Table des matières
Introduction
- Le néolibéralisme comme modèle dominant et contexte de développement de ces initiatives
- Les jardins partagés, une forme d’agriculture urbaine
- Des agricultures urbaines : du global au local, de la nécessaire imbrication des échelles
- Une définition qui s’enrichit et se complexifie
- Les agricultures urbaines dans les contextes français et italien
- Agriculture urbaine radicale vs agriculture urbaine néolibérale ?
- Des visions antagonistes : des agricultures urbaines incompatibles ?
- Évolution de la littérature : dépasser l’analyse clivée radical/néolibéral pour appréhender les changements à l’œuvre
- Des jardins multiformes, des appellations significatives
- Disparité du jardinage urbain : ce que les jardins partagés ne sont pas
- Les jardins partagés : héritiers des community gardens
- Multifonctionnalité des jardins partagés
- Les nuances du politique. De la participation citoyenne en contexte néolibéral : des formes d’engagement dans la fabrique de l’action publique locale
- La politique ordinaire comme cadre nécessaire pour penser l’action
- De la participation institutionnelle à la participation en train de se faire
- Retour historique sur la démocratie participative et les limites des dispositifs institutionnels de la participation
- Partir du terrain pour appréhender la citoyenneté en train de se faire
- Droit à la ville et communs : boîte à outils pour construire d’autres possibles
- Le droit à la ville
- Appropriation et évolution du droit à la ville par les chercheur·e·s et les militant·e·s
- L’espace relationnel pour appréhender l’appropriation comme forme d’expression du politique
- Du public aux communs, entre empirie et théorie, quel horizon sociopolitique ?
- Une ethnographie multisituée : construction de terrains dans deux contextes différents
- Présentation des terrains
- Construire une démarche comparative
Partie I. La démocratie comme mode de vie : le jardin comme lieu d’expérimentation, d’engagement et de transmission
- Engagement et organisation dans les jardins partagés : des associations comme les autres ?
- Les jardins partagés, structuration sous une forme associative
- À Strasbourg : la création de l’association, un impératif négocié
- À Rome : le choix de s’insérer dans un dialogue
- La mise en actes du politique pour les militant·e·s expérimenté·e·s
- Un premier pas vers le collectif : le jardin comme tremplin vers le monde associatif
- Un bilan contrasté : entre une politisation manifeste et une prise de contact avec le monde associatif
- Intégrer le conflit comme inhérent à la démocratie ?
- Des profils d’engagements différenciés : structure et hiérarchies au jardin
- Leader charismatique autoritaire vs leader collaboratif ?
- « S’il n’y avait pas eu un bouc qui traînait toutes les autres brebis, les brebis seraient restées là » (Boris, 19 juillet 2017, Rome)
- Le moment de rupture : fin du leadership charismatique
- Les leaders collaboratifs
- Les expert·e·s : des compétences variées entre savoir et savoir-faire
- Les dilettantes : entre choix et contraintes extérieures
- Synthèse des profils de jardinier·ère·s
- Participer et « faire participer », en quête de dispositifs pour mobiliser au sein de l’association
- « En tout cas les membres adhèrent à l’idée de cultiver de telle manière et de se soumettre à une certaine forme de société » (Guillaume, 7 juillet 2018, Strasbourg)
- Les différents motifs de sortie : éviction ou défection
- Travaux communs et événements : impliquer par la pratique et la convivialité
- Gestion managériale de l’association : les jardins partagés comme lieux de tensions entre contexte néolibéral, responsabilité sociale et volonté d’émancipation
- Des individus ou des citoyen·ne·s : de la mise à disposition de soi temporaire (Lambelet 2009) à un engagement enraciné
Partie II. De l’environnementalisme ordinaire à la remise en question du modèle agricole
- La pratique horticole comme culture politique et implication matérielle : déploiement de l’environnementalisme ordinaire dans les jardins partagés
- Quelles cultures politiques dans les jardins de Saint-Gall et de Tre Fontane ?
- La permaculture comme culture politique et imaginaire social au jardin de Saint-Gall
- Les dates clefs de la permaculture : origine et diffusion du mouvement
- « C’est ça d’ailleurs la permaculture, c’est un laboratoire. » (Émilie, 10 septembre 2018, Strasbourg)
- La permaculture : un mouvement apolitique ?
- À Rome : des cultures politiques et des rapports au jardinage diversifiés
- Prendre soin de la terre, de l’environnement, de la nature
- Respect de la nature et de soi : remettre l’être humain à sa place
- Des non-humains plus ou moins désirables
- Prendre soin de soi par l’alimentation
- La fonction alimentaire dans les jardins partagés au cœur de nombreuses problématiques
- Des mangeur·euse·s ordinaires ?
- Du consommateur au producteur : la consolidation des pratiques et de l’engagement par l’expérimentation
- Des consommateur·rice·s engagé·e·s
- À Strasbourg, des acteurs déjà sensibilisés qui renforcent leurs pratiques
- À Rome, un contexte favorable et la découverte de pratiques durables
- Du projet d’autosuffisance alimentaire au lieu d’expérimentations
- L’autonomie alimentaire : projet réaliste ou utopie ?
- Lieu d’expérimentation et de formation
- Reconnecter production et consommation
Partie III. De l’appropriation de l’espace public à un urbanisme des communs : repenser la propriété
- L’appropriation de l’espace public à Rome comme planification informelle dans un urbanisme fragmenté
- Une appropriation de l’espace favorisée par un urbanisme fragmenté
- Le droit à la participation ou la gestion de l’espace public par les citoyen·ne·s
- Participer et animer le territoire à travers le droit à la ville
- La mise en réseau pour « peser » dans les négociations et devenir un interlocuteur légitime
- Naissance et structuration d’un réseau
- Devenir un interlocuteur légitime
- « Récupération » des jardins partagés par la politique
- Négociations et co-construction des normes
- Processus de planification informelle : de la négociation au conflit
- Investir les élections locales – un engagement nécessaire ?
- La coproduction de l’espace public à Strasbourg : entredispositifs institutionnels et participation habitante
- Les jardins partagés comme exemple de co-construction de la ville
- L’atelier de projet lors de la conception du Parc naturel urbain : appropriation d’un dispositif participatif
- Faire vivre le territoire : entre privatisation et ouverture au public
- Les contreparties : gestion et animation des espaces verts par les associations
- Des réseaux locaux et nationaux pour différentes stratégies
- Brin de paille, un réseau national de permaculture comme espace de rencontre et de lancement de la dynamique locale
- Sous-traitance à ÉCO-Conseil pour l’animation et la mise en visibilité des jardins partagés dans la ville
- Dispositifs d’aménagement participatif : entre domestication des associations de jardin partagé et ensauvagement de l’administration locale
- Un cadre politique et institutionnel favorable
- Des politiques publiques en faveur de l’environnement
- Le nouveau management public
- Un rapport ambivalent à la sphère politique
- Des espaces publics coproduits : un enjeu transversal qui intéresse et implique une multitude d’acteurs
- Appropriation des espaces publics : les communs comme remise en cause de la propriété
- Approprier c’est aussi exclure : l’appropriation de l’espace par des classes moyennes et la relégation des classes populaires migrantes
- Appropriation comme lutte pour des usages et des représentations d’un lieu
- Déclinaison du droit à la ville : du droit à l’appropriation aux droits à la participation et à la nature
- Des réponses à la « crise de la démocratie » et à la « crise environnementale »
- Les communs pour penser les enjeux écologiques et sociaux au sein d’un même paradigme
- L’héritage d’Elinor Ostrom : gérer des ressources collectivement en dehors du marché et de l’État
- Critiques et limites d’Ostrom : politiser les communs
- Les jardins partagés et la redéfinition de la propriété
- Le foncier comme ressource primordiale
- Le « bundle of rights » (faisceau de droits) ou comment sortir de la conception absolue de la propriété
- L’agir commun comme exploration de formes de partage et de solidarité
- Changer de paradigme : la propriété comme relation sociale
Ouverture
So there are alternatives ! L’écologie sociale et le communalisme comme projets politiques
