1Saada, 2001, p. ii-vi, xv-xvi, 733, 777.
2Noiriel, 2007, p. 201, 337.
3ASMAI 181/58, fasc. 287, « Etel Schreiner », Rome, 28 mai 1937 ; Note verbale de la Légation Royale de Hongrie, Rome, 19 mai 1937 ; « Promemoria » sur la question des époux Schreiner-Sivrissarian, Rome, 4 juin 1937.
4ASMAI 181/58, fasc. 287, Traduction et validation du contrat de mariage d’Etel Schreiner et Agop Sivrissarian, Ufficio Notarile di Addis Abeba, 14 juillet 1936.
5Vanderlinden, 1971. La Constitution de 1931, premier texte du genre en Éthiopie, comme celle de 1955, se réfèrent en effet aux « sujets » de l’empereur et non aux « citoyens ».
6La protection exercée par le gouvernement français a en fait cessé après la Seconde Guerre mondiale.
7MAE, Série K, Éthiopie 122, carton 82, « Mesures de protection en cas de troubles », Bodard à Coppet, Addis Abeba, 5 juin 1935. « Le principal groupe de protégés », écrit l’ambassadeur quelques années auparavant, « est formé par les Russes et les Arméniens. » Son prédécesseur estime, en 1926, que « la quasi-totalité des arméniens établis en Abyssinie était, jusqu’à ce jour, inscrite sur la liste de nos protégés » si bien que, comme le note dans les mêmes années le chargé d’affaires français en Éthiopie, « les services » de l’agent auxiliaire et interprète arménien Ardashès Peshdilmadji « nous sont indispensables. » MAE, Série K, Éthiopie 1, carton 83, « A. S. Protégés de la Légation de France », Reffye au ministre des Affaires étrangères, Addis Abeba, 17 novembre 1928 ; carton 79, « Les Arméniens et la protection française », Gaussen au président du conseil, Addis Abeba, 23 avril 1926 ; « Au sujet de l’interprète arménien de la Légation », Boucoiran au président du Conseil, Addis Abeba, 25 août 1923.
8ASMAI, 181/66, fasc. 334, 335 et 336.
9Ibid., fasc. 334, « Gugiughian Garabed – Esito informazioni », Galloni à la Direzione Superiore Affari Economici, Addis Abeba, 15 mars 1938. Voir aussi la lettre de l’intéressé au gouverneur général de l’AOI, Addis Abeba, 29 juillet 1938. Il fit effectivement partie de la fanfare (Patapan, 1930, p. 245).
10Le terme raya (littéralement : « bétail ») était utilisé pour désigner, dans l’Empire ottoman, les chrétiens et les juifs qui devaient payer un tribut dont les musulmans étaient exemptés.
11Le certificat Nansen, du nom du Norvégien Fridtjof Nansen nommé à la tête du Haut-commissariat pour les réfugiés par la SDN, fut délivré à partir de 1922 aux Russes ayant fui la Russie soviétique et aux Arméniens qui avaient quitté l’Empire ottoman.
12ASMAI, 181/66, fasc. 335, « Garabetian Vartan e Derderian Artin », Rome, 13, 21 et 27 novembre, 3 décembre 1936 ; « Dichiarazioni del Signor Derderian Artin », Le Pirée, 24 août 1936 ; « Dichiarazioni del Signor Garabetian Vartan », s.d.
13Avédis Terzian (Récit 4, § 27 et Récit 26, § 11) et supra, chap. V.
14Voir le texte complet de cette loi sur la nationalité éthiopienne du 15 hamlé 1922 (22 juillet 1930), notamment l’alinéa 12, dans Zervos, 1936, p. 122-123.
15Malgré le silence de la loi à ce sujet (Vanderlinde, 1971), les enfants des immigrants arméniens ont probablement bénéficié de la naturalisation de leurs parents.
16Auberson, 1936, p. 23, 32-33.
17Scholler, 1985, p. 11-41.
18Voir Auberson (1936, p. 24-36), qui note que « l’insertion dans le traité franco-éthiopien, à plusieurs reprises dans ses articles 2, 4, 6 et 7 de l’expression “ressortissants et protégés”, a pour effet d’étendre indéfiniment la portée de son application. »
19MAE, NS, Éthiopie 62 : « Protection des sujets ottomans », Brice à Pichon, Addis Abeba, 17 septembre 1908.
20Auberson, 1936, p. 84, 96-97.
21Kazdaghli, 2007 ; Smyrnelis, 2000 ; Schmitt, 2006.
22Cette obligation est introduite dans le Code civil. Voir Vanderlinden, 1971.
23Correspondance avec Mary et Vartkès Nalbandian, août 2010. Voir Vanderlinden, 1971.
24En 1965, le chef suprême de l’Église arménienne était en visite officielle à Addis Abeba à l’occasion de la réunion des chefs des cinq Églises orientales non chalcédoniennes. Notons qu’aucun des Rastafariens venus de Jamaïque, qui se considèrent pourtant comme de « vrais Éthiopiens », n’a reçu la nationalité éthiopienne. Bonacci, 2007, p. 588-594.
25Correspondance avec Vartkès Nalbandian, août 2010. Nationalité de naissance et nationalité par acquisition n’ouvrent pas les mêmes droits car les emplois de l’administration et de la Fonction publique ne sont pas accessibles aux naturalisés (Vanderlinden, 1971). Elles ne donnent pas non plus les mêmes devoirs : aucun Arménien n’a servi dans l’armée éthiopienne depuis la fin du régime impérial.
26Correspondance avec Mary et Vartkès Nalbandian, août 2010.
27MAE, NS, Éthiopie 62, « Protection des sujets ottomans », Brice à Pichon, Addis Abeba, 17 septembre 1908 ; « Protection des Ottomans en Abyssinie », Brice à Pichon, Addis Abeba, 10 février 1909.
28Le gouvernement ottoman ne pouvait exercer qu’une protection nominale sur ces personnes puisqu’il ne disposait que d’un consulat à Harar. D’autre part, la majeure partie des immigrants arméniens établis à cette date en Éthiopie y avaient émigré à cause des massacres de 1894-1896 commis en Turquie.
29Avédis Terzian (Récit 4, § 3).
30MAE, NS, Éthiopie 62, « Les sujets ottomans protégés par la Légation d’Allemagne en Éthiopie », Brice à Pichon, Addis Abeba, 8 juin 1908 ; « Protection des sujets ottomans », le président du conseil au chargé d’affaires français à Constantinople, Paris, 29 juillet 1908 ; « Protection des sujets ottomans », Brice à Pichon, Addis Abeba, 17 septembre 1908 ; « La colonie arménienne et la légation allemande », Brice à Pichon, Addis Abeba, 22 décembre 1908.
31MAE, NS, Éthiopie 72, « Sujets ottomans inscrits à la légation d’Allemagne », Addis Abeba, 15 septembre 1908 (deuxième annexe à la dépêche du 17 septembre).
32Ibid., Éthiopie 62, « Protection des Ottomans en Abyssinie », Brice à Pichon, Addis Abeba, 10 février 1909 ; « A. S. de la population européenne », Addis Abeba, 14 novembre 1909.
34MAE, NS, Éthiopie 21, « A. S. de Serkis Terzian, arménien en instance de naturalisation », Addis Abeba, 30 novembre 1906 ; « Au sujet d’une cartoucherie à Addis Abbeba », Brice à Pichon, Addis Abeba, 25 mars 1910.
35Son héritage contenait 10 000 livres-or, une maison à Addis Abeba, une à Diré Daoua, une à Harar et deux à Djibouti enregistrées au nom de sa femme, ainsi que quelques bijoux. Voir FO 371/50AB/3494, « Estate of Mr Terzian in Abyssinia », Gates à Ryan, Constantinople, 17 décembre 1918 ; Haut Commissaire à Balfour, Constantinople, 21 décembre 1918 ; Huntington à Ryan, Constantinople, 5 avril 1919 ; Foreign Office à Thesiger, télégramme du 10 janvier 1919 ; Thesiger à Curzon, Addis Abeba, 29 janvier 1919. MAE, Série K, Éthiopie 21, « Transmission d’une lettre du Consulat général de Turquie à Addis Abeba », Coppet au président du conseil, Addis Abeba, 30 septembre 1920.
37Proclamée le 28 mai 1918, la première République d’Arménie fut reconnue de facto en janvier 1920 par les Alliés. La déclaration de Kévorkoff est datée du 24 mai 1920. Voir MAE, Série K, Éthiopie 21, 82/7, « Protection des Arméniens », Coppet au président du conseil, Addis Abeba, 25 mai 1920.
38Comme le prévoyaient initialement les projets du président Wilson qui furent discutés lors des négociations préparatoires au traité de Sèvres du 10 août 1920. Voir MAE, Série K, Éthiopie 21 : « A. S. de la protection des sujets Arméniens en Éthiopie », Boucoiran au ministre, Addis Abeba, 26 octobre 1919. On comptait 1 000 à 1 500 personnes bénéficiant de la protection de la France en Éthiopie en 1935 dont, en plus des Arméniens, des Polonais, Tchécoslovaques, Suisses, Russes, Syriens, Libanais, Arabes et Somalis. Voir MAE, Série K, Éthiopie 122 : « Mise en défense de la légation de France et de Grande-Bretagne à Addis Abeba. Mesures d’évacuation et de protection des étrangers », « Mesures de protection en cas de troubles », Bodard à Coppet, Addis Abeba, 5 juin 1935. Zervos, 1936, p. 435.
39MAE, NS, Éthiopie 62, « La légation britannique et la colonie grecque à Addis Abeba », Brice à Pichon, Addis Abeba, 4 janvier 1911 ; idem, télégramme de Djibouti, 12 décembre 1910. Mérab, 1920-1929, t. II, p. 98 ; Ghanotakis, 1979, p. 46, 49. À partir de 1912, la défense des intérêts grecs passa à la légation de Russie, jusqu’à ce que soit ouvert un consulat du Royaume de Grèce à Addis Abeba en 1917.
40MAE, Série K, Éthiopie 21 : « Protection des Russes et des Arméniens en Éthiopie », Coppet au ministre, Addis Abeba, 4 février 1920 ; « Protection des intérêts ottomans en Éthiopie », idem, 20 février 1920. MAE, Série K, Éthiopie 1, « Au sujet de l’interprète arménien de la légation », Boucoiran au ministre, Addis Abeba, 25 août 1923.
41MAE, Série K, Éthiopie 1, 79, « A. S. Insuffisance personnel du poste », Reffye au ministre, Addis Abeba, non daté [1928]. Voir aussi Armandy, 1930, p. 127-128.
42Ibid., 83/2, « A. S. Protégés de la légation de France », Reffye au président du conseil, Addis Abeba, 17 novembre 1928 ; « Inscription d’Arméniens en Éthiopie », Note du département du Levant de la direction des Affaires politiques et commerciales pour le bureau d’Afrique, Paris, 14 janvier 1929 ; « A. S. La protection des non-nationaux », Reffye à Briand, Addis Abeba, 8 mars 1929.
43C’est sans doute sur ce statut que se rabattent les Arméniens venus demander leur radiation des registres de la légation, à la suite d’une décision judiciaire du chef de poste en défaveur de l’un des leurs. Voir MAE, Série K, Éthiopie 1, 79, « Les Arméniens et la protection française », Gaussen au ministre, Addis Abeba, 23 avril 1926.
44Auberson, 1936, p. 98-99. Ils sont sous le coup de la loi et de la procédure éthiopiennes mais, le fait mérite d’être souligné, « sans application de la contrainte par corps. »
45L’affaire du meurtre de Sarkis Terzian est révélatrice à ce sujet. Le coupable, un immigrant arménien nommé Missak Parounaguian, semble avoir été prestement exfiltré vers Asmara, via Djibouti, afin d’éviter qu’un Blanc ne soit livré à la justice éthiopienne, jugée cruelle, ou qu’il ne vienne décorer le célèbre arbre aux pendus qui trônait alors en plein centre d’Addis Abeba. On retrouve sa trace en Érythrée, d’où il est expulsé en 1936 vers l’URSS. Voir MAE, Série K, Éthiopie 21, « Transmission d’une lettre du Consulat général de Turquie à Addis Abeba », Coppet au président du conseil, Addis Abeba, 30 septembre 1920. ASMAI, 181/55, fasc. 260, Note verbale de l’ambassade de l’URSS, Rome, 14 février 1936 ; Telespresso du ministère des Affaires étrangères du 27 mars 1936 ; télégrammes du ministère des Colonies à la Direzione Generale Africa Orientale à Asmara, 8 avril et 24 mai 1936.
46Lettre de l’archevêque des Arméniens d’Égypte Thorgom, datée du Caire le 21 mars 1923 et conservée dans MAE, Série K, Éthiopie 1, « Protection arménienne en Éthiopie », Boucoiran au ministre, Addis Abeba, 13 mai 1923. À cette date le quatrième comité est composé des commerçants Yervant Hussissian (conseiller), Hayg Touloumbadjian (conseiller), Krikorios Boghossian (trésorier), Chemavon Kévorkian (secrétaire), Hrant Papazian (président), ainsi que de l’ingénieur du gouvernement Krikor Howyan (président honoraire) et du tapissier et brodeur du palais impérial Mihran Hazarian (conseiller).
47Patapan, 1930, p. 255 ; Terzian, 1997. Les Grecs créèrent un comité semblable composé des hommes les plus riches qui étaient sollicités, à l’occasion, pour subvenir aux dépenses communes. Voir Ghanotakis, 1979, p. 49, 72.
48MAE, Série K, Éthiopie 21, carton 82/7, « Protection des Russes et des Arméniens en Éthiopie », Coppet au ministre, Addis Abeba, 4 février 1920.
49Ibid., Éthiopie 1, carton 79, « Manifestation en faveur de la France à l’occasion de la Fête nationale », Boucoiran au président du conseil, Addis Abeba, 15 juillet 1923 ; « Célébration de la fête nationale », Reffye au ministre, Addis Abeba, 23 juillet 1928. Voir par ailleurs Le Courrier d’Éthiopie, 21 juillet 1923, p. 2.
50Du Bourg de Bozas, 1906b, p. 197-198.
51MAE, NS, Éthiopie 72, Annexe 5 à la dépêche de la légation de France en Abyssinie du 17 septembre 1908 : « Réponse du chargé d’affaires d’Allemagne au comité organisateur d’une fête en l’honneur de la constitution », Zintgraff au Comité arménien, Addis Abeba, 6 septembre 1908.
52Voir ASMAI, 95, fasc. 344, télégramme du 11 janvier 1939 adressé à Benito Mussolini pour les vœux du Nouvel An, de la part du président de la communauté arménienne, Matig Kévorkoff, et les remerciements du Duce à la communauté arménienne.
53Avédis Terzian (Récit 4, § 21).
54« Statuts de la communauté arménienne en Éthiopie » (révisés le 6 février 1963), articles 1, 4 et 6.
55Voir Auberson (1936, p. 85) qui remarque que « les différentes colonies étrangères placées sous l’autorité d’un même consulat forment ainsi dans l’État éthiopien autant de petits États soumis à l’autorité administrative et à la juridiction du consul placé à leur tête. » Également Avédis Terzian (Récit 9, § 1-5).
56ASMAI 181/58, fasc. 287 correspondance relative à Johannes Semerdjibashian et à son fils Vahakn en 1938 ; 181/56, fasc. 271, correspondance au sujet de « Khdstoff Sakhatjian » [Khosrov Sahatjian].
57ASMAI, 180/42, fasc. 136, « Sudditi stranieri », 21 juillet 1939. Yervant Atamian faisait partie de la fanfare du ras Täfäri en 1924 (Patapan, 1930, p. 245).
58On relève de nombreux cas d’expulsions de sujets grecs dans ASMAI 181/55, fasc. 260, fasc. 262 ; 181/58, fasc. 287. Voir aussi ASMAI 180/42, fasc. 136, ordres d’expulsion de Yervant Hagopian, sujet libanais né à Geyvé (Turquie) et de Yervant Norarevian, arménien apatride né à Keresud (Turquie), informations sur les projets d’expulsion de Mélidos Ohanessian et de Yervant Atamian.
59Avédis Terzian (Récit 2, § 12-13 ; Récit 12, § 15). Voir également le témoignage d’Anna Marcerou.
60Entre 1944 et 1949, les Records of residence permits de l’Immigration Office éthiopien montrent que 454 personnes d’origine arménienne sont entrées en Éthiopie, contre 1 041 Grecs, écart qui pourrait résulter du différentiel des expulsions pendant la guerre. Voir Norberg, 1977, p. 89-90.
61ASMAI 181/55, fasc. 261. Ces arrêtés d’expulsion concernent aussi des Italiens résidant en Érythrée.
62Voir aussi ASMAI 181/58, fasc. 287, « Agop Sivrisarian », 11 novembre 1936, demande d’information de sa sœur, Mélinée Atamian, sur les raisons de sa relégation en Somalie ; lettre de Vahram Terzian et Agop Sivrissarian au ministre des Colonies, Merca (Somalie), 22 décembre 1936. Les deux hommes, qui se disent les « deux seuls exilés de la race blanche en Somalie », rappellent au ministre leur demande de grâce non exaucée. Ils seront finalement placés en résidence surveillée à Addis Abeba.
63ASMAI 181/55, fasc. 262, « Protetto francese Partikian Artini Hair Wdie di Hana ed altri », ministère de l’Intérieur au ministère des Colonies, Rome, 9 février 1936 ; télégramme du gouverneur de l’AOI au MAI daté du 22 juin 1937, Addis Abeba, concernant l’expulsion d’Avédis Kenadjian, protégé français, de sa femme Azniv Derballian et de leurs enfants, « personnes dangereuses sur le plan politique pour l’activité déployée à nos dépens avant et après notre occupation » de l’Éthiopie.
64ASMAI 180/44, fasc. 154. Borruso, 2003, p. 27-31.
65Ibid., fasc. 155. Ordres d’internement de Nazaret Hazarian, Gregorio Cricorian [Krikor Krikorian], Naum Sakayan, Boghos Babadjian, Vahram Terzian, Giovanni [Hovhannes] Bédrossian, Minas Kherbeguian, Mihran Broussalian et Mikel Mikaelian ; « Liste des étrangers de civilisation européenne ou apparentée qui ont quitté les territoires de l’Empire du 1er au 15 juin 1940 » en annexe à MAI, CGCPAI « Partenze di stranieri dall’Impero », Rome, 12 août 1940 ; listes des sujets étrangers « arrêtés parce que considérés comme capables d’actions contraires aux intérêts nationaux » et internés aux camps de Sarcama et de Quoram, dont Avédis Terzian, « libanais protégé français », Minas Kherbeguian, « arménien apatride », Mardiros Vagharchaguian, « apatride d’origine arménienne », Aramast Baghdassarian, etc. Voir aussi ASMAI 84, fasc. 249 et 250.
66ASMAI 7, fasc. 55. Évaluation donnée avec le détail de 1 100 Grecs en AOI, dont 580 dans le Choa, nettement inférieure aux estimations d’avant-guerre. Selon un télégramme de la légation d’Italie en Éthiopie daté du 6 septembre 1935, la légation de Grèce comptait à ce moment « 1 600 sujets en majorité femmes et enfants » à Addis Abeba. La population grecque dans le Choa aurait donc diminué des deux tiers environ. Voir aussi Guida dell’Africa Orientale Italiana, 1938, p. 432, 479.
67ASMAI 180/44, fasc. 155, « Comunità greche nell’A. O. I. », note de l’inspecteur général de l’AOI au Commandement supérieur des forces armées, Addis Abeba, 1er novembre 1940 ; « Cittadini Greci in Addis Abeba », Addis Abeba, 25 novembre 1940 ; « Cittadini greci internati nel campo di concentramento di Quoram », note du CGCPAI (Comando Generale del Corpo di Polizia dell’Africa Italiana/di Polizia Coloniale), Rome, 10 avril 1941 ; « Internamento di cittadini greci atti alle armi residenti in Asmara », idem, Rome, 22 février 1941 ; « Cittadini greci muniti della carta di permanenza », idem, Rome, 12 février 1941.
68ASMAI 180/44, fasc. 156, « Legge ellenica sui sequestri di beni nemici », le ministre des Finances au MAI, Rome, 14 mars 1941.
69Le commerçant arménien Matig Kévorkoff est cependant exproprié de son monopole sur les tabacs, et ses biens confisqués, en sa qualité de « sujet ennemi » puisqu’il est de nationalité française. Il est expulsé de l’AOI le 29 novembre 1939. ASMAI 95, fasc. 344.
70Je souligne. ASMAI 180/44, fasc. 156, « Applicazione della legge di guerra. Sudditi siriani e libanesi di origine armena e araba, e sudditi greci di origine armena », Governo della Libia, Tripoli, 23 avril 1941.
72Martucci, 1940, p. 6-7.
73Il reconnaît plus loin que « la communauté arménienne d’Addis Abeba se compose actuellement d’environ 80 familles avec un total d’environ 550 personnes », ce qui confirme la déstabilisation de la communauté engendrée par la conquête italienne, même si on lui aditionne « les cinq cents autres arméniens résidant sur les autres territoires de l’Afrique orientale italienne » (chiffre luimême exagéré). Ibid., p. 5 et 8. Une autre source italienne évalue à à 830 le nombre des Arméniens résidant à Addis Abeba en 1938. Voir Guida dell’Africa Orientale Italiana, 1938, p. 479.
74Martucci, 1940, p. 5, 8, 15.
75ASMAI 73, fasc. 190, lettre du père Vahan Hovhanessian à Benito Mussolini et au ministère de l’AOI, Rome, 29 juillet 1938.
77ASMAI 91, fasc. 288, « Sudditanza », Savoia au MAI, Addis Abeba, 13 novembre 1940.
78Voir ASMAI 91, fasc. 288, « Promemoria relativo ad alcune situazione createsi in seno alla colonia araba di Addis Abeba », Addis Abeba, 22 juillet 1940.
80ASMAI 92, fasc. 293. Voir la demande rejetée d’Alice Papazian, fille de Hrant Papazian et Sybille Kévorkoff, née à Diré Daoua en 1921 et sujette éthiopienne, d’obtenir le statut de sujette italienne.
81Le même problème est posé par la question des assurances sociales des travailleurs perses, égyptiens, syriens, libanais et arméniens, qui ne peuvent bénéficier de la législation italienne, mais auxquels l’administration ne souhaite pas non plus appliquer les normes en vigueur pour les sujets indigènes de l’AOI. ASMAI 91, fasc. 288, « Assicurazioni Sociali a favore dei lavatori sudditi stranieri in A.O.I. », Rome, 31 août et 5 octobre 1940.
82Néologisme italien désignant la fréquentation des femmes indigènes par des Européens.
83Martucci, 1940, p. 10 et 18.
84ASMAI 91, fasc. 288, notamment ministère de l’Afrique italienne au ministère des Affaires étrangères, Rome, s. d. ; Cerulli au ministère de l’Afrique italienne, Addis Abeba, 31 mars 1939. L’octroi de la nationalité française aux Grecs et Maltais de Tunisie, en 1923, avait, dans un passé recent, permis de contrecarrer la supériorité numérique des ressortissants italiens, « en utilisant les membres des communautés “intermédiaires”. » Voir Kazdaghli, 2007.
85Cette citoyenneté a été attribuée aux natifs des îles italiennes de la mer Égée sur la base d’un décret du 19 octobre 1933. Elle n’ouvrait pas la jouissance des mêmes droits politiques que ceux dont bénéficiaient les citoyens italiens, mais elle présentait l’avantage d’exonérer ses possédants des obligations militaires. ASMAI 91, fasc. 288, « Greci, armeni e levantini in A.O.I. – Cittadinanza », Rome, 8 mai 1939 ; « Sudditanza », Savoia au MAI, Addis Abeba, 13 novembre 1940 ; « Promemoria relativo ad alcune situazione createsi in seno alla colonia araba di Addis Abeba », Addis Abeba, 22 juillet 1940.
86Archivio centrale dello Stato [ACS], MAI, 22, fasc. 11/9, « Agevolazioni a russi bianchi, armeni ed eventualmente greci residenti nell’Impero per l’acquisto della cittadinanza italiana ».
87ASMAI 181/55, fasc. 261, Nasi au ministère des Colonies et au gouverneur de l’AOI, Harar, 2 décembre 1936.
88ACS, MAI, 28, fasc. 10, Scuola greca di Addis Abeba.
90Ibid., p. 14, 19, 27. Avédis Terzian (Récit 8, § 44 et 47) évoque ces « jeunes arméniens vêtus en chemises noires » et la nomination par les Italiens d’un nouveau conseil des kaghoutayin collaborant avec eux.
91Après la guerre, Berdj Babayan fut longtemps le président de la communauté arménienne.
92Martucci, 1940, p. 12-13, 16-20, 22-26 et 28-32.
93ASMAI 73, fasc. 190, « Armeni », gouverneur de l’AOI au MAI, Addis Abeba, 22 avril 1938 ; lettre de l’Abbé général de la Congrégation mekhitariste, Serapion Uluhogian, au MAI du 10 juin 1938, qui demande l’aide du ministère pour financer les voyages d’une trentaine de jeunes Arméniens envoyés à Venise. Voir aussi Martucci, 1940, p. 8, 14-15. Avédis Terzian (Récit 7, § 15 et 20 ; Récit 8, § 47 et Récit 31, § 4). Témoignage de George Israelian (Addis Abeba, 29 août 2002), né en 1927 à Addis Abeba, qui fit partie de ces collégiens rapatriés en 1941 par les Britanniques.
94ASMAI 73, fasc. 190, lettre du père Vahan Hovhanessian à Benito Mussolini, Addis Abeba, 29 juillet 1938.