Avant-propos
p. I-II
Texte intégral
1Si le titre de cet ouvrage n’était déjà trop long, nous l’eussions volontiers fait précéder du terme d’ « Essai », car c’est bien un essai que nous présentons. Nos connaissances, en ce qui concerne la topographie de la Syrie, sont encore trop lacuneuses pour qu’on puisse entreprendre un exposé systématique.
2La première tâche à s’imposer, précisément celle que nous avons tentée, est de s’attacher à l’étude critique des documents soit historiques, soit géographiques, tant anciens que modernes, dans l’intention de fixer le nom et l’emplacement des localités. Dans le cas où nous n’avons pu y parvenir, du moins aurons-nous attiré l’attention des voyageurs qui traversent la contrée et pourront-ils tenter les recherches nécessaires. De là résulte une disproportion, qui est voulue, entre les indications rapides fournies sur un site dont le nom et l’emplacement sont déjà déterminés et les développements qu’ont nécessites les localités non encore identifiées.
3Nous n’avons pu adopter le même cadre pour les divers chapitres, ni suivre la même méthode pour tous les exposés.
4Le massif du Liban, qui est resté aussi peu connu des géographes de l’antiquité que de la plupart des anciens géographes arabes, est plus particulièrement intéressant pour la documentation médiévale (chartes et traités). Ailleurs, un certain équilibre entre les documents anciens, médiévaux et modernes, un relevé mieux assuré de la toponymie locale, ont permis un exposé plus systématique ; c’est le cas du Hauran. Dans la partie la plus septentrionale de la Syrie, non seulement le relevé des noms de lieux est encore incomplet ou mal établi, mais le grand nombre de noms turcs, récemment implantés, a trop souvent remplacé les anciens toponymes et fait obstacle à toute identification.
5Pour faciliter l’utilisation de ce travail nous avons dressé l’index (Index I) des noms inscrits sur les quinze cartes (dont deux cartes routières) qu’on trouvera à la fin du volume avec une carte d’assemblage des treize premières cartes. Ce sont, presque exclusivement, des noms modernes. Pour retrouver ce qui les concerne, dans le texte, nous avons dressé l’Index II qui contient tous les noms anciens, médiévaux et modernes du texte.
6Nous avons une obligation particulière envers M. Joseph Chamonard, ancien chef du Service des Antiquités de Syrie, qui a bien voulu lire une épreuve de cette étude et nous faire profiter de ses judicieuses observations.
7Nous remercions aussi M. Charles Virolleaud, directeur du Service des Antiquités de Syrie, pour avoir accueilli, dans la belle Bibliothèque du Service, ce modeste travail que nous dédions au regretté Max van Berchem, qui accomplit son premier voyage en Syrie la même année que nous (1895) et y rendit, depuis, tant de services.
Le texte seul est utilisable sous licence Licence OpenEdition Books. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont « Tous droits réservés », sauf mention contraire.
Stratégies d'acquisition de l'eau et société au Moyen-Orient depuis l'Antiquité
Mohamed Al-Dbiyat et Michel Mouton
2009
L’époque des premiers bourgs fortifiés
Pertinence de l’existence d’un processus d’urbanisation dans le Levant sud au troisième millénaire
Christophe Nicolle
1999
Le sacré et le salut à Antioche au IVe siècle apr. J.-C.
Pratiques festives et comportements religieux dans le processus de christianisation de la cité
Emmanuel Soler
2006
