1Sur la linguistique comparative comme dispositif intellectuel de fondation de la modernité européenne : Olender, 1989 ; Demoule, 2014 ; Messling, 2016.
6Destutt de Tracy, 1804, p. xiii.
7Voir Désirat et Hordé, 1982, p. 8.
8Messling, 2016, p. 37-54, p. 135-155.
9Messling, 2016, p. 101, p. 216-289.
10Cousin, 1836a, p. 49-50.
11McLuhan, 2006, p. 183 : « Classicism, said Taine, is l’esprit abstrait. It is the spirit of Scholasticism misapplied, says Gilson. »
12L’idéologie linguistique est habituellement liée au romantisme et au spiritualisme allemand. Heikki Mikkeli (1998, p. 74) écrit par exemple : « At this point [dans le nationalisme français d’après 1789] language was not a major criterion, and nation, people and state became conceptually one. The second nation theory, and one anchored on history and language, sprang from German idealistic philosophy and above all Herder and Hegel. This philosophy stressed the importance of language, culture and a shared religion, which together epitomized the “spirit of the people”. » Messling (2016, p. 54) a nuancé cette opinion commune.
13Frédéric II (roi de Prusse), 1780. Voir Hassler, 2001.
14Au sujet de l’Académie prussienne des sciences et de sa francophilie linguistique : Storost, 1994 ; Jurt, 2014.
16Schwab, 1785. Voir Henry, 2003.
17Herder, 1803, p. 221-225.
18Kant, 2009 (version traduite en français), p. 245 ; Kant, 1907-1917 (version originale) p. 311-312 : « die zwei zivilisiertesten Völker auf Erden ».
19Fichte, 1971, p. 257-501, ici p. 325 : « […] besteht darin, dass der Deutsche eine bis zu ihrem ersten Ausströmen aus der Naturkraft lebendige Sprache redet […]. »
20Ibid., p. 325 et 362 : « […] darum sind alle unmittelbare Vergleichungen der deutschen und der neulateinischen Sprachen durchaus nichtig » ; « Die wahre […] Philosophie hingegen geht aus von dem Einen, göttlichen Leben […]. Und so ist denn diese Philosophie recht eigentlich nur deutsch, d.i. ursprünglich ; und umgekehrt, so jemand nur ein wahrer Deutscher würde, so würde er nicht anders denn also philosophieren können. »
25Schlegel, 1964, p. 252 : « […] daß die scholastische Philosophie diese Richtung nicht nahm, verhindert ihre allzu große äußere Trennung von der Poesie, als welche sich in der lebenden Sprache äußerte, während die Philosophie durch die tote lateinische Sprache von allem Leben streng für sich abgeschlossen war […]. »
26Voir Perkins, 1999, p. 73-76.
27Humboldt, 1836, p. 219, p. 288.
30Ibid., p. 294 : « Es besteht ein mächtiger Unterschied zwischen den Sprachen, welche, wie verwandt aufkeimende desselben Stammes, auf dem Wege innerer Entwickelung aus einander fortspriessen, und zwischen solchen, die sich auf dem Verfall und den Trümmern andrer, also durch die Einwirkung äusserer Umstände, erheben. »
31Voir Espagne et Werner, 1987 ; Espagne, 1997 et 2004.
32Nous avons abordé ces aspects dans le premier et le troisième chapitre.
33Degérando, 1822-1823 (le quatrième tome est consacré au Moyen Âge).
34Au sujet de l’antagonisme entre scolastique et mysticisme en historiographie moderne et sur l’invention de la mystique allemande : König-Pralong, 2016a, p. 99-130.
35Hjort, 1823, p. 135 : « Doch blieb es immer Sache der Deutschen das wahre Christenthum durch Speculationen zu erläutern und darzustellen. Bei den romanischen Völkern hingegen versiegten die Quellen der Speculation mit der allmählichen Erstarrung, die eine Wiedergeburt des Christenthums in der Kirche unmöglich machte […]. »
36Schlegel, 1964, p. 251 : « Was zweitens zu der Ausartung der scholastischen Philosophie sehr viel beitrug, war, dass sie ihren Sitz vorzüglich in Paris hatte […]. Es scheint schon damals gerade derselbe Partei- und Sektengeist, dieselbe Modesucht geherrscht zu haben, wie sie den Franzosen eigen ist, und wie man es in den neueren Zeiten an den Enzyklopädisten bemerkt hat, vielleicht damals noch in einem höheren Grade. »
37Schlegel, 1964, p. 252 : « Die Möglichkeit einer poetischen Entwicklung zeigt uns übrigens das Beispiel des Dante […]. » En outre, l’association de Maître Eckhart à Dante est un motif récurrent de l’historiographie philosophique allemande jusqu’au xxe siècle. Les prétentions nationalistes de Heinz Heimsoeth en sont un exemple : « […] als in Dantes Werk die Sprache Italiens zur neuen dichterischen Blüte getrieben ward, prägte in Deutschland Meister Eckhart die Intuitionen seiner mystischen Spekulation in deutsche Worte und Formen von nie wieder erreichter Reinheit, Eigenwüchsigkeit, Anschauungsfülle » (Heimsoeth, 1958, p. 9).
41Degenhardt, 1967, p. 105-165 ; Flasch, 2011 (version traduite en français), p. 185-196 ; Flasch, 2010 (version originale), p. 187-198.
44Au sujet de la spécificité du latin scolastique comme technologie de l’université : Ong, 2014 (version traduite en français), p. 130-132 ; Ong, 1982 (version originale), p. 110-113 ; König-Pralong, 2016b.
45Au sujet de l’influence de Cousin à l’Académie : Bruley, 2012. Au sujet de la carrière scientifique et politique de Cousin : Vermeren, 1991 ; Cotten, 1992 ; Vermeren, 1995 ; Fauquet (ed.), 1997.
46Barthélemy Saint-Hilaire, 1892.
51Barthélemy Saint-Hilaire, 1840.
53Degérando, 1822-1823, vol. 4, p. 441, p. 341.
54Barthélemy Saint-Hilaire, 1840, p. 64.
55Barthélemy Saint-Hilaire, 1840, p. 68-69.
57Ibid., p. 162-165. Quant à Rémusat et Barthélemy Saint-Hilaire, cette thèse constitue le principal sujet de leurs deux traités.
58Rémusat, 1860, p. 251-274. La seconde partie du traité est tout entière consacrée à l’étude de dérivations morphologiques et sémantiques. Rémusat y conteste d’abord des étymologies trouvées dans divers dictionnaires étymologiques, sous prétexte qu’elles négligent l’influence du latin scolastique (p. 241-243). Il affirme ensuite vouloir compléter le traité de Barthélemy Saint-Hilaire en examinant une série de mots et leurs origines scolastiques.
62Voltaire, 1847, p. 609 (article « François »).
63Voir Weinrich, 1985, p. 146-147 ; Mah, 1994.
64Degérando, 1799-1800, vol. 2, p. 438.
67Ibid., p. 463 (pour la Chine, p. 461).
70Barthélemy Saint-Hilaire, 1840, p. 61.
71Ibid., p. 70 ; Rémusat, 1860, p. 236.
72Barthélemy Saint-Hilaire, 1840, p. 68.
79Barthélemy Saint-Hilaire, 1840, p. 64-70.
81Voir Butler, 1935 ; Andurand, 2013 ; Perkins, 1999 ; Leghissa, 2007.
82Hegel, 1971 (version traduite en français), p. 21 ; Hegel, 1986a (version originale), p. 173 : « Bei dem Namen Griechenland ist es dem gebildeten Menschen in Europa, insbesondere uns Deutschen, heimatlich zumute. » À ce sujet : Detienne, 2010, p. 84.
83Barthélemy Saint-Hilaire, 1840, p. 57.
85Schlegel, 1846, p. 206.
86Rémusat, 1860, p. 236-237.
87Fries, 1837-1840, vol. 1, p. 16-17 : « […] eine Sprache, welche, wie z.B. die französische, grossentheils nicht aus freien Wörtern, sondern aus festen Phrasen besteht, hemmt in hohem Grade das fortbildende Selbstdenken ».
91Barthélemy Saint-Hilaire, 1840, p. 62.
92Daston et Galison, 2012 (version traduite en français), p. 252 sq. ; Daston et Galison, 2010 (version originale), p. 216 sq. Voir le deuxième chapitre du présent livre.
93Hauréau, 1850, vol. 2, p. 514.
95Weinrich, 1985 ; Swiggers, 1987.
96D’Alembert, 1821-1822, vol. 4, tome 1, p. 282.
97Barthélemy Saint-Hilaire, 1840, p. 66.
98Du cercle de Vienne (en particulier chez Moritz Schlick) à Jonathan Benneth, Leibniz a souvent été loué comme le meilleur philosophe de l’histoire de la philosophie, sinon le seul qu’il vaille encore la peine d’étudier. Voir Mulligan, 1997.
99Barthélemy Saint-Hilaire, 1840, p. 58 ; Rémusat, 1860, p. 236.
102Fries, 1837-1840, vol. 1, p. 17 : « […] welche im Deutschen deutsche Philosophie kennen, sprechen doch im französischen Empirismus, wenn sie ihre Gedanken ins Französische übertragen. »
103Ozanam, 1859, p. 318 : « Quant à nous, gens de lettres, la forme dont nous disposons c’est la langue française, langue souverainement chrétienne, et qui tient de la religion par ces trois grands caractères de majesté, de précision, de clarté. C’est par là qu’elle est devenue la langue de la civilisation. Elle tient sa force du principe organisateur des temps modernes. La langue fut faite par le Christianisme, comme fut fait l’État […]. »
105Allou, 1828, p. 38-41. Au sujet d’Allou : Jurt, 2014, p. 373-380.
106Michelet, 2016b, p. 407.
107Renan, 1868, p. 80, p. v.
108Voir ma reconstruction dans König-Pralong, 2016a, p. 83-94.
109Febvre, 1975, p. 182-200.
110Brunot, 1966-1968, vol. 3, p. 188.