Interprétation, collaboration, participation et co-construction

p. 159


Texte intégral

1En observant l’évolution récente des formes d’adresse aux publics, nous remarquons que les institutions culturelles tendent de plus en plus souvent à fidéliser leurs publics, à connaître leurs envies, à les faire participer, voire à les amener à produire des contenus dans une sorte de coopération culturelle. Les publics ne sauraient être passifs face à l’objet patrimonial et sont désormais invités à l’action. Jouer les curateurs le temps d’une exposition, participer au processus d’inventaire voire de documentation patrimoniale, contribuer financièrement à la création d’un nouveau projet de restauration, coopérer entre eux pour construire de nouveaux dispositifs d’interprétation, etc. : voici quelques-unes des nombreuses possibilités qui s’offrent à l’amateur de patrimoine aujourd’hui. Or, cette injonction à la participation semble être démultipliée en contexte numérique. De fait, comment les institutions intègrent-elles les publics dans leurs pratiques communicationnelles ? Comment les inscrivent-elles au cœur de leur programmation culturelle ? Quels principes d’engagement peuvent être proposés aux publics à travers les stratégies actuelles de valorisation culturelle ? La médiation peut-elle être co-construite avec des publics et les nouvelles technologies facilitent-elles la captation de nouveaux publics, en particulier des plus jeunes ? Peut-on en définitive considérer que ces dispositifs de médiation et/ou d’aide à la visite contribuent à appauvrir la part d’interprétation des publics ?

2S’il s’agit là de questions récentes, les trois textes qui suivent, en revenant sur des projets concrets, permettent d’apporter quelques réponses.


Le texte seul est utilisable sous licence Licence OpenEdition Books. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont « Tous droits réservés », sauf mention contraire.