Table des matières
Jean-Pierre Chrétien
Ouverture. Identités et patrimoines en AfriqueJean Boutrais et Dominique Juhé-Beaulaton
Introduction. Nouvelles lectures des rapports société-nature- Territoire et patrimoine
- Le foncier, fondement de la construction patrimoniale d’objets de la nature
- La patrimonialisation comme produit de l’histoire
- Mise en perspective historique du patrimoine
- Le travail de mémoire collective
- La patrimonialisation par la recherche
- Repères conceptuels
- Du patrimoine naturel au paysage culturel
- Patrimoine local et néo-patrimonialisme d’État
- Organisation de l’ouvrage
Thème 1. Une nature à négocier, des droits à inventer
Marie-Claude Smouts
Du patrimoine commun de l’humanité aux biens publics globaux- Le patrimoine commun de l’humanité : un concept ambigu et fragile
- Des espaces construits par la négociation internationale
- Des déclarations peu contraignantes
- Des obligations floues
- La quête d’un concept mobilisateur
- L’environnement, patrimoine commun
- L’éthique du patrimoine commun de l’humanité
- Les biens publics globaux : une rhétorique de substitution ?
Jonas Ibo
Les nouvelles orientations de la gestion du patrimoine naturel en Côte d’Ivoire- Introduction
- Contexte d’émergence des zones de biodiversité et du programme transitoire
- Le dispositif mis en place : les zones de biodiversité et les parcs nationaux du programme transitoire
- Zones de biodiversité
- Conception et organisation du Geprenaf
- Les acquis du Geprenaf en 2002
- Parcs nationaux du programme transitoire
- Présentation des parcs sélectionnés
- Le parc national de la Marahoué
- Le parc national de la Comoé
- Le parc national du mont Péko
- La mise en œuvre du programme transitoire
- Résultats des programmes transitoires
- Les perceptions locales des innovations de la politique générale de protection du patrimoine naturel
- Conclusion
- Remerciements
Sylvie Fanchette
Patrimoines locaux et législations foncières à l’heure de la décentralisation en Haute-Casamance (Sénégal)- Le principe de gestion patrimoniale du foncier à l’épreuve de la LDN
- Patrimonialisation de la nature et du foncier : les concepts
- Les principes de la LDN
- La mise en œuvre des nouvelles lois foncières dans le cadre de la décentralisation
- Les nouvelles prérogatives des conseillers ruraux en matière foncière
- Entre mythe et réalité
- Les principes de gestion patrimoniale du foncier à l’épreuve de la mise en pratique des lois de décentralisation et de la LDN
- Les CR, des entités peu susceptibles de mettre en œuvre une gestion patrimoniale des ressources foncières et forestières
- Le manque d’adéquation spatiale et sociale des CR
- Un découpage territorial ne reposant pas sur des caractéristiques socio-politiques locales
- Des entités regroupant des populations hétérogènes
- Des instances locales au pouvoir variable
- La CR, un niveau administratif peu adapté à la gestion des ressources naturelles
- Des lois incompatibles avec les usages spécifiques des espaces agropastoraux
- « La terre à celui qui la travaille » : un principe difficilement acceptable par les lignages dominants
- Le réaménagement des logiques foncières traditionnelles dans le contexte de la mise en place des nouvelles réformes
- Les prêts de terres : un moyen de contrôle social et d’ajustement de la main-d’œuvre aux terres cultivées
- Les prêts de terre : ils permettent de diminuer l’inégale répartition des terres
- Les prêts de terres, une nécessité pour la mise en repos des terres les plus fragiles
- Complexité des situations foncières et conflits intra- et intervillageois
- Entre loi moderne et loi traditionnelle : un flou foncier dommageable aux espaces pastoraux
- L’introduction du coton, facteur de la division des exploitations agricoles et de recul de la solidarité communautaire
- La LDN et la course à la terre organisée par les lignages les plus faibles
- L’absence d’intervention des conseillers ruraux pour régler les conflits entre agriculteurs et éleveurs
- Les contradictions du système foncier : des lois modernes rarement appliquées par les instances élues pourtant mises en place à cet effet
- Les conseillers ruraux et la gestion patrimoniale du foncier
- Des conseillers ruraux peu représentatifs des populations
- Le manque de compétence des élus locaux
- Le manque de légitimité des conseillers ruraux et la politisation de la gestion foncière
- Le refus des Casamançais d’accepter les lois sur la décentralisation
- La gestion foncière comme révélateur des relations sociales
- Conclusion
Laurent Berger
L’expert, l’entrepreneur et le roiChronique d’une négociation conflictuelle autour de l’implantation d’un site industriel sur des terres ancestrales sacrées (Madagascar)
- La trame d’une négociation et les principaux épisodes d’une confrontation
- L’intelligibilité d’une situation en questions
- De la complexité politique des relations historiques entre l’État et la royauté antankaraña
- L’intégration de l’appareil monarchique à l’État colonial et postcolonial centralisé
- Une communautarisation de l’appareil monarchique parallèle à la libéralisation de l’État malgache
- De la complexité culturelle des rapports sociaux entre la royauté et la population locale
- De la sacralité du souverain antankaraña au principe d’antériorité
- Des rapports entre les autochtones et leurs « hôtes »
- Des enjeux politiques et économiques propres aux rapports de l’entreprise à la royauté locale
- Conclusion
Thème 2. L'inscription locale du patrimoine naturel
Éric Garine, Olivier Langlois et Christine Raimond
Le territoire est-il bien un patrimoine ?Étude comparative de deux sociétés de la Haute-Bénoué (Dìì et Duupa, Nord-Cameroun)
- Introduction
- Conditions matérielles et écologiques de l’existence
- Des systèmes de subsistance basés sur l’agriculture itinérante sur brûlis
- Dynamiques actuelles
- Le terroir de Djaba
- Les terroirs duupa
- Fondements symboliques de l’organisation politique des collectivités villageoises dìì et duupa
- Les chefferies dìì
- Les communautés territoriales duupa
- Pas de chefs, des « big men »
- Les rituels de l’initiation chez les Duupa
- Les ritualistes des sites sacrés
- Les rites funéraires et la transformation des ancêtres du lignage en ancêtres du territoire
- La territorialité duupa
- Un contexte historique commun, des histoires différentes
- Le contexte historique régional
- L’histoire récente des communautés étudiées
- Les Dìì et la communauté de Djaba
- Du Hosséré Djaba au village actuel
- La séquence d’occupation du Hosséré Djaba, du xiie au xixe siècles
- Les déplacements de la communauté de Djaba du xixe siècle à nos jours
- L’agriculture itinérante sur brûlis : une pratique ancienne occasionnellement abandonnée
- Les éléments d’une histoire sociale
- Une association ancienne entre « forgerons » et « cultivateurs » ?
- Un système social comparable à l’actuel dès la fin du xviiie siècle ?
- Les Duupa et les communautés de Ninga et de Wanté
- La chefferie « portative », une adaptation de crise ?
- Quelles dynamiques de patrimonialisation de la nature contemporaine ?
- Les Dìì de Djaba : vers une territorialisation imposée ?
- L’apparition d’une préoccupation foncière
- Programme de conservation et limites territoriales
- L’invention du « pays duupa »
- Le Codesedo, la zone de chasse communautaire et l’invention du « pays duupa »
- La zone de chasse communautaire
- Les finalités et l’histoire de la zone de chasse communautaire selon les Duupa
- Conclusion
Charles Grémont
Comment les Touaregs ont perdu le fleuveÉclairage sur les pratiques et les représentations foncières dans le cercle de Gao (Mali), xixe-xxe siècles
- La vallée, un « domaine » à conquérir et à partager (xixe siècle)
- Rapports tributaires et accaparement des ressources
- Koyma (Arma)
- Tasharan (Songhay)
- Gabero (Peuls)
- Kel Talatayt (Iwellemmedan)
- Kel Agayok et Idaraggagan (Imajeghen)
- Kaaji (Songhay, Peuls)
- Forgo (Songhay)
- Tshognadji (Peuls)
- Kel Assakan (Kel Essuk)
- Isharammatan (Kel Essuk)
- Gabero (Peuls)
- Réciprocité des accès et des échanges
- Ihayawan
- Iboghollitan
- Batal
- Igoraran (Sheriffen-Touaregs)
- Tengaregadash (Imajeghen)
- Division des populations et « préférence agricole » (1899-1968)
- Gao (Arma)
- Interdiction faite aux Touaregs d’accéder au fleuve
- Tannal (Songhay)
- Forgo (Arma)
- Gao (Arma)
- Kel Talatayt (Iwellemmedan)
- Résistance des liens pré-existants
- Kel Ahara (Iwellemmedan)
- Kel Talatayt (Iwellemmedan)
- Tanghakli (Kel Essuk)
- Garguna (Songhay)
- Gabero (Peuls)
- Kel Tamukasan (Kel Essuk)
- Kel Egheris (Imghad)
- Immilligazan (Imajeghen)
- Kel Egheris (Imghad)
- Kel Assakan (Kel Essuk)
- Transformation des bourgoutières et privatisation des terres (1972-1985)
- Kaaji (Songhay, Peuls)
- Iboghollitan
- Gabero (Peuls)
- Iboghollitan
- Gabero (Peuls)
- Revendications territoriales sur fonds de violences civiles (1994)
- Tanghakli (Kel Essuk)
- Gabero (Peuls)
- Koshakaaray (Songhay)
- Songhay de Bourem (enseignant à Ménaka)
- Kel Egheris (Imghad)
- Kaaji (Songhay, Peuls)
- Kel Tamukasan (Kel Essuk)
- Gabero (Peuls)
- Koyma (Arma)
- Ihayawan
- Gao (Arma)
- Décentralisation, un nouveau cadre pour les revendications foncières (depuis 1999)
- Koyma (Arma)
- Kaaji (Songhay, Peuls)
- Gabero (Peuls)
- Malahia (Kel Essuk)
- Tangabo (Idnan)
- Gabero (Peuls)
- Iboghollitan
- Ihayawan
- Kel Assakan(Kel Essuk)
- Gabero (Peuls)
- Conclusion
- Petit glossaire des termes vernaculaires
Sophie Moreau
Logique patrimoniale et conservation de la forêtL’exemple de la forêt d’Ambondrombe, Sud-Betsileo, Madagascar
- Les lieux-symboles : repères du territoire et de l’histoire des vivants
- Les anciens villages
- Les tombeaux et aritra
- Les monuments
- La montagne sacrée d’Ambondrombe
- Des pratiques nouant l’alliance des hommes et de la forêt
- Respect des ancêtres et des interdits
- L’élevage extensif en forêt : le lien entre les vivants, les ancêtres et la forêt
- Logique patrimoniale contre conservation
- Conclusion : Le patrimoine des uns contre le patrimoine des autres
Élisabeth Chouvin
Les oléagineux dans l’Éthiopie des bords du RiftUne production identitaire et territorialisée
- Les « pays » des oléagineux des contreforts du Rift
- La notion complexe de agär (« pays »)
- Quelques pays prestigieux d’oléagineux
- Debi ou le « pays du carthame »
- Säliṭ méda, la « plaine du sésame »
- Gačené et ses exploitations de coton
- Des « pays » témoins de régimes fonciers
- Le pays du carthame sous le contrôle d’un atbay däñña (« juge local »)
- La plaine du sésame, une propriété de l’État
- Gačené, la terre des chefs de tribus argobba
- Du particularisme agricole à la production identitaire
- Des codes de conduite particuliers
- Un système de production original
- Des savoir-faire spécifiques
- Adaptations et changements récents des pays des oléagineux
- La réforme foncière et les nouveaux territoires de gestion, les qäbälé
- L’extinction de la « Plaine du sésame »
- La création d’un nouveau territoire spécialisé associé à des revendications identitaires
- Changement agricole autour du coton
- Les facteurs de l’essor du coton
- Conclusion
Chiara Alfieri
Vivre et penser la nature chez les Bobo-Vore (Burkina Faso)Une forme implicite de patrimonialisation ?
- Introduction
- Le contexte : l’organisation sociale des Bobo de Koumi
- Le village et le dualisme de ses quartiers
- Le klue bwo, profil du roi sacré
- Le kongo masa
- La puissance du Saga et la partition de l’espace qui en découle
- Autorisation de donner la terre et limites entre différents Saga et terroirs claniques
- Sites, herbes et plantes consacrés à Saga
- La puissance du Saga à travers les cycles rituels agraires
- L’espace du Saga envisagé sous l’angle de la patrimonialisation
- Conclusion
- Remerciements
Claudie Haxaire
« Réalisations » individuelles et migration sur les fronts pionniers des jeunes Gouro de la région de Zuénoula (Côte d’Ivoire)- Introduction
- Pourquoi les Gouro partent-ils ?
- La recherche de fronts pionniers
- Au plan individuel : accomplissement d’une vie pour les Gouro
- Tensions entre cet accomplissement et les nouvelles conditions économiques
- L’installation dans le sud
- Histoire des migrations récentes
- Modes d’acquisition des droits d’accès aux forêts
- Les Gouro de Monogaga : réalité et impasse
- Tour d’horizon et parcelles de vie
- Sur la piste même de Monogaga
- Moussadougou
- Devenir de planteurs situés hors zone classée
- Cantondougou
- Fatouakro
- Kablake
- Poli-Brousse
- Première installation sur la route de Soubré d’où viennent les planteurs : Blaou
- Bonon et Asproa
- Réalité des stratégies de survie
- Cacao (et café) comme rente ?
- Conclusion
Thème 3. Valorisations patrimoniales et revendications identitaires
Anne Doquet
Une nature dogon ?Loccultation de l’environnement naturel dans la patrimonialisation du pays dogon
Salamatou A. Sow
Le lait, patrimoine des Peuls pasteurs du NigerPratiques alimentaires, représentations et usages non alimentaires chez les Gaawoo’be du Gourma
- Présentation des Peuls gaawoobe
- Une histoire pastorale dans l’orbite des Touaregs
- Un groupe peul resté pastoral
- Les produits de l’élevage chez les Gaawoo’be
- Le lait et les produits laitiers
- Le lait, un aliment de base
- Les types de lait
- Les récipients du lait
- Les usages et techniques de transformation du lait
- Le lait dans l’alimentation
- Une hiérarchie de laits
- Lait et mil, deux aliments de choix
- Les usages commerciaux
- Les usages non alimentaires du lait
- Usages médicamenteux
- Usages esthétiques
- Les valeurs socioculturelles
- La femme, la vache, le lait : trois énergies vitales au campement
- Le lait et la blancheur
- La valeur identitaire du lait
- Le lait, à la limite d’une valeur religieuse
- Conclusion
Sabine Luning
Ritual Territories and Dynamics in the annual Bush Fire Practices of Maane, Burkina Faso- Introduction
- The “département” of Maane and “villages”
- The village of Silmidougou; houses and agricultural fields
- The spatial divisions of the local environment of Silmidougou; the map’s ritual territories
- The distinctive features of ritual territories: the contrast between home and the bush
- The annual ritual cycle; the place and time of the annual bushfires in the early nineties
- Maane revisited: Dynamics in the practice of annual bushfires
- Conclusion
Christophe Grenier
La patrimonialisation comme mode d’adaptation géographiqueGalápagos et île de Pâques
- Insularité et singularité : les conditions géographiques des patrimoines actuels
- Valeur heuristique de l’insularité : la spéciation géographique
- La spéciation géographique aux Galápagos et à Rapa Nui
- Le peuplement naturel et l’évolution biologique aux Galápagos
- Diversification biologique et diversification culturelle, une même spéciation géographique
- Le peuplement humain et l’évolution culturelle de Rapa Nui
- Rapa Nui, ou l’adaptation géographique par le patrimoine
- Les moai, patrimoine au centre du mode d’adaptation géographique rapanui
- De l’adaptation géographique par les moai à la tentative d’évasion par l’homme oiseau
- La cause de la faillite du mode d’adaptation géographique rapanui : la fermeture de l’île ou la croissance des besoins ?
- L’intégration au monde par la patrimonialisation
- De la destruction de la singularité à sa patrimonialisation
- Géopolitique de la patrimonialisation
- La patrimonialisation comme intégration territoriale
- La patrimonialisation territoriale par le tourisme
- La patrimonialisation comme désintégration territoriale
- Le tourisme ou la « localisation » du patrimoine
- Conflits d’usages et conflits territoriaux : le patrimoine disputé ou nié
- Conclusion
Marie-Christine Cormier-Salem et Bernard Roussel
Conclusion. De la reconnaissance de patrimoines naturels à la valorisation des savoirs locauxPremier bilan et perspectives de recherches dans les pays du Sud
