1 Hegel, Leçons sur l’histoire de la philosophie, op cit. : 1384.
2 Cf. par exemple J. Cohn, Histoire de l’infini, le problème de l’infini dans la pensée occidentale jusqu’à Kant, 1896, Paris, Cerf, 1994 : 120 : « Il [Le Cusain] conçoit la connaissance comme un processus d’approximation. Rien que pour cette conception le Cardinal mériterait déjà d’être considéré comme le prophète des Temps modernes. » Cf. aussi E. Cassirer, Individu et cosmos dans la philosophie de la Renaissance, op cit. : 17 : « Cette position à l’égard du problème de la connaissance caractérise Le Cusain comme le premier penseur moderne. » Cf. encore G. Bufo, Nicolas de Cues ou la métaphysique de la finitude, op. cit. : 8 : par « la signification profonde, signification “critique” » qu’il donne à sa philosophie, « Le Cusain se place parmi les précurseurs de la pensée moderne ».
3 J. Cohn, Histoire de l’infini, op. cit. : 125, souligné par nous.
4 Il est vrai que le terme de « gouvernement » est parfois appliqué au gouvernement par des lois (souveraineté) plutôt qu’au gouvernement comme application et exécution des lois (gouvernement au sens strict).
5 E. Kant, Critique de la faculté de juger, op. cit., Analytique du sublime, § 29 : 106.
6 Ibid.
7 E. Burke, Recherches sur l’origine de nos idées de beau et de sublime, 1747.
8 Kant, Doctrine du droit, op. cit. : 203, note 1.
9 Kant, Le conflit des facultés en trois Sections trad. J. Gibelin, Paris, Vrin, 1988, deuxième section, § 5.
10 Nous avons adopté ce schème dialectique juridico-politique des rapports entre société civile et État moderne tout en l’intégrant à une dialectique proprement éthique du soi, dans notre ouvrage La dialectique réflexive, op. cit. : 36-43.
11 A. Touraine, Qu’est-ce que la démocratie ?, Paris, Le Livre de Poche, coll. « Biblio/Essais », l997 [1994] : 48.
12 Le « cas Flaubert » étudié par J.-P. Sartre pourrait être repris dans la même perspective.
13 C’est ce que J.-P. Sartre retient de la lecture kojévienne de Hegel et qu’il critique au nom des exigences de reconnaissance de la singularité dans ses Cahiers pour une morale, publiés par A. Elkaïm-Sartre, Paris, Gallimard, 1983 : 17. Cf. F. Scanzio, « La question de l’individualité dans l’époque contemporaine », in Les écrits posthumes de Sartre, t. II, Paris, Vrin, 2001 : 77-87. Le « singularisme » extrême de la théorie de l’individu chez J.-P. Sartre est sans doute à mettre en rapport avec un certain « psychologisme ».
14 Nous ne pouvons que renvoyer à notre théorie de la double individuation, singulière et particulière, mise en œuvre plus haut en référence au tragique et à la mère phallique dans le vécu léonardien.
15 J.-P. Sartre, Critique de la raison dialectique, Paris, Gallimard, 1985 [1960] : 610.
16 Cf. sa justification des attentats terroristes et sa visite aux prisonniers allemands de la Fraction Armée rouge en 1971.
17 J.-P. Sartre, Cahiers pour une morale, op. cit. : 213.
18 Sur l’« individualisme » de J.-P. Sartre – terme équivoque auquel nous préférons celui de « singularisme » sartrien – et son opposition à toute éthique juridique de la loi, cf. en particulier les analyses d’A. Guigot. Sartre, op. cit. : 221-228.
19 Le vocable du « spéculaire » est un terme englobant aussi bien le « spectacle » esthétique que la « spéculation » scientifique ou philosophique, comme deux modalités d’une même sublimation universalisant des singuliers ; par exemple, les individus singuliers que furent Léonard deVinci et G. Flaubert, tout autant que G.W. F. Hegel et S. Freud.
20 J.-P. Sartre, Cahiers pour une morale, op. cit. : 81.
21 Cl. Lefort, L’invention démocratique, Paris, Fayard, 1981 : 76.
22 La seconde crise sera proprement la crise sociale, séparation de la société d’avec l’État.
23 Cl. Lefort, ibid. : 64.
24 G.W. F. Hegel, « La liberté absolue et la Terreur », in La phénoménologie de l’esprit, op. cit. : 497-506.
25 Ibid. : 500.
26 Ibid. : 502, souligné par l’auteur.
27 Ibid., souligné par l’auteur.
28 Ibid. : 503.
29 Ibid. : 505.
30 J.-P. Sartre, Critique de la raison dialectique, op. cit. : 456.
31 Ibid. : 448.
32 Ibid. : 456.
33 H. Taine, Les origines de la France contemporaine, t. II : La révolution, Paris, Robert Laffont, 1986 [1894] : 21.
34 Ibid. : 128.
35 Ibid., d’après des documents cités par l’auteur : 37.
36 Ibid., d’après Buchet et Roux, Archives nationales : 124-125.
37 A. Corbin, Le temps, le désir et l’horreur, op. cit. : 216.
38 Ibid.
39 D.Arasse, La guillotine et l’imaginaire de la Terreur, Paris, Flammarion, 1987 : 10, souligné par nous.
40 Sur l’interprétation théologico-politique du corps du roi, cf. l’étude classique de E. H. Kantorowicz, The King’s Two Bodies, a Study in Medieval Political Theology, Princeton (New Jersey), Princeton University Press, 1957 [Les deux corps du roi, Paris, Gallimard, 1989].
41 D. Arasse, La guillotine et l’imaginaire de la Terreur, op. cit. : 14. L’auteur renvoie en note à l’étude de R. Démoris, « Le corps royal et l’imaginaire au xviie siècle », Revue des sciences humaines de l’université de Lille III, n° 4, 1978.
42 Cité par D. Arasse, La guillotine et l’imaginaire de la Terreur, op. cit. : 83.
43 F. R. de Chateaubriand, Mémoires d’Outre-Tombe, cité par D. Arasse, La guillotine et l’imaginaire de la Terreur, op. cit. : 40.
44 D. Arasse, La guillotine et l’imaginaire de la Terreur, op. cit. : 38-39.
45 S. Zweig, Le monde d’hier, souvenirs d’un européen, op. cit. : 82-83.
46 « Subjective » en ce sens que s’y produit la première forme de conscience de soi, non encore étatiquement médiatisée, du peuple.
47 J.-F. Lyotard, Le postmoderne expliqué aux enfants, Paris, Éditions Galilée, 1988 : 76.
48 S. Zweig, Le monde d’hier, souvenirs d’un européen, op. cit. : 517.
49 F. Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra, op. cit., première partie « De la nouvelle idole », trad. P. Wotling, Paris, Garnier-Flammarion,2006 : 88.
50 Thomas Mann en 1914, propos rapportés par S. Niémetz, Stefan Zwzeig, le voyageur et ses mondes, Paris, Belfond, 1996 : 165.
51 Cf. L. Dupeux (dir.), La « Révolution conservatrice » dans l’Allemagne de Weimar, Paris, Éditions Kimé, 1992.
52 J.-P. Bénard, Tentation paranoïaque et démocratie, essai sur l’horreur, Paris, L’Harmattan, 2000 : 210.
53 É. Durkheim, Les formes élémentaires de la vie religieuse, Paris, Presses universitaires de France, 1968 [1912] : 51.
54 Sur les stratégies de « réécriture » et de « reconsidération » de soi adaptées aux milieux successifs traversés par E. Jünger, cf. le livre de M.Vanoosthuyse, Fascisme et littérature pure, la fabrique d’Ernst Jünger, Marseille, Agone, coll. « Banc d’essais », 2005.
55 K. H. Bohrer, Die Ästhetik der Schreckens [L’esthétique de l’effroi], Munich, Karl Hanser, 1978 : 143, notre traduction.
56 E. Jünger, Le boqueteau 125, trad.Th Lacaze, Paris, Payot, 1995 [1925] : 7-8, souligné par M. Vanoosthuyse, Fascisme et littérature pure, op. cit. : 85.
57 K. H. Bohrer, Die Ästhetik der Schreckens, op. cit. : 75, notre traduction.
58 E. Jünger, Le cœur aventureux, trad. H. Thomas, Paris, Gallimard, 1969 [1938] : 20.
59 Ibid.
60 Ibid.
61 Ibid.
62 Ibid. : 21.
63 K. H. Bohrer, Die Ästhetik der Schreckens, op. cit. : 8, notre traduction.
64 Ibid. : 139, notre traduction.
65 M.Vanoosthuyse, Fascisme et littérature pure, op. cit. : 77.
66 E. Jünger, « La mobilisation totale » (1930), trad. dans la revue Recherches, n° 32-33, septembre 1978 : 35-53.
67 Ibid. : 42.
68 E. Jünger, Sur les falaises de marbre, Paris, Gallimard, coll « L’imaginaire », 1979 : 77.
69 Cf. sur l’explication de ces faits, M. Vanoosthuyse, Fascisme et littérature pure, op. cit. : 182-204.
70 G. Dumézil, Mythes et dieux des Germains. Essai d’interprétation comparative, Paris, Presses universitaires de France, 1939 : 155. Pour une étude de cet aspect de l’œuvre de G. Dumézil, nous renvoyons à M. Poitevin, Georges Dumézil, un naturel comparatiste, Paris, L’Harmattan, 2002, troisième partie « La mythologie germanique et scandinave », chapitre ii « La remythisation ».
71 T. Todorov, Face à l’extrême, Paris, Le Seuil, coll. « Points Essais », 1994 [2e éd.] : 225.
72 A. Hitler, Mein Kampf, trad. A. Calmettes, Paris, Nouvelles Éditions latines, 1934 : 202.
73 C’est le titre du chapitre xviii d’E. Cassirer, Le mythe de l’État, Paris, Gallimard, 1993 [1945].
74 Ibid. : 377.
75 Rappelons que nous distinguons la « subjectivité » individuelle, conjonction unique d’une liberté universelle, d’une singularité psycho-sexuelle et d’une particularité sociale réelle, de cette « particularité sociale » elle-même abstraitement envisagée dans son auto-affirmation violente. Singularité et particularité sont les deux dimensions réelles de l’individualité.
76 Ibid. : 381.
77 P. Valéry, Variétés, « La crise de l’Esprit », in Œuvres, t. I, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade »,1957 : 989, souligné par nous.
78 T. Todorov, Face à l’extrême, op cit. : 225.
79 E. Cassirer, Le mythe de l’État, op cit. : 400.
80 E. Cassirer dans D. P. Verene (ed.), Symbol, Myth and Culture, Essays and Lectures of E. Cassirer, New Haven (Connecticut), Yale University Press, 1979, cité par J. Gaubert, La science politique d’E. Cassirer, Paris, Kimé, 1996 : 93.
81 I. Berlin, « Deux conceptions de la liberté » (1958), in Éloge de la liberté, trad. J. Carnaud et J. Lahana, Paris, Calmann-Lévy, 1988.
82 Document cité par C. Bloch, La nuit des longs couteaux, Paris, Julliard, 1967.
83 Cf. S. Niémetz, Stefan Zweig, le voyageur et ses mondes, op cit. : 484 : « […] l’imagination poétique des nazis désignant ainsi ce gigantesque pogrom en raison des éclats de verre des vitrines qui jonchent les rues. »
84 J.-P. Faye, Les langages totalitaires, Paris, Hermann, 1972 : 538. Nous reprenons ici les conclusions de notre étude, A. Stanguennec, « À l’origine de l’idée allemande de nation : la philosophie romantique et la philosophie hégélienne de l’État », Revue française d’histoire des idées politiques, « Identités et spécificités allemandes », n°14, second semestre 2001 : 337-350.
85 G. Agamben, Ce qui reste d’Auschwitz, Paris, Payot et Rivages, 1999 : 109-110.
86 Ibid. : 52-58.
87 Cl. Lanzmann, « De l’Holocauste à Holocauste ou comment s’en débarrasser », Les Temps modernes, n° 395, juin 1979, repris dans Au sujet de Shoah, Paris, Belin, 1990 : 315, souligné par nous.
88 Cl. Lanzmann, Le Monde, 19 janvier 2001 : 29. Sur la controverse relative à l’opposition entre image-archive et image-témoignage des camps, cf. G. Didi-Huberman, Images malgré tout, Paris, Éditions de Minuit, 2003 : 118-151.
89 Cl. Lanzmann, « Hier ist kein Warum », Nouvelle revue de psychanalyse, n° 38, 1988, repris dans Au sujet de Shoah, op cit. : 279.
90 P. Lévi, Si c’est un homme, Paris, Julliard, 1987 [1958] : 29.
91 A. Silésius, Le pèlerin chérubinique, trad. C. Jordens, Paris, Éditions du Cerf-Albin Michel, 1994.
92 C. Torner, Shoah, une pédagogie de la mémoire, Paris, Éditions de l’Atelier-Éditions ouvrières, 2001 : 194.
93 P. Ricœur, Temps et récit III. Le temps raconté, Paris, Le Seuil, 1985 : 273-274.
94 Ibid. : 273, souligné par nous.
95 P. Lewinska, Vingt mois à Auschwitz, Paris, Nagel : 61-62, souligné par nous.
96 J.-F. Lyotard, Économie libidinale, Paris, Éditions de Minuit, 1974 : 9.
97 Cf. par exemple, pour le commentaire de ce genre de tableaux, Y.-A. Bois, « Bas matérialisme », in L’informe, mode d’emploi, Paris, Éditions du Centre Georges Pompidou, 1996.
98 Cf. la célèbre rétrospective Abject Art. Repulsion and Desire au Whitney Museum of American Art de New-York en 1993.
99 G. Deleuze, Francis Bacon : Logique de la sensation, Paris, La Différence, 1981 : 42-43, souligné par nous.
100 F. Bacon, L’art de l’impossible, entretiens avec D. Sylvester, Genève, Éditions Skira, 1976.
101 Ph. Sollers, Les passions de Francis bacon, Paris, Gallimard, 1996 : 60.
102 Ibid.
103 Cité par Ch. Domino, Bacon, monstre de peinture, Paris, Découvertes Gallimard-Centre Pompidou, 1996 : 16.
104 J. Russell, Francis Bacon, Paris, Ed. Thamesand Hudson, 1997: 19.
105 Ibid.
106 « Nous ne risquons plus l’État total, mais la déroute de l’État devant l’individu total », souligne M. Gauchet dans La condition historique, Paris, Stock, 2003.
107 Cf. K. Pomian, « La crise de l’avenir », Le débat, n° 7, décembre 1980 : 5-17, et aussi Sur l’histoire, Paris, Gallimard, 1999 : 233-262.
108 Ch. Domino, Bacon, monstre de peinture, op cit. : 82.
109 Encore visible, avec sa Vénus éventrée, au Museo zoologico de La Specola, à l’université de Florence et dont on trouvera les photographies dans le livre de G. Didi-Huberman, Ouvrir Vénus, nudité, rêve, cruauté, Paris, Gallimard, coll. « Le temps des images », 1999.
110 G. Didi-Huberman, Ouvrir Vénus, op. cit. : 106.
111 G. Deleuze, Francis Bacon : Logique…, op. cit. : 31.
112 Ibid. : 32.
113 Ibid. : 42, cf. aussi p. 60, l’auteur renvoie à F. Bacon, L’art de l’impossible, op. cit. : 74-76 et 97-98.
114 Ibid. : 61.
115 Ibid. : 62.
116 Ch. Domino, Bacon, monstre de peinture, op cit. : 82, souligné par nous.
117 F. Bacon, Entretiens avec Michel Archimbaud, Paris, Éditions Jean-Claude Lattès, 1992 : 21.
118 Ibid.
119 Aussi très présent chez un peintre contemporain et ami de F. Bacon, L. Freud.
120 S. Spencer, L’artiste et sa seconde femme, 1937, Londres, Tate Gallery.
121 Ph. Roth, La bête qui meurt, Paris, Gallimard, coll. « Folio », 2004 [2001] : 198.
122 Ibid. : 198.
123 Ibid. : 199.
124 Orlan, « Face à une société de mères et de marchands », in De l’art charnel au baiser de l’artiste, Paris, Éditions Jean-Michel Place, coll. « Sujet-Objet », 1997, page de couverture.
125 Orlan, « Orlan conférence », in De l’art charnel au baiser de l’artiste, op. cit. : 40, souligné par nous.
126 Ibid. : 40.
127 Ibid. : 37.
128 On pense aux sujets de décrépitude et de l’existence malsaine de la « période bleue », de même qu’au thème des horreurs de la guerre nationaliste (« Guernica » par exemple).
129 Partiellement, car R. Rauschenberg eut une œuvre de plasticien et de pop-artiste ne se limitant pas à son expositions d’objets « dégradés ».
130 Ch. Baudelaire, Fragments, « Bribes », in Œuvres complètes, op. cit. : 135.
131 Cf. Y.-A. Bois, L’informe, mode d’emploi, op. cit. : 53-55.
132 L. Palmier, « Review: Mike Kelley », Artforum, septembre 1988.
133 Cf. B. Duteurtre, Requiem pour une avant-garde, Paris, R. Laffont, 1995 : 252.
134 D. Nebreda, Autoportraits, photographies, Paris, Éditions Léo Scheer, 2000.
135 Ibid. : 163.
136 Le livre de J. Clair, De Immundo, apophatisme et apocatastase dans l’art d’aujourd’hui, Paris, Galilée, 2004, entreprend d’explorer « l’immonde, donc, comme la catégorie privilégiée de l’art d’aujourd’hui » ( : 12).
137 S. Freud, « Caractètere et érotisme anal » (1908), traduction éditée dans Névrose, psychose et perversion, Paris, Presses universitaires de France, 1973 : 143, souligné par nous.
138 Ibid. : 146. Freud a repris et complexifié cette hypothèse dans « Sur les transpositions de pulsions plus particulièrement dans l’érotisme anal » (1917), édité dans La vie sexuelle, Paris, Presses universitaires de France, 1970 : 106-112.
139 E. Dufour, Le cinéma d’horreur et ses figures, Paris, Gallimard, coll. « Lignes d’Art », 2006 : 175.
140 A. Bazin, « Montage interdit », in Qu’est-ce que le cinéma ?, Paris, Éditions du Cerf, 1981 : 56, cité par E. Dufour, Le cinéma d’horreur et ses figures, op. cit. : 176.
141 Sur l’émergence et le développement du film gore dès la fin des années 1960, cf. Ph. Ross, Le film d’épouvante, Paris, J’ai lu, 1989 : 84-88.
142 E. Dufour, Le cinéma d’horreur et ses figures, op. cit. : 187.
143 Dans son livre L’art de faire peur : des récits légendaires au film d’horreur, Québec, Presses universitaires de Laval, 2005, M. Roberge analyse le phénomène sous l’angle de l’ambiguïté et de l’ébranlement qu’il provoque dans trois paradigmes : le réel, le possible et l’imaginaire.
144 G. Balandier, Le pouvoir sur scènes, Paris, Balland, 1992 ; J. Baudrillard, Le crime parfait, Paris, Galilée, 1995.
145 Juvénal, Satires, X, 81.
146 Cf. J. Marigny, Le vampire dans la littérature du xxe siècle, op. cit., deuxième partie, chapitre v : « Vampirisme et société » : 249-286.
147 Cf. pour le développement de cette constitution en contexte fétichiste, le chapitre iii de la troisième partie du présent ouvrage.
148 Cité par B. Stiegler, Mécréance et discrédit, t. I : La décadence des démocraties industrielles, Paris, Galilée, 2004 : 51-52, note.
149 Sur l’analyse du « capitalisme culturel », cf. B. Stigler, « Le construction américaine du capitalisme culturel et le suivisme européen », in Mécréance et discrédit, op. cit. : 20-23.
150 J. Clair, Journal atrabilaire, Paris, Gallimard, 2006 : 79.
151 J. Clair, De Immundo, op. cit. : 43, souligné par nous.