1Sergiusz Piasecki, L’Amant de la Grande Ourse, trad. par Jacqueline Kochan, Montricher, Éditions Noir sur Blanc, 1992 [1re éd. 1937].
2Pour l’approche de la construction nationale et fédérale, Jeremy Smith, The Bolsheviks and the National Question, 1917-1923, Palgrave, Macmillan, New York, 1999 ; pour l’approche diplomatique, l’ouvrage de Jerzy Borzęcki, The Soviet-Polish Peace of 1921 and the Creation of Inter war Europe, New Haven, Londres, Yale University Press, 2008 et celui d’Aleksandr I. Rupasov et Aleksandr N. Chistikov, Sovetsko-finliandskaia granitsa, 1918-1938, Saint-Pétersbourg, Evropeiskii dom, 2000, qui utilisent les sources des ministères des Affaires étrangères de Varsovie, d’Helsinki et en partie de Moscou (AVP RF, fonds 0135), sont indispensables.
3Voir sur ce point les tomes consacrés aux années 1921-1925 de la collection publiée des documents de politique extérieure de l’URSS, Dokumenty vneshnei politiki SSSR, 1917-1938 (ci-après DVP SSSR), t. 4-8, Moscou, Gospolitizdat, 1960‑1963.
4Pour un inventaire des textes juridiques délimitant des zones sanitaires, militaires, douanières, d’échanges de criminels ou de déserteurs, voir Paul de Geouffre de La Pradelle, La frontière. Thèse pour le doctorat de sciences politiques et économiques [Université de Paris, Faculté de droit], Paris, Éditions internationales, 1928, p. 246 et 271‑273.
5Renaud Morieux, Une mer pour deux royaumes. La Manche, frontière franco-anglaise, xviie-xviiie siècles, Rennes, Presses universitaires de Rennes (coll. « Histoire »), 2008.
6Instruktsiia sluzhby chinov otdel’nago korpusa pogranichnoi strazhi, Saint-Pétersbourg, état-major de l’OKPS, 1912, articles 24, 29 et 185.
7La convention turco-bulgare de 1913 entérine ainsi l’échange de 48 570 Turcs et 46 764 Bulgares pour une zone frontière de 15 kilomètres de chaque côté.
8Seda Altuğ et Benjamin Thomas White, « Frontières et pouvoir d’État. La frontière turco-syrienne dans les années 1920 et 1930 », Vingtième Siècle. Revue d’histoire, no 103, juil. -sept. 2009, p. 91-104, ici p. 92.
9On en trouve de nombreux exemples dans la série des traités de la SDN, Genève. Un exemple parmi d’autres dans le vol. 97, no 2222, 1929-1930, p. 117-129. Sur les pratiques avant la révolution, voici un exemple : entre l’Autriche et la Russie, à Novoselitse en 1905, 90 000 personnes possédant un legimitatsionnyi bilet passent la frontière chaque mois, RGVIA, fond 4888/1/13, p. 16.
11La fluidité de la frontière au nom de valeurs révolutionnaires avait également marqué le discours de la Révolution française, Daniel Nordman : « La frontière », dans Vincent Duclert et Christophe Prochasson (eds.), Dictionnaire critique de la République, Paris, Flammarion, 2002, p. 499‑504.
12Discours prononcé au premier congrès de la marine de guerre de Russie le 22 nov. (5 déc.) 1917, Vladimir I. Lénine, La politique extérieure de l’État soviétique, Moscou, Éditions langues étrangères, 1963, p. 17.
13L’Institut supérieur des arts et techniques, créé en 1920 à Moscou, est un des principaux foyers de l’avant-garde artistique soviétique. Sur cette affiche, voir Christophe Barthélémy, « La frontière soviétique à l’affiche des années 1920 aux années 1950 », dans Sophie Cœuré et Sabine Dullin (eds.), Frontières du communisme. Mythologies et réalités de la division de l’Europe, de la révolution d’Octobre au mur de Berlin, Paris, La Découverte (coll. « Recherches »), 2007, p. 183-197, ici p. 186.
14Iuri Felshtinski, Krushenie mirovoi revoliutsii. Brestskii Mir : oktiabr’1917-noiabr’1918, 2 vol., Moscou, Terra, 1992.
15Sarah Wambaugh, Plebiscites since the World War with a Collection of Official Documents, Washing ton, Carnegie Endowment for International Peace, 1933.
16Evgeni A. Korovin, Mezhdunarodnoe pravo perekhodnogo vremeni, 2e ed., Moscou, Gospolitizdat, 1924, p. 31.
18Valeri A. Shishkin caractérise le personnel diplomatique soviétique du début des années 1920 comme très radical dans ses objectifs révolutionnaires, Stanovlenie vneshnei politiki poslerevoliutsionnoi Rossii (1917-1930 gody) i kapitalisticheskii mir : ot revoliutsionnogo « zapadnichestva » k « natsional-bolshevizmu ». Ocherk istorii, Saint-Pétersbourg, Izdatel’stvo Dmitrii Bulanin-Académie des sciences de Russie (RAN), 2002.
19Radiotélégrammes des 10 au 15 nov. 1918, Vladimir I. Lenin, Pol’noe Sobranie Sochinenii, 5e éd., t. 37, Moscou, Politizdat, 1970.
20Lev D. Trotski, Kak vooruzhalas’ revoliutsiia : na voennoi rabote, vol. 1, Moscou, Vysshii voennyi redaktsionnyi sovet, 1923, p. 394.
21Grigori N. Sevostianov (ed.), Moskva-Rim. Politika i diplomatia Kremlia. 1920-1939 gg. Sbornik dokumentov, Moscou, 2000, document no 2.
22Discours de V. I. Lénine au premier congrès panrusse de la marine de guerre, 5 déc. 1917, La politique extérieure…, op. cit., p. 17.
23Robert Redslob, Le principe des nationalités. Les origines. Les fondements psychologiques. Les forces adverses. Les solutions possibles, Paris, Librairie du « Recueil Sirey », 1930.
24La Litbel ne dure pas au-delà de mai 1919 mais l’héritage est double : d’une part la formation de la République soviétique de Biélorussie dont les représentants se fondent sur certains projets élaborés par les dirigeants de la Litbel en exil et notamment leur projet de réforme agraire, de l’autre un soutien soviétique à la Lituanie indépendante face à la Pologne. Timothy Snyder, The Reconstruction of Nations : Poland, Ukraine, Lithuania, Belarus, 1569-1999, New Haven, Yale University Press, 2003, p. 60-63 ; NARB, 48/1/23, p. 116.
25J. Borzęcki, The Soviet-Polish Peace…, op. cit., p. 20.
26J. Borzęcki, The Soviet-Polish Peace…, op. cit., p. 218.
28DVP SSSR, t. 4, 1960, passim.
29Sbornik deistvuiuschikh dogovorov, soglashenii i konventsii, zakliuchennykh s inostrannymi gosudarstvami, Andrei V. Sabanin et Viktor O. Braun (eds.), Dogovory vstupivshie v silu do 1/1/1925, Moscou, NKID, 1935, p. 216‑218.
31Mikhail D. Bonch-Bruevich, Vsia Vlast’ Sovetam, Moscou, Voenizdat, 1958, p. 332.
32Archives de la politique étrangère de la Fédération de Russie (AVP RF), 0135/3/1/103, p. 3-5, cité dans A. I. Rupasov et A. N. Chistikov, Sovetsko-finliandskaia granitsa…, op. cit., p. 67.
33Nick Baron, Soviet Karelia : Politics, Planning and Terror in Stalin’s Russia, 1920-1939, Londres, New York, Routledge, 2007, p. 21.
34Cité dans A. I. Rupasov et A. N. Chistikov, Sovetsko-finliandskaia granitsa…, op. cit., p. 77‑78.
35Pol’sko-sovetskaia voina 1919-1920 : ranee ne opublikovannye dokumenty i materialy, Ivan I. Kostiushko (ed.), Moscou, RAN-Institut slavianovedeniia i balkanistiki, 1994.
36I. I. Kostiushko, « Popytka sovetskoi Rossii v 1920 razrushit’versal’skuiu sistemu mira », dans I. I. Kostiushko (ed.), Vostochnaia Evropa posle Versaliia, Saint-Pétersbourg, Aleteia, 2007, p. 167.
37L’action communiste en Pologne est également coordonnée par le Bureau polonais créé au moment de la guerre russo-polonaise, I. I. Kostiushko, Pol’skoe biuro TsK RKP (b) 1920-1921 gg., Moscou, RAN, 2004.
38On a au fond très peu de travaux et de sources sur la question de la Bessarabie. L’ouvrage de Nicholas Dima, From Moldavia to Moldova : The Soviet-Romanian Territorial Dispute, Boulder-New York, East European Monographs-Columbia University Press, 1982, a été écrit avant l’ouverture des archives. Les documents publiés dans Sovetsko-Rumynskie otnosheniia. Dokumenty i materialy, t. 1 : 1917-1934, Moscou, Mezhdunarodnye otnosheniia, 2000 et dans V. N. Vinogradov, M. D. Ereshenko et al., Bessarabiia na perekrestke Evropeiskoi diplomatii : dokumenty i materialy, Moscou, RAN, 1996, n’apportent que peu de réponses sur les motivations soviétiques.
39Francine Hirsch, « Towards an empire of nations : Border-making and the formation of “Soviet” national identities », Russian Review, vol. 59, no 2, avr. 2000, p. 201‑226.
40Terry Martin, The Affirmative Action Empire : Nations and Nationalism in the Soviet Union, 1923-1939, Ithaca, Londres, Cornell University Press, 2001, p. 70.
41NARB, 6/1/347, voir la carte 1, p. 95.
42N. Baron et Peter Gatrell (eds.), Homelands : War, Population and Statehood in Eastern Europe and Russia, 1918-1924, Londres, Anthem Press, 2004.
43Sur la naissance et l’évolution du corps des gardes-frontières soviétiques, je me permets de renvoyer à : S. Dullin, « Les protecteurs. Le rôle des gardes-frontières dans la surveillance des frontières occidentales de l’URSS (1917-1939) », dans S. Cœuré et S. Dullin (eds.), Frontières du communisme…, op. cit., p. 379‑405.
44Archives russes d’État d’histoire sociale et politique (RGASPI), fonds Dzerzhinski, 76/3 ; Pogranichnye Voiska SSSR, 1918-1928. Sbornik dokumentov i materialov, Aleksandr I. Chugunov et al. (eds.), Moscou, Nauka, 1973 ; Dekrety Sovetskoi vlasti, Moscou, Gos. Izd-vo polit.lit-ry, 1959, t. 2, p. 331.
45NARB, 4/1/671. Sur l’histoire de cette vaste enquête pour documenter les pogroms des années 1918-1922, voir Lidia Miliakova (ed.), Le livre des pogroms. Antichambre d’un génocide. Ukraine, Biélorussie, Russie, 1917-1922, éd. française établie par Nicolas Werth, trad. de N. Werth, P. Bensimon, C. Le Foll et E. Pichugina, Paris, Calmann-Lévy, 2010 [1re éd. 2007]. Également Thomas Chopard, Kiev 1919. Terreur bolchevique et pogroms antisémites dans l’Ukraine en révolution, Paris, Éditions Vendémiaire, à paraître.
46S. Piasecki, L’Amant de la Grande Ourse…, op. cit.
47Sbornik deistvuiuschikh dogovorov…, op. cit., A. V. Sabanin et V. O. Braun (eds.), p. 57, 91 et 119.
48Dans l’ensemble des deux zones, le maximum des forces armées (police et gardes-frontières) est plafonné à 500, soit un maximum de 40 hommes par verste de frontière pendant les six premiers mois, puis 30 hommes après.
49NARB, 693/1/1, p. 24, 6/1/18a, p. 2.
51Les notes du gouvernement de la Russie et de l’Ukraine se succèdent : 11 et 16 avr., 3 et 26 mai, 4 juil. ainsi que les dénégations polonaises : 19 avr., 23 mai : DVP SSSR, t. 4, 1960, p. 62, 96, 139 et 203.
52NARB, circulaires du NKVD, Minsk, 1715/2/35.
53Note du 4 juil. 1921, DVP SSSR, t. 4, 1960, p. 208.
54A. I. Rupasov et A. N. Chistikov, Sovetsko-finliandskaia granitsa…, op. cit., p. 109.
55Au milieu des années 1920, les gardes civiques formés d’habitants locaux étaient environ 2 000 dans la zone frontière.
56Quelques éléments sur cette question dans mon ouvrage, S. Dullin, Des hommes d’influences. Les ambassadeurs de Staline en Europe, 1930-1939, Paris, Payot, 2001.
57Cité dans A. I. Rupasov et A. N. Chistikov, Sovetsko-finliandskaia granitsa…, op. cit., p. 115.
58Protocole sur les commissions de conciliation pour la liquidation des incidents frontaliers, conclu entre les représentants de la RSFSR et de la Biélorussie d’un côté et de la Pologne de l’autre, 1er juin 1921. La frontière est divisée en 5 secteurs dans lesquels siègent 5 sous-commissions composées de 3 membres par partie. La fréquence des réunions est bimensuelle au minimum. La commission arrête de fonctionner avec la formation de l’URSS en juillet 1923. Mais, dès septembre 1923, un nouvel accord sur la résolution des conflits frontaliers est négocié par les diplomates. Il n’est signé que le 3 août 1925, DVP SSSR, t. 8, 1963, doc. 257, p. 464.
59L’usage qui consiste pour les gardes-frontières à rédiger des rapports précis souvent accompagnés de croquis des incidents survenus à la frontière ne date pas de la période soviétique. Il s’agit de preuves à réunir en cas d’intervention diplomatique. Avant la révolution, il n’existait pas de commissions permanentes mixtes mais le chef de la police du lieu faisait office de commissaire frontalier, Instruktsiia sluzhby chinov…, op. cit., art. 452, p. 82.
60Le rôle de la commission mixte de contrôle est ensuite conféré à un comité frontalier russo-finlandais présidé pour la partie soviétique par le premier secrétaire d’ambassade à Helsinki.
61Échange de courrier entre Zalkind et Berzin, chef adjoint du Razvedupr à l’état-major de l’Armée rouge, mars 1923, AVP RF, 0135/6/107/6, p. 171-172, cité dans A. I. Rupasov et A. N. Chistikov, Sovetsko-finliandskaia granitsa…, op. cit., p. 117.
62DVP SSSR, t. 6, 1962, p. 481-484 et t. 7, 1962, p. 391‑392.
63DVP SSSR, t. 6, 1962, p. 26.
64Accord signé à Tiraspol le 20 nov. 1923. A. V. Sabanin (ed.), Sbornik deistvuiuschikh dogovorov…, op. cit., p. 252.
65DVP SSSR, t. 4, 1960, p. 269.
66P. de Geouffre de La Pradelle, La frontière…, op. cit., p. 68.
67Pour le côté polonais, voir J. Borzęcki, The Soviet-Polish Peace…, op. cit.
68NARB, 48/1/23, p. 83 et 98.
70J. Borzęcki, The Soviet-Polish Peace…, op. cit., p. 246‑249.
72NARB, 6/1/18, lettre de la délégation russo-ukraino-biélorusse et du Conseil des commissaires du peuple de Biélorussie, oct. 1922, p. 55.
73La déclaration comporte cinq rubriques : lieu du dommage, nom du plaignant, motif du dommage, nature et volume, évaluation du coût, NARB, 6/1/18, p. 16.
74NARB, 48/1/1235, p. 96.
75Pour la région de Minsk, NARB, 7/1/245.
76Andrei M. Egorov, Pskovskie pogranichnye raiony v 1920-30-e gody : istoricheskie uroki razvitiia, Thèse doctorat d’histoire de 3e cycle, Saint-Pétersbourg, 1998 (dactyl.), p. 26.
77Ou « samovol’nyi perekhod », rapport de la commission d’enquête sur la frontière polonaise, juin 1923, RGASPI, 17/112/475.
78Andrei L. Zaerko, Krovavaia Granitsa, 1918-1939, Minsk, 2002, p. 25.
79Rapport de la GPU du 31 oct. 1923, NARB, 4p/1/1246, p. 76‑77.
80Ces trois personnes profitent de l’amnistie du 17 juillet 1923, décision de la cour suprême de Biélorussie en septembre 1923, NARB, 159/48/9444, p. 2 et 159/51/9987, p. 2.
81Yvan Leclère, L’appel de la Russie. Les Vieux Croyants des territoires baltes de la russification à la soviétisation 1863-1953, vol. 2, Thèse de doctorat d’histoire sous la dir. de Marie-Pierre Rey, Université Paris 1, 2006 (dactyl.), p. 281.
82N. Baron, « La Révolution et ses limites. Conscience de la frontière soviétique et dynamique du développement régional en Carélie (1918-1928) », dans S. Cœuré et S. Dullin (eds.), Frontières du communisme…, op. cit., p. 87‑104.
83« Mestnye zhiteli », LOGAV, fonds 3438/1/2, p. 1‑3.
84Polozhenie ob okhrane granitsy, juin 1923, GARF, 3316/16a/22, GARF, 5446/8a/63, p. 5‑6.
85« O monopolii vneshnei torgovli », lettre de Lénine à Staline, pour les membres du Comité central (CC), 13 oct. 1922, dans V. I. Lenin, Pol’noe Sobranie Sochinenii…, op. cit., t. 43, p. 220.
86DVP SSSR, t. 8, 1963, p. 157.
87S. Piasecki, L’Amant de la Grande Ourse…, op. cit.
88Ryszard Demel, Sergiusz Piasecki (1901-1964). Źycie i twórcwość, Varsovie, Wydawnictwo LTW, 2001.
89NARB, 4p/1/1246, p. 76.
90A. M. Egorov, Pskovskie pogranichnye…, op. cit., p. 26.
91Leur mise en place date en effet du printemps 1922, voir infra.
92S. Piasecki, L’Amant de la Grande Ourse…, op. cit., p. 66 et 177.
93A. M. Egorov, Pskovskie pogranichnye…, op. cit., p. 31.
95Granitsa. Vekhi istorii pogranichnykh voisk Belarusi, Mezhdunarodnyi tsentr, Minsk, 2005, p. 28.
96Sbornik pogranichnykh dogovorov zakliuchennykh Rossiei s sosednimi gosudarstvami, Saint-Pétersbourg, Ministerstvo Inostrannykh Del, 1891, p. 2‑33.
97Télégramme chiffré de V. R. Menzhinski à F. D. Medved’, 30 mars 1921, RGASPI, 558/2.
98DVP SSSR, t. 3, 1959, p. 265.
99A. I. Rupasov et A. N. Chistikov, Sovetsko-finliandskaia granitsa…, op. cit., p. 72‑73.
100DVP SSSR, t. 8, 1963, p. 719 ; Aleksandr O. Chubaryan et Ulav Riste (eds.), Sovetsko-Norvezhskie otnosheniia, 1917-1955, Moscou, Ėlia-Art-O, 1997.
101Rapport du 28 mars 1923, LOGAV, fonds 3438/1/1, p. 8.
102Informations sur les douanes/douane de Shepetovka, rapport de la commission polonaise du CC, RGASPI, 17/112/475.
103RGASPI, 17/3/339, p. 2 ; GARF, 3316/16a/22, p. 3-12 ; « Polozhenie ob okhrane granits SSSR », TsA FSB, 6/1/111, cité dans Aleksandr M. Plekhanov, VChK-OGPU v gody novoi ekonomicheskoi politiki 1921-1928, Moscou, Kuchkovo Pole, 2006, p. 111.
104Materialy « Osoboi papki » Politburo TsK RKP(b) – VKP(b) po voprosu sovetsko-pol’skikh otnoshenii 1923-1944 gg., I. I. Kostiushko (ed.), Moscou, RAN, 1994, p. 5.
105Eric Lohr, Nationalizing the Russian Empire : The Campaign Against Enemy Aliens During World War I, Cambridge, Harvard University Press, 2003.
106RGASPI, 159/2/37, p. 84‑86.
107Cela conduisit à une première déportation des populations dites ingriennes qui vivent aux alentours de Petrograd, voir Vadim I. Musaev, Politicheskaia istoriia ingermanlandii v kontse xix-xx veke, Saint-Pétersbourg, Kishinev, Nestor-Istoriia, RAN-Institut Istorii, 2001.
108RGVIA, 4888/1/16, p. 58‑62.
109Dans certains secteurs où la frontière est impraticable, les quatre mètres sur lesquels sont prévus les chemins de ronde peuvent se trouver en retrait dans la limite des 7,5 kilomètres nécessitant dès lors une cession de terrains par les comités exécutifs de région.
110Sur cet aspect, voir S. Dullin, « Les protecteurs… », art. cit.
111La largeur de la zone se calque sur les 7 verstes de la zone douanière d’avant la révolution, voir le règlement des douanes édité en 1904, RGVIA, 4888/1/16, p. 16‑17.
112« Ob ochistke pogranpolosy », 8 mars 1923, RGASPI, 17/3/339, p. 2 ; GARF, 3316/16a/22, p. 3-12 ; « Polozhenie ob okhrane granits SSSR », TsA FSB, 6/1/111, cité dans A. M. Plekhanov, VChK-OGPU…, op. cit., p. 111.
113Sur le renforcement de la lutte contre la contrebande en 1907 avec l’autorisation de poursuivre jusqu’à 21 et 50 verstes à l’intérieur du territoire, voir RGVIA, 4888/1/17, p. 48‑50.
114Les subdivisions administratives sont modifiées et reconfigurées en 1923 au moment de la formation de l’URSS. Au niveau intermédiaire, dans une république comme la Biélorussie, l’uezd est remplacé par le raion et l’okrug. Par commodité et parce qu’il n’y a pas d’équivalent exact en français, j’utilise par la suite le terme de « district » ou d’« arrondissement » pour évoquer cet échelon administratif intermédiaire, NARB, 6/1/334.
115NARB, 6/1/546, p. 121, décret du comité exécutif de l’okrug de Mozyr, 29 oct. 1925.
116NARB, 6/1/175, p. 8, protocole no 4 de la réunion du Présidium du TsIK de Biélorussie, 2 fév. 1923.
117NARB, 6/1/353, p. 2-3.
118Seuls sont exemptés du visa les autorités locales, régionales et républicaines et les fonctionnaires de justice.
119Par exemple, la commission de lutte contre la contrebande se crée le 5 janvier 1923 sur l’isthme de Carélie et des barrages douaniers sont mis en place à 7 kilomètres de la frontière.
120GARF, 130/6/642, 5 cité dans Andrea Chandler, Institutions of Isolation : Border Controls in the Soviet Union and its Successor States, 1917-1993, Montréal, Kingston, McGill-Queen’s University Press, 1998, p. 144.
122NARB, 6/1/224, p. 124.
123A. M. Plekhanov, VChK-OGPU…, op. cit., p. 297. Les Polonais sont particulièrement surveillés ainsi que ceux que beaucoup de tchékistes considèrent comme des Polonais déguisés, à savoir les Biélorusses de foi catholique.
124Robert Frost, Poetry for Young People, éd. par G. D. Schmidt, Toronto, Magnolia Editions, 1994.