2Boisson fermentée légèrement alcoolisée et sucrée, généralement comparée à l’hydromel.
3L’étrier en Éthiopie était un simple anneau de métal dans lequel le cavalier, qui devait avoir les pieds nus, passait le gros orteil.
4En fait un diadème blanc couvrant le haut du crâne, qu’il portait par-dessous son feutre noir.
5Spécialité arménienne et turque à base de viande de bœuf séchée et de fenugrec.
6Voir par exemple Boulgourdjian-Toufeksian, 2007 ; Wright, 2003.
7Patapan, 1930, p. 184-188.
9Pilibbos arrive en Éthiopie en 1899. Patapan, 1930, p. 163.
10L’anecdote a été racontée dans des termes très similaires par Anna Marcerou, la fille de Lévon et Araxie Yazedjian.
11Aroussiag Ebeyan racontait cet épisode en des termes équivalents en 1965. Voir Pankhurst, 1967, p. 74-75.
12Récit similaire dans les années 1980 par Hapet Ghourlian, né à Constantinople en 1900, selon qui Ménélik répondait à une requête portée par un prêtre arménien. Voir Fikremariam Estifanos, 1986, p. 37. Elle daterait donc de 1905, quand le prêtre Meguerditch Tchelghadian fut reçu au gebbi.
13Littéralement : « Lion vainqueur de la tribu de Juda. »
14‘agäru armän. Littéralement, « du pays des Arméniens. »
15bäzuqän : littéralement « de nombreux jours », mais il s’agit à l’évidence de plusieurs années (Berhanou Abebe).
16Phrase que l’on peut également traduire par : « Il est désormais compté parmi les Abyssins » ou « Il appartient désormais au nombre des Abyssins », ou bien encore « Il est compris dans le nombre des Abyssins. »
17Berhanou Abebe propose également : « Je lui ai donné ce passeport afin qu’aucun mal n’aille à son encontre » ou « afin que rien de fâcheux [ou malencontreux] ne lui arrive dans tous les pays qu’il traverse. »
18Soit le 5 février 1901 dans le calendrier grégorien.
19Commentée supra, chap. IV.
20À ce détail près que Sarkis serait né en 1862, et non en 1868 comme l’affirmait Hayk Patapan.
21Voir Gleichen, 1971 [1898], p. 233.
22Ordination qui, au Moyen Âge, a pu servir d’ingrédient à la légende du Prêtre Jean en Europe.
25Hovanessian, 2005, p. 67, 77.
26Hovanessian, 1992 et 1995 ; Ma Mung, 1996.
27Hovanessian, 1992 et 2007b, p. 6.
28On pense par exemple à la « Rue d’Arménie », à Lyon, ou, de manière plus frappante encore, à l’« Avenue du 24 avril 1915 » à Beaumont, dans le 12e arrondissement de Marseille.
29Hovanessian, 2007a, p. 449-450 et 2007c, p. 17-18.
31Hovanessian, 2007c, p. 17-19.
32Hovanessian, 1992, 1995 ; Temime, 2007, p. 27-29.
33Voir Tölölyan, 2005 ; Boudjikanian, 2007b ; Weil, 2005.
34Mérab, 1920-1929, t. I, p. 120. Le nom de l’actuel quartier de Shola-Käbäna, à Addis Abeba, en conserve la trace.
35De Castro, 1915, t. I, p. 52 et 237-238. Voir aussi Gleichen, 1971 [1898], p. 117-118 ; Duchesne-Fournet, 1909, t. I, p. 50-51 ; Skinner, 1906, p. 72.
36Hovanessian, 2007c, pp. 10-12, 14-16.
37Hovanessian, 2001, p. 75-76, 86 (souligné par l’auteur).
38Pattie, 1997, p. 44, 236.
39Hovanessian, 2007b, p. 6.
40Expression amharique traduisible par « Sa Majesté ».
42Hovanessian, 1995, p. 91-95.
43Amit-Talai, 1989, p. 5, 96, 125-131.
44Mirak, 1983, p. 89, 123-147, 272-283.
45Bakalian, 1994, p. 319-392.
46Ter Minassian, 1997, p. 30.
47Hassiotis, 2007 ; Antoniou, 2007.
48Temime, 2007, p. 26, 30-31 ; Huard, 2007.
49Noiriel, 2006, p. 154-159, 162-163.
50Il s’agit de Krikorios Boghossian.
51Anna Marcerou, Nice, 19 avril 1996.
52Voir Noiriel, 2007, p. 311-364.
53Voir Noiriel (2007, p. 483-588) qui voit, dans l’appropriation par la jeune génération arménienne de France de la « mémoire » du génocide, une illustration du « syndrome de Vichy » décrit par Henry Rousso (p. 561).
54Ter Minassian, 1997, p. 37-38.
55Citons le livre de Jean-Marie Carzou, Arménie 1915 : un génocide exemplaire (1975), les comptes rendus de la session du Tribunal permanent des peuples consacrée au génocide des Arméniens sous le titre Le crime de silence (1984), avec une préface de Pierre Vidal-Naquet, ainsi que les travaux d’Yves Ternon, notamment Les Arméniens. Histoire d’un génocide (1977) et La cause arménienne (1983). Voir également la publication des Archives du génocide des Arméniens en 1986.
56Armée secrète arménienne pour la libération de l’Arménie, l’ASALA était essentiellement formée de jeunes activistes qui s’étaient précisément engagés dans la forme la plus violente de politisation de la mémoire.
57Altounian, 2009, p. 118-121.
58Ter Minassian, 1997, p. 38.
59Voir un bon exemple de ce retournement dans l’enquête de Cécile Zervudacki (2007).
60Halbwachs, 1994, p. 105-106.
61Hovanessian, 2007c, p. 14.
62Il s’agissait d’Élise, Louise et Suzanne Boghossian, nées à Addis Abeba respectivement en 1907, 1910 et 1914, et décédées dans la même ville en 1999. Les autres enfants de Krikorios et Charlotte Boghossian encore présents à Addis Abeba étaient Hampartzoum Boghossian (né en 1912, décédé en 2003) et Sahag Boghossian (né en 1911, mort en 2009).
63Voir Marcus, 1995b, p. 250, 261 ; Prouty, 1986, p. 340. C’est aussi la date retenue par la chronique d’Iyasu et Zäwditu. Voir Gebre-Igziabiher Elyas, 1994, p. 343.
65Gebre-Igziabiher Elyas, 1994, p. 344.
66Gebre-Igziabiher Elyas, 1994, chap. 25, p. 357 et chap. 44, p. 402-410.
67Mérab, 1920-1929, t. II, p. 240-241.
70Voir Mérab (1920-1929, t. II, p. 66), qui cite l’œuvre d’un chansonnier de Montmartre publiée en janvier 1914 : « Qu’est-ce que j’apprends, c’pauvr’Ménélik / Vient de casser sa pipe !… / On enterre, à ce que je vois, / Le négus d’Abyssinie ; / Ça fait la trent’sixième fois ;/Cela tourne à la manie !… / Moi je ne marche plus/Le truc est trop connu ; / […] / Chaque fois qu’on tue ce gai compagnon/Il revient comme la soupe à l’oignon. »
72En 1906, la mort du ras Mäkonnen fut brièvement tenue secrète à Harar. Voir Mérab, 1920-1929, t. II, p. 40. De même lorsque le ras Täsämma, désigné comme régent de l’empire par le gouvernement éthiopien, s’éteignit dans la nuit du 10 au 11 avril 1911, fit-on immédiatement transporter son corps en grand secret pour l’enterrer discrètement au monastère de Däbrä Libanos. Voir Cohen, 1912, p. 63.
73Durkheim, 1985, p. 117.
74Halbwachs, 1997 [1949], p. 131.
76Montandon, 1913, p. 22.
77Annaratone, 1914, p. 155.
78MAE, NS, Éthiopie 62, « Protection des Ottomans en Abyssinie », Brice à Pichon, Addis Abeba, 10 février 1909.
79MAE, NS, Éthiopie 62, « A. S. de la population européenne », non signé, Addis Abeba, 14 novembre 1909.
80À l’instar du « contrat de lecture » ou de la « lecture sous condition » qui lient implicitement le destinataire d’un témoignage à son producteur, dans le cas des récits produits par des survivants de génocides. Voir Waintrater, 2009, p. 150-155.
81Halbwachs, 1941, p. 206.
82D’un premier mariage, Ménélik, encore roi du Choa, avait eu deux filles mais aucun fils. Sa seconde épouse, l’impératrice Taytu, ne lui avait pas donné d’enfant. Ledj Iyasu devait être âgé de 13 ans lorsque, en 1909, son nom fut avancé comme celui de l’héritier du trône. Il était issu du mariage entre la seconde fille de Ménélik, Shäwa Rägga, et le ras Mikaél du Wällo.
83Bloch, 1995 [1921], p. 148-151.
84Valensi, 1992, p. 265-266.
85Bloch, 1995, p. 163-165.
86Gebre-Igziabiher Elyas, 1994, p. 357-358 ; Ullendorf, 1976, p. 49.
87Voir Marcus, 1995b, p. 270-274 et 1995a, p. 15-19 ; Greenfield, 1965, p. 132.
88Farago, 1935, p. 61 ; Berhanou Abebe, 2001, p. 323-325.
89FO 371/2593 : « Lidj Iasu’s Moslem intrigues », Thesiger au ministre, Addis Abeba, 20 juillet 1916.
91Voir à ce propos Berhanou Abebe, 2003.
92Reidulf K. Molvaer (Gebre-Igziabiher Elyas, 1994, p. 560-561), attribue une photo d’Iyasu vêtu en musulman à un photographe arménien, qu’il identifie par erreur à l’Indien J. G. Mody.
93D’après une conversation avec Denis Gérard à Addis Abeba, en mai 2000.
94Anna Marcerou, Nice, 19 avril 1996.
96Dans une interview donnée en 1986, il aurait déclaré que Yazedjian avait été payé 3 000 thalers par les Anglais. Voir Fikremariam Estifanos, 1986, p. 32. Interrogé à ce sujet en 1984, Hapet Ghourlian (né à Istanbul en 1900 et mort à Addis Abeba en 1987) déclarait que Lévon Yazedjian avait reçu la somme, considérable pour l’époque, de 15 000 thalers. Cité dans Berhanou Abebe, 2003, p. 24-25.
97Anna Marcerou, née Yazedjian en 1914 à Addis Abeba, était en fait la filleule de l’épouse du ministre de la justice, Sahlä Tsedalu. Plus tard, l’épouse de Täfäri, devenue impératrice Mänän, fut la marraine de sa fille.
98Voir aussi Patapan, 1930, p. 212 ; Zervos, 1936, p. 496. D’après Avédis Terzian, Paylag Yazedjian fut nommé vice-gouverneur de la municipalité d’Addis Abeba en 1956.
99À l’exception de Patapan (1930, p. 270), qui évoque Yazedjian comme « policier ».
100Le registre des décès de l’église arménienne indique que Lévon Yazedjian a été inhumé le 25 janvier 1927, après avoir été terrassé par le typhus à l’âge de cinquante-six ans.