1Shack, 1979, p. 43-47 et son introduction à l’ouvrage, p. 12-13.
2Marcus, 1995a, p. 73, 94 ; Bahru Zewde, 1992, p. 129 et 2002, p. 95-98 ; Sohier, 2007a, p. 267.
3Cerulli, 1968, p. 7-8 (préface à la troisième édition).
4Ephraïm Isaac, 1976 ; Conti Rossini, 1942 ; Gruntfest, 1984 ; Ricci, 1955-1958, p. 82 ; Olderrodge, 1974.
5Ullendorf, 2006 [1967], p. 74-76. Colin, 2002.
6Cerulli, 1968, p. 212-220. Basset, 1915 ; Esteves Pereira, 1901.
7Lusini, 1993, p. 45-47, 52 et 61-67 ; Fiaccadori, 1985 et 1984-1985 ; Taddesse Tamrat, 1972, p. 197-198 et 206-210.
8Dimothéos, 1871, I, p. 3 ; Cerulli, 1943-1947, t. II, p. 329-340.
10Entre 1527 et 1543, l’imam Ahmad ibn Ibrahim al-Ghazi de Harar, dit Grañ (« le Gaucher »), ayant déclaré le jihad, se lança dans une suite de raids dévastateurs contre le royaume chrétien d’Éthiopie.
11Cerulli, 1943-1947, t. I, p. 379-381.
13Cust, 1980 [1929], p. 23-24, 26. Le terme yamak, ou yamaklar au pluriel, peut se traduire par « attaché » et exprime aussi le rang secondaire d’une personne, d’un adjoint par rapport à son maître. Il semble renvoyer ici à la notion de clientèle.
14Cerulli, 1943-1947, t. II, p. 107-117, 120-142, 197, 239-273, 275-281, 346 ; Appleyard et Irvine, 1985, p. 101-103 et 105-108.
15Bairu Tafla Tafla, 1977, p. 179 ; Dimothéos, 1871, II, p. 165 ; Cerulli, 1943-1947, t. II, p. 341-342.
16Outre le récit de Dimothéos, la progression du voyage est décrite dans les lettres que les deux ecclésiastiques adressèrent depuis Djeddah et Souakin au patriarche Garabedian, et qui furent publiées dans la revue Sion du Patriarcat arménien de Jérusalem, 3e année, notamment les no 4 du 30 avril 1867, p. 48-54, no 6 du 30 juin 1867, p. 89-90, no 8 du 31 août 1867, p. 121-122 et no 12 du 31 décembre 1867, p. 189-193, comprenant également une lettre du patriarche Garabedian à l’empereur Téwodros.
17Dimothéos, 1871, I, p. 72-73, 78-79.
18Il ne s’agit pas d’un cas isolé. Kévork Hintlian nous signale ainsi le cas de « Kapriel vartapet Yetovbiatzi » (en arménien, « le père Gabriel d’Éthiopie ») qui est évoqué par Mekertitch Aghavnouni dans Miapank yev aytzelouk (Moines et visiteurs de la Jérusalem arménienne, en arménien, Jérusalem, 1929, p. 57). Ce moine laïc éthiopien apprit la langue arménienne auprès du patriarche Giragos Mnatséganian, qui l’ordonna prêtre selon le rite arménien en 1843, avant de l’envoyer comme légat du Patriarcat arménien de Jérusalem en Éthiopie, en 1850. Ces informations sont inscrites sur sa sépulture, face à l’église copte Saint-Minas au Caire, où il mourut en 1855.
19D’après Dimothéos, la demande des deux visiteurs était appuyée expressément par Kasa. Il est remarquable que les seules personnes qui se soient vantées d’avoir percé à jour ce mystère soient, à un siècle de distance, deux auteurs de récits de voyage arméniens, le premier ayant été le marchand de pierres précieuses Hovhannes Thovmadjian, à la suite de son séjour effectué en Éthiopie dans les années 1760. Voir Nersessian et Pankhurst, 1986, p. 615.
20Dimothéos, 1871, I, p. 121, 128-130, 135-144, 149, 177.
22Rubenson, 1976, p. 34, 62-63 ; Erlich, 2000, p. 24-28 ; Bahru Zewde, 2002, p. 108-109.
23Dimothéos, 1871, I, p. 153-155 et 160-164.
24Bairu Tafla, 1977, p. 87.
25Lefebvre, 1845a, p. 15.
26Dimothéos, 1871, I, p. 80, 82, 91-92, 127-128 ; Zewde Gabre Sellasie Gabre Sellasie, 1975, p. 30-31 ; Matteucci, 1880, p. 178-179 ; Rubenson, 1976, p. 66, 131-136. Voir aussi Conti Rossini, 1916, p. 452, 472.
27Geertz, 1983, p. 9-10 et « Politique dans le passé, politique d’aujourd’hui : sur l’emploi de l’anthropologie pour comprendre les nouveaux États », ibid., p. 253-255.
28Lire par exemple « Personne, temps et comportement à Bali » et « Le sec et l’humide : irrigation traditionnelle à Bali et au Maroc » dans Geertz, 1983.
30Braudel, 1984, t. I, p. 50-51.
31Combes et Tamisier, 1838, t. II, p. 345-352. Voir aussi Getatchew Haile et al., 1998 ; Rubenson, 1976 ; Pankhurst, 1966 ; Crummey, 1972.
32Voir Taddesse Tamrat, 1998.
33Rochet d’Héricourt, 1846, p. 143.
34Le roi du Portugal dépêcha en 1541 un contingent de 400 arquebusiers sous les ordres de Christovão da Gama, le fils du célèbre navigateur, qui vint prêter main forte aux armées du jeune roi Gälawdéwos contre les musulmans. Voir aussi supra, note 10 du chap. II.
35La mission jésuite, menée par Pedro Paez à partir de 1603, entreprit, avec les conversions successives au catholicisme des empereurs Zä Dengel, Ya’eqob, Susenyos (ainsi que de son frère Se’elä Krestos) une latinisation complète de la liturgie et des croyances de l’Église éthiopienne, imposant notamment que l’ensemble des sujets de l’empereur soit rebaptisé par les jésuites, et décrétant la nullité des ordinations de prêtres et des sacrements effectués par des évêques égyptiens. En 1626, Afonso Mendez fut intronisé patriarche d’Éthiopie et l’empereur Susenyos fit son serment de soumission à la papauté.
36Voir Conzelman, 1895, p. 158-159, 169 et 184 ; Ludolf, 1684, p. 317-365 ; Pennec, 2003 ; Merid Wolde Aregay, 1998.
37Voir Thévenot, 1665, p. 746 ; Ludof, 1684, p. 230-231, 368-369 ; Basset, 1882, p. 184-185 et 311-312 ; Tedeschi, 1966, p. 109 ; Arrowsmith-Brown, 1991, p. 92-102, 306-323.
38Voir Caix de Saint-Aymour, 1886, note 1 p. 179, p. 106.
39Ibid., p. 209-254 ; Bruce, 1790, t. III, p. 112 ; Tedeschi, 1966, p. 102 ; Basset, 1882, p. 308-309.
40Entre autres dans Alboyadjian, 1946 ; Van Donzel, 1979, p. 177-184 ; Canard, 1983 ; Tedeschi, 1990. Voir aussi le récit du voyage d’Avédik Paghtasarian en 1690 dans Alishan, 1896-1897. Voir aussi Topouzian, 1974.
41Guidi, 1903, p. 39-40 ; Tedeschi, 1990, note 26, p. 7.
42Voir Van Donzel, 1979 ; Alboyadjian, 1946.
43Ludolf, 1684, p. 397-398 ; Bruce, 1790, t. II, p. 315.
44Bruce, 1790, t. II, p. 310-311. Fernand Braudel dans sa Méditerranée (1990 [1949], t. I, p. 55-56) dit à peu près la même chose en citant les Six Voyages de Jean-Baptiste Tavernier.
45Voir Cini, 2007 ; Curtin, 2002, p. 198-204.
46Agonts, 1802-1808, t. X, p. 527, 533, 540-541 ; Nersessian et Pankhurst, 1986 ; Adjemian, 1998.
47Bruce, 1790, t. III, p. 273-274.
48Van Donzel, 1979 (p. 158 pour cette citation), 1974 et 2007.
49Voir supra, note 10 du chap. II.
50Bruce, 1790, t. II, p. 310, 312-314 ; Ludolf, 1684, p. 227-228 ; Beckingham et Huntingford, 1961 ; Sergew Hable Sellassie, 1974. La chronique de l’empereur Gälawdéwos (1541-1559) note aussi qu’il fit édifier un palais grâce à des artistes et ingénieurs « syriens et arméniens » (Conzelman, 1895, p. 143).
51Voir Bruce, 1790, t. III, p. 87-90, 103, 129-130 ; Tedeschi, 1966, p. 102, 108 ; Caix de Saint-Aymour, 1886, p. 107-157.
52Thévenot, 1665, p. 476.
53Caix de Saint Aymour, 1886, p. 294-296, qui cite un « Mémoire sur les veuës que l’on a de pénétrer d’Égypte en Éthiopie par les routes du Nil ou de la mer Rouge par rapport à l’introduction du commerce des Indes orientales » rédigé par le consul de France au Caire en 1697 et adressé à Pontchartrain.
54Voir Gulbenkian, 1994-1995.
55Il y a bien entendu des contre-exemples, comme le montre le récit détaillé d’un employé arménien du consulat britannique à Massaoua, rencontré par Hormuzd Rassam en juillet 1864. Cet Arménien, nommé Margos, dit être allé en Éthiopie pour faire fortune et s’être présenté devant l’empereur Téwodros II « comme un Arménien, professant la même doctrine que lui », ajoutant « que j’avais visité le Saint-Sépulcre à Jérusalem, en preuve de quoi je lui montrai le tatouage sur mes bras – le signe d’un pèlerin chrétien. » Malgré cette démonstration d’orthodoxie doctrinale, il dit avoir été accusé d’être un espion turc par Téwodros, avant d’être emprisonné, puis refoulé. Rassam, 1869, t. I, p. 17-19.
56Matteucci, 1880, p. 251 ; Soleillet, 1886, p. 99, 105, 131.
57Voir Lefebvre, 1845b, t. 1, p. 47 et 51-52 ; Abbadie, 1868, t. II, p. 16, 43, 21-22, 62-63 ; Combes et Tamisier, 1838, t. I, p. 195-198, 206, 245, 251 et t. IV, p. 231 ; Gobat, 1834, p. 331 ; Ferret et Galinier, 1847, t. II, p. 69-75 ; Rubenson, 1976, p. 68.
58Combes et Tamisier, 1838, t. I, p. 195-196, 206 ; Lefebvre, 1845b, t. I, p. 53-54, 322 et t. II, p. 48 ; Ferret et Galinier, 1847, t. I, p. 439-444 ; Parkyns, 1853, t. I, p. 43, 45 ; Abbadie, 1868, t. I, p. 37.
59Dimothéos, 1871, t. I, p. 11, 14, 18, 34-35, 95, 124, 128-129, 144, 149, 165-166 ; Rassam, 1869, t. I, p. 77-78, 102 ; Abbadie, 1868, t. I, p. 36-37, 48, 601-602 ; Rochet d’Héricourt, 1846, p. 142.
60Justin de Jacobis fut le chef de la mission lazariste dans le Tegray à partir de 1839. Son influence auprès du ras Webé, qu’il convertit au catholicisme, lui valut l’hostilité du chef de l’Église éthiopienne, l’abunä Sälama.
61Voir Brayer, 1836, t. II, p. 429-436 ; Torkomian, 1928 ; Dimothéos, 1871, t. I, p. 149-152 ; Conti Rossini, 1916, p. 482 ; Rubenson, 1976, p. 61-62 ; Halls, 1831, t. II, p. 348 ; Markham, 1869, p. 165 ; Powell-Cotton, 1902, p. 391 ; Wylde, 1888, t. I, p. 276. Pour plus de détails, voir Pankhurst, 1977, p. 344 et 1978-1979, p. 260-269.
62Douin, 1941, t. III, p. 720, 752, 793, 1046 ; Mayo, 1876, p. 234 ; Rubenson, 1976, p. 315-317 ; Pankhurst, 1978-1979, p. 291-293.