Conditions socio-politiques de l’action technique du Cadef
p. 265-273
Texte intégral
L’émergence et le renforcement des organisations paysannes an Sénégal montrent que la maîtrise de ce processus de changement social par les acteurs est au cœur des recompositions institutionnelles actuelles.
1Les modalités d’intervention technique du Cadef doivent être resituées dans le cadre de l’évolution générale des modes d’intervention en matière de développement agricole. Les aménagements dans le département de Bignona fournissent une illustration particulièrement significative de ces évolutions. Les configurations institutionnelles observées à l’échelle du département présentent en effet un panorama complexe qui témoigne des différentes périodes de l’histoire récente du « développement » défini par « l’existence d’un processus institutionnalisé de changement social délibéré, contrôlé et planifié » (Chauveau, 1992).
2Depuis l’Indépendance, et en dépit des expériences de l’animation rurale très rapidement marginalisées en terme de moyens d’action, l’impulsion, le contrôle et la planification de ce « processus institutionnalisé de changement social » ont longtemps relevé des compétences éminentes de l’État. L’émergence et le renforcement des organisations paysannes au Sénégal montrent que la maîtrise de ce processus de changement social par les acteurs est au cœur des recompositions institutionnelles actuelles. Cette maîtrise du changement social passe par l’instauration de nouveaux modes de coordination entre les acteurs qui permettent de réduire l’asymétrie dans les relations de pouvoir. Les organisations paysannes du département de Bignona peuvent être considérées comme les instruments dont se dote la société locale pour réduire cette asymétrie et tenter de redéfinir ses relations avec les autres acteurs.
3Si le rôle des organisations paysannes est bien de recomposer des relations moins défavorables entre la société locale et ses partenaires, cette entreprise est une construction difficile, tributaire de l’environnement économique, qui s’inscrit nécessairement dans la durée et suppose qu’un minimum de conditions soient remplies. En effet, si de nouveaux modes de coordination entre la société locale, les organisations paysannes et les autres acteurs émergent, ils le font dans un environnement dominé par des permanences où les situations de rupture demeurent encore marginales.
Maintien et renouvellement des situations d’asymétrie
Les conditions de « partenariat » étaient de fait imposées comme « allant de soi » et non négociables.
4Dans le secteur agricole, les interventions ont longtemps reposé sur des modes de coordination supposant le maintien de relations de pouvoir asymétriques, quel que soit par ailleurs le type d’intervenant : ONG, projet parapublic... Cette asymétrie dans les relations de pouvoir se manifestait dans la mise en œuvre pratique des interventions. Les producteurs n’étaient pas en mesure de donner leur avis sur les propositions techniques en matière d’aménagement, les conditions de « partenariat » étaient de fait imposées comme « allant de soi » et non négociables.
5En fait, l’absence de construction de capacités nouvelles au sein de la société locale explique dans une large mesure la permanence de ce type de relation dont s’accommodent fort bien les projets classiques, qui voient dans les organisations paysannes des concurrents directs. Elle satisfait également nombre d’ONG qui, en privilégiant une approche décentralisée et micro-locale relevant du « populisme développementiste » (Olivier de Sardan, 1990) évitent l’émergence d’interlocuteurs compétents qui pourraient remettre en cause plus ou moins profondément leur légitimité.
6Des interventions plus récentes peuvent chercher auprès des organisations paysannes (Cadef, Cord) un relais pour la mise en œuvre de projets conçus largement en dehors d’elles. Les raisons en sont multiples. L’État s’étant désengagé, le mot d’ordre du « développement » est de privilégier les organisations paysannes comme interlocuteur. Cependant, ce type d’intervention correspond à un maintien renouvelé de l’asymétrie entre les acteurs, car l’objectif de ces interventions est avant tout fonctionnel : construire des aménagements et s’assurer de leur mise en œuvre par les populations, démontrer la pertinence de propositions techniques sur les cultures vivrières et diffuser du matériel à crédit. Les organisations paysannes se retrouvent en fait en position de prestataires de services (sous-traitance à moindre coût d’enquêtes, relevé de données...) auprès d’intervenants peu soucieux de renforcer leurs capacités. Elles se trouvent ainsi tiraillées entre la volonté collective de mieux peser sur les choix de développement et la nécessité pour leurs cadres et leurs animateurs de trouver les ressources nécessaires pour vivre au quotidien.
Des réductions partielles de l’asymétrie
On peut interpréter les ruptures introduites par le Cadef comme une tentative des forces du changement social de s’approprier le champ du développement.
7En se situant dans le cadre de ce que Chauveau (1992) qualifie « d’approche substantive du développement » qui présente l’intérêt de montrer que « le changement planifié qu’il prétend mettre en œuvre de manière rationnelle est surdéterminé par le changement social "hors du développement" », on peut interpréter les ruptures introduites par le Cadef comme une tentative des forces du changement social de s’approprier le champ du développement. Ces tentatives demeurent extrêmement fragiles ; elles sont le produit d’une amorce de changement social ; leur émergence n’est pas réductible à une réaction mécaniste de la société locale au vide institutionnel créé par le retrait de l’État. Cette rupture partielle s’est construite progressivement par l’instauration de rapports de force et parfois par le conflit, par le développement de capacités intrinsèques au niveau des organisations et par l’instauration de nouvelles formes de coordination entre les acteurs.
8Le Cadef a été en mesure de réduire, dans une certaine mesure, l’asymétrie dans la situation de pouvoir qui caractérise la relation entre les paysans et les intervenants extérieurs. Cela s’est traduit par le développement de capacités intrinsèques d’initiative, d’organisation et de prise de décision collectives, mais également par le développement de compétences techniques et organisationnelles. Les acquis ont contribué au renforcement des capacités de négociation et de maîtrise des financements extérieurs.
L’expérience du Cadef montre l’intérêt déterminant de l’instauration d’une relation de partenariat contractualisée.
9L’expérience du Cadef montre l’intérêt déterminant de l’instauration d’une relation de partenariat contractualisée. Ce type d’accord donne à l’organisation paysanne un rôle prééminent dans le dispositif. Il a permis de faire progresser la capacité de l’organisation à assumer des responsabilités, se dégageant ainsi de relations paternalistes ou directement hiérarchiques. Il serait cependant illusoire de penser que le seul accord ou contrat entre acteurs rend compte de l’instauration de nouveaux modes de coordination.
10Le rôle prééminent de l’organisation paysanne s’est traduit par une programmation globale des activités en fonction des priorités exprimées par les producteurs, ce qui est en rupture avec les interventions conventionnelles animées par leur propre rationalité. Ici, l’organisation paysanne ne peut être assimilée à un relais d’interventions définies de l’extérieur, qui se substituerait aux anciens appareils de vulgarisation devenus trop coûteux.
11Cependant, pour que l’organisation paysanne puisse participer à l’instauration de nouveaux modes de coordination, un investissement important a été réalisé pour doter les animateurs et les responsables du Cadef de méthodes et d’outils adaptés. Le partenariat initial avec une ONG (le Ciepac) est essentiel à la compréhension de la dynamique d’organisation du Cadef ; il a permis de mobiliser des ressources extérieures orientées pour l’essentiel vers le renforcement de l’organisation.
12L’organisation paysanne a joué un rôle de coordination entre les adhérents, sa propre vision des perspectives de développement local et les logiques des intervenants extérieurs. Comment, par exemple, concilier les exigences académiques de la recherche agricole avec un retour rapide de l’information aux producteurs engagés dans les expérimentations ? Comment rendre compatibles les exigences d’un bailleur de fonds en matière d’objectifs de développement avec celles d’une organisation paysanne en construction ? À plusieurs reprises, dans le fonctionnement quotidien du projet, l’organisation a dû composer avec des logiques souvent contradictoires ou partiellement compatibles dans un environnement particulièrement défavorable. Les tensions internes à l’organisation ont été accentuées par la pression exercée par les exigences liées à la programmation et au déroulement d’un projet pourtant négocié et contractualisé.
La création d’une innovation en partenariat
L’organisation paysanne permet ainsi de changer d’option en matière de recherche finalisée en cherchant à réduire les déficiences du milieu physique au lieu de s’y adapter.
13La capacité de l’organisation paysanne à recomposer un modèle technique adapté dans les vallées illustre de manière positive de nouveaux modes de coordination potentiels. L’organisation paysanne se trouve au cœur d’un processus d’innovation complexe où son rôle d’interface entre société locale et environnement économique est déterminant.
14Le modèle technique recomposé par l’organisation paysanne procède d’expériences et de références disparates que la démarche du Cadef a mises en cohérence avec les priorités des producteurs. L’adaptation de l’itinéraire technique s’est faite progressivement par la méthode essai/erreur et le dialogue permanent avec les producteurs à l’échelle d’une vallée permet la coordination entre gestion individuelle au niveau de la parcelle et gestion collective de la ressource en propriété commune. L’ensemble de ces actions, conduites avec un appui extérieur réduit, ponctuel mais régulier, repose sur la construction de capacités propres au niveau de l’organisation en matière d’animation, de programmation et de suivi-évaluation des activités.
15La comparaison entre les vallées aménagées montre l’importance de cette capacité technique : elle est présente à Bougoutoub, où elle conforte la dynamique sociale autour du Cadef et de l’aménagement des vallées ; elle est en revanche plus faible sur les autres sites aménagés (Diagong et Suelle), ce qui a très certainement contribué à fragiliser une position déjà délicate au plan politique.
16À l’inverse, la difficulté à recomposer un modèle technique pertinent sur les autres composantes des systèmes de production explique partiellement la faiblesse des réalisations de l’organisation paysanne sur les autres parties du terroir. La recherche en Basse Casamance a très peu travaillé sur les plateaux et les versants, et les équipes de recherche des années 1990 ne comportaient pas ces compétences. L’intégration entre l’impératif d’amélioration du milieu et la nécessaire adaptation des itinéraires techniques n’a donc pu se réaliser en plateaux.
17La capacité de l’organisation paysanne à recomposer un modèle technique pertinent et adapté dans les vallées est liée à sa capacité à prendre en compte le coût monétaire du processus d’innovation en matière de riziculture, qui doit être le plus faible possible une fois le barrage construit. Dans la phase postérieure à la construction du barrage, les paramètres sur lesquels joue l’organisation paysanne n’impliquent pas de dépense monétaire de la part des producteurs.
18L’organisation paysanne permet ainsi de changer d’option en matière de recherche finalisée en cherchant à réduire les déficiences du milieu physique au lieu de s’y adapter. L’action de l’organisation porte sur l’augmentation de la potentialité agricole du milieu.
Réduction de plusieurs incertitudes
19L’action de l’organisation paysanne en matière de réduction de l’incertitude découle directement de la prise en compte des demandes des femmes en tant que rizicultrices.
20La réduction de l’incertitude concerne les points suivants : l’ajustement des décisions de gestion de l’ouverture et de la fermeture du barrage au plus près du déroulement de l’hivernage, la gestion de l’eau intégrant l’aléa relatif à la configuration et à la durée du cycle pluviométrique, enfin, les incertitudes dues aux comportements individuels résultant des contraintes imposées par la gestion collective de la nouvelle ressource en propriété commune.
21Cette réduction de l’incertitude technique repose sur la participation active des femmes et des cadets sociaux aux prises de décision dans le cadre des comités de gestion. Elle se manifeste par l’établissement de nouvelles règles de gestion individuelle et collective qui doivent être soutenues par les représentants de l’ensemble des pouvoirs. Les règles collectives de gestion de l’eau permettent une mise en valeur individuelle des parcelles. En retour, le respect individuel de ces règles rend possible la gestion collective (interventions décalées dans le temps en fonction de la position par rapport au barrage et aux niveaux d’inondation...).
22En revanche, la réduction de l’incertitude relative aux interactions de l’agriculture avec l’élevage s’avère délicate à cause de l’importance majeure de l’élevage dans les stratégies socio-économiques des familles sous la responsabilité des chefs de famille et des anciens.
23L’organisation paysanne favorise la régénération à long terme des ressources renouvelables en répondant aux défis posés sur le court terme. La résolution de questions posées à l’échelon du long terme (lutte contre l’acidification, la salinisation, la sécheresse....) n’a pu se faire qu’à partir de réponses techniques à des questions cruciales relatives à la sécurité alimentaire des unités de production familiales.
Le développement du mouvement associatif en Basse Casamance peut être appréhendé comme une réaction de la société à une multiplicité de perturbations extérieures.
24Les nouvelles conditions d’inondation créées par les barrages provoquent en effet des remontées biologiques sensibles, tant pour la faune en rizières que pour la végétation située sur les bas de pente, en particulier des palmiers dont l’exploitation redevient possible et monétairement intéressante. Ces remontées biologiques associées au fait qu’une rizière réhabilitée et productive représente un bien collectif qu’il devient intéressant de protéger de l’ensablement sont autant de motivations qui incitent les membres des groupements et des comités de gestion de ces barrages à s’orienter vers un aménagement de ces portions de terroir. Cette préoccupation est en effet présente au niveau des comités de gestion les plus anciens et émerge progressivement à partir du moment où le barrage, les nouvelles modalités de gestion et l’itinéraire technique sur le riz ont fait leurs preuves, démontrant l’efficacité technique et sociale du changement proposé.
25Cependant, la perspective demeure incertaine d’une meilleure maîtrise des processus de développement à l’échelle du département. La question qui se pose à cette échelle renvoie aux interrogations quant à la place et au rôle des organisations paysannes dans les nouvelles configurations institutionnelles qui émergent des recompositions imposées par les ajustements structurels dans un contexte de récession économique et de crise des modèles de développement (Hyden, 1990 ; Farrington et Bebbington, 1993 ; Mercoiret, 1996).
26Dans la perspective des recherches conduites par Hirschman (1984) sur les expériences d’action collective dans l’Amérique latine des années 1970, le développement du mouvement associatif en Basse Casamance peut être appréhendé comme une réaction de la société à une multiplicité de perturbations extérieures, qu’elles soient d’origine naturelle ou « institutionnelle », s’exprimant par des relations inégales entre catégories sociales ou par les agressions sur l’économie paysanne qui résultent du démantèlement du dispositif de développement (Mercoiret et al., 1997).
27La comparaison avec des mouvements associatifs en Afrique et en Amérique latine confirme ce diagnostic et positionne le mouvement associatif casamançais dans une perspective réformiste de recherche d’une meilleure intégration de la paysannerie casamançaise dans l’économie sénégalaise (Mercoiret et al., 1997).
28La réduction de l’incertitude institutionnelle conditionne de manière déterminante les possibilités d’action des organisations paysannes. Ce que nous appelons « incertitude institutionnelle » relève du champ de la science politique appliquée à l’échelon local et micro-local. Cette incertitude institutionnelle ou politique est apparue manifeste dans un milieu marqué par de profondes rivalités d’origines diverses.
29Le Cadef – à l’échelle des vallées aménagées – n’a pas été en mesure ou ne s’est pas donné les moyens de réduire cette incertitude, ce qui a directement compromis l’obtention de résultats dans la durée au niveau de Diagong et de Suelle. Cette capacité à réduire l’incertitude institutionnelle est certainement une variable essentielle à long terme qui conditionne l’efficacité économique et sociale des interventions des organisations paysannes. Elle repose sur une construction dans le champ du politique et passe nécessairement par des accords au niveau régional ou départemental dont la Coordination des organisations rurales (Cord) constitue le cadre au demeurant encore très fragile.
30Le développement des organisations paysannes répond à un rejet massif de la part des producteurs des modes d’interventions passés en matière de développement. Il répond également aux profondes mutations de l’environnement économique et institutionnel qui ont généré une incertitude dans les conditions économiques de l’exercice de l’activité agricole. Ce qui paraît clair actuellement, c’est que la réduction de ces deux types d’incertitude ne se fera pas de manière indépendante. La construction d’un mouvement paysan (réduction de l’incertitude institutionnelle et politique) tirera sa légitimité de sa capacité à réduire l’incertitude de type économique.
31Si cela n’était pas possible en Basse Casamance, il est également clair que ce sont d’autres « registres de l’action collective » (Tilly, 1978) qui se trouveraient alors mobilisés avec toutes les conséquences que l’on peut légitimement redouter Actuellement, la construction institutionnelle que représente Cord reste politiquement fragile du fait de la faiblesse de sa présence effective sur le terrain du « développement ». Cord apparaît en effet comme une tentative de réponse à la précarité des actions proposées par les ONG et comme une réaction aux échecs récurrents des interventions de l’État en matière de développement agricole. Mais cette « prise de parole » ne va pas de soi dans un contexte de crise persistante.
« Aujourd’hui, l’institution doit désigner non pas ce qui a été institué mais ce qui est instituant, c’est-à-dire les mécanismes à travers lesquels des orientations culturelles sont transformées en pratiques sociales. En ce sens, toutes les institutions sont politiques » (Touraine, 1984).
32Actuellement, la fédération constitue d’ores et déjà un lieu de rencontre et de discussion pour les responsables et les membres des différentes organisations paysannes du département, ce qui est loin d’être négligeable. Cependant, elle ne gardera sa légitimité aux yeux des adhérents et des autres acteurs que si des actions concrètes pertinentes au regard des contraintes effectives sont engagées avec succès. Cord a l’ambition de modifier les rapports entre intervenants extérieurs et la société locale en dépassant dans une première étape l’atomisation des groupements et les concurrences entre les associations. Dans cette perspective, Cord a acquis une certaine reconnaissance de la part des autorités de l’État au niveau régional et national. Si l’on adopte la conception de l’institution développée par Touraine (1984), on peut considérer Cord comme une institution dans la mesure où elle se donne la capacité d’agir pour mettre en œuvre de nouvelles pratiques, notamment dans ses relations avec l’environnement économique.
33Cependant, les articulations avec les autres acteurs demeurent difficiles à mettre en œuvre dans la durée, du fait des exigences contradictoires entre intervenants extérieurs à la recherche de partenaires efficaces et de l’indispensable durée nécessaire pour construire de nouvelles capacités collectives. La difficulté réside dans la négociation d’un projet commun entre des intervenants extérieurs et des organisations paysannes qui ont besoin de temps pour construire leurs propres capacités d’action et de négociation. L’enjeu est de passer d’une logique de l’offre à une logique de construction de demandes renouvelées.
34Il est donc difficile de considérer actuellement que les formes d’organisation sociale qu’exprime Cord sont en mesure de contrôler « les modèles selon lesquels la société organise de manière normative ses relations avec son environnement » (Touraine, 1984). En effet, même si Cord préfigure ce que pourraient devenir les pratiques de développement si la fédération arrivait à peser sur la définition des politiques agricoles à l’échelle régionale, les relations de pouvoir avec les intervenants extérieurs demeurent caractérisées par une profonde asymétrie.
35Les modèles en vigueur sont encore ceux des intervenants qui in fine disposent du pouvoir de dire « non » si les demandes d’intervention n’entrent pas dans les cadres de leur propre programmation. Le défi est donc important. Le risque d’échec en matière de renouvellement des modalités de développement entraîne avec lui le risque de discrédit de l’ensemble des organisations paysannes, avec les conséquences potentielles négatives déjà évoquées.
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