1 Ernest Lavisse, Histoire de France depuis les origines jusqu’à la Révolution, t. VII, première partie, Paris, Hachette, 1911, p. 131.
2 Pierre Nora, « Lavisse, instituteur national », in Pierre Nora (dir.), Les lieux de mémoire, t. I : La République, Paris, Gallimard, 1984, p. 247-289.
3 Jean-Frédéric Schaub, La France espagnole, enquête sur les racines historiques de l’absolutisme français, Paris, Seuil, 2003.
4 À propos de Monsieur : « Il [Louis XIV] avait pour son frère une amitié que ne méritait pas ce trop joli garçon pomponné, de mœurs ridicules et ignobles, et qui fut marqué par madame de Lafayette d’un mot terrible : “Le miracle d’enflammer le cœur de ce prince n’était réservé à aucune femme du monde” – c’est-à-dire à aucune femme au monde. » E. Lavisse, Histoire de France…, op. cit., p. 120.
5 Arthur G. Dickens (dir.), The Courts of Europe : Politics, Patronage, and Royalty, 1400-1800, Londres, Thames & Hudson, 1977 – Ronald G. Asch et Adolf M. Birke (dir.), Princes, Patronage, and the Nobility : The Court at the Beginning of the Modern Age, c. 1450-1650, Oxford, The German Historical Institute London, Oxford University Press, 1991 – John Adamson (dir.), The Princely Courts of Europe, Ritual, Politics and Culture under the Ancien Régime, 1500-1750, Londres, Weidenfeld & Nicolson, 1999 – Nicolas Le Roux, La faveur du roi : mignons et courtisans au temps des derniers Valois (vers 1547-1589), Seyssel, Champ Vallon, 2001 – Xavier Le Person, « Practiques » et « practiqueurs » : la vie politique à la fin du règne de Henri III (1584-1589), Genève, Droz, 2002 – Monique Chatenet, La cour de France au XVIe siècle : vie sociale et architecture, Paris, Picard, 2002.
6 Avec une erreur, car E. Lavisse saute un degré du côté espagnol : Louis XIV n’est pas le petit-fils de Philippe II, mais de Philippe III, et Charles Quint n’est pas son arrière-grand-père, mais son trisaïeul. Cet oubli était-il volontaire, le parallélisme entre Henri IV et Philippe II étant plus frappant ?
7 Charles Seignobos, Histoire sincère de la nation française, t. II, Paris, Presses universitaires de France, 1958 [1933], p. 17, 38, 39, cité par J.-F. Schaub, La France espagnole…, op. cit., p. 85.
8 François Bluche, Louis XIV, Paris, Fayard, 1986, p. 31-34.
9 Rafael Valladares, « Felipe II y Luis XIV », Torre de los Lujanes, no 33, 1997, p. 143-155 ; « ¿Heredero de quién ? : Luis XIV y el legado de Felipe II », in Alfredo Alvar Ezquerra (dir.), Imagines Históricas de Felipe II, Alcala de Henares, Centro de Estudios Cervantinos, 2000, p. 115-140.
10 Louis XIV, Mémoires, édité par J. Longnon, Paris, Tallandier, 1978 [écrit vers 1669-1671], p. 63-64.
11 Kevin O. Johnson, « Il n’y a plus de Pyrénées : The Iconography of the First Versailles of Louis XIV », Gazette des Beaux-Arts, vol. 117, 1981, p. 29-40. Discussion dans Gérard Sabatier, Versailles ou la figure du roi, Paris, Albin Michel, 1999, p. 100-102.
12 Bertrand Jestaz, L’hôtel et l’église des Invalides, Paris, Caisse nationale des monuments historiques-Picard, 1990.
13 Hospice des Quinze-Vingts sous Saint Louis (1254-1261), représenté sur un des reliefs de l’église royale ; hôpital de la Salpêtrière, édifié par Le Vau, Le Muet et Bruant peu avant les Invalides.
14 « J’incline à penser qu’aucune arrière-pensée funéraire n’a présidé au choix du parti de l’église. [Jules Hardouin] Mansart a dû l’adopter parce qu’il a vu aux Invalides l’opportunité inespérée de reprendre un projet magnifique et de s’assurer ainsi une gloire immortelle. » Bertrand Jestaz, Jules Hardouin-Mansart, 2 vol., Paris, Picard, 2008, p. 111-126, voir la thèse du mausolée royal, p. 121-122, notamment la citation p. 122.
15 Avec le déplacement de Saint-Denis aux Invalides des tombeaux de Turenne et de Vauban sous le Premier Empire (1800 et 1807), et, sous le Second, l’installation de ceux des Napoléonides avec Napoléon Ier (retour de la dépouille mortelle, 1840, tombeau, 1853, dépôt du cercueil, 1861), ses frères Jérôme et Joseph (1862 et 1866) rejoints en 1940 par son fils, duc de Reichstadt ; enfin les maréchaux Foch et Lyautey en 1929 et 1963.
16 Jean-Marie Le Gall, Le mythe de Saint-Denis entre Renaissance et Révolution, chap. XI et chap. XII, Seyssel, Champ Vallon, 2007.
17 Marie de Bourgogne, épouse de Maximilien de Habsbourg et grand-mère de Charles Quint, était fille de Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, et par là de sang français ; Philippe le Hardi, arrière-grand-père du Téméraire, étant frère du roi de France Charles V.
18 Alexandre Y. Haran, Le lys et le globe : messianisme dynastique et rêve impérial en France aux xvie et xviie siècles, Seyssel, Champ Vallon, 2000.
19 Anne-Marie Lecoq, François Ier imaginaire : symbolisme et politique à l’aube de la Renaissance française, chap. VII, Paris, Macula, 1987.
20 Louis XIV, Mémoires…, op. cit., p. 67-71.
21 G. Sabatier, Versailles ou la figure…, op. cit., p. 304-305.
22 Jean-Baptiste Colbert, Lettres, instructions et mémoires, édition Pierre Clément, t. V, Paris, Imprimerie impériale, 1861-1882, p. 501.
23 Wilfried Seipel (dir.), Der Kriegszug Kaiser Karls V. gegen Tunis : Kartons und Tapisserien, Vienne-Milan, Kunsthistorisches Museum-Skira, 2000.
24 Collections musée du Temps, palais Granvelle, Besançon.
25 Peter Burke, The Fabrication of Louis XIV, New Haven-Londres, Yale University Press, 1992 ; titre édulcoré dans la traduction française, Louis XIV, les stratégies de la gloire, Paris, Seuil, 1995.