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    Plan

    Plan détaillé Texte intégral État de conservation Technique de fabrication Travaux de restauration Analyse de la composition chimique élémentaire Bibliographie Annexe Notes de bas de page Auteur

    Bronzes grecs et romains, recherches récentes. Hommage à Claude Rolley

    Ce livre est recensé par

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    Table des matières

    L’Éphèbe de Sarrebruck X 26087 : quelques observations techniques sur sa mise en œuvre, sa restauration et sa présentation au Musée national archéologique d’Athènes*

    Rosa Proskynitopoulou

    Résumés

    L’Éphèbe de bronze dit « de Sarrebruck », retrouvé dans la mer, fut saisi en Allemagne en 1998 et rendu à la Grèce en 2002. Il fut restauré dans l’atelier des métaux du Musée national archéologique. La statue a été coulée selon la technique de la fonte en creux à la cire perdue sur négatif (méthode indirecte). Pour le nettoyage, on a eu recours à de l’eau du robinet, à de l’eau déminéralisée et à des moyens mécaniques. Pour stabiliser certains fragments décollés, on a utilisé des résines, pour protéger le bronze du vernis acrylique, pour les compléments une résine époxy et pour la restauration esthétique des poudres destinées aux peintures d’icônes. On a fabriqué une structure intérieure en laiton. L’analyse chimique du métal, pratiquée au laboratoire de chimie du musée par spectroscopie d’Absorption Atomique, et à l’université d’Athènes par micro-analyse X (SEM-EDX), a mis en évidence un alliage de bronze au plomb, c’est-à-dire un alliage de cuivre avec de l’étain et une grande teneur en plomb.

    The “Saarbrücken Ephebe,” X 26087: Some technical observations about its manufacture, conservation, and display at the National Archaeological Museum of Athens

    The bronze statue known as the “Saarbrücken Ephebe” was pulled out of the sea before being confiscated in Germany in 1998 and repatriated to Greece in 2002. Conservation work was performed in the metals laboratory of the National Archaeological Museum. This statue was cast by the indirect lost wax process. Cleaning was done with tap water and deionized water, and by mechanical means. Special adhesives were used to stabilize attached sections, an acrylic coating was used to protect the statue, missing parts were filled in with an epoxy putty, and the statue’s aesthetic aspect was restored with artists’ pigments. A supporting framework of brass was constructed. The chemical analysis of the statue’s metallic composition which took place in the Museum’s Chemistry section using atomic absorption spectroscopy (AAS) and at the University of Athens applying the technique of Energy Dispersive X-ray Spectroscopy (SEM-EDX) confirmed that it is composed of a leaded bronze alloy, in other words an alloy of copper and tin with a high lead content. (Translated from the Greek by Stefanie Kennell of ASCSA).

    Texte intégral Bibliographie Annexe Notes de bas de page Auteur

    Texte intégral

    1La célèbre statue en bronze de l’Éphèbe dit « de Sarrebruck », fut saisie en 1998 en Allemagne, dans la ville dont elle porte le nom1.

    1. L’Éphèbe de Sarrebruck

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    © Musée national archéologique d’Athènes. Cliché Ei. Miari.

    2. L’Éphèbe de Sarrebruck. Le côté gauche de la statue

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    © Musée national archéologique d’Athènes. Cliché Ei. Miari.

    3. L’Éphèbe de Sarrebruck. L’arrière de la statue

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    © Musée national archéologique d’Athènes. Cliché Ei. Miari.

    4. L’Éphèbe de Sarrebruck. Le côté droit de la statue

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    © Musée national archéologique d’Athènes. Cliché Ei. Miari.

    Elle avait été retrouvée dans la mer et fut rendue à la Grèce en février 20022. Après sa restauration dans l’atelier des métaux du Musée national archéologique3, elle fut présentée pοur la première fois au public en 2004, dans le cadre de l’exposition ΑΓΩΝ organisée à l’occasion des jeux Olympiques d’Athènes4. L’Éphèbe de bronze est aujourd’hui en bonne place, dans le vestibule de la Collection des bronzes, dont la présentation actuelle a été inaugurée en juin 20055.

    2Il sera question ici de quelques observations techniques sur l’alliage métallique et sur la fabrication de la statue, ainsi que sur la restauration et la présentation de cette œuvre importante et unique pour le musée (fig. 1-4).

    État de conservation

    3La statue est conservée sur une hauteur de 1,47 m et représente un tout jeune homme, un jeune éphèbe, un μελλέφηβο, pourrait-on dire6. Les deux bras sont coupés à la hauteur des épaules, ainsi que le membre inférieur gauche, un peu au-dessus du mollet. La tête, tournée vers l’épaule droite, est fortement penchée. Le bras droit devait être levé assez haut. Le jeune homme s’appuie sur la jambe droite, la jambe gauche demeurant libre et assez en retrait, comme s’il venait de toucher le sol de la pointe du pied. Toute la statue, de la tête jusqu’aux orteils, dessine une forte courbe, peu naturelle pour la stabilité du personnage.

    4Outre les statues de bronze fragmentaire, comme le Philosophe d’Anticythère7 et l’Auguste de Lemnos8, l’Éphèbe de Sarrebruck est la sixième statue de bronze presque intacte – après le Poséidon de Livadostro9, l’Éphèbe de Marathon10, le Zeus11 et le Jockey12 du cap Artémision et l’Éphèbe d’Anticythère13 – à avoir été retrouvée dans la mer et à être conservée au Musée national archéologique.

    5. L’Éphèbe de Sarrebruck avant restauration

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    © Musée national archéologique d’Athènes. Cliché D. Gialouris.

    6. L’Éphèbe de Sarrebruck avant restauration. L’arrière de la statue

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    © Musée national archéologique d’Athènes. Cliché D. Gialouris.

    5À son entrée au musée et avant sa restauration, l’état de conservation de l’œuvre était le suivant (fig. 5-6) : la surface était couverte dans sa plus grande partie d’une épaisse couche de dépôts marins, c’est-à-dire de coquilles et de sels ; il y avait des zones de corrosion active, comme le démontrait la présence de chlorure et de carbonate de cuivre (CuCl et CuCO3). En bien des points, comme sur le visage et sur la partie gauche du corps, des coquilles avaient été détachées, ce qui avait écaillé la patine naturelle du métal. À ces endroits, le métal avait pris une couleur très foncée, presque noire ; ailleurs, on aurait dit de la rouille. À l’intérieur de la statue, puisqu’il s’agit d’une fonte en creux, il restait quelques coquilles et un sédiment de remplissage. Et il y en avait bien davantage à l’intérieur de la tête.

    6Il manquait un important fragment du dos du jeune homme, sur le côté gauche, et, en deux points, un peu plus bas, deux fragments plus petits. En deux endroits de la jambe gauche, on pouvait remarquer qu’on avait découpé, avec des outils modernes, de petits morceaux de bronze14. Il manquait aussi les yeux qui devaient être dans un matériau différent et étaient rapportés. Entre les faces internes des jambes, dans la partie supérieure, on pouvait observer la présence d’un tenon de métal de 2,1-2,6 cm d’épaisseur reliant les deux membres, peut-être pour assurer davantage de stabilité à la statue15. Ces caractéristiques, souvent observées sur des statues en marbre, sont appelées « puntello » (pont).

    7Les photos prises avant la saisie de la statue la présentent évidemment non restaurée16. C’est dans le catalogue de l’exposition ΑΓΩΝ17 et à l’occasion d’une mention de Cl. Rolley18, qu’elle est illustrée pour la première fois après restauration.

    Technique de fabrication

    8La statue a été coulée selon la technique de fonte en creux à la cire perdue sur négatif (procédé indirect), une méthode largement utilisée dans le monde méditerranéen au moins à partir du ve siècle av. J.-C.19.

    7. Le point du raccordement de la tête au torse

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    © Musée national archéologique d’Athènes. Cliché Ei. Miari.

    8. L’intérieur du bras droit

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    © Musée national archéologique d’Athènes. Cliché Ei. Miari.

    9. Une réparation à l’intérieur de la jambe gauche

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    © Musée national archéologique d’Athènes. Cliché Ei. Miari.

    La tête a été fondue à part et soudée au torse à la base du cou (fig. 7). On distingue, à l’intérieur de la statue, à l’emplacement du cou, le métal de soudure en surplus utilisé pour assembler les deux parties entre elles20. L’état de la statue ne nous permet pas de dire avec certitude si d’autres parties avaient été fabriquées à part et raccordées ensuite. Toutefois, la surface interne, rugueuse et inégale, et la plus grande épaisseur du métal en haut sur le bras droit sont peut-être dues également à la pénétration du métal lors du raccordement du membre ou lors de la fonte, à cause des fissures qui se sont produites dans le noyau d’argile au moment de la cuisson (fig. 8). Sur la paroi interne à l’arrière de la jambe gauche brisée, un excédent de bronze conservé en deux points sur une longueur de 6,5 cm et de 4 cm, indique qu’on a dû pratiquer ultérieurement une réparation dans le membre fendu, sur une longueur d’au moins 0,16 m (fig. 9).

    9L’épaisseur du métal ne présente pas de différences sensibles. Elle varie de 0,3 cm sur la jambe gauche à 0,5-0,6 cm sur l’épaule gauche et 0,5-0,7 cm sur l’épaule droite. Lorsqu’il y a, à l’intérieur, des surplus de métal, l’épaisseur est plus grande, atteignant 2 cm.

    10. Des réparations antiques

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    © Musée national archéologique d’Athènes. Cliché Ei. Miari.

    10En bien des points de l’œuvre, on observe des réparations antiques sous forme de petites pièces rectangulaires de tailles diverses, sur le devant du cou par exemple, derrière l’omoplate gauche et l’omoplate droite, sur le dos et à l’arrière du côté droit, etc. (fig. 10). Une perforation sur le côté gauche, à l’arrière, rectangulaire avec « bavures » de métal tout autour, mais de section circulaire, provient de l’arrachement d’un clou distanciateur non réparé.

    Travaux de restauration

    111re phase. La statue fut plongée pendant près de dix mois dans un bain, c’est-à-dire dans un bassin rempli d’eau du robinet. Elle fut fixée d’abord sur une structure en bois, puis sur une structure plus légère en aluminium avec des prises souples pour qu’on puisse la transporter facilement, changer l’eau et sortir la statue à peu près tous les deux jours, et durant deux jours, afin de la nettoyer. On enlevait ainsi progressivement les sels (chlore), on ramollissait les différentes concrétions, en particulier les coquilles, afin de les enlever plus facilement avec des moyens mécaniques. L’analyse de l’eau se faisait avec un conductimètre. Dans la phase finale, l’eau du robinet fut remplacée par de l’eau déminéralisée, pour qu’il n’y ait plus trace des sels qui se dissolvent facilement et qui auraient menacé l’alliage d’une reprise de corrosion ultérieure.

    11. Pendant la restauration dans l’atelier du musée

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    © Musée national archéologique d’Athènes. Cliché D. Gialouris.

    12Les moyens mécaniques utilisés pour ôter les couches dures des concrétions marines étaient essentiellement des scalpels de tailles diverses et des outils à percussion du même type que ceux utilisés par les dentistes (fig. 11). On put ainsi enlever de larges zones de concrétions. Pour ôter les couches plus petites, on utilisa différentes brosses rondes à crins souples et même de petites brosses en acier et de fins burins. Ce travail fut conduit avec beaucoup d’attention, pour ne pas enlever, avec les concrétions, une couche de la surface originale de la patine naturelle, c’est-à-dire de la malachite verte. Mais en certains points, cela fut inévitable. Le nettoyage mécanique se poursuivit dans la phase suivante, pendant le séchage de la statue. Le travail qui consistait à retirer le plus possible de concrétions et de coquilles à l’intérieur de la statue fut laborieux et prit beaucoup de temps, en particulier pour la tête, dont l’accès était difficile.

    132e phase. Pendant près de deux mois et sans interruption, la statue fut séchée à l’aide de cinq lampes à infrarouge qui fournissaient seulement de la chaleur. Il fallait supprimer tout danger de corrosion à cause de l’humidité. En revanche, le taux d’humidité relative de la pièce était maintenu constant et relativement bas, c’est-à-dire à 40-45 %.

    143e phase. Après séchage, la statue fut recouverte d’un vernis acrylique incralac à 10 % dans du toluène, pour stabiliser le métal et le protéger d’une reprise de corrosion ultérieure. Avec le même vernis, mais dans des concentrations plus importantes, c’est-à-dire jusqu’à 30 %, on procéda à des injections pour stabiliser les régions écaillées. Certains fragments écaillés qui s’étaient décollés lors du nettoyage mécanique en même temps que les coquilles, d’autres fragments qu’on avait détachés volontairement parce qu’ils adhéraient mal à la surface métallique, et des réparations antiques qui avaient également été enlevées, furent recollés avec de la résine nitrocellulosique (colles UHU-Hart) et avec une résine époxy (ARALDITE à prise rapide) mélangée à un peu de mastic pour une meilleure consolidation. Des points de la surface de la statue qui menaçaient de se décoller, ainsi que des trous dus à la corrosion marine furent bouchés avec une résine époxy, de deux composantes (liant + durcisseur).

    154e phase. La statue présentait après le nettoyage une patine relativement claire, de couleur verdâtre. À des fins esthétiques, on procéda en différents points à des comblements à l’aide de cire dentaire et de feuilles d’aluminium comme matériau de bouchage, et de résine époxy (matériau anhydre) au-dessus de la cire comme matériau de remplissage, susceptible d’être travaillé facilement et doté d’une résistance mécanique et, enfin, de poudres, pour les peintures d’icônes, diluées dans du vernis incralac à 10 % dans du toluène pour retrouver les couleurs des éléments ajoutés.

    12. La structure intérieure moderne

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    © Musée national archéologique d’Athènes. Dessin de l’architecte et restaurateur P. Feleris.

    165e phase. Une étape difficile fut aussi la mise en place de la statue. Il fallut fabriquer à la main une structure spéciale, qui correspondait à la morphologie, à la posture et au poids de l’œuvre. Cette structure, composée de baguettes de laiton de 20 mm de diamètre, de feuilles de 5 mm d’épaisseur, d’écrous et de vis, fut collée avec de la résine époxy et de la résine nitrocellulosique (UHU-Hart) (fig. 12).

    176e phase. La statue fut dressée sur un socle de bois où fut vissé l’axe central de l’armature et dans lequel on ménagea une petite fenêtre pour pouvoir intervenir.

    Analyse de la composition chimique élémentaire

    18L’analyse élémentaire du métal fut pratiquée au Laboratoire de chimie du Musée national archéologique, par spectroscopie d’Absorption Atomique (AAS) à partir d’échantillons prélevés en profondeur21 (fig. 13).

    13. Les résultats de l’analyse chimique effectuée dans l’atelier de chimie du Musée national archéologique

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    © Musée national archéologique d’Athènes.

    Pour l’étude de la composition chimique, on préleva trois échantillons avec un foret de 0,1-0,2 cm de diamètre. Le premier, d’un poids de 45,99 milligrammes, près de l’épaule droite, le deuxième, de 45,20 milligrammes, à l’arrière du talon droit, et le troisième, de 45,53 milligrammes, sur le tenon entre les jambes. Les résultats ont montré que tous les échantillons présentent comme caractéristique essentielle un métal qui est un alliage de bronze au plomb, c’est-à-dire un alliage de cuivre avec de l’étain (9,4 à 10,9 %) et une grande teneur en plomb (22 à 28 %).

    19En outre, des échantillons furent analysés au département de Géologie économique et de Géochimie de la faculté de Géologie et de Géoenvironnement de l’université d’Athènes22. Pour ces analyses, on utilisa un microscope électronique à balayage (Scanning Electron Microscope-SEM : JEOL JSM-5600) et un appareil de micro-analyse X (Energy Dispersive X-ray Spectroscopy-EDX : Oxford Link TM ISIS TM 300). Les analyses effectuées selon cette méthode (SEM-EDX) ont été faites à partir de limailles23.

    14. Les résultats des analyses chimiques effectuées au musée et à l’université

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    © Musée national archéologique d’Athènes.

    20Les résultats des analyses conduites selon des méthodes différentes par le musée et par l’université, sur des échantillons prélevés à peu près aux mêmes endroits – par exemple no 1 épaule droite (musée 1, université 1), tenon des jambes (musée 3, université 5) et talon droit (musée 2, université 7A) –, montrent des divergences relativement grandes pour le cuivre et le plomb, plus petites pour l’étain (fig. 14). Ces différences sont sans doute imputables à une qualité moindre des prélèvements effectués pour l’université, qui seraient ainsi plus fortement corrodés, mais surtout au fait que le volume de matière analysé par le SEM-EDX est beaucoup plus faible que par AAS ; le matériau se révèle donc hétérogène à cette échelle d’observation. On sait en effet que le plomb n’est pas soluble dans les alliages cuivreux, et qu’il se rassemble sous la forme de nodules. Il faut donc, pour une estimation correcte de la teneur en plomb dans un bronze, analyser un volume conséquent de matière, ce qui n’a manifestement pas été le cas avec les analyses SEM-EDX.

    21Les analyses pratiquées par les deux laboratoires attestent des différences par rapport à la première analyse chimique publiée dans l’article de St. Lehmann24. Ce sont surtout les teneurs du cuivre, de l’étain et du plomb, éléments de base pour l’étude d’un alliage, qui diffèrent. Quoi qu’il en soit, l’analyse chimique de St. Lehmann se rapproche davantage, pour ce qui est du cuivre et du plomb, de l’analyse de l’université pour l’un des échantillons, celui qui fut prélevé sur l’épaule droite (université 1). On a toujours cru que l’utilisation du plomb – si ce n’est en architecture pour des raisons d’isolation, comme moyen de se protéger de la corrosion25 – était limitée à l’origine, mais qu’elle fut importante à l’époque hellénistique et surtout à l’époque romaine26. On sait que la quantité de plomb dans un alliage, comme celle de l’étain dans un alliage de bronze au plomb, c’est-à-dire un alliage de cuivre avec de l’étain et du plomb, par exemple jusqu’à 2 %, rend l’alliage plus fluide, facilitant le processus de la fonte (assurant « une bonne fonte », comme on dit en métallurgie) et pourrait en outre aider à la cohésion de parties fondues séparément, par un assemblage qui se fait également par coulée et à une température plus basse. On utilise également fréquemment le plomb aux endroits de consolidation-montage d’une sculpture sur sa base. C’est la raison pour laquelle on trouve habituellement du plomb coulé sous les orteils ou sous la plante des pieds d’une statue27. Toutefois, l’utilisation, surtout à l’époque romaine, d’une plus grande quantité de plomb dans le bronze, jusqu’à 20-30 %, se faisait sans doute également pour des raisons d’économie surtout ou pour ajouter une autre nuance au métal28.

    22Mais, d’une manière générale, l’alliage métallique de la statue de l’Éphèbe contient une assez grande quantité d’étain et de plomb. Surtout, l’existence d’une quantité de plomb encore plus grande en certains endroits comme l’épaule droite, l’épaule gauche, le tenon des jambes et le talon droit, est peut-être en rapport avec les points de jonction. St. Lehmann considère que les résultats de la première analyse, effectuée dans un atelier de Berlin, s’accordent avec la datation qu’il propose pour l’œuvre, aux environs de 330 av. J.-C.29. Au contraire, les résultats de l’analyse du musée et de l’université sont conformes avec la datation de la statue que nous proposons, c’est-à-dire à l’époque romaine30.

    Bibliographie

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    Format

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    10.3917/arch.062.0299 :

    Svoronos 1908 : N. Svoronos, „Die Funde von Antikythera.“, Das Athener Nationalmuseum, I, Athènes, 1908.

    The Fire of Hephaistos 1996 : The Fire of Hephaistos. Large Classical Bronzes from North American Collections, C. C. Mattusch, B. Barr-Sharrar, A. Beale, B.R. Brown, H. Lie, A. Oliver, A. E. Raubitschek, B. Sismondo-Ridgway (dir.), cat. exp. (exhibition tour: Cambridge, Massachusetts, Arthur M. Sackler Museum, Harvard University Art Museums, 20 april-11 august 1996 ; Toledo, Ohio, The Toledo Museum of Art, 13 october 1996-5 january 1997 ; Tampa, Florida, The Tampa Museum of Art, 2 february-13 april 1997), Cambridge, 1996.

    Touloupa 1986 : E. Touloupa, „Das bronzene Reiterstandbild des Augustus aus dem nordägäischen Meer.“, AM 101, 1986, p. 185-205.

    Φιλιοσ 1899 : Δ. Φίλιος, «Χαλκούν άγαλμα Ποσειδώνος εκ Βοιωτίας», Αrch. Eph. 1899, p. 57-74.

    Zimmer 1990 : G. Zimmer, Griechische Bronzegusswerkstätten. Zur Technologieentwicklung eines antiken Kunsthandwerkes, Mainz a.R., 1990.

    Zimmer, Μπαϊραμη 2008 : G. Zimmer, Κ. Μπαϊράμη, Ρόδος ΙΙ. Ροδιακά εργαστήρια χαλκοπλαστικής, Αthènes, 2008.

    Annexe

    Diaporama des illustrations

    http://www.flickr.com//photos/73632227@N02/sets/72157630220894622/show/

    Notes de bas de page

    * Je voudrais remercier Mme Béatrice Detournay de l’École française d’Athènes pour la traduction du grec.

    1 Αποστολίδης 2006, p. 339-346. Le premier contact d’un archéologue, mandaté officiellement par la Grèce, avec l’œuvre en question eut lieu en juin 1998, lorsque je me rendis en tant que représentante du ministère de la Culture grec à Sarrebruck, pour contrôler et reconnaître un nombre important d’objets qui avaient été saisis et transportés dans les locaux de la police de la ville allemande. La statue en bronze de l’Éphèbe se trouvait parmi eux.

    2 Αrch. Delt. 56-59, 2001-2004, p. 57.

    3 Je voudrais remercier ici l’équipe des restaurateurs des métaux du Musée national archéologique d'Athènes qui a mené à bien cette tâche.

    4 Aγώn 2004, p. 101, no 7 (R. Proskynitopoulou).

    5 Arch. Delt. 60, 2005, sous presse.

    6 Comme la statue bien connue de l’Éphèbe dit de Marathon X 15118, également au Musée national archéologique, C. C. Mattusch, “The Preferred Medium: The Many Lives of Classical Bronzes”, dans The Fire of Hephaistos 1996, p. 32, fig. 17. Kaltsas 2001, p. 242, no 509 ; Praxitèle 2007, p. 112-115, no 17 (A. Pasquier) ; Πραξιτέλης-2007, p. 100-103, no 16 (R. Proskynitopoulou).

    7 Inv. X 13400, X 15088, X 15090, X 15091, X 15105, X 15108, X 18932. Svoronos 1908, p. 1 sq ; Bol 1972, p. 24 sq., pl. 10-11, 12:1-3, 5-6, 13:1-4 ; C. C. Mattusch, “The Preferred Medium: The Many Lives of Classical Bronzes”, dans The Fire of Hephaistos 1996, p. 32 ; Kaltsas 2001, p. 275, no 575 ; Martin 2001-2002, p. 154-155, fig. 4.

    8 Inv. X 23322. Touloupa 1986, p. 185 sq., pl. 36-43 ; Kaltsas 2001, p. 318, nο 664 ; Lahusen, Formigli 2001, p. 64 sq., no 24 ; Martin 2001-2002, p. 160, fig. 10.

    9 Inv. X 11761. Filios 1899, p. 57-74, pl. 5-6 ; Rolley 1994, p. 356, no 27 ; C. C. Mattusch, “The Preferred Medium: The Many Lives of Classical Bronzes”, dans The Fire of Hephaistos 1996, p. 32. Kaltsas 2001, p. 86, no 146.

    10 Inv. X 15118. Voir ci-dessus n. 6.

    11 Inv. X 15161. Karouzos 1929, p. 141-144, pl. VII-VIII ; Rolley 1994, p. 333 sq., fig. 343-344 ; C. C. Mattusch, “The Preferred Medium: The Many Lives of Classical Bronzes”, dans The Fire of Hephaistos 1996, p. 32, fig. 16 ; Kaltsas 2001, p. 93, no 159 ; Martin 2001-2002, p. 152, fig. 1.

    12 Inv. X 15177. Martin 2001-2002, p. 152-153, fig. 2 ; Kaltsas, 2001, p. 286, no 603 ; Hemingway 2004.

    13 Inv. X 13396. Bol 1972, p. 18-24, pl. 6-9 ; Rolley 1999, p. 294, fig. 304-305 ; Kaltsas 2001, p. 248, no 518 ; Martin 2001-2002, p. 155, fig. 5.

    14 On ignore si ces morceaux étaient destinés à des analyses chimiques, qui auraient été effectuées avant que l’œuvre ne revienne en Grèce.

    15 De petits tenons de métal assuraient le maintien des éléments d’une statue dans la position souhaitée lors de la coulée du métal (aussi appelés clous distanciateurs). Ces tenons devaient être généralement ôtés après la coulée, lors du travail à froid, Hemingway et al. 2002, p. 204. Dans le cas présent, le puntello ne peut en aucun cas correspondre à un dispositif de ce type.

    16 Lehmann 2004, p. 283-292, fig. 1-6.

    17 Voir ci-dessus, n. 4.

    18 Rolley 2005, p. 340, fig. 1.

    19 Zimmer 1990, p. 127 sq ; Fr. Willer, „Zur Herstellungstechnik der Herme“, dans Hellenkemper Salies et al. 1994, p. 959 sq ; Hemingway 1996, p. 5-6 ; Lahusen, Formigli 2001, p. 484 sq.

    20 Haynes 1992, p. 94-95, pl. 8 ; The Fire of Hephaistos 1996, p. 286, fig. 37d ; Zimmer, Μπαϊράμη 2008, p. 106, Μ 338, fig. 60.

    21 Je remercie l’ex-chef de service du laboratoire de chimie du musée, le Dr E. Mangou, pour l’analyse qu’elle a effectuée, dans l’atelier du musée.

    22 Je remercie le professeur de géochimie, P. Mitropoulos, et l’électronicien responsable du laboratoire de microanalyse de l’université, E. Michaïlidis, pour avoir effectué les analyses.

    23 Voir pour cette méthode d’analyse, H. Lie, C. C. Mattusch, „Introduction to the Catalogue Entries and Technical Observations“, dans The Fire of Hephaistos 1996, p. 171-172.

    24 Lehmann 2004, p. 288. Pour cette analyse nous ne savons rien de la méthode utilisée ni de l’endroit de la statue où fut pris l’échantillon.

    25 Ορλάνδος 1959-1960, p. 25 sq.

    26 Κακαβογιαννησ 2005, p. 284 sq. Voir la liste avec les résultats de l’analyse chimique des œuvres, H. Lie, C.C. Mattusch, “Introduction to the Catalogue Entries and Technical Observations”, dans The Fire of Hephaistos 1996, p. 173.

    27 Bol 1978, p. 85-87, fig. 9 ; Haynes 1992, p. 102-103, fig. 8.

    28 Zimmer, Μπαϊράμη 2008, p. 206-207. Voir les problèmes que présente l’interprétation des analyses chimiques des échantillons avec teneur en plomb, Lahusen, Formigli 2001, p. 471.

    29 Lehmann 2004, p. 288, 290.

    30 Aγώn 2004, p. 101, no 7 (R. Proskynitopoulou).

    Auteur

    • Rosa Proskynitopoulou
      Musée national archéologique d’Athènes
      Chef du département des bronzes
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    * Je voudrais remercier Mme Béatrice Detournay de l’École française d’Athènes pour la traduction du grec.

    1 Αποστολίδης 2006, p. 339-346. Le premier contact d’un archéologue, mandaté officiellement par la Grèce, avec l’œuvre en question eut lieu en juin 1998, lorsque je me rendis en tant que représentante du ministère de la Culture grec à Sarrebruck, pour contrôler et reconnaître un nombre important d’objets qui avaient été saisis et transportés dans les locaux de la police de la ville allemande. La statue en bronze de l’Éphèbe se trouvait parmi eux.

    2 Αrch. Delt. 56-59, 2001-2004, p. 57.

    3 Je voudrais remercier ici l’équipe des restaurateurs des métaux du Musée national archéologique d'Athènes qui a mené à bien cette tâche.

    4 Aγώn 2004, p. 101, no 7 (R. Proskynitopoulou).

    5 Arch. Delt. 60, 2005, sous presse.

    6 Comme la statue bien connue de l’Éphèbe dit de Marathon X 15118, également au Musée national archéologique, C. C. Mattusch, “The Preferred Medium: The Many Lives of Classical Bronzes”, dans The Fire of Hephaistos 1996, p. 32, fig. 17. Kaltsas 2001, p. 242, no 509 ; Praxitèle 2007, p. 112-115, no 17 (A. Pasquier) ; Πραξιτέλης-2007, p. 100-103, no 16 (R. Proskynitopoulou).

    7 Inv. X 13400, X 15088, X 15090, X 15091, X 15105, X 15108, X 18932. Svoronos 1908, p. 1 sq ; Bol 1972, p. 24 sq., pl. 10-11, 12:1-3, 5-6, 13:1-4 ; C. C. Mattusch, “The Preferred Medium: The Many Lives of Classical Bronzes”, dans The Fire of Hephaistos 1996, p. 32 ; Kaltsas 2001, p. 275, no 575 ; Martin 2001-2002, p. 154-155, fig. 4.

    8 Inv. X 23322. Touloupa 1986, p. 185 sq., pl. 36-43 ; Kaltsas 2001, p. 318, nο 664 ; Lahusen, Formigli 2001, p. 64 sq., no 24 ; Martin 2001-2002, p. 160, fig. 10.

    9 Inv. X 11761. Filios 1899, p. 57-74, pl. 5-6 ; Rolley 1994, p. 356, no 27 ; C. C. Mattusch, “The Preferred Medium: The Many Lives of Classical Bronzes”, dans The Fire of Hephaistos 1996, p. 32. Kaltsas 2001, p. 86, no 146.

    10 Inv. X 15118. Voir ci-dessus n. 6.

    11 Inv. X 15161. Karouzos 1929, p. 141-144, pl. VII-VIII ; Rolley 1994, p. 333 sq., fig. 343-344 ; C. C. Mattusch, “The Preferred Medium: The Many Lives of Classical Bronzes”, dans The Fire of Hephaistos 1996, p. 32, fig. 16 ; Kaltsas 2001, p. 93, no 159 ; Martin 2001-2002, p. 152, fig. 1.

    12 Inv. X 15177. Martin 2001-2002, p. 152-153, fig. 2 ; Kaltsas, 2001, p. 286, no 603 ; Hemingway 2004.

    13 Inv. X 13396. Bol 1972, p. 18-24, pl. 6-9 ; Rolley 1999, p. 294, fig. 304-305 ; Kaltsas 2001, p. 248, no 518 ; Martin 2001-2002, p. 155, fig. 5.

    14 On ignore si ces morceaux étaient destinés à des analyses chimiques, qui auraient été effectuées avant que l’œuvre ne revienne en Grèce.

    15 De petits tenons de métal assuraient le maintien des éléments d’une statue dans la position souhaitée lors de la coulée du métal (aussi appelés clous distanciateurs). Ces tenons devaient être généralement ôtés après la coulée, lors du travail à froid, Hemingway et al. 2002, p. 204. Dans le cas présent, le puntello ne peut en aucun cas correspondre à un dispositif de ce type.

    16 Lehmann 2004, p. 283-292, fig. 1-6.

    17 Voir ci-dessus, n. 4.

    18 Rolley 2005, p. 340, fig. 1.

    19 Zimmer 1990, p. 127 sq ; Fr. Willer, „Zur Herstellungstechnik der Herme“, dans Hellenkemper Salies et al. 1994, p. 959 sq ; Hemingway 1996, p. 5-6 ; Lahusen, Formigli 2001, p. 484 sq.

    20 Haynes 1992, p. 94-95, pl. 8 ; The Fire of Hephaistos 1996, p. 286, fig. 37d ; Zimmer, Μπαϊράμη 2008, p. 106, Μ 338, fig. 60.

    21 Je remercie l’ex-chef de service du laboratoire de chimie du musée, le Dr E. Mangou, pour l’analyse qu’elle a effectuée, dans l’atelier du musée.

    22 Je remercie le professeur de géochimie, P. Mitropoulos, et l’électronicien responsable du laboratoire de microanalyse de l’université, E. Michaïlidis, pour avoir effectué les analyses.

    23 Voir pour cette méthode d’analyse, H. Lie, C. C. Mattusch, „Introduction to the Catalogue Entries and Technical Observations“, dans The Fire of Hephaistos 1996, p. 171-172.

    24 Lehmann 2004, p. 288. Pour cette analyse nous ne savons rien de la méthode utilisée ni de l’endroit de la statue où fut pris l’échantillon.

    25 Ορλάνδος 1959-1960, p. 25 sq.

    26 Κακαβογιαννησ 2005, p. 284 sq. Voir la liste avec les résultats de l’analyse chimique des œuvres, H. Lie, C.C. Mattusch, “Introduction to the Catalogue Entries and Technical Observations”, dans The Fire of Hephaistos 1996, p. 173.

    27 Bol 1978, p. 85-87, fig. 9 ; Haynes 1992, p. 102-103, fig. 8.

    28 Zimmer, Μπαϊράμη 2008, p. 206-207. Voir les problèmes que présente l’interprétation des analyses chimiques des échantillons avec teneur en plomb, Lahusen, Formigli 2001, p. 471.

    29 Lehmann 2004, p. 288, 290.

    30 Aγώn 2004, p. 101, no 7 (R. Proskynitopoulou).

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    Proskynitopoulou, R. (2012). L’Éphèbe de Sarrebruck X 26087 : quelques observations techniques sur sa mise en œuvre, sa restauration et sa présentation au Musée national archéologique d’Athènes. In M. Denoyelle, S. Descamps-Lequime, B. Mille, & S. Verger (éds.), Bronzes grecs et romains, recherches récentes. Hommage à Claude Rolley. Paris: Publications de l’Institut national d’histoire de l’art. https://doi.org/10.4000/books.inha.7257
    Proskynitopoulou, Rosa. « L’Éphèbe de Sarrebruck X 26087 : quelques observations techniques sur sa mise en œuvre, sa restauration et sa présentation au Musée national archéologique d’Athènes ». In Bronzes grecs et romains, recherches récentes. Hommage à Claude Rolley, édité par Martine Denoyelle, Sophie Descamps-Lequime, Benoît Mille, et Stéphane Verger. Paris: Publications de l’Institut national d’histoire de l’art, 2012. doi:10.4000/books.inha.7257.
    Proskynitopoulou, Rosa. « L’Éphèbe de Sarrebruck X 26087 : quelques observations techniques sur sa mise en œuvre, sa restauration et sa présentation au Musée national archéologique d’Athènes ». Bronzes grecs et romains, recherches récentes. Hommage à Claude Rolley, édité par Martine Denoyelle et al., Publications de l’Institut national d’histoire de l’art, 2012, https://doi.org/10.4000/books.inha.7257.

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    Denoyelle, M., Descamps-Lequime, S., Mille, B., & Verger, S. (éds.). (2012). Bronzes grecs et romains, recherches récentes. Hommage à Claude Rolley. Paris: Publications de l’Institut national d’histoire de l’art. https://doi.org/10.4000/books.inha.3245
    Denoyelle, Martine, Sophie Descamps-Lequime, Benoît Mille, et Stéphane Verger, éd. Bronzes grecs et romains, recherches récentes. Hommage à Claude Rolley. Paris: Publications de l’Institut national d’histoire de l’art, 2012. doi:10.4000/books.inha.3245.
    Denoyelle, Martine, et al., éditeurs. Bronzes grecs et romains, recherches récentes. Hommage à Claude Rolley. Publications de l’Institut national d’histoire de l’art, 2012, https://doi.org/10.4000/books.inha.3245.
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