La vie politique à Marseille sous la domination angevine (1348-1385)
Collection de l'École française de RomeÉditeur : Publications de l’École française de Rome
Lieu d’édition : Rome
Publication sur OpenEdition Books : 4 avril 2022
Collection : Collection de l'École française de Rome
Année d’édition : 2017
Nombre de pages : 536
Présentation
La commune marseillaise au XIVe siècle est marquée par la domination angevine de Naples, qui n’étouffe cependant pas la vitalité politique urbaine, dont témoigne la dimension scripturale de l’administration municipale. Le gouvernement quotidien a en effet produit une abondante documentation jusqu’ici peu étudiée pour elle-même : les délibérations du conseil de ville, dans lesquelles se dessinent les jeux de pouvoir traversant la cité portuaire.
Les années 1348-1385 sont marquées à Marseille par une situation de crise prolongée, notamment par la durable déstabilisation du pouvoir souverain. Dans ce contexte, l’assemblée municipale s’affirme comme le lieu du gouvernement de la ville. Alors que s’effacent les officiers royaux, le conseil de ville s’approprie une part grandissante d’autonomie et consolide le statut marseillais d’exception dans le comté de Provence. Les pratiques de l’assemblée – délibérations, serments, désignation de citoyens chargés de mettre en œuvre les ordonnances adoptées – permettent à de nombreux habitants de participer à l’activité de l’assemblée urbaine, sous la direction d’une élite municipale qui s’entoure de notaires et de praticiens du droit. La légitimité communale s’appuie sur des outils scripturaux, depuis les statuts de la ville jusqu’aux écrits les plus quotidiens, dont la circulation définit un régime de normativité spécifique. L’enregistrement des séances s’avère l’instrument décisif de la construction de l’autorité par l’écrit : autour des registres délibératifs gravitent les multiples pièces administratives et juridiques qui assurent l’institutionnalisation et l’autonomie du gouvernement de la ville.
Sommaire
Laure Verdon
PréfacePremière partie. Saisir la source : la fabrique de l’archive
Deuxième partie. Marseille au cœur de la crise des pouvoirs angevins
Troisième partie. Le fonctionnement de l’assemblée
Quatrième partie. Droit et légitimité de l’assemblée
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