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    Plan détaillé Texte intégral Qu’est-ce que la France ? Géographies départementales et tours de la patrie Le territoire cartographié, corps et figure de la nation Notes de bas de page Auteur

    L’école et la nation

    Ce livre est recensé par

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    Table des matières

    La géographie scolaire et l’idée de nation en France au XIXe siècle

    Jean-Pierre Chevalier

    p. 129-136

    Texte intégral Qu’est-ce que la France ? Géographies départementales et tours de la patrie Le territoire cartographié, corps et figure de la nation Notes de bas de page Auteur

    Texte intégral

    1L’institutionnalisation de l’enseignement de la géographie au long du xixe siècle est contemporaine de la mise en place des politiques publiques de généralisation de l’enseignement primaire et d’extension de l’enseignement secondaire. Une géographie scolaire qui vise de moins en moins la pure érudition et qui s’imprègne de plus en plus de finalités visant à l’appropriation de la Terre, c’est le sens du programme qu’Émile Levasseur assigne à la géographie scolaire : « La Terre est le domaine de l’homme ; il faut que l’homme connaisse son domaine pour en jouir et pour le mettre en valeur : la géographie a pour objet de le lui apprendre. »1 Ce siècle de développement de la géographie scolaire n’est pas spécifique à la France. À l’échelle de l’Europe et de l’Amérique du Nord, Horacío Capel émet l’hypothèse, complémentaire, si ce n’est contradictoire, que la géographie a alors été chargée de la promotion de l’identité nationale, voire du nationalisme dans un contexte de construction ou d’affermissement des États-nations : « Among the reasons that explain the triumph of geography over rival disciplines, there is one of great importance: the function assigned to geography in the shaping of a feeling of nationalism. »2 Comment cette dimension nationale, voire nationaliste se manifeste-t-elle dans l’enseignement de la géographie en France ? Plus précisément comment la géographie scolaire prend-elle en compte l’idée de nation au xix e siècle ? Après avoir souligné la place croissante accordée à l’enseignement de la géographie de la France et des territoires français, on s’interrogera sur les qualités que l’on attribue à la France, à la nation française et aux images qu’on leur associe.

    2Dès 1792, la Constituante décrète que les élèves des écoles primaires doivent étudier des « éléments de la géographie et de l’histoire des peuples libres », entendons par là de la France, des républiques de l’Antiquité et tendanciellement de tous les peuples libérés du despotisme. Cette tension entre la construction de la Grande Nation et l’universalisme se manifeste chez Edme Mentelle, considéré alors comme le plus grand géographe français. Ainsi Mentelle rédige simultanément un livre centré exclusivement sur la France3, il y présente la nouvelle organisation du territoire en partant du département le plus central : le Cher4 ; en même temps il assure avec Jean-Nicolas Buache les conférences à l’École normale de l’an III, où leurs leçons s’ouvrent plus sur le monde que sur la France.5

    3En 1833, François Guizot met clairement la France au centre de la géographie scolaire avec « des notions de géographie et d’histoire, et surtout de la géographie et de l’histoire de la France » pour les classes supérieures de l’école primaire. Victor Duruy, en 1867, réaffirme cette orientation. Enfin, à partir de Jules Ferry, les programmes du primaire prennent une forme encore plus lapidaire : « Géographie de la France et ses colonies » et, jusqu’en 1902, les programmes de l’enseignement secondaire culminent par l’étude de la géographie de la France.

    4Les livres scolaires montrent ce processus de centration sur le territoire national. Au début du siècle, la géographie de l’abbé Gaultier est l’ouvrage le plus répandu, ce que relève l’enquête Guizot dans les écoles primaires. Dans ses premières éditions et celles refondues par ses disciples, l’étude de la France tient une faible place : 9 % des pages de la première partie destinée aux commençants, 34 % dans la seconde partie.6 Ouvrage à succès dans le deuxième tiers du siècle, précédée de conseils donnés à l’instituteur, la géographie de Meissas et Michelot7 accorde globalement une place plus importante à la géographie de la  France : 29 %. Progressivement, la part consacrée à la France continue à augmenter : la moitié8, puis la quasi-totalité des pages des livres de géographie pour le primaire lui sont consacrées.9

    Qu’est-ce que la France ?

    5À la fin de la Monarchie, la France n’existait qu’à travers la dynastie qui, comme l’illustre cette phrase extraite de l’introduction de la géographie du père Gibrat, « passe pour une des plus florissante de l’Univers a commencé vers l’an 420 ».10 À partir de la Restauration, les géographies mettent la France en perspective de la Gaule. « Ce pays, quoiqu’habité par les Gaulois, nation renommée par sa force et sa bravoure, fut soumise aux Romains comme presque tout le reste de l’Europe, peu de temps avant Jésus-Christ ; Jules César employa dix années à faire sa conquête », peut-on lire dès 1823 dans une géographie dite de Crozat.11 « La France actuelle est moins étendue que la Gaule qui avait pour limite… », ainsi commence une géographie de l’abbé Gaultier.12 La France est surimposée sur le souvenir d’une carte de la Gaule ; une Gaule découpée sur mesure, coupée des Celtibères et de la Cisalpine, incluant la rive gauche du Rhin et effaçant les nuances entre la Narbonnaise et la Celtique.

    6Cet héritage gaulois se retrouve aussi, au moins implicitement, dans les traits de caractères des Français, autre rubrique des livres de géographie, présentés comme un seul peuple partageant des traits communs.

    Les Français ont un air libre, une humeur enjouée et agréable, de la générosité, de l’honnêteté envers les étrangers, quoiqu’ils n’en soient pas fort aimés, parce qu’on leur reproche d’être vains et présomptueux. Ils ont tord de laisser paroître de la vanité… Les Français ne passent pas pour avoir inventé beaucoup de choses, mais pour avoir perfectionné un grand nombre : ils sont braves, bons soldats, spirituels, adroits et magnifiques, aimant les sciences, les arts et les exercices du corps.13

    7Comme un lieu commun, l’essentiel de ces traits de caractère, réputés spécifiques des Français, sont régulièrement repris : « Les Français sont spirituels, généreux, magnanimes, mais légers, d’une conception vive, d’une imagination ardente, habiles à la guerre, industrieux dans la paix, et cultivent avec succès les sciences. »14 Ces dispositions et ces vertus sont un idéal vers lequel les élèves doivent tendre :

    La caractère des Français est aimable, accueillant ; on nous reconnaît la gaité, de l’esprit ; on vante partout notre politesse ; on sait même que nous avons de la franchise, de l’ardeur au travail, que nous aimons à faire du bien aux autres. Jeunes Français, efforcez-vous dès l’école d’acquérir et de garder les qualités qui ont fait la grandeur de vos pères.15

    8Plus que la fierté des richesses naturelles de la France, ce sont des valeurs morales qu’il importe de donner en exemple aux écoliers, tout particulièrement leur ardeur au travail : « Qu’est-ce que la France ? C’est un des plus vastes, des plus riches, et des plus florissants états de l’Europe, tant sous le rapport de sa population, que sous ceux du produit de son sol et de l’industrie de ses habitants. »16

    9Si les Gaulois apparaissent comme la matrice des familles ethnographiques – l’accent est souvent mis sur l’idée de creuset –, l’unité de la nation est d’autant plus forte que des peuples d’autres origines s’y sont mêlés au cours des siècles : « La population française est surtout d’origine celtique ; les races qui l’ont formée se sont intimement mélangées depuis des siècles, de là, la forte unité de notre nation. »17 Par contre, dans le domaine linguistique, les discours convergent vers une très forte valorisation de la langue française.

    La langue française et si estimée, soit par la simplicité et la clarté de sa construction, soit par les chefs-d’œuvre en vers et en prose que la France a produits, que les autres peuples de l’Europe en font entre eux une langue de communication, et que les princes eux-mêmes s’en servent dans la rédaction des traités qu’ils font entre eux […] On peut dire que c’est la langue de la raison et de la politique.18

    10« La religion catholique est celle de la majorité des Français »19 écrit le même auteur. Sur ce dernier point, les géographies publiées pour l’enseignement catholique se distinguent en donnant aux Français une appartenance essentielle au catholicisme, les autres religions étant des exceptions à la règle : « Les Français appartiennent à la religion catholique. Cependant il y a environ 600 000 protestants calvinistes répandus surtout dans le Languedoc et la Charente, et 50 000 israélites. »20 L’idée d’appartenance et l’emploi du « cependant » sont tout en nuance.

    Géographies départementales et tours de la patrie

    11Deux types d’ouvrages scolaires fleurissent au xixe siècle : les géographies départementales et les livres uniques de lecture proposant des tours de la patrie.

    12Les géographies départementales visent en particulier le public du primaire.21 Ce sont des monographies éditées localement, puis de plus en plus de grandes collections nationales : celle de l’éditeur Verdière22, Loiseau23, Joanne24, Levasseur et Périgot25, Guérin26 ou Picard et Kaan27. Comme Jean-François Chanet28 et Anne-Marie Thiesse29 l’ont montré, il n’y a pas contraction entre l’exaltation du local et le national, mais mise en abîme du département et de la France. D’ailleurs certaines monographies départementales sont rédigées par des autorités de la République, comme les inspecteurs d’académie.30 Ces géographies départementales sont explicitement insérées dans le puzzle cohérent de la France. Dans sa géographie du département de l’Ardèche31, Adolphe Joanne énumère jusqu’à 19 départements autour de l’Ardèche.

    13Le plus célèbre tour de la patrie est le Tour de France par deux enfants de Bruno.32 Comme l’a montré Patrick Cabanel33, ce genre de roman éducatif n’est pas spécifiquement français et d’autres romans éducatifs l’ont précédé. Certains visent avant tout l’enseignement de la géographie34, d’autres s’affichent comme des livres de lecture courante.35 Du local à la nation et au monde, tout s’emboîte. Le département est un élément de la France, et la France a vocation à être aimée et admirée universellement, pourvu que ses enfants s’efforcent d’être les meilleurs possible comme le disent les héros du Tour de France :

    Je voudrais que le monde entier me répondit et que chaque pays de la terre dît « J’aime la France ». – Pour cela, reprit l’oncle Volden, il n’y a qu’une chose à faire : que chacun des enfants de la patrie s’efforce d’être le meilleur possible ; alors la France sera aimée autant qu’admirée par toute la terre.36

    Le territoire cartographié, corps et figure de la nation

    14La référence à l’étendue de la Gaule et l’insertion du département dans le puzzle de la France renvoient à la figure de la carte de la France, plus particulièrement à la carte murale. Deux innovations ont permis la généralisation de la carte murale : le développement de la polychromie et de l’impression sur support cartonné.

    15Si dans les écoles visitées en 1833, les inspecteurs notent quelques fois la présence de cartes de Toussaint ou d’autres publiées par Levrault, c’est à Meissas et Michelot que Ferdinand Buisson attribue vers 1832 les premières cartes murales dans les collèges. Ces cartes restent de petite taille. Le ministre Rouland insiste en 1859 pour que les lycées s’équipent de cartes de grandes dimensions37, telle la France par département d’Alfred Magin. En 1868, Levasseur à son tour propose une carte au 1/1 000 000, mais la plus célèbre est certainement la collection de cartes Vidal Lablache commencée en 1885.38 Les cartes de France composent la base de cette série publiée par Armand Colin39, cette carte murale qui à partir de la fin du siècle apparaît conjointement au globe sur la couverture des livres de géographie de Pierre Foncin publiés chez le même éditeur ; une carte de la France écornée avec les provinces perdues.

    16Après la défaite de 1870, l’Alsace-Lorraine perdue est terriblement présente dans les manuels de géographie de la France.40 Foncin écrit : « Et si nous retrouvons un jour assez de force pour battre les Allemands à notre tour, ce sera une grande joie que le retour à la patrie des provinces dont on lui a enlevé le territoire, mais dont le cœur lui appartient toujours. » En 1910, son texte devient plus insistant, moins hypothétique : « Et quand l’Alsace et la Lorraine redeviendront françaises, ce sera une grande joie que le retour à la patrie des provinces dont on lui a enlevé le territoire, mais dont le cœur lui appartient toujours. »41 Les livres contiennent des chapitres de géographie militaire sur les dispositifs de défense de la France42 et des graphiques comparant les productions, les populations des principales puissances, mais aussi leurs marines de guerre et leurs armées de terre ; et ce dès le cours élémentaire43. La carte de France, écornée de ces provinces du Nord-Est, orne aussi la couverture du livre de géographie de Paul Kaeppelin. La carte y est entourée de personnages féminins en costumes traditionnels, au centre du dispositif on reconnaît à leur coiffe une Lorraine et une Alsacienne44.

    17Pour cet auteur le territoire est un être géographique qui a servi de berceau à la nation. Kaeppelin écrit à propos de « l’Unité française » :

    Grâce à ses plaines fertiles et à ses frontières naturelles, la France était destinée à former le cadre d’une grande nation. Comme ses diverses régions étaient de production très variées et communiquaient facilement entre elles, leurs habitants entrèrent forcément en rapport les uns avec les autres ; ainsi s’établit peu à peu, d’un bout à bout du territoire, la communauté d’intérêts et de traditions qui constituent une nation.45

    18« Était destinée […] forcément », tout indique sous la plume de Kaeppelin que la géographie a déterminé la nation. Plus nuancée est la vision de Foncin. Son possibilisme se distingue du déterminisme de Kaeppelin.

    Rien n’a empêché et tout a servi chez nous à la formation d’un peuple qui tient le milieu entre ceux du Nord et du Midi, qui n’a peut-être ni vertus, ni vices tranchés, mais qui réunit dans une vivante unité les caractères très différents de ses voisins, en atténue, en concilie les contrastes ; dont la langue, superposée aux nombreux patois locaux, a fini par devenir et restera, si nous le voulons bien, le principal intermédiaire entre les Européens, diplomates, artistes et savants, tandis que les idées qu’elle a exprimées ont remués le monde entier.46

    19La même approche possibiliste se retrouve chez Schrader et Gallouédec.

    Cette situation et cette configuration sont de gros avantages pour la France, et sans nul doute ont contribué à la grandeur de son développement. L’harmonie de ses formes, jointe à l’harmonie de son relief, a permis à tous les éléments qui la constituaient de se connaître, de se grouper en agglomérations de plus en plus homogènes, et de former un seul et même ensemble : la France lui doit en partie d’avoir, la première en Europe, réalisé son unité intellectuelle et morale. La disposition de ses frontières élevées ou basses lui a permis de se développer sans avoir à craindre de voir son individualité absorbée par un contact trop répété avec les autres peuples latins.47

    20Ces approches possibilistes, sous la plume de géographes plus connus, invitent à nuancer l’étroite association entre géographie scolaire et nationalisme.

    21L’enseignement de la géographie est aussi celui d’une morale. L’abbé Gaultier, Meissas et Michelot sont avant tout éducateurs. La géographie éducative est aussi écologie chez Elisée Reclus, elle devient de plus en plus un humanisme centré sur les rapports spatialisés entre société et nature. Si la valeur éducative de la géographie scolaire est largement impensée, la construction de l’identité nationale et la mise en exergue de valeurs morales attributives des Français participent de cette même formation morale. La connaissance du territoire de la France est consubstantielle à l’enseignement de la solidarité de la nation. La dimension patriotique et la dimension morale tendent à se confondre.

    22Certes, comme le soulignait Émile Levasseur, l’enseignement de la géographie est aussi éducation économique, faite de savoirs sans cesse actualisés. C’est cette porte vers la modernité qui conduit à partir de 1905 à rajouter en classe de terminale une étude des grandes puissances, après celle de la France en première. Ceci n’est pas perçu comme contradictoire avec une centration sur la France dont il faut mettre en valeur le territoire. La France a vocation à participer, y compris par la colonisation, à la mise en valeur de la Terre, domaine de l’homme.

    23Mais quand le territoire de la nation, écorné, ne coïncide plus avec l’idée de la nation, l’image de la France ouverte, harmonieuse et unie s’exacerbe en affirmation de l’identité nationale. « La France n’est pas le plus grand pays du monde, mais elle est un des premiers par la qualité des Français. Tous les bons écoliers veulent acquérir les qualités des vrais Français. »48

    Notes de bas de page

    1 É. Levasseur, L'étude et l’enseignement de la géographie, Paris, Delagrave, 1872, p. 56.

    2 H. Capel, « Institutionalization of Geography and Strategies of Change », Geography, ideology and social concern, D. R. Stoddart éd., Cambridge, Basil Blackwell, 1982, p. 52.

    3 E. Mentelle, Méthode courte et facile, pour apprendre aisément, et retenir sans peine la nouvelle géographie de la France, avec trois cartes, Paris, chez l’auteur, Blachon, 1791.

    4 D. Nordman, « La pédagogie du territoire, 1793-1814 », Le territoire (1). Réalités et représentations, D. Nordman et M. V. Ozouf-Marignier éd., Paris, EHESS, 1989, p. 62-64.

    5 D. Nordman dir., L’école normale de l’an III, t. II, Leçons d’histoire, de géographie d’économie politique, Volney-Buache de La Neuville – Mentelle – Vandermonde, Paris, Dunod, 1994.

    6 J.-J. Blignières, L. G. Demoyencourt, J.-P. Ducros de Sixt, le clerc Ainé, Géographie de l’Abbé Gaultier, Paris, Renouard, 1866.

    7 A. Messsas, A. Michelot, M. Charles, Nouvelle Géographie méthodique, Paris, Beaudouin, 1876.

    8 J. Boyer, Cours élémentaire de géographie à l’usage des pensionnats et des écoles primaires, Dijon, Chalamet, 1850.

    9 P. Foncin, La Première année de géographie. Cartes, textes, devoirs à l’usage des candidates au certificat d’études, Paris, A. Colin, 1874.

    10 J.-B. Gibrat, Traité de la géographie moderne à l’usage des collèges et des pensions, 1776, p. 51.

    11 Un ancien professeur de géographie, Méthode abrégée et facile pour apprendre la géographie dite de Crozat…, 1823, p. 40.

    12 J.-J. Blignières et al., Géographie de l’Abbé Gaultier, ouvr. cité, p. 133.

    13 Un ancien professeur de géographie, Méthode abrégée et facile pour apprendre la géographie dite de Crozat…, ouvr. cité, p. 41.

    14 J.-B. Morin, Géographie élémentaire ancienne et moderne, Paris, Périsse Frères, 1860, p. 104.

    15 E. Toutey, La Géographie nouvelle, cours élémentaire, Paris, A. Lescot, avant 1910, 260e mille, p. 60.

    16 J. Boyer, Cours élémentaire de géographie à l’usage des pensionnats et des écoles primaires, ouvr. cité.

    17 P. Kaeppelin, Géographie cours moyen (certificat d’études), la France et ses colonies. Les cinq parties du monde, Paris, Delagrave, vers 1908, p. 19.

    18 Un ancien professeur de géographie, Méthode abrégée et facile pour apprendre la géographie dite de Crozat…, ouvr. cité, p. 40.

    19 J.-B. Morin, Géographie élémentaire ancienne et moderne, p. 105.

    20 Frère IC, Cours supérieur. Géographie pour l’enseignement primaire à l’usage des écoles chrétiennes, Mame, Poussielgue, 1882, p. 220.

    21 A. Gelin, H. Lebrun, Le département de la Côte-d’Or en dix leçons et onze cartes. À l’usage des cours moyen et supérieur des écoles primaires du département, Paris, Duciel et Saulieu, Molouan, 1824.

    22 F.-J. Doublet de Boisthibault, La France. Description géographique, statistique et topographique : l’Eure-et-Loir, Paris, Verdiere, 1836.

    23 L.-J. Loiseau, Petites géographies départementales de la France. Département du Nord. Écoles primaires, Paris, Dupont, 1866.

    24 A. Joanne, Géographie. Histoire. Statistique et archéologie des départements de la France : la Meurthe, Paris, Hachette, 1868.

    25 C. Périgot, Petite géographie pour le département du Nord à l’usage de l’enseignement primaire, Levasseur dir., Paris, Delagrave, 1873.

    26 A. Allard, Département de la Nièvre. Carte physique et historique du département, divisée et coloriée par arrondissements. Carte politique administrative et économique divisée et coloriée par cantons, Paris, Guérin, 1889.

    27 A. Mathieu, Le département de la Creuse, A. Chalamet, dir., Paris, Picard et Kaan, 1891.

    28 J.-F. Chanet, L’École républicaine et les petites patries, Paris, Aubier, 1996.

    29 A.-M. Thiesse, Ils apprenaient la France. L’exaltation des régions dans le discours patriotique, Paris, Éd. de la Maison des sciences de l’homme, 1997.

    30 Charles Paul Auguste Ditandy, Géographie élémentaire du département de l’Aude, Carcassonne, F. Pomiès, 1875, p. 34.

    31 A. Joanne, Géographie du département de l’Ardèche, Paris, Hachette, 1884, p. 1.

    32 G. Bruno, Le Tour de la France par deux enfants, Paris, Belin, 1877.

    33 P. Cabanel, Le tour de la nation par des enfants, Romans scolaires et espaces nationaux (xixe-xxe siècles), Belin, 2007.

    34 V.-A. Malte-Brun, Les Jeunes voyageurs en France ou description pittoresque du sol et des curiosités de ce pays, avec l’esquisse des mœurs de chaque province, Paris, Lehuby, 1841, 2 vol.

    35 E. Manuel, D.-E. Lévi-Alvares, La France. Livre de lecture courante pour toutes les écoles, Dezobry, Magdeleine et Cie, 1855-1857, 4 vol.

    36 G. Bruno, Le Tour de la France par deux enfants, Paris, Belin, 1905, p. 297.

    37 Circulaire relative à l’enseignement de l’histoire et de la géographie dans les lycées, 18 mai 1859.

    38 J.-P. Bord, « Les cartes murales par P. Vidal-Lablache », Elisée Reclus-Paul Vidal de la Blache, Le géographe, la cité et le monde, hier et aujourd’hui, J.-P. Bord et al., Paris, L’Harmattan, 2009, p. 253-270.

    39 P. Vidal Lablache, Atlas de vingt-deux cartes murales parlantes au recto, muettes au verso. Notices des cartes, Paris, Colin, 1885, 6 vol.

    40 P. Foncin, carte « Alsace-Lorraine », La Troisième année de géographie, Paris, A. Colin, 1899, p. 25.

    41 P. Foncin, La Première année de géographie, Paris, A. Colin, p. 29 des éditions de 1896 et 1910.

    42 P. Foncin, « Système de défense de la frontière Nord-est », La Troisième année de géographie, Paris, A. Colin, 1899, carte p. 66.

    43 E. Toutey, La Géographie nouvelle, cours élémentaire, ouvr. cité, p. 63.

    44 P. Kaeppelin, Géographie cours moyen (certificat d’études), la France et ses colonies. Les cinq parties du monde, Paris, Delagrave, vers 1908.

    45 Ibid., p. 18.

    46 P. Foncin, « Alsace-Lorraine », La Troisième année de géographie, 1889, carte p. 36.

    47 F. Schrader et L. Gallouédec, Géographie de la France et de ses colonies, classe de Première, Paris, Hachette, 1905, p. 5.

    48 E. Toutey, La Géographie nouvelle, cours élémentaire, ouvr. cité, p. 60.

    Auteur

    • Jean-Pierre Chevalier
      Professeur des universités, géographie et directeur de l’IUFM de l’académie de Versailles
      Université de Cergy-Pontoise, laboratoire EMA (École, Mutations, Apprentissages ; EA 450)
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    10 J.-B. Gibrat, Traité de la géographie moderne à l’usage des collèges et des pensions, 1776, p. 51.

    11 Un ancien professeur de géographie, Méthode abrégée et facile pour apprendre la géographie dite de Crozat…, 1823, p. 40.

    12 J.-J. Blignières et al., Géographie de l’Abbé Gaultier, ouvr. cité, p. 133.

    13 Un ancien professeur de géographie, Méthode abrégée et facile pour apprendre la géographie dite de Crozat…, ouvr. cité, p. 41.

    14 J.-B. Morin, Géographie élémentaire ancienne et moderne, Paris, Périsse Frères, 1860, p. 104.

    15 E. Toutey, La Géographie nouvelle, cours élémentaire, Paris, A. Lescot, avant 1910, 260e mille, p. 60.

    16 J. Boyer, Cours élémentaire de géographie à l’usage des pensionnats et des écoles primaires, ouvr. cité.

    17 P. Kaeppelin, Géographie cours moyen (certificat d’études), la France et ses colonies. Les cinq parties du monde, Paris, Delagrave, vers 1908, p. 19.

    18 Un ancien professeur de géographie, Méthode abrégée et facile pour apprendre la géographie dite de Crozat…, ouvr. cité, p. 40.

    19 J.-B. Morin, Géographie élémentaire ancienne et moderne, p. 105.

    20 Frère IC, Cours supérieur. Géographie pour l’enseignement primaire à l’usage des écoles chrétiennes, Mame, Poussielgue, 1882, p. 220.

    21 A. Gelin, H. Lebrun, Le département de la Côte-d’Or en dix leçons et onze cartes. À l’usage des cours moyen et supérieur des écoles primaires du département, Paris, Duciel et Saulieu, Molouan, 1824.

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    23 L.-J. Loiseau, Petites géographies départementales de la France. Département du Nord. Écoles primaires, Paris, Dupont, 1866.

    24 A. Joanne, Géographie. Histoire. Statistique et archéologie des départements de la France : la Meurthe, Paris, Hachette, 1868.

    25 C. Périgot, Petite géographie pour le département du Nord à l’usage de l’enseignement primaire, Levasseur dir., Paris, Delagrave, 1873.

    26 A. Allard, Département de la Nièvre. Carte physique et historique du département, divisée et coloriée par arrondissements. Carte politique administrative et économique divisée et coloriée par cantons, Paris, Guérin, 1889.

    27 A. Mathieu, Le département de la Creuse, A. Chalamet, dir., Paris, Picard et Kaan, 1891.

    28 J.-F. Chanet, L’École républicaine et les petites patries, Paris, Aubier, 1996.

    29 A.-M. Thiesse, Ils apprenaient la France. L’exaltation des régions dans le discours patriotique, Paris, Éd. de la Maison des sciences de l’homme, 1997.

    30 Charles Paul Auguste Ditandy, Géographie élémentaire du département de l’Aude, Carcassonne, F. Pomiès, 1875, p. 34.

    31 A. Joanne, Géographie du département de l’Ardèche, Paris, Hachette, 1884, p. 1.

    32 G. Bruno, Le Tour de la France par deux enfants, Paris, Belin, 1877.

    33 P. Cabanel, Le tour de la nation par des enfants, Romans scolaires et espaces nationaux (xixe-xxe siècles), Belin, 2007.

    34 V.-A. Malte-Brun, Les Jeunes voyageurs en France ou description pittoresque du sol et des curiosités de ce pays, avec l’esquisse des mœurs de chaque province, Paris, Lehuby, 1841, 2 vol.

    35 E. Manuel, D.-E. Lévi-Alvares, La France. Livre de lecture courante pour toutes les écoles, Dezobry, Magdeleine et Cie, 1855-1857, 4 vol.

    36 G. Bruno, Le Tour de la France par deux enfants, Paris, Belin, 1905, p. 297.

    37 Circulaire relative à l’enseignement de l’histoire et de la géographie dans les lycées, 18 mai 1859.

    38 J.-P. Bord, « Les cartes murales par P. Vidal-Lablache », Elisée Reclus-Paul Vidal de la Blache, Le géographe, la cité et le monde, hier et aujourd’hui, J.-P. Bord et al., Paris, L’Harmattan, 2009, p. 253-270.

    39 P. Vidal Lablache, Atlas de vingt-deux cartes murales parlantes au recto, muettes au verso. Notices des cartes, Paris, Colin, 1885, 6 vol.

    40 P. Foncin, carte « Alsace-Lorraine », La Troisième année de géographie, Paris, A. Colin, 1899, p. 25.

    41 P. Foncin, La Première année de géographie, Paris, A. Colin, p. 29 des éditions de 1896 et 1910.

    42 P. Foncin, « Système de défense de la frontière Nord-est », La Troisième année de géographie, Paris, A. Colin, 1899, carte p. 66.

    43 E. Toutey, La Géographie nouvelle, cours élémentaire, ouvr. cité, p. 63.

    44 P. Kaeppelin, Géographie cours moyen (certificat d’études), la France et ses colonies. Les cinq parties du monde, Paris, Delagrave, vers 1908.

    45 Ibid., p. 18.

    46 P. Foncin, « Alsace-Lorraine », La Troisième année de géographie, 1889, carte p. 36.

    47 F. Schrader et L. Gallouédec, Géographie de la France et de ses colonies, classe de Première, Paris, Hachette, 1905, p. 5.

    48 E. Toutey, La Géographie nouvelle, cours élémentaire, ouvr. cité, p. 60.

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    Chevalier, J.-P. (2013). La géographie scolaire et l’idée de nation en France au XIXe siècle. In B. Falaize, C. Heimberg, & O. Loubes (éds.), L’école et la nation. Lyon: ENS Éditions. https://doi.org/10.4000/books.enseditions.2356
    Chevalier, Jean-Pierre. « La géographie scolaire et l’idée de nation en France au XIXe siècle ». In L’école et la nation, édité par Benoît Falaize, Charles Heimberg, et Olivier Loubes. Lyon: ENS Éditions, 2013. doi:10.4000/books.enseditions.2356.
    Chevalier, Jean-Pierre. « La géographie scolaire et l’idée de nation en France au XIXe siècle ». L’école et la nation, édité par Benoît Falaize et al., ENS Éditions, 2013, https://doi.org/10.4000/books.enseditions.2356.

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    Falaize, B., Heimberg, C., & Loubes, O. (éds.). (2013). L’école et la nation. Lyon: ENS Éditions. https://doi.org/10.4000/books.enseditions.2310
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