociabilité au XIXe siècle

    Héritages, identités

    Hervé Leuwers, Jean-Paul Barrière et Bernard Lefebvre (dir.)

    2001

    Bède le Vénérable

    Bède le Vénérable

    Entre tradition et postérité

    Stéphane Lebecq, Michel Perrin et Olivier Szerwiniak (dir.)

    2005

    De Georges Clemenceau à Jacques Chirac : l'état et la pratique de la Loi de Séparation

    De Georges Clemenceau à Jacques Chirac : l'état et la pratique de la Loi de Séparation

    Robert Vandenbussche (dir.)

    2008

    L'engagement dans la Résistance (France du Nord - Belgique)

    L'engagement dans la Résistance (France du Nord - Belgique)

    Robert Vandenbussche (dir.)

    2003

    4000 bourgeois de Lille au xive siècle

    4000 bourgeois de Lille au xive siècle

    Le premier Registre aux Bourgeois (1291-1355). Édition et commentaire

    Martine Aubry

    1999

    Un ministre artésien dans la crise du 16 mai

    Un ministre artésien dans la crise du 16 mai

    La correspondance entre Auguste et Lucie Paris (16 mai - 23 novembre 1877)

    Jean-Marc Guislin

    2002

    L'épuration en Belgique et dans la zone interdite (1944-1949)

    L'épuration en Belgique et dans la zone interdite (1944-1949)

    Robert Vandenbussche (dir.)

    2017

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    1 Boves, une seigneurie lorraine en Picardie (fin xiiie – xvie siècle), sous la direction de Philippe Racinet et d’Olivia Carpi, thèse en préparation à l’Université de Picardie Jules Verne (Amiens).

    2 Lors de la reconstruction de la porte Montrésor à Amiens en 1389, on mande, pour s’assurer de l’excellence du travail de l’architecte Poulette, maître Pierre Largent, architecte de la cathédrale, et Jean Marchant, architecte du château de Boves, avec plusieurs autres habiles ouvriers (Archives communales d’Amiens, compte de 1389, cité par Dehaisnes, 1889 : p. 34).

    3 Nous remercions notre collègue Gérard Giuliato pour ces informations.

    4 D’après son testament conservé aux Archives départementales de Meurthe-et-Moselle, 3F438, f° 304v°.

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    Racinet, P. (2018). Une forteresse princière : Boves (xive-xvie siècles). In T. Byhet & C. Aubry (éds.), Places fortes des Hauts-de-France –1–. Villeneuve d’Ascq: Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion. https://doi.org/10.4000/books.irhis.1556
    Racinet, Philippe. « Une forteresse princière : Boves (xive-xvie siècles) ». In Places fortes des Hauts-de-France –1–, édité par Thomas Byhet et Christine Aubry. Villeneuve d’Ascq: Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion, 2018. doi:10.4000/books.irhis.1556.
    Racinet, Philippe. « Une forteresse princière : Boves (xive-xvie siècles) ». Places fortes des Hauts-de-France –1–, édité par Thomas Byhet et Christine Aubry, Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion, 2018, https://doi.org/10.4000/books.irhis.1556.

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    Byhet, T., & Aubry, C. (éds.). (2018). Places fortes des Hauts-de-France –1–. Villeneuve d’Ascq: Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion. https://doi.org/10.4000/books.irhis.813
    Byhet, Thomas, et Christine Aubry, éd. Places fortes des Hauts-de-France –1–. Villeneuve d’Ascq: Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion, 2018. doi:10.4000/books.irhis.813.
    Byhet, Thomas, et Christine Aubry, éditeurs. Places fortes des Hauts-de-France –1–. Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion, 2018, https://doi.org/10.4000/books.irhis.813.
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