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    Plan

    Plan détaillé Texte intégral Méthodes de reproduction d’un plan d’ensembleRéductions de caractères, de trames et de traits adaptés au dessin du planComment réaliser un plan de situation sous forme schématiqueL’intégration des plans archéologiques Notes de bas de page

    La préparation des publications archéologiques

    Ce livre est recensé par

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    Table des matières

    Chapitre 3. Le plan et sa reproduction

    p. 67‑95

    Texte intégral Méthodes de reproduction d’un plan d’ensemble■ 1er exemplePlan d’ensemble destiné au bureau d’étude et à la publication d’une partie de ce plan sans réduction (tableau no 6)■ 2e exemplePlan d’ensemble destiné à la publication avec réduction (tableau no 7)■ 3e exemplePlan d’ensemble destiné à la publication avec forte réduction (tableau no 8)■ 4e exemplePlan d’ensemble réalisable par tous (tableau no 9)Réductions de caractères, de trames et de traits adaptés au dessin du planComment réaliser un plan de situation sous forme schématiqueL’intégration des plans archéologiques■ 1er solution : l’aplat (fig. 67)■ 2e solution : le tramé (fig. 68)■ Situation des fouilles par rapport au plan urbain actuel (tableau no 10)■ Réalisation du premier dessin (fig. 70 et 71)■ Confection et mise en place du second dessin (fig, 72)■ Prise de vue■ Montage des négatifs sur la table lumineuse■ Copie sur châssis pneumatique et obtention d’un aplat■ Copie et tramé Notes de bas de page

    Texte intégral

    Méthodes de reproduction d’un plan d’ensemble

    1Nous l’avons dit précédemment, la confection et la reproduction de tout document — ici un plan d’ensemble — sont fonction de ce à quoi on le destine. Quelle que soit sa qualification professionnelle, quels que soient les moyens techniques dont il dispose, chacun doit être conscient de l’importance de ce principe dont nous allons illustrer l’application par quelques exemples qui représentent les cas les plus courants. Schématisons d’abord les opérations qui correspondent à ces quatre exemples (tableau no 5),

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    • Tableau no 5.

    2L’aboutissement de ces opérations est un tirage ou duplicata réalisé sur calque ou sur papier par l’intermédiaire de tireuses conçues à cet effet. Des supports luxueux, comparables aux produits photographiques, peuvent être utilisés également, par exemple pour proposer ces documents dans des expositions muséographiques.

    3On peut aussi, à partir de la copie, reproduire le plan par procédé photographique, ce qui implique deux étapes supplémentaires : une prise de vue sur banc de reproduction donnant une image négative, puis une copie par contact sur châssis pneumatique1 utilisant un film identique au précédent et dénommé film trait à contraste élevé, du type lith. Le résultat est un film positif qui permet la duplication et qui pourra ultérieurement être adressé à l’éditeur et dirigé vers l’atelier de photogravure. L’avantage de ce processus est qu’il permet au laboratoire d’archiver la copie primitive. À la copie sur film peut se substituer la copie sur papier (qui peut elle aussi être adressée à l’éditeur). Mais cette opération n’a d’intérêt que si le nombre de tirages est infime.

    4Pour la prise de vue sur banc de reproduction, le dessin original est tout d’abord placé sur le porte‑document en vue de sa reprographie ; à l’issue de la prise de vue, le résultat est un négatif trait sur film du type lith à contraste élevé.

    5La copie sur châssis pneumatique s’effectue en positionnant des films par rapport à l’éclairage ponctuel (un éclairage de 100 W peut convenir pour cette opération). Le résultat escompté est un positif (film du type lith, ou papier photographique) (fig. 57).

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    • Fig. 57 — Copie sur châssis pneumatique.

    ■ 1er exemple

    Plan d’ensemble destiné au bureau d’étude et à la publication d’une partie de ce plan sans réduction (tableau no 6)

    6D’après les informations recueillies sur le site lors de la découverte, l’archéologue doit constituer une minute. Celle‑ci, pièce principale et propriété du découvreur ou de son laboratoire, est ensuite copiée et aménagée avant d’être retournée aux demandeurs sous forme de tirages ou de reproductions photographiques. Comment procéder à ces opérations (étant entendu que, dans cet exemple, toute réduction est exclue) ?

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    • Tableau no 6. Récapitulatif des opérations relatives au premier exemple

    7Sur la minute (généralement une feuille de papier « Canson » de 200 g environ) l’archéologue (ou son aide) a dessiné au crayon à mine 6H tous les renseignements souhaités. L’opérateur va ensuite en effectuer la copie à l’encre, en adjoignant des informations complémentaires (orientation, échelle), les légendes et les trames. Pour ce faire, l’utilisation d’un film polyester (à défaut, un Kodatrace) est indispensable Après dégraissage, toutes les encres appropriées aux supports plastiques peuvent être employées sauf si une reproduction photographique doit s’avérer nécessaire. Dans ce cas, seule une encre du type T T de « Pelikan » ou le noir repro disponible chez « Pébéo » ont le privilège d’offrir un trait plus compact, de même intensité sur toute sa longueur. Les autres, trop fluides, ont l’inconvénient d’amenuiser le trait et de le rendre transparent en son milieu, ce qui ne convient absolument pas à une reproduction destinée à la publication. Des trames de factures diverses peuvent compléter l’information. On doit impérativement les placer au verso de la copie, sinon toute retouche ultérieure du dessin deviendrait ardue.

    8Lorsqu’on souhaite une reproduction photographique, il est obligatoire de disposer tous les éléments d’un même côté afin d’éviter le flou lors de la prise de vue (le flou étant la diminution de la netteté de l’image par changement de la mise au point : dans cet exemple et suivant la mise au point obtenue, seul le dessin ou seule la trame seraient représentés d’une manière correcte).

    9Pour les légendes, le choix de l’écriture est important. Il est inutile de mélanger des alphabets de toutes sortes ; mieux vaut un caractère classique. L’Univers 55 constitue souvent une solution adéquate. L’exemple ici étudié ne devant pas subir de réduction, on choisit dans un des catalogues proposés par « Mécanorma », « Letraset » Ou « Alfac » l’un des corps (terme désignant la force d’un caractère) de cet alphabet.

    ■ 2e exemple

    Plan d’ensemble destiné à la publication avec réduction (tableau no 7)

    10Ici, il ne s’agit plus seulement de mettre ou net, de légender et de tramer : la réduction que l’on projette d’exécuter impose d’autres exigences. Sur le polyester, on ne fera figurer que les traits de la minute en prenant garde de leur donner une épaisseur telle qu’ils demeureront visibles une fois la réduction effectuée (tableaux p. 82). Ce document est ensuite réduit à la mesure exigée sur film du type lith mais inversible, c’est‑à‑dire présentant directement une image positive sans l’intermédiaire d’un film négatif d’où un gain de temps. C’est une fois le film traité (développement, fixage, etc.) que l’on apporte les compléments indispensables à la compréhension : trames, lettres, signes et détails dessinés sont placés et exécutés d’un même côté. En introduisant ce film dans un photocopieur, ou dans une tireuse de plans, on peut obtenir un nombre important de duplicata.

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    • Tableau no 7. Récapitulatif des opérations relatives au second exemple.

    11Un traitement par contact avec l’émulsion « Kodak » projection positive permet d’obtenir un document positif sur papier qui sera transmis à l’éditeur, le laboratoire ou l’auteur conservant le film sur lequel a été effectuée la finition. Quant au calque plastique où est interprété le gros œuvre, il pourra être réutilisé après nettoyage et élimination du graphisme.

    12Pour la prise de vue sur banc de reproduction avec réduction, le dessin interprété sur calque polyester est placé sur le porte‑document, la réduction souhaitée a été obtenue sur un film inversible et c’est sur celui‑ci que doit s’effectuer la finition.

    13Pour la copie sur châssis pneumatique, un film inversible ou un papier photographique de même type est placé sur le châssis. L’on intercale ensuite, entre la source lumineuse et le support vierge, le film précédemment traité et supportant le dessin complet. Le résultat est une image positive, laquelle peut être adressée à la photogravure, ce qui permet de conserver l’original.

    ■ 3e exemple

    Plan d’ensemble destiné à la publication avec forte réduction (tableau no 8)

    14À partir de la minute, il faut réaliser un dessin schématique réduit aux éléments essentiels, en excluant l’application des trames, des lettres et des signes. Après quoi l’on procède à la réduction à l’échelle de la publication sur film du type lith, qui, à l’issue du traitement, présentera une image négative. Par copie de celui‑ci on obtient un positif, et c’est ce dernier qui recevra les indications indispensables (trames, lettres, signes). À partir de ce document, on confectionnera contre‑calques et tirages ou photocopies dans les mêmes conditions que précédemment. L’original sera adressé à l’éditeur qui l’acheminera ensuite vers l’atelier de photogravure.

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    • Tableau no 8. Récapitulatif des opérations relatives au troisième exemple.

    15La prise de vue sur banc de reproduction s’effectue avec une forte réduction, suivant ce qui nous a été demandé. Le résultat est un négatif sur film du type lith à contraste élevé.

    16La copie sur châssis pneumatique se fait à l’aide d’un film de même type que le précédent et nous obtenons ici, par contact, un positif sur lequel sera terminé le dessin.

    ■ 4e exemple

    Plan d’ensemble réalisable par tous (tableau no 9)

    17Les exemples qui précèdent supposent l’utilisation de matériels que chacun n’a pas à sa disposition. Au cos où l’on ne pourrait utiliser ni banc de reproduction ni châssis pneumatique, il est possible de réaliser un travail correct à condition d’observer les recommandations suivantes. Si l’objectif est la présentation du plan réalisé en vue de son élude, que le lecteur se reporte à la première description p, 70.

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    • Tableau no 9. Récapitulatif des opérations relatives au quatrième exemple.

    18Dans le cas d’une réduction importante ou inter‑fondamentales : médiaire, il faut se plier à trois règles fondamentales

    • réaliser un graphisme opte à être réduit (pour ce faire, on peut s’aider des tableaux (cf. p. 83) relatifs à la réduction du tracé exécuté à l’aide des plumes « Mars » 700 et « Graphos » ) ;

    • donner un texte qui sera lisible réduit (cf. le tableau de la p. 79 concernant la réductibilité de l’alphabet) ;

    • compléter le dessin par l’adjonction de trames et signes eux aussi réductibles (cf. p. 81).

    19Après quoi, ces normes respectées, on procédera à la fabrication d’un contre‑calque, de tirages, l’original devant être adressé à l’atelier de photogravure qui opérera la réduction souhaitée.

    Réductions de caractères, de trames et de traits adaptés au dessin du plan

    20Les pages précédentes (fig. 58) présentent des réductions du caractère Univers 55, extrait du catalogue « Mécanorma »2 ; elles permettent d’adapter l’écriture au graphisme et d’obtenir un document lisible. Nous proposons de même (fig. 59} des réductions de trames (dont les modèles figurent dans le même catalogue3, Nous avons voulu enfin compléter la documentation par la réduction de traits, les uns exécutés à l’aide des plumes « Mars » 700, les autres réalisés avec les plumes « Graphos » de la série A et « Graphoplex » (fig. 60 à 62).

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    • Fig. 58 — Réductions du caractère Univers 55.

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    • Fig. 59 — Réductions de trames.

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    ● Fig 60

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    ● Fig 61

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    ● Fig 62

    21Il est recommandé de ne pas utiliser les corps placés entre parenthèses, dont on voit ici la faible lisibilité, voire la lisibilité nulle

    22Désormais documenté sur le travail nécessaire à la réalisation d’un plan, l’archéologue doit être conscient des exigences indispensables et qui ne se réduisent pas à la précision ni au goût, par ailleurs tout à fait nécessaires |

    23La première, prédominante, consiste à connaître, avant toute esquisse, la justification qui sera imposée au document à l’impression ; faute de quoi, il lui sera impossible de choisir la méthode convenable. L’orientation du plan, la transcription de l’échelle sous forme métrique sont autant d’éléments qui méritent réflexion. Les trames, les légendes sont elles aussi importantes comme nous l’avons vu plus haut.

    24Des conditions de réalisation dépend la réussite, car aucun des spécialistes intermédiaires (imprimeur, photograveur, etc.) ne peut (ni n’a le droit de) transformer l’œuvre originale qu’on lui a remise.

    Comment réaliser un plan de situation sous forme schématique

    25Un autre document, souvent utilisé dans les publications, consiste à présenter, sous forme schématique, la position d’un gisement ou d’un chantier par rapport à une réalité plus large, antique ou moderne. Ces « plans de situation » schématisés sont moins simples à réaliser qu’on ne pourrait le penser. Voici donc quelques réflexions les concernant.

    26Là encore, choisissons un exemple simple : il s’agit de présenter, pour les informations archéologiques de la revue Gallia, un plan schématique de position des divers chantiers de Fréjus par rapport à la ville antique. La première réflexion doit concerner le format définitif du document : s’agissant de Gallia, le format maximum peut être de 20,5 x 15 cm. Mais un texte doit accompagner le document, et donc la pleine page est exclue. Le terme « schéma » constitue ici l’idée fondamentale : il s’agit d’insérer le document dans le texte tout en lui conservant sa lisibilité La largeur d’une colonne doit donc être choisie, ce qui suppose une réduction à 7,2 cm de largeur.

    27Cela fixé, plusieurs questions se posent. Quel support employer ? Connaissant les mérites et avantages des diverses surfaces, notre préférence va au papier couché très adopté à ce genre de travail. Quel caractère choisir ? Il faut un caractère simple, afin de ne pas surcharger l’ensemble, et dont le trait supporte la réduction L’alphabet Univers 55 et son homologue l’Univers 56, pour l’écriture italique, présentent des corps et des espacements adoptés à une bonne image et à une excellente réduction (fig. 63).

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    • Fig. 63 — Alphabets en caractère Univers 55 et 56.

    28Dans cet exemple le corps devait être d’une hauteur d’au moins 2,4 mm (vu la réduction à obtenir) correspondant au corps 10 dudit alphabet.

    29Autre question comment disposer les légendes ? Nous avons choisi ici les formules du pavé (en haut et à droite) et du drapeau (en bas à gauche), afin d’assurer au document un équilibre entre texte et image (fig. 64).

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    • Fig. 64 — Document initial.

    30En comparant le document initial et sa réduction (fig. 65), on voit les précautions à prendre, et notamment l’importance de l’écartement entre chaque lettre des mots portés en légende. Les mêmes précautions doivent s’appliquer au choix de la trame. Rappelons que les tableaux de réduction p. 81 permettent d’opérer les choix judicieux.

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    • Fig. 65 — Réduction définitive.

    31Une fois le travail terminé, il sera adressé à l’éditeur sous sa forme originale, sauf si le laboratoire est équipé pour la reprographie. Dans ce cas en effet, on exécutera une réduction sur papier photographique brillant à l’échelle définitive qui sera adressée à l’atelier intermédiaire avant la photogravure. Le dessinateur quant à lui conservera la maquette réalisée par ses soins.

    L’intégration des plans archéologiques

    32Dans les publications, les plans archéologiques peuvent être présentés de manière autonome. Pourtant, il arrive fréquemment qu’on veuille situer des vestiges antiques par rapport à d’autres réalités : un cadastre romain dans le paysage d’aujourd’hui, des secteurs de fouilles dans un tissu urbain moderne ou encore les axes (rues, égouts, façades, etc.) d’un urbanisme antique dans une ville actuelle, etc.

    33Il semble qu’aucune réflexion approfondie n’ait été apportée en France à ce type de problème. Les actes d’un colloque d’archéologie urbaine du début de cette décennie constituent, de ce point de vue, l’exemple fâcheux d’une technique non appropriée, que nous dirons à la fois surannée et non scientifique (fig. 66) : superposition approximative des calques (défauts de repérage et de brochage), mauvaise lisibilité, trames peu satisfaisantes (non prévues pour la réduction 1), etc.

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    • Fig. 66 — Exemple d’une mauvaise intégration des plans dans une publication archéologique : superposition approximative des calques, mauvaise lisibilité, trames peu satisfaisantes.

    34Il existe cependant des procédés qui, à la fois, donnent de meilleurs résultats et permettent des économies importantes de temps et de matériel ! Nous prendrons un exemple précis, celui de Vaison‑la‑Romaine ; il s’agissait, pour un livre de M. Chr. Goudineau, de replacer les vestiges antiques dans le tissu urbain actuel. Quelles étaient les solutions possibles ?

    ■ 1er solution : l’aplat (fig. 67)

    35Sont nécessaires pour l’impression :

    • un dessin du plan actuel ;

    • un dessin du plan antique (les deux en repérage);

    • deux films (un par dessin) ;

    • deux plaques imprimantes (une par dessin) ;

    • une feuille de papier.

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    • Fig. 67 — L’aplat.

    36Les résultats obtenus sont les suivants : sur une page simple apparaissent en noir le plan antique, en aplat de couleur le plan contemporain ; donc un gain de papier (pas de calque) d’où prix inférieur, et une lecture aisée.

    ■ 2e solution : le tramé (fig. 68)

    37Sont nécessaires pour l’impression :

    • deux dessins (un par plan) ;

    • deux films ;

    • une seule plaque imprimante ;

    • une feuille de papier.

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    • Fig. 68 — Le tramé.

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    • Fig. 69 a — Plan antique à repérer, b — Plan de Vaison moderne.

    38Les résultats obtenus sont les suivants : sur une page simple en noir les deux plans sont associés, le plan contemporain se différencie de l’autre par un grisé ; soit : un gain de temps (un seul passage en machine), un gain de matière (puisqu’une seule plaque est nécessaire) et un coût de l’opération inférieur.

    39Cependant, le résultat acquis par ce procédé ne présente pas la finesse d’un rendu en aplat. De plus, l’emploi de caractères déliés est impossible, une altération du texte n’étant pas exclue.

    ■ Situation des fouilles par rapport au plan urbain actuel (tableau no 10)

    ■ Réalisation du premier dessin (fig. 70 et 71)

    40Sur le papier couché, on trace au crayon la partie concernée du plan contemporain. On dresse ensuite le plan des vestiges archéologiques (selon les méthodes déjà décrites) qui sera, au terme du travail, réalisé à l’encre noire. À l’issue de cette opération, on place les croix de repérage correspondant à cette sélection4,

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    • Tableau no 10. Situation des fouilles par rapport au plan urbain actuel.

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    • Fig. 70 — Réalisation du premier dessin : le plan contemporain est tracé au crayon et les vestiges archéologiques sont positionnés.

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    • Fig. 71

    ■ Confection et mise en place du second dessin (fig, 72)

    41Après avoir positionné une feuille de « Kodatrace » ou un polyester sur le précédent support, on effectue, à l’aide de gouache brun rouge opaque (négative opaque), un repérage d’ensemble et le tracé des rues (à l’aide d’un tire‑ligne). Puis, le dessin ainsi obtenu est bouché à la gouache ou par un film inactinique pelliculable aux endroits désirés. Ensuite, les textes devant accompagner cette partie de plan sont appliqués sur cette surface, les uns en noir, les autres en blanc.

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    • Fig. 72 — Réalisation dit second dessin : repérage d’ensemble et tracé des rues à l’aide de gouache brun rouge opaque.

    ■ Prise de vue

    42Le premier document est placé sur le porte‑document d’un banc de reproduction et photographié en négatif sur film trait. On obtient l’image ci‑dessous (fig. 73).

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    • Fig. 73 — Document obtenu à partir du premier dessin avec le banc de reproduction en photographiant en négatif sur film trait.

    43La seconde opération consiste à obtenir une reproduction semblable du deuxième dessin, évidemment à la même échelle. Après repiquage, les deux films seront montés sur un support triacétate placé sur la table lumineuse (fig. 74),

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    • Fig. 74 — Superposition des deux films.

    ■ Montage des négatifs sur la table lumineuse

    44Sur un film triocétate, l’un des négatifs est fixé par le côté gauche au moyen d’un ruban adhésif. Le second est maintenu par le côté inverse et se superpose grâce au repérage. Après avoir été mis en repérage et fixés sur la feuille de triacétate, les deux films négatifs sont repoussés à gauche pour l’un, à droite pour l’autre, ce afin de préparer l’opération suivante.

    ■ Copie sur châssis pneumatique et obtention d’un aplat

    45Des trois résultats possibles présentés sur le graphisme B de la p. 88, nous étudierons tout d’abord le troisième : le dessin non tramé en aplat et vu sous forme de maquette.

    46Sur un papier assez dur de grade 4 par exemple, mat de préférence, sera accomplie la prise de vue par contact. Pour ce faire, il faut en premier lieu placer la feuille vierge dans l’espace qui lui est réservé (fig. 75), ensuite recouvrir celle‑ci par l’un des négatifs et poser. L’opération terminée, nous intervertissons le film et éclairons suivant te résultat à obtenir (le lecteur a certainement compris que la pose d’où résulte le noir est de loin plus longue que celle relative à un léger grisé) Ensuite, le bromure est traité suivant le processus habituel (développement, bain d’arrêt, fixage...).

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    • Fig. 75

    ■ Copie et tramé

    47Confectionner une pièce d’apparence semblable mois tramée consiste à intercaler une trame, au moment de la pose, entre le film à impressionner et le négatif représentant le second dessin (qui devra apparaître en grisé) et à augmenter la durée d’exposition de façon à la rendre identique à la suivante. Le rendu définitif produit un graphisme au trait et en noir ; le grisé est plus ou moins léger selon le choix de la trame intermédiaire. Bien que discrète, par rapport à l’aplat de la fig. 78, la trame se remarque, les traits sont moins nets, les légendes claires sont légèrement « tremblées » (fig. 76 à 79),

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    Tableau no 11. Réalisation d’un document avec aplat sans l’aide d’un laboratoire.

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    • Tableau no 12. Réalisation d’un document tramé.

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    • Fig. 76

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    • Fig. 77

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    • Fig. 78

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    • Fig. 79

    Notes de bas de page

    1 Le vide à l’intérieur du châssis, par l’intermédiaire d’un compresseur, permet d’obtenir une adhérence parfaite entre négatif et film vierge.

    2 L’album « Mécanorma» est pris à titre d’exemple. D’autres, distribués par « Letraset » et « Alfac », possèdent des originaux identiques.

    3 L’évolution du marché amène fréquemment l’apparition de nouveaux modèles. Un façonnier photographe exécutera aisé‑ ment les réductions nécessaires. Nous ne saurions trop conseiller de prendre de telles précautions.

    4 Sélection est un terme employé lorsque deux ou plusieurs dessins représentant des couleurs différentes se superposent. Il faut placer, sur chacune, des repères très précis qui permettront une superposition parfaite. Ils consistent généralement en quatre croix à branches simples ou doubles (cf. sélection des couleurs p. 149).

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    Prodhomme, J. (1987). Chapitre 3. Le plan et sa reproduction. In La préparation des publications archéologiques. Paris: Éditions de la Maison des sciences de l’homme. https://doi.org/10.4000/books.editionsmsh.32840
    Prodhomme, Jean. « Chapitre 3. Le plan et sa reproduction ». In La préparation des publications archéologiques. Paris: Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 1987. doi:10.4000/books.editionsmsh.32840.
    Prodhomme, Jean. « Chapitre 3. Le plan et sa reproduction ». La préparation des publications archéologiques, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 1987, https://doi.org/10.4000/books.editionsmsh.32840.

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