1Halbwachs, 1941, p. 190.
2Patapan, 1930, p. 243, note 1.
4Bibliothèque Nubar [BNu], Procès-verbaux des séances du conseil de l’UGAB [PvUGAB], séance du 3 juin 1924, vol. 2, f. 240.
5Voir Esme, 1928, p. 112-113 et supra, le chap. I.
6Nicod, 1937, p. 60-61. Il regrette que la fanfare arménienne ait popularisé à Addis Abeba, et jusqu’à la cour impériale, les airs parisiens en vogue tels que Valencia, chanté par Mistinguett en 1925, « que les gamins arméniens sifflaient dans la rue. » Toutefois, les notes autobiographiques rédigées par Kévork Nalbandian en 1957, complétées par son neveu Nersès en 1964, indiquent qu’il était un chef de chœur diplômé et un instrumentiste polyvalent (il pratiquait l’harmonium, le piano, le qanoun, le violon et les instruments à vent, puis fut plus tard initié aux cuivres). Né en 1887 à Ayntab, il avait étudié la direction chorale auprès du père Komitas à Constantinople, en 1913, et dirigé plusieurs ensembles, dont des fanfares, dans diverses écoles et églises arméniennes d’Ayntab, d’Édesse (actuelle Ourfa) et d’Alep.
7Selon Mardiros Vagharchaguian (interviewé par Francis Falceto le 26 juin 1994 à Addis Abeba), les instruments n’avaient pas été fournis par le gouvernement éthiopien mais par l’UGAB.
8« L’arrivée de l’orchestre de la fanfare de l’UGAB en Éthiopie », Mioutiun [jounal publié par l’UGAB, en arménien], no 101, septembre-octobre 1924, p. 78-79.
10Gebre-Igziabiher Elyas, 1994, p. 461.
11Il se serait agi, selon Avédis Terzian, de l’ancienne résidence de Ledj Iyasu à Addis Abeba, avant son arrestation et sa mise au secret sur ordre de Täfäri. Mardiros Vagharchaguian, un ancien de la fanfare, identifiait ce palais à l’une des résidences du prince héritier à Diré Daoua. Voir Sarkissian, 2005, p. 10.
12Patapan, 1930, p. 244. Mardiros Vagharchaguian, interviewé par Francis Falceto le 26 juin 1994 à Addis Abeba. Voir aussi Sarkissian, 2005, p. 10, où Mardiros Vagharchaguian répète cette anecdote.
13Voir Patapan, 1930, p. 244-245. Voir aussi Nicod, 1937, p. 50, qui affirme que les musiciens arméniens, après avoir logé un certain temps dans l’ancienne résidence de Ledj Iyasu, continuaient à occuper une maison commune, sous les fenêtres de laquelle les curieux pouvaient venir les entendre répéter tous les soirs.
14Kévorkian et Tachjian, 2006, p. 158-159.
15BNu, Correspondances de l’UGAB [CorrUGAB], vol. 63, f. 526-527, lettre du siège adressée au président du comité local de l’UGAB à Addis Abeba, Paris, 8 novembre 1924.
16BNu, CorrUGAB, vol. 62, f. 714, lettre du conseil central d’administration au patriarche Tourian de Jérusalem, Paris, 3 juillet 1924. L’insistance de Täfäri à ordonner le départ des enfants non accompagnés pour l’Éthiopie en octobre 1924, malgré son engagement à les faire voyager sous la surveillance d’adultes, et en dépit des demandes répétées du patriarche et de l’UGAB à ce sujet, procédait probablement du même souci d’économie.
18Patapan, 1930, p. 244. Voir aussi « L’orchestre de la fanfare de l’orphelinat Araradian de l’UGAB », Mioutiun en arménien], no 99, mai-juin 1924, p. 42.
20Sarkissian, 2005, p. 10.
21Les quarante « enfants » étaient âgés de 18 à 25 ans en 1930. Voir Patapan, 1930, p. 244.
22« L’arrivée de l’orchestre de la fanfare de l’UGAB en Éthiopie », Mioutiun [en arménien], no 101, septembre-octobre 1924, p. 78.
23Sarkissian, 2005, p. 9-10.
24Patapan, 1930, p. 243-244.
25BNu, PvUGAB, séance du 20 octobre 1925, vol. 2, f. 308-309.
26BNu, CorrUGAB, Le Recteur-Directeur de l’UGAB, K. Sinabian, à Yéghishé Tourian, patriarche des Arméniens de Jérusalem, Paris, 24 mars 1926.
27Entretien avec Mardiros Vagharchaguian, Addis Abeba, 17 août 1997. Seuls 28 des orphelins sont restés en Éthiopie après la dissolution de la fanfare.
29Voir les fig. 27, 29 et 30.
30Patriarcat arménien de Jérusalem, Correspondances [CorrPAJ], lettre du père financier du Patriarcat au chancelier de l’Empire d’Éthiopie à Jérusalem, 30 avril 1924.
31CorrPAJ, lettre non datée [mai 1924] du patriarche Tourian au ras Täfäri.
32Voir Patapan, 1930, p. 213, 267.
33Exilé en Érythrée par les Italiens, Kévork reprit la direction de la fanfare de la Garde Impériale en 1941, puis celles de l’Armée et de la Police, avec le grade de capitaine. Son frère Hagop Nalbandian le remplaça en 1949. Hagop Manouguian, ancien instituteur de l’école arménienne, devint l’instructeur de la fanfare de la police dans les années 1950-1960. Voir Avédis Terzian (Récit 7, § 7) ; Entretien avec Pusant Nalbandian, Addis Abeba, 4 septembre 1997 ; Manuscrit de Nersès Nalbandian, « La biographie du capitaine Kévork Nalbandian », 1964.
34Né à Ayntab en 1915, arrivé en Éthiopie en 1937, poly-instrumentiste, Nersès Nalbandian approfondit l’œuvre de son oncle dans le théâtre éthiopien et le renouvellement de la musique éthiopienne moderne. Kévork Nalbandian avait composé ou arrangé une cinquantaine de chansons amhariques et écrit des pièces de théâtre entrecoupées de chansons, dont Guèbrè-Maryam le Gondaré (1933-1934). En 1946, Nersès prit la tête de l’orchestre de la municipalité, qui forma l’ossature du Théâtre Haylä Sellasé Ier sous la direction de l’Autrichien Franz Zelwecker à partir de 1955. Il contribua à former la plupart des orchestres institutionnels de l’époque et exerça une influence décisive sur les nouvelles générations de musiciens. Voir Falceto, 2002, p. 726-727 ; Entretien avec Pusant Nalbandian, 4 septembre 1997. Voir aussi sa nécrologie dans The Ethiopian Herald du 18 novembre 1977.
36Habitants ou originaires d’Arabkir. Le suffixe -tsi en arménien exprime la provenance.
37Patapan, 1930, p. 163-164. La constitution de 1908, imposée au sultan Abdülhamid par une révolution, a entraîné l’arrivée aux affaires du Comité Union et Progrès, le parti des « Jeunes Turcs ». L’année suivante, les massacres d’Adana ont entraîné une forte émigration des Arméniens de Cilicie.
38Azarya, 1984 ; Rose, 1993.
39Voir Kévorkian et Paboudjian, 1992, p. 57-60, 318-323 et 375-376.
40Patapan, 1930, p. 163-164.
41MAE, NS, Éthiopie 72, Première annexe à la dépêche de la légation de France en Abyssinie du 17 septembre 1908 : « Sujets ottomans à Addis-Abbeba ».
42Inscriptions funéraires de Gulélé ; registres des naissances, mariages et décès de l’église arménienne d’Addis Abeba.
43Halbwachs, 1941, p. 61, 74, 80.
44Djerrahian, 1991, p. 5-6 ; Fikremariam Estifanos, 1986, p. 16.
45Terzibashian, sans date [1944], p. 64. Également Avédis Terzian (Récit 4, § 1 et 7).
46Avédis Terzian fait erreur sur le nom. Il s’agissait plutôt, semble-t-il, de Papken Séférian.
48Durkheim, 1985, p. 599.