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    Plan

    Plan détaillé Texte intégral I. Les conditions de l’enquêteII. Les déclarationsIII. Le calcul de l’impôtIV. La conservation des registres de l’enquête après 1464 Annexe Notes de bas de page Auteur

    De l’estime au cadastre en Europe. Le Moyen Âge

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    Table des matières

    Les estimes de 1464 : formes et conditions d’une grande enquête fiscale en Languedoc à la fin du Moyen Âge

    Pierre-Yves Laffont

    p. 245-261

    Texte intégral I. Les conditions de l’enquêteII. Les déclarationsIII. Le calcul de l’impôtIV. La conservation des registres de l’enquête après 1464 Annexe Annexe 1. Liste des registres de l’estimation de 1464 conservésAnnexe 2. Bibliographie relative à l’estimation de 1464Annexe 3. Préambule de l’estimation de la paroisse d’IssarlèsAnnexe 4. Extrait de l’estimation de la paroisse du Béage, déclaration de Jean dei IchalierAnnexe 5. Extrait du registre d’estime abrégée pour la paroisse de Saint-Agrève Arch. dép. Ardèche C 558, fol. 179 r° Notes de bas de page Auteur

    Texte intégral

    1Les 75 registres des estimes vivaroises de 1464 forment les derniers et imposants témoins d’une des plus grandes enquêtes fiscales menées dans le Midi de la France à la fin du Moyen Age.

    2En 1464, les États du Languedoc donnent leur accord au roi Louis XI pour la levée d’une nouvelle taille ainsi que pour la réalisation d’une enquête permettant d’établir la réelle capacité contributive des taillables de la province. Il semble que cette enquête ait effectivement été menée à bien dans divers diocèses civils du Languedoc (Maguelone, Carcassonne)1. Mais c’est pour le diocèse civil de Viviers (qui correspond approximativement au département de l’Ardèche et à une partie du département de la Haute-Loire) que nous en conservons le témoignage le plus spectaculaire.

    3L’estimation de 1464 a entraîné dans le diocèse de Viviers la réalisation d’une enquête nominative approfondie à vaste échelle. Dans la majorité des villes et paroisses rurales du diocèse, on a recensé et estimé, avec un très grand souci de précision, les biens meubles et immeubles des chefs de feux afin d’établir l’assiette de la taille royale. L’enquête n’a pas été conservée pour toutes les paroisses du diocèse, mais près de 16 000 pages de cette estimation sont tout de même aujourd’hui conservées dans 75 registres. Elles correspondent à environ 150 paroisses, soit près de la moitié des paroisses de l’époque.

    4L’estimation de 1464 pose certes des problèmes de représentativité bien entrevus par Lætitia Cornu2. Il y a bien sûr les exemptés attendus : les nobles, les officiers royaux et les clercs (qui sont toutefois imposables pour leurs biens réputés roturiers) ; les habitants des villes bénéficiant d’exemptions particulières (et notamment les villes sièges des bailliages royaux comme Boucieu et Villeneuve-de-Berg) ; les populations des enclaves relevant des généralités de Forez ou de Dauphiné ; enfin, les plus pauvres, ceux qui n’ont rien ou presque (et ceux-ci semblent nombreux). Mais, aux côtés de ces exemptés attendus, il semble qu’une part notable des contribuables potentiels ait échappé au recensement, et cela a bien sûr des implications dans l’utilisation du document, en matière démographique notamment. Néanmoins, là où elle a été menée, l’estimation de 1464 a été conduite selon des règles assez strictes. Celles-ci ont permis la rédaction d’un ensemble documentaire globalement homogène, même s’il existe des variations non négligeables d’une paroisse à une autre dans la précision des informations collectées.

    I. Les conditions de l’enquête

    5Se pose tout d’abord, le problème de la durée de l’enquête. L’estimation a été menée simultanément sur tout le territoire du diocèse civil et durant un temps relativement court. En avril 1464, les états du Languedoc sont réunis au Puy-en-Velay et en octobre de la même année tout est achevé, les presque 300 paroisses ayant répondu à l’enquête. Pour une paroisse rurale moyenne, le temps d’estimation varie entre 15 jours et un mois.

    6La circonscription territoriale de base pour l’enquête est, à la campagne, la paroisse. Celle-ci peut se confondre avec le mandement3, car celui-ci est souvent de petite taille en Vivarais. Dans quelques rares grandes villes ayant plusieurs paroisses, la base territoriale de l’enquête est le territoire de la ville.

    7Dans chaque paroisse, les déclarations des chefs de feux sont faites devant plusieurs estimateurs. Sont présents, tout d’abord, un ou deux représentants (bayle, lieutenant du bayle, châtelain) du seigneur haut justicier dans le mandement duquel se trouve la paroisse ou la ville concernée. S’y ajoutent quelques habitants de la paroisse ou des personnes ayant des biens dans la paroisse. Ils sont choisis à la fois par le représentant du seigneur et parmi les représentants traditionnels de la communauté des habitants (consuls, syndics) dont ils sont les procurateurs. Les représentants des habitants ne sont pas forcément les plus riches, mais ils doivent toutefois être suffisamment fortunés pour être eux-mêmes contributaires. Enfin, bien sûr, un notaire rédige les minutes des déclarations reçues, il dressera ensuite un procès-verbal en forme : ce sont les cahiers aujourd’hui conservés. Les déclarations sont consignées en latin avec toutefois une forte influence de la langue vernaculaire (l’occitan ou le franco-provençal, selon les lieux) dans la syntaxe, l’onomastique et le vocabulaire des pratiques agricoles4.

    8L’estimation de chaque paroisse commence par un protocole contenant généralement :

    • le nom de la paroisse concernée, le diocèse (religieux) de rattachement ainsi que son mandement de référence ;

    • un rappel de la décision d’estimation des biens immeubles et meubles et du cheptel prise par l’assemblée des États de Languedoc au Puy en avril 1464 ;

    • le taux appliqué dans la déduction des cens et corvées (mais cela n’est pas systématique) ;

    • les noms des estimateurs (représentants des habitants, représentant du seigneur haut justicier, notaire) ;

    • la date du début de l’estimation ;

    • parfois des considérations générales sur la nature des terroirs. Elles sont le plus souvent dépréciatives : froid, stérile, montagneux...

    9Le cahier d’estime de chaque paroisse finit par un eschatocole présentant :

    • un rappel du nom des estimateurs (mais cela n’est pas systématique) ;

    • la date de la fin de l’estimation pour la paroisse ;

    • le nom et la signature ou le seing manuel du notaire ;

    • la signature de ceux des estimateurs qui savent signer (figurent, en général, au moins celles des officiers seigneuriaux) ;

    • le rappel du nombre de déclarants (mais cela n’est pas systématique) ;

    • des remarques générales sur la misère des habitants du lieu (mais cela n’est pas systématique).

    10Enfin, entre protocole et eschatocole, s’égrènent les déclarations des chefs de feux. La cohérence des réponses obtenues laisse supposer l’existence d’un questionnement précis soumis par les estimateurs aux déclarants.

    II. Les déclarations

    11Il est difficile de déterminer si les estimateurs sont reçus dans leur maison par les chefs de feux ou si, inversement, les déclarants se rendent en un lieu commun devant les enquêteurs. En tout cas, un tel lieu n’est jamais mentionné et l’ordre topographique suivi pour les déclarations pourrait plutôt laisser penser que les estimateurs sont accueillis à tour de rôle par les différents chefs de feux.

    12Les déclarations ne suivent pas un ordre nominal alphabétique. Apparemment, l’ordre retenu ne repose pas sur des critères socio-économiques (les plus riches, les plus notables...) mais sur des critères topographiques. Sont entendus successivement tous les chefs de feux d’un même lieu en commençant par le bourg centre (s’il existe, car dans de nombreuses régions du Vivarais, l’habitat est extrêmement dispersé) puis suivent, hameau par hameau, manse par manse5, les divers écarts.

    13Le texte de la déclaration commence par l’identité du chef de feux (prénom, puis nom) ainsi que son lieu de résidence principal. Il est à noter que le déclarant peut être parfois une frérèche (on indique alors les liens de parenté unissant les membres de celle-ci : frère, beau-frère…), une veuve ou encore un tuteur pour des orphelins. Le notaire peut indiquer le métier du chef de feux déclarant. Cela est systématique ou presque s’il exerce une autre activité que celle de la terre. Néanmoins, dans quelques cas d’enquêtes très détaillées, même les agriculteurs se voient expressément désignés comme tels6.

    14Ensuite, le chef de feu détaille son patrimoine en commençant par les biens immeubles, bâtis et non bâtis.

    15La déclaration des immeubles comprend tout d’abord la (ou parfois les) maison d’habitation avec éventuellement des indications sur l’architecture de celle-ci (nature de la toiture, présence d’un étage, d’une voûte, état de ruine). Puis sont indiqués les fonds situés dans l’environnement immédiat de la maison (courtil et jardin principalement). Ensuite, selon un ordre variable, sont déclarés les autres biens immobiliers bâtis (grange, moulin, aire...).

    16Suit l’immobilier non bâti : terre, vigne, jardin (non contigu à la maison), pré et pâturage, bois7, châtaigneraie, olivette... Le plus souvent, cette énumération est accompagnée d’une estimation sommaire de la surface, soit pour chaque parcelle considérée individuellement, soit de façon globale par type de fonds. Une appréciation générale de qualité peut aussi apparaître : froid, montagneux, infertile, bon, moyen, mauvais...

    17La précision dans la localisation des biens immobiliers varie selon les paroisses et les enquêteurs : dans certains cas, ils sont systématiquement identifiés au sein du terroir par un microtoponyme ; à l’inverse, dans d’autres paroisses, les microtoponymes sont très rares, les fonds n’étant pas individualisés. Par ailleurs, les parcelles déclarées ne sont jamais confrontées. En revanche, on peut rencontrer – surtout dans les bourgs d’une certaine importance – des localisations relatives : par rapport à une maison, une église, une fortification, une route... Bien sûr, aucun document graphique n’accompagne la litanie des fonds !

    18Au côté de la déclaration du patrimoine immobilier figure l’indication des redevances seigneuriales (argent, nature, travail) dues pour les tenures avec parfois le nom ou la raison du ou des bénéficiaires. De même, apparaît souvent (bien que ce ne soit pas systématique), le statut juridique personnel du déclarant et l’indication d’une éventuelle servilité : on recense ainsi les hommes liges, taillables aux cinq ou sept cas, corvéables, justiciables...

    19La déclaration des biens meubles succède à la déclaration des biens immeubles. Est inventorié tout d’abord, avec un très grand souci du détail, le cheptel (la polyculture restant l’activité économique fondamentale de l’immense majorité de nos déclarants). On recense ainsi soigneusement le nombre de bêtes de chaque race : les bovidés, les équidés, les ovicaprinés et parfois les suidés. Les gallinacés et autres animaux de basse-cour ne figurent pas dans l’état du cheptel. En revanche, les ruches, sources d’un profit plus grand, sont parfois inventoriées. Si l’on quantifie, on qualifie aussi et c’est là une des richesses de l’estimation de 1464 : très fréquemment, les enquêteurs ont le souci d’indiquer l’âge et/ou le sexe des animaux. Ils y ajoutent, de façon facultative, des remarques – le plus souvent dépréciatives – sur leur aspect général : laine grossière, petite taille...

    20Au cheptel, s’ajoute la mention, pour les artisans (qui sont toujours aussi agriculteurs par ailleurs) et les marchands, d’éventuels stocks commerciaux et/ ou d’outillage spécifique : cuirs et peaux, pièces d’étoffe, sacs de grain, outils de forgeron... Enfin, d’autres biens meubles pouvant présenter une quelconque valeur sont parfois évoqués, on y rencontre notamment de la vaisselle de métal, des éléments de literie (couette de plume...). Mais on est loin ici de la précision des inventaires après décès contemporains !

    III. Le calcul de l’impôt

    21En regard de chaque ensemble de biens déclarés (biens immeubles, cheptel, éventuels autres biens meubles) figure sa valeur estimée en monnaie tournois. Sont estimées aussi, là encore en monnaie tournois, les charges pesant sur le déclarant. En fin de déclaration, la summa universalis récapitule les données précédentes.

    22Une fois l’enquête achevée dans les diverses paroisses du diocèse, les minutes ont été mises au net et rassemblées dans des cahiers puis des registres, dits « détaillés » depuis le XIXe siècle. Les données ainsi recueillies ont ensuite été synthétisées par les commissaires royaux aux estimes dans deux registres dits d’« abrégés », plus un registre dit de « sommaire ». Les registres d’« abrégés » mentionnent pour chaque contribuable (paroisse par paroisse) : la valeur des possessions immobilières (le « possessoire ») et la valeur des biens meubles, dont le cheptel. Une majoration peut apparaître parfois sous forme d’annotations marginales. On notera que les charges qui apparaissent dans la déclaration détaillée ne sont finalement pas prises en compte dans l’estimation des biens du déclarant figurant dans les registres d’« abrégés ».

    23Le registre de « sommaire » est issu des registres d’« abrégés ». Il indique uniquement le capital total de chaque contribuable (là aussi parfois majoré) ainsi que le montant de l’impôt à payer déduit de celui-ci selon un barème prédéfini8. On notera qu’à la différence des déclarations consignées en latin, les registres « abrégés » et « sommaire » sont en français.

    24Si les registres détaillés conservés aujourd’hui ne concernent qu’environ 150 paroisses, en revanche, les trois registres d’« abrégés » et de « sommaire » synthétisent les informations de l’enquête pour l’ensemble des paroisses du Vivarais ayant été estimées et, donc, même pour celles dont les registres « détaillés » sont aujourd’hui perdus.

    IV. La conservation des registres de l’enquête après 1464

    25Après l’enquête, les cahiers d’estime ont été reliés pour former des registres. Le choix fait lors de la reliure a été soit de relier seules certaines paroisses, en les laissant individualisées, soit de regrouper des enquêtes paroissiales selon des critères de proximité géographique ou d’appartenance à une même châtellenie. Ce travail a abouti aux 72 registres dits « détaillés » aujourd’hui conservés et aux trois registres dits « abrégés » et « sommaire ». Jusqu’à la Révolution, l’essentiel des registres de l’estimation de 1464 est conservé dans les archives des États du Vivarais9. Lors de la constitution des archives départementales de l’Ardèche au XIXe siècle, le fonds des États du Vivarais devient la série C du dépôt qui accueille ainsi les registres de l’estimation de 146410. Toutefois, si les archives départementales de l’Ardèche conservent la majeure partie des registres de cette estimation, il faut noter que deux registres correspondant à l’enquête réalisée pour quatre paroisses du diocèse (Thueyts, Vallon, Lagorce, Salavas) ont été retrouvés dans des chartriers seigneuriaux11. Ces registres semblent avoir été empruntés à une date ancienne (lors de la réfection de terrier ?) et non rendus à leur détenteur légitime. Le cahier d’enquête d’une cinquième paroisse paraît avoir connu le même sort : il s’agit de l’estimation de la paroisse d’Ucel. En effet, le texte original de l’enquête pour cette paroisse a disparu, mais son contenu nous est connu par une analyse en français réalisée au XVIIIe siècle par un feudiste et conservée depuis lors dans ses papiers12. S’il n’est pas irrémédiablement perdu, le cahier d’estime de la paroisse d’Ucel est peut-être encore conservé dans un chartrier seigneurial non déposé dans un dépôt public.

    26Ces prêts expliquent sans doute, aux côtés des avanies diverses qu’ont pu subir les archives des États du Vivarais, la disparition de près de la moitié des enquêtes détaillées. Néanmoins, ils permettent d’entretenir l’espoir de la découverte à venir de quelques registres aujourd’hui considérés comme perdus.

    27Depuis les années 1920, les études historiques ayant pris appui sur les estimes de 1464 sont relativement nombreuses. Mais ces travaux souffrent de plusieurs défauts majeurs. Très dispersés, ils n’offrent pas pour l’essentiel une véritable vue d’ensemble sur le document et prennent surtout l’aspect de monographie paroissiale13. Une des forces majeures de cette enquête – son ampleur – n’est pas exploitée.

    28C’est pourquoi depuis septembre 1999, dans le cadre d’une Aide à Projet Nouveau du CNRS, une équipe s’est constituée autour de ce document. L’objectif premier est la création d’un outil informatique permettant d’exploiter au mieux cette source dans les très nombreux champs de l’histoire qu’elle est susceptible de renseigner : histoire économique et fiscale, histoire sociale et religieuse, histoire du peuplement et de l’occupation du sol, onomastique, métrologie... Après une première phase de numérisation de l’intégralité du document, se poursuivent en parallèle deux types de travaux : d’une part, la transcription intégrale de quelques enquêtes, d’autre part, l’indexation (toponymie, anthroponymie, matières) des autres enquêtes, à partir des originaux, sur une base de données informatisées.

    29À terme, une synthèse sur la société et l’économie des campagnes du Vivarais à la fin du Moyen Âge au travers de l’estimation de 1464 est envisagée.

    Annexe

    Annexe 1. Liste des registres de l’estimation de 1464 conservés

    Arch. dép. Ardèche C 560 : Lyas et Tournon-lès-Privas, 44 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 561 : Ajoux et son mandement, 27 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 562 : Saint-Étienne-de-Serre et Saint-Pierreville, 84 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 563 : Chomérac et son mandement, 70 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 564 : Saint-Alban, Flaviac, Creyssac, Lubilhac, Saint-Vincent-de-Durfort, 260 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 565 : Sceautres, 68 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 566 : Saint-Pierre-la-Roche, Saint-Martin-le-Supérieur, Saint-Martin-l’Inférieur, 128 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 567 : Saint-Semin, 58 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 568 : Sanilhac, 90 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 569 : Saint-Paul-de-Tartas, 26 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 570 : Rocles, 90 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 571 : Laurac, 75 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 572 : La Veyrune, 12 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 573 : Les Assions et Cornillon, 50 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 574 : Fons et Saint-Germain, 48 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 575 : Lavilledieu, 56 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 576 : Vernon, 108 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 577 : Sablières, 150 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 578 : Uzer, 18 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 579 : Vagnas, 18 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 580 : Joyeuse et Rosières, 138 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 581 : Malbosc, 43 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 582 : Vogiié, 58 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 583 : Le Cros-de-Géorand, 44 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 584 : Meyras et Niègles, 107 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 585 : Faugères, 38 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 586 : Lablachères, 95 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 587 : Dompnac, 51 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 588 : Saint-Jean-de-Pourcharesse, 74 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 589 : Saint-Genest-de-Bauzon, 20 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 590 : Banne, 50 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 591 : Ailhon, 105 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 592 : Saint-Clément-sous-Pradelles, 15 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 593 : Saint-André-Lachamp, 158 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 594 : Les Salelles, 60 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 595 : Payzac, 64 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 596 : Lavillatte, 24 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 597 : Valgorge, 145 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 598 : Saint-André-des-Effangeas, Rochepaule, Lafarre 63 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 599 : Antraigues, Genestelle, Saint-Andéol-de-Vals, 150 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 600 : Sainte-Marguerite et Lafigère, 50 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 601 : Beaumont, 94 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 602 : Montréal, 82 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 603 : Saint-Mélany, 50 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 604 : Balazuc, Chauzon, Pradons, 90 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 605 : Montselgues et Thines, 140 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 606 : Malarce, 60 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 607 : Issarlès, 44 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 608 : Berzème, 34 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 609 : Gras, 100 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 610 : Saint-Alban-en-Montagne, 21 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 611 : Rochecolombe et Courry, 46 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 612 : Saint-Laurent-les-Bains, Loubaresse, Prades, Pranles, 74 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 613 : Tournon et son mandement, 99 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 614 : Coucouron, 37 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 615 : Mézilhac, Saint-Genest-Lachamp, Saint-Julien-d’Orcival, 251 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 616 : Le Béage, 35 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 617 : Saint-Christol, Saint-Jean-Roure, Arcens, Saint-Michel-d’Aurance, Saint-Barthélemy-le-Meil, 200 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 618 : Annonay, 194 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 619 : Annonay et son mandement, Saint-Clair, Saint-Marcel, Saint-Julien-en-Goye, Boulieu, Roiffieu, Quintenas, 248 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 620 : Serrières, Charnas, Félines, Peaugres, 161 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 621 : Chanéac, Saint-Julien-Boutières, 38 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 622 : Vocance, Villevocance, Lemps, Vion, Cheminas, Ceintres, Saint-Jeure-d’Ay, Preaux, Saint-Victor, Vanosc, Saint-Julien-Vocance, Monastier, Sécheras, Saint-Romain-d’Ay, Saint-Alban-d’Ay, Mahun, Veyrine, Lalouvesc, Saint-Symphorien, Saint-Pierre-des-Macchabées, Satillieu, 395 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 623 : Sarras, Revirand, Éclassan, Ardoix, 68 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 624 : Fay, Saint-Clément, partie de Chaudeyrolles, 251 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 625 : Saint-Agrève, Saint-Romain-le-Désert, Devesset, 90 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 626 : St-Martial, St-Andéol-de-Fourchades, Lachamp-Raphaël, Borée, Chaudeyrolles, 178 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 627 : Désaignes, Macheville, 130 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 628 : Saint-Félicien, La Bâtie-d’Andaure, Vaudevant, Arlebosc, Empurany, Bosas, 210 fol.

    Arch. dép. Ardèche 2 Mi 15 R 2 : Vallon, Lagorce et Salavas, 150 fol.

    Arch. dép. Ardèche 42 J 205 : Thueyts

    Arch. dép. Ardèche 78 J 24 : état analytique en français des Estimes d’Ucel (XVIIIe siècle)

    Arch. dép. Ardèche C 557 : sommaire général de l’estimation de 1464, 508 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 558 : abrégé de l’estimation de 132 paroisses, 365 fol.

    Arch. dép. Ardèche C 559 : abrégé de l’estimation de 134 paroisses, 320 fol.

    Annexe 2. Bibliographie relative à l’estimation de 1464

    Lætitia Bourgeois-Comu, « La nature et les hommes des hauts plateaux du Vivarais, XIVe-XVe siècles », Cahiers d’histoire, 1992, p. 121-135.

    Lætitia Bourgeois-Comu, Économie et vie rurale sur le plateau du Vivarais, XIVe et XVe siècles, mémoire de maîtrise, Université Lumière-Lyon 2, 1991, 200 p.

    Lætitia Bourgeois-Comu, Analyse critique des Estimes de 1464. La société rurale des Monts du Vivarais, mémoire de DEA, Université Lumière-Lyon 2, 1992, 90 p.

    Lætitia Bourgeois-Cornu, Les communautés rurales du Velay face aux crises de la fin du Moyen Âge, thèse de doctorat d’Histoire, Université Lumière-Lyon 2, 1998, 576 p.

    Franck Brechon, Espace et relations dans les Cévennes. Première approche des structures d’échange (milieu XIIIe-milieu XVe s.), mémoire de DEA, Université Lumière-Lyon 2, 1994, 253 p. dactylographiées.

    Michel Carlat, Paul Teyssier, « Regards sur la paroisse du Béage de 1464 à 1790 », Cahiers du Mézenc, 1995, p. 39-43.

    Lætitia Comu, « Naissance et premiers développements de la fiscalité royale en Haut-Languedoc : des aides exceptionnelles aux Estimes, XVe-début XVIe siècle », L’impôt des campagnes. Fragile fondement de l’État dit moderne, Comité pour l’histoire économique et financière de la France, 2005.

    Daniel Farcis, Étude sur le Bas-Vivarais d’après les Estimes de 1464, thèse de l’École des Chartes, 1973, 250 p. dactylographiées.

    Christian Foriel-Destezet, Tableau économique et social de sept paroisses du Haut-Vivarais à la fin du Moyen Âge d’après un livre d’Estime de 1464, mémoire de maîtrise, Université de Lyon, 1969, 98 p.

    Christian Foriel-Destezet, « État économique et social de sept paroisses rurales du Haut-Vivarais d’après un registre d’estimes de 1464 », dans Vivarais et Languedoc, XLIVe congrès de la Fédération historique du Languedoc méditerranéen et du Roussillon (Privas, 1971), Montpellier, Université Paul Valéry, 1972, p. 175-182.

    Jean-Marc Gardés, Une paroisse du haut-plateau au XVe siècle. Issarlès, Issarlès, chez l’auteur, 1988, 161 p.

    Magali Guérin, Le registre d’Estimes de 1464 du village de Beaumont : édition informatique de la transcription et approche d’histoire rurale, mémoire de maîtrise, Université Aix-Marseille 1,2001, 2 vol., 341 p.

    Magali Guérin, Approches d’histoire rurale d’après deux registres d’Estimes de 1464 : les paroisses de Beaumont et de Rodes, mémoire de DEA, Université Aix-Marseille 1,2002, 201 p.

    Pierre-Yves Laffont, « Une source fiscale au service de la restitution des espaces ruraux médiévaux : les estimes vivaroises de 1464 », de Fray Jean-Luc, Pérol Céline (dir.), L’historien en quete d’espace (Actes du colloque du CHEC, Clermont-Ferrand 2002), Clermont-Ferrand, Presses Universitaires Blaise Pascal, 2004, p. 75-90.

    Anne Léger, Saint-Agrève en 1464. Une bourgade de la montagne vivaroise à travers les Estimes du Vivarais, mémoire de maîtrise, Université Lumière-Lyon 2, 2000, 2 vol., 202 et 190 p.

    Marie-Thérèse Lorcin, « La microtoponymie du Vivarais dans les Estimes de 1464 : une première approche », Les Annales du Midi, t. 116, n° 248, oct. sec. 2004, p. 495-526.

    Pierre Minard, Thines et Malarce à la fin du Moyen Âge, Largentière, impr. Humbert, 1979, 154 p.

    Alain Molinier, Stagnation et croissance : le Vivarais aux XVIIe et XVIIIe siècles, Paris, Éditions de l’EHESS-J. Touzot, 1985, 500 p.

    Alain Molinier, « Économie et société des temps modernes », dans G. Cholvy (dir.), Histoire du Vivarais, Toulouse, Éditions Privat, 1988, p. 119-127.

    Jacques Mourier, Tournon, étude des structures urbaines (1420-1520), Paris, thèse de l’École nationale des Chartes, 1984, dactylographiée.

    Jean Régné, La vie économique et les classes sociales de 150 localités du Vivarais d’après les Estimes de 1464, Aubenas, Impr. Habauzit, 1925, 109 p.

    Jean Régné, La vie économique et les classes sociales en Vivarais au lendemain de la Guerre de Cent Ans, Aubenas, Impr. Habauzit, 1926, 29 p.

    Jean Régné, « Situation économique du Vivarais en 1464 », Revue du Vivarais, 1923, p. 82-91, 151-154, 183-188,255-259 ; 1924, p. 93-98, 139- 147, 169-176, 241-251 ; 1925, p. 17-21, 41-47, 84-96, 102-117, 149-156, 172-189.

    Jacques Schnetzler, « Thines en 1464, en 1624 et au milieu du XIXe siècle. Étude comparative », Revue du Vivarais, 1991, p. 5-31.

    Céline Serrecourt, Paysage et société rurale des Cévennes vivaroises : le mandement de Meyras d’après les Estimes de 1464, mémoire de maîtrise, Université Montpellier 3-Paul Valéry, 2001, 181 p.

    Cécile Souchon, Étude sur le Haut-Vivarais d’après les registres d’Estimes de 1464, Paris, thèse de l’École nationale des Chartes, 1970, 308 p. dactylographiées, 2 vol.

    Cécile Souchon, « Étude sur la répartition des fortunes en Vivarais au XVe siècle d’après les registres d’Estimes de 1464 », dans XLIVe congrès de la Fédération historique du Languedoc et du Roussillon, Vivarais et Languedoc (Privas, 1971), Montpellier, Université Paul Valéry, 1972, p. 163-173.

    Renée Thibon, « Les Estimes d’Assion et Cornilhon », Revue du Vivarais, 2002, p. 65-100, 165-184, 195-220.

    Robert Valladier-Chante, Vallon-Pont-d’Arc à la fin du Moyen Âge. Une communauté paysanne du Vivarais : Sant Saornin de Avallon, Valence, Éditions de la Bouquinerie, 1993, 236 p.

    Robert Valladier-Chante, Le Bas-Vivarais au XVe siècle. Les communautés, la taille et le roi, Valence, Éditions et Régions, 1998, 434 p.

    Robert Valladier-Chante, « Le penarium et l’activité viticole à Faugères et à Vallon en 1464 », dans La vigne d’hier à aujourd’hui en Ardèche, n° spécial de la Revue du Vivarais, t. CV, n° 1, janvier-mars 2001, p. 37-45.

    Robert Valladier-Chante, « Lagorce en 1464 », dans Rencontres avec le passé. Cahiers de l’exposition de Vallon, juillet 2002, Publications de l’Association des Amis de l’Histoire de la région de Vallon. Vallon-Pont-d’Arc, 2002, p. 34-53.

    Robert Valladier-Chante, Le Haut Vivarais et la Boutière du XVe siècle. Valence, Éditions et Régions, 2005, 2 vol., 600 p.

    Robert Valladier-Chante, La paroisse de Fougères en 1464, Revue du Vivarais, 2005, p. 7-49.

    Annexe 3. Préambule de l’estimation de la paroisse d’Issarlès

    Arch. dép. Ardèche C 607 fol. 1 r°

    Extima facta in loco et tota parrochia de Yssarlesio, vivariensis diocesis, ex ordinatione et mandato dominorum comissariorum auctoritate regia specialiter depputatorum in sequendo conclusionem factam in assernblata gencium trium statutum patrie lingue occitane facta in villa Anicii, in mense aprillis novissime lapso. Facta inquam dicta extima in vim licterarum comissionis transcriptarum et regestratorum in libris curie regie baylliatgii vivariensis. Et hoc de omnibus bonis mobilibus, inmobilibus et capitali habitatorium et incolarum dicte parrochie Yssarlesii per nobilem et discretum virum Raphaelem Pinhoni, dominum de Colongiis, bajulum et principalem officiarium ac Petrum Giraudi, dicti loci et parrochie Yssarlesii, Georgium que Surrelli, Aymarium de Arciciis, Petrum Molheti et Marsialem Boqueti, juratos et comissos adhec per dictos comissarios post juramentum sollempne per eosdem prestitum. Incepta fieri die sexta mensis septembris, anno Domini millesimo CCCC sexagesimo quarto.

    Annexe 4. Extrait de l’estimation de la paroisse du Béage, déclaration de Jean dei Ichalier

    Arch. dép. Ardèche C 616 fol. 11 v°-12 r°

    JOHANNES DEL ICHALIER loci predicti de Bidatgio pro domo sue habitationis coperta palea cum duobus ortis in eodem loco scituatis. Item pro quadam alia domo situata in castro de Bidatgio coperta de lauza necnon pro sex cartadis terre cum dymidia lavorive et sex jornalibus prati in diversis loci ipsius territorii de Bidatgio scituatis, per eum declaratis medio juramento extimatis per dictos juratos oneribus minime deductis ad sumam : XXXVI 1. t.

    Item pro quadam alia domo seu grangia scituata in territorio de Comba coperta palea et pro sexdecim cartadis terre lavorive et circa dictam domum scituatis. Necnon pro xv jornalibus prati in eodem territorio et certa alia quantitate pasturalium ac aliarum pocessionum quedam sunt modici valoris et quasi maior pars infertillis ac potissime territorium predictum de Champ Viatges per eum inscriptis medio juramento eiusdem declaratis extimatis per dictos juratos ad sumam oneribus minime deductis : X 1. t.

    S. possessionum : LXX1111. XI s. t.

    Quasquidem domos et pocessiones predeclaratas tenet et possidet sub onere duarum cartalierarum duorum boycellorum siliginis, decem rasorum avene, XI solidorum turonensium, trium gallinarum. Et ulterius est homo litgius, talliabilis, manuoperabilis et justiciabilis : XLVI l.t.

    Et oneribus predictis deductis assendet pocessorium predictum ad summam : XXX11. X s. t.

    Item pro bonis mobilibus et utencilibus domus dicti Johannis del Ichalier sex peciis coriorum vaxe in chaucheria et pro aliis coriis vaxe pro faciendo sotulares et pro duodecim pellibus vitulorum aut mutonum ac pro aliis bonis suis mobilibus per eum medio juramento in scriptis declaratis, extimatis per dictos juratos ad summam et valorem : VIII 1. V s. t.

    Item pro quinque vaccis parvis cum quinque vitulis, duobus bobus, septem vedellis, tribus anolhis, duobus jumentis et uno polino mulari ac tribus aliis vaccis in chaptania et pro XIIII animalibus lanutis ac quodam alio modico capitali per eum in scriptis declarato. Extimatis per dictos juratos, secundum comunem extimationem super hoc factam, ad summam : LX 1. V. s. t.

    Annexe 5. Extrait du registre d’estime abrégée pour la paroisse de Saint-Agrève Arch. dép. Ardèche C 558, fol. 179 r°

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    Notes de bas de page

    1 Renseignement aimablement communiqué par Gilbert Larguier, Université de Perpignan.

    2 Cf. dans le même volume, Lætitia Cornu, « Qui figure aux estimes ? Le cas du Vivarais en 1464 ».

    3 Le mandement est dans le sud-est de la France, et en Vivarais notamment, l’équivalent de la châtellenie d’autres régions.

    4 Mentions, par exemple, de anolh (bovin d’un an), doblos (bovin de deux ans), gotalh (pré irrigué)...

    5 Avec le sens particulier que revêt le mot « mansus » en France méridionale à la fin du Moyen Age. Il a alors pris le sens de notre « hameau » contemporain.

    6 Ainsi dans l’enquête menée dans la paroisse de Vernon (Arch. dép. Ardèche C 576), on distingue les agricola des viticola.

    7 Dont l’essence est parfois détaillée : saulaie, chênaie...

    8 Pour 50 livres de capital =10 sous de taille ; pour 50 à 100 livres de capital = 12 sous 6 deniers de taille ; pour 100 à 300 livres de capital = 20 sous de taille ; pour 300 à 500 livres de capital = 30 sous de taille ; pour 500 à 1 000 livres de capital = 40 sous de taille ; pour 1 000 à 2 000 livres de capital = 60 sous de taille.

    9 Il ne semble pas que les communautés d’habitants aient disposé d’une copie de l’enquête les concernant. En tout cas, nous ne possédons absolument aucune trace d’un tel document dans les fonds d’archives conservés des communautés.

    10 Il forme les cotes C 557 à C 628.

    11 Le registre d’estimation (Arch. dép. Ardèche, 2 Mi 15 R 2) pour les paroisses de Vallon, Lagorce et Salavas a été retrouvé dans le chartrier dit de Chapelain qui contient lui-même une partie du chartrier de la famille Merle de Lagorce, qui tenait les seigneuries de Lagorce, Vallon et Salavas au début de l’époque moderne. Le registre d’estimation de la paroisse de Thueyts est dans le chartrier dit de Blou (Arch. dép. Ardèche, 42 J 205).

    12 Arch. dép. Ardèche 78 J 24.

    13 Exception faite, dans une certaine mesure, des travaux de Jean Régné dans les années 1920 et de ceux de Lætitia Cornu et Robert Valladier-Chante dans les années 1990-2000.

    Auteur

    • Pierre-Yves Laffont

      Maître de conférences en histoire et archéologie médiévales à l’Université du Maine et membre du Centre d’étude des sociétés antiques et médiévales (CESAM) de cette université. Il a soutenu en 1998 à l’Université Lumière-Lyon 2 un doctorat d’histoire intitulé Châteaux, pouvoirs et habitats en Vivarais (Xe-XIIIe siècle), dont une partie a été publiée en 2004 dans la collection des Documents d’Archéologie en Rhône-Alpes et Auvergne (DARA n° 25) sous le titre Atlas des châteaux du Vivarais, Xe-XIIIe siècle. Pierre-Yves Laffont travaille principalement sur l’histoire de l’occupation du sol et du peuplement au Moyen Âge, c’est à ce titre qu’il s’est intéressé aux estimes de 1464. Outre les nombreuses références faites à cette source dans sa thèse et son ouvrage de 2004, il a déjà publié spécifiquement sur la question un article : « Une source fiscale au service de la restitution des espaces ruraux médiévaux : les estimes vivaroises de 1464 », dans Jean-Luc Fray, Céline Pérol (dir.), L’historien en quête d’espaces (actes du colloque du CHEC, Clermont-Ferrand, 2002). Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise Pascal, 2004, p. 75-90.

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    1 Renseignement aimablement communiqué par Gilbert Larguier, Université de Perpignan.

    2 Cf. dans le même volume, Lætitia Cornu, « Qui figure aux estimes ? Le cas du Vivarais en 1464 ».

    3 Le mandement est dans le sud-est de la France, et en Vivarais notamment, l’équivalent de la châtellenie d’autres régions.

    4 Mentions, par exemple, de anolh (bovin d’un an), doblos (bovin de deux ans), gotalh (pré irrigué)...

    5 Avec le sens particulier que revêt le mot « mansus » en France méridionale à la fin du Moyen Age. Il a alors pris le sens de notre « hameau » contemporain.

    6 Ainsi dans l’enquête menée dans la paroisse de Vernon (Arch. dép. Ardèche C 576), on distingue les agricola des viticola.

    7 Dont l’essence est parfois détaillée : saulaie, chênaie...

    8 Pour 50 livres de capital =10 sous de taille ; pour 50 à 100 livres de capital = 12 sous 6 deniers de taille ; pour 100 à 300 livres de capital = 20 sous de taille ; pour 300 à 500 livres de capital = 30 sous de taille ; pour 500 à 1 000 livres de capital = 40 sous de taille ; pour 1 000 à 2 000 livres de capital = 60 sous de taille.

    9 Il ne semble pas que les communautés d’habitants aient disposé d’une copie de l’enquête les concernant. En tout cas, nous ne possédons absolument aucune trace d’un tel document dans les fonds d’archives conservés des communautés.

    10 Il forme les cotes C 557 à C 628.

    11 Le registre d’estimation (Arch. dép. Ardèche, 2 Mi 15 R 2) pour les paroisses de Vallon, Lagorce et Salavas a été retrouvé dans le chartrier dit de Chapelain qui contient lui-même une partie du chartrier de la famille Merle de Lagorce, qui tenait les seigneuries de Lagorce, Vallon et Salavas au début de l’époque moderne. Le registre d’estimation de la paroisse de Thueyts est dans le chartrier dit de Blou (Arch. dép. Ardèche, 42 J 205).

    12 Arch. dép. Ardèche 78 J 24.

    13 Exception faite, dans une certaine mesure, des travaux de Jean Régné dans les années 1920 et de ceux de Lætitia Cornu et Robert Valladier-Chante dans les années 1990-2000.

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    Laffont, P.-Y. (2006). Les estimes de 1464 : formes et conditions d’une grande enquête fiscale en Languedoc à la fin du Moyen Âge. In A. Rigaudière (éd.), De l’estime au cadastre en Europe. Le Moyen Âge. Vincennes: Institut de la gestion publique et du développement économique. https://doi.org/10.4000/books.igpde.12017
    Laffont, Pierre-Yves. « Les estimes de 1464 : formes et conditions d’une grande enquête fiscale en Languedoc à la fin du Moyen Âge ». In De l’estime au cadastre en Europe. Le Moyen Âge, édité par Albert Rigaudière. Vincennes: Institut de la gestion publique et du développement économique, 2006. doi:10.4000/books.igpde.12017.
    Laffont, Pierre-Yves. « Les estimes de 1464 : formes et conditions d’une grande enquête fiscale en Languedoc à la fin du Moyen Âge ». De l’estime au cadastre en Europe. Le Moyen Âge, édité par Albert Rigaudière, Institut de la gestion publique et du développement économique, 2006, https://doi.org/10.4000/books.igpde.12017.

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    Rigaudière, A. (éd.). (2006). De l’estime au cadastre en Europe. Le Moyen Âge. Vincennes: Institut de la gestion publique et du développement économique, Comité pour l’histoire économique et financière de la France. https://doi.org/10.4000/books.igpde.11847
    Rigaudière, Albert, éd. De l’estime au cadastre en Europe. Le Moyen Âge. Vincennes: Institut de la gestion publique et du développement économique, Comité pour l’histoire économique et financière de la France, 2006. doi:10.4000/books.igpde.11847.
    Rigaudière, Albert, éditeur. De l’estime au cadastre en Europe. Le Moyen Âge. Institut de la gestion publique et du développement économique, Comité pour l’histoire économique et financière de la France, 2006, https://doi.org/10.4000/books.igpde.11847.
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