1Audoin-Rouzeau, Becker A., 2000, p. 125.
2Gaston Pastre, Trois ans au front…, op. cit., p. 132-133.
3Louis Mairet, Carnet d’un combattant, op. cit., p. 174.
4Par exemple, Frédéric Gros, États de violence. Essai sur la fin de la guerre, Paris, Gallimard (NRF Essais), 2006, p. 73 ; ou Mariot, 2003.
5Louis Mairet, Carnet d’un combattant, op. cit., p. 174, 2 juillet 1916.
6Pierre Paraf, Sous la terre de France, Paris, Payot, 1917, p. 61-62, 5 août 1916 : « Et puis sait-on pourquoi on se bat, nous les pauvres gas [sic] qui n’avons rien à défendre ?
– On se bat pour remplir les communiqués.
– On se bat dans la guerre, parce qu’on se battrait peut-être dans la paix contre ceux qui se paient notre gueule.
– On se bat parce que sans les attaques, il n’y aurait jamais de permissions […]
– On se bat, parce qu’on est des poilus, nom de Dieu ! »
7Louis Mairet, Carnet d’un combattant, op. cit., p. 255.
8Par exemple, Capitaine Z…, L’officier et le soldat français, Paris, Nouvelle Librairie nationale, 1917.
9Louis Huot, Paul Voivenel, La psychologie du soldat, Paris, La Renaissance du livre, 1918.
10SHD, 16 N 1485, Rapport sur les correspondances des troupes du 10 au 25 août 1916.
11SHD, 16 N 1485, Rapport sur les correspondances des troupes du 25 août au 10 septembre 1916.
12SHD, 19 N 298, GQG, État-major, 1er bureau, Note confidentielle no 9.035, 12 juin 1916.
13SHD, 19 N 297, GQG, État-major, 1er bureau, Note confidentielle no 9.412, 13 août 1916.
17SHD, 19 N 305, 5e DI, État-major, Du général de Roig-Bourdeville commandant la 5e DI à M. le Général Chrétien.
18Le 24 juillet, une note est adressée à tous les commissaires militaires de gare pour leur rappeler diverses mesures de sécurité dont la présence renforcée de gendarmes dans les gares et les trains : SHD, 16 N 2833, Service des Chemins de fer aux armées, Note pour les Commissaires militaires des commissions de gare, 24 juillet 1916.
19Henry Morel-Journel, Journal d’un officier de la 74e DI, op. cit., p. 275.
20SHD, 16 N 1485, Rapport sur la correspondance des troupes entre le 15 et le 31 janvier 1917 : « à l’idée qu’une offensive importante est proche, elles se déclarent prêtes à marcher et à ne pas compter les sacrifices pour en finir victorieusement. »
21SHD, 16 N 1486, Rapport sur la correspondance des troupes du 10 au 25 février 1917.
22SHD, 6 N 146, Rapport du contrôle postal sur les causes d’agitation dans les troupes du 15 au 30 juin 1917, 30 juin 1917, sous-lieutenant Didier, 358e RI, SP 197.
23SHD, 16 N 298, GQG, contrôle postal, Extrait sur le commandement, 30 mai 1917.
24Le traitement du soldat du rang varie au cours de la guerre. La loi du 19 octobre 1915 prévoit une solde de 25 centimes par jour, auxquels il faut ajouter différentes indemnités, notamment la « haute paye » et les allocations accordées aux épouses (1,25 F par jour) et aux enfants (0,5 F par jour et par enfant). Mensuellement, un soldat marié sans enfant recevait autour de 50 F, dont 37,50 F d’allocation, 7,50 F de solde et 5 F d’indemnités de combat (cf. Charles Ridel, Les embusqués, op. cit., p. 456). En comparaison, la solde d’un adjudant est déjà neuf fois plus importante, avec 2,20 F par jour, soit 66 F sans les primes (Louis Débidour, Correspondance, op. cit., lettre du 26 septembre 1914). Le médecin-major Lucien Laby (grade d’aspirant) reçoit de son côté une solde de 190 F au début de l’année 1915.
25SHD, 16 N 298, GQG, État-major, 3e bureau, Rapport de mission aux 6e et 10e armées, Commandant Tournes, 11 juin 1917.
26SHD, 6 N 146, GQG, État-major, 3e bureau, Rapport de mission au GAN (6e armée), 5 juin 1917.
28SHD, 16 N 1520, 71e DI, État-major, no 6365, Le colonel Roget à MM. les lieutenants-colonels Cdt. les 217e RI, 221e RI, 358e RI, 7 juin 1917.
29SHD, 16 N 298, 133e DI, État-major, 3e bureau, Rapport du général Valentin DI au sujet du 4e bataillon du 321e RI.
30SHD, 16 N 298, GAN, État-major, 1er et 4e bureau, Du général Franchet d’Esperey commandant le GAN à Monsieur le Général commandant en chef, 25 mai 1917.
32Revue pénitentiaire, 1894, cité par Kalifa, 2000, p. 44.
34SHD, 19 N 299, 2e armée, État-major, 1er bureau, Note du 3 juillet 1917.
36SHD, 19 N 305, 3e DI, État-major, 1er bureau, Le général Nayral de Bourgon commandant la 3e DI à M. le Commandant du 16e CA, 5 juillet 1917.
37SHD, 19 N 305, Compte rendu sur l’état moral actuel des troupes de la 12e DI, Général Mordacq, 4 juillet 1917.
38SHD, 19 N 305, 16e CA, Génie, Le colonel Lanty commandant le Génie du I6e CA à M. le Général Commandant le 16e CA, 5 juillet 1917.
39SHD, 19 N 305, 10e CA, État-major, 1er bureau, Compte rendu du général Vandenberg, 6 juillet 1914.
40SHD, 19 N 305, 123e DI, État-major, Exécution de la note no 7487/J de la 2e armée, Rapport sommaire du Colonel de Poumayrac Commandant l’infanterie de la 123e DI, 5 juillet 1917.
44SHD, 16 N 1520, 4e armée, État-major, 1er bureau, Note de service, 19 juin 1917.
46SHD, 5 N 159, Télégramme no 19.270 du préfet de Gironde au ministre de l’Intérieur, 27 juillet 1914.
47SHD, 5 N 159, Télégramme du Procureur Général au ministre de la Justice, 5 août 1917.
48SHD, 5 N 159, Télégramme du préfet du Nord à Intérieur et Ministre de la Guerre.
49SHD, 16 N 1520, 71e DI, État-major, no 6365, Du colonel Roget, commandant l’infanterie, à MM. les lieutenants-colonels…, 7 juin 1917.
50SHD, 16 N 2404, GQG 3e bureau, État Major, Note pour les groupes d’armées no 7.517, 8 juin 1917 : « Il est particulièrement important, pour le moment, que les officiers généraux et les officiers d’état-major […] se montrent fréquemment aux tranchées. »
51SHD, 6 N 1519, Instruction concernant les permissions, les repos à assurer aux troupes et l’alimentation, GQG, 3e bureau, 2 juin 1917.
53SHD, 16 N 1519, Bulletin confidentiel no 3 résumant la situation morale aux armées dans la semaine du 9 au 15 juillet 1917, 15 juillet 1917.
54SHD, 16 N 1519, Bulletin confidentiel no 8 résumant la situation morale aux armées dans la semaine du 19 au 26 août 1917, 26 août 1917.
56Par exemple, SHD, 16 N 1519, Bulletin confidentiel no 7 résumant la situation morale aux armées dans la semaine du 12 au 18 août 1917, 18 août 1917.
58Sur l’ensemble des 152 refus collectifs recensés par Denis Rolland, 72 % ont lieu avant le 9 juin. (Rolland, 2005, p. 407-411.)
59SHD, 16 N 1519, Bulletin confidentiel no 8 résumant la situation morale aux armées dans la semaine du 19 au 26 août 1917, 26 août 1917.
61Voir Jean-Norton Cru, Témoins, op. cit. Moins de 10 % des textes recensés par Cru évoquent l’année 1918.
62Marc Boasson, Au soir d’un monde, op. cit., p. 276.
63SHD, 16 N 1485, Renseignement sur des corps de troupe d’après le Contrôle postal, 20 octobre-6 novembre, 11 novembre 1917 : « Beaucoup d’officiers maintiennent, par une bienveillante équité et une discipline très souple, le moral de leur unité. »
64Louis Barthas, Les carnets de guerre de Louis Barthas, op. cit., p. 505.
65SHD, 16 N 2405, Guide du permissionnaire, GQG des armées du Nord et du Nord-Est, août 1917, 8 p.
66SHD, 16 N 2405, Note du président du Conseil et ministre de la Guerre à MM. les Généraux Gouverneurs Militaires de Paris & de Lyon et les Généraux Commandant les Régions, 28 septembre 1917. Painlevé demande aux gendarmes ou au « sous-officier de planton à la gare » d’assister le guichetier.
68Il y a aussi un « effet Clemenceau » dans la recherche des embusqués. Voir Ridel, 2007, p. 372-376.
69SHD, 6 N 93, ministère de la Guerre, Note no 138 D du président du Conseil et ministre de la Guerre sur la tenue et les marques extérieures de respect, 5 janvier 1918.
71SHD, 6 N 93, Ministère de la Guerre, Cabinet du ministre, Compte rendu avril-mai sur la tenue et l’observation des marques extérieures de respect, 28 mai 1918.
72SHD, 6 N 93, Gouvernement militaire de Paris, État-major, rapport du Général Dubail à Monsieur le président du Conseil, ministre de la Guerre, 3 avril 1918.
73SHD, 6 N 93, 17e région, État-major, Toulouse, note no 91, Du général Cornille, à Monsieur le président du Conseil…, 28 février 1918.
74SHD, 6 N 93, 15e région, État-major, Du général Legrand, à Monsieur le Président du Conseil…, 31 janvier 1918.
75Voir Saint-Fuscien, 2008a, p. 594.
76Lieutenant-colonel Larcher, « Données statistiques sur les forces françaises 1914-1918 », Revue militaire française, avril-juin 1934, p. 198-223.
77Comme le rappelle un officier d’état-major attaché au gouvernement militaire de Paris : « Il paraît général que les punitions infligées à l’arrière ne sont pas effectivement subies aux armées. » (SHD, 6 N 93, Gouvernement militaire de Paris, Note pour le Cabinet du ministre de la Guerre, 23 décembre 1918.)
78SHD, 6 N 93, 5e région, Rapport du général L’Espée, 1er avril 1918.
80Voir par exemple Corvisier, Pedroncini (dir.), 1992, t. 3 ; John Keegan, « Le Feu », Histoire de la guerre, Paris, L’Esprit frappeur, 2000, p. 5-139 ; ou encore Goya, 2004.
81Dès le second semestre 1916, Le Miroir publie des photos de tanks, mais ces photos se transforment au cours de l’année 1917. Les machines sont représentées « en action », les légendes insistent sur la puissance de la machine, comme celle d’une photo pleine page représentant la « formidable poussée du monstre », « écrasant » un hêtre sur son passage : Le Miroir, 192, 29 juillet 1917, p. 6.
82La disparition du capitaine Guynemer fait la une du Miroir, le 7 octobre 1917. L’aviateur est représenté sur une autre photo en pleine page (p. 6), arborant ses décorations, en posture « relâchée », jambes écartées, main droite dans la poche, manteau enlevé, cassé sur le bras gauche, dans une posture bien peu militaire.
83Le Miroir, 230, 21 avril 1918, p. 5.
84Le Miroir, 208, 18 novembre 1917, p. 6.
85Voir, par exemple, les entrées « Artillerie et mitrailleuses », « Avions et chars », in Audoin-Rouzeau, Becker J.-J. (dir.), 2004, p. 255-262, p. 63-268.
86Voir Audoin-Rouzeau, 2006, p. 281-320.
87Dès le 28 août 1915, une note du GQG planifie l’instruction dans les dépôts en soulignant la « puissance de l’armement moderne » et en axant l’instruction sur la « mise en œuvre de nouveaux engins ». Elle souligne qu’une instruction spéciale doit être donnée à chacun selon ses aptitudes et distingue dès lors les catégories suivantes pour les seules unités de l’infanterie : « Éclaireurs, grenadiers, artificiers, sapeurs, pourvoyeurs, mitrailleurs, bombardiers, téléphonistes et agents de liaison » (SHD, 7 N 2000, GQG des Armées de l’Est, Instruction de l’infanterie dans les dépôts, 28 août 1915).
88Goya, 2004, p. 279-386.
89Manuel du chef de section d’infanterie, Paris, Imprimerie nationale, 1918, p. 492-493.
90En 1918, le CID devait assurer, entre autres, les cours de perfectionnement aux gradés, les cours techniques de grenadiers et de fusiliers (fusil-mitrailleur), des cours techniques de mitrailleuses, de canon et de mortiers d’accompagnement et des cours techniques de liaison, téléphone, radiotélégraphie : Manuel du chef de section, op. cit., 1918, p. 492.
91SHD, 16 N 2094, Rapport du commandant Thiéry du 152e RI, Instruction de la troupe pendant une période de repos, 25 septembre 1917.
94SHD, 16 N 2094, Rapport du commandant Thiéry du 152e RI, Instruction de la troupe pendant une période de repos, 25 septembre 1917. Souligné par l’auteur.
95SHD, 16 N 2090, État-major, Rapport d’ensemble sur le fonctionnement de l’instruction de la classe 19 dans les unités d’instruction, 5 septembre 1919.
96Duménil, 2000, p. 132-156.
97SHD, 15 N 92, 15 juillet-15 août, L’état de l’opinion en France d’après le contrôle de la correspondance entre ces deux dates, État-major, 2e bureau, section des RG.
98Ministère de la Guerre, Instruction relative à l’organisation et au fonctionnement du Centre d’Instruction des Commandants de Compagnie, 17 novembre 1917. Elle prévoit l’instruction de tout chef de compagnie sur l’emploi, entre autres, des grenades, des fusils mitrailleurs modèle 1915, du fusil automatique 1917, du pistolet automatique, et du canon de 37.
99Gustave Binet-Valmer, Mémoires d’un engagé volontaire, Paris, Flammarion, 1918, p. 199.
100Manuel du chef de section d’infanterie, Paris, Imprimerie nationale, 1916 ; ibid., 1917, et ibid., 1918.
101Voir Duménil, 2000, p. 129.
102Manuel du chef de section, Paris, Imprimerie nationale, 1916, p. 11.
105Ministère de la Guerre, Instruction relative à l’organisation et au fonctionnement du Centre d’instruction des commandants de compagnie, 17 novembre 1917, p. 11.
107SHD, 25 N 107, 1re cie du 115e RI, Compte rendu sur la situation matérielle et morale des troupes, 28 février 1918.
108SHD, 16 N 1486, GQG, Le moral général de l’armée en avril 1918 tel que le représentent les rapports concernant 740 unités fournis par les chefs de corps et les sondages du contrôle postal, 5 mai 1918.
110Haddad, 2006, p. 228-269.
112SHD, 15 N 92, 15 juillet-15 août 1918, L’état de l’opinion en France d’après le contrôle de la correspondance entre ces deux dates, État-major de l’Armée, 2e bureau, section des RG.
113SHD, 15 N 92, 15 août-15 septembre 1918, L’état de l’opinion en France d’après le contrôle de la correspondance entre ces deux dates, État-major de l’Armée, 2e bureau, section des RG.
114SHD, 15 N 92, 15 octobre-15 novembre 1918, L’état de l’opinion en France d’après le contrôle de la correspondance entre ces deux dates, État-major de l’armée, 2e bureau, section des RG.
115Ibid., « comme l’heure de la libération n’a pas encore sonné, leur mauvaise humeur se répand dans leur correspondance. »