Introduction
p. 29-35
Texte intégral
La violence est révélatrice du fonctionnement des systèmes de domination1.
P. Hill Collins
Étudier les manifestations exacerbées des inégalités de genre
1Les violences fondées sur les rapports de genre constituent une préoccupation sociale majeure dont la connaissance doit être régulièrement mise à jour afin d’enrichir, actualiser, renouveler les connaissances et donner des outils aux politiques publiques. En France, les enquêtes quantitatives nationales de recherche sont peu nombreuses. L’enquête de victimation menée annuellement donne des prévalences sur certains actes subis, mais ne permet pas de mener des analyses sociologiques sur les contextes des violences dans les différents espaces de vie et de les resituer dans le parcours de vie des personnes.
2Quinze ans après l’Enquête nationale sur les violences envers les femmes en France (Enveff)2, une nouvelle enquête statistique de grande envergure a été réalisée à l’initiative de chercheuses de l’Institut national d’études démographiques (Ined), auprès d’un échantillon de plus de 27000 femmes et hommes, résidant en ménage ordinaire sur le territoire métropolitain. L’enquête Violences et rapports de genre : contextes et conséquences des violences subies par les femmes et les hommes (dite « Virage » et que nous nommerons sous cet acronyme dans l’ouvrage) visait à répondre au besoin de renouvellement des connaissances sur les violences à l’encontre des femmes, exprimé dès 2009 par la Mission d’évaluation de la politique de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes. Elle ambitionnait aussi d’étendre le champ d’investigation à la population masculine afin de fournir des bases solides au traitement politique et social des violences.
3Suivant les recommandations de la Convention européenne pour l’élimination des violences faites aux femmes (dite convention d’Istanbul et ratifiée par la France en 2014) et conformément aux standards internationaux édités par l’Onu en matière de mesure des violences à l’encontre des femmes, l’enquête Virage s’est attachée à produire une mesure des violences fondées sur les rapports de genre et à mieux évaluer les conséquences sur les personnes qui en sont victimes.
4La définition qui a été retenue dans l’enquête Virage comme dans l’enquête Enveff ne s’appuie pas sur les catégories policières ou juridiques pensées en termes de crimes ou de délits, mais repose, en référence à l’universalité des droits humains, sur la notion d’atteinte à l’intégrité physique et morale de la personne ; il s’agit d’actes, de gestes, de paroles visant à « imposer sa volonté à l’autre, le dominer au besoin en l’humiliant, en le dévalorisant, en le harcelant jusqu’à sa capitulation et sa soumission » (Jaspard et al., 2003c). Le terme « harcelant » permet d’englober des processus où l’accumulation et la répétition de faits supposés anodins constituent en elles-mêmes des actes de violence. Contrairement au conflit, au cours duquel les positions des protagonistes peuvent évoluer, la violence est « perpétrée de façon univoque et destructrice ». Cette définition pose clairement l’inégalité des rapports entre les personnes à l’origine des violences. Hormis les violences crapuleuses3, cette inégalité des rapports est le plus souvent liée au genre et aux autres rapports sociaux, de « race », de classe, mais également à l’origine migratoire, à l’orientation sexuelle (réelle ou supposée), à un handicap ou encore à un regard discriminatoire sur l’apparence physique. Les violences de genre typiques des relations conjugales ou amoureuses, peuvent, en toutes circonstances, s’entrecroiser avec les violences hiérarchiques ou discriminatoires et se trouvent ainsi être les plus fréquentes des violences interpersonnelles.
5En reposant sur des déclarations de violences, l’enquête Virage permet d’établir un panorama des actes bien plus complet que les données ministérielles, qui comptabilisent les plaintes, ou les résultats d’enquêtes de victimation qui se fondent sur une définition juridique plus stricte. Elle explore l’ensemble des cadres où se produisent les violences (espaces publics, lieux d’études et de travail, relations de couple, cadre familial et entourage proche) et la multiplicité de leurs formes psychologiques, verbales, physiques ou sexuelles, afin d’en caractériser l’expérience souvent complexe. Ces données sont également enrichies par des informations sur la fréquence et la répétition des actes de violence, leur contexte de survenue et leurs conséquences. Au-delà de la mesure, elles permettent ainsi de contextualiser ces situations, d’explorer les recours mis en œuvre et d’en appréhender les effets délétères sur les personnes qui en sont victimes (état de santé et parcours scolaires, professionnels, familiaux, affectifs et conjugaux).
Une enquête innovante qui aborde les situations de violences dans leur globalité
6En conformité avec les standards internationaux en matière d’enquêtes, le questionnaire4 inclut des outils de mesure standardisés tels que le minimodule européen sur la santé, à la fois ressentie et appréciée par des critères factuels. Il a été aussi construit selon la double temporalité de l’année écoulée et de la vie de la personne interrogée. L’enregistrement des faits de violence a été organisé par espace de vie pour les douze mois précédant l’enquête, permettant ainsi de calculer des taux de prévalence annuels qui facilitent une comparaison directe avec les résultats d’autres enquêtes et notamment l’enquête Enveff pour la France. Ensuite, les principaux faits de violence psychologique et les faits de violence physique et sexuelle sont à nouveau passés en revue depuis le plus jeune âge jusqu’au début de l’année précédant l’enquête. Bien que plus susceptibles d’être altérées par des effets de mémoire, d’omissions ou de réinterprétations, les informations alors enregistrées permettent de mieux analyser les situations actuelles en les replaçant dans des « parcours de violence » et dans les trajectoires de vie. L’enquête Enveff avait déjà permis de montrer combien les difficultés familiales, les coups et les violences sexuelles vécues pendant l’enfance et l’adolescence pouvaient fragiliser les personnes et augmenter leurs risques de subir des violences à l’âge adulte. Cependant, pour des raisons de coût notamment, cette enquête pionnière ne permettait pas de reconstituer l’ensemble des situations de violence sur le long terme dans les différentes sphères de la vie5, notamment dans le cadre des relations conjugales.
7L’un des apports majeurs de Virage a été de rendre possible la comparaison des déclarations des femmes et des hommes avec l’analyse de l’effet des normes sociales, notamment de genre, sur les violences auxquelles femmes et hommes sont confrontés. Quelles réalités traduisent les faits de violence déclarés selon le sexe ? Quels sont les types de faits, à quelle fréquence et dans quels espaces les violences sont-elles vécues par les femmes et les hommes ? Les conséquences matérielles et psychologiques immédiates et les effets à plus long terme sont-ils semblables pour les deux sexes ? Pour cerner au plus près les expériences vécues, les questions sur la fréquence des actes subis, sur leur cumul et sur la gravité qui y est attachée par la personne interrogée ont été, à chaque fois que cela était possible, prises en compte dans les indicateurs utilisés pour caractériser les situations de violence (expression qui permettra dans cet ouvrage d’insister sur la complexité du phénomène), et en analyser les conséquences.
8Ces situations relèvent, pour les femmes, d’un continuum des violences permettant de penser chaque fait, même isolé, dans un ensemble plus vaste qui inclut les menaces, les agressions verbales, les atteintes psychologiques, les violences physiques et sexuelles, et qui caractérise l’expérience vécue des femmes. Selon Hanmer : « Une définition sociologique de la violence envers les femmes doit tenir compte de l’usage de la force et de la menace comme moyen d’obliger les femmes à se comporter ou à ne pas se comporter de telle ou telle façon. La mort se situe à un extrême et la menace à l’autre. Entre les deux, on trouve toutes sortes de comportements quotidiens, depuis les coups superficiels jusqu’aux blessures graves en passant par l’agression sexuelle et le viol. Notre définition de la violence comprend les catégories légales mais les dépasse en incluant tous les comportements qui visent à obtenir la soumission. C’est une définition de femme ; elle part du point de vue de la victime » (Hanmer, 1977). De la notion de violence contre les femmes qui a émergé des réflexions engagées par les mouvements féministes dans les années 1970 et était aux fondements de l’enquête Enveff, les recherches suivantes ont conduit à élaborer le concept de violence de genre, dans le prolongement de ce cadre théorique. Les violences s’observent dans tous les espaces et tout au long des parcours de vie pour les femmes, qu’en est-il pour les hommes ? Le questionnement du continuum constitue le fil rouge de l’ouvrage.
9Un second apport de l’enquête porte sur l’évaluation et l’analyse des violences qui s’exercent à l’encontre de populations mal identifiées dans les enquêtes classiques : les étudiant·e·s, les personnes LGBT, des personnes en situation de handicap ou des migrant·e·s ou descendant·e·s de migrant·e·s. Ces populations, peu nombreuses ou difficiles à joindre, sont mal représentées dans une collecte de données aléatoire. C’est pourquoi, indépendamment de la grande taille de l’échantillon principal interrogé par téléphone, des enquêtes par Internet ont été adressées aux étudiant·e·s, aux populations LGBT et aux personnes ayant fait appel à des associations de soutien aux victimes de violences. Les informations ainsi collectées ne répondent pas aux conditions de représentativité statistique nationale, mais fournissent des données précieuses concernant les situations de violence dont la prévalence peut être estimée grâce à l’échantillon aléatoire principal ; elles apportent des précisions sur les conséquences des violences et les recours mis en œuvre par les personnes victimes.
Un outil essentiel pour la prévention et la prise en charge des violences
10En 2000, grâce aux données recueillies en population générale, l’enquête Enveff a confirmé ce que constataient déjà les associations d’aide aux victimes sur la fréquence élevée des violences exercées à l’encontre des femmes et sur leur présence dans toutes les classes sociales. Elle a montré que les conséquences de ces violences, notamment celles vécues depuis le plus jeune âge, ont des effets délétères à long terme, créant une vulnérabilité sociale et affective et un risque accru d’exposition à de nouvelles violences. L’enquête Enveff a été un outil d’information et de réflexion pour les instances politiques et judiciaires. Depuis 2005, des plans pluriannuels interministériels ont fixé les objectifs des pouvoirs publics en matière de lutte contre les violences faites aux femmes. Des modifications du code pénal et des dispositifs législatifs ont établi puis précisé la notion de circonstance aggravante à propos des violences exercées par des partenaires ou ex-partenaires6, par des supérieurs hiérarchiques ou par des personnes investies d’une autorité. Des campagnes de formation des professionnels susceptibles de constater des situations de violence (médecins, policiers…) ont permis un meilleur accueil des victimes et une meilleure prise en compte de leurs besoins.
11L’enquête Virage entend actualiser et enrichir l’information sur le phénomène complexe des violences dans tous les cadres de vie et sur leurs conséquences en termes de santé physique et mentale, de mal-être social. Elle ambitionne d’approfondir les connaissances sur les liens encore mal identifiés entre violences et discriminations. Cet ouvrage s’adresse notamment aux chercheurs et à tous les acteurs sociaux et politiques en charge de la prévention des violences, du soutien, de l’accompagnement et de la protection des personnes qui en sont victimes. Cette première présentation générale de l’enquête Virage et des principaux résultats dans tous les espaces de vie vise non seulement à actualiser les connaissances sur un phénomène de société sans cesse remis à l’ordre du jour par les événements et leur traitement médiatique, mais aussi à appuyer le travail législatif et la mise en place des dispositifs nationaux ou locaux de lutte contre les violences.
Saisir le continuum des violences
12L’ouvrage reflète l’organisation de l’enquête dont les données ont été recueillies par espace de vie afin de décrire les processus de production des violences, les liens entre auteur·e·s et victimes, les rapports de domination et les facteurs sociaux ou économiques influençant l’exposition aux violences que ce soit au sein de la famille, du couple, durant les études, dans la sphère professionnelle ou dans les espaces publics.
13En outre, il nous a paru nécessaire de porter une attention spécifique au développement des violences au sein de certaines catégories de populations particulièrement exposées aux discriminations (LGBT et migrant·e·s). De même, un volet de l’ouvrage décrit de manière globale les conséquences des violences en termes de santé.
14L’ensemble des résultats a pour but de mettre au jour le continuum des violences, la transversalité de certaines violences et, notamment pour les femmes, les violences sexuelles qui sont traitées dans différents chapitres. Il s’agit de résultats non exhaustifs, qui ont pu être précédés de premiers résultats7 et seront suivis par des analyses approfondies sur des questions spécifiques (la situation des enfants, les enjeux de santé particuliers comme les addictions, les IVG, les tentatives de suicide, le VIH, les démarches judicaires, etc.).
15Le plan de l’ouvrage suit cette réflexion théorique et méthodologique sur l’observation statistique d’un sujet très sensible qui a précédé la construction du questionnaire. L’organisation en modules qui correspondent aux différents espaces permet de restituer les logiques internes propres à chacun et facilite, pour les personnes interrogées, un travail de remémoration qui limite les effets de sélection de violences qu’elles auraient pu considérer comme étant les plus marquantes8.
Préparer et conduire une enquête sur les violences
16Les premiers chapitres abordent les aspects théoriques et méthodologiques. Mener une enquête de ce type a nécessité un travail de préparation conséquent sur la façon d’aborder des thématiques intimes et traumatiques. L’une des préoccupations a été d’anticiper de la façon la plus juste possible, la relation avec l’enquêté·e et la place de l’enquêteur ou de l’enquêtrice. Les chapitres 1 et 2 détaillent les objectifs, le contenu du questionnaire, la méthodologie de collecte et ses résultats. Dans le chapitre 3, le travail des enquêtrices et des enquêteurs est décrit dans toute sa complexité, en lien avec la sensibilité du sujet et les contraintes de qualité et de rigueur qu’impose la production scientifique des résultats.
Poser les différents espaces de vie dans lesquels ces violences surviennent
17Les chapitres suivants décrivent la façon dont les violences s’organisent dans les différents espaces de vie. Outre les niveaux de déclaration des femmes et des hommes et des différences de formes et de fréquences entre les violences rapportées, les contextes et les conséquences de survenue de ces violences sont également pris en compte.
18Les violences vécues avant 18 ans dans le cadre des relations familiales ou de l’entourage proche sont analysées dans le chapitre 4. Les deux chapitres suivants sont consacrés aux violences exercées par les partenaires ou anciens partenaires dans le cadre des relations conjugales. Elles sont étudiées dans la temporalité des douze derniers mois puis à l’aune de la vie entière. La violence conjugale s’installant souvent sur un temps long, il est nécessaire de produire des connaissances dans une perspective longitudinale, et pas uniquement conjoncturelle.
19Les chapitres 7 et 8 examinent les violences qui se produisent dans le cadre des études et de l’activité professionnelle. Le chapitre 9 envisage les violences endurées dans les espaces publics, c’est-à-dire perpétrées par des personnes qui ne sont pas liées aux enquêté·e·s par une relation privée ou fonctionnelle particulière.
Dimensions transversales
20Dans une lecture transversale des violences, l’ouvrage offre des perspectives d’analyse sur des thématiques spécifiques. Les chapitres 10 et 11 examinent les liens entre discriminations et violences dans deux populations confrontées à des rapports sociaux les surexposant potentiellement à des situations de violence : les personnes LGBT et les personnes migrantes et leurs descendant·e·s.
21Enfin, les liens entre violences et santé sont présentés dans le chapitre 12. Différentes dimensions sont abordées, qu’il s’agisse de la perception globale de l’état de santé, de la santé mentale ou somatique. La thématique des addictions est également traitée.
22On trouvera, pour conclure, une synthèse des principaux résultats et une réflexion sur la notion de continuum permettant d’établir quelques-unes des perspectives de recherche qu’ouvrent les données de cette enquête.
Notes de bas de page
1 « Violence is a critical point of how systems of domination work », Patricia Hill Collins, Black Feminism, Intersectionality and Democratic Possibilites, University of Maryland, College Park mars 2017 ; https://www.youtube.com/watch?v=0qU10tQ_rHo.
2 Réalisée en 2000 par le Centre de recherche de l’institut démographique de l’Université Paris 1 (Cridup), l’enquête Enveff fut la première enquête statistique consacrée à l’étude des violences interpersonnelles, représentative de la population féminine âgée de 20 à 59 ans résidant sur le territoire métropolitain. Elle fut suivie par d’autres enquêtes dans les Drom.
3 Les violences crapuleuses ne sont saisies que lorsqu’elles se sont accompagnées de violence, physique le plus souvent. En cela, l’enquête Virage n’est pas une enquête de victimation comparable aux enquêtes annuelles Cadre de vie et sécurité de l’Insee.
4 Voir le chapitre 2 pour la méthodologie et le questionnaire de l’enquête.
5 L’enquête Enveff posait une seule question globale sur le dénigrement subi depuis l’âge de 18 ans et interrogeait sur l’ensemble des violences physiques subies depuis cet âge ; seuls les coups reçus et les violences sexuelles étaient enregistrés depuis le début de la vie.
6 Voir la note de synthèse (p. 217) sur « Les instruments juridiques pour lutter contre les violences au sein du couple »
7 Hamel, Debauche et l’équipe de l’enquête Virage, 2016 ; Debauche et l’équipe de l’enquête Virage, 2017a ; Lebugle et l’équipe de l’enquête Virage, 2017 ; Trachman, Lejbowicz, et l’équipe de l’enquête Virage, 2018 ; Lebugle, Dupuis et l’équipe de l’enquête Virage, 2018.
8 Certaines violences, comme le cyberharcèlement ou les violences gynécologiques et obstétricales n’ont pas été investiguées en tant que telles dans l’enquête.
Auteurs
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Elizabeth Brown
elizabeth.brown@ined.fr
Démographe, enseignante-chercheure émérite à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (Idup) et chercheure associée à l’Ined, a travaillé sur l’évolution des comportements démographiques et des rapports de genre dans les sociétés occidentales, en analysant notamment, les enquêtes nationales françaises. Co-initiatrice du développement des recherches quantitatives sur les violences interpersonnelles en France, elle s’est investie depuis 1996 dans l’élaboration des enquêtes Enveff menées en France et dans les DOM-COM. Membre de l’équipe de recherche Virage (France hexagonale et DOM-COM) depuis 2010, elle a particulièrement travaillé sur les aspects méthodologiques de la collecte et du traitement statistique des données et sur les thématiques concernant les violences conjugales.
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Alice Debauche
debauche@unistra.fr
Sociologue et statisticienne, est maîtresse de conférences à l’université de Strasbourg, membre du laboratoire Sociétés, acteurs, gouvernement en Europe (Sage/CNRS) et chercheuse associée à l’unité Démographie, genre et sociétés de l’Ined. Spécialiste des violences sexuelles, elle travaille plus généralement sur les violences, le genre, la sexualité et la santé. Coresponsable de l’exploitation de l’enquête Virage, elle a également codirigé l’enquête Virage-Unistra et participe aux travaux de l’enquête Virage-DOM. Elle est co-responsable du parcours « Inégalités, discriminations, terrains, enquête » du master de sociologie de l’université de Strasbourg.
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Magali Mazuy
mazuy@ined.fr
Sociodémographe à l’Ined et au centre Max Weber. Ses recherches portent sur les parcours de vie, les parcours génésiques des femmes et les vulnérabilités. Elle fait partie de l’équipe de conception, de coordination et d’exploitation de l’enquête Violences et rapports de genre. Elle a participé, alors étudiante, à la phase préparatoire de l’enquête Enveff réalisée en 2000. Elle dispose d’une longue expérience dans les enquêtes portant sur l’évolution des situations familiales et des normes sociales relatives à la procréation et la parentalité, analysées dans une perspective de genre. Ses recherches sont menées en collaboration avec des collègues de diverses disciplines de sciences sociales, en France et à l’étranger (notamment Amérique latine).
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