Chapitre IV. Les hétairies pythagoriciennes et néoplatoniciennes à Antioche

p. 65-75


Extrait

1Sous l’empereur Julien, le dynamisme des pratiques festives « païennes » fait contraste, à Antioche, avec la désaffection que montrent les habitants de la cité pour les pratiques cultuelles païennes, en tout cas pour le culte sacrificiel restauré, de manière éphémère, par Julien l’empereur théurge. Pourtant, à Antioche, des païe1 forment un groupe très organisé et ont des comportements religieux, festifs et également sociaux et politiques particuliers, constitutifs de leur identité. Ce groupe « païen » minoritaire dès le milieu du ive siècle semble l’être devenu de plus en plus dans la deuxième moitié du siècle. Composé d’hétairoi2, il s’est organisé dans la clandestinité selon tout un code de reconnaissance, de communication, de fonctionnement, surtout sous Constance, en réaction contre sa politique religieuse. Le terme hétairoi signifie « compagnons », « amis », « frères » et désigne, outre les membres d’associations secrètes (aristocratiques), les membres de cercles philoso

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