1 Cousine germaine matrilatérale du sultan, la reine en titre, Pengiran Anak [Altesse royale] Saleha (née en octobre 1946), lui a donné six enfants. Le sultan a six autres enfants : quatre de Mariam binti Haji ‘ Abdu’l Aziz (née en 1956, épousée en janvier 1981, divorcée en février 2003) et deux d’Azrinaz Maznar (née en 1979, épousée en juin 2005, divorcée en juin 2010).
2 L’interminable titulature des Brunéiens est signalée en italique.
3 Il se verra à cette occasion conférer le titre de Pengiran Anak [Altesse royale].
4 Voir William Marsden, A Dictionary of the Malayan Language, Londres, Cox and Baylis, 1812, p. 172.
5 FMI, World Economic Outlook Database, octobre 2012.
6 Prix du baril de Brent.
7 En 2000, ce même ratio était déjà de 49 %, puis il était tombé à 40 % en 2002, avant de remonter jusqu’à un pic de 50,1 % en 2006 pour ensuite rechuter.
8 FMI, World Economic Outlook Database, op. cit.
9 Quelque 2,3 % des exportations au premier trimestre 2012, selon JPKE (Jabatan Perancangan dan Kemajuan Ekonomi [Department of Economic Planning and Development]), Brunei Economic Bulletin, 1er trimestre 2012.
10 Energy Department, « Capacity building session for the oil and gas industry with Minister of Industry », p. 5-6.
11 Produits de raffinage, aromates, engrais et autres dérivés chimiques.
12 Il s’agit du « Très Illustre Ordre » (Keberanian Gemilang) de Paduka Laila Jasa, le qualificatif de Dato Paduka Seri correspondant à la première classe dudit ordre, qui en compte trois (Brunei Resources, « Bintang Bintang Kebesaran/Orders and decorations », http://www.bruneiresources.com/bintang.html).
13 Tan Sri Dato Shamsul Azhar Abbas et Dato Wee Yiau Hin, soit, conformément aux pratiques en usage en Malaisie, le patron bumiputera du groupe Petronas flanqué de son adjoint chinois.
14 Dow Jones Newswires, 14 mars 2011.
15 Menée par le Canadien Kulczyk Oil Ventures (KOV, 90 %) et QAF Brunei (10 %). Voir Brunei Times, 22 mars 2012.
16 Polyard Petroleum International Exploration and Production (PPIEP), 39 % ; KOV Borneo, 36 % ; Sino Oil (filiale de PIEP), 21 % ; Jana, 4 %.
17 47 419 en 2010, et encore hors forces armées et police (Brunei Darussalam Statistical Yearbook 2010, p. 52).
18 Energy Department, « Capacity building session for the oil and gas industry with Minister of Industry », op. cit., p. 7, dont un tiers pour l’extraction des hydrocarbures stricto sensu.
19 Borneo Bulletin, 10 février 2012.
20 Idem.
21 Terme désignant traditionnellement les Chinois nés dans les détroits malais, a fortiori depuis plusieurs générations, et par dérivé la synthèse culturelle dont ils sont porteurs.
22 Nationaux et résidents permanents.
23 Borneo Bulletin, 18 juillet 2012.
24 La plus ancienne université du Brunei, généraliste, par opposition à l’UNISSA, qui délivre un enseignement exclusivement en droit islamique et en sciences religieuses, bilingue malais-arabe.
25 Dont plus de la moitié vers l’enseignement en malais, primaire et secondaire.
26 Brunei Darussalam Statistical Yearbook 2010, op. cit., p. 198.
27 Voir, pour Total E & P Borneo, « Total scholars can be among the best », Brunei Times, 18 juillet 2012 ; et, pour Brunei Shell, « Jobs & careers – scholarship » (bourses réservées aux seuls citoyens brunéiens) (https://www.bsp.com.bn/main/jobs/jobs_students_graduates_scholarship.asp).
28 JPKE, Preliminary Report of the Population and Housing Census 2011, janvier 2012.
29 JPKE, Key Indicators 2011, p. 1.
30 JPKE, Preliminary Report of the Population and Housing Census 2011, op. cit., p. 19.
31 Nationaux, résidents permanents, résidents temporaires.
32 JPKE, Key Indicators 2009, p. 44-45.
33 31 décembre 1983.
34 « Fils du sol », c’est-à-dire d’ethnie malaise ou assimilée.
35 Port du baju kurong (jupe longue, de préférence à fleurs, haut ample et foulard coordonné), qui devient l’unique tenue des femmes de la famille royale lors de leurs apparitions publiques et l’uniforme (fleurs en moins) de toutes les écolières des écoles publiques en 1996 ; uniforme « malais » des écoliers, comprenant une sorte de pyjama ample, un topi (chapeau à la Sukarno) et un semblant de songket (tissu rectangulaire ceignant les reins par-dessus le pantalon), c’est-à-dire imposant au quotidien une tenue jusque-là réservée aux cérémonies ; interdiction de toute importation d’alcool ; prière au début des vols de la compagnie nationale Royal Brunei, etc.
36 Fondé en 1968 à Kuala Lumpur par Asahaari bin Mohamad, originaire des Negeri Sembilan, et teinté de mahdisme, le Darul al-Arqam avait rencontré un vif succès au Brunei, au point d’y être finalement interdit en février 1991 ; le gouvernement malaisien l’interdit à son tour pour hétérodoxie en 1994 ; son fondateur se réfugie alors dans le sud de la Thaïlande. Voir Farahwahida Mohd. Yusof, Al-Arqam & ajaran aurad Muhammadiah : satu penilaian [Al-Arqam et les enseignements de la Voie de la Muhammadiah : une évaluation], Sintok, Universiti Malaysia Utara Press, 2007.
37 L’Angkatan Belia Islam Malaysia (Mouvement des jeunes musulmans de Malaisie), créé par Anwar Ibrahim en 1971, comptait déjà 35 000 membres en 1980. Anwar Ibrahim passe deux ans en prison (1979-1981) en vertu de l’Internal Security Act ; puis il rejoint l’UMNO (1982), devient ministre de l’Éducation dès 1983, ministre des Finances (1991) et, enfin, vice-président de l’UMNO en 1993. Destitué à la suite de la crise de 1997, condamné à quinze ans de prison, il est libéré en septembre 2004.
38 Parti Islam pour toute la Malaisie.
39 Sous forme d’un salmigondis d’instruction civique et religieuse élémentaire, de manuels de protocole, d’instantanés ethnographiques et d’affirmations historiques le plus souvent coupés de leur contexte. Pour une description récente et évidemment enthousiaste du contenu des programmes par ceux qui les suivent, voir « What students think about MIB », Borneo Bulletin, 3 novembre 2012.
40 Brunei Times, 19 janvier 2012.
41 Dans son titah du 1er octobre 1990, le souverain avait rappelé que le MIB était « voulu par Dieu » ; voir, sur toute cette période, Marie-Sybille de Vienne, Brunei, de la thalassocratie à la rente, Paris, CNRS Éditions, p. 122-123.
42 Brunei Times, 19 janvier 2012.
43 Universiti Islam Sharif Ali, créée en août 2007, dévolue aux seules études religieuses (droit islamique inclus) et à celle de l’arabe, l’un et l’autre étant liés.
44 Un certain Mat Baim signale ainsi dans le Borneo Bulletin du 3 novembre 2012 que le manque de consultants contraint le Brunei à faire appel aux étrangers quand le Coran rappelle aux musulmans qu’ils ne devraient pas prendre « des chrétiens et des juifs » comme conseillers, et ce dans un média appartenant pourtant à l’éclairé prince Mohammed, ministre des Affaires étrangères. Or les Chinois du Brunei sont en très grande majorité chrétiens.
45 Y compris les réceptions de mariage et les anniversaires réunissant beaucoup de monde.
46 Voir « Islamic law and leadership », Brunei Times, 17 juillet 2012.
47 Compulsory Religious Education Order 2012 (Borneo Bulletin, 25 septembre 2012).
48 D’un montant maximum de 5 000 BND.
49 Né en 1923, Pengiran Yusuf alias Yusof fut formé en Malaisie au Sultan Idris Training College, puis à l’université d’Hiroshima où il se trouvait le jour de l’explosion. Auteur (en 1947) des paroles du futur hymne national du Brunei, qui fut adopté officiellement lors du couronnement du sultan Omar Ali Saifuddin III en mai 1951 (Bendera dan lagu kebangsaan Brunei [The Brunei State Flag and National Anthem], BSB, s. l. s. d., p. 15), enseignant de 1945 à 1952, il devint menteri besar (équivalent de chief minister en Malaisie) de 1967 à 1972) ; sur sa biographie, voir A. V. M. Horton, The Top Hundred Persons of Power and Influence in Negara
50 Instauré en 1991.
51 Yawm al-dyn (
), jour du Jugement ou « jour de la Rétribution ».
52 Son grand-père porte le titre de Pehin Orang Kaya Ratna Diraja Awang Husain.
53 Pour la généalogie de Pehin Nawawi, voir Pehin Mohd. Jamil Al-Sufri, Chatatan Sejarah Perwira² dan pembesar² Brunei [Notes sur l’histoire des dignitaires et des personnes titrées du Brunei], Jilid II, Dewan Bahasa dan Pustaka, 1973, p. 54 sq.
54 Son frère aîné, Pehin OK Di Gadong Seri Hj Abdul Rahman (1930-2005), aujourd’hui décédé, fut également un personnage de premier plan. Abdul Rahman avait accompagné Omar Ali Saifuddin III lors du pèlerinage de 1962. Promu au deuxième rang de la hiérarchie des Pehin (dignitaires non issus de l’aristocratie) en 1992, il se vit confier la présidence de la Sultan Haji Hassanal Bolkiah Fondation à sa création en 1992, puis du fonds du prince héritier en 1999. Son fils, Hj. Mohd Mahdi, est permanent secretary, alias « perm-sec », au ministère des Affaires religieuses, ce qui le place dans la catégorie des « ministrables » à l’horizon d’une décennie.
55 Né en 1936 (voir A. V. M. Horton, The Top Hundred Persons of Power and Influence in Negara Brunei Darussalam A. D. 2000, op. cit., p. 32-33 et 75-76), menteri besar (grand ministre, l’équivalent d’un chief minister en Malaisie) de 1981 à décembre 1984 ; ministre de l’Éducation (1989-2005) et ministre de la Santé (1998-2002).
56 Laquelle décède en juin 2010.
57 Par l’un de ses fils, Pg. Jeludin. voir Nicholas Tarling, Britain, the Brookes and Brunei, Kuala Lumpur, Oxford University Press, 1971, p. 415.
58 Private and confidential secretary, ou setiausaha sulit laila rahsia en malais.
59 Superintendant Hj Muhammad Hassan Pehin Penyurat Hj Ahmad.
60 Du pali paduka, « chaussure », celui dont on ne voit que la chaussure.
61 Étymologiquement, la « poussière par-dessous », soit un qualificatif à nouveau associé aux pieds (sous lesquels on n’est que poussière), les sujets prosternés devant leur souverain dans les cours sud-est asiatiques n’ayant accès qu’à cette portion de l’auguste corps royal….