2Valensi, 1992, p. 276-277, qui conclut, citant Paul Ricœur (Temps et Récit,iii), que « nous sommes à la fois les “lecteurs” et les “scripteurs” de ce passé ; que les paroles de ce passé constituent notre “identité narrative” ; que le récit qu’on nous apporte dit qui nous sommes. »
3Il s’agissait de la résidence du negus Ménélik dans le Shäwa, dans les années 1880.
4Sarkis est en réalité mort en 1915, l’année 1913 correspondant à la date officielle de la mort de Ménélik.
5Barthes, 2010 [1980], p. 16-17, 38.
6Du Bourg de Bozas, 1906b, p. 197-198.
8Douin, 1941, t. III, p. 752, 793 et 1046 ; Rubenson, 1976, p. 315-317.
10Après le suicide de l’empereur Téwodros II (1855-1868), le titre impérial fut disputé entre plusieurs prétendants, dont le ras Kasa du Tegray (le futur empereur Yohannes IV) et le wagshum Gobäzé du Godjam (empereur sous le nom de Täklä Giyorgis entre 1868 et 1871).
11Il se convertit au christianisme et épousa l’une des filles de Ménélik, Shäwa Rägga.
12Patapan, 1930, p. 165-167. Cette requête vise à permettre de légitimer le pouvoir de Ménélik et, le cas échéant, à faciliter son accession à la dignité impériale.
13Säla Denga, une des principales localités de la région du Mänz, dans le Shäwa. Les troupes de Yohannes et de Ménélik s’y affrontèrent brièvement en février 1878 (Marcus, 1995b, p. 54).
14Patapan, 1930, p. 168. Voir aussi Pankhurst, 1967, p. 35 et note 34, citant Avédis Terzian : « Des traditions disent qu’il [Boghos] agit comme agent du roi du Choa et qu’il envoya des messages de sa part cachés dans une cane » ; « des gens sont même allés jusqu’à affirmer que Bogos [sic] Marcarian était impliqué dans la mort de l’empereur Yohannes à Metemma. »
15Patapan, 1930, p. 169-170.
16La chronique de Yohannes raconte le couronnement sans faire allusion à Dikran Ebeyan, ni à l’Égypte. Voir Bairu Tafla, 1977, p. 127-137.
17Voir Pankhurst, 1967, p. 35-36, qui cite le récit d’Aroussiag Ebeyan, entendue en 1965.
18Cette interpolation d’un thème religieux n’est pas sans rappeler le mythe des quarante orphelins, qui s’enracine à Jérusalem (lire infra, chap. VI).
19Il figure en bonne place dans la galerie de portraits du panthéon arménien en Éthiopie que présente l’album de Mouchegh Terzian (fig. 9).
20Gleichen, 1971 [1898], p. 248.
21Voir supra, chap. I, note 40.
22Au début du règne de Yohannes (1872), l’armée de Ménélik ne possédait qu’un millier de fusils et quelques pièces d’artillerie. À la bataille de Tchalänqo (1887), moins de la moitié de ses vingt mille soldats étaient équipés d’armes à feu puisées dans un stock hétéroclite et obsolète.
23Depuis le traité de Bruxelles de 1890, qui limitait drastiquement l’achat d’armes par l’empereur.
24Il s’agit de la maison Terzian Frères, fondée à Harar par Sarkis et Ohannes Terzian.
25FO 403/239, Mémorandum communiqué par l’ambassadeur d’Italie, 17 août 1896.
26FO 403/221, Sir F. Plunkett au marquis de Salisbury, Bruxelles, 15 décembre 1895. Cette dernière accusation, peu fiable, est aussi dans Pariset, 1937, p. 107, 141.
27FO 403/239, Adamoli au général Ferrero, Rome, 10 février 1896. Gleichen, 1971 [1898], p. 197. FO 403/298, Harrington au marquis de Salisbury, Addis Abeba, 7 avril 1900.
29Lire des versions proches de ce chant (mais qui ne citent par Sarkis) dans Vanderheym, 1896, p. ii et Thesiger, 1990, p. 49-50.
30Voir aussi De Castro, 1898, p. 158.
31Dans les années 1900, l’arme la plus courante en Éthiopie était encore la carabine Gras, modèles 1874, 1875 ou 1880.
32Elias, 1991, p. 149-161.
33Il suit le même découpage dans son bref mémoire sur l’histoire de la communauté arménienne en Éthiopie.
34D’après la publication de ses Courses of Instruction (imprimerie Zellitch, Constantinople, juin 1921), le programme du Robert College où Avédis Terzian étudia comprenait notamment des enseignements de mathématiques, sciences, géographie, et de nombreux cours de langues en arménien, anglais, français et turc.
35Sur les juridictions consulaires concernant les étrangers en Éthiopie, lire infra, chap. VIII.
36Bourdieu, 1986, p. 69, 71.
37Traduction Mihreteab Tsighe.
38Halbwachs, 1941, p. 189.
39Un corps expéditionnaire égyptien commandé par Mohammed Raouf Pacha prend possession de Harar au nom du khédive Ismaïl en 1875. On signale dès 1880 la présence de plusieurs commerçants grecs, dont les frères Moussaya cités par plusieurs voyageurs français, qui s’y étaient établis, comme Kévork Terzian, en tant que fournisseurs de la garnison égyptienne. Voir Bardey, 1981, p. 141-142. Voir aussi les lettres de Rimbaud à Harar, qui vient y prospecter pour la première fois avant de s’en retourner à Aden en 1882.
42Bardey, 1898, p. 47-55.
43« Au Harrar », Le Monde Illustré (supplément à L’Illustration) du 22 mai 1897, p. 334.
44FO 403/89, The King of Shoa to Consul Hunter, Harrar, January 8, 1887. Sur Grañ, voir supra note 10 du chap. II.
45Monfreid, 1933, p. 163-164.
46Surplombant la plaine de l’actuelle Addis Abeba, Entotto fut la résidence de Ménélik jusqu’au début des années 1890.
47Gleichen, 1971 [1898], p. 196.
48La bataille de Tchalänqo du 6 janvier 1887, aux dires de Rimbaud et Borelli, ne dura pas plus d’un quart d’heure et vit la victoire des 20 000 hommes de Ménélik contre les 3 000 soldats de l’émir, armés de 600 fusils et deux canons laissés par les Égyptiens. Selon Borelli, Ménélik a envoyé un délégué pour annoncer aux habitants de Harar qu’il ne leur serait fait aucun mal s’ils le laissaient entrer sans opposition ; « avec quelques soldats, il est entré dans Harrar, sans rencontrer de résistance. » Aucune source ne mentionne Sarkis, mais deux Grecs et un Italien, jusqu’alors détenus par Abdullahi, auraient été envoyés par les habitants de Harar auprès de Ménélik afin d’implorer sa clémence. Voir FO 403/89, Baring to Salisbury, Cairo, February 9, 1887. Borelli, 1890, p. 200, 214 ; Arthur Rimbaud, « Lettre au directeur du Bosphore égyptien », 20 août 1887, in Jeancolas, 1997 ; Marcus, 1995b, p. 92.
49Manuscrit de Paylag Yazedjian (traduction par Anna Marcerou, Nice, 20 avril 1996).
50Voir aussi Pariset, 1937, p. 107, 142. ASMAI, 36/10/81, Salimbeni au ministre, Harar, 28 avril 1892.
51Barthes, 2010, p. 48-49 sq.
52Le domaine de Komboltcha était une des résidences du dädjazmatch Mäkonnen. Voir ASMAI, 36/10/81, Salimbeni au ministre, Harar, 3 juin 1892. Peut-être Sarkis en eut-il l’usufruit ?
53Le Monde illustré, 22 mai 1897. Un récit similaire est donné dans le Washington Times du 23 novembre 1905.
54Patapan, 1930, p. 225. Voir aussi Terzibashian, sans date [1944], p. 293-299.
56ASMAI, Etiopia, 36/10/80, Salimbeni au ministre, Zeila, 26 février 1892 et Bio Caboba, 7 mars 1892. Les deux rapports cités par Marcus, 1995b, p. 137, qui écrit que Mäkonnen avait confié la garde de ce poste à « un officier arménien à la tête de 25 soldats galla », concernent en fait ce soldat soudanais.
57ASMAI, 36/10/80, Felter à Salimbeni, Harar, 6 mars 1892 et Salimbeni au ministre, Harar, 19 mars 1892. Les raisons de ce refus ne sont nulle part explicitées. Le traitement défavorable réservé aux Anglais s’explique par l’expansion britannique en Somalie, qui contrariait celle du royaume du Choa, allié de l’Italie. Les gouvernements britannique et italien considéraient d’ailleurs l’occupation éthiopienne de Biyo Kaboba comme illégitime. Voir ASMAI, 36/10/81, Salimbeni au ministre, Harar, 21 avril 1892. Swayne, 1900, p. 286-287.
58Terme calqué sur le kaodja de la version française de cette lettre, qui doit être rapproché du titre khawâja (synonyme de mu’allem, « maître ») donné aux juifs et aux chrétiens dans les pays arabes mais aussi du khodja persan précédant les noms des grands négociants arméniens de la période moderne.
59ASMAI, 36/10/80, Felter à Salimbeni, Harar, 10 février [sic, plus probablement 10 mars] 1892.
60Conquises en 1887-1888, ces deux localités servaient d’avant-postes aux rapines des soldats éthiopiens en territoire somali. À mi-chemin entre Zeila et Harar, le petit poste de Biyo Kaboba, simple baraquement de pierre entouré de huttes à l’emplacement d’un puits, n’était tenu que par une escouade. À une trentaine de kilomètres de Harar, Gildessa était un relais plus important pour les caravaniers, d’un millier d’habitants peut-être. Mais l’endroit, infesté de fièvres malignes, était peu plaisant, et son gouverneur résidait le plus souvent à Harar. Voir ASMAI, 36/10/81, Salimbeni au ministre, Harar, 21 avril 1892. Gleichen, 1971 [1898], p. 24-27, 34 ; Marcus, 1995b, p. 138 ; De Castro, 1898, p. 138, 146-147, 149, 152 et, idem, 1915, t. I, p. 31, 35 ; Orléans, 1898, p. 34, 44 ; Vanderheym, 1896, p. 38 ; Bardey, 1898, p. 9, 17-18 ; Swayne, 1900, p. 136-141, 144-145 ; Powell-Cotton, 1902, p. 23 ; Michel, 1901, p. 48 ; Du Bourg de Bozas, 1906a, p. 3 et 1906b p. 13 ; Pariset, 1937, p. 104.
61Rimbaud, qui réside à Harar en 1888-1891, use à plusieurs reprises des services de Sarkis dans la correspondance assidue qu’il entretient avec Alfred Ilg. Il ne l’évoque plus une seule fois dans son courrier en 1890 et 1891. Lettres d’Alfred Ilg à Arthur Rimbaud, Entotto, 21 août et Aït-Amba, 10 septembre 1889 ; Lettres de Rimbaud à Ilg, Harar, 12 et 13 septembre, 11 et 20 décembre 1889.
62ASMAI, 36/10/81, Salimbeni au ministre, Harar, 3 juin 1892. Après 1892, aucun voyageur européen ne note plus la présence d’un chef arménien à Biyo Kaboba.
63Halbwachs, 1941, p. 150-151 et 1997 [1950], p. 130 sq.
64Le train est encore de nos jours appelé babur en Éthiopie, bien qu’il ne fonctionne plus à la vapeur.
66Ibid., p. 112 ; Annaratone, 1914, p. 158 ; De Castro, 1915, t. I, p. 219 ; Mérab, 1920-1929, t. II, p. 206-207.
67Marcus, 1995b, p. 159, 200-204.
68Le Roux, 1914, p. 102-105.
69Dans le récit de Le Roux (1914), il s’agit de « Serkis ».
71Le Roux, 1914, p. 114. La description donnée par Mérab (1920-1929, t. II, p. 133) semble elle aussi inspirée de Le Roux.
72Voir Collat, 1905a, p. 431 : « En mai 1904, pour improviser une piste et tirer jusqu’à Addis-Abbeba les éléments d’un rouleau à vapeur, les paysans furent réquisitionnés en masse jusqu’à six jours de marche à droite et à gauche de la route. Ce fut un travail gigantesque, admirablement conduit dans le désert et à travers la montagne. Des milliers d’hommes firent la piste. Deux cents traînaient une roue. On en attelait huit cents au moteur, et la bande tirait en chantant sous les exhortations des chefs. Chaque homme avait apporté sa farine, mais l’eau faisant défaut, beaucoup périrent : la corvée fut meurtrière. »
73Guèbrè Sellasié, 1930-1931, t. II, p. 509.
74Le Roux, 1914, p. 285-287 et 289-294. Voir aussi De Castro, 1915, t. I, p. 221.
76Le Roux, 1914, p. 299, note D.
79Il s’agit probablement de l’ingénieur et architecte Krikor Howyan, né à Constantinople en 1849, diplômé de l’École des ponts et chaussées de Paris, ami de l’astronome Camille Flammarion. Voir Zervos, 1936, p. 494-495 ; Pankhurst, 1981, p. 380-381. Selon Avédis Terzian, il serait l’architecte de l’hôtel de l’impératrice (Hôtel Itégé, actuel Hôtel Taytu).
80Hentze, 1908, p. 90-92.
81Voir Mérab, 1920-1929, t. II, p. 133, pour qui Hentze donne un compte rendu drolatique mais honnête.
82Eadie, 1924, p. 246-249 ; Pankhurst, 1981, p. 378.
84Voir Patapan, 1930, p. 215 ; Zervos, 1936, p. 496.
85D’après Landor, 1907, t. I, p. 72, « depuis l’arrivée de deux engins de traction dans la capitale, Ménélik, suivi par de nombreux grands abyssiniens, passe le plus clair de son temps à marcher derrière ces machines pendant qu’elles sont au travail, écrasant les pierres sur la route. Parfois Ménélik monte lui-même sur la plateforme de l’engin et prend l’intérêt le plus vif à son fonctionnement, y compris à celui de sa chaudière. Des milliers de soldats et une grande part de la population forment une procession derrière le chauffeur impérial. »
86On sait par ailleurs que d’autres Fowler ont été importés, via la légation du Royaume-Uni, quelques années plus tard. MAE, NS, Éthiopie 64 : « Industrie de l’automobile en Abyssinie », Klobukowski à Pichon, Addis Abeba, 20 août 1907.
87Landor, 1907, t. I, p. 72, encore lui, affirme que Ménélik trouve « toutes sortes d’usages » aux engins de traction « en dehors de celui de construire des routes » et qu’il a lui-même vu « l’Empereur sciant du bois avec une scie circulaire actionnée par l’un de ces engins sur le champ de courses où un stand avait été érigé. » Il ajoute que « quand il ne travaillait pas, l’Empereur passait des heures à regarder la scie au travail, et il ne pouvait réfréner son admiration pour la régularité des planches découpées. »
88Entretien avec George Israelian à Addis Abeba, le 29 août 2002.
89Voir aussi Pariset, 1937, p. 144 ; Montandon, 1913, p. 376.
90Voir Pariset, 1937, p. 141 ; Henin, 1907, p. 119.
91Elle avait pour seule concurrente la scierie ouverte plus loin en 1907 par les Suisses Evalet et Faller à Djamdjam, à soixante kilomètres d’Addis Abeba. Voir Henin, 1907, p. 119 ; Montandon, 1913, p. 366 et 376 ; Mérab, 1920-1929, t. II, p. 206-208.
92Affirmation douteuse. Voir Dufton, 1867, p. 173, qui en signale déjà l’usage vers 1862. Dans sa lettre à Rimbaud du 13 novembre 1889, Ilg se plaint d’une « inondation de birillis [berillé] aujourd’hui au Choa » : les importateurs de cet article rendent « le commerce malade, fournisseurs comme consommateurs. »
94MAE, NS, Éthiopie 21, « Source thermale d’Addis-Abbeba », Roux à Pichon, Addis Abeba, 12 mars 1907 : « Convention concernant les eaux chaudes d’Addis Abeba ».
95Duchesne-Fournet, 1909, t. I, p. 58 ; Liano, 1929, p. 112, 116-117, 122-123 ; De Castro, 1915, t. I, p. 239 ; Mérab, 1920-1929, t. II, p. 150-157 ; Escherich, 1921, p. 41-42.
96Liano, 1929, p. 112-115 ; Esme, 1928, p. 58-59 ; Herzbruch, 1925, p. 125-126 ; Rey, 1923, p. 154.
97Mérab, 1920-1929, t. II, p. 151-152. Je reviens plus loin sur cette confiscation.
98Il s’agit de Hadji Abdullahi Ali Sadik, sur lequel je reviens plus loin au sujet de l’affaire du sceau impérial.
99MAE, NS, Éthiopie 21, « Monopole de cartoucherie et concessions annexes », Lagarde à Bourgeois, Entotto, 8 avril 1906 ; « Cartoucherie-Annexe », Lagarde à Bourgeois, Entotto, 21 mai 1906 ; « Annexe à la dépêche politique no 38 du 21 mai 1906 », Lagarde à Bourgeois, traduction du contrat-monopole ; « Au sujet d’un monopole des cartouches, poudre, plomb et explosifs en Abyssinie », note du Capitaine Martin-Decaen, 28 juin 1906 ; « Cartoucherie. Difficultés », Lagarde à Bourgeois, Entotto, 24 octobre 1906 ; « A. S. de Serkis Terzian, arménien en instance de naturalisation », 30 novembre 1906, non signé ; « Établissement d’une cartoucherie à Addis-Abbeba », Brice à Pichon, Addis Abeba, 8 novembre 1909. Voir aussi ASMAI, 38/3/28, « Fabbrica di cartucce in Addis Abeba », Caetani au ministre, Addis Abeba, 27 mai 1905 ; FO 371/20/823, « Cartridge Factory », Wilfrid Thesiger à Sir Edward Grey, Addis Abeba, 14 mai 1910. Montandon, 1913, p. 376 ; Mérab, 1920-1929, t. II, p. 204 ; Rodd, 1923, p. 160 ; Le Roux, 1901, p. 177.
100MAE, NS, Éthiopie 64 : « Au sujet de M. Holtz », Brice à Pichon, Addis Abeba, 13 mai et 3 juillet 1908.
101MAE, NS, Éthiopie 21 : « Au sujet d’une cartoucherie à Addis Abbeba », Brice à Pichon, Addis Abeba, 25 mars 1910. Toujours considéré comme sujet ottoman, Sarkis Terzian avait fait une demande de naturalisation française mais elle fut rejetée en 1907. Voir MAE, NS, Éthiopie 21 : « Réponse à la lettre du Département du 9 juillet no 59 (cartoucherie) », Klobukowski à Pichon, Addis Abeba, 2 août 1907.
102Peter Garretson (2000, p. 131) rapporte dans des termes proches les propos d’Avédis Terzian recueillis au début des années 1970.
103À cette date le consul du Royaume-Uni à Harar était le commerçant grec Gerolimato. Voir Wellby, 1901, p. 34. FO 1/37, Harrington à Salisbury, Addis Abeba, 7 avril 1900.
104FO 1/40, « Résidents à Harrar : Pétition au secrétaire d’État », 22 décembre 1902. Parmi les signataires on relève les noms d’un Arménien, « A. Mèliq Ohanjan [Mélik Ohanian] », et d’au moins trois Grecs, plusieurs Européens, et sept signatures en arabe, probablement celles de commerçants harari.
105Patapan, 1930, p. 226-227.
106Bairu Tafla, 1994, p. 112-114. Voir aussi Eadie, 1924, p. 148-149, qui cite la plaidoirie de Sarkis Terzian lors du procès qui l’opposa à Hadji Abdullahi en 1912.
107ASMAI 38/3/28, « Mission éthiopienne à Vienne », Caetani au ministre, Addis Abeba, 20 mai 1905.
108Le Washington Times du 23 novembre 1905. Voir également le New York Herald du 23 octobre 1905. Patapan, 1930, p. 230 ; Prouty, 1986, p. 272-273 ; Eadie, 1924, p. 150.
109Les deux compères se défendent de telles accusations dans le Washington Times du 26 novembre 1905.
110Le nägädras (littéralement le « chef des marchands ») assumait la direction des douanes.
111Marcus, 1995b, p. 267-268.
112Eadie, 1924, p. 135-162, texte amharique et sa version anglaise.
113MAE, NS, Éthiopie 72, 2e annexe à la dépêche de la légation de France en Éthiopie du 27 février 1911 : « Contrefaçon du Sceau de l’Empereur Ménélick » ; « Falsification d’un sceau impérial. Très confidentiel », Brice à Pichon, Addis Abeba, 27 février 1911 ; « Recherche des Sieurs Marcos et Lesieur », le préfet de Police au ministre des Affaires Étrangères, Paris, 18 mai 1911.
114Mérab, 1920-1929, t. II, p. 108.
115Mérab, 1920-1929, t. II, p. 151.
116Pariset, 1937, p. 107, 142.
117Pariset, 1937, p. 142.
118Lire infra le chap. VIII sur le statut juridique des Arméniens en Éthiopie.
119Voir aussi Patapan, 1930, p. 231.
120Pariset, 1937, p. 144-147.
121Patapan, 1930, p. 231.
122Halbwachs, 1941, p. 188.